PSY

  • Intelligence artificielle et pratique médicale : une nouvelle répartition des rôles (JAMA)

    Utiliser l’intelligence artificielle pour gérer et analyser les données issues des pratiques des spécialités de radiologie et pathologie afin de permettre aux praticiens experts de se concentrer sur leurs pratiques cliniques les plus pointues, c’est l’idée avancée par Saurabh Jha et Eric J Topol dans un point de vue publié dans JAMA le 29 novembre 2016.

    Radiologues et pathologistes sont tous deux des extracteurs d’information à partir d’images médicales (scanner, IRM etc.).

    Les auteurs suggèrent de déléguer cette tâche complexe, routinière et chronophage de par l’immensité de la masse de données collectées à l’IA et sa capacité de deep learning algorithmique. Ce transfert permettrait de fusionner les expertises des radiologues et pathologistes en une seule et même spécialité : « les spécialistes de l’information ».

    Selon eux, cette discipline unifiée présenterait une meilleure capacité de direction de l’IA et de guidage de l’information médicale pour l’amélioration des soins aux patients.

    Fusionner radiologues et pathologistes en spécialistes de l’information

    Optimisation de l’expertise humaine & de l’IA : une redéfinition des rôles

    Transférer certaines tâches de leurs expertises respectives à l’IA permettrait aux radiologues & pathologistes de fusionner & devenir des spécialistes de l’information, qui impliquerait :

    • Gain de temps (l’IA traite rapidement & précisément les multiples données collectées).
    • Ultra-spécialisation par conservation de leur formation initiale et focalisation sur leurs connaissances en statistique, data science, biométrie & génomique.
    • Intégration des données de sources disparates avec l’état clinique d’un patient.
    • Application de l’expertise scientifique à l’échelle d’une population &/ou individuellement.
    • Conserver l’expertise humaine pour les challenges cognitifs (diagnostic différentiel pointu) & déléguer le traitement des données « simples » à l’AI.

    De la perception subjective à la science objective

    Il ne s’agit pas de remplacer les spécialistes par l’IA mais de déplacer leur expertise en automatisant certaines de leurs tâches (screening des radiographies par exemple).

    • La gestion de la détection, de la mesure, & de la caractérisation est d’ores et déjà standardisée.
    • Les radiologues sont sur-entraînés à l’interprétation des radiographies réalisées sur un appareil portable aux urgences, quant aux pathologistes, comptage cellulaire, typage & screening du sang sont déjà automatisés.

    En redéfinissant le rôle de ces spécialistes, on leur permet de ne plus réaliser l’extraction de l’information mais de manager les données extraites par l’IA dans le contexte clinique du patient :

    • Interprétation des données « importantes ».
    • Conseil sur la valeur ajoutée de tests diagnostics (pertinence des examens complémentaires).
    • Intégration de l’information pour guider le clinicien.

    Une seule unité d’IA pourrait alors réaliser le travail de plusieurs radiologues, & un seul spécialiste de l’information pourrait manager plusieurs unités d’IA.

    • L’économie globale de ressources humaines & moyens financiers ne présentent pas seulement un intérêt pour les pays développés mais également pour les pays en voie de développement qui pourraient avoir accès à des spécialistes.
    • L’obstacle réside dans le fait que pédagogie, tradition, accréditation et remboursement sont propres à chaque spécialité.

    Le concept pourrait être amené à être appliqué à d’autres spécialités.

  • Imagerie médicale : partenariat entre GE et l’hôpital pour enfants de Boston

    Le développement d’un logiciel d’interprétation de scanners cérébraux de jeunes patients, tel est l’objet du partenariat annoncé par GE et l’hôpital pour enfant de Boston le 28 novembre 2016.

    L’accord prévoit le développement d’une solution sur les 18 prochains mois et leur déploiement dans les hôpitaux du monde entier.

    Cette initiative s’appuie sur la solution Cloud de la filiale santé de GE, GE Healthcare, qui devrait être officiellement lancée au cours de la semaine du 28 novembre 2016. GE Healthcare Cloud devrait héberger des centaines d’applications utilisant les données, à destinations des médecins, d’ici 3 à 5 ans, selon la société.

  • Rencontre « Innovation, Robotique & Santé » à Rennes le 9 décembre 2016

    La rencontre pluridisciplinaire « Innovation, Robotique et Santé : Assistance à la conduite de fauteuil roulant » se tiendra à Rennes le 9 décembre 2016.

    Organisée par le Réseau Breizh PC en partenariat avec le Pôle Saint-Hélier, l’Insa Rennes, Ergovie et l’INRIA Rennes, elle rassemblera professionnels de santé (médecins, masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, cadres de santé, infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de vie, psychologues,…), roboticiens, organismes de santé publique & compagnies d’assurance.

    L’ensemble de ces acteurs de santé aborderont les questions suivantes :
    – Quels sont les besoins & les attentes pour améliorer les possibilités de déplacement ?
    – Que peuvent apporter les nouvelles technologies ?
    – Qu’en pensent les bénéficiaires & les équipes soignantes ?
    – Quels sont les questionnements éthiques soulevés ?
    – Dans quel cadre juridique s’inscrivent ces dispositifs ?

    Programme et intervenants

    Définition du champ des technologies d’assistance à la conduite d’un fauteuil roulant
    – Mme Marie BABEL (maître de conférences, INSA de Rennes)
    – Dr Benoit NICOLAS et Dr Philippe GALLIEN (Médecins coordonnateurs, Réseau Breizh PC)

    09h45: Résultats de l’enquête réalisée auprès des professionnels de santé et de la robotisation
    – Dr Philippe GALLIEN

    10h05: De l’acceptation à priori à l’intégration des nouvelles technologies
    – M. Bastien FRAUDET (Living Lab ISAR)

    10h20: Éthique et technologies d’assistance
    – Mme Agata ZIELINSKI (Maître de conférences en Philosophie, Université Rennes 1)

    10h45: PAUSE – Visite des stands des exposants

    11h15: Table-ronde: Regard des professionnels/soignants :Quels besoins, quels freins, quelles attentes ?

    • M. Dominique PENHOUET (Directeur Adjoint de l’Offre Hospitalière, ARS Bretagne)
    • Mme Véronique LAURENT (infirmière)
    • Mme Lena BASTARD (ergothérapeute)
    • M. Nicolas RAGOT (enseignant chercheur)
    • Mme Anne SPALANZANI (maître de conférences)
    • M. Bastien FRAUDET (Living Lab ISAR)
    • Mme Nathalie NEVEJANS (maitre de conférences)

    12h15: BUFFET – Espace démonstrations

    14h15: Aspects juridiques et éthiques en robotique d’assistance aux personnes
    – Mme Nathalie NEVEJANS (Maître de conférences en Droit,Faculté de Douai)

    14h45: Présentations d’expériences d’assistance à la conduite d’un fauteuil roulant
    – Mme Anne SPALANZANI (maître de conférences, INRIA Grenoble)
    – Mme Annemarie KOKOSY (maître de conférences, ISEN-Lille)
    – Mme Marie BABEL (maitre de conférences, INSA de Rennes)

    15h45: Table-ronde: Regard des usagers : Quels besoins, quels freins ? quelles attentes ?

    • Mme Martine LABOURDIQUE (usager, bénévole associatif)
    • M. Adrien LIARD (usager, handisport), M. Hubert STEPHAN (aidant, bénévole associatif)
    • Mme Chloé SERRE (ergothérapeute)
    • Mme Emmanuelle AUBERE (responsable MAIA)
    • Mme Marlène JAMBOU (assistante sociale)
    • Mme Annemarie KOKOSY (maître de conférences)

    Inscription à partir du 29 Octobre 2016 :

    – Adhérents : 150 €
    – Non adhérents : 190 €
    – Étudiants : 40 €

  • GHT : DPI et GAM des établissements support de Nouvelle Aquitaine

    Health&Tech Intelligence vous propose un état des lieux, région par région, des logiciels utilisés par les établissements support de GHT pour le dossier patient informatisé (DPI) et la gestion administrative du malade (GAM).

    Cette semaine (28/11 au 02/12/2016), place à la Nouvelle Aquitaine. L’éditeur Maincare, dont le siège est à Bordeaux, y domine le marché.

    DPI : Crossway de Maincare le plus utilisé

    Avec 6 établissements utilisateurs de Crossway, Maincare domine largement le marché du DPI en Nouvelle Aquitaine.

    GAM : Maincare devant

    Avec 5 établissements utilisateurs de son logiciel GAM, Maincare est également dominant en matière de gestion administrative du malade en Nouvelle Aquitaine.

  • Dépenses de santé : augmentation de 2 % de janvier 2016 à fin septembre 2016

    + 2%: c’est le chiffre de l’augmentation des remboursements de soins du régime général à fin septembre 2016, communiqué le 30 novembre 2016 par l’Assurance maladie.

    Sur les 9 premiers mois de 2016 :
    • les dépenses de soins de ville progressent de 2,4%,
    • les remboursements de soins augmentent de 1,4% pour les généralistes et 3% pour les spécialistes,
    • les remboursements de soins d’auxiliaires médicaux augmentent de 4%,
    • les remboursements d’analyses médicales augmentent de 2,8%,
    • les indemnités journalières augmentent de 3,5%,
    • les dépenses de médicaments délivrés en ville augmentent de 0,4%,
    • les versements aux établissements de santé publique augmentent de 2%.

  • Industrie pharmaceutique : une étude cible les freins à l’innovation (cabinet Roland Berger)

    La difficulté de l’industrie pharmaceutique d’évoluer d’un système centré sur le client vers un système centré sur le patient, tel est l’un des principaux enseignements d’une étude réalisée par le cabinet de conseil Roland Berger, rendue publique le 24 novembre 2016.

    Des nouvelles sources de données telles que le patient lui-même, le pharmacien d’officine, les dispositifs médicaux connectés et les nouvelles technologies offrent pourtant, selon cette étude, des opportunités d’innovation organisationnelle permettant de dépasser le produit pharmaceutique « classique ».

    Le cabinet Roland Berger souligne aussi des obstacles comme la complexité d’interconnexion entre les différents professionnels de santé, la réglementation et la réticence de certains patients ou médecins à partager les données personnelles.

    1) Manque d’adaptabilité de l’industrie pharmaceutique

    L’industrie pharmaceutique entretient un modèle traditionnel classique : développement, production, marketing et vente de médicaments en masse.

    Sa stratégie n’est pas adaptée au système de soins numériques et à la médecine personnalisée, qui sont pourtant les nouveaux modes de traitement.

    2) Nouvelles sources de données (centralisation)

    Par le patient

    • Appétence pour les objets connectés.
    • Collecte d’informations possible via les wearables et les applications.
    • Soucieux de sa santé et attentif à l’impact de son mode de vie sur son état de santé, conscient de l’importance et de l’impact de la prévention.

    Par les dispositifs médicaux connectés

    • Fournissant une surveillance médicale continue et en temps réel de certains paramètres cliniques et pouvant être combinés à des médicaments ils permettraient de ne pas se cantonner à des pathologies comme le diabète et tendre vers les thérapeutiques de pointe.

    Par le pharmacien d’officine

    • Il a toujours été la clef de voûte entre l’industrie pharmaceutique et les patients. De par sa proximité avec le patient, les conseils personnalisés fournis, il pourrait être un moyen de collecter les informations « à la source ».

    3) Passer à la médecine des « 4P »

    L’editing génomique, les cellules souches, l’impression 3D permettant un dosage personnalisé reflètent la tendance globale de l’évolution de la médecine « 4P » : prédictive, préventive, personnalisée et participative.

    4) Dépasser le produit pharmaceutique classique

    En incluant le patient dans le cycle de développement de la production d’un médicament, les laboratoires pharmaceutiques adapteraient ainsi leur innovation en ciblant ses besoins spécifiques.
    Ils inventeraient par conséquent des produits centrés sur le patient, innovant « à la source ».

    5) Les obstacles

    • La complexité d’interconnecter tous les professionnels de santé (médecin, pharmacien etc.)
    • La réticence de certains médecins et patients quant au partage de leurs données personnelles.
    • la réglementation reste un frein à l’innovation, même si FDA et EMA ont approuvé en août 2015 le premier médicament anti-épileptique imprimé en 3D
    • la présence des grossistes qui seraient pénalisés par des évolutions offrant l’opportunité de distribuer directement le médicament au « client ».
  • GHT : GAM des établissements support de Nouvelle Aquitaine

    Liste des logiciels de GAM utilisés par les établissements support de GHT en Nouvelle Aquitaine.

  • GHT : DSI et DG des établissements support de Nouvelle Aquitaine

    Retrouvez ci-dessous la liste des DSI et DG des établissements support de GHT en Nouvelle Aquitaine.

  • GHT : les DPI des établissements support de Nouvelle Aquitaine

    Liste des logiciels de DPI utilisés par les établissements support de GHT en Nouvelle Aquitaine.

  • Un portail d’information sur le cancer lancé en PACA et en Corse

    L’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte-d’Azur a annoncé le 23 novembre 2016 le lancement du portail d’information, « proinfoscancer.org », dédié aux professionnels de santé de ville prenant en charge des patients atteints de cancer.

    Il s’agit d’un site dédié aux acteurs de ville et qui regroupe sur un seul support des informations pratiques, multi-sources, validées au niveau national et régional. Ce portail, conçu par le Réseau régional de cancérologie Onco Paca-Corse, a pour vocation à répondre concrètement aux attentes des acteurs de ville, en contribuant à recenser l’offre de soins en Paca et en Corse et en valorisant les initiatives menées en région.

    « Ce portail permet de regrouper en un seul et même site l’ensemble des informations sur la prise en charge des patients atteints d’un cancer afin de faciliter la tâche des professionnels de santé. Il apporte des informations sur l’annonce, le programme personnalisé de soins, l’orientation vers les soins de support, tout cela de façon coordonnée avec les professionnels de santé de ville », précise Michèle Pibarot, médecin coordonnateur d’Onco Paca Corse.