Financeurs

  • Scribes IA : 1,3 Md$ levés depuis janvier 2025

    Scribes IA : 1,3 Md$ levés depuis janvier 2025

    1,29 milliard de dollars : c’est le montant des douze tours en capital chiffrés annoncés par huit éditeurs de scribes IA à écoute ambiante entre le 1er janvier 2025 et le 28 septembre 2026. Les américains Abridge (550 M$) et Ambience Healthcare (243 M$) en réunissent 62 %, levés en 2025.

    Graphique : montants levés par huit éditeurs de scribes IA en 2025 et 2026. Abridge 550 M$, Ambience 243 M$, Heidi 181,6 M$, Tandem Health 150 M$, Nabla 70 M$, Eleos 60 M$, Freed 30 M$, Noteless environ 4 M$. De janvier à septembre, 1 020 M$ en 2025 contre 200 M$ en 2026.
    Tours en capital chiffrés annoncés entre le 1er janvier 2025 et le 28 septembre 2026, par éditeur et par année. Infographie : l’équipe HTI.

    En 2025, dix tours totalisent 1 089 M$. Après Abridge et Ambience viennent l’australien Heidi (81,6 M$), le français Nabla (70 M$), l’américain Eleos (60 M$), le suédois Tandem Health (50 M$), l’américain Freed (30 M$) et le norvégien Noteless (3,5 M€). En 2026, deux tours seulement, en septembre : 100 M$ pour Tandem et 100 M$ pour Heidi. De janvier à septembre, les montants passent de 1 020 M$ en 2025 à 200 M$ en 2026.

    Le décompte exclut les financements de croissance (240 M$ de General Catalyst pour Heidi) et les montants non divulgués (Eli Lilly au capital d’Abridge en juin 2026). L’extension de série E de 316 M$ attribuée à Abridge en avril 2026 par Fortune n’a pas été démentie, mais l’entreprise ne l’a pas annoncée et le montant est identique à la clôture de sa série E de juin 2025 recensée par PitchBook : elle n’est pas additionnée.

    Le reflux de 2026 suit le lancement par Epic, en février, de son propre scribe intégré au dossier patient. L’équipe HTI publie vendredi un Décryptage sur le statut réglementaire de ces outils, leurs preuves cliniques et leurs investisseurs. Pour un établissement européen, les éditeurs qui lèvent en 2026 sont ceux qui ciblent son marché.

    Source : annonces des éditeurs et de leurs chefs de file (janvier 2025 – septembre 2026) · fiabilité : déclarative ; Fortune (11/06/2026), PitchBook, STAT (04/02/2026) · fiabilité : presse. Compilation et calculs : l’équipe HTI, chiffres arrêtés au 28 septembre 2026.

  • Longévité : l’Institut Montaigne propose des parcours territoriaux et un financement de la coordination

    Organiser la réponse après le repérage

    L’Institut Montaigne propose un parcours en quatre étapes : prévention chez les personnes autonomes, évaluation approfondie après une alerte, plan personnalisé pour une fragilité confirmée, puis accompagnement renforcé lorsque la perte d’autonomie est installée. Médecins traitants, équipes de soins primaires, établissements de soins médicaux et de réadaptation et hôpitaux de proximité assureraient l’évaluation. Services à domicile, centres de ressources territoriaux (CRT) et établissements d’hébergement accompagneraient les personnes dont la perte d’autonomie est installée.

    Le service public départemental de l’autonomie serait renforcé comme guichet unique, sans nouvelle strate administrative. Il élaborerait avec l’agence régionale de santé un projet territorial recensant les ressources disponibles et fixant les règles d’orientation. Le suivi porterait notamment sur les délais d’évaluation après une alerte, la mise en œuvre des plans personnalisés et les hospitalisations évitables.

    Une dotation fixe, une part variable et des investissements

    Le rapport envisage une dotation fixe pour la coordination, la fonction ressource, la continuité de service et les moyens mutualisés. Une part variable dépendrait du nombre de personnes effectivement accompagnées, de leur perte d’autonomie et de l’intensité des interventions. Une enveloppe d’investissement couvrirait notamment les locaux, les transports, les équipements, la cybersécurité et l’interopérabilité numérique.

    Le déploiement passerait par des territoires pilotes, une contractualisation des financements et une évaluation indépendante. Le coût national serait calculé à partir des dépenses réellement observées. Les économies liées aux hospitalisations évitables ou au report de la perte d’autonomie resteraient à mesurer sur plusieurs années : elles ne peuvent pas financer d’emblée le lancement.

    Source : Institut Montaigne, « Longévité en santé : prévenir pour mieux vieillir », septembre 2026, p. 144–153. Fiabilité : officielle (rapport original).

  • Numérique en santé : 101 M€ levés cet été, plus que le T3 2025 avec moins d’opérations

    Numérique en santé : 101 M€ levés cet été, plus que le T3 2025 avec moins d’opérations

    Un plateau aux alentours de 90 M€ depuis trois ans

    Hors méga-tour, le troisième trimestre reste dans un couloir étroit : 87,1 M€ au T3 2024 hors Alan, 92,9 M€ au T3 2025 et 101 M€ cette année, à une semaine de la clôture. L’écart ne se joue pas sur le volume de capital, mais sur sa répartition.

    Moins d’opérations, mais un ticket moyen en hausse de 58 % :

    Neuf opérations contre treize au T3 2025 : le ticket moyen passe de 7,1 à 11,2 M€. Le ticket médian bouge à peine (4,7 M€ en 2025, 5 M€ en 2026), et les levées de 5 M€ ou moins restent majoritaires, autour de 55 %. C’est le haut du classement qui change. Implicity (35 M€) et Biolevate (30 M€) captent près des deux tiers des montants, quand le duo de tête de 2025, Median Technologies et One Bioscience, en pesait 40 %. Comme en 2025, aucune levée sous le million n’est recensée, et août ne compte qu’une opération : Lupin Dental (15 M€).

    Septembre porte désormais seul le trimestre :

    En 2025, juillet (45,2 M€) et septembre (44,2 M€) s’équilibraient. En 2026, juillet tombe à 11,6 M€ avec Click&Care, En Carta Diagnostics et Twinsight (1,6 M€), éditeur d’un jumeau numérique pour la chirurgie orthopédique. Septembre concentre à lui seul près des trois quarts des montants.

    Le montant total levé par l'ensemble de la HealthTech française au T3 2026 (101 M), confirmant le plateau autour des 90-100 M€ observé depuis trois ans. - H&TI
    Le montant total levé par l’ensemble de la HealthTech française au T3 2026 (101 M), confirmant le plateau autour des 90-100 M€ observé depuis trois ans. – H&TI

    Mêmes thèmes, mêmes investisseurs qu’en 2025

    La continuité frappe. La télésurveillance (RDS en 2025, Implicity en 2026) et l’automatisation documentaire (Juisci et Vocca hier, Biolevate aujourd’hui) restent les segments financés. Galeon, éditeur de DPI, a préféré un tour participatif de 6 M€ à une offre de rachat de 60 M€. À Marseille, le duo Région Sud Investissement et CAAP Création, déjà présent chez Rofim en 2025, finance ANA Healthcare. Orange Ventures, actionnaire de Rofim, co-mène Biolevate.

    Cependant, cette continuité du microcosme franco-français, bien qu’animée par des investisseurs fidèles, peine à masquer un véritable plafond de verre. Alors que l’écosystème tricolore se partage un gâteau qui stagne sous la barre des 100 millions d’euros depuis trois ans, d’autres acteurs européens changent radicalement de dimension.

    En parallèle, le suédois Tandem Health lève à lui seul 100 M$, soit 86,5 M€ : l’équivalent de 86 % de l’ensemble des levées françaises.

    Source : étude H&TI, mis à jour le 22 septembre 2026 – chiffres vérifiés et officiels

  • Décret ARS : les porteurs de projets de prévention disposent désormais d’un interlocuteur identifié par département

    Publié au Journal officiel, le texte crée aussi un comité de l’accès aux soins de premier recours coprésidé avec les élus, et s’accompagne d’un second décret donnant au préfet un rôle dans le versement du fonds d’intervention régional des ARS.

    • Le décret n° 2026-722 du 1er août 2026, publié au Journal officiel, instaure dans chaque département un directeur départemental d’ARS aux missions élargies : prévention, offre médico-sociale, contrats locaux de santé et lutte contre les déserts médicaux. Le texte crée également un comité de l’accès aux soins de premier recours, coprésidé par ce directeur et les élus locaux.
    • Un second décret, n° 2026-649 du 22 juillet 2026, donne par ailleurs au préfet un rôle dans le versement du fonds d’intervention régional (FIR) des agences régionales de santé.

    Pour un porteur de projet de prévention ou de santé de proximité, ce décret clarifie l’interlocuteur local : un directeur départemental d’ARS identifié, une instance de débat territorial dédiée (le comité de l’accès aux soins), et des leviers réglementaires nommés (contrats locaux de santé, guichet unique, réseau France Santé).

    Cette clarification s’accompagne toutefois d’une gouvernance qui se complexifie. Le second décret, en donnant au préfet un rôle dans le versement du FIR, réintroduit l’échelon préfectoral dans le financement des ARS, aux côtés du nouveau directeur départemental et du conseil départemental, coprésident du comité de l’accès aux soins. Un porteur de projet doit donc désormais anticiper les articulations entre trois acteurs (ARS, préfet, conseil départemental) plutôt qu’un unique point d’entrée régional.

    Le texte du décret ne détaille pas, à ce stade, les modalités concrètes de coordination entre ces trois échelons, ce qui laisse ouverte la question de la répartition effective des décisions sur le terrain.

    Source : Journal officiel de la République française, JORF n°0170 du 23 juillet 2026, texte n°24 (NOR : SFHZ2615174D) · fiabilité : texte réglementaire officiel · Décret n° 2026-649 du 22 juillet 2026 relatif à l’intervention du préfet dans le versement du fonds d’intervention régional des agences régionales de santé

    Source : Journal officiel de la République française, JORF n°0179 du 2 août 2026, texte n°24 (NOR : SFHZ2615173D) · fiabilité : texte réglementaire officiel · Décret n° 2026-722 du 1er août 2026 relatif aux délégations départementales des agences régionales de santé

  • IA : le Health Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques (J. Lucas, ANS)

    La transformation du système de santé s’associe à une utilisation plus importante des outils numériques et à une intégration plus forte de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques. Or, cette dernière présente des enjeux éthiques, qui doivent être traités dans ce nouveau contexte et s’inscrire dans un cadre réglementaire, actuellement insuffisant. C’est le point sur lequel insistent Jacques Lucas, président de l’Agence du numérique en santé (ANS), Judith Melh (Ethik IA) ou encore David Gruson, intervenus le 14 janvier 2020 lors du séminaire de la Chaire Santé de Sciences Po, animé par Etienne Grass.

    « Il existe un double impératif, un principe éthique de bienfaisance, de dignité de la personne, d’autonomie de la personne et de justice », note Jacques Lucas, qui annonce par ailleurs que le Heath Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques. « Il faut une place dans l’interdisciplinarité dans un objectif de validation et de la fiabilité des algorithmes, et ce, à tous les stades de la conception de l’algorithme », sans oublier le patient, souligne de son côté le Pr. Marie-France Mamzer, PU-PH spécialisée en éthique et en médecine légale à la faculté de médecine de l’université Paris-Descartes.

    La nécessaire émergence des questions éthiques de l’IA dans le débat public

    Il existe un consensus sur la nécessité de traiter les questions afférentes à l’intelligence artificielle (IA). En effet, malgré les risques éthiques qu’elle sous-tend, l’IA est un outil fondamental dans la transformation du système de santé, autant pour le bénéfice des patients que pour les aspects médico-économiques, comme le rappelle Jacques Lucas en mentionnant l’avis 130 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) : « On ne saurait adopter une position hostile à ces nouvelles technologies numériques. En raison des risques dont elles sont porteuses (…), il serait contraire de ne pas favoriser leur développement si elles peuvent bénéficier à la santé de tous et aider à la rationalisation des coûts ». Par ailleurs, l’IA est un outil de support non seulement facilitant le quotidien des professionnels de santé dans leurs diagnostics et qui constitue une opportunité pour détecter davantage de pathologies rapidement (Pr Marie-France Mamzer) mais également un accélérateur pour la recherche. 

    Le traitement de ces enjeux doit s’inscrire dans un cadre réglementaire, actuellement insuffisant

    Le traitement de ces enjeux doit s’inscrire dans un cadre réglementaire, aujourd’hui insuffisant. Il faut toutefois veiller à ne pas tomber dans la sur-réglementation, qui serait alors trop limitante. 

    Ces questions d’ordre éthiques sont d’autant plus importantes qu’il existe un enjeu pour gagner la confiance de la société, méfiante à l’usage des nouvelles technologies, qui doit être informée et éduquée sur ces enjeux. Jacques Lucas annonce que le Heath Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques. 

    La nécessaire intervention du cadre réglementaire et juridique  

    Le cadre législatif se base sur deux principes (avis 129 du CCNE) :

    • l’information du patient de l’incorporation de l’IA dans son parcours de soins ;
    • la supervision de l’IA par l’humain pour assurer « un pilotage de qualité ».

    L’article 11 de loi bioéthique complète alors les principes énoncées par la loi RGPD.

    Le RGPD prévoit l’intervention humaine pour les cas de profilages et « les prises de décisions automatisées »

    Anaïs Person, doctorante en droit de la santé et déléguée à la protection des données, note que le traitement des données de santé est autorisé par le RGPD, dans un cadre limitant de légalité (chaque traitement de donnée doit avoir une base légale), de loyauté (hébergement agrée donnée de santé) et de transparence (sécurité). Information préalable, consentement et intervention humaine sont nécessaires pour l’utilisation des données personnelles de santé.

    Le RGPD prévoit l’intervention humaine pour les cas de profilages et « les prises de décisions automatisées ». Les personnes concernées ont « au moins le droit d’obtenir une intervention humaine (fait écho à la garantie humaine de la loi bioéthique) de la part du responsable de traitement, d’exprimer son point de vue ou de contester la décision », et ce, a posteriori du traitement et à la demande de la personne concernée, explique-t-elle, précisant que cette mention est prévue pour le développement d’offres individualisées de la part des assureurs, à l’instar d’autres pays, qui seront basées sur des données de santé et bien-être, fournies par les assurés. 

    La loi bioéthique prévoit la garantie humaine dans le cadre de l’utilisation de l’IA

    L’article 11 de la loi bioéthique prévoit la garantie humaine dans le cadre de l’utilisation de l’IA. Actuellement en cours d’examen au Sénat, le texte ne devrait pas être stabilisé après la première lecture, alors qu’il se concentre davantage sur les données de santé.

    David Gruson estime que certains alinéas sont imparfaits et qu’il existe 2 lectures de l’article relatif à la garantie humaine : 

    • le principe de garantie humaine s’appliquera à tous les concepteurs de façon immédiate ;
    • « Le législateur ne prescrit pas les modalités d’exécution du principe », c’est-à-dire que les modalités d’application seront souples. Il estime qu’elles seraient bénéfiques à tous si elles étaient établies en co-construction.  

    Ce principe de garantie humaine s’étend autant au national (application médicale) qu’à l’international : la task force « régulation de l’IA » à l’OMS devrait prochainement émettre une recommandation à ce sujet. Le concept est également actuellement repris par la FDA. David Gruson suggère que les modalités d’application de la loi soient rapidement définies pour ne pas « que le standard soit ré-interprété par les acteurs qui n’auraient pas le même degré d’exigence analytique que ce qui nous anime ». 

    La garantie humaine peut être vérifiée par le concepteur de l’algorithme et par un collège d’experts

    Judith Mehl explique que la garantie humaine peut être vérifiée notamment à 2 niveaux et à différents moments des processus de développement et d’utilisation de l’IA :

    • par le concepteur de l’algorithme ;
    • par un collège d’experts. 

    Elle mentionne une expérimentation de l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) dans certains Ehpad : un algorithme permet de détecter les risques bucco-dentaires des résidents via un logiciel qui photographie leur bouche. Ces résultats sont ensuite vérifiés par un dentiste et un Collège qui étudie des cas.

    Ethik IA encourage la mise en place de ses collèges par les utilisateurs des solutions algorithmiques. 

    La responsabilité du médecin pourrait être engagée s’il n’utilise pas l’IA

    Jacques Lucas revient de son côté sur la question de la responsabilité du médecin, qui pourrait potentiellement être engagée s’il n’utilise pas l’IA. Il appelle les différences instances compétentes, y compris savantes, à se prononcer sur ce sujet.

    L’IA pourrait paradoxalement être une parade aux biais cognitifs

    Les biais font partis des risques dans l’utilisation de l’IA. En effet, les logiciels auto-apprenants (machine learning) peuvent intégrer des codes discriminatoires. Il a été rappelé au cours du séminaire que les biais, imputés à l’IA, peuvent également émaner de la subjectivité de la personne. 

    Paradoxalement, l’IA pourrait être une parade aux biais cognitifs, de différentes natures et présents dans les décisions médicales que le Pr Marc Bardou (CHU de Dijon, Santé Publique France) étudie et qui correspondent à des déviations du cadre de la pensée involontaire. 

    Selon Mehdi Benchoufi, professeur d’épidémiologie, la reproductibilité est actuellement une problématique dans la qualité des études de recherche et qui pose la question de la généralisabilité. Cet enjeu est lié en particulier à la conception des algorithmes :

    • les algorithmes sont basés sur des données de la littérature scientifique qui sont actuellement de qualité faible voire controversée ;
    • les données manquantes ou corrompues sont remplacées par des données fictives ;
    • l’algorithme n’est pas pas préparé à toutes les situations envisageables ;
    • biais de contrôle : l’humain se considère comme infaillible alors que des biais de subjectivité sont à prendre en compte ;
    • la nécessité d’avoir une traçabilité forte : la blockchain assure la chronologie.

    Les solutions proposées sont l’accompagnement de la conception par l’humain comme le transfer flow de Google, une co-construction avec des professionnels de santé, un recours à l’open source ou à la blockchain ainsi que trouver des échantillons plus représentatifs.

    L’interdisciplinarité promue

    Les personnes présentes se sont accordées pour promouvoir l’interdisciplinarité dans le champ de l’éthique de l’IA, déjà explicités par différents engagements :

    • Chaire d’enseignement autour de l’IA en santé prévue pour différents professionnels de santé par Paris-Descartes et DU universitaire ouvert ;
    • engagement des professionnels de santé et interdisciplinarité : Pr Marie-France Mazmer et Pr Stéphanie Allassonnière (Paris-Descartes) ;
    • consultation publique ouverte par l’HAS sur la grille d’analyse pour l’évaluation des solutions d’algorithmes considérés comme dispositifs médicaux : 30 retours à ce jour ;
    • ouverture d’un séminaire interdisciplinaire par la Chaire Santé de Science Po sur les questions de l’éthique et l’IA.
  • Expo du fabriqué en France : Bioserenity, Carmat, Ergosanté et Robocath à l’Élysée (18-19/01/2020)

    « Montrer la diversité, la qualité [et] le dynamisme de ce qui est fabriqué partout en France. » C’est l’objectif affiché de l’exposition du fabriqué en France, organisée au palais de l’Élysée les 18 et 19 janvier 2020 (communiqué). « Ce sont 120 objets, ambassadeurs de nos départements de métropole et d’Outre-mer » qui seront exposés dans les locaux de la Présidence de la République, précise l’Élysée.

    Le secteur de la santé numérique sera représentée au cours de l’événement à travers plusieurs innovations phares du secteur :

    • Bioserenity représentera le département de l’Aube avec son « cardionaute pédiatrie » ;
    • Carmat représentera les Yvelines avec son cœur artificiel ;
    • Ergosanté représentera le département du Gard avec Shiva, un exosquelette multifonctions ;
    • Robocath représentera la Seine-Maritime avec un robot chirurgical.

    L’ensemble des produits de l’exposition sont présentés sur le site de l’Élysée, accessible via ce lien.

    Les inscriptions sont à réaliser en ligne ici (nombre de places limité).

  • 12èmes rencontres de l’USPO : la pharmacie, une dynamique pour les territoires (29/01/2020, Paris)

    L’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) organise ses 12ièmes rencontres le 29 janvier 2020 au ministère des Solidarités et de la Santé sur le thème « la pharmacie, une dynamique pour les territoires ».

    Au programme :
    • économie de l’officine : bilan 2019 ;
    • Ehpad/pharmacie : coordination renforcée ;
    • généralisation de la vaccination en officine : premier bilan ;
    • la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé ;
    • la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie ;
    • Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ? Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ? ;
    • lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire ;
    • la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements ;
    • maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire.

    Les inscriptions sont à réaliser par email à uspo@uspo.fr jusqu’au 23 janvier.

    Programme

    • Journée d’échange animée par Tina Géréral, pharmacien, journaliste indépendante et co-fondatrice de l’agence de communication Ère Santé

    Accueil à partir de 8h30

    9h-9h30 : Économie de l’officine : bilan 2019

    • Dimitri Guillot, directeur « Supplier Relations », Iqvia

    9h30-10h15 : Ehpad/pharmacie : coordination renforcée

    • Paule Kujas, responsable du département des produits de santé, Cnam
    • Paul-Emile Haÿ, directeur médical et soins, Korian France Senior
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    10h15-10h30 : généralisation de la vaccination en officine : premier bilan

    • Carine Wolf-Thal, présidente, Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    10h30-11h15 : la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé

    • Katia Julienne, directrice générale de l’offre de soins (DGOS), ministère des Solidarités et de la Santé
    • Martine Berthet, sénatrice de la Savoie sous l’étiquette Les Républicains
    • Thomas Mesnier, député La République En Marche de la 1ère circonscription de Charente

    1h15-12h : la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie

    • Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et l’organisation des soins, Cnam ;
    • Pierre-Olivier Variot, vice-président, USPO
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    12h-12h15 : grand témoin

    • Guy Vallencien, pésident, CHAM

    Pause Déjeuner

    14h-14h20 :

    • Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ?
      • Pierre Beguerie, président, Conseil central A de l’Ordre des pharmaciens
    • Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ?
      • Gérard Raymond, président, France Assos Santé

    14h20-15h : lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire

    • Christian Filippi, président, URPS Corse (sous réserve de confirmation)
    • Pascal Louis, président, URPS Bourgogne-Franche-Comté
    • Renaud Nadjahi, président, URPS Île-de-France (sous réserve de confirmation)
    • Olivier Rozaire, président, URPS Auvergne-Rhône-Alpes
    • Grégory Tempremant, président, URPS Hauts-de-France

    15h-15h40 : la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements

    • Gautier Davrainville-Simonato, président, Anepf
    • Lucien Bennatan, président, Ma Pharmacie Référence
    • Jean-Baptiste de Coutures, président, Giphar
    • Laurent Filoche, président, UDGPO
    • Alain Grollaud, président, Federgy, syndicat de groupements et enseigne

    15h40-16h30 : maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire

    • Catherine Rumeau-Puchon, vice-présidente, CEPS
    • Linda Makhlouf, directrice du développement respiratoire, Philips
    • Philippe Montaner, président, Timkl

    16h30 : Clôture

    • Gilles Bonnefond, président, USPO
  • Appel à manifestation d’intérêt « sponsors des challenges IA » : derniers jours (deadline : 28/01/20)

    Lancé dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), piloté par la Direction générale des entreprises (DGE) et opéré par Bpifrance, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « sponsors des challenges IA » vise à sélectionner des entreprises, des entités publiques et des associations basées en France (appelés « sponsors ») chargées de proposer des challenges en intelligence artificielle (appelés « challenges IA »). Pour rappel, l’État soutient le lancement de challenges IA dans 4 secteurs-clés identifiés comme prioritaires en matière d’IA : santé, transport-mobilité, environnement et défense-sécurité (plan national IA).

    Chaque « challenge IA » identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (« sponsor »). Si le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge aura pour but d’exploiter l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie, précise Bpifrance sur son site web.

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (appelés « lauréat(s) »). Le ou les lauréats devront construire dans un délai limité (entre 3 et 12 mois) une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. L’objectif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des PME et start-ups de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des PME et start-ups expertes en IA.

    Les dossiers de candidatures pour cet AMI « sponsors », téléchargeable ici, doivent être adressés sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 28 janvier 2020 à midi (date et heure de réception faisant foi).

    Coordination de l’AMI :
    • challenges@bpifrance.fr ;
    • Franck Bernard : 01 41 79 88 10

    Pour faciliter l’organisation de ces challenges, les accompagnateurs suivants ont été sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres :

    • santé : Care Insight ;
    • transport-mobilité : Systematic, en partenariat avec Moveo et 4 PME ;
    • environnement : Wavestone ;
    • défense-sécurité : Safe Cluster en partenariat avec Solutions Communicantes Sécurisées.

    AMI « sponsors » : critères d’éligibilité

    Le challenge présenté doit être conforme aux critères d’éligibilité suivants :

    dossier :

    • 1. être soumis, dans les délais, sous forme électronique via l’Extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance ;
    • 2. être complet, et respectant le format imposé ;

    challenge :

    • 3. porter sur des démarches d’innovation dans le domaine de l’IA dans l’un des 4 secteurs-clés identifiés ;
    • 4. prévoir la mise à disposition de jeux de données ;
    • 5. dans le cas d’une entité publique, mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ;

    porteur(s) :

    • 6. être porté(s) par une (des) société(s) immatriculée(s) en France au registre du commerce et des sociétés (RCS) à la date de dépôt du dossier, ou une (des) entité(s)publique(s) (administration, collectivité locale, établissement public…) ;
    • 7. être porté(s) par une (des) société(s) à jour de ses obligations fiscales et sociales ;
    • 8. être porté(s) par une (des) société(s) ne faisant pas l’objet d’un contentieux avec Bpifrance.

    Les projets de challenge ne respectant pas l’un des critères d’éligibilité sont écartés du processus de sélection, sans recours possible, mais gardent la possibilité de concourir à une vague ultérieure.

    AMI « sponsors » : critères de sélection

    La sélection des challenges s’appuiera sur les critères suivants :

    pertinence du challenge :

    • attractivité du challenge pour le sponsor :
      • potentiel de retombées économiques significatives pour le sponsor,sous forme notamment d’amélioration de produits et services,d’optimisation de processus ou de création de nouveaux business models, etc ;
      • capacité du sponsor à dupliquer les solutions en interne (vers d’autres sites du sponsor…) ;
      • capacité de mutualisation des problématiques/besoins du sponsor avec d’autres sponsors ;

    Compétences et engagement du sponsor :

    • maturité de la réflexion IA et des connaissances en IA ;
    • niveau d’engagement du sponsor pour le challenge (challenge répondant à un réel besoin du sponsor) – cohérence avec la feuille de route du sponsor -budget d’engagement du sponsor ;
    • implication des équipes du sponsor ;
    • mise à disposition d’un interlocuteur pour favoriser les interactions avec le lauréat ;
    • mise à disposition d’un jeu de données ou niveau d’engagement et processus pour mettre à disposition les jeux de données, savoirs et autres informations ou outils favorisant les travaux ;
    • valorisation des résultats suite aux challenges par le sponsor ;
    • existence de critères de mesure du succès du PoC ;
    • perspectives et possibilités d’accompagnement (financier, industriel,expertises…) pour l’industrialisation du PoC avec la(es) startup(s) ou PME lauréat(s).

    Calendrier prévisionnel :

    AMI « sponsors » – vague 2 :

    • publication : 18 novembre 2019 ;
    • clôture : 28 janvier 2020 ;
    • présélections : fin février/début mars 2020 ;
    • auditions : semaine du 16 mars 2020 ;
    • COPIL de sélection : fin mars 2020 ;
    • rédaction des règlements : début avril 2020.

    AAP « lauréats » – vague 2 :

    • publication : mi-mai 2020 ;
    • clôture : mi-juillet 2020 ;
    • présélections : mi-septembre 2020 ;
    • auditions : fin septembre 2020 ;
    • sélection : fin-septembre 2020.
  • E-santé et maladies chroniques : ExactCure et Pheal, lauréats de l’AAP EDF-AG2R La Mondiale

    ExactCure et Pheal, deux start-ups qui développent des solutions de e-santé appliquées aux maladies chroniques, sont les lauréats de l’appel à projets (AAP) organisé par le corporate venture EDF Pulse Croissance et AG2R La Mondiale. Cet AAP avait pour objectif d’identifier des solutions innovantes et accessibles pour « la prévention, le dépistage et l’accompagnement des maladies chroniques, dans les différents lieux de vie de la personne : à domicile, au travail et en mobilité, avec une attention particulière pour les pathologies cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires ainsi que pour la cancérologie », rappelle AG2R dans un communiqué publié fin décembre 2019. 14 finalistes avaient été retenus sur un total de 125 start-ups candidates.

    • ExactCure, prix lauréat : propose un « jumeau digital » qui simule l’efficacité et les interactions des médicaments d’un patient, notamment atteints de maladies chroniques et de polypathologies. La société va bénéficier d’une expérimentation rémunérée de sa solution par EDF Pulse Croissance et AG2R.

    • Pheal, prix « coup de cœur » : a conçu une application permettant de détecter des signaux faibles de symptômes de la mucoviscidose et de surveiller l’état de santé du patient. la start-up va bénéficier de son côté d’une visibilité accrue dans plusieurs supports de communication d’EDF et d’AG2R La Mondiale afin de promouvoir sa solution.

    Présentation des 2 start-ups lauréates

    « Le numérique va profondément modifier les usages » (EDF Pulse Croissance)

    « Après deux appels à projets réussis en 2018 dans le domaine des services à la personne, ce nouveau challenge en e-santé a permis d’explorer de nouvelles pistes pour améliorer le quotidien de nos clients, commente Michel Vanhaesbroucke, directeur d’EDF Pulse Croissance. Le numérique va profondément modifier les usages ; chez EDF Pulse Croissance nous sommes convaincus que nous devons accompagner cette transition identifiant et en développant des solutions dans tous les domaines d’activités. »

  • Team-up for start-up : contribuer au développement de projets health tech, le 28/01/2020 à Paris

    Bpifrance organise le 28 janvier 2020 à l’Institut Pasteur la soirée Team-up for start-up, l’occasion pour les acteurs du secteur (industriels, incubateurs, fonds, etc.) de rencontrer des start-ups health tech et de proposer leurs compétences pour accélérer le développement de ces jeunes sociétés.

    « Cet événement vise à offrir aux porteurs de projets et aux jeunes start-ups en incubation ou en accélération l’opportunité de rencontrer des personnes intéressées pour contribuer à leur développement comme ressource extérieure, associé ou co-fondateur potentiel« , précise Bpifrance sur son site web.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires (nombre de place limité), sont à réaliser avant le 17 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    • 17h-18h : accueil des contributeurs

    • 18h-20h : pitchs des porteurs de projets (3 minutes chacun) suivis de discussion en table ouverte