Financeurs

  • H&TI Webinar : la prise en charge de l’AVC, chiffres clés et innovations (visionner l’échange)

    À l’occasion du webinar portant sur la prise en charge de l’AVC en France, organisé le 30 octobre 2019, Health & Tech Intelligence a eu le plaisir de recevoir Franz Bozsak, P.-D.G. et cofondateur de Sensome, qui a notamment présenté sa solution dédiée à la thrombectomie, une alternative à la prise en charge de l’AVC qui consiste à retirer par voie endovasculaire, à l’aide d’un stent, le caillot qui bouche l’artère cérébrale pour rétablir la circulation sanguine. La technique a été validée par la Haute autorité de santé (HAS) en 2017.
    La session était animée par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.

    Lors de cette conférence, les deux participants sont revenus sur le plan AVC 2010-2014, comprenant notamment la mise en place de la télé-AVC, ainsi que sur les facteurs de risques et la répartition géographique de cette pathologie. L’alternative à la thrombolyse intraveineuse qu’est la thrombectomie était au cœur de la discussion. Cette pratique en augmentation pose désormais la question de son accessibilité à tous.
    La vidéo de cet échange est disponible en ligne et visionnable ci-dessous. 

    Le prochain H&TI Webinar sera consacré aux challenges IA en santé, avec comme invité Hugo Mania, chargé de mission cloud & datacenter au ministère de l’Économie et des Finances. Connectez-vous le 19 novembre 2019 de 11 heures à 11h35 pour suivre cette nouvelle session. Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser via ce lien.

    Visionner le webinar « la prise en charge de l’AVC en France » :

    Pour aller plus loin :

    Consulter ici l’indicateur réalisé par H&TI sur l’AVC.

  • Health Data Week : appel à candidatures challenge start-up « IA, data & patients » (deadline : 08/11/19)

    « IA, data et patients : les pépites de la data en santé » est la thématique du challenge start-up organisé dans le cadre de la deuxième édition de la Health Data Week (HDW), qui aura lieu du 18 au 22 novembre 2019. Les candidatures, qui doivent être réalisées en ligne via ce lien, sont à déposer au plus tard le 8 novembre.

    Pour participer, les candidats doivent présenter un projet proposant une solution data et IA à destination des patients. Les entrepreneurs sélectionnés disposeront de 5 minutes pour pitcher sur scène, sans support visuel, lors d’un afterwork qui se tiendra le 19 novembre, de 18h30 à 20 heures (Paris). Chaque présentation sera suivie par 3 minutes de questions-réponses avec le jury.

    Pour cette édition 2019, la HDW est consacrée aux enjeux de la data et de l’intelligence artificielle en santé. L’objectif de cette semaines spéciale, initiée en 2018 par le think tank Health & Tech (Cercle des décideurs numérique et santé), est de partager et de diffuser le savoir-faire au plus grand nombre, tout en construisant une vision partagée des enjeux et des réalités de l’IA en santé.

  • L’AP-HP et Owkin lancent des projets de recherche sur données centrés sur le machine learning (IA)

    Améliorer la prise en charge des patients et faciliter le développement de nouveau médicaments dans 3 domaines principaux : l’oncologie, l’immunologie et la cardiologie. Tels sont les objectifs de la première série de projets de recherche sur données lancée conjointement par l’AP-HP et Owkin, une start-up française spécialisée dans l’apprentissage automatique (machine learning) appliquée à la recherche clinique. À noter que l’AP-HP est le premier centre européen d’essais cliniques et qu’il dispose du plus grand nombre de données de soins en France dédiées à la recherche.

    3 des 7 premiers projets (oncologie, immunologie et cardiologie) retenus par l’AP-HP et Owkin débuteront « dans les semaines à venir », indiquent les deux partenaires dans un communiqué publié le 30 octobre 2019. Leur but est de mieux comprendre l’hétérogénéité des maladies et de prédire leur évolution ainsi que la réponse aux traitements.

    Chacun des 3 projets porte sur :

    • les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe ;

    • les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon (AP-HP), et son équipe ;

    • les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV : mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.

    La signature de l’accord-cadre relatif à ce partenariat est le fruit d’un travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en intelligence artificielle (IA) de Owkin, notent les deux partenaires. « Déjà en collaboration pour divers projets, dont Healthchain (visant à sécuriser le partage des données sensibles de santé), Owkin va désormais travailler avec l’ensemble des hôpitaux de l’AP-HP », précisent-ils.

    Objectifs des 3 premiers projets de recherche sur données

    Projet sur les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :

    • mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe.

    « L’idée est de combiner l’expertise d’Owkin et la nôtre afin de prédire plus finement la survie de nos patients après résection pour carcinome hépatocellulaire » en identifiant de nouveaux critères anatomopathologiques de pronostic et de réponse aux traitements, explique le Dr Julien Calderaro.

    Projet sur les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :

    • mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon AP-HP.

    L’objectif est de mieux personnaliser le traitement de chimioembolisation hépatique (TACE) dont les critères de réponse tumorale après traitement sont clairement définis.

    « En revanche, les critères prédictifs de réponse ne sont pas bien connus. Une meilleure connaissance pourrait permettre de mieux personnaliser les indications de la TACE. La collaboration avec Owkin va tenter de répondre à cette question en analysant les données du scanner baseline (avant tout traitement) ainsi que les données histopathologiques de la biopsie de la tumeur en utilisant des outils d’intelligence artificielle », précise le Pr Valérie Vilgrain.

    Projet sur les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV :

    • mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.

    Le but est d’identifier de nouvelles données pertinentes issues des images d’histologie rénale des néphropathies lupiques et jusqu’ici négligées par l’interprétation médicale, malgré un haut niveau d’expertise selon le Pr Eric Daugas.

    L’objectif, in fine, est de proposer un traitement et une surveillance de la maladie personnalisés aux patients.

    « Actuellement, les meilleures prises en charge des patients ayant une atteinte rénale sévère au cours du lupus systémique souffrent de l’absence de prédiction individuelle de l’échec des traitements standards. Le projet proposé en collaboration avec Owkin doit déterminer l’apport d’une interprétation sans a priori des données cliniques et histologiques rénales recueillies au diagnostic pour améliorer la prise en charge de patients atteints de néphropathies lupiques graves, explique le Pr Eric Daugas. Un tel projet n’aurait pu naître rapidement – il a été construit en moins de six mois – sans notre rencontre avec les équipes d’Owkin. »

    Un accord-cadre de recherche entre Owkin et tous les hôpitaux de l’AP-HP

    Ces projets de recherche sur données sont lancés quelques mois après la signature d’un accord-cadre entre l’AP-HP et Owkin, en février 2019, pour une durée de 3 ans.

    Objectif : allier recherche médicale et intelligence artificielle

    Il est prévu dans le cadre de ce partenariat que les deux partenaires « pourront décliner rapidement et dans des conditions facilitées des études cliniques collaboratives », indiquent-ils (communiqué). L’idée est de conjuguer « toutes [les] actions en un effort collectif alliant recherche médicale et intelligence artificielle (IA) », commente Thomas Clozel, co-fondateur et P.-D.G. de Owkin, qui estime que « la démocratisation de l’accès à l’IA aux chercheurs va permettre la réalisation de grandes avancées ».

    Des projets déjà en cours

    La signature de cet accord-cadre résulte du travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en IA de Owkin. Parmi les projets sur lesquels collaborent déjà les deux organisations figure Healthchain, qui vise à sécuriser le partage des données sensibles de santé. Ce projet est financé par Bpifrance.

    « Les équipes feront appel à différentes technologies permettant d’optimiser leurs recherches, comme le « federated learning » (apprentissage fédéré : permet de concevoir des IA sans compromettre la vie privée des utilisateurs), le « transfer learning » (apprentissage par transfert : permet de transférer des connaissances d’une ou plusieurs tâches sources vers une ou plusieurs tâches cibles), les registres distribués et la cryptographie avancée », précisent l’AP-HP et Owkin.

  • CHU Lille : 1ère édition de l’AAP Défi Santé pour améliorer le parcours patients (lancement : 05/11)

    Le CHU de Lille organise la première édition de l’appel à projets (AAP) « Défi Santé – se connecter pour mieux soigner » afin de tester de nouvelles solutions en faveur d’un meilleur parcours santé pour les patients. Doté de 1 million d’euros (en apport numéraire et en nature), cet AAP est ouvert aux chercheurs et porteurs de projets (start-ups, PME, ETI et grands groupes). Les candidats sont invités à relever les 3 défis suivants :
    • fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
    • améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ; 
    • prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.

    L’appel sera lancé le 5 novembre 2019, date à laquelle un webinar sera organisé (10h30) pour présenter en détail les modalités de l’AAP (inscription en ligne via ce lien).

    Les organisateurs précisent d’ores et déjà que la lettre d’intention devra être envoyée au plus tard le 8 janvier 2020. Les lauréats seront annoncés lors du Salon SantExpo (ex Paris Healthcare Week), qui se déroulera du 26 au 28 mai 2020 à Paris.

    Co-porté par Eurasanté et Euratechnologies, cet appel à projets est financé par la Région Hauts-de-France, Hauts-de-France Innovation Développement, les Parcs d’innovation Hauts-de-France, la Métropole de Lille et Bpifrance.

    Les objectifs de l’AAP

    « Pour répondre aux enjeux territoriaux de simplification des parcours, en cohérence avec les attentes des patients et professionnels de santé, une meilleure coordination et un renforcement de la relation médecine de ville-médecine à l’hôpital est nécessaire », contextualisent les organisateurs de l’appel à projets (AAP) dans un communiqué publié fin octobre 2019.

    L’objectif de l’AAP est de répondre à ces enjeux en proposant aux candidats de relever les 3 défis suivants :

    • fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
    • améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ;
    • prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.

    À la clé pour les lauréat :

    • 1 millions d’euros en apport numéraire et en nature (enveloppe globale) ;
    • une expérimentation des solutions au CHU de Lille, en collaboration avec le CHU d’Amiens ;
    • un programme d’accompagnement en incubation et accélération par Eurasanté et Euratechnologies ;
    • une mise à disposition de locaux ;
    • l’accès à des expertises médicales et soignantes de pointe pour accompagner le développement de la solution.

    Calendrier

    • 8 janvier 2020 : deadline pour le dépôt de la lettre d’intention ;
    • 31 mars 2020 : deadline pour le dépôt du dossier de candidature (si retenu lors de la phase 1) ;
    • début mai 2020  : sélection finale (jury)
    • 26-28 mai 2020 : annonce des lauréats lors du salon SantExpo à Paris.
  • CES 2020 : 10 medtech françaises exposeront à Las Vegas lors de la prochaine édition

    10 start-ups du domaine de la e-santé seront représentées lors du prochain Consumer Electronics Show (CES), la grand-messe annuelle de l’électronique grand public, qui se tiendra du 7 au janvier 2020 à Las Vegas. Elles ont exposé le 22 octobre 2019 au Palais Brongniart à Paris pour l’événement « CES Unveiled in Paris », la préédition française du CES.

    Étaient notamment présentes les sociétés suivantes, actives en santé numérique, :

    • Adagos : a développé une nouvelle approche des réseaux de neurones basée sur la parcimonie, avec des applications, notamment en santé ;

    • My Cyber Royaume : a développé une gamme de logiciels basés sur la réalité virtuelle pour améliorer le quotidien de personnes souffrant de troubles cognitifs, neuro-psychologiques et moteurs ;

    • Redison : société de technologie fondée par des musiciens et active aussi dans le domaine de la santé ;

    • Humetrix : solutions de santé mobiles permettent aux professionnels de santé et aux patients d’accéder automatiquement et en toute sécurité à des registres en ligne individuels à l’aide d’appareils mobiles intelligents (téléphones, tablettes, clés USB) ;

    • Ullo : met les sciences cognitives et digitales au service de l’amélioration de la qualité de vie dans les espaces de soin ;

    • Innovhealth : propose un passeport numérique, baptisé « PassCare », qui permet aux patients d’accéder facilement à leurs données de santé partout dans le monde ;

    • Kwit : développe une application de sevrage tabagique pour smartphone : elle exploite un serious game dans lequel l’utilisateur devient un héros et son sevrage une performance. En arrêtant de fumer, il grimpe les niveaux et peut partager cette réussite avec ses proches sur les réseaux sociaux ;

    • Styl : a conçu un stylo connecté capable de lutter contre la dépendance au smartphone par le serious game ;

    • Lexlife : a mis au point la lampe intelligente Lexiligh pour faciliter la lecture à des millions de patients dyslexiques ;

    • MoonHealth : plateforme de télésurveillance du diabète qui apprend des patients et de leurs soignants grâce à des mécanismes d’IA.

  • 2ème édition de la Health Data Week : une semaine dédiée aux données de santé, 18-22/11/2019 à Paris

    Le think tank Health & Tech organise du 18 au 22 novembre 2018 à Paris la Health Data Week, une semaine dédiée aux données de santé rythmée par 5 rendez-vous :

    • un colloque « données de santé et intelligence collective » – journée de conférence : Paris, le 18 novembre organisé par le ministère des Solidarités et de la Santé en collaboration avec le Grand Défi IA.

    • un webinar « les challenges IA en santé : état des lieux et mode d’emploi » : en ligne, le 19 novembre de 11h à 1h35 ;

    • un afterwork start-up challenge « IA, data et patients : les pépites de la data en Santé » : Inno.centre, 6 rue Pierre Larousse, 75014, Paris, le 19 novembre, de 18h30 à 20h suivi d’un cocktail networking ;

    • un H&TI morning special Ethik IA : Inno.centre, 6 rue Pierre Larousse, 75014, Paris, le 20 novembre, de 9h30 à 11h30 ;

    • un dîner du Cercle des décideurs numérique et santé : Paris le 26 novembre, à partir de 20h.

    Les inscriptions à ces événements peuvent être effectuées en suivant ce lien.

    Un colloque « données de santé et intelligence collective » : Paris, le 18 novembre

    Une journée de conférence organisée par le ministère des Solidarités et de la Santé

    Un webinar « les challenges IA en santé : état des lieux et mode d’emploi » : en ligne, le 19 novembre de 11h à 11h35 

    Connectez-vous et posez vos questions en direct à nos intervenants. Les débats seront animés par la société Care Insight.

    Afterwork start-up challenge : Inno.centre, 6 rue Pierre Larousse, 75014, Paris, le 19 novembre, de 18h30 à 20h

    Cet afterwork permettra de faire un tour d’horizon des start-ups qui innovent dans le domaine de la data en santé.

    Un jury d’experts présélectionnera les startups les plus innovantes, qui disposeront de quelques minutes pour pitcher et convaincre.

    Après délibération, une remise de prix sera organisée.

    L’événement sera suivi d’un cocktail networking.

    un H&TI morning special Ethik IA  : Inno.centre, 6 rue Pierre Larousse, 75014, Paris, le 20 novembre, de 9h30 à 11h30 

    Une matinée de discussion conçue avec Ethik IA sur l’éthique, la data et la régulation.

    Dîner du Cercle des décideurs numérique et santé : Paris, le 26 novembre, 20h

    Ce dîner spécial Health Data Week réunit les membres du Cercle des décideurs numérique et santé autour d’un invité sur la data en santé.

    Le Cercle des décideurs numérique et santé vise à faire travailler ensemble industriels, acteurs de santé, institutionnels et relais d’opinion sur une plateforme commune « au-delà du portage politique », est-il expliqué sur le site du réseau. Son ambition est d’ »accompagner l’émergence d’une filière industrielle d’excellence, qui réponde aux enjeux de santé publique, de sécurité, de pérennité et de création de valeur économique ».

  • H&TI Webinar : la prise en charge de l’AVC en France, chiffres clés et innovations (30/10/19, 11h)

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain H&TI Webinar, à l’occasion de la journée nationale pour la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) en France, un enjeu majeur de santé public.

    Le Webinar sera articulé autour :

    • des principaux indicateurs de santé publique liés à l’AVC ;
    • des innovations dans la prise en charge de l’AVC ;
    • des start-ups qui proposent des solutions de prévention ou de suivi post AVC.

    Connectez-vous le 30 octobre 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions en direct aux intervenants.

    L’échange sera animé par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées via ce lien.

  • Hackathon data pharma/lauréat : un agrégateur des données patients intégré au logiciel du pharmacien

    Un agrégateur des données médicales du patient (du DMP et du DP) intégré au logiciel métier du pharmacien. C’est le dispositif au centre du projet « Ça marche » – « Integrated patient data », qui a remporté le hackathon « Health Data Hub : les données de santé au service du pharmacien d’officine », organisé les 19 et 20 octobre par R+/Résopharma et l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), en parallèle du Congrès national des pharmaciens (Bordeaux).

    Le but de cet intégrateur est de faciliter l’interprétation des données hétérogènes afin de réaliser des analyses par segmentation et prédictive pour la pharmacie. 3 000 euros ont été versés à l’équipe internationale à l’origine de cette innovation, pour l’aider à développer son innovation. Le jury était présidé par Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees et pilote de la task force « réforme du financement du système de santé ».

    Autre projet récompensé : Arma, qui décroche le prix « coup de cœur » du jury. Il s’agit d’une surcouche logicielle de data visualisation des données enregistrées dans le logiciel métier et équipé d’un module centré sur le patient. L’objectif est d’aider le pharmacien à réaliser une meilleure prévention auprès de sa patientèle (rappel de vaccination par exemple) et d’optimiser le potentiel commercial de l’officine.

    Le hackathon a réuni une vingtaine d’étudiants et de professionnels aux profils pluridisciplinaires (pharmaciens, développeurs, UX designers…), qui devaient imaginer une utilisation innovante des données au service du pharmacien, le tout en répondant à des problématiques précises : « Comment utiliser les données pour prédire les ventes en pharmacie d’officine ? » ; « Comment aider le pharmacien à mieux connaître son patient à l’aide de la visualisation de données ? » ; « Comment exploiter les différentes sources de données de santé dans les outils officinaux (logiciel spécialisés, messageries, réseaux sociaux, sites fournisseurs…) ? », etc.

    Hackathon data pharma : les autres finalistes

    • P4pillon

    P4pillon est un logiciel métier centré sur la coopération entre les professionnels de santé et une nouvelle organisation à l’officine.

    L’outil est déjà utilisé sur son territoire et le réseau Mille soins (Limousin, Centre). L’idée du projet est de revoir la place du pharmacien dans le parcours de soins (anticipation des sorties hospitalières et lanceur d’alerte) et de rationaliser les stocks gérés au patient.

    • Pharmadex

    Pharmadex est une application mobile qui permet le scan d’ordonnance et la e-réservation de produit pour les patients. Le but de cette solution est d’aider le pharmacien à mieux anticiper l’arrivée du patient au comptoir et à l’orienter vers les missions qui lui seraient le plus indiquées.

    • Satya

    Satya propose une surcouche logicielle qui centralise l’ensemble des informations médicales et administratives du patient. Pour chaque patient, le pharmacien dispose des informations à jour ou d’alertes si une action est requise, ce qui lui permet de gagner du temps dans les démarches administratives (complémentaire santé, coordonnées du prescripteur, etc.) et ainsi de davantage se concentrer sur le cœur de son métier, la dispensation.

    L’équipe de Satya souhaite également s’appuyer sur un algorithme d’analyse de la délivrance pour la sécurisation du patient (interaction médicamenteuse).

  • Asie : l’appli Doctor Anywhere (Singapour) multiplie les partenariats pour s’étendre au Vietnam

    Doctor Anywhere, une start-up singapourienne proposant une plateforme de télémédecine, s’associe à ViettelPay, un service bancaire numérique appartenant au plus grand opérateur de téléphonie mobile du Vietnam (Viettel). Objectif : fournir une gamme complète de services de santé en ligne aux plus de 6 millions d’utilisateurs de ViettelPay au Vietnam. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés.

    Dans le cadre de cette alliance, annoncée à la mi-octobre 2019, les utilisateurs de ViettelPay vont pouvoir se connecter directement à la clinique virtuelle de Doctor Anywhere pour consulter un médecin mais aussi accéder à une offre de services bien-être depuis l’application mobile de la société vietnamienne.

    ViettelPay a été lancé au Vietnam en juin 2018 et devrait porter son nombre d’utilisateurs à 30 millions en 2020.

    Dans un pays peuplé de 96 millions d’habitants avec un taux de pénétration de smartphone de 84 %, toute personne possédant un mobile peut facilement télécharger l’application ViettelPay et accéder immédiatement aux services de Doctor Anywhere. L’objectif de ce partenariat est d’améliorer l’efficacité du système de santé public dans le pays et la qualité des soins prodigués. Le nouveau service devrait être mis en ligne sur l’application vietnamienne début 2020.

    Il s’agit du deuxième partenariat annoncé au Vietnam par Doctor Anywhere sur une période d’environ deux mois. En septembre, la start-up a conclu un accord de coopération stratégique avec Bao Minh Insurance, l’une des plus grandes compagnies d’assurance vietnamienne.

    Extension de Doctor Anywhere au Vietnam : d’autres partenariats à venir

    La signature des coopérations stratégiques avec Bao Minh Insurance et ViettelPay s’inscrivent dans la stratégie de développement de Doctor Anywhere au Vietnam.

    L’alliance avec Bao Minh prévoit le déploiement d’une série de services de santé en ligne et hors ligne, dont la consultation vidéo et la délivrance de médicament, un e-marché pour les produits de santé et de bien-être ainsi que des prestations de soins à domicile. L’ensemble de l’offre sera accessible sur une plateforme unique.

    Ce partenariat était la première expansion régionale d’une telle ampleur annoncée par la start-up singapourienne. D’autres partenariats importants sont en cours de discussion, avait-elle alors indiqué.

    Objectif : un déploiement dans « plus de cliniques et de pharmacies au sein des villes clés »

    « Nous sommes ravis d’établir notre empreinte au Vietnam, l’une des économies en développement les plus dynamiques en Asie, commente Lim Wai Mun, fondateur et P.-D.G. de Doctor Anywhere (communiqué de septembre). Depuis notre lancement [au sein de ce marché] au T2 2019, nous avons établi notre présence dans les pôles d’affaires de Hô-Chi-Minh-Ville et de Hanoï, avec l’intention de déployer [nos activités dans] plus de cliniques et de pharmacies au sein des villes clés [du pays] au cours des prochains mois.

    Un accord également signé avec une start-up indonésienne

    Parmi les dernières actions notables de Doctor Anywhere figure l’accord signé en mars avec Go-Jek, une start-up indonésienne spécialisée dans la logistique et le suivi des déplacements façon Uber. Depuis le 1er avril 2019, tous les chauffeurs actifs de Go-Jek bénéficient d’un accès entreprise à la plateforme de de téléconsultation et de prise de rendez-vous médicaux en ligne Doctor Anywhere.

  • Valoriser les données d’imagerie et leur structuration, le modèle économique de la start-up NetR

    La start-up française NetR, créée début 2019, développe une solution qui permet le traitement des données médicales d’imagerie d’établissements de santé pour les mettre à disposition de la recherche publique ou privée. Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence dans le cadre des Journées francophones de radiologie – JFR (11-14 octobre 2019), Marie Pauline Talabard, co-fondatrice et P.-D.G. de la société, indique se retrouver confrontée à la question que se posent de nombreux professionnels : comment valoriser la donnée de santé et à quel prix ?

    Elle revient dans cet entretien sur son modèle économique de partage de la valeur entre le fournisseur de la donnée et la solution.

    En Europe, les données n’ont pas de valeur marchande

    La start-up est partie des principes fondamentaux suivants pour constituer son offre :

    • Les données d’origine sont des données personnelles, nominatives, dédiées à l’usage du soin. Ces données n’ont en l’état pas de valeur autres que personnelles pour la réalisation de la prise en charge médicale de la personne. Elles n’ont pas d’appartenance ni de valeur marchande, du moins en Europe ;
    • Une donnée individuelle n’a pas de valeur en tant que telle, seul le traitement de données massives (ou au moins à partir d’un volume significatif au regard du sujet d’étude) représente un intérêt et donc une valeur pour la recherche médicale ;
    • concernant la recherche, il existe un principe de solidarité nationale : la collecte doit être réalisée à l’échelle de la collectivité et valorisée de même. Le système de santé qui produit ces données de soin est financé par la solidarité nationale, il est donc licite de penser la valorisation à l’échelle de la collectivité.

    La structuration des données peut faire l’objet d’une rémunération

    Ce qui va être rémunéré, c’est la transformation de ces données nominatives et individuelles en des données traitées et structurées pour être dédiées à la recherche. L’intérêt est de pouvoir de plus en plus se reposer sur des processus automatisés, applicables à grande échelle. Ainsi, la chaîne de valeur du traitement de la donnée de santé s’industrialise et nécessite de professionnaliser les pratiques pour les faire passer à l’échelle.

    Une offre permettant une mise en relation entre établissements et chercheurs

    NetR a mis en place une prestation de service « sur mesure », permettant la mise en relation entre les établissements fournisseurs de données et les chercheurs (industriels) demandeurs de données de valeur pour nourrir leurs travaux.

    Un prix de la donnée variable selon les pays

    La start-up est pour l’instant spécialisée en données d’imagerie et s’inscrit dans un marché où des acteurs internationaux sont déjà présents et fortement concurrentiel. Les prix pratiqués aujourd’hui en Chine (Alibaba rachète massivement les données des hôpitaux chinois) et aux États-Unis pour des données plus ou moins labellisées varient entre 30 et 300 dollars (entre 27 et  270 €) l’examen d’imagerie, en fonction des critères suivants :

    • la rareté de la pathologie ou de la thématique adressée ;
    • la difficulté de traitement de cette donnée, des volumes à adresser ;
    • la demande.

      Les prix pratiqués en France par NetR varient entre quelques euros et quelques centaines d’euros par examen en fonction du service de qualification nécessaire.

    Une rémunération répartie entre l’établissement fournisseurs de données et NetR

    La jeune pousse française a construit un modèle financier qui permet la répartition de la rémunération entre l’établissement fournisseurs de données (70 % de la somme) et NetR (30 %).

    NetR se positionne ainsi en :

    • tiers de confiance (et intègre dans sa prestation la composante de démarche juridique : déclarations, information des patients) ;
    • prestataire pour le traitement des données à chaque fois spécifiques, traitées en fonction de la demande.

    La solution proposée est en effet construite sur mesure en fonction de la demande du client final, et dans ce sens rejoint l’esprit du RGPD qui a surtout pour vocation de défendre les usagers sur la finalité de l’usage fait de leurs données.

    Un service adapté à la spécificité clinique de la demande

    L’une des forces de NetR est de reposer sur la présence au sein de la structure de l’expertise radiologique de Marie Pauline Talabard : le service proposé est adapté à la spécificité clinique de la demande, et pour répondre au plus près aux attentes des clients, intègre dans sa réponse des informations diverses, issues des images médicales mais également des comptes rendus (analyse textuelle). Ainsi, par exemple, des données de traitements pharmacologiques peuvent être prises en considération.

    NetR accompagne les établissements partenaires dans l’information donnée aux patients, qui peut être prospective (le patient est informé que ses données pourront être utilisées à des visées de recherche après anonymisation), ou rétrospective, auquel cas l’information est individuelle et demande de recontacter les différents patients concernés.

    Un marché en devenir, un positionnement européen en retrait

    Marie Pauline Talabard alerte sur le positionnement « très en retard » de l’Europe par rapport aux États Unis ou la Chine. Il y a d’un côté « la Chine, où l’individu passe après l’intérêt général et où aucune question n’est posée concernant l’appartenance des données, et [de l’autre] les États-Unis, où l’individu prime et a une liberté totale de l’usage et de la vente de ses données », explique la présidente de NetR. Ente ces deux choix « philosophiques », l’Europe s’est tournée vers une position médiane sur l’appartenance des données et leur valorisation. En retrait, elle accumule un retard difficilement rattrapable selon l’entrepreneuse.