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  • Comment MG France et la FSP veulent travailler sur les soins primaires

    MG France, Fédération française des médecins généralistes, a confirmé par un communiqué du 9 décembre 2016 s’associer à la création de la FSP.

    Avec ses partenaires, MG France souhaite coordonner les acteurs de santé de proximité autour de leur patientèle, participer à la prévention, l’amélioration et à la protection de l’état de santé de la population afin de contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales.

    Estimant que les professionnels de santé doivent faire évoluer leur exercice, MG France propose un parcours de soins centré sur une patientèle, et organisé sur un territoire.

    L’objectif de la FSP est de faciliter le dialogue et l’échange entre les différentes professions de santé, en étant leur principale interlocutrice et la structure de référence des pouvoirs publics sur le plan national et régional.

    Elle émet une liste de volontés et souhaits quant à :
    • Une structure mobilisée pour la reconnaissance des soins primaires
    • Un accélérateur de projets
    • Une interface entre les pouvoirs publics et les professionnels de santé

    Ses membres fondateurs sont l’ANSFL, l’Asalée, la FFMPS, la FNCS, MG France, le SNIIL, le SNP-UNAP, l’USMCS et l’UPSO.

    Une structure mobilisée pour la reconnaissance des soins primaires, les volontés de la FSP

    • Renforcer la visibilité des soins primaires
    • Informer les professionnels de santé en soins primaires en matière d’enjeux sanitaires
    • Soutenir les initiatives régionales et nationales
    • Promouvoir le rôle et les compétences de tous les professionnels de santé de soins primaires de l’individu à l’équipe, de l’équipe à la communauté territoriale de soins primaires
    • Permettre la production de données et d’évaluation

    Un accélérateur de projets, les volontés de la FSP

    • Susciter les innovations en matière d’organisation des soins primaires et des projets de territoire
    • Fédérer les professionnels de santé par la mutualisation des expériences d’organisation
    • Faciliter la mutualisation des expériences d’organisation
    • Mettre en place des actions concertées pour une meilleure organisation et une meilleure coordination du champ ambulatoire
    • Soutenir les projets territoriaux en témoignant des besoins et en revendiquant les moyens

    Une interface entre les pouvoirs publics et les professionnels de santé, les souhaits de la FSP

    • Représenter les professionnels des soins primaires dans les discussions avec les politiques et les autorités de santé
    • Permettre la contractualisation des projets avec les ARS, la CNAM, à l’échelle nationale, régionale, départementale ou de bassins de vie
  • Les 22 propositions de la FHP pour transformer en profondeur le système de santé

    Un changement de culture radical dans le domaine de la santé à l’occasion de l’échéance présidentielle de 2017, c’est ce à quoi appelle la FHP dans un communiqué le 9 décembre 2016.

    Elle propose de mettre le service rendu aux malades au cœur de la transformation du système de santé, en repensant le paysage sanitaire à l’aide d’un nouveau logiciel et formule 22 propositions.

    Ces dernières s’articulent autour de 5 grands axes :
    • Changement de culture
    • Accès aux soins et innovation
    • Équilibre et équité
    • Transparence et éthique
    • Ce qu’il faut abroger.

    « Il faut changer de logiciel et bâtir le système de santé de demain : statut n’est pas vertu et ce qui importe, c’est le service rendu », souligne Lamine Gharbi, président de la FHP.

    Changement de culture

    1) Subordonner la sélection des projets des offreurs de soins sur les territoires à un critère d’efficience.

    2) Augmenter significativement la part de financement à la qualité.

    3) Impulser une véritable culture de l’évaluation.

    4) Donner des signaux positifs aux établissements de santé les plus exemplaires.

    5) Mener une action déterminée de simplification du cadre normatif

    Des soins de soins de qualité et innovants garantis pour tous

    6) Promouvoir le « reste à charge » en unifiant les modalités de la participation financière du patient entre le secteur public et le secteur privé.

    7) Poser le parcours de soins comme garantie de la cohérence et de la fluidité de la prise en charge du patient.

    8) Formaliser de manière contractuelle l’engagement de tous les acteurs de santé à répondre aux besoins des patients aux plus près des réalités de terrain.

    9) Constituer une offre de soins territoriale qui englobe le secteur public et le secteur privé et favorise les partenariats (public/privé, privé/privé).

    10) Lutter pour l’égalité d’accès aux soins et contre la perte de chance pour le patient, en finançant les établissements capables de maîtriser les délais de prise en charge.

    11) Repenser les études médicales et paramédicales, en supprimant le numerus clausus et en programmant un stage obligatoire en clinique ou en médecine de ville.

    12) Engager une véritable politique publique de l’innovation en santé
    ° Accompagnement financier
    ° Subordination de l’accès à certains financements
    ° Intégration du financement dans les tarifs

    13) Encourager l’accès à l’innovation et simplifier sa diffusion
    ° Création d’un guichet unique
    ° Déploiement de ce dernier sous le contrôle d’un processus d’évaluation continu
    ° Création d’un Observatoire national de l’innovation

    Équilibre des comptes et équité

    14) Établir une double règle d’or
    ° Une Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) à l’équilibre
    ° « Même patient, même soin, même tarif »

    15) Donner de la visibilité aux établissements de santé
    ° Voter une Loi de Financement de la Sécurité Sociale qui soit pluriannuelle
    ° Sécuriser les tarifs des établissements de santé sur trois ans grâce à un dispositif de borne basse / borne haute
    ° Établir des conditions justes de mobilisation des dotations telles que le FIR et les MIGAC

    Transparence et éthique de la décision publique

    16) Favoriser une véritable régulation médico-économique en dissociant la planification et la financement

    17) Mettre un terme au conflit permanent « régulateur/gestionnaire »

    18) Réformer le statut des hôpitaux publics

    Ce qu’il faut abroger

    19) Abroger les dispositions de la loi dite « de modernisation du système de santé » concernant le SPH

    20) Supprimer le plafonnement dit « de bénéfice raisonnable »

    21) Adapter la réforme tarifaire des Soins de Suite et de Réadaptation

    22) Mettre fin à la dégressivité tarifaire mise en place par la LFSS 2015

  • GHT : DSI et DG des établissements support de PACA

    Retrouvez ci-dessous la liste des DSI et DG des établissements support de GHT en PACA.

  • GHT : les DPI des établissements support de PACA

    Liste des logiciels de DPI utilisés par les établissements support de GHT en PACA.

  • GHT : GAM des établissements support de PACA

    Liste des logiciels de GAM utilisés par les établissements support de GHT en PACA.

  • Santé numérique : les craintes et attentes des professionnels de santé des TSN

    Les craintes des professionnels de santé liées au développement des outils numériques et aux changements organisationnels qui accompagnent le développement du numérique ont fait l’objet d’une étude présenté le 6 décembre 2016 dans le cadre de la journée nationale du programme TSN.

    Cette étude menée par la sociologue Tamara Roberts est basée sur les réponses de 45 professionnels de santé exerçant dans les 5 régions du programme TSN.

    Les professionnels de santé et le numérique

    • Les professionnels de santé sont des utilisateurs « classiques » des outils numériques
    • Leur rapport au changement lié au développement du numérique est positif, reposant sur les usages des nouvelles générations, une confiance en l’avenir et des expériences positives

    Les craintes des professionnels de santé

    Vis à vis des outils numériques:

    • Le manque d’appropriation des outils
    • Le problème de la sécurité des données
    • Le temps de travail supplémentaire lié à l’utilisation de ces outils
    • La peur du contrôle

    Vis à vis des changements liés au développement du numérique:

    • L’existant fonctionne, pourquoi changer ?
    • La démotivation face à l’échec de certaines expérimentations
    • Plus de coordination mais moins d’actes effectifs
    • Les réticences au travail collectif

    Les attentes des professionnels de santé

    Vis à vis des outils numériques:

    • Le gain de temps
    • Une plus grande efficacité
    • L’ergonomie et la simplicité d’usage
    • Une amélioration de la communication entre professionnels
    • La sécurité dans les échanges d’informations

    Vis à vis des changements liés au développement du numérique:

    • Une meilleure coordination
    • Une meilleure gestion des patients complexes
    • Une meilleure prévention
    • Eviter les hospitalisations

  • GHT : DSI et DG des établissements support d’Occitanie

    Retrouvez ci-dessous la liste des DSI et DG des établissements support de GHT en Occitanie.

  • Transition du système de santé : le Cercle des décideurs numérique et santé propose trois axes

    • Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé
    • Ouvrir une concertation nationale sur la santé
    • Financer la transition du système de santé

    Tels sont les trois axes de propositions pour assurer la transition du système de santé présentés par le Cercle des décideurs numérique au cours d’une journée parlementaire le 6 décembre 2016, organisée à l’Assemblée nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine.

    Le Cercle consacrera plus particulièrement ses travaux en 2017 au financement de la transition du système de santé, avec la création d’un fonds de transition public-privé pour financer l’innovation en santé. Il portera cette proposition auprès des responsables politiques nationaux.

    Le détail des propositions :

    Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé

    • Renforcer la place du patient et du citoyen dans les décisions concernant sa prise en charge, l’évaluation de son expérience de soins et des technologies de santé utilisées dans son parcours thérapeutique.
    • Se doter de nouveaux indicateurs de suivi comme outils d’amélioration du système de santé et de son organisation, s’appuyant conjointement sur la satisfaction des patients, l’amélioration de l’état de santé de la population, l’efficience du dispositif de soins et la satisfaction des professionnels.
    • Créer les conditions d’un suivi individuel de chaque patient  et d’un  usage performant des données de santé  permettant de rendre plus efficiente leur prise en charge individuelle et collective  et de développer la prévention primaire et secondaire,  par  une généralisation de l’usage du DMP et un accès ouvert aux données du SNIIRAM.

    Ouvrir une concertation nationale sur la santé

    • Faire de la santé une priorité partagée en organisant une concertation nationale  visant à évaluer l’état d’avancement de la stratégie nationale de santé, à s’accorder sur les buts à atteindre, les priorités d’actions et le pilotage du dispositif mis en œuvre. 
    • Lever les obstacles aux innovations organisationnelles en décloisonnant les professions sanitaires, sociales et médico- sociales ;  en favorisant le développement des pratiques avancées ; en encourageant des conditions d’exercice collectif et pluriprofessionnel  adaptées au suivi et à la prévention des maladies chroniques par des modes de rémunération adaptés et ouvrir pleinement les conditions d’usage de la Télémédecine et de la Télésanté.
    •  Penser la gouvernance au plus près des territoires en donnant aux ARS, en étroite concertation avec les collectivités territoriales, les moyens de conduire efficacement le tournant ambulatoire et de développer une véritable politique de prévention, s’appuyant notamment  sur la mise en place  d’ORDAM, la fongibilité des enveloppes entre sanitaire, social et médico-social et des possibilités de conventionnement régional.

    Financer la transition du système de santé

    • Constituer un fonds de transition public-privé d’innovations en santé portant les projets stratégiques et les investissements d’infrastructures au niveau national,  avec des déclinaisons régionales pour accompagner le développement  territorial.
    • Instaurer une véritable politique prévisionnelle de  gestion des métiers et des compétences pour les professions  médicales, tout autant que soignantes, sociales et médico-sociales,  passant par la création de passerelles entre professions, la mise en œuvre d’un dispositif performant de formation et d’adaptation des compétences  et l’encouragement à la réalisation de parcours internationaux.
    • Faire de la France un leader mondial dans le champ de la santé par une anticipation  et un rythme d’adaptation continu de son système de santé aux innovations impactant la prévention et la prise en charge des patients, lui permettant  d’être reconnue  par ses performances, la qualité de sa recherche.

  • GHT : GAM des établissements support d’Occitanie

    Liste des logiciels de GAM utilisés par les établissements support de GHT en Occitanie.

  • « Le patient de demain sera éclairé » (Joël de Rosnay, colloque du cercle des décideurs numérique)

    Le patient de demain sera éclairé et augmenté, selon Joël de Rosnay, qui intervenait à la journée parlementaire organisée par le Cercle des décideurs numérique et santé le 6 décembre 2016 à l’Assemblé nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine, député du Rhône et vice-président de la Fédération hospitalière de France.

    Le colloque, au cours duquel ont été présentées les propositions du Cercle pour assurer la transition du système de santé, a également permis d’aborder le financement de l’innovation en santé, la nouvelle relation entre patients et médecins permise par l’ère du numérique, et ses conséquences en termes d’organisation.

    La santé de demain selon Joël de Rosnay : médecine 4 P et épigénétique

    Joël de Rosnay a présenté sa vision de la santé de demain : un patient éclairé et augmenté (empowered), un suivi à la fois général et personnalisé grâce à l’écosystème numérique, une maintenance de la santé. La médecine 4 P (prédictive, préventive, personnalisée, participative) deviendra réalité, notamment grâce à une meilleure connaissance de l’épigénétique.

    Demain, une médecine toujours humaine

    La première table ronde de la journée parlementaire s’ouvrait par un court film présentant la vision de la santé de demain par les jeunes générations. Conscients des bouleversements à venir en matière de santé, adeptes des technologies, ils souhaitent néanmoins que l’humain conserve toute sa place dans le soin.

    Victor de Castro, médecin anesthésiste, et Pauline d’Orgeval, fondatrice de deuxiemeavis.fr, ont débattu de la nouvelle relation qui s’instaure entre le patient qui veut choisir et décider de sa santé, et le médecin. Celui-ci sera demain moins centré sur la technique, mais plus sur l’accompagnement et le soin, grâce aux outils d’aide au diagnostic et à la décision permis par l’intelligence artificielle et le machine learning. Pour Victor de Castro, la formation des médecins doit dès à présent prendre en compte cette nouvelle donne, étant donné le temps long des études médicales.

    Michel de Lempdes, partner chez Omnes Capital, et Christophe Marques, économiste, ont abordé la question du financement de l’innovation et de son intégration au système. Pour Michel de Lempdes, les entreprises innovantes sont bien financées en phase d’amorçage, mais ont ensuite des difficultés à trouver les financements nécessaires pour grandir. Si le nombre de start-up créées augmente dans le secteur de la santé, la complexité de ce système et la multiplicité des interlocuteurs sont des freins pour les créateurs d’entreprises. Christophe Marques a de son côté évoqué les réticences à l’intégration des innovations dans le système de santé.

    Demain, un ONDAM refondu ?

    Michel Yahiel, conseiller social du Président de la République, est revenu sur les trois objectifs de la stratégie nationale de santé :

    • améliorer l’état de santé des Français
    • conserver un cadre financier soutenable
    • se rappeler que la santé est un secteur d’activité

    S’appuyant sur le dernier rapport du Haut conseil pour l’amélioration de l’assurance maladie, il a estimé que l’ONDAM, sous sa forme actuelle, avait vécu, et envisagé la possibilité de délégations plus importantes aux ARS demain.

    Regrettant les freins à la diffusion des innovations dans le système, par exemple la télémédecine,  en raison de sa complexité administrative, il a appelé au lancement de travaux d’économie de la santé.

    Demain, des citoyens acculturés à la santé ?

    Laurent Degos, ancien président de la Haute Autorité de Santé, a insisté sur le rôle des usagers dans l’innovation en santé : c’est de la demande que viendra le changement. Le patient prendra le pouvoir, et évaluera les résultats des soins, alors qu’aujourd’hui ce sont les process qui sont évalués. Mais une barrière demeure pour l’instant : le manque d’acculturation des patients à la santé (health litteracy). Une véritable politique d’éducation à la santé, y compris à l’école, est donc nécessaire.

    En conclusion, Jean-Louis Touraine a insisté sur l’importance de maintenir l’égalité face à la santé pour l’ensemble des Français.