Financeurs

  • Elsan constitue une nouvelle offre d’outils digitaux en collaboration avec les praticiens

    « La constitution de notre nouvelle offre d’outils digitaux repose sur un processus collaboratif avec les praticiens. » C’est ce qu’explique Ségolène Perin, directrice de l’innovation à Elsan, interrogé par Health & Tech Intelligence le 30 septembre 2019 à propos d’une enquête interne* menée auprès des praticiens du groupe sur leur usage et perception des outils digitaux.

    Des groupes de travail sont en train d’être constitués pour une première phase de travail qui s’étendra jusqu’à fin 2019. L’idée est de proposer des solutions « déjà existantes » de start-ups ou d’autres acteurs sur la base des résultats de cette étude, « de centraliser et de commercialiser l’offre » au sein des établissements Elsan, précise Ségolène Perin.

    Principaux enseignements de l’enquête :

    • les praticiens interrogés expriment un fort intérêt pour les outils digitaux ;
    • ils sont en particulier intéressés par les solutions permettant de fluidifier leur pratique médicale (temps de consultation, communication inter professionnels etc.) et leur visibilité.

    « Au-delà d’un aperçu des usages actuels, l’objet du sondage était de valider les thématiques sur lesquelles les praticiens plébiscitaient l’aide d’un outil digital, note Elsan (communiqué). C’est le cas notamment pour faciliter l’information aux patients : plus de 60 % d’entre eux appellent de leurs vœux une bibliothèque de contenus pédagogiques à destination de leur patientèle et près de 70% souhaiteraient avoir accès à un système de consentement éclairé électronique qui garantisse la traçabilité de l’information. »

    Fluidifier la pratique et améliorer la visibilité des praticiens

    Des outils pour informer et collaborer

    L’enquête révèle que les praticiens interrogés utilisent les outils digitaux « principalement à des fins d’information et de collaboration avec des pairs » (communiqué).

    • 96 % des répondants y voient un moyen d’accès à l’information médicale et aux dernières avancées de la recherche ;
    • 72 % les utilisent pour collaborer avec leurs confrères.

    Elsan indique par ailleurs que la moitié des médecins utilisent actuellement les solutions digitales pour communiqué avec leurs patients. Un tiers a déjà recommandé à ses patients une ou plusieurs applications mobiles, notamment pour le suivi ou l’auto-suivi à distance.

    Fluidifier la pratique médicale

    « Actuellement, les outils utilisés pour communiquer entre professionnels sont assez statiques (utilisation de SMS ou de l’appli mobile Whatsapp), commente Ségolène Perin. Notre objectif est de parvenir à fluidifier la communication entre la ville et l’hôpital, mais aussi en interne au sein des établissements pour, à terme, fluidifier les parcours de soins. »

    Améliorer la visibilité des praticiens

    L’un des autres enseignements de l’étude est la volonté des praticiens d’améliorer leur visibilité en ligne, comme par exemple leur page Google. « Ils reconnaissent leurs limites sur ce sujet. Nous allons donc les aider à mieux maîtriser leur image et les outils permettant de mieux gérer leur visibilité sur internet », précise Ségolène Perin.

    La valeur du DMP « n’est pas totalement perçue »

    Il ressort par ailleurs de l’étude menée par Elsan que le dossier médical partagé (DMP) est peu consulté et utilisé. 27 % des praticiens sondés seulement le consultent dans le cadre du suivi de leurs patients.

    Ce désintérêt s’explique, selon les praticiens, par un « manque de fluidité » du DMP, sur lequel l’information disponible « n’est pas totale », explique Ségolène Perin. « La valeur de la solution n’est pas totalement perçue ; l’outil n’est pas forcément vu comme un outil aidant », complète-t-elle.

  • Les Rendez-vous Carnot : la e-santé parmi les thématiques à l’honneur (16-17 octobre 2019, Paris)

    L’Association des instituts Carnot organise ses journées « Rendez-vous » les 16 et 17 octobre 2019 à Paris sur 2 thématiques, la santé et les machines intelligentes. TPE, PME, ETI et chercheurs sont conviés à l’événement pour rencontrer de potentiels futurs partenaires en santé et accélérer leur projets d’innovation R&D.

    « Les médicaments de demain ne seront ni découverts ni administrés comme ceux d’hier. La découverte des futurs médicaments reposera largement sur l’utilisation des technologies digitales, à commencer par l’intelligence artificielle (IA), contextualisent les organisateurs. La prise en charge thérapeutique des patients quant à elle, passera encore plus qu’aujourd’hui par la conjonction de l’administration d’un médicament et de l’utilisation de dispositifs médicaux. »

    Les expertises des équipes et des plateformes technologiques des instituts Carnot du consortium Findmed fournissent un support pour la maturation de projets de recherche innovants. Elles couvrent toute la chaîne de valeur du médicament et des dispositifs médicaux. « Ces ressources permettent à la fois une accélération des processus de découverte des médicaments et une personnalisation des traitements à chaque patient », commente l’association.

    Findmed associe également aux Rendez-vous Carnot 2019 les pôles de compétitivité en santé français. L’objectif est d’offrir plus d’opportunités aux PME dans le but de développer les synergies et les coopérations entre les différents acteurs de l’écosystème de l’innovation.

    Les inscriptions, pour prendre rendez-vous avec un expert de l’un des instituts Carnot du consortium Findmed ou d’un pôle de compétitivité, ou pour assister aux pitchs, doivent être réalisé sur le site Rdv-carnot.vimeet.events, accessible via ce lien.

    Au programme :

    • partnering : rencontre avec de potentiels futurs partenaires en santé et accélération des projets d’innovation !
    • sessions de pitch : présentation des expertises et des offres R&D des instituts Carnot membres du consortium Findmed destinées aux industriels ;
    • conférence : Findmed « From Drug to Drug+, to Medtech ». Damien Salauze, directeur des opérations Findmed , présentera la nouvelle dynamique de convergence du consortium destinée aux PME innovantes du médicament et des dispositifs médicaux.

    Des focus sont proposés par le réseau Carnot sur des espaces dédiés pour :

    • découvrir des innovations illustrant les réalisations permises par les dernières avancées scientifiques et technologiques ;
    • prendre connaissance des plateformes technologiques du réseau Carnot accessibles dans ces domaines ;
    • suivre les pitchs spécialisés d’experts ;
    • rencontrer des experts sur place ou sur rendez-vous en s’inscrivant en tant que porteur de projets d’innovation.

    Programme

    Mercredi 16 octobre 2019

    • 10h00 Oncopédiatrie
      • Sandy Azzi Hatem, Manager SIREDO – Chargée d’affaires Oncopédiatrie Carnot Curie Cancer
    • 10h15 Optimiser votre drugabilité
      • Pr. Aurélie Malzert-Fréon, CERMN, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 10h30 Collecte et analyse des données avec l’IA : comment aider les professionnels de la santé
      • Romain Farel, Chargé de partenariats industriels Carnot TN@UPSaclay
    • 10h45-10h50 Medicen Paris Région : Présentation du pôle de compétitivité Santé en Ile de France
      • Adélaide Larcher, Chargée d’affaires développement du réseau et des partenariats Medicen Paris Région
    • 11h05 Restauration de la fonction visuelle par thérapie optogénétique
      • Serge Picaud, Directeur de recherche INSERM, Institut de la Vision Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Offre R&D de positionnement partenarial de l’institut Carnot CALYM
      • Kevin Carvalho, Chargé de missions FINDMED Carnot CALYM
    • 11h35 Plateforme CIRE : service de chirurgie et d’imagerie in vivo dédié aux modèles ovins et porcins
      • Carnot France Futur Elevage
    • 11h50 BioValley France, provocateur d’innovation et cluster d’expérimentation
      • Guillaume Facchi, Coordinateur des programmes stratégiques BioValley France
    • 14h00 La plateforme du Carnot IPGG Microfluidique : un outil pluridisciplinaire pour la santé
      • Guillaume Laffite, Ingénieur de recherche Carnot IPGG Microfluidique
    • 14h15 La spectrométrie de masse : un nouvel outil pour le diagnostic médical
      • Pr. Carlos Afonso, Professeur des Universités, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 14h30 Big Data et médecine de précision
      • Timothé Cynober, Chargé d’affaires Data Science Carnot Curie-Cancer
    • 14h45 Atlanpole Biothérapie
      • Nicolas Siami, Chargé de missions Atlanpole Biothérapie
    • 14h50 Plateforme GALA : une offre technologique pour la conception et le développement d’une galénique avancée
      • Maria-Inés Ré, Directrice de recherche Carnot M.I.N.E.S
    • 15h05 Influence de l’alimentation sur l’environnement luminal des cellules épithéliales de l’intestin
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment
    • 15h20 De la recherche à la clinique : le modèle ICM pour le traitement de maladie Parkinson
      • Claire Roudot, Chargée d’affaires Biotechnologies Carnot ICM
    • 15h35 Lyonbiopôle
      • Stéphanie Pelège, Responsable communication et évènements Lyonbiopôle
    • 15h40 L’institut Carnot Imagine : focus sur la recherche de molécules pour les maladies génétiques
      • Nicolas Doulet, Chargé de partenariats industriels Carnot Imagine
    • 17h00 L’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé, votre partenaire privilégié pour la recherche partenariale
      • Isabelle Buckle, Directrice de la DARRI de l’Institut Pasteur et Directrice adjointe du Carnot Pasteur MS
    • 17h15 Nouveaux outils de suivi de l’impact du médicament sur le patient
      • Eric Gouze, Business Development Manager – Dispositifs Médicaux et eSanté Carnot Leti
    • 17h30 Présentation d’un projet européen sur la complémentation de l’alimentation en caséines ou protéines de soja
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment

    Jeudi 17 octobre 2019

    • 09h45 Méthodologies électroanalytiques pour la détection de petites molécules d’intérêt biologique dans des milieux complexes
      • Sophie Griveau, Maître de Conférence Chimie ParisTech Carnot IPGG Microfluidique
    • 10h00 Quand l’expérience utilisateur renforce la R&D MedTech
      • David Patole, UX designer – cLLAPS LivingLab Carnot ICM
    • 10h15 Cluster NSL et Eurasanté : boosters d’innovation pour la filière Santé et Nutrition en Hauts-de-France
      • Marine Morfaux, Chargée d’affaires Santé Nutrition Cluster NSL – Eurasanté
    • 10h20 Les dispositifs médicaux
      • Yoann Schumacher, Chargé d’affaires Dispositifs Médicaux Carnot Curie-Cancer
    • 10h35610h50 Nouveaux outils logiciels pour l’optimisation des pratiques en imagerie médicale
      • Guillaume Boissonnat Carnot TN@UPSaclay
    • 11h05 Présentation de la Plateforme StreetLab
      • Emmanuel Gutman, Directeur Général StreetLab Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Intelligence artificielle au service de la santé des animaux
      • Pr. Didier Concordet, Toulouse, Inra/Ecole nationale vétérinaire Carnot France Futur Elevage
    • 11h40 Conférence FINDMED : From drug to drug+ to medtech
      • Damien Salauze, Directeur opérationnel Action Carnot filières FINDMED
    • 14h00 Phosphates de calcium bio-inspirés et applications biomédicales
      • Christelle Combes, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h15-14h30 Biomatériaux pour l’ingénierie tissulaire de tissus mous
      • Sophie Fullana Girod, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h45 Les plateformes de l’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé au services de vos projets de R&D innovants
      • Anna Kehres, Responsable opérationnel et administratif du C2RT à l’Institut Pasteur Carnot Pasteur MS

    Pour plus de renseignements, consulter le site officiel de l’événement, accessible via ce lien.

  • Australie : un centre pour faciliter la commercialisation des outils de santé numériques en Indo-Asie

    L’Association australienne de l’industrie de l’information (Australian Information Industry Association, AIIA), organisme représentant le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) en Australie, demande à ses membres et aux associations homologues de toute l’Asie d’investir dans le nouveau centre qu’il déploie pour faciliter la commercialisation des solutions de santé numériques en Indo-Asie : l’Indo-Asia Digital Health Centre for Innovation and Commercialisation (centre de santé numérique pour l’innovation et la commercialisation en Indo-Asie, ou Indo-Asia DHC).

    Le centre en question sera basé en Australie-Occidentale (AO) et se concentrera sur la zone Indo-Asie. Il aidera les chercheurs et les innovateurs de l’AO à évoluer sur un marché estimé à 4-5 milliards de personnes. L’AIIA indique que le DHC attirera des subventions, des financements et du capital-risque pour financer des preuves de concepts (PoC) visant à résoudre des problèmes de santé cruciaux sur les marchés de l’AO et de l’Indo-Asie. Des investisseurs sont recherchés pour un financement précoce ainsi que pour les phases de série A et B.

    « La vision du centre est de favoriser les partenariats mondiaux, de supprimer les obstacles à l’entrée sur le marché et de faciliter le déploiement plus rapide de solutions de santé numériques pour les cliniciens, les patients et les soignants dans le système de santé de l’Australie ainsi que sur le marché florissant de l’Indo-Asie », commente Ron Gauci, le directeur général de l’AIIA, dans un communiqué publié début septembre 2019.

    L’appel de l’AIIA fait suite à la publication du rapport sur la santé durable émis en avril par le ministre de la Santé australien Roger Cook, soulignant la nécessité d’investir dans les soins numériques et de favoriser une culture plus dynamique de l’innovation et de la recherche en Australie-Occidentale.

    Une collaboration avec les secteurs public et privé

    L’Indo-Asia DHC sera une société à but non lucratif. Le centre collaborera avec des prestataires de santé publics et privés, des universités, des organisations de recherche et des entreprises de technologie médicale pour développer et commercialiser des technologies de santé numériques.

    « Nous avons des membres qui se sont avérés être les plus innovants du monde mais qui rencontrent de réels problèmes de collaboration et ont besoin de conseils de spécialistes en innovation, en développement de produits et en commercialisation, commente Ron Gauci, directeur générale de l’AIIA. Ils bénéficieront grandement de l’accès au capital-risque pour exporter à l’étranger et créer des emplois localement en Australie-Occidentale (AO). Ils ont également besoin de l’aide opportune du ministère de la Santé pour valider les projets pilotes, vérifier les concepts et faciliter l’innovation dans cet État. Si nous ne pouvons pas convertir les investissements en idées et les idées en commercialisation, nous ne pouvons pas créer d’emplois. »

    La demande de profils experts en TIC augmentera de près de 100 000 d’ici 2023

    Selon Ron Gauci, le secteur des TIC en Australie-Occidental de a été un important fournisseur de technologies d’innovation dans les secteurs des logiciels d’exploitation minière, de l’énergie, de la santé et de la fabrication. Il emploie plus de 660 000 personnes au niveau national. Plusieurs rapports indiquent que la demande de profils experts en TIC augmentera de près de 100 000 d’ici 2023.

    « En tant qu’organisme sectoriel national, nous représentons une industrie d’exportation de 3,2 milliards de dollars (2,9 Mds €) composée à la fois des grandes multinationales et d’une base importante de petites et moyennes entreprises, parmi lesquelles les organisations de l’Australie occidentale sont bien représentées », ajoute-t-il.

    L’AIIA indique que l’Indo-Asia DHC va :

    • réunir des chercheurs, des innovateurs, des entrepreneurs et des investisseurs en capital-risque de premier plan issus de l’Australie-Occidentale pour tirer parti des nombreuses pépinières d’innovation en début de croissance afin de promouvoir les investissements et d’adapter les innovations commercialement prêtes ;
    • se concentrer sur l’exportation d’innovations en matière de santé numérique en AO afin de créer des échanges commerciaux avec l’Asie et l’Asie-Occidentale sur un marché de 400 milliards de dollars (366 Mds €), en croissance de 21 % par an. Les investisseurs en capital-risque ont injecté 2,4 milliards de dollars (2,2 Mds €) rien qu’en janvier 2019 en Amérique du Nord dans ce secteur. Pourtant, en AO, le manque d’échelle et les réseaux au sein de l’Asie font défaut ;
    • collaborer avec un consortium d’organisations de premier plan dotées de capacités de recherche dans le domaine de la santé et de la recherche internationale, telles que le CSIRO, l’université d’Australie-Occidentale, l’université de Notre Dame, l’université de Murdoch, l’université de Curtin, St John of God Health Care, le Telethon Kids Institute et un assureur privé ;
    • associer des capacités de recherche de pointe autour de PoC afin de relever les grands défis de la santé numérique dans la région et offrir aux investisseurs des solutions validées ainsi qu’un placement préférentiel dans les investissements ultérieurs de séries A et B ;
    • travailler en étroite collaboration avec les prestataires de santé publics et privés, les pôles d’innovation hospitaliers, le réseau de traduction de la santé en OA, des technologistes médicaux indépendants, des chercheurs, des innovateurs, des institutions, le gouvernement, des philanthropes et des investisseurs en capital-risque afin de créer un réseau de collaboration et de commercialisation ;
    • se concentrer sur les plus grands défis et la plus grande demande du marché autour des domaines suivants :
      • médecine de précision / personnalisée ;
      • biosenseur et wearables ;
      • application lifestyle et pour patients ;
      • la télémédecine ;
      • l’analyse prédictive et l’intelligence artificielle ;
      • les cliniques de santé numériques ;
      • la santé numérique pour le mental ;
      • la santé numérique dédiée au vieillissement / à la démence ;
      • la pharmacie numérique.

    Objectif : créer un système de santé durable, fondé sur des preuves

    Ron Gauci précise que l’Indo-Asia DHC créerait des voies académiques pour développer l’éducation la formation à la santé numérique en Australie-Occidentale, en collaborant avec des universités et des établissements académiques pour faire en sorte que la recherche en santé numérique informe et soit en adéquation avec la formation, les effectifs et les soins délivrés aux patients, afin de créer un système de santé du futur durable, fondé sur des preuves et de haute qualité.

  • AG2R La Mondiale et EDF lancent un AO dédié à la e-santé dans le domaine des maladies chroniques

    Trouver des solutions innovantes et accessibles pour la prévention, le dépistage et l’accompagnement des maladies chroniques dans les différents lieux de vie de la personne (à domicile, au travail et en mobilité), avec un focus particulier sur les pathologies cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires ainsi que sur la cancérologie. Tel est l’objectif de l’appel à projets lancé par AG2R La Mondiale et EDF à destination des start-ups, TPE et PME.

    Dans le cadre de cet AO, les 2 groupes se sont associés à Paris&Co, qui possède notamment une plateforme d’innovation dédiée à la e-santé, Tech Care Paris.

    Les lauréats bénéficieront :
    • d’une expérimentation rémunérée de leur solution : terrains de test et de démonstration grandeur nature de la solution ;
    • d’une expertise et d’un support technique des experts d’AG2R et d’EDF ;
    • d’un accompagnement d’AG2R, d’EDF et de leurs partenaires (pôles de compétitivité, incubateurs…) pour les aider à implémenter la solution qui sera testée ;
    • d’une visibilité accrue dans les supports de communication d’AG2R et d’EDF. 

    « Par ailleurs, l’expérimentation rémunérée pourra potentiellement être suivie d’une collaboration plus étroite avec AG2R La Mondiale et/ou EDF, au cours de l’année 2020 », est-il précisé dans un communiqué publié par l’organisme de protection sociale le 23 septembre 2019.

    Les dossiers de candidatures sont à envoyer au plus tard le 21 octobre 2019 à 23h59 par le biais d’un formulaire, accessible via ce lien. Les finalistes sélectionnés pour un pitch devant le jury seront annoncés le 21 novembre 2019. Les lauréats seront dévoilés à la mi-décembre.

    Critères d’éligibilité

    • Être entrepreneur dans une start-up, PME ou TPE ;
    • l’entreprise doit :
      • être créée et avoir moins de 250 salariés ;
      • avoir au moins un bureau en France ;
      • avoir à minima un MVP (Minimum Valuable Product) et une offre commerciale ;
      • avoir un modèle économique défini.

    Les associations ne sont pas éligibles au dépôt de candidature.

    Les candidats doivent présenter des solutions innovantes, digitales et compétitives, conçues pour améliorer la prévention, le dépistage des maladies chroniques et l’accompagnement des patients dans leurs différents lieux de vie (domicile/travail, en mobilité).

    Ces solutions doivent notamment permettre :

    • de donner à chacun les clés de son capital santé / d’être acteur de sa santé ;
    • d’agir durablement sur le changement de comportement ;
    • d’améliorer la prévention de rechutes ;
    • d’apporter des solutions innovantes et efficaces pour les patients.

    Calendrier : 3 étapes

    Étape 1 – phase de candidature : 23 septembre 2019 – 22 novembre 2019

    • Remplir le formulaire dans l’espace de participation ;
    • envoyer le « Pitch Deck » (obligatoire) ainsi qu’une vidéo de présentation (facultative) avant le 21 octobre 2019 à 23h59 ;
    • évaluation et sélection des finalistes qui se présenteront devant le jury par les experts des groupes AG2R La Mondiale et EDF ;
    • annonce des finalistes sélectionnés pour un pitch devant le jury le 21 novembre 2019.

    Étape 2 – session de coaching : 25 novembre 2019 – 03 décembre 2019

    Les candidats pré-sélectionnés seront coachés en vue de la présentation devant le jury.

    Étape 3 – jury : 5 – 6 décembre 2019

    • Les candidats pré-sélectionnés viendront présenter leur solution devant un jury constitué de représentants des groupes EDF et AG2R La Mondiale ainsi que d’experts sectoriels ;
    • Mi-décembre, les lauréats de l’appel à projets seront annoncés et invités pour la remise des prix.
  • Bien vieillir : l’AAP Med4Age distingue Ted Orthopedics, Lumeen, FasTeesh et EzGayn

    Les sociétés Ted Orthopedics, Lumeen, FasTeesh et EzGayn sont les lauréates de la première édition de l’appel à projets (AAP) Med4Age, financé à hauteur de 338 000 € par AG2R La Mondiale et organisé par le cluster santé Medicalps. Cet AAP a été lancé le 9 avril 2019 en direction des PME avec l‘ambition d’accélérer l’émergence de solutions innovantes pour la santé et le bien vieillir.

    Après avoir reçu 80 dossiers de candidature, le jury réuni le 12 septembre à Paris a attribué :

    • 98 000 euros à Ted Orthopedics, qui développe un assistant d’auto-rééducation connecté dédié aux patients souffrant d’arthrose du genou ;
    • 95 000 euros à Lumeen, qui développe des expériences, basées sur la réalité virtuelle « pour apaiser et stimuler les résidents seniors anxieux en établissements » ;
    • 145 000 euros à FasTeesh, qui a développé HesY, une « brosse à dents efficace en 10 secondes » afin d’améliorer la santé bucco-dentaire des seniors en perte d’autonomie ;
    • 50 000 euros à EzyGain, prix « coup de cœur du jury », qui a créé un dispositif de rééducation de marche connectée à destination des personnes fragilisées pour les aider à marcher de nouveau.

    Outre la dotation attribuée « pour expérimenter leurs solutions innovantes auprès des seniors et des acteurs de la santé et du bien vieillir », les lauréats se verront également offrir par AG2R La Mondiale « un accompagnement concret » pour le développement, le déploiement et/ou la mise sur le marché des solutions innovantes primées, précise AG2R.

    10 dossiers présélectionnés sur 80 candidatures reçues

    La présélection de 10 dossiers sur les 80 candidatures reçues a été réalisée en juin 2019 par un jury local, composé de représentants d’AG2R La Mondiale, du cluster Silver Valley, du Tasda (Technopole Alpes Santé à Domicile et Autonomie), de la société Pharmanity et du médecin directeur du centre de prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco de Grenoble.

    Les 10 candidats présélectionnés ont présenté le 4 juillet leurs projets à un comité d’usagers, « potentiels futurs utilisateurs des solutions proposées », est-il indiqué.

    Le jury qui a opéré la sélection finale était composé de représentants d’AG2R/LaMondiale (experts et présidents des commissions sociales nationales) du médecin coordinateur des centres de prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco, des présidents des sociétés Eveon et Endodiag et de la fondation I2ML.

    Présentation des 4 lauréats de l’AAP Med4Age :

  • La démarche de facturation des chambres individuelles d’Happytal mise en cause

    Le service de conciergerie Happytal, qui a levé 23 millions d’euros en novembre 2018, est soupçonné de forcer la main aux patients pour la facturation de chambres simples. La start-up, lancée en 2013 par 2 anciens employés du cabinet de conseil McKinsey, a développé son service dans une centaine d’établissements de santé et quelques Ehpads, en communiquant sur le bien-être que ses prestations apportent aux patients.

    Or, des témoignages de patients, de soignants mais aussi d’anciens salariés recueillis par le Monde (article publié en août 2019) remettent en question l’honnêteté de certaines pratiques commerciales menées directement auprès de personnes fragiles. Des méthodes à nouveau décriées dans une enquête diffusée le 19 septembre dans « L’œil du 20h » (France 2).

    Saisie de plaintes de patients, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) est en train de mener des contrôles sur Happytal et ses méthodes, indique France 2. À l’issue de son enquête, la direction de l’AP-HP a annoncé à la chaîne sa décision de ne pas renouveler ses contrats avec Happytal : après 2 ans de collaboration, 9 hôpitaux devraient bientôt se passer des services de la société.

    Health & Tech Intelligence synthétise dans cet article les tenants et les aboutissants de cette information pour mieux cerner les enjeux de l’affaire. Contacté le 20 septembre (par téléphone et par email), Happytal n’a pas encore répondu à notre demande d’entretien.

    Un abonnement qui permet aux hôpitaux de facturer plus de chambres individuelles

    Happytal indique que son modèle économique repose sur la conciergerie alors que, selon les enquêtes du Monde et de France 2, l’optimisation de la facturation des chambres individuelles serait sa véritable motivation.

    Pour rappel, l’Assurance maladie ne finance la chambre individuelle que pour des raisons médicales. Dans les autres situations, les hôpitaux peuvent facturer les lits de cette chambre particulière, seulement si le patient a émis une demande par écrit en ce sens. C’est alors la complémentaire santé qui paie si le patient en a une.

    « Pendant des années, les établissements n’ont pas vraiment couru après cet argent : ça n’était pas la priorité du personnel, qui estime d’ailleurs que la chambre seule fait partie des soins et revient à tous. Mais quand Happytal a présenté aux hôpitaux les gains potentiels qu’apporterait une politique active de récupération des consentements, les directions se sont peu à peu laissé convaincre, explique Le Monde. D’autant que la carte-cadeau (15 à 30 euros) à valoir sur la conciergerie que la société propose d’offrir pour chaque signature rend l’établissement attractif. »

    Les services Happytal auraient rapporté 2 millions d’euros aux hôpitaux de l’Est parisien

    S’il accepte l’offre d’Happytal, l’hôpital paie un abonnement mensuel ainsi que 2 à 4 euros par nuitée facturable « mais l’établissement s’y retrouve en facturant davantage les chambres seules », note le quotidien, qui se base sur le témoignage de la direction de l’AP-HP, qui s’est exprimé sur le sujet lorsque celui-ci est revenu en commission médicale d’établissement (CME), au début de l’été.

    Selon les informations du quotidien :

    • les hôpitaux de l’Est parisien (Rothschild, Tenon, Trousseau, Saint-Antoine) versent 756 000 euros par an à Happytal : depuis 3 ans, le contrat aurait rapporté 2 millions d’euros ;
    • dans 2 hôpitaux du Nord parisien, à Bichat et Beaujon, situé à Clichy, l’abonnement annuel coûterait 483 000 euros : en moins de 5 mois, le contrat aurait rapporté 243 000 euros.

    Interrogé par France 2, le centre hospitalier d’Orléans indique de son côté que la facturation des chambres individuelles a doublé depuis que la direction propose les services d’Happytal, passant de 2,5 millions d’euros en 2016 à 5,2 millions en 2018.

    Des patients démarchés dans leur chambre

    Les services d’Happytal apportent un bénéfice aux hôpitaux, soit. Mais ce qui pose surtout question c’est les problèmes d’ordre éthique que posent les pratiques de la start-up, commente Anne Gervais, hépatologue à Bichat et vice-présidente de la CME (Le Monde).

    Les patients peuvent être démarchés dans leur chambre. L’AP-HP et Happytal affirment que la démarche est cadrée (seulement avec l’accord des soignants et pas dans les services lourds) « mais le procédé n’est pas clair, avance Anne Gervais. Il y a des personnes vulnérables qui ne se rendent pas compte de ce qu’on leur vend. Et il y a ce risque de traiter différemment un patient selon ce que sa mutuelle prend, ou non, en charge. » Il ressort des éléments recueillis par les journalistes-enquêteurs que les adhérents d’une complémentaire santé reçoivent une carte-cadeau, pas les autres. Si bien que les chambres seules risquent d’être attribuées prioritairement aux signataires.

    Les enquêtes menées par Le Monde et France 2 font état d’entretiens avec des patients et des anciens collaborateurs mettant en cause les pratiques commerciales de la société.

    Seulement 0,6 % des dossiers donneraient lieu à une réclamation selon Happytal

    Contacté par France 2, Happytal indique que seulement « 0,6 % des dossiers » donneraient lieu à une réclamation.

    Une hausse des remboursements de chambres seules et du prix de la nuitée

    Conséquence : les complémentaires ont observé une hausse des remboursements de chambres seules. Elles ont aussi relevé une augmentation du prix de la nuitée, une hausse qui serait suggérée aux directions des établissements par Happytal : la carte-cadeau incluse dans le tarif de la chambre particulière « aide à mieux justifier le tarif de la chambre particulière », indique un document de négociation dont le Monde a pris connaissance. Le problème est, qu’au final, c’est le reste à charge des patients qui augmente. « Si la carte n’est pas utilisée, le prix de la chambre ne diminue pas pour autant », complète le journal.

  • Digitalisation, IA et protection des datas au centre des priorités d’Unicancer (rapport d’activité)

    « Unicancer et les centres de lutte contre le cancer (CLCC) se sont mobilisés pour rester à la pointe des évolutions, dans un environnement de santé qui évolue fortement : digitalisation pour une santé connectée, intelligence artificielle (IA), programmes de recherche ambitieux, équipements de pointe (…) », déclarent le Pr Patrice Viens, président de la fédération, et Pascale Flamant, déléguée générale, dans l’éditorial du rapport d’activité Unicancer 2018. L’organisation met notamment en avant dans ce document, publié le 19 septembre 2019, les innovations les plus significatives développées au sein des CLCC, avec un focus sur le développement de l’IA, présentée comme une « priorité », et de projets relatifs au numérique.

    Parmi les initiatives figurant dans le rapport se trouvent :

    • le programme Esmé (Épidemio-stratégie médico-économique), un outil d’aide à la décision en santé permettant de mesurer l’apport réel des traitements : il s’agit du premier programme en Europe visant à améliorer la prise en charge des patients à partir d’une base de données de vie réelle. Après avoir conclu des accords avec les laboratoires Roche, Pierre Fabre, Pfizer, Astrazeneca et Eisai, Unicancer a signé un partenariat de 5 ans avec le laboratoire MSD France pour le soutien de la plateforme Esmé ainsi qu’un partenariat de 2 ans avec les laboratoires Daïchi ;

    • Consore (continuum soins-recherche) : en 2018, le Centre Paul Strauss a été le 11ème CLCC à rejoindre Consore. L’outil, basé sur un système d’intelligence artificielle et du machine learning (apprentissage automatique), a été conçu pour traiter des informations présentes dans les centaines de milliers de dossiers patients des centres de luttes contre le cancer.

    IA : une « priorité » pour Unicancer et les CLCC

    « Unicancer et les CLCC agissent pour mettre les nouvelles technologies, et en particulier l’intelligence artificielle (IA), qui va bouleverser les pratiques, au service du patient, est-il noté dans le rapport d’activité de la fédération. L’IA était au cœur des débats de la convention nationale organisée par Unicancer et qui réunit, chaque année, la communauté des CLCC autour d’une thématique différente. »

    Un partenariat scientifique avec la start-up DOSIsoft

    Unicancer a signé un partenariat scientifique avec la start-up DOSIsoft autour de la solution logicielle EPIbeam pour optimiser la sécurité du patient en radiothérapie.

    6 CLCC (le Centre Jean PERRIN, le Centre Georges-François Leclerc, l’Institut Godinot, l’Institut Curie, l’Institut Claudius Regaud – IUCT Oncopole de Toulouse et le Centre Léon Bérard) ont participé à l’évaluation de l’outil pendant 9 mois dans des conditions d’usage clinique. Cela a permis de démontrer la précision de la capacité d’EPIbeam à réaliser de manière fiable les contrôles en routine clinique.

    • À l’avenir, la fédération souhaite développer les partenariat avec des start-up et des industriels « pour intégrer l’IA au cœur de ses projets et de ceux des centres, afin de tirer profit des algorithmes pour mieux soigner et guérir des patients », commente-t-elle.

    Consore : exploiter le big data pour améliorer l’offre de soins et la recherche

    En 2018, le Centre Paul Strauss a été le 11ème Centre à rejoindre Consore (Continuum soins-recherche), un outil développé par Unicancer et utilisant les technologies de l’intelligence artificielle et du machine learning afin de traiter des informations présentes dans les centaines de milliers de dossiers patients des CLCC.

    Consore est identifié comme un outil d’intérêt dans le rapport sur la mise en place du futur Health Data Hub, indique Unicancer. Il donne notamment aux patients l’opportunité de bénéficier rapidement des avancées thérapeutiques. « Des dossiers partagés avec les CHU sont testés, ainsi que la recherche de traitements à partir des comptes rendus ou courriers qui permet de retrouver des informations sur des actes thérapeutiques effectués en dehors du centre », précise la fédération.

    • Le Centre Antoine Lacassagne, le Centre Henri Becquerel et l’Institut Claudius Regaud – IUCT Oncopole de Toulouse ont exprimé leur intérêt d’installer Consore en 2019.
    • Parmi les évolutions en cours :
      • une amélioration de l’ergonomie de l’outil pour faciliter la prise en main de l’outil et son utilisation par les médecins des centre ;
      • un travail sur des évolutions permettant de cadrer parfaitement avec les normes réglementaires.

    Digitalisation et e-santé : « des opportunités majeures pour innover »

    L’un des objectifs d’Unicancer est de « créer de la synergie sur la digitalisation au sein et entre les centres de lutte contre le cancer ».

    La digitalisation et la e-santé « représentent des opportunités majeures pour innover dans la recherche, les traitements, mais également pour fluidifier la relation ville-hôpital et les parcours de soins, faciliter le virage ambulatoire et associer le patient à toutes les étapes de sa prise en charge », est-il expliqué dans le rapport d’acivité.

    • Le recensement des projets e-santé des Centres sera actualisé en 2019.
    • Des « Pitch’Unicancer », webinars de 30 minutes seront organisés tous les 15 jours pour présenter les outils et les projets e-santé développés dans les CLCC afin de les faire connaître, de favoriser leur essaimage et de développer des partenariats.
      • Internes dans un premier temps, ils seront dans un deuxième temps ouverts à des start-up souhaitant présenter leur projet aux Centres.

    Numérisation de l’outil Premaco, outil d’aide à la préparation de la consultation médicale

    Unicancer a testé en 2018 un premier recueil de résultats rapportés par les patients (PROMs – patient-reported outcome measures) par l’intermédiaire d’un outil d’aide à la préparation de la consultation médicale appelé « Premaco » (« PREparer MA Consultation). Il permet aux patients pris en charge dans un centre de préparer en amont leur consultation afin d’optimiser ce temps avec leur médecin.

    « L’objectif de Premaco est de faciliter le dialogue entre le patient et son médecin en aidant le patient à mieux exprimer ses besoins et en facilitant le partage de la décision sur la prise en charge, précise Unicancer. À moyen terme, il s’agira de contribuer à améliorer l’observance des traitements et l’orientation du patient dans son parcours. »

    L’outil a été testé en 2018 sous la forme d’un questionnaire papier, auprès de patients traités pour une leucémie myéloïde chronique (LMC) ou par hormonothérapie (sans distinction sein ou prostate) dans 6 CLCC : l’Institut Bergonié, le Centre Georges-François Leclerc, l’Institut Curie, l’Institut Paoli-Calmettes et le Centre Antoine Lacassagne. « Les retours des patients et des médecins ont été particulièrement positifs, ouvrant la voie au développement de l’outil dans le réseau des CLCC, en l’adaptant à chacun d’entre eux », commente la fédaration.

    • En 2019, Unicancer souhaite digitaliser l’outil Premaco. Les étapes prévues sont les suivantes :
      • rédaction d’un cahier des charges ;
      • publication d’un appel d’offres et choix des prestataires ;
      • prototypage de l’outil ;
      • mise en œuvre.

    De manière concrète, les patients rempliront un questionnaire numérique d’aide à la préparation de la consultation médicale et d’orientation du parcours du patient. À partir de ce dernier, une synthèse des résultats sera réalisée. Elle donnera lieu à des observations et à des conseils personnalisés. À terme, l’objectif est de déployer Premaco pour qu’il soit disponible dans tous les centres de lutte contre le cancer.

    Protection des données : une autre priorité pour Unicancer et des CLCC

    « La sécurisation des données personnelles de santé représentant un sujet majeur auquel Unicancer et les CLCC sont particulièrement sensibles, le réseau était prêt pour l’entrée en vigueur, en mai 2018, du Règlement général sur la protection des données (RGPD) », note Unicancer.

    Un data protection officer (DPO) a été nommé au sein de la fédération, avec un périmètre incluant les données patients mais aussi celles des salariés, des donateurs et des mécènes. Le DPO intervient de manière transversale avec l’ensemble des directions d’Unicancer, est-il précisé.

    Un DPO a également été désigné dans chaque CLCC et un groupe de travail dédié a été créé. Il s’est réuni pour la première fois en mai 2018. Il suit notamment les évolutions de la réglementation (RGPD et Loi informatique et libertés).

    Recherche : des projets pour innover dans le traitement des cancers

    « L’année 2018 a consacré, avec la certification ISO 9001, la qualité de la recherche clinique d’Unicancer et des Centres, déclarent la fédération. Elle a également permis la poursuite de nombreux projets de recherche ainsi que le développement de partenariats stratégiques pour améliorer les traitements proposés aux patients, faire progresser les connaissances, innover dans le traitement des cancers, dans le respect de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles. »

    Esmé : 1er programme en Europe visant à améliorer la prise en charge sur la base de données de vie réelle

    Esmé est un outil d’aide à la décision en santé permettant de mesurer l’apport réel des traitements. Il s’agit du premier programme en Europe visant à améliorer la prise en charge des patients à partir d’une base de données de vie réelle.

    Esmé mesure l’apport des traitements innovants. Actuellement, le programme a été développé dans 3 domaines : poumon (le programme comprendra à terme plus de 26 000 patients pris en charge dans des CLCC, des CHU et des CHG)/immunothérapie, ovaire (le programme centralisait l’ensemble des données de vie réelle de plus de 6 000 patientes en 2018) et sein métastatique (plus de 20 000 patientes).

    Après avoir conclu des accords avec les laboratoires Roche, Pierre Fabre, Pfizer, Astrazeneca et Eisai, Unicancer a signé un partenariat de 5 ans avec le laboratoire MSD France pour le soutien de la plateforme Esmé ainsi qu’un partenariat de 2 ans avec les laboratoires Daïchi.

    • Unicancer et les centres de lutte contre le cancer envisagent de « poursuivre rapidement le développement de nouveaux partenariats, qui porteront sur d’autres pathologies », est-il indiqué dans le rapport. Les premiers appels à projets pour Esmé Poumon/Immunothérapie et ESMÉ Ovaire pour valorisation scientifique auront lieu en 2019.

    Focus sur 4 projets innovants développés au sein des CLCC

    Centre Paul Strauss (Strasbourg) : vidéo-assistance au service de la qualité et de la sécurité des chimiothérapies

    Le Centre Paul Strauss s’est équipé du dispositif de vidéo-assistance Drugman de la société Eurekam : il vise à améliorer la qualité et la sécurité du processus de préparation des chimiothérapies.

    Il s’agit du premier établissement de santé de la région Grand Est à s’être doté de cette technologie de reconnaissance faciale appliquée aux reconstitutions de chimiothérapie sous hotte à flux laminaire.

    Institut Paoli-Calmettes (Marseille) : une nouvelle plateforme d’imagerie de la femme

    La nouvelle plateforme d’imagerie de la femme de l’Institut Paoli-Calmettes a été élaboré afin d’améliorer l’accessibilité au dépistage et au diagnostic du cancer du sein et favoriser le bien-être des patientes.

    « Plus grande, avec plus d’équipements de pointe, elle renforce l’offre intégrée de dépistage proposée aux femmes de la région PACA et de Corse, détaille Unicancer. La réduction des délais d’attente pour un rendez-vous permettra d’éviter des pertes de chances et des soins plus lourds. »

    Centres de Reims, Dijon, Nancy : la réalité virtuelle au service de la formation et des traitement

    L’Institut Godinot (Reims) et le Centre Georges-François Leclerc (Dijon) ont acquis 2 casques de réalité virtuelle utilisant des techniques d’hyphnose clinique (auprès de la start-up Oncomfort pour le premier et de C2Care pour le second). Ils ont été mis au point pour faire vivre aux patients qui les portent une expérience immersive relaxante avant la réalisation d’actes anxiogènes ou douloureux.

    L’Institut de cancérologie de Lorraine (Nancy) est partenaire du projet européen NHL Chir-Ex, une approche de simulation virtuelle ayant pour but d’améliorer et d’harmoniser la formation multiprofessionnelle en radiothérapie.

    Centres de Montpellier, Angers-Nantes : un nouveau robot chirurgical dédié à la recherche clinique

    L’Institut du cancer de Montpellier a été sélectionné, avec 4 autres établissements français, pour mettre en place un nouveau robot chirurgical dédié à la recherche clinique, le Da Vinci Xi (Intuitive Surgical).

    Le robot CHIP-e (Consultation hospitalière individuelle pharmaceutique) assistée par robot, a été intégré à l’Institut de cancérologie de l’Ouest (Angers-Nantes) afin d’améliorer la prise en charge des patients traités pour leur pathologie cancéreuse par voie orale. « Un e-assistant permet de valider la compréhension globale du traitement et d’habituer, en plein développement de la e-santé, le patient aux outils informatiques », explique Unicancer.

  • Challenges IA – santé : appel à candidatures de start-ups (deadline : le 29 octobre 2019 à 12h00)

    Le CHU de Toulouse et le GCS Sesan ont été sélectionnés comme porteurs des 2 challenges IA « santé » retenus dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) ouvert au 1er trimestre 2019. La Direction générale des entreprises (DGE) et Bpifrance lancent à présent l’appel à projets (AAP) « lauréats des Challenges IA » : l’objectif est de sélectionner des start-ups IA pour développer les solutions attendues, décrites dans les cahiers des charges.

    Le ou les lauréats devront construire dans un délai de 3 à 12 mois une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. Le but du dispositif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des start-ups et PME de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des start-ups ou PME expertes en IA.

    Les dossiers de candidature doivent être adressés exclusivement sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 29 octobre 2019 à 12h00 (date et heure de réception faisant foi). Le cabinet Care Insight a été choisi pour aider les start-ups à répondre à cet AAP (contact : Béatrice Falise-Mirat).

    Health & Tech Intelligence présente en détails les modalités de l’appel concernant les 2 challenges « santé » retenus à l’issue de l’AMI vague 1 :
    • « AIS » – sponsor public : CHU de Toulouse – Hôtel Dieu Saint-Jacques : le challenge a pour objectif de trouver une solution au frein à l’échange de données de santé. Il s’agit de développer un procédé d’anonymisation permettant de partager et de transférer les données de santé dans le respect du cadre règlementaire ;
    • « ONESELF » – sponsor : Sesan : le challenge propose d’appliquer l’intelligence artificielle au domaine de la formation pour l’appropriation et la prise en main des outils numériques régionaux en santé.

    Rappel : les Challenges IA

    Les Challenges IA s’inscrivent dans le cade du plan « Intelligence artificielle » et le Programme d’investissements d’avenir (PIA) du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI). Ils sont pilotés par la DGE et opérés par Bpifrance.

    Chaque challenge « identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (désignée sous le terme « sponsor »), explique la DGE. Dans le cas où le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge visera à mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ».

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (désignée(s) sous le terme « lauréat(s) »).

    Challenge « AIS » et « ONESELF » : modalités

    CONTEXTE ET OBJECTIF

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’enjeu principal du moment dans la santé est l’exploitation des données de vie réelle (hospitalière),qu’elles soient rétrospectives ou prospectives. Le CHU de Toulouse dispose d’une très grande quantité de données dans différentes spécialités médicales.

    L’intelligence artificielle est un levier de l’utilisation et de l’exploitation de ces données. Elle permet d’atteindre des objectifs d’amélioration de prise en charge des patients. Ces nouveaux outils faciliteront le développement de nouveaux usages autour de la donnée et des pratiques médicales (aide au diagnostic, médecine personnalisée, e-santé, analyse automatique d’image…).

    Afin d’exploiter ces données, plusieurs défis techniques restent à résoudre et notamment le partage et le transfert des données dans un cadre réglementaire protecteur de la vie privée.

    • « ONESELF » : Sesan

    Afin d’assurer à l’apprenant une expérience d’apprentissage aussi complète en formation à distance qu’en formation présentielle, il est nécessaire de compléter le dispositif de formation à distance d’une personnalisation dynamique, qui s’applique en temps réel à l’utilisateur en fonction de son profil, de son expérience de formation sur le site de e-learning de ses usages de la solution métier et de ses attentes. Cette personnalisation dynamique, possible grâce à l’IA permettra de rendre le parcours de formation adaptatif à l’apprenant.

    Ce challenge aura donc pour objectif de construire les outils numériques permettant d’obtenir dynamiquement des parcours de formation personnalisés, en fonction des besoins des professionnels de santé, de leur niveau et de leur rythme d’apprentissage.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’objectif est de fournir une solution viable d’anonymisation de jeu de données en exploitant les mécanismes de représentation de la donnée utilisée en intelligence artificielle (par exemple en utilisant des mécanismes d’ »embeddings« ). Ces représentations abstraites de la donnée pourraient permettre d’anonymiser efficacement nos données de santé sans endommager leurs propriétés statistiques. Elles resteront donc utilisables facilement par des entreprises pour développer des produits innovants.

    • « ONESELF » : Sesan

    Le prototype devra comprendre le besoin de l’apprenant et lui proposer dynamiquement les pages répondant à ce besoin. Le résultat attendu sera donc la construction de parcours utilisateurs, définis en fonction des interactions de l’apprenant, de son profil identifié préalablement, de ses navigations antérieures voir de ses usages dans la solution métier.

    Le produit du POC devra s’intégrer dans le CMS (WordPress) de manière standardisée,respectant le fonctionnement du cœur du CMS, par exemple sous la forme d’un module ou plugin.

    La construction préalable des liens entre « besoin théorique » et contenus (pages tutoriels,vidéos du CMS) ne fait pas partie du périmètre du POC. Le corpus de données sera fourni parle sponsor dans le cadre d’une démarche pédagogique pilotée par Sesan.

    Démarche d’évaluation : il sera nécessaire dans le cadre du PoC de mettre en place les outils et moyens nécessaires au suivi et l’évaluation de la pertinence des suggestions faites par l’IA en réponse au besoin de l’apprenant. Cette démarche d’évaluation reposera notamment sur la satisfaction de l’utilisateur à l’issue du parcours de formation mais aussi d’une analyse de son comportement dans la solution métier.

    EXIGENCE ET CRITÈRES DE SÉLECTION

    • « AIS » : CHU de Toulouse
      • expérience dans le traitement des données massives ;
      • expérience dans la diversité des données de santé (standards et formats) ;
      • expertise dans l’IA ;
      • culture du développement agile ;
      • culture de la sécurité des données ;
      • expertise sur les problématiques liées à l’anonymisation.

    Ouverture pour une proposition partenariale et commerciale entre le lauréat et le CHU pour l’accès à la solution développée, son utilisation et sa promotion.

    • « ONESELF » : Sesan

    Les candidats devront avoir des connaissances en outils web (CMS, PHP, HTML…) afin d’être en capacité de proposer une solution dont l’architecture technique est compatible avec les contraintes du site e-learning en place.

    L’environnement technique du POC devra être évalué en fonction des impacts de performance et devra pouvoir supporter les variations de fréquentation du site. Une connaissance en socle technique web et hébergement sera également nécessaire au lauréat.

    Si les travaux réalisés par le lauréat dans le cadre d’un challenge demeurent la propriété du lauréat, Sesan souhaite disposer de conditions d’accès privilégiées au produit co-développé entre Sesan et le lauréat. Les conditions d’accès au produit développé feront l’objet d’échanges entre Sesan et les candidats durant les phases d’auditions et seront entérinées avec le lauréat dans les phases du cadrage du challenge.

  • Journées de rentrée de la Mutualité Française : les 25 et 26 septembre 2019, Nancy

    Les Journées de rentrée de La Mutualité française se dérouleront les 25 et 26 septembre 2019 au Centre Prouvé de Nancy. En présence de nombreuses personnalités (experts, élus locaux, etc.), dont le maire de Nancy Laurent Hénart, et devant une assistance essentiellement composée de représentants de mutuelles, cet événement déploiera une vision prospective du système de santé d’ici à 10 ans.

    Le village « Place de la santé – place à l’innovation » permettra aux participants de découvrir des initiatives mutualistes innovantes. Il sera composé de stands animés par divers exposants et start-ups du secteur de la santé. Des conférences et des débats rythmeront également ces journées.  

    Parmi les rendez-vous phares de l’événement :
    • la remise du Prix innovation mutuelle, destiné à valoriser des projets innovants en matière de santé ou à fort impact social ;
    • la conférence « L’intelligence artificielle peut-elle être éthique ? ». 

    Les inscriptions, obligatoires, sont à réaliser en ligne :
    • institutionnels, professionnels de santé : inscription (gratuite) ici ;
    • industriels : inscription (payante) ici.

    Pré-programme

    Mercredi 25 septembre 2019

    Jeudi 26 septembre 2019

    Plus d’informations sur l’événement ici.

  • « La France peut devenir la locomotive européenne de l’IA en santé » (Damien Gromier, AI for Health)

    « Permettre aux acteurs de la santé de comprendre ce que peut faire la technologie ». C’est l’objectif que s’assigne Damien Gromier, fondateur en 2018 de l’événement AI for Health, organisé le 5 septembre 2019 au Palais de Tokyo à Paris par Startup Inside et Janssen.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Damien Gromier souligne le potentiel de la France en matière d’intelligence artificielle (IA) appliquée à la santé, jugeant que son avantage stratégique majeur est la base de données de la Sécurité sociale, non biaisée, et que le pays a toutes les cartes en main pour « devenir la locomotive européenne de l’IA en santé ». Il distingue 2 tendances particulièrement porteuses dans ce domaine : l’assistance au diagnostic et la simulation d’interactions de molécules.

    « Nous voyons d’un très bon œil l’émergence du Health Data Hub »

    Comment en êtes-vous arrivé à créer AI for Health ?

    Damien Gromier : J’ai d’abord fondé il y a 4 ans France is AI, qui est le plus grand consortium d’acteurs de l’intelligence artificielle (IA) en France et en Europe. Puis, j’ai créé AI for Good avec Cédric Villani, lancé à l’Assemblée nationale en avril 2018. Et suite à cela, j’ai fondé AI for Health pour rassembler les acteurs de l’intelligence artificielle et de la santé : les start-ups  et les laboratoires de recherche d’un côté et de l’autre, les professionnels de santé, les régulateurs, laboratoires pharmaceutiques, les assureurs et grandes mutuelles et enfin les associations de patients. Le but, c’est de rassembler tout le monde dans un cluster. Tous ces acteurs sont membres du Forum AI for Health aujourd’hui : c’est un peu l’anniversaire de l’écosystème.

    Quel est le principe de cet événement ?

    L’idée est de pouvoir montrer quels sont les cas d’usage, ce que signifie concrètement l’IA en santé. C’est pour ça que je voulais faire une « démo zone ». Il s’agit aussi à l’inverse de permettre aux acteurs de l’IA et de la tech d’évangéliser les acteurs de la santé et de décrypter ce qu’ils font :  je tiens à cette notion de formation, d’acculturation, car c’est mon métier. Ce que nous faisons sur la santé, nous le faisons aussi sur la finance ou l’industrie.  

    Quelle place tient la santé au sein de France is AI ? 

    La santé tient une place centrale dans l’écosystème de l’intelligence artificielle, c’est donc notre sujet principal. On assiste actuellement à un réel engouement de l’IA pour la santé et on constate aussi un vrai besoin des professionnels de santé et des entreprises du secteur ainsi que des patients, de comprendre quels vont être les bouleversements provoqués par l’IA sur tout ce qui touche à la santé. Nous voyons d’un très bon œil l’émergence du Health Data Hub (HDH), comme une façon de structurer l’accès aux données de santé pour les acteurs de la technologie qui vont pouvoir proposer des solutions basées là-dessus.

    « L’IA est extrêmement efficace sur l’amélioration des résultats de diagnostic »

    Quelles sont actuellement les tendances les plus remarquables dans l’IA en santé ?

    Le plus visible, c’est que l’IA est extrêmement efficace sur l’amélioration des résultats de diagnostic. Que ce soit en cancérologie, en ophtalmologie ou en radiologie, elle permet de donner un diagnostic beaucoup plus précis, beaucoup plus fiable et beaucoup plus rapidement qu’avec les techniques actuelles. On doit citer aussi les technologies de simulation d’interaction des molécules, qui vont permettre aux laboratoires pharmaceutiques de créer plus rapidement de nouveaux médicaments. On voit par ailleurs de plus en plus d’IA appliquée au traitement des données de santé, notamment pour l’analyse des compte rendus réalisés par les médecins, permettant d’établir des corrélations.  

    Peut-on dire que ces tendances-là sont les plus porteuses à court terme ?

    Absolument. À horizon 10 ans, on aura des laboratoires pharmaceutiques capables de créer des molécules en 3 fois moins de temps qu’actuellement grâce justement à l’IA et aux algorithmes, grâce à la réduction de la durée des essais cliniques et grâce à des simulations. On aura également des systèmes d’assistance au diagnostic applicables à 80 % des maladies, permettant aux médecins de passer plus de temps avec le patient.

    « La France peut être leader mondial de l’IA en santé à l’horizon 2030 » 

    Comment voyez-vous la France évoluer dans cet écosystème ? 

    La France peut devenir un des leaders internationaux de l’IA en santé, et une locomotive européenne. Il faut pour cela que la montée en puissance du secteur soit bien orchestrée et avec les bons investissements.

    L’avantage concurrentiel majeur de la France par rapport aux autres pays c’est la base de données de la Sécurité sociale, qui est la plus grande base de données non biaisée au monde. Il y a des bases de données aussi grandes aux États-Unis mais elles appartiennent à des mutuelles privées et par conséquent elles sont biaisées, car les données sont celles de patients riches et en bonne santé, et ne concernent pas toute la population.

    La France peut être leader mondial de l’IA en santé à l’horizon 2030, voire 2025, si on exploite bien cet avantage stratégique. Le Health Data Hub est une des réponses : il s’agit de créer un cadre pour que les acteurs puissent accéder et utiliser cette donnée.