Financeurs

  • Réalité virtuelle : 1,2 M€ levé par Actronika

    1,2 M€, c’est la somme levée par la start-up Actronika auprès du fonds d’amorçage Quadrivium1 géré par Seventure Partners, le 29 avril 2016. L’entreprise développe une solution qui permet de ressentir le toucher dans des univers virtuels.

    Financer la phase d’industrialisation

    • Utilisation des fonds :
      • financement de la phase d’industrialisation de son outil et développement du logiciel
      • mise en place de partenariats industriels afin de fabriquer les produits commercialisés et de finaliser la signature des premiers contrats clients.
    • La société, composée aujourd’hui de quatre personnes, compte aussi recruter quatre nouveaux collaborateurs d’ici la fin de l’année 2016.
    • Sur le plan commercial, son objectif est de constituer un premier portefeuille de clients représentatifs des marchés ciblés qu’elle estime « à une dizaine ».

  • My Pharma Company recueille 350 000 euros sur sa plateforme de crowdfunding

    La plateforme de crowdfunding My Pharma Company annonce le 29 avril 2016 avoir récolté 350 000 euros d’investissements pour les projets proposés sur son site, moins d’un an après son lancement. Ouverte depuis le 8 juin 2015, MyPharma company est une plateforme de crowdfunding entièrement dédiée au financement participatif de projets sur la santé et le médicament.

    Un modèle novateur

    Fondée par Fabrice Beauchêne, My Pharma Company dispose d’un modèle breveté de financement qui donne à tout investisseur des droits financiers sur le futur chiffre d’affaire des projets soutenus, s’ils génèrent des revenus. L’investisseur reçoit au fur et à mesure du développement des projets qu’il a financés un pourcentage du chiffre d’affaire généré.

    L’avantage de ce nouveau concept de financement participatif est double : la possibilité pour les investisseurs de toucher de l’argent de manière plus régulière si le projet dégage de chiffre d’affaires, le fait pour les entrepreneurs de pouvoir garder le contrôle de leur entreprise.

    Les projets sélectionnés sur My Pharma Company doivent déjà avoir validé leur concept, reçu des premiers financements et doivent faire l’objet d’une commercialisation rapide (moins de 3 ans). La plateforme ne finance par la R&D

    Deux projets sont actuellement en phase de financement:

    – TUMOR TRACK, un traitement en radiothérapie ciblée à l’aide de nanoparticules contre le cancer;

    – AlairZen C&D, qui commercialise des traitements contre les allergies.

    Financement participatif et e-santé

    Une soixantaine de plateforme de financement participatif se partagent le marché français. Plusieurs se sont mises sur le créneau de la santé à l’instar de Booster Health, My Pharma Company ou encore Wellfundr. En 2015, les projets « santé et recherche » ont capté 17% des investissements en « crowdfunding equity » qui permet aux internautes d’entrer au capital d’une startup et de recevoir des titres en échange. Le secteur santé et recherche a été le deuxième plus financé en equity après l’immobilier, selon le « Baromètre du crowdfunding » publié par Financement Participatif France, association des professionnels du crowdfunding.

    Le 28 janvier 2016, Wellfundr, autre plateforme de crowdfunding et d’accompagnement de la santé fondé par Lionel Slusny et Fabrice Nabet en avril 2014, annonçait un rapprochement avec IBM pour lancer le programme Health Shapr. Ce programme fonctionne sous la forme d’appel à projets réservé aux professionnels de santé désirant développer des applications. Les projets retenus et ayant obtenu les financements requis peuvent bénéficier de la technologie Bluemix d’IBM (la plateforme de cloud  qui permet de construire, d’exécuter et de gérer des applications). Wellfundr met à disposition sa plateforme contre 5% de commission sur le montant levé, en cas de succès de l’opération. La prochaine session s’ouvrira du 1er septembre au 1er novembre 2016. 

  • Programme d’accélération du NHS : 17 innovations utilisées dans les établissements de santé

    Le NHS a présenté un premier bilan de son nouveau programme de soutien à l’innovation lancé en 2015, le 20 avril 2016 lors de la UK eHealth Week.

    • 9 mois seulement après sa création, 3 millions de patients ont déjà pu accéder aux nouvelles applications, appareils et autres technologies développés dans le cadre de ce programme pionnier.

    • 68 établissements du NHS utilisent une ou plusieurs des 17 innovations du programme destinées à améliorer les soins et le rapprochement des patients et des médecins.

    Le programme d’accélération de l’innovation a été créé dans le but d’intégrer de nouvelles innovations technologiques au sein du NHS. Les 17 « boursiers» soutenus, chacun représentant une innovation dont l’utilité stratégique a été prouvée au préalable, ont pour objectif d’apporter de meilleurs soins aux patients tout en permettant au NHS de mieux maîtriser ses coûts.

    Les boursiers ont levé plus de 8 millions £ (10,4 millions d’euros) auprès de partenaires extérieurs. Des investissements qui s’ajoutent au 1 million £ (1,3 millions d’euros) initialement investi par le programme.

    Les principales innovations du programme :

    Le NHS Innovation Accelerator (NIA) est dirigé coinjointement par le NHS England, UCLdPartners, The Health Foundation et with the Academic Health Science Networks (AHSNs).

    Découvrez les autres innovations sur le site du NHS.

    Un nouvel appel à projets

    Un nouvel appel à candidatures sera lancé la 23 mai 2016 pour ouvrir le programme à 8 nouvelles innovations dont l’utilité et l’efficacité ont déjà été prouvées. Ce nouvel appel, comme le précédent est ouvert aux candidats de tous les pays. La date limite du dépôt des candidatures est fixée au 4 juillet 2016.

  • « La santé numérique ne peut pas rester sous la coupe des GAFA » (Lionel Collet, CSIS)

    Lionel Collet, coordonnateur du CSIS, préconise un regroupement des entreprises d’innovation. Il y voit le moyen d’assurer leur développement à l’international et de préserver la maîtrise par la France sur son industrie de santé. S’appuyant sur le précédent de Sanofi dans le médicament, il souhaite placer les start-up sous la bannière d’un grand groupe. Il répond aux questions de Health &Tech Intelligence.

    Les centaines de start-up françaises qui travaillent sur l’innovation en santé pourraient être regroupées sous la tutelle d’un grand groupe industriel. C’est l’idée avancée par Lionel Collet, coordonnateur du CSIS, dans son intervention le 20 avril 2016 dans le cadre du Café Nile sur son plan de relance de l’attractivité de la France pour les industries de santé.

    Vous avancez l’idée de regrouper les multiples acteurs de l’innovation en santé sous la bannière d’un grand groupe. Pourquoi cette volonté de centralisation ?

    Prenons l’exemple de ce qui s’est passé dans le médicament avec le précédent de Sanofi qui a rassemblé des acteurs de cette filière dans une structure de taille mondiale capable d’affronter la concurrence internationale. Nous devons avoir la même ambition pour tous les acteurs qui travaillent sur les dispositifs médicaux ou la santé numérique. Notre pays en compte beaucoup, pour la plupart de superbes entreprises qui maîtrisent la créativité, le dynamisme, la capacité à innover. Mais ces structures ont des difficultés à conquérir des marchés à l’international en raison de leur taille critique dont peuvent profiter de grands investisseurs étrangers qui souhaitent en prendre le contrôle.

    En quoi ces investissements étrangers représentent un risque ?

    Conserver la maîtrise de nos industries de santé est une question stratégique. La France doit préserver son indépendance sanitaire, être en capacité de produire des réponses aux problématiques de santé, y compris à travers la santé numérique. Pour cela nous devons avoir des structures solides, ce que permettrait un regroupement des petites entreprises dans un plus grand ensemble.

    Ce regroupement ne risque-t-il pas de pénaliser l’innovation en santé et perdant la créativité, la souplesse, la réactivité qui caractérisent les petites entreprises et qui manquent parfois dans les grands groupes ?

    Ce qui se passe avec Medtronic, un géant mondial qui parvient à intégrer de nombreuses start-up montre que l’on peut garder les avantages et qualités de petites entreprises dans le cadre d’un grand groupe.

    Les grands industriels français prendront-ils le risque d’investir dans des start-up ?

    C’est le rôle des pouvoirs publics de les encourager dans cette voie. Il faut se poser la question : est-ce une priorité d’avoir ces géants en France ? Pour moi la réponse est oui. Nous ne pouvons pas rester dans la santé numérique sous la coupe des GAFA, ne serait-ce qu’en raison de l’enjeu que représentent les données de santé dont nous devons pouvoir maîtriser l’utilisation et la sécurité.