Financeurs

  • Concours innovation i-Lab 2020 : appel à candidatures pour les entrepreneurs deep tech (12/02/20)

    La 22ième édition de i-Lab, concours national porté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec BpiFrance, est lancée avec l’ouverture de l’appel à candidatures (AAC) pour les entrepreneurs de la deep tech.

    L’enjeu de ce concours d’innovation est d’encourager la création d’entreprises de technologies innovantes, de détecter des projets de création et de soutenir les plus prometteurs grâce à une aide financière ainsi qu’à un accompagnement adapté. Chaque année, des entrepreneurs portant des projets dans le secteur de la e-santé sont récompensés.

    Depuis sa création en 1999, i-Lab a permis la création de plus de 2 000 entreprises et d’une « véritable dynamique dans l’écosystème de l’innovation au niveau local et à l’échelle nationale », indique le ministère. 

    Pour cette nouvelle édition, les candidats doivent s’inscrire en ligne avant le mercredi 12 février 2020 à midi, en remplissant le dossier de candidature dématérialisé, exclusivement sur la plateforme opérée par Bpifrance Financement, accessible via ce lien. Les lauréats recevront une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée.

    Modalités de participation

    • peuvent concourir tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2017, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.
    • La société doit être installée sur le territoire français.
    • Pour les lauréats « en émergence » des éditions précédentes du concours, les bénéficiaires d’une bourse French Tech « Émergence » ainsi que les lauréats du prix Pépite-Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant bénéficiaient de conditions privilégiées d’éligibilité (voir le règlement).
    • Le candidat doit être un futur actionnaire et dirigeant de l’entreprise. Lorsque celle-ci est déjà créée lors du dépôt de la candidature, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier.

    Type de projets recherchés

    Les types de projets concernés sont :

    • les projets relatifs à la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), d’un procédé ou d’un service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage ;
    • les projets portant sur le développement d’un nouveau produit ou d’un service préalablement à sa mise sur le marché et qui nécessite pour l’entreprise en création une activité intense de recherche et développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement »). 

    Critères d’évaluation :

    • caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie

    • viabilité économique du projet ;

    • potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;

    • motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;

    • capacité du candidat à s’impliquer dans le projet ;

    • qualité et complémentarité de l’équipe ;

    • maîtrise de la propriété intellectuelle et des droits des tiers (notamment liberté d’exploitation).

    Dépenses financées : une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros

    Les dépenses éligibles, d’un montant maximal de 1 million d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement directement liées au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :

    • conception et définition des projets ;
    • propriété intellectuelle ;
    • études de marché, études de faisabilité ;
    • recherche de partenaires ;
    • expérimentation,développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
    • réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
    • prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

    Après expertise des projets, les lauréats sont sélectionnés par un jury national composé d’industriels et de personnalités compétentes dans les domaines de la création et du financement des entreprises innovantes, de la valorisation de la recherche et du transfert technologique.

    Les lauréats reçoivent une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée. Cette subvention peut représenter jusqu’à 60 % du programme d’innovation de l’entreprise.

  • e-Recrutement : Medelse lance un forfait jour et travaille sur la partie prédictive de son algorithme

    « Nous partons des besoins des médecins », explique Marion Giendaj, head of marketing communication à Medelse, une plateforme en ligne de recrutement dans le médical qui se présente comme « l’agent des praticiens en santé ». La société vient de lancer un contrat forfait jour, alternative à l’intérim, afin de répondre aux besoins ponctuels des praticiens et des établissements.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Marion Giendaj revient en détail sur cette nouvelle offre et les particularités de la plateforme, dont l’algorithme fait matcher les demandes des praticiens avec les offres des établissements. « Nos informations sont mises à jour quotidiennement et tout est vérifié, précise-t-elle entre autres. C’est un point important parce que le secteur est opaque. Les praticiens ne connaissent pas toujours toutes les opportunités auxquelles ils ont accès et n’ont pas le temps de gérer leur évolution de carrière. Nous avons une équipe d’agents pour accompagner les praticiens et une équipe de référents pour accompagner les établissements. » L’accès à la plateforme est gratuit pour les praticiens et une tarification fixe est proposée aux établissements.

    Autre information clé : Medelse souhaite « mettre en lumière » l’ensemble des données de sa plateforme, en proposant dans un premier temps courant 2020 un accès à cette base à ses utilisateurs. L’idée à terme est de travailler sur la partie prédictive de son algorithme, d’anticiper les prochaines volontés des médecins.

    Marion Giendaj indique par ailleurs que la société envisage un développement à l’étranger, en Europe tout d’abord courant 2020-2021 puis « éventuellement » aux États-Unis.

    Forfait jour : plus de 1 000 jours d’exercice fournis aux établissements en 6 mois

    Medelse se présente comme l’agent des praticiens en santé, avec actuellement plus de 14 000 postes ouverts, en libéral ou salariat. Vous venez de lancer un contrat forfait jour pour répondre à l’urgence présente dans l’ensemble des établissements de santé : 30% des postes vacants, difficultés d’attractivité pour les établissements, etc.

    Oui, et nous sommes aussi partis d’un souhait des candidats. Nous avons remarqué que beaucoup de praticiens recherchaient un forfait court et en jour avant une installation en libéral ou une collaboration de longue durée avec un établissement. Idem du côté des établissements. Ce forfait jour permet d’éviter un passage par l’intérim, plus coûteux. Le contrat est généré par les établissements.

    Les praticiens sont nombreux à souhaiter réaliser un remplacement avant de savoir où ils veulent aller pour une installation de longue durée. Nous avons par exemple une médecin généraliste qui a travaillé pendant 5 ans en Nouvelle-Calédonie en remplacement. À son retour en métropole, elle a obtenu un contrat forfait jour à Lyon puis a été prise en CDI par l’établissement.

    Quel est le premier bilan de ce forfait jour ?

    Nous avons testé ce nouveau contrat en juin-août 2019 et l’avons réellement lancé fin septembre. Pendant la période d’expérimentation de 3 mois, plus de 350 jours d’exercice ont été fournis aux établissements, ce qui est bon résultat. Et, sur les 6 derniers mois (3 mois de test + 3 mois de lancement officiels), nous comptabilisons un peu plus de 1 000 jours d’exercice fournis.

    Nous constatons que les établissements anticipent beaucoup plus leurs besoins ponctuels que leurs besoins de recrutements permanents. Il y a beaucoup plus de facilités pour eux parce qu’en 48 heures le processus est réglé. La démarche est plus rapide car les établissements expriment plus rapidement leurs besoins, les praticiens sont plus flexibles sur les conditions du court terme et il y a moins d’échanges pour se mettre d’accord. En clair, l’établissement émet une demande, qui est envoyée aux praticiens disponibles correspondants. Dès qu’un praticien accepte l’exercice tout est validé, contrairement à un recrutement permanent, où il y a des échanges téléphoniques et physiques. 

    Combien de praticiens et d’établissements utilisent votre plateforme ?

    Nous comptons environ 1 500 établissements utilisateurs. Il s’agit de tous types de structures, comme des hôpitaux, des maisons de santé mais aussi des groupes comme la Croix-Rouge, etc. Côté praticiens, nous comptabilisons plus de 20 000 utilisateurs, en sachant que nous avons introduit le paramédical il y a quelques mois, secteur pour lequel le marché de l’emploi est différent.

    « Notre algorithme centralise l’offre et la demande au niveau national »

    Comment vous démarquez-vous des autres plateformes d’offres dans le secteur de la santé ?

    Par rapport à un site d’annonces classiques, notre plateforme se démarque par la fraîcheur des informations qu’elle recense, mises à jour au quotidien.

    Notre algorithme centralise l’offre et la demande au niveau national. C’est un autre plus. les établissements n’ont pas besoin d’aller en région pour connaître le marché, de passer par un cabinet de recrutement régional.

    Un autre avantage est la rapidité. L’algorithme fait « matcher » les praticiens et les établissements dont les besoins coïncident. En moyenne, le recrutement se fait sur 3 semaines via notre plateforme, en prenant en compte les entretiens, au lieu de 3 mois habituellement.

    L’accompagnement que nous proposons nous permet également de nous démarquer. Nous avons des agents qui sont dédiés quotidiennement au suivi des établissements et des praticiens. Nous nous sommes aperçus qu’il pouvait y avoir un langage de sourds entre les uns et les autres. Nous sommes-là pour harmoniser le langage des praticiens et celui des établissements. Nous avons également constaté que beaucoup de médecins ne savaient pas réellement comment être efficaces dans leur recherche d’emploi, comment mettre en avant leurs compétences, leurs expériences, etc. Nous leur délivrons des conseils et leur donnons également accès à des reportages vidéos et à des photos pour qu’ils aient une vision concrète des établissements. Nos référents sont là pour mettre en avant leurs établissements, en cohérence bien entendu avec les besoins et souhaits des praticiens.

    Un accès gratuit pour les praticiens, une tarification fixe pour les établissements

    Quel est votre business modèle ?

    L’accès à la plateforme est gratuit pour les praticiens. Ce sont les établissements qui paient. Nous avons fait le choix d’une tarification fixe avec une garantie de 100 % de succès. Cela ne les engage donc à rien. À nous d’être plus efficaces pour que les établissements recrutent plus rapidement grâce à Medelse.

    Quels sont les axes d’amélioration de votre service, les évolutions de l’offre envisagée ?

    Nous réfléchissons à différentes offres, qui s’adapteraient  à toutes les tailles de structures (petits centres de santé comme grands centres hospitaliers, qui ne recrutent pas de la même manière et avec les mêmes moyens).

    En ouvrant notre plateforme au paramédical, nous nous attaque également à un recrutement qui est encore plus en souffrance et qui est géré totalement différemment. Nous sommes en réflexion avec les établissements à ce sujet, pour créer par exemple des accès différents pour le paramédical ou encore un système de pack avec un objectif de recrutements à effectuer sur l’année, financièrement plus intéressant encore.

    « Notre partie data va être mise en avant courant 2020 »

    Combien de personnes travaillent actuellement pour Medelse ?

    Nous sommes une quinzaine dans les locaux de Clichy, avec une équipe technique basée à Toulouse. Il y a une grosse équipe RH dédiée à l’accompagnement des établissements et une autre dédiée aux médecins. L’équipe technique et produits est en charge de toute notre innovation et de notre algorithme.

    À ce propos, nous avons un data scientist qui a pour mission d’optimiser cet algorithme, de le rendre plus fin dans ses analyses. Toute cette partie data va être mise en avant courant 2020.

    De quelle manière ?

    L’idée est de travailler sur la partie prédictive du système, d’anticiper les prochaines volontés des médecins, de mieux identifier les zones où il y a un vide médical pour savoir où créer un établissement de santé par exemple. Nous avons beaucoup de données à disposition et l’objectif est de pouvoir les mettre en lumière l’année prochaine, en donnant dans un premier temps un accès à ces données au cours du 1er semestre 2020.

    Un développement de la plateforme prévu en Europe et aux États-Unis

    Envisagez-vous un développement à l’étranger ?

    À horizon 2020-2021, nous envisageons de tester le marché européen dans un premier temps puis éventuellement l’international avec les États-Unis.

  • Lancement de l’accélérateur Digital Pharma Lab : 7 industriels et 9 start-ups pharmatech embarqués

    Provoquer la rencontre entre start-ups et industries de santé afin d’accélérer l’intégration des innovations des jeunes entreprises dans les métiers et les business modèles des laboratoires pharmaceutiques, entreprises de biotechnologies et fabricants de dispositifs médicaux. Tel est l’objectif du Digital Pharma Lab, présenté comme le « premier accélérateur pharmatech indépendant en Europe ». Inauguré le 9 décembre 2019 à l’occasion d’une conférence spéciale, ce nouvel organisme est soutenu par Bpifrance et l’EIT Health : son lancement marque le démarrage de la première promotion du programme d’accélération, axée pour cette première saison sur la thématique « révolution pharmatech ».

    Ce programme de 4 à 6 mois a pour but de permettre aux industriels de la santé partenaires d’accélérer, voire d’intégrer dans leurs modèles, les innovations des start-ups pharmatech sélectionnées :
    • les partenaires industriels : Biogen, Ipsen, Servier, Otsuka, Sanofi, Takeda et Chugai ;
    • start-ups sélectionnées : Apodis Pharma, Diam Park, Epigene Labs, Inato, Invenis, Lucine, MyBrain Technologies, MyScienceWork et Yuni.

    Le Digital Pharma Lab s’engage également aux côtés des start-ups pour leur permettre de consolider leurs opportunités de développement en attirant l’attention des investisseurs publics et privés.

    L’accélérateur a été co-fondé par Pascal Bécache, ancien d’IBM et d’Iqvia, et Didier Tranchier, investisseur dans plus de 40 start-ups depuis 20 ans.

    Faire de Paris la place des investissements pharmatech en Europe et dans le monde

    Pascal Bécache, co-fondateur du Digital Pharma Lab, souligne que l’ambition de cet accélérateur « est de contribuer à faire de Paris le cœur des investissements pharmatech en Europe et dans le monde en se fondant sur son environnement scientifique, technologique et économique unique ».

    ​“L’annonce il y a quelques jours par la région Île-de-France de la création d’un programme d’investissement européen de deux milliards d’euros pour le développement d’entreprises innovantes du secteur santé et des sciences de la vie, vient corroborer notre vision et conforte notre volonté », complète-t-il.

    « Le challenge est de faire rentrer le digital dans l’industrie pharma »

    En introduction de cette matinée, Vincent Galand, le directeur de l’innovation du Digital Pharma Lab, précise cependant qu’« il manque un rouage entre industriels et start-ups » actuellement. Martin Dubuc, P.-D.G. de Biogen, rappelle de son côté que « le challenge est de faire rentrer le digital dans l’industrie pharma ». Le temps de développement « est trop long », observe-t-il. « Dans le secteur du dispositif médical, ce temps est plus court, ajoute-t-il. Il n’y a pas encore de burning plateforme côté pharma. Les acteur n’ont pas encore le sentiment qu’ils vont se faire « disrupter ». Quels choix opérer ? Comment faire rentrer le digital dans le secteur ? Par l’intrapeunariat ou l’intégration ? »

    « Outre le fait de favoriser des débouchés commerciaux, le programme de Digital Pharma Lab représente une formidable opportunité pour les start-ups sélectionnées de démontrer aux investisseurs publics et privés l’intérêt des industriels pour leurs solutions et la solidité de leur potentiel de développement », estime Didier Tranchier, co-fondateur de l’accélérateur. Selon Thierry Picard, associé, ​le nouveal accélérateur « apporte aux industriels de la santé tous les avantages d’un partenaire indépendant, bien inséré dans l’écosystème pharmatech, expert de l’accompagnement de projets digitaux transverses ».

    « Les enjeux d’un laboratoire de demain » : la vision des partenaires industriels

    Ipsen : le choix de l’intégration

    • Intervenenu lors de la conférence du 9 décembre : Dominique Bery, executive vice president strategy & transformation à Ipsen

    Chez Ipsen, c’est le choix de l’intégration. Il manque le coté « disruptif » et peut-être l’intrapreunariat, note Dominique Bery. On explique en interne que le digital va apporter une valeur médicale au patient. Le premier enjeu est de mettre le médicament plus vite possible sur le marché et s’assurer que le patient tire le plus de bénéfices de ce traitement. Le second enjeu selon Ipsen c’est celui de la donnée : l’utilisation de ces datas à disposition mais finalement peu utilisées.

    L’idée en résumé est :

    • de rassembler ses propres données ;
    • d’accéder aux données en vie réelle et accepter leur manque de qualité, et apprendre à travailler avec ces données imparfaites en les agrégeant ;
    • de générer de nouvelles données pendant que le patient prend son traitement.

    Exemple d’une appli pour le cancer du pancréas. Très peu d’innovation thérapeutique. Difficile de mettre en place des protocoles, savoir où sont les patients. Impact majeur si on y arrive.

    Sanofi : « nouer de nouvelles relations pour créer de la valeur pour le patient »

    • Intervenant : Isabelle Vitali, head of commercial digital innovation center à Sanofi

    « Nous travaillons avec tout l’écosystème, jusqu’au patient, indique Isabelle Vitali. Le digital permet cela même si l’humain reste indispensable. Le numérique nous aide à avoir des messages plus précis, à développer des outils pour nos interlocuteur, à collecter des données pour être beaucoup plus qualitatif, et, pour le professionnels de santé, à développer des solutions afin de mieux appréhender le suivi des patients (maladie chronique comme le diabète). Notre stratégie est de nouer de nouvelles relations pour créer de la valeur pour le patient. »

    La volonté de Sanofi est d’être « extrêmement concret » en se penchant sur des questions concrètes. « En amont, on se met d’accord sur les axes stratégiques, explique Isabelle Vitali. Le focus sur l’usage étant désormais bien ancré dans les esprits, l’enjeu désormais est économique : qui va payer au final ? Quelle valeur cela va-t-il générer ? Nous mettons au cœur de nos réflexions l’éthique by design. C’est un changement de mentalité complet. »

    Takeda : l’open innovation pour améliorer l’accompagnement tout au long du parcours de soins

    • Intervenant : Laure Monange-Caby, head of customer solutions & innovation Takeda

    « Avec l’open innovation, il est possible de proposer un accompagnement sur tout le parcours de soin, au-delà de la prise de médicaments, note Laure Monange-Caby. C’est un changement d’état d’esprit dans l’entreprise ». Cette approche doit être testée pour voir si elle fonctionne, indique-t-elle, et savoir comment la généraliser et la partager à toutes les aires thérapeutiques».

    Servier : « il faut avoir recours à l’intrapreneuriat »

    • Intervenant : Claude Bertrand, executive vice president R&D à Servier

    Claude Bertrand met en avant la problématique de succès, les laboratoires pouvant investir de manière conséquente (tant en matière de temps, de ressources humaines et de coût) dans des produits dont le succès final n’est pas garanti. « Comment accélérer la mise sur le marché d’un marché ?, interroge Claude Bertrand, qui note par ailleurs qu’il y a un besoin de trouver des data scientists. « Le changement d’état d’esprit est très important. Il faut avoir recours à l’intrapreneuriat et intégrer le concept de « think out of the box » », estime-t-il.

    Otsuka : mettre le client au cœur des réflexions

    • Intervenant : Magali Schembri, Chief Digital Officer Otsuka France

    Concernant la transformation digitale, le changement de culture est plutôt insufflé dans l’entreprise, par l’intrapeunariat, commente Magali Schembri. Étant une filiale d’un groupe japonais, au niveau local l’enjeu est de travailler de façon plus agile, de mettre le client au cœur des réflexions, explique-t-elle. La plupart du temps le digital est la solution mais pas nécessairement non. Voici les étapes qu’elle préconise :

    – 1. transformer le comité de direction ;

    – 2. entretenir l’etat d’esprit start-up ;

    – 3. changer les façons de travailler ;

    – 4. travailler avec des acteurs.

    « De la start-up au scale up »

    • Marion Cassiau, head of startup acceleration à Bpifrance (Healthcare Ventures), estime que « le dialogue n’est pas assez important » entre industriel et start-up.
    • Anne Osdoit, partner Sofinnova, explique que son cabinet va « se pencher sur les barrières à l’entrée du marché et [qu’il mène] pour cela une analyse du chemin réglementaire et et cherche à améliorer l’accès au marché : « Est-ce que le business model est suffisamment travaillé pour l’échelle internationale ? », interroge-t-elle.
    • Bernard Kirsch, président d’Angels Santé : en tant que business angel, son cabinet intervient sur du « seed » en medtech, en santé digitale et en biotech. Il voit environ 140-150 sociétés par an et investit dans 7 % d’entre elles. Il étudie lui aussi les barrières à l’entrée du marché, la part de marché potentielle. Enfin, il analyse la capacité d’exécution, la « scalabilité » et l’internationalisation, les premiers critères à étudier pour un investissement. « Tout n’est pas qu’une question d’argent, estime-t-il, il s’agit d’accompagner dans la durée. La difficulté réside dans les séries B ou C. »
    • Pierre Moustial, président du groupe Urgo, constate des freins dans le remboursement des medtech par la Sécurité sociale alors qu’il y a beaucoup de création. Il modère toutefois en évoquant l’article 51, qui permet une prise en charge par l’Assurance maladie. Ce qui permet le « scale up » selon lui, ce sont des soutiens comme le crédit impôt recherche (CIR) et Bpifrance. Il préconise de ne surtout pas aller en bourse, tel que Euronext, car pour une start-up, « la prédictibilité est trop compliqué ». Il faut au moins 10 à 20 millions d’euros de chiffres d’affaires pour envisager une introduction, recommande-t-il.
    • Anaïs Délicourt, business creation manager à l’EIT Health France : l’EIT health, qui n’a que 3 ans d’existance en France, accompagne les start-ups dans leur « scale up » en termes de financement au niveau européen. Il existe pour ces jeunes sociétés un réseau d’investisseurs à l’échelle européenne qui propose des programmes de cross investment : business angel et seed pour de la série A et des programmes en France pour les séries B et séries C. Anaïs Délicourt souligne que la France, l’Allemagne et l’Angleterre sont des marchés attractifs pour l’Europe.
    • Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G et co-fondatrice de Lucine, propose de marketer l’éthique « made in France » car la France, avec l’Angleterre et l’Allemagne, est un marché attractif.
  • Doctopsy s’allie à l’appli de méditation Petit Bambou pour déstigmatiser les souffrances psychiques

    Mon Sherpa, une application développée par Doctopsy (ex Doctoconsult) à destination des personnes qui ont besoin d’un soutien psychologique, intègre désormais des sessions de méditations de l’appli de Petit Bambou, une start-up qui propose des innovations digitales et mobiles autour de la santé mentale. L’objectif de ce partenariat, annoncé le 10 décembre 2019 dans un communiqué commun, est de diminuer les symptômes des patients souffrant de troubles dépressifs, d’anxiété, de troubles du sommeil, de manque de confiance en soi, etc. L’idée est de « rendre le traitement des souffrances psychiques accessible à tous et moins stigmatisant[, de] lever les tabous liés au traitement de ces maladies », indiquent les deux sociétés.

    Avec cette collaboration, Doctopsy et Petit Bambou cherchent à rendre accessible au plus grand nombre la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (TCPC), une méthode alliant la médiation aux thérapies comportementales et cognitives, dont l’intérêt a été validé scientifiquement dans plusieurs indications.

    « Petit BamBou fait ainsi bénéficier à l’application Mon Sherpa de son expertise historique sur la méditation sur des thèmes variés et Mon Sherpa apporte une approche médicale avec des activités de thérapie comportementale et cognitive », expliquent les partenaires.

     • Les utilisateurs de Petit BamBou peuvent télécharger Mon Sherpa s’ils souhaitent aller plus loin sur le traitement de certains symptômes comme la dépression, l’anxiété, les troubles de sommeil, les problèmes d’affirmation de soi, etc.
    • Les utilisateurs de Mon Sherpa bénéficient de 4 séances d’apprentissage de la méditation par Petit Bambou offertes. « Ils peuvent ensuite rejoindre la communauté Petit BamBou s’ils souhaitent ancrer la pratique de la méditation dans leur quotidien », est-il précisé.  

    L’application Mon Sherpa est disponible sur l’Apple Store. Elle sera lancée sur le Google Play Store d’ici le début de l’année 2020.

    Objectif : déstigmatiser les troubles mentaux

    Dans le cadre de leur partenariat, Doctopsy et Petit Bambou ont pour objectif, in fine, de lutter contre la stigmatisation des troubles mentaux, « premier obstacle à leurs prises en charge », notent les deux sociétés.

    « La méditation associée à des thérapies comportementales et cognitives soigne »

    « Tout comme Petit BamBou a démocratisé la méditation grâce à son application intuitive et ludique, nous espérons faciliter l’accès à un traitement d’un trouble psychique, explique le Dr Fanny Jacq, fondatrice de Doctopsy. Le message est simple, la méditation associée à des thérapies comportementales et cognitives soigne. Grâce à Mon Sherpa et Petit BamBou, ce traitement est maintenant accessible à tous (…) ».   

    Une démarche scientifique

    Le développement de l’application Mon Sherpa est supervisé par un conseil scientifique composé de médecins psychiatres, de psychologues, de chercheurs du CNRS et de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM).

    Avant sa mise sur le marché, la solution a été expérimentée pendant plusieurs semaines auprès de bêta-testeurs qui souffraient des pathologies psychiques ciblées.

    Des études médico-économiques sont en cours d’élaboration pour valider son impact sur ces personnes en souffrance psychologique, indique Doctopsy.

  • Congrès de psychiatrie (FHP) : Sibius décroche le prix « start-up » pour sa plateforme basée sur IA

    La start-up Sibius remporte le prix « start-up » organisé par la FHP-Psychiatrie à l’occasion du Congrès français de psychiatrie, qui s’est tenu à Nice du 4 au 7 décembre 2019. La jeune société développe une plateforme numérique de diagnostic et de suivi des troubles du neurodéveloppement de l’enfant et de l’adulte, en s’appuyant sur un système basée sur intelligence artificielle (IA). Dans le cadre de ce concours, elle décroche une dotation de 1 000 euros.

    « Alors que la France est au quatrième rang des pays de l’OCDE pour le nombre de psychiatres par habitant mais que de nombreux postes de praticiens restent vacants, le congrès propose une réflexion globale sur les difficultés actuelles du secteur et les décisions à prendre pour y remédier, contextualise la FHP. La branche psychiatrie de la fédération a lancé en 2017 un prix « start-up » pour valoriser l’innovation, en récompensant le projet d’une jeune société innovante en santé mentale.

    Sibius est une spin-off d’une unité du CNRS spécialisée dans les sciences, incubée par l’accélérateur Pulsalys (Villeurbanne, région lyonnaise). Sa solution sera présentée lors d’un conseil d’administration de la FHP-Psychiatrie. Elle fera l’objet d’une communication à destination des 175 établissements psychiatriques adhérents. 

    Les deux autres finalistes était :
    • Expert-i-mental : plateforme conçue pour créer du lien entre les personnes atteintes de troubles bipolaires, leurs proches et les professionnels de santé ;
    • PsyApps : développe des applications facilitant le suivi psychologique des patients.

    Le jury était composé des professionnels de santé suivants :

    • Dr Olivier Drevon, président de la FHP-Psychiatrie ;
    • Pr Michel Benoit, PU-PH, CHU Nice ;
    • Dr David Renaud, Centre mémoire de ressources et de recherche, CHU Nice ;
    • Jérôme Gomes, groupe Korian, administrateur FHP-Psychiatrie ;
    • Radu Iuga, Association fédérative française desétudiants en psychiatrie (AFFEP).

    Objectif de Sibius : « devenir le premier marqueur neurocognitif »

    Spin-off d’une unité du CNRS spécialisée dans les sciences, Sibius a été créé en 2019 et est incubé par l’accélérateur Pulsalys (Villeurbanne, région lyonnaise). La start-up développe une application basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer la prise en charge des troubles neurocognitifs (autisme, troubles DYS, maladie d’Alzheimer, commotion cérébrale…), du dépistage jusqu’au suivi, en passant par l’accompagnement et la rééducation.

    Mesure indirecte de l’attention visuelle et exploration tactile d’une image

    Pour mieux détecter les troubles, la solution est centrée sur « la mesure indirecte de l’attention visuelle et l’exploration tactile d’une image », explique Sibius dans un communiqué. Pour ce faire, elle fonctionne sous la forme d’un jeu d’exploration d’images, qui analyse les mouvements oculaires du patient en temps réel.

    Le système d’IA permet d’identifier un éventuel trouble neurocognitif et de déterminer son origine (autisme, maladie d’Alzheimer, commotion cérébrale…).

    « Aider les professionnels à donner un avis clinique en pratique médicale courante »

    Actuellement, il n’existe pas de « marqueur objectif et simple pour mesurer le fonctionnement neurocognitif en pratique médicale courante comme peut le faire un thermomètre pour la fièvre ou le tensiomètre pour l’hypertension », note la start-up. Son objectif est ainsi de « devenir le premier marqueur neurocognitif pour aider les professionnels à donner un avis clinique en pratique médicale courante ».

    « Par exemple concernant l’autisme, en Europe, 4 ans d’errance et d’incertitude séparent le moment où les parents se rendent compte du premier signe d’alerte et le diagnostic officiel posé par un centre expert. En cause, le manque de marqueur simple pour accélérer la prise de décision », commente Guillaume Bezie, P.-D.G. de Sibius.

    L’application de Sibius vise à permettre aux professionnels de santé de confirmer leur jugement clinique, d’orienter au plus vite le patient vers une prise en charge adaptée et d’obtenir un diagnostic officiel.

  • Jeunes Médecins s’allie à Synapse pour accompagner les praticiens dans leurs prescriptions via l’IA

    La start-up bordelaise Synapse Medicine, fondée en 2017 par des professionnels de santé, et l’organisation Jeunes Médecins collaborent afin d’aider les médecins dans leur activité de prescription, quels que soient leur spécialité et leur mode d’exercice. Dans le cadre de ce partenariat, annoncé le 3 décembre 2019 dans un communiqué commun, la plateforme Synapse va être proposée aux adhérents de Jeunes médecins « pour les accompagner dans le bon usage du médicament« .

    L’outil Synapse est une plateforme basée sur intelligence artificielle (IA) fonctionnant comme un assistant virtuel, conçue dans le but d’améliorer l’accès à une information médicale fiable et actualisée. La solution, soutenue par l’ANSM, a été élaborée avec le CHU de Bordeaux, l’Inserm et l’Université de Stanford, « indépendamment de l’industrie pharmaceutique », est-il précisé dans le communiqué.

    Des « milliers de médecins et internes » utilisent actuellement Synapse dans leur pratique quotidienne, avancent les 2 partenaires. La solution leur permet :
    • de « gagner du temps » : l’assistant délivre des réponses « concises, fiables et à jour » aux questions posées à l’oral ou à l’écrit par le praticien sur les médicaments (posologies, contre-indications, etc.) dans un contexte clinique donné ;
    • de « sécuriser leurs prescriptions  les plus complexes en temps réel » : par le biais d’une photo de l’ordonnance, Synapse vérifie automatiquement les prescriptions en prenant en considération le terrain clinique du patient et identifie toutes les interactions, les effets indésirables et les contre-indications ;
    • de « simplifier les recherches sur les médicaments » : toutes les informations synthétisées et contextualisées par Synapse « se réfèrent uniquement à des sources officielles toujours citées ».

  • Concilio, lauréat du grand prix mondial de la télémédecine pour sa conciergerie médicale en ligne

    Florian Reinaud, médecin co-fondateur et P.-D.G. de Concilio, décroche le « grand prix » et le trophée « autonomie et solidarités mondial » dans le cadre du prix mondial de la télémédecine. Ces récompenses lui ont été remises le 5 décembre 2019 par le Pr Emmanuel-Alain Cabanis, président de l’Académie nationale de médecine, et Ghislaine Alajouanine, présidente de l’Académie francophone de télémédecine et e-santé.
    La cérémonie a eu lieu à l’occasion du premier anniversaire de l’Académie francophone de télémédecine et de e-santé. Cette organisation créée en décembre 2018 rassemble 30 membres fondateurs français et étrangers.  

    Concilio, service de conciergerie médicale créé en 2015 par le Dr Florian Reinaud et l’entrepreneur Georges Aoun, revendique la place de « pionnier de l’accompagnement santé personnalisé », avec une plateforme réunissant « téléconsultation et service de recommandation de médecins avec prise de rendez-vous physique ». La solution couvre plus de 5000 pathologies.

  • Maladies rares : le futur institut GIPTIS disposera d’un système interconnecté de bases de données

    Le futur GIPTIS, dont l’ouverture est prévue à Marseille d’ici 2023, sera doté de « 6 plateformes technologiques de pointe, [d’]un système interconnecté inédit de bases de données et d’outils d’analyses performants« , et reposera sur des méthodes de management et des outils de collaboration « entièrement repensés ». Porté par l’Agence régionale de santé (ARS) PACA et l’Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM), le GIPTS est présenté comme « le plus grand institut euroméditerranéen de lutte contre les maladies génétiques rares » (communiqué de novembre 2019). Son objectif est de relever les 4 défis suivants : accélérer les diagnostics ; accroître les capacités de recherche ; démultiplier le nombre de traitements efficaces et améliorer la prise en charge des malades et des familles.

    Pour cela, le modèle de l’institut s’appuie, en dehors de l’accès à des moyens techniques de pointe, sur 3 autres piliers :
    • une équipe de 500 experts : des médecins spécialistes et reconnus, des personnels paramédicaux engagés, des chercheurs de renommée internationale, 15 start-up issues des projets de recherche les plus prometteurs et une intégration précoce des experts du développement de médicaments ;
    • un lieu imaginé « pour faciliter la coopération entre les acteurs » : 21 000 m² accueillant des laboratoires de pointe, des espaces pensés pour le bien-être des malades et des familles, permettant une prise en charge « totalement personnalisée » des malades ;
    • « un territoire engagé dans un projet emblématique et citoyen » : la communauté scientifique et médicale mobilisée dès l’origine, les acteurs académiques, les associations de malades, les collectivités locales, le monde économique, les entreprises et la société civile.

    Imaginé par le Pr Nicolas Lévy, qui dirige le département de génétique médicale du centre hospitalier de Marseille, le GIPTIS sera une fondation reconnue d’utilité publique à but non lucratif composée d’une gouvernance mixte, « pour une coopération fructueuse des acteurs privés et publics », indique l’AP-HM.

    Modèle économique : un « autofinancement de l’exploitation »

    Le modèle économique du GIPTIS se veut novateur. Il permettra « de financer l’innovation et de garantir l’équité d’accès au soin pour tous les malades, sans surcoût pour les institutions publiques de soins et de recherche, grâce à l’autofinancement de l’exploitation par les revenus générés (propriété intellectuelle, activités de conseil, prestations technologiques, incubateur de start-up, exportation du modèle à l’étranger) et l’implication des donateurs, et au financement du bâtiment, assuré par les acteurs bancaires et investisseurs », note l’AP-HM (communiqué). 

    Maladies rares : 50 millions de personnes touchées autour de la Méditerranée

    Les maladies génétiques dites « rares » touchent actuellement environ 3 millions de personnes en France et 50 millions autour de la Méditerranée, contextualise le centre hospitalier marseillais, ajoutant que 95 % des malades sont sans traitement adapté et que 60 % d’entre eux sont des enfants.

    « Soigner mieux, plus vite [et] à plus grande échelle »

    L’objectif de l’institut GIPTIS est de « soigner mieux, plus vite [et] à plus grande échelle » en facilitant les collaborations « entre le meilleur des mondes public et privé, académique et industriel », synthétise l’AP-HM.

  • Congrès télémédecine (SFSD) : OphtAI remporte le grand prix de l’innovation, Diabnext coup de cœur

    OphtAI remporte le grand prix de l’innovation, remis le 4 décembre 2019 lors du Congrès de télémédecine de la Société française de santé digitale (SFSD). Diabnext décroche le prix « coup de cœur ».

    • OphtAI est une joint-venture (JV) créée en mai 2019 par Evolucare, spécialiste en gestion des données patients, et ADCIS, PME experte dans le domaine de l’analyse d’images médicales, avec pour ambition de viser « un positionnement fort sur le marché mondial de l’ophtalmologie grâce à une offre de services innovants basés sur l’intelligence artificielle (IA) ». D’ici 2020, la JV prévoit de proposer une dizaine de services basés sur l’IA en réponse aux besoins des praticiens et des patients. La première solution de cette gamme porte sur le dépistage semi-automatisé de la rétinopathie diabétique. Il s’agit d’un dispositif médical marqué CE se présentant sous la forme d’une plateforme web accessible et adaptée « à tout type d’organisation », indique la société (communiqué). Il permet une optimisation de la productivité des praticiens, tout en sécurisant l’activité du dépistage.

    • Diabnext, fondé en 2018, développe une plateforme de monitoring du diabète reliée à un carnet numérique d’auto-surveillance entièrement automatisé à destination des patients souffrant d’un diabète insulino-dépendant.

    Les 2 autres finalistes du concours étaient :
    • Careline Solutions : propose une solution de télésurveillance dédiée aux patients atteints d’insuffisance cardiaque et/ou porteurs de prothèses cardiaques ;
    • Chronolife : est à l’initiative d’un gilet connecté multiparamétrique capable de suivre les fonctions vitales et en particulier la fonction cardiaque.

  • PathAI, nouveau fournisseur d’IA pour la recherche en pathologie des laboratoires pharmaceutiques

    Les récents partenariats entre laboratoires pharmaceutiques et start-ups marquent une évolution des tendances dans la recherche et le développement : recourir à des fournisseurs permet aux industriels de renforcer leurs capacités de recherche et de développement clinique. Parmi ces industriels figurent PathAI (États-Unis), un fournisseur de solutions basées sur intelligence artificielle (IA) pour la recherche en pathologie des laboratoires pharmaceutiques, qui émerge sur le marché.

    Fondée en 2016, la société s’est déjà rapprochée d’entreprises pharmaceutiques américaines :

    • Bristol-Myers Squibb (BMS) et le Fonds mondial d’innovation pour la santé Merck, filiale de Merck & Co basée à Kenilworth, dans le New Jersey, financent PathAI à hauteur de 75 millions de dollars (environ 67,67 millions d’euros). Ils rejoignent ainsi d’autres investisseurs comme LabCorp, General Catalyst et General Atlantic, qui ont mené le tour dans son ensemble.

    • Gilead Sciences collabore de son côté avec PathAI dans le domaine du traitement de la NASH ou stéatose hépatique non alcoolique.

    BMS et Merck soutiennent PathAI pour aider les pathologistes à poser des diagnostics rapides et précis

    • Enjeu: BMS, Merck et d’autres partenaires stratégiques prennent conscience qu’il est important de disposer des données les plus pertinentes possibles pour continuer à progresser dans le domaine en évolution rapide de l’immuno-oncologie, permettant ainsi d’accélérer les traitements nouveaux et améliorés pour les patients.
    • Objectif : aider les pathologistes à poser des diagnostics rapides et précis.
    • Contexte : les pathologistes, qui analysent des échantillons de tissus vivant (branche de la biologie appelée « histologie ») pour diagnostiquer une maladie, ont historiquement analysé ces échantillons manuellement. Plusieurs études montrent qu’après avoir formé un modèle avec plus de 250 000 annotations fournies par des pathologistes à l’aide de la plateforme de recherche PathAI, les performances analytiques des algorithmes font consensus pour les 5 pathologistes évaluateurs.

    Gilead collabore avec PathAI pour améliorer la compréhension de la NASH via IA

    • Enjeux :
      • mieux caractériser la NASH qui a des formes diverses ;
      • adresser la meilleure thérapie possible pour impacter la progression de la maladie ;
      • analyser plus rigoureusement la réponse au traitement ;
      • explorer des solutions novatrices pour des patients présentant une fibrose avancée due à la NASH.
    • Objectif : recourir à des outils d’IA pour l’évaluation de l’histologie du foie et contribuer aux travaux de Gilead pour améliorer la compréhension de la NASH.
    • Le contexte : la plateforme de recherche PathAI a évalué des biopsies après un « entraînement » sur plus de 68 000 annotations de 75 pathologistes certifiés. Il s’avère que les modèles de machine learning (apprentissage automatique) et le consensus de lectures des pathologistes indépendants présentent une haute cohérence pour les paramètres histologiques essentiels de la NASH. Ces résultats soulignent le potentiel de l’apprentissage automatique pour caractériser les patients cirrhotiques au-delà de la détermination histologique classique du stade de la maladie. 

    Cette technologie prometteuse développée par PathAI devrait permettre aux laboratoires pharmaceutiques d’assurer des progrès scientifiques et thérapeutiques continus aux patients dans divers aires thérapeutiques.