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  • AAC sur le déploiement de la simulation en santé en Pays de la Loire (deadline : 10/07/2019)

    L’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire poursuit son objectif de développement régional de la simulation lancé en 2011 à travers un appel à candidatures (AAC) composé de 2 volets :
    • poursuite de l’engagement au bénéfice de la formation continue : DPC ;
    • développement de l’accompagnement de la transformation des formations initiales en santé : FI.

    Les axes de réflexion proposés sont :
    • partenariat patient ;
    • approches pluri-professionnelles.

    Les thématiques prioritaires sont :
    • simulation et gestion des risques en santé ;
    • prévention et prise en charge de personnes en situation de vulnérabilité : personnes âgées fragiles, personnes handicapées.

    Les dossiers de candidature complets devront être adressés, en un seul exemplaire et au plus tard le 10 Juillet 2019 à :

    ARS des PAYS de la LOIRE
    Direction de l’Appui à la Transformation et de l’Accompagnement
    MISSION SIMULATION
    CS 5623344262 NANTES Cedex 2
    ET par voie électronique aux adresses suivantes :
    ars-pdl-data-rhn@ars.sante.fr, avec en copie simulation@qualirelsante.com.

    Enjeux national et démarche régionale 

    Considérée comme une méthode pédagogique incontournable dans le développement des compétences, l’évaluation des pratiques et la gestion des risques en soins, la simulation en santé est un enjeu national et inscrite comme tel dans la stratégie nationale de santé dès 2013.

    L’ARS des Pays de la Loire rappelle que le principe fondateur de la simulation en santé est « jamais la 1ère fois sur le patient ! ».

    Avec cet appel à candidatures (AAC), l’agence régionale de santé poursuit son objectif de développement régional de la simulation débuté dès 2011 avec une réflexion régionale sur le sujet et un recensement des ressources locales mobilisables. En 2013, le Pr Jean-Claude Granry et le Dr Marie-Christine Moll, experts nationaux et professionnels de la région, avaient mené une mission pour la Haute autorité de santé (HAS) pour développer des référentiels de pratique de simulation en santé.

    Le Projet régional de santé (PRS) 2018-2022 a souhaité donner un nouvel élan à la simulation en santé en région en mettant en place une mission simulation pilotée par l’ARS Pays de la Loire au sein de la Direction de l’appui à la transformation et de l’accompagnement avec comme objectifs : 

    • optimiser l’offre de formation régionale en matière de simulation ;
    • permettre une coopération entre les différentes structures en mesure de fournir cette offre ;
    • faciliter l’accès aux méthodes de simulation au plus grand nombre de professionnels de santé ;
    • identifier des priorités régionales en matière de qualité et sécurité des soins où la simulation constituerait un levier de progrès ;
    • évaluer la qualité des programmes de formation proposés ainsi que le déploiement du dispositif et son impact.

    Cet AAC poursuit donc cette dynamique.

    Appel à projet DPC

    Quelques principes directeurs 

    L’ARS rappelle :

    • que la démarche a pour objectif majeur le développement de la qualité et de la sécurité des soins et des prises en charge ;
    • que la procédure d’appel à candidature DPC a pour finalité d’apporter la labellisation de l’ARS aux projets retenus ;
    • qu’une aide au démarrage, notamment pour la formation de formateurs et/ou l’acquisition de matériel pédagogique dans les limites de l’enveloppe allouée par l’ARS, sera possible ;
    • que les approches collaboratives entre différentes structures seront encouragées ;
    • que les établissements sanitaires (public, Espic, privé), les structures médicosociales, les représentants du secteur ambulatoire seront invités à se positionner pour engager leurs professionnels dans les programmes retenus par l’ARS. Ces démarches pourront être contractualisées ;
    • que l’ARS ne peut labelliser que des programmes conçus par des acteurs régionaux. Les porteurs de programme doivent être concepteurs de leur formation. Il est possible d’avoir recours à des formateurs extérieurs pour la réalisation des formations.

    Critères de sélection des dossiers DPC 

    Les critères de sélection des projets « labellisation DPC » sont les suivants :

    • la cohérence avec les objectifs fixés par l’ARS ;
    • la capacité scientifique de la structure à construire le programme ;
    • la capacité de la structure à offrir et dimensionner l’offre de formation ;
    • le caractère coopératif entre structures de la construction de l’offre de formation ;
    • la détention d’un agrément de DPC (provisoire ou définitif) ;
    • la conformité de la construction du programme au regard des exigences des programmes de DPC en simulation ;
    • la soutenabilité financière du projet.

    Appel à projet FI

    Les modalités

    L’appel à candidature dédié à la formation initiale ne relève pas de la logique de labellisation tel que cela est proposé pour la FC/DPC.

    Il vise l’émergence et l’accompagnement de projets pluri-professionnels à l’échelle de chaque département.

    Il devra être formalisé sous la forme d’une lettre d’intention qui comprendra :

    • la description de la transformation des pratiques visée par ces projets de formation innovants
    • les objectifs pédagogiques ;
    • le périmètre du projet : équipes et étudiants concernés ;
    • la progressivité et les échéanciers proposés ;
    • les conditions de réussite du projet ;
    • les modalités d’accompagnement attendues de la part de l’agence régionale de santé.

    Critères de sélection des projets FI

    Les critères de sélection des projets « formation initiale » s’appuieront pour partie sur les critères de sélection des projets « labellisation DPC » et tiendront compte également du contexte national voire territorial de refonte de la gouvernance de la formation. 

    Indicateurs de pilotage

    les indicateurs de pilotage posés par l’ARS sont les suivants :

    • le nombre de professionnels formés (total) ;
    • la répartition par catégories professionnelles ;
    • le nombre de séances de formations organisées ;
    • le taux de réalisation des formations ;
    • le taux de remplissage des formations ;
    • le nombre de séances réalisées par formateurs ;
    • le nombre et la répartition (typologie, statut, périmètre géographique) des établissements ayant inscrit au moins une personne.
  • 5 millions de DMP ouverts, une nouvelle version de l’appli dédiée sera lancée fin avril 2019 (Cnam)

    5 millions de personnes ont ouvert leur dossier médical partagé (DMP), annonce la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). « En moyenne, ce sont 100 300 personnes qui ouvrent un DMP par semaine », précise-t-elle.  L’Ile-de-France arrive en tête du classement des régions les plus actives en la matière avec plus de 739 000 DMP créés, devant les Hauts-de-France (587 000), le Grand-Est (538 000), l’Occitanie (485 000) et enfin Auvergne-Rhône-Alpes (465 000), est-il indiqué dans un dossier de presse mis en ligne le 16 avril 2019.

    L’objectif fixé par l’État à la Cnam à travers la convention d’objectifs et de gestion (COG) pour 2018-2019 était de 3,5 millions de dossiers médiaux partagés ouverts en 2018 et 10 millions en 2019, pour atteindre 40 millions à l’horizon 2022.

    La caisse note que 31 % des patients ont ouvert leur DMP accompagnés par un pharmacien en officine, 32 % par un agent de l’Assurance maladie, tandis que 19 % l’ont ouvert eux-mêmes sur internet.
    Seuls 18 % des patients ayant ouvert un dossier ont été accompagnés par un professionnel de santé. 

    « Près de 6,5 millions de documents ont été ajoutés » aux DMP, en plus des 57,3 millions de documents constituant les historiques de soins, ajoute la Cnam : 54 % de ces documents ajoutés l’ont été par les établissements de santé, 30 % par les patients eux-mêmes. Ici encore, seuls 14 % des documents ajoutés l’ont été par les professionnels de santé libéraux (2 % par les centres de santé) .

    Sensibiliser les médecins

    Pour remédier à ce défaut d’implication des médecins, l’Assurance maladie prévoit d’avoir recours aux délégués de l’Assurance maladie et aux conseillers informatique services (CIS) qui viennent de commencer à rendre visite aux pharmaciens. Dès mai 2019, ils iront à la rencontre des médecins libéraux pour les assister dans « leurs premiers pas avec le DMP (…) en association avec leur logiciel-métier » et leur proposer « une formation sur mesure adaptée à leur niveau de maîtrise du service ».

    Cet accompagnement sera étendu tout au long de l’année, avec l’objectif de créer « le volet de synthèse médical » du DMP, « résumé de l’histoire médicale » des patients.  La Cnam donne en exemple la CPAM du département de l’Orne, qui « se mobilise avec les professionnels de santé de son territoire » et les 19 centres hospitaliers universitaires sur 32 qui « alimentent automatiquement des DMP ».

    Une nouvelle version de l’appli DMP pour la fin avril 2019

    La caisse annonce pour la fin du mois d’avril 2019 le lancement d’une nouvelle version de l’application DMP pour smartphones, soulignant que l’identifiant de connexion y sera « enregistré directement » de sorte que le patient n’aura plus à le mémoriser. La nouvelle version permettra d’ajouter et de sauvegarder des profils pour que les parents puissent créer ceux de leurs enfants.

    Une « refonte » de l’application « pour un usage plus fluide » est prévue pour la rentrée 2019, avant l’intégration d’un carnet de vaccination à la fin de l’année.  

    Un plan national d’accompagnement des Ehpad en cours de déploiement

    La Cnam affirme par ailleurs qu’« un plan national d’accompagnement des Ehpad » dans l’utilisation du DMP est en cours de déploiement. Il s’agit d’aider ces établissements à « s’équiper d’un logiciel DMP-compatible permettant de créer et verser le dossier de liaison d’urgence ». D’autre part, à partir de 2020, les infirmiers seront rémunérés 1 euro par DM créé, afin d’aider « les personnes ayant des difficultés à se déplacer ».  

    Une campagne de communication décalée

    Le dossier signale enfin le lancement le 14 avril de la « deuxième saison de sa saga publicitaire » de promotion du DMP, mettant en scène un « anti-héros sympathique et naïf, confronté à de nouvelles mésaventures que le DMP vient résoudre », comme une consultation loin du domicile ou une hospitalisation imprévue, autant d’occasions nécessitant de « se souvenir des informations sur sa santé ».

    La campagne diffusée sur internet, à la télévision et dans les officines, durera six semaines et sera reconduite en septembre prochain.

  • Aide à la pratique clinique : Ramsay déploie ClinicalKey d’Elsevier auprès de ses 1 000 médecins

    Ramsay Generale de Santé annonce le lancement auprès de ses quelque 1 000 praticiens de ClinicalKey, une solution d’aide à la pratique clinique éditée par Elsevier.

    Le groupe d’hospitalisation privée indique avoir choisi ce service parce qu’il propose un « moteur de recherche intelligent » qu’il donne accès à des contenus pertinents (recommandations de bonnes pratiques HAS, revues, livres, traités EMC) ainsi qu’aux « informations médicales et scientifiques les plus récentes, basées sur des données probantes ».

    Dans un communiqué daté du 15 avril 2019, le Dr Stéphane Locret, directeur de la recherche et de l’enseignement de Ramsay Generale de Santé, estime que cet outil permettra à ses praticiens, qui forment la « 1ère communauté de chercheurs du secteur privé en France », d’« appuyer leurs recherches cliniques et leurs décisions cliniques » et ainsi de « mener des recherches au plus haut niveau [et] de fournir des soins de qualité ».

  • NHS England : un portail numérique pour réduire la durée des séjours hospitaliers évitables

    Le NHS England et les autorités locales (councils) ont, parmi d’autres mesures, déployé à grande échelle Capacity Tracker, un nouveau portail numérique afin de permettre au personnel des services de santé et sociaux de connaître plus facilement le nombre de lits disponibles dans les foyers de santé locaux, appelés en anglais « care homes« , des établissements de petite taille qui hébergent et soignent des personnes dépendantes, notamment des personnes âgées. La mise en place de ce dispositif a pour but de limiter le temps de séjour hospitalier avant le placement dans ce type de centres.

    Le développement du numérique au sein des établissements de santé et sociaux s’inscrit dans le cadre du plan à long terme du NHS (NHS Long Term Plan) visant à améliorer les services de soins, précise l’organisme du ministère de la Santé britannique dans un communiqué publié le 15 avril 2019.

    L’unité de soutien à la mise en service de Capacity Tracker dans le nord de l’Angleterre, financée par le NHS England, a développé le dispositif de suivi et dirigé le projet pilote. Les care homes, les autorités locales, les Clinical commissioning groups (CCG) et le personnel hospitalier ont participé à la création du système, et les foyers de soins sélectionnés pour tester l’outil sont régulièrement sollicités pour donner leur avis afin d’améliorer et de généraliser son utilisation.

    Angleterre : 1/4 des journées d’hospitalisation sont évitables (NHS)

    En 2018, sur 1 million de jours d’hospitalisation, environ un quart a concerné des personnes suffisamment en forme sur le plan médical pour sortir de l’établissement mais pour lesquelles les services de santé et sociaux n’ont pas immédiatement trouvé un foyer de santé adaptés à leurs besoins (sur le plan psychique par exemple), indique le NHS. 

    Le nombre de lits « perdus » par jour a été réduit de 20 % entre 2017 et 2018

    En collaboration avec les gouvernements locaux (councils), le NHS a réduit le nombre de lits « perdus » chaque jour de 20 % entre 2017 et 2018, assure l’organisme. Le déploiement du nouvel outil Capacity Tracker, désormais plus largement disponible, fait partie des différentes mesures à avoir été prises par les autorités pour réduire la durée des séjours hospitaliers évitables.

    Capacity Tracker : plus de 6 250 care homes équipées

    Le portail est accessible sur n’importe quel appareil. En quelques secondes, les foyers peuvent télécharger les informations concernant leurs lits disponibles, aidant ainsi le personnel des services de santé et des services sociaux à trouver les bons services pour les patients.

    Plus de 6 250 care homes ont déjà adopté le système, mis à l’essai en 2018 dans le Nord du pays, le comté de Devon et celui du Berkshire. Et des milliers de foyers supplémentaires peuvent désormais s’inscrire pour l’utiliser.

    Le déploiement de l’outil contribuera à mener à bien les projets présentés dans le NHS Long Term Plan visant à améliorer le soutien aux services de soins pour réduire les longs séjours hospitaliers évitables, en passant notamment par un meilleur partage des informations entre les care homes et le personnel de l’hôpital.

    Au total, le NHS et les gouvernements locaux collaborent étroitement dans le cadre de 14 projets portant sur des systèmes de soins intégrés et des partenariats pour accélérer la transformation du système de soins, l’idée étant de renforcer le dialogue entre les hôpitaux, les services communautaires, les gouvernements locaux (councils) ainsi que les organisations bénévoles et caritatives.

  • Le Resah choisit EY/CG2 et Altran pour la mise en œuvre des schémas directeurs des SI des GHT

    La centrale d’achat hospitalière Resah a sélectionné 2 prestataires, le consortium EY/CG2 et Altran, pour la mise en œuvre des schémas directeurs des systèmes d’information (SDIS) des Groupements hospitaliers de territoires (GHT).

    Le consortium formé par Ernst & Young et CG2 Conseil, qui « a déjà accompagné 33 GHT dans la conception de leur SDSI », se verra attribuer les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Île-de-France, Grand Est, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, précise le communiqué, daté du 11 avril 2019.
    La société Altran, qui a déjà mis en œuvre des projets informatiques notamment dans des CHU, s’occupera pour sa part des régions Normandie, Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire. 

    Le marché attribué aux deux prestataires comprend un accompagnement dans les choix stratégiques en matière de logiciels informatiques avec « définition du besoin, sélection d’un logiciel, validation des budgets et des calendriers de déploiement, cartographie des interfaces à réaliser, validation des données à reprendre et des règles de sécurité à observer », est-il indiqué. Il inclut également un accompagnement dans la mise en en œuvre de ces outils.

    Les prestations susceptibles d’être proposées dans le cadre de ce marché sont les suivantes :

    • l’accompagnement à l’expression d’un besoin et la définition de la cible ;
    • l’aide au choix d’une solution (dossier patient informatisé, système d’information de PUI, logiciel de facturation, solution d’interopérabilité) ;
    • l’audit et le cadrage détaillé d’un projet informatique (système d’information de laboratoire, dossier de spécialité) ;
    • la définition, la rédaction et l’exécution de la stratégie de recette fonctionnelle (reprise de données et interfaçage, scénarios de tests, tests de non-régression) ;
    • le pilotage et l’accompagnement au déploiement d’un projet de mise en œuvre (hôpital zéro papier, dossier patient informatisé) ;
    • l’aide à la gestion des référentiels (identité patient, Siren fournisseurs) ;
    • la définition et la mise en œuvre de la conduite du changement lié à un projet informatique ;
    • l’appui au bilan d’un projet informatique. 

    Un accompagnement dans la mise au point du dossier Hop’en

    Ce nouveau marché permet aussi aux établissements de santé qui le souhaitent de bénéficier d’un accompagnement dans la mise au point de leur dossier Hop’en, volet numérique du plan Ma Santé 2022. Ils peuvent également bénéficier d’un appui dans la mise en œuvre de projets informatiques permettant de répondre aux prérequis de ce programme Hop’en.  

    Une offre accessible à tous les pouvoirs adjudicateurs intervenant dans le secteur sanitaire, médico-social ou social

    Le Resah souligne que cette  nouvelle offre de sa part « n’est pas réservée au seul secteur hospitalier » et qu’elle est « accessible à tous les pouvoirs adjudicateurs intervenant dans le secteur sanitaire, médico-social ou social » souhaitant bénéficier d’une assistance dans la mise en œuvre de leurs projets informatiques.

  • Médidays : Doctolib et l’AP-HP organisent un hackathon e-santé du 24 au 26 mai 2019 à Paris

    L’hôpital du futur, le parcours patient et la prévention médicale font partie des thématiques des Médidays, un hackathon centrés sur la e-santé organisé par Doctolib en partenariat avec l’AP-HP du 24 au 26 mai 2016 au Campus Picpus de l’AP-HP à Paris.

    L’événement se concentrera sur plus de 20 projets concrets portés par des médecins, des paramédicaux et des entrepreneurs pour innover en santé.

    Les participants (150 attendus) doivent choisir le projet de leur choix et rejoindre l’équipe dédiée pour participer au développement de la solution :
    • développeur : coder l’application du futur en apportant ses connaissances et son expérience.
    • designer : vivre une expérience de design produit pour présenter le meilleur prototype possible dans le temps imparti.
    • professionnel de santé (médecins, infirmières, personne hospitalier…) : apporter son expertise médicale, son expérience en cabinet ou à l’hôpital.
    • entrepreneur : apporter son expertise business ou son projet.

    Toutes les équipes disposent de 48 heures pour créer un prototype fonctionnel et le présenter à un jury d’experts.
    Des développeurs seniors, coachs et recruteurs d’entreprises tech de Paris accompagneront les participants pour les aider à monter en compétence rapidement sur l’évènement et leur permettre découvrir de nouveaux outils.

    Les inscriptions, fixées à 10 euros par participant, doivent être réalisées en ligne sur Eventbrite.com.

    Programme

    Vendredi 24 mai

    Samedi 25 mai

    Dimanche 26 mai

  • Doctochrono suspend son activité de vente de RDV après la saisine du Cnom par le Dr J. Marty (UFML)

    Doctochrono a suspendu son activité et l’accès à son site internet après que le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML-S, s’est élevé début avril 2019 sur Twitter contre cette « conciergerie » qui promet à ses clients de leur négocier des rendez-vous médicaux prioritaires. Le médecin dénonce ce « parasite qui se nourrit sur les patients et les soignants », organisant « une sorte de marché noir » . La société explique avoir suspendu son service « dans l’attente de l’étude des allégations sur [son] activité ».

    Fondé en 2018, Doctochrono propose sur son site d’obtenir en 24 heures un examen d’IRM ou de scanner ou rapidement une consultation avec un spécialiste, « sans perdre de temps au téléphone ou à chercher sur les sites de rendez-vous en ligne » pour un tarif de 30 à 40 euros selon la spécialité médicale : « Vous ne payez que si nous trouvons », indique l’entreprise.

    Cette polémique intervient alors que selon une étude de la Drees publiée en octobre 2018, dans certaines spécialités médicales, les délais d’attente moyens avant consultation sont supérieurs à 2 mois :  61 jours en dermatologie ; 80 jours en ophtalmologie et 50 jours chez le cardiologue.

    Selon le Dr Jérôme Marty, Doctochrono « marchandise le soin »

    Le Dr Jérôme Marty estime que Doctochrono « marchandise le soin », rendant « de fait inégalitaire la prise de rendez-vous et l’obtention d’un délai court d’examen ou de consultation » et/ou orientant vers « la création d’un réseau de soin caché ». Il redoute la mise en place d’un engrenage, comme il le précise au Généraliste : « Plus DoctoChrono va acheter des pools de rendez-vous, moins il y en aura de disponibles pour les patients. Ils auront donc plus de difficultés et donc encore plus besoin de cette société ».

    Saisi, le Cnom va réaliser une instruction plus approfondie

    Saisi par le Dr Jérôme Marty, Jacques Lucas, délégué général au numérique du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), affirme sur Twitter avoir transmis cette « interrogation » aux services concernés du Cnom « pour une instruction plus approfondie ».

    Doctochrono estime pratiquer des tarifs raisonnables et aider « de nombreuses personnes »

    Doctochrono s’est défendu sur les réseaux sociaux, estimant  « pratiquer des tarifs raisonnables «  pour un service qui « a aidé de nombreuses personnes qui préfèrent payer un coordinateur pour se charger de recherches à leur place », notamment  « des personnes âgées, des patients qui n’ont pas d’entourage pour les aider.

    La start-up communiquait cependant sur Linkedin en direction des « entrepreneurs, cadres, dirigeants » pour qui il est difficile de « prendre soin de soi dans (des) vies chargées », visant également les « Français vivant à l’étranger » pour leur indiquer qu’« un passage en France peut être une bonne opportunité pour consulter un spécialiste, réaliser un examen ou même faire un checkup médical ».

    « Comment Doctochrono peut-il vous obtenir un rendez-vous aussi rapidement ? Rien de magique, mais le résultat de 15 ans de pratique dans le secteur de la santé », explique la société sur son site. Les dirigeants de Doctochrono, son président Stéphane Roy et son directeur général Nicolas Broussard, étaient en effet déjà associés depuis 2003 au sein de la société Simplify, qui propose un service de secrétariat téléphonique médical (aide à la prise de rendez-vous, transcription pour la saisie de comptes rendus, envoi postal des courriers et comptes rendus médicaux).

    La start-up affirme qu’elle « a pu ainsi développer des partenariats privilégiés avec les centres de santé et d’imagerie médicale et les cabinets de spécialistes sur l’ensemble du territoire », ce qui lui permet aujourd’hui d’avoir « accès en temps réel aux créneaux encore libres et aux nouvelles possibilités de rendez-vous dues aux désistements ».  

  • E-santé : les patients sont « friands » , les médecins « frileux » (étude Odoxa-Fondapro)

    « L’utilisation d’outils innovants [peut] servir la relation patient-soignant » : c’est la conclusion d’une étude réalisée par l’institut de sondage Odoxa et la Fondation pour la prévention du risque opératoire (Fondapro) « pour la refondation de la confiance médicale ». L’enquête constate cependant un contraste marqué entre l’attitude des patients vis-à-vis des technologies de santé et celle des médecins.

    « Les patients sont friands d’internet et l’utilisent en majorité pour rechercher des informations complémentaires », affirment les auteurs du document, rapportant que :
    • 67 % des sondés utilisent le réseau pour compléter le diagnostic du médecin ;
    • 37 % pour effectuer un autodiagnostic sur un symptôme de maladie ;
    • 25 % pour évaluer des médecins ou observer les avis existants à leur sujet ;
    • 16 % pour échanger des informations avec d’autres patients sur des forums.

    Les praticiens, en revanche, « sont frileux à l’égard de ces nouvelles technologies » :
    • 61 % des médecins pensent ne pas connaître assez bien les solutions de e-santé pour en juger, indique l’étude ;
    • seuls 21 % des praticiens les jugent utiles à la pratique médicale, contre 18 % estimant qu’elles n’ont pas d’intérêt pour leur exercice quotidien.
    • 54 % des médecins pensent que les informations médicales disponibles sur internet  « jouent un rôle négatif plutôt que positif sur la relation patient-médecin ».
    • Seuls 11 % des patients se sont vus proposer des solution de e-santé par un médecin, que ce soit une application mobile, un outil connecté ou dispositif à distance, précisent les auteurs de l’enquête.

    La majorité des médecins ne veulent pas être équipés en solutions de e-santé mais restent séduits par les outils d’aide à la gestion de la prise de RDV

    « La plupart des professionnels ne souhaitent pas être équipés de solutions de e-santé », analysent les auteurs de l’étude Odoxa-Fondapro, soulignant cependant que « les solutions qui leur permettraient de gérer l’organisation et la prise de rendez-vous » font exception et séduisent plus de 60 % d’entre eux.

    L’enquête souligne à cet égard qu’un quart des praticiens interrogés estime que le dossier médical partagé (DMP) « ne présente pas d’utilité ».

    Les médecins proposent rarement à leurs patients d’utiliser des solutions de e-santé

    Si 34 % des Français avouent avoir déjà utilisé des outils connectés orientés sur la santé, les médecins pour leur part n’ont pas encore pour habitude d’utiliser ces solutions de e-santé, que ce soit pour échanger des informations avec les établissements de santé, avec leurs confrères ou avec leurs patients.

    Les médecins se sentent dépossédés de leur position de « sachant »

    Selon l’étude, la « frilosité » des médecins s’explique par le fait qu’ « ils perçoivent ces outils modernes comme des concurrents de leur expertise plutôt que comme des vecteurs susceptibles de les aider dans leur exercice », et qu’ils se sentent dépossédés de leur position de « sachant ».

  • FASN Cancérologie : Le numérique, un outil de l’évolution du parcours de soins

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour optimiser les parcours de soins. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital sont au cœur des discussions des Rencontres nationales de la santé numérique, qui se sont tenues le 2 avril 2019 à Paris. L’événement est organisé dans le cadre de la campagne #FASN sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins.

    L’oncologie a souvent été précurseure dans le développement des innovations en santé, notamment sur ce que peut apporter le numérique dans la prise en charge des patients et l’exercice des professionnels. Nouveaux parcours de soins, changements de pratiques, nouvelles responsabilités, gestion des données, éthique… les enjeux sont nombreux pour les professionnels.

    Cependant, nous sommes face à une grande hétérogénéité en termes de maturation des projets, de motivation des professionnels et d’équipement. Décryptage.

    Ne pas confondre l’outil et le but

    La relativisation de la place de l’outil est le premier axe de réflexion. « Nous sommes extrêmement attentif pour ne pas confondre l’outil et le but », pose d’emblée Norbert Ifrah, président de l’INCa. D’autant que les solutions de santé numérique se perfectionnent en continu. La vérité technologique à un instant T n’est pas tangible mais soumise à une analyse critique dès l’apparition de nouveaux éléments, de nouvelles strates technologiques.

    L’enthousiasme pour ces outils n’exempte pas d’une attention à garder la confiance de la pratique. En France, nous avons la chance d’avoir une assurance maladie unique et universelle, un système national des données de santé, un PMSI afin de permettre de garder l’outil à se place et l’utiliser à bon escient. « La vraie nouveauté est cette capacité à s’extraire du système dans lequel ont été conçu les outils pour rompre l’os et sucer la substantifique moelle ».

    Changer l’organisation plutôt qu’empiler les applications

    Pour Patrice Viens, président d’Unicancer, « la réussite du virage de l’ambulatoire ne consiste pas à empiler les applications » mais en changement plus radical de l’organisation de l’hôpital, adaptée au numérique. « Le numérique est le support. Mais cette transformation est d’abord entraîné par les progrès thérapeutiques,la chirurgie de moins en moins invasive, les traitements per os« .

    De ce fait, le patient ne reste plus à l’hôpital et les temps de rencontre avec les professionnels est réduit. L’outil numérique est alors un « filet de sécurité. C’est ce que l’on appelle pompeusement la relation ville hôpital ».

    Évolution de la relation médecin-patient

    La plupart des professionnels sont convaincus de l’intérêt du numérique dans leurs pratiques quotidienne. « Il n’y a plus aucun interne qui sait ce qu’est un film de radiologie. Ils sont nés avec le PACS et les systèmes identiques », précise Gilles Calais, président de la FHF Cancer, avant de souligner l’hétérogénéité des déploiement dans les établissements.

    En tout état de cause, la connexion avec le patient est modifiée. Ces systèmes permettent au patient de communiquer de façon beaucoup plus simple au quotidien, notamment depuis leur domicile. La spécialité cancérologique est globalement complexe en terme de coordination de soins, d’agenda pour les patients, de séjours ultra-court. « Nous sommes frappés à quel point les patients sont souvent perdu dans la gestion de leur quotidien« . Le dispositif d’annonce, la coordination de soins sont des gardes-fous mais pas suffisants face à cette complexité.

    Fournir une information fiable

    L’enjeu récurent pour les patients est la capacité des professionnels à donner une information de qualité sur son état de santé, ses traitements. « Certaines applications permettent d’anticiper ou de réguler la prise en charge des patients, les toxicités… Mais la qualité de l’outil et de l’information n’est pas toujours garantie » De même, pour les sites Internet.

    Une thèse accompagnée par la FHF, sur l’information donnée sur l’accouchement, a montré que seuls 25 à 30 % des sites donnaient une information fiable à la femme enceinte. Tous les autres contenaient des erreurs, approximations ou éléments fantaisistes. « Nous pouvons imaginer que dans le champ de la cancérologie, le problème est le même. A défaut de leur déconseiller d’aller sur Internet, j’essaie d’orienter les patients vers des sites de référence« .

    Le dernier enjeu soulevé par Gilles Calais est l’investissement en temps passé par les praticiens face aux outils numériques. »Ils sont très demandeurs d’outils facilitant leur quotidien mais ont plus de mal à se projet en amont de la réflexion sur leur développement. » La prise de conscience et l’implication des professionnels, comme des patients, dans la construction de ces solutions est un atout  de ce vers quoi nous voulons aller.

    Optimiser le temps de présence à l’hôpital          

    Les modifications récentes des interactions entre les équipes de soins et les patients à l’occasion de l’arrivée des chimiothérapie orales, et le déplacement des soins en dehors de l’hôpital sont une opportunité « Le terrain est vierge de certains freins de l’organisation hospitalière, explique Emmanuel Briquet, de l’Union hospitalière privée en cancérologie. Nous pouvons alors partir des usages de nos équipes et des patients c’est-à-dire le modèle des réseaux sociaux et leurs facilité d’utilisation ».

    Dans le cadre d’un essai thérapeutique, Emmanuel Briquet teste la gestion de l’information et des échanges transitant par une plateforme, plus que par une application en tant que telle. « Elle est une zone de rencontre avec les différents professionnels qui accompagnent le patient. » Cette adaptation au usage permet la mise en place de programmes d’éducation thérapeutique, notamment en utilisant les serious games. Le temps de présence dans les services, en hospitalisation ou consultation peut ainsi être optimisé.

    L’échange est coordonné par une infirmière clinicienne qui va reprendre l’informations récoltées. L’identification des signaux faibles avec un code couleur participe à cette évaluation. « Vert, pas de problème. Orange, le patient est contacté. Rouge, nous sortons du protocole et le patient doit revenir ».

    Reconnaissance comme dispositif médical ?

    Un certain nombre d’applications de santé aspire à être reconnu comme dispositif médical et passe au crible du CEPS. « Il n’y a pas de raison pour qu’une innovation technique s’affranchisse de fournir la preuve du service rendu. Nous passons de l’auto-proclamation à la démonstration de la preuve. »

    Le développement des start-ups à en effet changé la perspective du virage de l’ambulatoire. Le piège identifié est que l’offre crée le besoin et pas l’inverse. Là encore, notre système de santé français est garant de ce bon usage et du développement cohérent de ces solutions numérique pour qu’elle accompagne les nouveaux parcours de soins en répondant aux besoins des patients et des professionnels de santé.

  • FASN Cancérologie : création de nouveaux métiers et transformation des pratiques (2/04/19)

    De nombreux aspects de la cancérologie sont aujourd’hui impactés par la transformation numérique et représentent des opportunités et des défis pour les acteurs de santé. Les évolutions de la prise en charge et de l’organisation des soins induites par les progrès de la recherche et les nouvelles thérapies ouvrent la porte à de nouveaux métiers mais invitent avant tout les professionnels à faire évoluer leurs pratiques et donc les métiers existants.

    Lors des 36h chrono de la cancérologie, qui se sont tenues le 2 avril 2019, Christelle Galvez, directrice des soins et des parcours de santé du Centre Léon Bérard à Lyon, a animé le lab sur la transformation des métiers de la cancérologie. « Nous avons surtout échangé sur l’évolution de nos métiers en lien avec le numérique. Pour les nouveaux métiers, nous avons réfléchi sur comment les intégrer, déterminer des cotations et trouver le langage commun », indique-t-elle à Health & Tech Intelligence.

    En effet, si le troisième plan cancer intègre les nombreux atouts de la santé numérique dans la prise en charge et l’organisation des soins, il reste silencieux sur la création de métiers liés directement au numérique. Unicancer va plus loin en appelant à l’accompagnement des nouveaux métiers liés au développement des données de santé (bio-informaticiens et data managers) et à la création d’une filière de formation.

    La santé numérique, pas encore vraiment une priorité

    De nombreux aspects de la cancérologie sont aujourd’hui impactés par la transformation numérique et représentent des opportunités et des défis pour les acteurs de santé. Outre les évolutions de la prise en charge et de l’organisation des soins induites par les progrès de la recherche et les nouvelles thérapies, de nouveaux métiers apparaissent et d’autres évoluent.

    Le troisième plan cancer intègre les nombreux atouts de la santé numérique dans la prise en charge (outils pour garder le lien avec l’école, l’université…) et l’organisation des soins (dossier patient informatisé, dossier communicant de santé…). Il intègre, dans son objectif 4, la reconnaissance de nouveaux métiers en cancérologie, comme l’infirmier clinicien, devenu depuis l’infirmier de pratique avancée, le radiophysicien et le dosimétriste. Pour autant, il n’évoque pas les métiers liés directement au numérique.

    Unicancer, qui appelle à un nouveau plan cancer, avait adressé une série de propositions aux candidats aux élections présidentielles de 2012. Parmi elles, l’accompagnement de l’émergence de nouveaux métiers en cancérologie dont ceux liés au développement des données de santé (bio-informaticiens et data managers). La fédération des centres invite également à la création d’une filière de formation et d’émergence des futurs métiers de la e-santé et du big data concernant le traitement du langage, l’analyse sémantique, etc.

    Le programme Ma Santé 2022, quant à lui, voit surtout dans le numérique, l’opportunité « d’améliorer les organisations, dégager du temps médical et offrir un bouquet de services numériques aux professionnels de santé ». Dans les faits, le développement de ces nouveaux métiers est donc encore au stade des expérimentations, notamment au regard de l’hétérogénéité du niveau de développement du numérique, évoqué par le Pr Gilles Calais, président de la FHF Cancer, dans une interview accordée à H&TI.

    L’évolution des métiers de la recherche

    Le premier axe du lab qui s’est déroulé lors des 36h chrono de la cancérologie a insisté sur la croissance des métiers de la recherche en cancérologie depuis 2004. Dans les CHU, en 2016, ils représentait plus de 5 000 employés équivalant temps plein. Le champs de la recherche regroupe ainsi 9 métiers reconnus depuis 2008, de l’assistant de recherche clinique au coordinateur mais aussi le gestionnaire de données médicales et le bioinformaticien.

    Pour Marie Lang, directrice du comité national de coordination de la recherche « la transformation attendue de la médecine doit faire repenser l’organisation de la recherche alors que la révolution numérique percutent les frontières entre recherche, santé, prévention et le parcours patient ».

    L’arrivée massive du numérique inquiète certains professionnels sur la valorisation de leur plus-value et donc sur la pérennité de leurs postes, qui sont déjà liés à la durée des projets de recherche et essais cliniques. Cette précarisation aboutit a un turnover important ainsi qu’à une difficulté de recrutement pour les métiers d’assistants ou techniciens de recherche clinique et de chefs de projets à compétence cancérologique, une fuite des talents et une démotivation.

    L’évolution de ces métiers à l’ère du numérique doit être accompagné d’une démarche pour les rendre plus attractifs et fidéliser ces professionnels.

    La création d’une direction des data

    Il y a environ 2 ans, une direction des data a été ouverte à l’Institut Curie, sous la direction du Pr Alain Livartowski pour « valoriser ces données accumulé depuis des années pour la recherche et pour la santé en utilisant notamment les algorithmes de l’intelligence artificielle », a indiqué à H&TI le professeur. Au sein de cette direction, plusieurs métiers sont représentés pour accompagner la transformation numérique.

    Selon Julien Guérin, directeur des données à l’Institut Curie, la transformation numérique est à la fois une modernisation des parcours de prise en charge clinique, avec notamment le développement de moyens de communication vers les patients et le développement d’outils innovants pour l’accompagnement diagnostique et théranostique (contraction de thérapie et diagnostic) ou des projets de recherche (entrepôts de données, IA). L’accompagnement au changement est une clé du succès pour tirer partie de toutes les énergies. « Il faut partir des idées reçues et montrer le bénéfice notamment de remettre l’humain comme valeur essentielle, commente Julien Guérin. L’outil n’est pas là pour contrôler mais pour aider. » Le numérique fait évoluer les métiers mais ne les remplace pas dans un contexte d’activité toujours plus tendu et à effectif constant.

    Les actions à faible plus-value (impression papier, transmission de documents, etc.) seront remplacées par de nouvelles actions à meilleure plus-value (contrôle qualité, temps pour la recherche, amélioration continue des processus). Par exemple, les assistantes médicales, dont l’activité était jusque là concentrée sur la saisie pourraient être inquiètes du développement des outils qui l’automatise. L’accompagnement au changement consiste à à leur redonner une valeur ajoutée et les faire évoluer dans leur métier. « Il s’agit d’ailleurs plus de l’évolution d’une équipe que des métiers », observe Julien Guérin.         

    Personnaliser la prise en charge avec le numérique

    L’apprentissage principal de ce lab est donc bien que la santé numérique, avant la création de nouveaux métiers, fait évoluer les métiers actuelles. La recherche menée par Julien Edeline, oncologue médical au Centre Eugène Marquis à Rennes, en est un bon exemple. Il réaliste actuellement une étude sur 5 centres pour recueillir les symptômes des patients, en s’appuyant sur les infirmières pour mieux organiser l’hôpital de jour (HDJ). Cette personnalisation anticipée de la prise en charge en HDJ est basée sur un recueil des données via un outil numérique et une évaluation clinique réalisée par une infirmière de pratiques avancées (IPA).

    Le tout nouveau métier d’IPA, dont le décret est paru en juillet 2018, croise ainsi le développement de la santé numérique. L’algorithme permet d’anticiper et authentifier les actions à mettre en place lors de la venue des patients selon le recueil. L’IPA est ainsi intégrée pleinement et a sa place dans l’organisation. Grâce à l’outil numérique, elle participe à rendre plus efficace le temps passé en hôpital de jour.