Financeurs

  • Le CHU de Nîmes s’associe avec MonDocteur pour proposer la prise de rendez-vous en ligne

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes propose depuis le 17 mai 2018 un service de prise de rendez-vous en ligne via la plateforme de MonDocteur.

    Ce partenariat permet aux patients du CHU de prendre rendez-vous en ligne 24h/24 et 7j/7 pour quatre spécialités : l’ORL, la chirurgie orthopédique et traumatologique, l’ophtalmologie et l’immunisation.

    Une généralisation est prévue pour l’été 2018.

    Modernisation, fluidification des liens hôpital-ville et optimisation de la gestion des agendas médicaux

    Il s’agit d’une phase pilote impliquant ces quatre services qui doit prendre fin au début de l’été 2018 et déboucher sur la généralisation du service de prise de rendez-vous électronique pour l’ensemble des services du CHU.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus global d’une démarche de modernisation et de fluidification du parcours de soins de l’établissement qui accueille près de 400 000 patients en consultation chaque année. Elle illustre également la volonté du CHU de donner plus facilement accès à ses spécialistes aux patients adressés par leur médecin traitant auxquels des créneaux spécifiques seront réservés.

    Les patients pourront accéder à la plateforme de prise de rendez-vous en ligne via le site du CHU ou bien via le site de MonDocteur et auront accès aux créneaux disponibles des spécialistes.

    Avec le recours à un système de prise de rendez-vous en ligne, le CHU espère :

    • diminuer de 50% les appels téléphoniques entrants et faciliter la gestion des agendas médicaux des praticiens ;
    • réduire les nombre de rendez-vous non honorés et les retards grâce à l’envoie systématique de mails et de sms de rappel par la plateforme.

    Créé en 2014, MonDocteur réunit aujourd’hui 200 salariés et gère tous les mois environ 4 millions de consultations.

  • Chine : le géant de la télémédecine Good Doctor entre en bourse à Hong Kong pour 934 M€ (1,12 Md USD)

    Le South China Morning Post a rapporté fin avril 2018 que Good Doctor (Ping An Insurance Group), la plus grande plateforme de soins en ligne de Chine, prévoyait une entrée en bourse sur le marché de Hong Kong. La société a annoncé qu’elle espèrait lever 8,77 milliards HKD (934 M € ; 1,12 Md USD) pour l’occasion.

    Si l’opération aboutit, il s’agirait pour Hong Kong de la plus importante entrée en bourse d’une entreprise basée sur internet depuis l’introduction de ZhongAn Online Property & Casualty Insurance en septembre 2017, qui avait alors levé 11,9 milliards HKD (1,3 Md € ; 1,5 Md USD).

    Good Doctor veut s’imposer sur la scène internationale

    Les actions ont commencé à être négociées sur le marché principal début mai.

    « Nous voulons utiliser les bénéfices de [l’OPI] pour développer notre activité et financer de futures acquisitions nationales et internationales », a déclaré Wang Tao, président et chef de la direction de l’application médicale Good Doctor.

    4,32 Mds HKD recueillis par les investisseurs principaux de Good Doctor

    Sept investisseurs de premier plan devraient recueillir 4,32 milliards HKD (460 M € ; 550 M. USD) : BlackRock (États-Unis), Capital Research and Management Company (États-Unis), le fonds d’investissement du gouvernement de Singapour GIC Private, le bureau d’investissement du régime de pensions du Canada, Pantai Juara Investments, qui est détenu en propriété exclusive par le fonds d’investissement du gouvernement malaisien, CT Bright Holdings, une unité d’investissement du conglomérat thaïlandais CP Pokphand, et Swiss Re Direct Investments Company.

    Citigroup et JP Morgan (États-Unis) feront office de co-sponsors.

    40 % du produit net servira à l’expansion de l’entreprise

    Selon les informations officielles, environ 40 % du produit net servira à l’expansion de l’entreprise, au niveau notamment de son commerce électronique, de l’embauche de professionnels de la santé mais aussi de la vente, de l’acquisition de nouveaux utilisateurs et du financement des activités de marketing.

    Un peu moins d’un tiers sera affecté au financement d’investissements ou d’acquisitions potentiels en Chine et à l’étranger ; un cinquième sera consacré à la recherche et au développement ; le reste servira à financer le fonds de roulement et les objectifs généraux de la société.

    Good Doctor : l’une des « licornes » chinoises les plus prometteuses

    Grâce à son équipe médicale interne et à des partenariats conclus avec des hôpitaux et des pharmacies, Good Doctor offre actuellement quatre services en ligne majeurs (des consultations avec des médecins mais aussi des services soins, de gestion de la santé et de bien-être) ainsi qu’un centre de santé en ligne où les acheteurs peuvent acheter des médicaments et des dispositifs médicaux.

    193 millions d’utilisateurs

    La filiale de Ping An Insurance Group est actuellement la plus grande plateforme médicale en ligne en Chine de par son nombre d’utilisateurs. Fin 2017, 193 millions d’utilisateurs étaient enregistrés sur l’application.

    Une croissance normale

    La société a enregistré une perte d’1 milliard de yuans ( 132 M. € ; 158 M. USD) en 2017, sa troisième perte annuelle, mais Lee Yuansiong, directeur général adjoint de Ping An Insurance Group, a déclaré que cela était normal pour une « licorne »* technologique en cours de développement.

    « Les licornes suivent habituellement quatre phases : la construction de scénarios, l’obtention de trafic[/d’utilisateurs], la génération de revenus et la génération de profits, a ajouté M. Lee. Good Doctor est toujours dans la phase d’obtention d’utilisateurs (…) »

    Il a par ailleurs indiqué que Ping An Insurance Group et Good Doctor coopéreraient étroitement sur les activités à venir et qu’il était optimiste sur l’évolution de l’application.

    * Une licorne (« Unicorn » en anglais) est une start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars américain (836 M. €).

  • China: Telemedicine giant Ping An Good Doctor plans an IPO on the Hong Kong market for $1.12bn

    The South China Morning Post reported in late April 2018 that China’s largest online healthcare platform Good Doctor (Ping An Insurance Group) was planning an IPO on the Hong Kong market. The company has announced that it hopes to raise a flotation of HKD 8.77 billion (€934m; US$1.12b).

    If priced at the top, it could be the city’s biggest flotation by an internet-based business since ZhongAn Online Property & Casualty Insurance’s blockbuster IPO in September 2017 – the company raised HK$11.9 billion (€1.3bn; $1.5bn).

    Good Doctor wants to expand internationally

    Shares started trading on the main exchange on May.

    “We want to use the [IPO] proceeds to expand our business, and fund future domestic and overseas acquisitions,” said Wang Tao, chairman and chief executive officer of Good Doctor. 

    Good Doctor’s investors will put a combined HK$4.32 billion into the float

    Seven cornerstone investors will put a combined HK$4.32 billion (€460; US$550m) into the float: BlackRock (US), Capital Research and Management Company (US), the Singapore government’s investment fund GIC Private, Canada Pension Plan Investment Board, Pantai Juara Investments, which is owned by the Malaysian government’s investment fund, CT Bright Holdings, an investment unit of Thailand’s conglomerate CP Pokphand, and Swiss Re Direct Investments Company.

    Citigroup and JP Morgan (US) will act as the joint sponsors.

    40% of the net proceeds will be used to expand the business

    According to official information, about 40% of the net proceeds will be used to expand the business, including its e-commerce business, hiring sales and medical professionals, acquiring new users and funding marketing activities.

    Just under a third will be devoted to funding potential investments or acquisitions in China and abroad; a fifth will be allocated to research and development; the rest will be used for working capital and general corporate purposes.

    Good Doctor: one of the most promising Chinese « unicorns »

    Thanks to its in-house medical team and partnerships with hospitals and pharmacies outlets, Good Doctor offers four major online services (doctors consultations, consumer health care, healthcare management and wellness interaction) as well as an online health mall where shoppers can buy medicines and medical devices.

    193 million users

    The Ping An subsidiary is currently China’s largest online health care and medical platform by user numbers. At the end of 2017, 193 million users were registered on the application.

    A classic growth

    The company recorded a loss of 1 billion yuan (€132million euros; US$158m) in 2017, its third annual loss, but Lee Yuansiong, deputy chief executive officer for Ping An Insurance Group, said that this was normal for a tech « unicorn »* in its early phase.

    « Unicorns usually have four phases: building scenarios, obtaining traffic, generating revenue, and generating profit, » Mr Lee said. « Good Doctor is still in the obtaining users and traffic phase. »

    He also said that Ping An Insurance Group and Good Doctor will cooperate closely on businesses in future and that he was optimistic on the latter’s outlook.

    * A « unicorn » is a privately held startup company valued at over US$1 billion (€836m).

  • Ouverture des candidatures au Lab Santé, hackathon sur le thème de l’innovation en santé et de l’IA

    Avec le mécénat de la Fondation MACSF, Start Up Inside et l’Institut Pasteur organisent le Lab Santé : un hackathon ouvert à tous, qui se tiendra du 1er au 3 juin 2018, sur les thèmes de l’innovation en santé et de l’intelligence artificielle.

    Il réunira une soixantaine d’entrepreneurs de tous horizons : chercheurs, UX et UI designers, développeurs, data scientists, intrapreneurs de grands groupes et professionnels de santé.

    Des experts rejoindront une équipe pluridisciplinaire pour incuber un projet : de la problématique à la solution, en passant par un prototypage pour transformer une idée en start-up.

    Pour candidater, suivre ce lien.

    Plus d’informations auprès de Annie Cohen – 01 71 23 83 69 – annie.cohen@macsf.fr ou Aurélie Zanussi – 01 71 23 73 98 – aurelie.zanussi@macsf.fr

  • « Iconeus rend possible une imagerie du cerveau jusqu’à présent inaccessible » (L. Lecointre, Iconeus)

    Iconeus est l’un des trois vainqueurs de la catégorie Healthcare des Wilco Stars 2018 organisés début avril 2018 par l’accélérateur de start-ups Wilco.

    H&TI a interrogé un de ses co-fondateurs, Ludovic Lecointre, Chief Executive Officer, qui a défendu le projet porté par Iconeus lors de la soirée. Il était soutenu par Véronique Frechin, marraine d’un soir et responsable de l’innovation chez WeHealth By Servier, laboratoire partenaire de l’accélérateur Healthcare de Wilco.

    Dans l’entretien accordé à H&TI, Ludovic Lecointre présente la solution d’imagerie neuro-fonctionnelle en temps réel et interactive qui révolutionne la recherche en neurosciences en ce qu’elle permet de visualiser et de comprendre le fonctionnement du cerveau, ainsi que d’en établir une cartographie fonctionnelle précise sous forme de table de connectivité cérébrale.  À terme, « elle permettra de mieux comprendre les pathologies qui sont aujourd’hui mal détectées et mal prises en charge, comme l’autisme, et de parfaire les traitements afin de réduire l’impact sociétal des maladies affectant le système nerveux », explique-t-il. Son application pourrait déboucher sur la réduction de séquelle et de récidives dans le cadre de certaines interventions, ainsi que des coûts de celles-ci.

    Qui est l’équipe derrière le projet d’imagerie neuro-fonctionnelle d’Iconeus ?

    La genèse du projet s’inscrit dans les travaux du Laboratoire de Physique des Ondes pour la Médecine de l’Institut Langevin (Inserm), dirigé par le Dr Mickael Tanter, qui est à la pointe de l’imagerie médicale échographique mondiale. Il s’est associé avec une équipe de 4 chercheurs qui sont co-fondateurs : Zsolt Lenkei, médecin neurobiologiste du Laboratoire de Plasticité du Cerveau, Mathieu Pernot et Thomas Deffieux, physiciens de l’Inserm et Bruno Osmanski, CTO d’Iconeus, docteur en physique des ondes et expérimenté en neurosciences.

    Depuis, l’équipe s’est élargie au moment de la création d’Iconeus, en avril 2016, bien que nous ne soyons actifs que depuis fin 2016, avec l’arrivée  Mohamed Nouhoum, doctorant en physique des ondes et Thomas Kieffer, ingénieur informatique. Iconeus  est passé d’une personne début 2017 à quatre personnes début 2018 et projette le recrutement de six collaborateurs supplémentaires  début 2019.

    Vous êtes le seul pharmacien de l’équipe. Comment votre parcours vous a mené à la tête de la start-up ? 

    J’ai été cadre supérieur dans la recherche et développement dans l’industrie pharmaceutique au sein de grands laboratoires, tels Pfizer ou Bristol-Myers Squibb, ce qui m’a donné des bases dans la gestion des processus et des hommes dans un environnement international. Et mon expérience de 12 ans de pharmacien titulaire m’a permis de me frotter aux différents aspects de gestion d’une PME de 13 personnes, car il fallait être un peu comptable, un peu juriste et au final je trouve que c’est assez similaire à l’aventure d’une start-up. Et puis, à titre personnel j’ai goût certain pour le risque.

    Dans le cadre de ma mission d’expert indépendant auprès de l’ANSM dans l’évaluation pharmaceutique des dossiers de mise sur le marché, j’ai été impliqué dans l’évaluation pharmaceutique d’un projet fondé sur une technologie développée par le laboratoire de Mickael Tanter. Ce projet n’avait pas abouti, car il y avait trop d’obstacles réglementaires et scientifiques à l’époque, mais j’avais  beaucoup apprécié le travail avec les chercheurs et comme je souhaitais changer d’activité, j’avais laissé entendre à Mickael Tanter qui si un autre projet émergeait je souhaitais travailler avec lui. Un jour, il m’a appelé en m’annonçant qu’il avait une technologie à haut potentiel et me proposer de m’associer au projet en qualité de CEO de la structure qui allait la porter et j’ai accepté.

    Comment a émergé l’idée d’un imageur neuro-fonctionnelle ?

    Ce sont au départ des chercheurs qui sont venus à la rencontre de Mickael Tanter et qui lui ont fait part d’un besoin insatisfait. Le besoin se faisait sentir aussi bien en recherche académique, du côté des chercheurs, qu’en clinique, du côté des praticiens à l’hôpital. Les premiers espéraient une solution qui permet d’étudier le fonctionnement du cerveau dans des conditions réelles sans contraintes, alors que les deuxièmes en ont besoin pour comprendre les maladies et trouver les traitements adéquats. C’est le point de départ – le constat que l’on ne connaît pas les fondamentaux du cerveau.

    Pourtant, le seul outil dont les chercheurs disposent à l’heure actuelle pour faire de l’imagerie fonctionnelle est l’imagerie par résonance magnétique (IRMf) qui ne permet pas de rendre compte du fonctionnement cérébral dans de bonnes conditions.

    Par ailleurs, le coût des maladies du système nerveux en Europe représente 800 milliards d’euros par an.  C’est le premier poste de dépense qui absorbe 35% du budget santé des États européens, sans parler des coûts indirects causés par la perte de performance ou d’autonomie des personnes qui en souffrent.

    Le manque de connaissances en recherche fondamentale et d’outil efficace en recherche appliquée ont abouti à un système de soin peu efficace. Et Mickael Tanter avait déjà mis au point une nouvelle technologie  qui pouvait avoir des applications en imagerie médicale. Avec son équipe ils ont encore amélioré cette technologie pour augmenter ses performances, notamment sa sensibilité, et en faire  une solution d’imagerie neuro-fonctionnelle en temps réel et interactive à destination des laboratoires de recherche en neurosciences et des laboratoires pharmaceutiques du monde entier.

    Quel est le plus de la solution et qu’apporte-t-elle par rapport aux solutions disponibles sur le marché ? 

    Notre imageur chamboule l’imagerie neurofonctionnelle telle qu’elle est disponible aujourd’hui. Tout d’abord, il permet de mieux voir que les outils d’imagerie disponibles sur le marché donnent à voir – c’est comme passer d’un écran de télévision analogique à un écran 4K.

    En outre, étant donné qu’il s’agit d’une méthodologie légère à mettre en œuvre, elle permet de changer le contexte de l’imagerie en libérant le sujet de la contrainte de l’appareil et en examinant les sujets dans les conditions de vie réelles.

    Pour un chercheur, cela implique de pouvoir suivre un animal éveillé et complètement libre de ses mouvements et obtenir des résultats sans le biais d’une anesthésie. Pour un professionnel de santé, l’appareil représente la possibilité de réaliser des examens qui sont impossibles à pratiquer aujourd’hui.

    Pouvez-vous décrire votre solution et expliquer son fonctionnement ?

    Notre neuro-imageur est un appareil de paillasse qui se compose d’une boîte électronique très puissante mobile et d’accessoires pour connecter le sujet : une sonde échographique de la taille d’une pièce de 20 centimes qui va capter l’activité cérébrale du sujet. Il est équipé d’algorithmes de traitement du signal qui sont protégés par des brevets. Iconeus est titulaire d’une licence d’exploitation exclusive mondiale en neurosciences. 

    L’innovation technologique mise à part, le neuro-imageur est mobile, ce qui peut paraître anodin, mais qui est en réalité une petite révolution en imagerie et a des implications importantes en termes de logistique notamment dans les laboratoires de recherche. Les chercheurs sont peu regardants sur l’aspect esthétique. Ce qui les intéresse surtout, c’est la puissance de calcul que le boîtier permet de générer.

    Par ailleurs, nous mettons à disposition des chercheurs des matrices de connectivité (connectivity pattern) entre les différentes zones du cerveau que l’utilisation de notre neuro-imageur a permis d’établir pour un certain nombre d’activités ou de pathologies.

    Pouvez-vous expliquer ce qu’est une matrice de connectivité ?

    L’examen fonctionnel de l’activité cérébrale permet d’établir ce que l’on appelle des matrices de connectivité entre différentes zones du cerveau. Il s’agit de la signature biologique liée à une activité cérébrale. Elle permettra de différencier un fonctionnement « normal »  d’un fonctionnement pathologique. La connectomique est une science nouvelle qui repose sur ces matrices qui se présentent sous forme de tables ou de carrés, avec en abscisses et en ordonnées les noms de différentes zones du cerveau étudiées par les chercheurs. De petits carrés colorés indiquent le degré de connectivité entre les zones.

    Ces matrices sont d’un enjeu fondamental pour l’avenir de la science, car elles permettent la compréhension fonctionnelle de certains phénomènes cérébraux et déboucheront sur la mise en place de traitements adaptés.

    En quoi la technologie de l’imageur va aider les chercheurs et quels usages ils vont en avoir ?

    Nous avons divisé notre cible en deux segments : le segment pré-clinique qui couvre aussi bien la recherche académique que la recherche appliquée, et le segment clinique qui vise l’application médicale au sein d’établissements de santé.

    Notre proposition de valeur est de permettre aux chercheurs d’acquérir de nouvelles connaissances grâce à une nouvelle forme d’expériences pour comprendre et traiter maladies.

    Les chercheurs impliqués dans l’étude du cerveau ont besoin d’étudier l’intégralité du cerveau pour pouvoir observer ce qui se passe quand on le soumet à un stimulus, et de comprendre comment les différentes zones du cerveau sont interconnectées pour produire une réponse.

    Aujourd’hui, aucun outil ne permet de le faire de façon satisfaisante. L’IRMf, dans le cadre des études fonctionnelles du cerveau fournit des résultats limités, biaisés et imprécis. Elle ne permet pas d’examen dans les conditions de vie réelle. Les sujets examinés doivent être anesthésiés ou  immobilisés, alors que notre solution permet d’examiner des animaux conscients, donc libres de leurs mouvements. Grâce à cette interaction possible, les chercheurs aboutissent à des résultats non biaisés et peuvent envisager des études qui étaient impossibles jusqu’alors.

    En termes de qualité, l’IRM envoie une image toutes les 4 à 6 secondes et ne peut donc pas capter les phénomènes biologiques du cerveau qui interviennent à des fréquences temporelles inférieures à la seconde, alors que notre imageur le peut.

    Quels sont à terme applications cliniques visées par le neuro-imageur d’Iconeus ?

    Disposer d’un outil accessible et facile à mettre en œuvre, et qui produit une image de l’activité cérébrale aiderait à prendre les bonnes décisions cliniques pour améliorer le pronostique des patients.

    On n’y est pas encore, mais à l’avenir, lorsque la technologie sera mûre, on elle pourra être utilisée en pédiatrie au service de plusieurs objectifs médicaux. Ainsi, on pourra faire des  échographies visant l’établissement d’un diagnostic précoce de pathologies comme l’autisme. On connaît l’importance d’une détection précoce, car elle permet une prise en charge susceptible de réduire le handicap, mais actuellement en France l’âge moyen des enfants au moment du diagnostic se situe entre 4 et 6 ans. Cependant, selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé , le diagnostic devrait intervenir à l’âge de 30 mois.

    D’autres spécialités médicales pourront tirer bénéfice de notre solution, mais pour le moment, nous préférons ne pas dévoiler notre stratégie de développement.

    Iconeus a été incubé par Wilco. Avez-vous bénéficié d’autres dispositifs d’aide et que vous ont-ils apporté ?

    Avant même la création d’Iconeus, le laboratoire dirigé par Mickael Tanter avait reçu un soutien financier de la Commission européenne à hauteur de 2,5 millions d’euros via le Conseil européen de Recherche (ERC).

    Iconeus s’est établi grâce à l’aide du concours i-LAB, concours national opéré par Bpifrance d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes. C’est à l’occasion de l’édition de 2015 du concours que la start-up ancêtre d’Iconeus, Neuroflows, a été lauréate du concours dans la catégorie Création. Grâce à l’accompagnement au sein de l’accélérateur Wilco, nous avons pu bénéficier de prêts d’honneur qui ont beaucoup contribué au développement de la société. Enfin, tout récemment, Iconeus a été lauréat du Concours Innovation Numérique (CIN), financé par le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), qui va nous permettre de recruter quatre personnes pour développer de nouvelles technologies.

    Ces aides ont essentiellement servi au recrutement d’ingénieurs et à l’achat de matériel, car la fabrication de nos appareils exige la disponibilité de nombreux composants électroniques qui représentent des coûts conséquents pour nous.

    En termes d’accompagnement, nous bénéficions d’une incubation par Agoranov, incubateur parisien qui nous a ouvert de nombreuses portes, du programme de Wilco qui donne de la visibilité aux start-ups et donne aux porteurs de projets des clés pour bien structurer leur projet et les démarches à effectuer.

    Dans quelle phase de votre projet en êtes-vous ?

    Bien qu’il nous reste un long chemin à parcourir avant de pouvoir atteindre des clients du segment clinique, aujourd’hui nous commercialisons déjà notre solution en pré-clinique. Nous avons des clients qui font de la recherche qui sont des industriels, comme le laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim en Allemagne et un grand CRO européen qui, pour des raisons de concurrence, souhaite rester anonyme. En parallèle, des acteurs du monde académique sont également clients, puisque nous avons deux universités américaines qui vont faire l’acquisition de notre prototype cet été.

    Quelles sont les prochaines étapes et projets de développement que vous envisagez ?

    Nous entamons actuellement des discussions avec des business angels et des fonds d’investissement dans l’objectif de lever des fonds. Le fait que nous ayons déjà fait les premières ventes en mai 2017 et fin 2017, alors que nous en sommes qu’au stade de prototype, nous donne de la légitimité face aux investisseurs. Nous allons commencer par une levée de fonds d’un montant entre 500 000 et 700 000 euros courant 2018, car nous souhaitons mettre en place une preuve de concept clinique, vers la fin de l’année. Donc, le reste de l’année sera consacré à l’élaboration d’un plan de travail en vue de l’initiation de la preuve de concept (le POC), qui sera une première application clinique de notre prototype. L’objectif du POC est de procéder à l’examen de quelques sujets seulement afin de valider le design du produit et du logiciel associé, et de valider le geste du médecin dans son environnement de travail et la qualité des images fonctionnelles.

    En 2020, nous espérons faire une levée de fonds conséquente en vue de conduire l’étude clinique pour faire la démonstration d’efficacité de notre neuro-imageur et pour laquelle nous aurons besoin de quelques millions d’euros, entre 2 et 5 selon nous. Si tout se déroule comme prévu, nous espérons la finaliser en 2022. Nous allons procéder à des commercialisations aussi bien en Europe qu’aux États-Unis et nous visons également l’Asie.

     

  • Les 7 pôles de compétitivité en santé français se constituent en réseau pour valoriser leurs actions

    Les sept pôles de compétitivité en santé français – Alsace Biovalley, Atlanpole biothérapies, Cancer-Bio-Santé, Eurobiomed, Lyonbiopôle, Medicen Paris Region et Nutrition-Santé-Longévité – ont annoncé par communiqué le 11 avril 2018 le renforcement de leur collaboration afin de valoriser les résultats de leurs actions depuis 2005 au bénéfice du secteur de la santé en France.

    Les sept pôles regroupent au total 1 300 adhérents, dont 1 000 PME.

    Les projets labellisés par les sept pôles représentent près de 5 milliards d’euros. Près de 1 000 adhérents, dont 748 PME, ont participé ou participent à ces projets. Les projets achevés ont permis la mise sur le marché de 400 produits ou services ainsi que la création de 54 entreprises.

    Intensifier les actions communes

    Forts de ce bilan, les sept pôles ont décidé d’intensifier leurs actions communes de façon à faire reconnaître la capacité d’innovation de leurs adhérents ainsi que le poids économique des filières santé qu’ils représentent.

    « Nous sommes ravis de développer ce travail en réseau des sept pôles de compétitivité en santé. Il permettra de donner un nouvel élan aux actions interpôles déjà existantes depuis 2014. Dans la perspective de la phase 4 des pôles de compétitivité, nous nous organisons afin de multiplier et structurer ces actions », déclarent conjointement les sept présidents des pôles.

    « Ensemble, nous sommes plus forts et donnons plus d’opportunités à nos adhérents. Les chiffres consolidés montrent l’impact qu’ont les pôles sur le tissu économique français. Nous allons continuer notre mission pour dynamiser l’emploi, améliorer l’attractivité des territoires et réindustrialiser la France. »

  • Bayer Korea : 3 start-ups health tech sud-coréennes rejoignent le programme Grants4Apps

    Bayer Korea et l’Agence coréenne de promotion et d’investissement commerciaux (KOTRA) ont annoncé le 16 avril 2018 que trois start-ups de santé numériques sud-coréennes avaient été sélectionnées pour participer à au programme d’accélération Grants4Apps Korea destiné à aider les start-up prometteuses à poursuivre leurs activités dans le secteur des technologies de la santé.

    Les trois lauréats sont :
    – Is it Fresh (IoT) ;
    – NuriBio (diagnostic du cancer) ;
    – Deep Medi (dispositif de tension artérielle).

    Les trois vainqueurs bénéficient du soutien stratégique de Bayer Korea

    Les trois sociétés sélectionnées par le jury du Grants4Apps Korea sont :

    • Is it Fresh, une entreprise health tech qui a développé un capteur jetable centré sur l’IoT ;
    • NuriBio, fabricant d’un développeur de réactifs d’analyse pour le diagnostic précoce du cancer ;
    • Deep Medi, une société qui a conçu S-vital, un dispositif de tension artérielle qui fonctionne en utilisant des caméras intégrées dans les smartphones.

    Les trois start-ups recevront un mentorat et des conseils personnalisés de la part des employés de Bayer Korea et de KOTRA ainsi que d’experts externes de l’industrie. Elles disposeront également d’un espace de travail au sein du bureau sud-coréen de Bayer d’avril à juillet 2018.

    Une journée de démonstration prévue au cours de l’été 2018

    Après le programme, Bayer Korea prévoit d’organiser une journée de démonstration au cours de laquelle les trois start-ups pourront présenter leurs produits et participer à des sessions de réseautage avec des investisseurs et des représentants de l’industrie.

    Il s’agit de la deuxième édition de Grants4Apps Korea, la version coréenne du programme mondial d’innovation conçu par Bayer, Grants4Apps Accelerator, qui permet de découvrir, de financer et de soutenir des start-ups du secteur de la health tech numérique sélectionnées dans le monde entier.

  • La plateforme Bipsoin invente les « Bippers » et simplifie le recrutement de soignants vacataires

    Lancée en septembre 2017, la plateforme de e-recrutement Bipsoin aide les établissements à trouver des personnels soignants et autres professionnels du secteur sanitaire et médico-social vacataires. 

    Imaginé par un directeur de maison d’accueil spécialisée, confronté à des problèmes d’absentéisme et ayant besoin d’anticiper les remplacements, ce site web met en relation les établissements (Ehpad, MAS, SSR, CHR, CAMSP, FAM, etc.) et des « Bippers » (infirmières, aide-soignants, auxiliaires de vie, kinésithérapeute, rééducateurs, etc.)

    La start-up francilienne sera présente dans le Village Start-up du Paris Healthcare Week du 29 au 31 mai 2018.

    Des besoins de remplacements quotidiens

    Pour Dominique Diaz, à l’origine de Bipsoin, le constat était clair : l’absentéisme dans les établissements  sanitaires, sociaux et médico-sociaux est de 18 % en moyenne et le quotidien d’un directeur est rythmé par des besoins de remplacements urgents. Dans les groupes d’établissement, en moyenne un équivalent temps plein est alloué à la gestion des remplacements. Par ailleurs, l’appel à l’intérim est source d’augmentation des dépenses et faire appel aux salariés de l’établissement pour pallier aux absences est source d’épuisement professionnel et engendre des surcoûts liés aux repos compensateurs.

    Il fallait donc imaginer une solution pour maintenir le taux d’encadrement tout en n’augmentant pas les charges et en améliorant la qualité de la prise en charge des patients/résidents. 

    La base de données partagée Bipsoin est née en septembre 2017.

    Fonctionnement du site de e-recrutement

    Les soignants disponibles s’inscrivent sur la plateforme web et deviennent des Bippers : ils remplissent des informations personnelles et professionnelles (expériences, diplômes et documents administratifs) et renseignent leurs disponibilités sur un calendrier. Après vérification, seuls des professionnels qualifiés sont sélectionnés et intégrés dans le gisement de ressources. Les Bippers ont un accès gratuit et illimité à bipsoin.fr

    Pour « recruter » des Bippers, Bipsoin mise sur des actions marketing et des campagnes ciblées (par métier, sur une zone géographique etc.) ou encore des partenariats avec les centres de formation. En avril 2018, ils étaient près de 700 bippers inscrits sur la plateforme.

    Mise en relation avec les candidats

    Les établissements qui font appel à Bipsoin ont un accès instantané à une multitude de profils de soignants disponibles et compétents (Solution SAAS avec accès à la recherche de vacataires 24h/24 en ligne). De plus, pour davantage de proximité, la solution intègre une fonctionnalité permettant la mise en relation avec des candidats situés à proximité des établissements. Il en résulte « une réactivité et un gain de temps non négligeables » dans le processus de recrutement. 

    Grâce à un système de matching et d’alertes par SMS et E-mail, les candidats sont directement avertis des offres de vacations qui correspondent à leur profil. Dès acceptation, un contrat de travail avec signature électronique est automatiquement généré.

    La solution Bipsoin met avant tout l’accent sur la fluidité du service et le niveau d’expertise des profils proposés. 

    Aussi, pour les établissements, les bénéfices sont :

    • la réduction des coûts liée à l’économie de temps de gestion ;
    • une souplesse et une réactivité accrues dans la planification des remplacements;
    • la possibilité de recruter de nouveaux profils y compris sur des filières dont la « ressource » se fait plus rare (médecins, Infirmièr(e)s, anesthésistes, orthophonistes, etc.).

    Bipsoin compte déjà parmi ses clients le Groupe SOS, l’APF, l’Ugecam, la Fondation OVE, les Papillons blancs, l’établissement National Antoine Koenigswarter, etc.

    2 formules d’accès à la plateforme :

    • Bip Infinity : Avec engagement de 1 an. Constitué d’un socle forfaitaire mensuel auquel s’ajoute le coût à la vacation par type de ressources recrutées et selon la durée de la mission
    • Bip Open : Sans engagement. Utilisation à la carte.

    Tarifs sur demande.

  • « Startup Lions » : un road trip entrepreunarial à la rencontre des start-ups africaines de la e-santé

    De 2014 à 2017, Samir Abdelkrim a sillonné les routes en construction de la tech africaine. Des hauts plateaux éthiopiens aux collines de Kigali, des techs hubs de Tunis ou de Lagos aux hackatons de Dakar, il a exploré les écosystèmes numériques de plus de 20 pays et rencontré plus de 185 entrepreneurs, dont un bon nombre dans le domaine de la e-santé.

    « Ce qui motive ces entrepreneurs, c’est de trouver des solutions aux problèmes de leurs pays, conquérir de nouveaux possibles, changer le monde des hommes grâce au pouvoir des bits », écrit-il dans l’ouvrage qu’il a écrit à la suite de cette aventure, Startup Lions, paru fin 2017 et destiné aux industriels qui souhaitent investir, aux personnes ayant un projet de start-up en Afrique, à ceux qui sont curieux de découvrir l’expérience de ces entrepreneurs, etc.

    Health&Tech Intelligence vous propose une chronique de cet ouvrage en mettant en avant les start-ups de la e-santé et les projets associés identifiés par Samir Abdelkrim.

    « Notre avenir s’invente aujourd’hui en Afrique »

    « D’après nos statistiques, le taux de mortalité infantile des bébés de moins d’un an est passé de 47‰ en 2009 à 31‰ en 2015 », explique Erick Gaju, directeur du département de télémédecine au ministère de la Santé du Rwanda. Il attribue cette réussite au déploiement de RapidSMS, première appli de télémédecine déployée à grande échelle en Afrique et utilisé jusque dans les villages les plus reculés. RapidSMS est l’une des nombreuses innovations mises en avant par Samir Abdelkrim dans Startup Lions. Selon cet entrepreneur également chroniqueur pour Le Monde, « notre avenir s’invente aujourd’hui en Afrique ».

    Il revient sur l’histoire de ce développement rapide et phénoménal des TIC en Afrique – « de l’hyperabsence du téléphone à l’hyperprésence du mobile » par exemple ou encore le déploiement des tech hubs – au nombre de 500 en 2017, seulement dix ans après le début de la révolution numérique. Il explique surtout que « contrairement à ce qui se passe en Occident, où l’innovation peut avoir tendance à privilégier une certaine élite technologique, en Afrique, l’innovation est radicalement inclusive ». Les considérations ethniques, religieuses ou de sexe n’entrent pas en compte pour la créations de start-ups comme de hubs.

    Start-ups de la e-santé de l’African tech

    Certes, les TIC en Afrique peuvent servir à communiquer, à gérer son bétail, à désenclaver les agriculteurs, à recenser le nombre de tracteurs ou surtout à payer ses factures via téléphone. Cependant, Samir Abdelkrim a aussi découvert lors de son enquête de nombreuses start-ups et des solutions numériques dédiées à « sauver des vies », parmi lesquelles :

    • Gifted Mom au Cameroun : cette appli créée en 2013 compte plusieurs dizaines de milliers d’utilisatrices. La start-up répond par SMS aux questions que se posent les femmes enceintes. Elle les accompagne tout au long de leur grossesse et les renseigne sur les dates de visites prénatales dans les hôpitaux. L’accompagnement se poursuit après la naissance de l’enfant. Gifted mom envoie des rappels sur les dates de vaccination du nouveau-né. Chaque utilisatrice reçoit au moins 3 SMS par semaine et dans les situations d’urgence comme un début d’hémorragie, l’équipe de Gifted Mom contacte l’hôpital le plus proche de l’utilisatrice et s’assure de sa bonne prise en charge.
    • MOS@N au Burkina Faso : cette start-up montée en 2013 se destine à résoudre les problèmes de santé maternelle et infantile auxquels sont confrontés les districts ruraux de la province de Kossi qui ne disposent pas d’infrastructures suffisantes. Il s’agit là aussi d’une appli mobile destinée à informer et conseiller les femmes enceintes afin de leur éviter des complications médicales. Un grand nombre d’entre elle ne sachant pas lire, l’envoi de SMS est doublé d’un système de messagerie vocale, décliné dans les langues locales. L’appli envoie chaque jour des messages de rappel aux mères : conduite à avoir en cas de saignements, règle sanitaires de base, nutrition du bébé, rappel des vaccins, etc.
    • Safe Delivery App en Ethiopie : cette appli est destinée à la formation des sages-femmes pour prévenir les complications liées aux grossesses. Elle leur apporte des conseils, de l’information médicale ainsi que plusieurs vidéos animées en langues locales pour perfectionner leurs compétences obstétriques par l’apprentissage de nouveaux protocoles. Une fois téléchargées, les vidéos sont disponibles offline, ce qui se révèle pratique au regard d’importantes restrictions qui frappent l’internet éthiopien. Les smartphones sont fournis gratuitement par l’équipe de Safe Delivery App et chaque sage-femme bénéficie d’une journée de formation pour bien comprendre les fonctionnalités des appareils.
    • Medtrucks au Maroc : cette start-up lutte contre les déserts médicaux en allant à la rencontre des Marocains souffrant d’insuffisance rénal. Les caravanes sont dotées de matériel médical d’occasion revalorisé et équipées pour dispenser des séances de dialyse. Grâce au big data, Medtrucks va mettre au point une plateforme de géolocalisation. Le but est de collecter des données géographiques et médicales propres aux déserts médicaux (points d’eau existants, centres médiaux d’urgence situés en zone rurale, etc). La start-up mettra ces données à disposition des centres de soins marocains souhaitant étendre leurs activités hors des zones urbaines. 
    • mPedigree au Ghana lutte contre les contrefaçons de médicament, très répandues en Afrique. L’appli développée permet de vérifier avec son téléphone qu’un médicament n’est pas une contrefaçon. Il suffit de gratter un code à plusieurs chiffres situé sur la boîte de médicament et de l’envoyer par SMS à une base de données pour vérification. mPedigree a signé des accords avec AstraZeneca, Sanofi-Aventis et Hewlett-Packard pour la base de données sécurisée en ligne. L’appli a séduit plusieurs pays africains et en 2015 un demi-milliard de boîtes de médicaments avaient été identifiées.
    • BeThree en Tunisie développe un bracelet connecté dont l’algorithme permet de prévenir les crises cardiaques. Ce bracelet intelligent peut détecter en temps réel des changements brutaux du rythme cardiaque et d’évolution de la pression artérielle. Lorsque les signaux biologiques du porteur du bracelet deviennent anormaux, le bracelet envoie un SMS aux proches du porteur et leur envoie les coordonnées GPS du malade, qui permettront aux services de santé d’intervenir au plus vite.
    • Ebola Care App au Nigeria, aide les professionnels de santé à « tracer » les porteurs du virus Ebola et à les contacter, en coordination avec les unités de soins les plus proches. L’appli inclut une option permettant de prendre des photos et d’obtenir un diagnostic à distance. Si la zone couverte n’est pas connectée à Internet, les données continuent d’être stockées sur l’appareil pour analyse ultérieure.

    Zips, les drones civils pour soigner les malades isolés

    Enfin, l’auteur décrit en détails l’expérience rwandaise des « Zips », ces drones qui depuis 2016, servent à soigner les populations les plus éloignées des services hospitaliers : poches de sang, médicaments et vivres peuvent être livrés à des malades vivant dans des villages difficiles d’accès.

    Le Rwanda a pour cela repensé entièrement son système de santé pour devenir le premier État à expérimenter, puis industrialiser l’usage d’une quinzaine de drones civils. Un projet développé grâce à l’aide de la start-up américaine de robotique Zipline et à l’ONG médicale Gavi.

    Startup Lions, Au cœur de l’African Tech de Samir Abdelkrim (auto-édité, 19,90 €). A commander via ce lien.

  • Appel à projets : l’Ambassade de France aux États-Unis attribue la Bourse iGEM 2018

    L’Ambassade de France aux États-Unis a publié le 11 avril 2018 un appel à candidature aux start-ups biotech françaises spécialisées dans la biologie synthétique à qui elle propose un soutient financier dans le cadre de leur participation à la compétition internationale de biologie synthétique International Genetically Engineered Machine (iGEM), initiée par le MIT en 2004.

    La bourse sera attribuée à un projet porté par une équipe, ce qui exclut les projets individuels.

    Les projets retenus seront dotés d’une bourse d’une valeur entre 800 et 1 600 euros (soit 1 000 à 2 000 dollars).

    Les dossiers doivent être soumis avant le 4 mais 2018 à 18 h (heure française) et les équipes sélectionnées seront dévoilées en juin 2018.

    Ambassade de France engagée dans la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche français 

    C’est le service de la Mission pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux États-Unis, qui via sa bourse Life sciences : inventing – creating- having fun propose un soutien aux équipes françaises prenant part aux compétitions américaines dans le domaine des sciences de vie.

    Critères d’éligibilité

    Les dossiers soumis seront évalués selon les critères suivants :

    • clarté de la présentation des objectifs, ainsi que des éléments de contexte ;
    • originalité et pertinence du projet ;
    • qualité rédactionnelle ;
    • réalisme du plan budgétaire ;
    • participations antérieures à iGEM et résultats obtenus.

    Modalités de soumission

    Un dossier décrivant le projet doit être soumis et doit tenir sur 4 pages en incluant les éléments suivants :

    • Page 1 : titre du projet, coordonnées du chef d’équipe et du coordinateur, et liste des membres de l’équipe avec leurs affiliations ;
    • Page 2 : description du projet ;
    • Page 3 : plan budgétaire ;
    • Page 4 : toute information pertinente (historique de la participation à l’iGEM, implications pour les recherches à venir, potentiel de collaboration à long-terme avec d’autres chercheurs, etc.).

    Le modèle préétabli est à télécharger ici.

    Une fois complété, le document doit être envoyé à l’adresse suivante : attache-sdv.la@ambascience-usa.org