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  • Présidentielles 2017 : les 5 axes des propositions de la Fédération nationale des infirmiers

    La Fédération nationale des infirmiers (FNI) a présenté le 16 décembre 2016 ses propositions en cinq axes en vue de l’élection présidentielle de 2017:
    • Accessibilité des soins sur les territoires
    • Réduction du recours aux urgences hospitalières
    • Soutien au virage ambulatoire
    • Promotion de la santé
    • Meilleure qualité des soins

    Les propositions de la Fédération nationale des infirmiers (FNI) en vue de l’élection présidentielle de 2017 :

    Accessibilité des soins sur les territoires :

    • revoir le zonage démographique ;
    • incitations à l’installation en zones sous-dotées et des restrictions dans celles qui sont sur-dotées ;
    • définition « claire » des « équipes de soins primaires » et rémunération de leur coordination ;
    • accès direct du patient à l’infirmier libéral ;  
    • création d’un statut d’« infirmier de famille » ;
    • élargissement du droit de prescription à certains examens de contrôle biologique.

    Réduction du recours aux urgences hospitalières :

    • associer les infirmiers libéraux à la permanence des soins ambulatoires (PDSA) « en appui des médecins généralistes, selon le même mode de rémunération » ;
    • création d’une consultation infirmière d’urgence en ville ;
    • cotation pour la réponse aux appels d’urgence et l’intervention infirmière, en cas d’absence médicale le soir ou les week-ends ;
    • généralisation des dispositifs de suivi par les infirmières libérales des patients hypertendus, insuffisants cardiaques et des plus fragiles ;
    • déploiement du bilan de soins infirmiers.

    Soutien au virage ambulatoire :

    • limitation du recours à l’hospitalisation à domicile ;
    • généralisation du dispositif Isipad (Intervention soins infirmiers post-ambulatoire à domicile) ;
    • visite infirmière de concertation en pré-sortie hospitalière ;
    • inclusion dans la gouvernance de chaque plateforme territoriale d’appui (PTA) à la coordination d’un représentant du secteur libéral infirmier.

    Promotion de la santé :

    • création d’une consultation infirmière de suivi des patients atteints de pathologies chroniques ou de patients douloureux chroniques ;
    • plus grande implication des infirmiers dans la pharmacovigilance.

    Meilleure qualité des soins :

    • fin du recours à du matériel réutilisable ;
    • généralisation de la prise en charge par l’assurance maladie des kits de matériel à usage unique ;
    • généralisation du dossier médical partagé (DMP) ;
    • site internet recensant les bonnes pratiques infirmières ;
    • préparation d’un rapport d’efficience entre infirmiers libéraux, structures d’HAD et de Ssiad (services de soins infirmiers à domicile)

     

  • « Le système de santé traverse sa crise la plus grave depuis sa fondation » (F. Bizard, congrès Fehap)

    Frédéric Bizard, économiste de la Santé, a dressé un constat sévère sur le système de santé français lors de son intervention au congrès de la Fehap le 14 décembre 2016 : « il traverse sa crise la plus grave depuis sa fondation ».

    Confrontés à cette crise, nous devons, pour Frédéric Bizard, faire des choix collectifs autour de grands principes d’équité et de solidarité.

    Une quadruple crise

    Pour Frédéric Bizard, le système de santé est confronté à une quadruple crise :

    • une crise d’efficacité allocative : les ressources sont mal allouées ;
    • une crise du financement : le système est sous-financé, ce qui le rend sensible à la conjoncture. Par ailleurs, il n’intègre pas l’innovation ;
    • une crise de la gouvernance : l’Etat a une approche uniquement gestionnaire du système ;
    • une crise de confiance : les Français ne croient plus dans le système et ses acteurs.

    Des mesures pour intégrer l’innovation dans le système

    Pour Frédéric Bizard, intégrer l’innovation au système de santé est indispensable si on ne souhaite pas que se développe un système à deux vitesses. Cela passe par les mesures suivantes :

    • valoriser au juste prix ce qui est véritablement innovant ;
    • favoriser la concurrence ;
    • adapter les modèles et faire preuve d’innovation sociale et politique, ce qui nécessite un débat politique.

    Passer du soin à l’amélioration du bien-être

    Frédéric Bizard estime que nous sommes passés d’un monde des risques courts à un monde des risques longs (augmentation des maladies chroniques et du temps passé à la retraite). Il faut donc passer d’une logique de protection par l’Etat-Providence à une logique d’autonomisation des individus dans la gestion de leurs risques. Plus précisément, Frédéric Bizard préconise de changer de stratégie de santé : la question n’est plus celle de l’accès aux soins, mais de l’accès à la santé, qui implique :

    • le maintien en bonne santé ;
    • l’accès au meilleur soin au meilleur coût.

    « Il faut passer d’une approche de masse à une approche de qualité, et mettre la santé au cœur de toutes les politiques publiques ».

  • Evolution du système de santé : les 114 propositions de la Fehap pour 2017-2022

    Une plateforme de 114 propositions sur l’avenir du système de santé, élaborées à l’issue d’une consultation large auprès des adhérents de la Fehap et des acteurs du système de santé, c’est ce qu’Antoine Dubout, président de la fédération, a présenté à Marisol Touraine, ministre de la Santé, à l’occasion de la clôture du congrès de la Fehap, le 14 décembre 2016.

    Ces 114 propositions sont structurées en trois axes: la personnalisation du système de santé, la mutation des opérateurs et la recherche d’une plus grande efficacité du système.

    Une plus grande personnalisation du système de santé

    Elle comprend notamment les propositions suivantes :

    • garantir l’accessibilité des soins pour tous ;
    • faire des NTIC un levier rapide d’amélioration du système au service des usagers ;
    • promouvoir l’usager comme acteur de sa santé et du système.

    Une nécessaire mutation des opérateurs

    Elle passe entre autres par les mesures suivantes :

    • centrer le parcours sur les besoins et les projets de chaque personne ;
    • valoriser la formation et les ressources humaines;
    • renforcer l’ambulatoire et le maintien à domicile.

    Une plus grande efficacité du système

    La Fehap appelle à:

    • clarifier la gouvernance du système ;
    • Garantir un système plus responsable, davantage tourné vers la qualité et plus équitable
    • Améliorer le financement ;
    • Favoriser la disruption du système de santé et de solidarité
    • Répondre aux particularités des départements d’outre-mer.

    La Fehap portera cette plateforme tout au long du premier semestre 2016.

  • Télémédecine : la Fehap, la SFT et le Catel publient un guide pour la construction d’écosystèmes

    Donner toutes les clés aux acteurs de terrain pour construire des écosystèmes de télémédecine, tel est l’objectif du guide « Créer 1 écosystème de télémédecine, mode d’emploi » publié par la Fehap, la Société française de télémédecine et le Catel à l’occasion du congrès de la Fehap, le 13 décembre 2016.

    Les auteurs expliquent qu’il s’agit de « faire du numérique et de la e-santé l’outil central d’une véritable politique de promotion de la santé mettant notamment la prévention, l’information et la responsabilité des usagers et des aidants au cœur des priorités et de faire de la télémédecine une réponse concrète aux problématiques de la désertification médicale. »

    Ils appellent également à une fongibilité des enveloppes ville-hôpital pour permettre le développement de la e-santé et à la mise en place d’un plan d’investissement numérique ambitieux.

    La première partie du guide présente le cadre réglementaire de la télémédecine, les usages déjà identifiés, ainsi que les expérimentations de financement en cours.

    Des cas concrets, issus du secteur sanitaire, social et médico-social, sont ensuite analysés, d’un point de vie organisationnel, technique et financier : neurologie, dialyse, autisme, gériatrie, plaies chroniques.

    Le guide s’achève sur un mode d’emploi des projets de télémédecine. Il décrit les bonnes pratiques d’un projet type, l’organisation à mettre en place, et les points d’attention.

  • La plateforme de la Fehap pour 2017-2022

    La Fehap a publié lors de son congrès, le 14 décembre 2016, sa plateforme de propositions pour 2017-2022.

    Plateforme de propositions de la Fehap 2017-2022

  • Pour les Français, la PSAD est « une évolution positive du système de santé » (Harris Interactive)

    La PSAD véhicule une bonne image auprès des Français qui estiment que c’est une prestation utile, permettant du confort et de soulager les patients. En outre, ces prestations sont perçues comme une évolution positive du système de santé.

    Telle est la principale conclusion à retirer d’un sondage réalisé pour Orkyn’ par l’institut Harris Interactive rendu public le 14 décembre 2016.

    (Enquête réalisée en ligne du 18 au 20 octobre 2016. Echantillon de 1004 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus).

    Une idée peu  précise de ce que recouvre la PSAD

    les Français mettent en avant trois notions principales s’agissant de prestations: une «aide», les «soins»et un «service». Deux types de publics destinataires sont principalement identifiés s’agissant de la PSAD: les«personnes âgées» ou des personnes en situation de «dépendance», ces prestations leur permettant?de leur point de vue, de rester à leur «domicile»et d’éviter «l’hospitalisation». Les «infirmiers» sont également largement mentionnés. De façon générale, c’est une vision positive de la PSAD qui émane de ces citations spontanées, les Français mentionnant que c’est «utile», «indispensable», «pratique» et que cela apporte du «confort», mais une vision également très partielle voire erronée de la PSAD.

    Une confusion dans les domaines et les maladies couverts par la PSAD

    les Français n’ont pas une idée précise de ce qu’est réellement une prestation de santé à domicile et dans quels cas cette dernière est permise. 88% pensent par exemple que la PSAD comprend les «soins à domicile», 80% les «services à la personne (aide-ménagère, livraison de repas etc.)», 68% «la prise de sang», 65% «l’assistance sociale», 61% «l’accompagnement psychologique» et 53% la «vaccination».

    En revanche, certains domaines de la PSAD sont bien identifiés comme «le matériel de maintien à domicile» (86% estiment que cela concerne la PSAD), «l’insuffisance respiratoire» (73%), «la maladie de Parkinson» (71%), «la diabète» (70%) et «les traitements par perfusion» (69%) alors que d’autres ne sont pas majoritairement reconnus comme entrant dans le cadre d’une PSAD alors qu’ils entrent dans le champ de ces prestations: «la dialyse» (46% de «non») et «l’apnée du sommeil» (43%).

    Une image positive de la PSAD

    82% des Français s’accordent à penser que la PSAD est un acteur de santé, qui constitue une évolution importante pour le système de santé. Elle est perçue comme contribuant à la qualité de vie des patients par 86% d’entre eux, permettant un accompagnement des patients (85%), par la mise à disposition de dispositifs médicaux notamment (83%). Offrant du confort (84%), permettant l’autonomie (81%), elle est perçue comme étant en adéquation avec les demandes des patients (81%) et des aidants (79%).

    Les dimensions qui suscitent un peu plus d’interrogations de la part des Français, mais de manière relativement minorée, sont la qualité des prestations proposées (75% le pensent mais 20% partagent un avis contraire) et le niveau de sécurité optimal pour le patient (74% contre 22% qui ne le pensent pas). Enfin, l’offre de télé-suivi proposée selon les prestations est sensiblement moins appréhendée par les Français, même si une majorité d’entre eux l’associe à la PSAD (69%).

  • GHT : la carte des logiciels de DPI et de GAM utilisés par les établissements support

    Health&Tech Intelligence a complété son enquête sur les logiciels utilisés par les établissements support de GHT pour le DPI et la GAM en réalisant une carte montrant leur répartition territoriale. 89 établissements support ont participé à l’enquête.

    DPI : les principaux enseignements

    Vous pouvez sélectionner les logiciels par éditeur à partir du petit encadré en haut à gauche de la carte.

    Des zones d’influence géographique

    Maincare et Medasys, les éditeurs qui équipent le plus d’établissements support en DPI (respectivement 26 et 21), ont une répartition géographique marquée : Maincare est surtout présent dans l’Ouest et le Sud, tandis que Medasys a plus de clients dans l’Est et le Nord.

    Les clients d’Axigate, de Cerner et d’Agfa Healthcare sont plus dispersés.

    Côté éditeurs publics, les clients des Hospices civils de Lyon, à l’exception du CHU de Reims, sont tous à proximité de la métropole lyonnaise ; cette concentration géographique n’est pas identique pour Cristal Net/Link, du CHU de Grenoble, qu’Easily a vocation à remplacer.

    Le SIB est, sans surprise, implanté dans le Nord et l’Ouest.

    Une domination des éditeurs privés

    Sur 89 établissements, 69 utilisent un logiciel conçu par un éditeur privé pour leur DPI, soit près de 80 % d’entre eux. Ce ratio se retrouve dans les CHU, avec seulement 6 établissements utilisant un logiciel conçu par un éditeur public (les Hospices civils de Lyon ou le CHU de Grenoble).

    GAM : une égalité public-privé

    La domination des éditeurs privés ne se retrouve pas pour la GAM : avec 39 clients, les éditeurs publics font quasiment jeu égal avec les éditeurs privés (42).

    Les répartitions géographiques sont moins signifiantes, bien que Cpage, issu d’un GIP bourguignon, ait une aire d’implantation marquée.

  • E-pharmacie : l’Inde lance un code de conduite

    Garantir aux consommateurs la sécurité et la qualité des médicaments, c’est l’objectif du code de conduite visant à auto-réguler l’activité des pharmacies en ligne au sein du pays, lancé fin novembre 2016 par la Fédération des chambres indiennes de commerce et d’industrie (FICCI) .

    Jusqu’ici, la réglementation concernant les e-pharmacies en Inde était opaque.

    En France, la loi s’est précisée à ce propos en 2013 suite à l’adoption en mai 2011 par le Conseil européen d’une nouvelle directive. Objectif : garantir un niveau de protection élevé de la santé publique contre les médicaments contrefaits.

    Vente de médicaments en ligne : l’Inde durcit sa réglementation

    Le Dr. Didar Singh, secrétaire général de la FICCI, a déclaré lors d’une conférence à New Delhi que l’Inde devait s’adapter aux nouvelles tendances et adopter des modèles d’e-pharmacies plus modernes, à condition qu’ils soient appliqués dans le cadre de la loi.

    Parmi les nouvelles mesures envisagées :

    • la vente de médicaments sous ordonnance ne pourra être réalisée en ligne qu’en échange de le part du patient d’une copie valide de l’ordonnance émise par un médecin agréé (copie physique ou scannée) ;
    • aucun médicament jugé sensible ne pourra être proposé en ligne : des contrôles seront mis en place pour limiter le risque de ventes illégales ;
    • seules les pharmacies agréées et domiciliées en Inde pourront effectuer des ventes de médicaments sur internet ;
    • Les e-pharmacies doivent se donner les moyens suffisants pour s’assurer que tous leurs partenaires soient dûment enregistrés, comme l’impose la loi nationale sur les drogues et les cosmétiques, avant d’effectuer la vente de médicaments via l’intermédiaire de ces partenaires ;
    • Les responsables des pharmacies en ligne doivent veiller à ce que les médicaments soient emballés, transportés et livrés de telle façon que leur authenticité et leur qualité soient préservées.
    • Les responsables de pharmacies en ligne doivent nommer une commission de médiateurs (ombudsman), composée de membres réputés de la société civile afin de répondre aux éventuels griefs des consommateurs.

    Il n’y a que très peu de pharmacies en ligne en Inde (NetMeds, MedPlusMart, MediDart…) en raison d’un manque de sensibilisation des professionnels de l’industrie et du manque de clarté de la loi.

    Le gouvernement n’a jusqu’ici pas mis en vigueur de loi précise encadrant de manière spécifique les entreprise de commerce électronique.

    Par exemple, les textes de loi n’indiquent pas clairement si la somme versée par le client doit être perçue avant ou après la livraison du médicament.

    En outre, la loi indienne sur les stupéfiants et les cosmétiques ne faisait jusqu’alors aucune différence entre les médicaments vendus sur internet et ceux délivrés directement depuis une officine physique. Cette opacité a entraîné plusieurs conflits entre les fabricants et les vendeurs en ligne, notamment avec le groupe de lobby pharmaceutique AIOCD : près de dix poursuites ont été engagées à l’encontre de pharmacies en ligne en juillet 2016, rappelle le principal quotidien économique indien The Economic Times.

    En instaurant un encadrement plus clair et plus stricte, le gouvernement espère apaiser les tensions entre les différents acteurs du secteur pharmaceutique et ainsi assurer aux consommateurs la qualité et la fiabilité des produits vendus en ligne.

    Europe : une directive adoptée depuis 2011

    En mai 2011, le Conseil européen a adopté une nouvelle directive liée à la vente de médicaments sur internet.

    Il a ainsi institué, en modification de la directive 2001/83/CE, un code communautaire « relatif aux médicaments à usage humain, en ce qui concerne la prévention de l’introduction dans la chaîne d’approvisionnement légale de médicaments falsifiés ».

    Cette nouvelle loi a introduit des mesures plus strictes de contrôle et de sécurité harmonisées pour l’ensemble des États membres de l’Union européenne :

    • la détection des médicaments contrefaits est ainsi facilitée ;
    • la qualité des contrôles au niveau de la production et de la distribution est améliorée.

    Résultat : l’introduction de produits falsifiés au sein de la chaîne légale du médicament est limitée.

    Les pharmacies en ligne doivent répondre à un certain nombre d’exigences depuis l’adoption de cette directive :

    • Les fabricants de médicaments doivent vérifier que les fabricants importateurs ou distributeurs européens de produits actifs utilisés sont enregistrés auprès de l’autorité compétente de l’État membre au sein duquel ils sont établis ;
    • Les fabricants doivent s’assurer par le biais d’audits que les substances utilisées ont été fabriquées et distribuées de manière conforme aux bonnes pratiques de fabrication et de distribution ;
    • Des contrôles réguliers et des inspections répétées, effectuées à l’improviste, sont réalisées. Au cours de ces audits, des certificats de bonnes pratiques pour les substances actives peuvent être délivrés.
    • Pour chaque nouvelle autorisation de mise sur le marché, une attestation de bonnes pratiques de fabrication est délivrée.

    La directive impose aussi aux pharmacies en ligne de répondre à un minimum de conditions. Ces dernières doivent :

    • jouir d’une autorisation ou d’une habilitation à délivrer des médicaments au public, en direct ou à distance, comme l’exige la réglementation nationale du pays dans lequel le consommateur est établi ;
    • notifier aux autorités compétentes de l’État membre en question les informations liées à la pharmacie en ligne, soit l’adresse du site internet, le nom et l’adresse du lieu d’activité à partir duquel les produits sont fournis, etc. ;
    • préciser sur le site les coordonnées de l’autorité compétente ;
    • faire apparaître un lien hypertexte vers le site de l’État membre ;
    • afficher sur la page d’accueil du site le logo officiel commun à tous les États membres de l’Union européenne.
      En cliquant sur le logo, les visiteurs peuvent vérifier que le site sur lequel il navigue fait bien partie de la liste des sites autorisés à pratiquer une activité de commerce de médicaments sur internet.

    De plus, chaque État membre est contraint d’instaurer un registre national officiel délivrant les informations sur la législation nationale, la finalité du logo, et fournir la liste des pharmacies en ligne légales, leur site internet et les informations générales de sensibilisation sur les risques liés à la falsification des médicaments.

    Tous ces sites sont centralisés sur un site mère de l’Agence européenne des médicaments.

    SANCTIONS – Toute infraction liée à l’encadrement et à l’harmonisation de la vente de médicaments sur internet peut faire l’objet de sanctions, qui se doivent d’être efficaces, proportionnées et dissuasives de la compétence des États.

    E-pharmacie : la législation française, plus sévère que la loi européenne

    Suite à la directive européenne de 2011, les pharmaciens pratiquant en France, titulaires d’une officine ou gérants d’une pharmacie mutualiste ou de secours minières, ont le droit de vendre des médicaments en ligne depuis le 2 janvier 2013.

    Tous ces pharmaciens sont inscrits à l’Ordre national des pharmaciens.

    Cette pratique d’e-commerce très spécifique est encadrée par le code de la santé publique.

    • La vente doit, par exemple, être effectuée depuis le site internet officielle de l’officine en question. S’il y a cessation d’activité, le site doit être fermé.
    • Le pharmacien est responsable du contenu du site et des conditions à partir desquelles sont réalisées les ventes.
    • Avant l’ouverture d’une e-pharmacie, le pharmacien doit obtenir l’autorisation de l’agence régionale de santé (ARS) dont il dépend. S’il obtient l’autorisation, il doit ensuite informer l’Ordre national des pharmaciens de la création du site.
    • Les sites de pharmacies en ligne qui n’ont pas de frontière, ni une personne physique ou morale légalement autorisée à vendre des médicaments dans un État de l’Union européenne doivent suivre la législation nationale s’ils souhaitent vendre à une personne résidant en France.

    SANCTION – « En cas de manquement aux règles applicables au commerce électronique de médicaments, le directeur général de l’ARS territorialement compétente peut, dans les conditions précisées par les textes, mettre en demeure et/ou prononcer la fermeture temporaire du site pour une durée maximale de cinq mois, prononcer une amende administrative à l’encontre du pharmacien et assortir cette amende d’une astreinte journalière, précise l’Ordre national des pharmaciens sur son site. Lorsqu’au terme de la durée de fermeture du site internet le pharmacien ne s’est pas mis en conformité, le directeur général de l’ARS peut prononcer dans les mêmes conditions une nouvelle fermeture. »

    Une liste officielle des pharmacies en ligne autorisées disponibles en ligne

    L’Ordre national des pharmaciens tient à jour sur son site officiel une liste des sites français autorisés à vendre des médicaments sur internet.

    En France, seuls les médicaments sans ordonnance peuvent être commercialisés sur internet. Dans son arrêt du 17 juillet 2013, le Conseil d’État rappelle que la vente en ligne des médicaments soumis à une prescription obligatoire est interdite.

    Les sites français autorités à pratiquer une activité de commerce en ligne de médicaments doivent présenter, au minimum, les informations suivantes :

    • la raison sociale de l’officine ;
    • l’adresse postale, l’adresse mail et le numéro de téléphone de l’officine ;
    • les noms et prénoms du ou des pharmaciens responsables du site ;
    • le nom et l’adresse de l’agence régionale de santé territorialement compétente ;
    • les coordonnées de l’Agence nationale de sécurité du médicament ;
    • la dénomination sociale et les coordonnées de l’hébergeur du site.
    • Le site doit aussi présenter un lien vers les sites de l’Ordre national des pharmaciens et le ministère de la Santé.
    • Par ailleurs, depuis le 1er juillet 2015, les sites de vente de médicaments légaux doivent afficher sur chacune de leurs pages liées au commerce en ligne de médicaments, le logo officiel commun à tous les États membres de l’Union européenne (arrêté du ministère de la Santé du 20 avril 2015).
  • E-santé : l’Asie, n° 2 à la place de l’UE sur le marché des soins d’ici 2025 (F&S)

    L’Asie devrait passer devant l’Europe sur le marché des soins et ainsi se positionner en deuxième position d’ici 2025, derrière l’Amérique du Nord, indique le cabinet Frost & Sullivan (F&S) dans son analyse « Vision 2025 – Future of Healthcare », publiée en novembre 2016.

    De manière générale, les auteurs de l’étude anticipent un changement profond du marché de la santé d’ici dix ans :
    – au niveau des secteurs clés de l’industrie : les technologies health tech seront au cœur des nouveaux systèmes de santé ;
    – mais aussi des régions leaders : l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine sont à suivre de près.

    Pour les acteurs de l’e-santé, il s’agit du moment opportun pour investir sur ces marchés en pleine croissance. Le marché mondial de la santé devrait atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025, estime F&S.

    Marché des soins : l’Asie, bientôt devant l’Europe et l’Amérique du Nord ?

    Les auteurs de l’étude estiment que l’industrie mondiale de la santé devrait connaître un TCAC de 5,6 % pour ainsi atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025.

    Les régions leaders du secteur devraient changer. L’Amérique du Nord, aujourd’hui le plus important marché de la santé du monde, ne pourrait ainsi maintenir sa position au-delà de 2028. Même constat pour le marché européen, n°2 actuellement, qui devrait progressivement décliner : l’Asie pourrait devenir le nouveau leader d’ici dix-quinze ans.

    • La croissance des dépenses de santé en Asie-Pacifique (en % du PIB) devrait être supérieure à celle de l’Amérique du Nord et de l’Europe d’ici 2025, soutenant la forte croissance du marché.
    • Dans environ dix ans, l’Amérique latine devrait quant à elle passer devant le Japon et devenir le quatrième plus grand marché mondial des soins, anticipent les experts de F&S.

    Les services de soins devraient être davantage centrés sur le patient

    Le vieillissement global des populations du monde entier font partie des nouveaux défis à relever et continueront de représenter un challenge financier pour les systèmes de santé existants. Les différents États n’auront d’autres choix que d’améliorer leurs systèmes, avancent les auteurs de l’étude.

    Ils pensent que cette évolution démographique entraînera un changement de vision du secteur : les soins seront, entre autres, davantage centrés sur le patient et la qualité des services fera partie des principales priorités des acteurs de l’industrie.

    Au vu de l’augmentation des maladies chroniques, la prévention et le suivi des patients seront au centre des préoccupations des gouvernements. « [On le constate] à travers la part croissante accordée [par les acteurs du marché] à la prévention, au suivi et au diagnostic dans les dépenses de santé », précise Siddharth Shah, analyste à F&S.

    L’émergence de solutions health tech va engendrer des opportunités chiffrées en milliards de $

    Les avancées technologiques (interfaces reliant ordinateurs, patients et médecins ; avatars numériques ; objets connectés, etc.) permettront de progresser dans certains domaines, jusqu’alors verrouillés par manque de dispositifs techniques, comme le suivi à domicile ou l’analyse précise des données de patients en vue de la délivrance d’un meilleur diagnostic ou d’une meilleure prévention.

    Selon les experts de Frost & Sullivan, le secteur des solutions IT devrait connaître la croissance la plus rapide sur le marché de la santé au cours des dix prochaines années, affichant un taux de croissance de plus de 16 % jusqu’en 2025.

    Cette transformation du marché est l’occasion pour les stakeholders de l’industrie d’engager de nouveaux investissements dans le domaine de l’e-santé. « L’émergence de solutions technologiques visant à résoudre tous ces problèmes (vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques…) permettra la formation de nouvelles opportunités – chiffrées en milliards de dollars – dans tous les secteurs [de la santé] », commente M. Shah.

  • Entrepôts de données : les CHU doivent travailler en réseau (Assises des CHU)

    Les CHU doivent élaborer une approche en réseau de leurs entrepôts de données pour affronter la compétition internationale. C’est la conclusion à laquelle ont abouti les intervenants de la session consacrée au big data lors des 15e Assises hospitalo-universitaires le 9 décembre 2016 à Toulouse.

    Améliorer le parcours de soins

    Anita Burgun, Pr à l’hôpital européen Georges Pompidou, a présenté les avancées permises  par l’exploitation des entrepôts de données :

    • développement de nouveaux types de recherche par comparaison de populations de patients ;
    • aide au diagnostic et à la thérapeutique pour les maladies rares grâce à la recherche de patients similaires;
    • amélioration de la qualité du parcours de soins.

    Selon elle, l’utilisation des entrepôts de données, connectés à des biobanques, ainsi que la création de centres d’excellence en traitement des données de santé permettront de créer des systèmes de santé apprenants.

    Sécurité et technicité

    Marc Cuggia, Pr au CHU de Rennes, a présenté l’entrepôt de données ehop, commun aux 6 CHU du Grand Ouest. Il a insisté sur la nécessité d’étendre le périmètre des données recueillies à celles du SNIIRAM et des objets connectés, ce qui devra s’accompagner d’une évolution des infrastructures  en matière de sécurisation et de technicité.

    En conclusion, il a souligné l’importance pour les CHU de concevoir une approche en réseau afin d’affronter la compétition internationale.