Financeurs

  • AI Challenge Paris Region 2018 : appel à projet international à destination des start-ups d’IDF

    Le 12 avril 2018, Valérie Pécresse, la présidente de la Région Île-de-France, a ouvert le concours AI Challenge Paris Region 2018 afin de soutenir dans la durée, le développement stratégique et commercial de 3 acteurs émergents de l’IA en Île-de-France, positionnés dans des secteurs  variés que le digital, les mobilités, la santé ou la ville durable et intelligente, etc.

    Le lauréat remportera 700 000 euros, alors que les deux structures suivantes dans le classement pourront empocher 150 000 euros sous forme de dotation en capital.

    Le concours vise les start-ups disposant d’une solution en phase pilote ou déjà déployée, dans le meilleur des cas, et qui est issue d’une innovation récente adossée à l’IA. Les structures candidates doivent s’être constituées depuis moins de 5 ans, avoir levé moins de 500 000 euros et avoir programmé une autre levée de fonds dans les 24 mois.

    Les candidatures sont à soumettre via la plateforme dédiée avant le 17 juin 2018.

    Structurer l’écosystème des start-ups en IA

    Cet appel à projet vise les start-ups franciliennes, mais également les start-ups désireuses de s’implanter en Île-de-France quelle que soit leur nationalité. Il s’inscrit dans la stratégie d’attractivité de la Région en faveur de l’IA et en particulier dans les domaines de la mobilité et de l’industrie 4.0 (infrastructures, applications, plateformes).

    Il renforce la participation de la Région dans le projet Digihall qui vise à la création d’un pôle de référence international sur le numérique et l’IA à Paris-Saclay.

    Pour la Région, l’objectif du « AI Challenge Paris Region 2018 » est triple :

    • positionner l’Île-de-France sur la scène internationale comme un territoire incontournable dans le domaine de l’IA ;
    • développer et capitaliser sur un écosystème d’innovation régional de premier plan en matière d’IA ;
    • participer à l’accélération de la transition numérique des acteurs de l’économie francilienne, notamment industriels.

    Partenaires financiers et industriels

    Le projet est porté par la Région, mais soutenu par de nombreux partenaires dont Dassault Systèmes, Atos, EY, Empruntis et le cabinet d’avocats d’affaires international Dechert.

    Dépôt de candidatures et calendrier

    • 17 juin 2018 : clôture des candidatures qui se font exclusivement en ligne et peuvent être déposées sur la plateforme dédiée : aichallenge.parisregion.eu ;
    • 3 juillet 2018 : à l’issue du processus de candidature, un jury de 15 personnes, co-présidé par Bertrand Braunschweig, Directeur du centre INRIA de Saclay-Île-de-France et composé des partenaires et de scientifiques, désignera les 10 premiers lauréats ;
    • octobre 2018 : désignation des 3 lauréats finaux lors des assises régionales de l’IA, évènement fédérateur pour l’IA francilienne, sous la co-présidence de Bertrand Braunschweig.

    Accompagnent

    Les 10 lauréats bénéficieront d’un accompagnement pendant trois mois :

    • deux mois d’encadrement par Ernst & Young dans un premier temps, puis un accompagnement par les sponsors industriels (Dassault Systèmes, Atos, Empruntis) au cours duquel les experts aideront les candidats sur des problématiques techniques liées aux produits déployés;
    • un mois d’accompagnement où les candidats sollicitent des mentors et experts mobilisés dans le cadre du Challenge sur des problématiques qu’ils jugent stratégiques pour la réalisation de leur produit et le développement de leur entreprise (expertise technique, recrutement, marché, etc.).

    Contact 

    Une adresse électronique est disponible : aichallenge@parisregion.eu 

  • Bpifrance & CNAM : le fonds Patient Autonome de 50M€ pour les start-ups de la santé connectée

    Bpifrance annonce un partenariat avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) ce 12 avril 2018 afin de conjuguer leurs synergies au service de l’identification et d’aide au développement des start-ups les plus prometteuses de la santé connectée.

    Ce partenariat structurant avec la Cnam est adossé au fonds Patient Autonome créé par Bpifrance à la fin de l’année 2017 et qui est doté de 50 millions d’euros. Sont visées les start-ups proposant des solutions innovantes permettant une optimisation de coûts ou l’amélioration du parcours de soins, de la qualité et de l’efficience des soins, fondées sur la télémédecine ou l’IA entre autres.

    Bpifrance annoncera prochainement ses premiers investissements dans le cadre du fonds Patient Autonome.

    La Cnam, un acteur privilégié au plus près des besoins des patients

    Bpifrance voit en l’association avec la Cnam la possibilité d’optimiser ses opportunités d’investissement en bénéficiant de l’expertise de la Cnam et de son évaluation fine des solutions riches en valeur médicale.

    La Cnam est plus à même de juger de l’adéquation des solutions proposées aux besoins des patients et des pratiques des professionnels de santé. Son apport sera primordial dans la prise en compte de la réglementation nationale et supranationale et les évolutions à venir.

    Bpifrance va en s’associant à la Cnam diversifier ses canaux d’identification de start-ups prometteuses à soutenir.

    Le fonds Patient Autonome

    Le partenariat est articulé autour du fonds Patient Autonome qui vise à renforcer le déploiement de solutions innovantes favorisant l’autonomie du patient. Les fonds alloués à une start-up sont censés servir à finaliser un prototype, valider sa pertinence et sa portée sur un marché ou stabiliser une stratégie de développement à l’international.

    Les solutions recherchées dans le cadre du partenariat doivent permettre entre autres :

    • une prise en charge améliorée agissant sur l’axe de la relation patient et  professionnel de santé via notamment les techniques telles la télémédecine, le monitoring à distance et les thérapies digitales ;
    • une amélioration du parcours de soins dans le cadre de maladies chroniques telles le diabète, les cancers, ou les maladies mentales en agissant sur trois axes :
      • la prévention des maladies et de leurs complications ;
      • en facilitant le diagnostic de la maladie ;
      • le suivi de l’évolution de la maladie en temps réel notamment grâce à l’IA et l’apprentissage profond.

    Pour Annelore Coury, la directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam, l’identification de projets les plus porteurs qui vont façonner la santé de demain rentre dans le cadre de la mission de la Cnam d’améliorer la santé des patients et de moderniser les pratiques.

  • Philips ouvre un centre d’expertise mondial en IA en France (cardiologie, oncologie, maladies rares)

    À l’occasion d’une conférence de presse le 10 avril 2018, Philips Healthcare a annoncé l’ouverture d’un centre dédié à la recherche en IA pour des applications médicales à Suresnes en région parisienne.

    Cette annonce, dont le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé, fait suite au plan présenté fin mars 2018 par Emmanuel Macron pour faire de la France l’un des champions mondiaux de l’IA, et qui prévoit notamment d’injecter 1,5 milliard d’euros de crédits publics dans ce domaine sur le quinquennat.

    Le néerlandais Philips, recentré sur des marchés liés à la santé depuis 2015 et la vente de son activité éclairage (Philips Ligthning), a fait, depuis 2017, une dizaine d’acquisitions dans le secteur de la santé, surtout dans l’imagerie interventionnelle et la santé populationnelle, dont Vitalhealth, Wellcentive, Volcano, Spectranetrics, Forcare et Respir’Tech. 

    Son nouveau « centre d’expertise » en intelligence artificielle sera dédiée à l’imagerie médicale, la génomique et l’accompagnement de start-ups.

    La cardiologie, l’oncologie et les maladies rares

    Il devrait accueillir d’ici deux ans 50 chercheurs, ingénieurs ou encore chefs de projets de développement clinique dans les maladies cardiovasculaires, l’oncologie et les maladies rares, impliquant une dizaine de recrutements externes, a précisé Nicolas Villain, directeur du département Recherche chez Philips France.

    Le nouveau centre travaillera en partenariat avec un large réseau composé de l’INRIA, l’Inserm, le CEA-Paris Saclay, l’AP-HP, les Hospices civils de Lyon ou encore le CHU de Caen, ainsi que des investisseurs comme Bpifrance, des incubateurs et des pôles de compétitivités comme Medicen.

    Healthsuite Insights, la plateforme IA de Philips

    Le centre d’IA s’inscrit dans la stratégie globale de Philips qui a lancé, en mars 2018, la plateforme IA Healthsuite Insights « pour co-créer » le système de santé de demain. Celle-ci a été présenté au salon HIMMS de Las Vegas. 

    La plateforme doit fournir une boîte à outils constituée de deep learning, de solutions design et de Applis. « Il s’agit de travailler sur la radiologie du futur (avec des outils comme IntelliSpace Portal, Illumeo, Performance Bridge), la médecine de précision en oncologie, le parcours cardiovasculaire intégré, le monitorage continu (avec TéléICU, Care Orchestrato, Intellivue Guardian, CarSage), la détection et le comptage tumoraux intégrés (avec IntelliSite Pathology, IntelliSpace Genomic, IntelliSpace Oncology), etc. », explique Nicolas Villain.

  • La Wilco Academy récompense Iconeus dans la catégorie Healthcare

    Le mardi 3 avril 2018, l’accélérateur Wilco a organisé sa Wilco Academy à la Bibliothèque Nationale de France avec le soutien de la Caisse d’Épargne Ile-de-France afin de récompenser 6 start-ups les plus prometteuses et emblématiques ayant été accélérées en 2017.

    Sur un ensemble de 15 start-ups à haute composante technologique, dans la catégorie Wilco Healthcare, c’est la start-up Iconeus qui a été récompensée. Cette start-up, parrainée par WeHealth By Servier, propose une solution d’imagerie neurofonctionnelle en temps réel. Elle était en compétition avec TheraPanacea et Sancare.

    Wilco Academy, la grande finale des start-ups de la promotion 2017 de l’accélérateur

    La Wilco Academy, finale des meilleures start-ups 2017, mettait à l’honneur 15 start-ups accélérées par Wilco en 2017 sur un ensemble de plus de 150.

    Il s’agit d’une sélection de trois start-ups finalistes par accélérateurs (Healthcare, Retail, Industry, Digital et BtoC) établie par les mentors, jurés et partenaires de Wilco.

    L’objectif est de leur permettre de pitcher pendant 1 minute 30 pour leur laisser la possibilité de remporter le Grand Prix de leur catégorie et devenir des Wilco Stars.

    Par ailleurs, chaque start-up est parrainée par un partenaire de Wilco qui disposait dans le cadre de la soirée d’une intervention d’une minute pour promouvoir le projet porté par la start-up.

    Prix exceptionnel Charlotte Meaud décerné à PandaGuide

    L’ouverture de la soirée a été consacrée à la remise de prix Charlotte Meaud remis chaque année à une start-up dont la solution ou le produit se distingue par son engagement social et sociétal.

    Il s’agit d’un prix associé à une dotation de 10 000 euros et qui a été décerné à Arnaud Lenglet, CEO de PandaGuide. La start-up propose une application qui permet d’adapter l’environnement de ceux qui le perçoivent différemment, afin de permettre à leurs utilisateurs de reconquérir leur autonomie.

    Les start-ups issues du secteur de la santé : Iconeus, Therapanacea et Sancare

    Iconeus améliore la recherche en exploitant le big data

    Dans la catégorie Wilco Healthcare, Iconeus la start-up qui rend possible l’imagerie neuro-fonctionnelle en temps réel, s’est vu remettre le prix par Virginie Couriol, Responsable Innovation de la Caisse d’Epargne Ile-de-France. 

    La start-up était représentée par Ludovic Lecointre, son CEO, et parrainée par Véronique Frechin, Responsable de l’innovation chez WeHealth By Servier et qui est partenaire de l’accélérateur Healthcare.

    Sa solution fournit une neuroimagerie fonctionnelle par ultrasons pour la surveillance de l’activité cérébrale basée sur l’imagerie du flux sanguin. Ses scientifiques travaillent pour analyser le cerveau et le système nerveux central, et comprendre les pathologies associées pour trouver des traitements efficaces. Iconeus a développé des outils dotés de technologies de pointe pour les mettre à disposition des chercheurs afin de démultiplier leurs capacités de recherche.

    Pour y arriver, Iconeus code de puissants algorithmes analysant des données massives donnant lieu à des données riches de sens pour orienter la recherche menée dans les laboratoires.

    Therapanacea et Sancare

    Therapanacea et Sancare sont les deux autres start-ups du trio Healthcare qui étaient en compétition pour remporter le prix de la catégorie Healthcare.

    Therapanacea met l’intelligence artificielle au service du traitement du cancer par radiothérapie, alors que Sancare facilite le travail des acteurs de soin en automatisant leurs démarches administratives grâce au machine learning.

  • Inde : l’application de gestion du diabète BeatO lève 1, 06 million d’euros

    Health Arx Technologies, une société indienne qui exploite l’application de gestion du diabète BeatO, a levé début avril 2018 environ 1,3 million de dollars US (1,06 M. €) dans un tour de financement co-mené par les sociétés de capital risque Blume Ventures et Leo Capital, basées en Inde.

    La start-up utilisera ce nouveau fonds pour accélérer le développement de son application BeatO et compléter sa gamme de produits de santé.

    BeatO : 25 000 utilisateurs actifs répartis dans 1 500 villes

    La société BeatO avait réalisé peu après sa création une première levée des fonds grâce au soutien de quelques investisseurs individuels.

    Elle affirme qu’environ 25 000 utilisateurs actifs répartis dans 1 500 villes utilisent actuellement ses produits et services. Ses revenus auraient par ailleurs été multipliés par dix en un an, assurent ses dirigeants.

    Des services en ligne et des produits alimentaires adaptés aux personnes diabétiques

    Fondé en 2015 par Yash Sehgal, Abhishek Kumar et Gautam Chopra, BeatO propose une plateforme complète de gestion et de prise en charge du diabète grâce à ses solutions de surveillance de la glycémie disponibles par le biais d’une application mobile.

    L’entreprise propose également à la vente des produits tels que des collations adaptées aux personnes atteintes de diabète.

    Gestion du diabète en ligne : un marché concurrentiel

    M. Chopra, le P-D.G. de la société, estime que l’Inde pourrait compter environ 100 millions de personnes diabétiques d’ici 2030 (Vccircle.com). « [Cette évolution] exerce une énorme pression sur toutes les parties prenantes de l’écosystème des soins, tant du point de vue des coûts que du bien-être [de la population]. »

    Wellthy : une start-up prometteuse

    BeatO est en concurrence avec plusieurs entreprises à fort potentiel de croissance, dont Wellthy Therapeutics, sur le marché de la gestion et de la prise en charge du diabète via application mobile.

    Basé à Bombay, Wellthy a levé environ 2,1 millions de dollars (1,7 M. €) en mars 2018 dans un tour de financement mené par l’entreprise familiale de Ranjan Pai, président du Manipal Education and Medical Group, l’un des principaux fournisseurs de services médicaux et d’éducation en Inde.

  • India: diabetes management app BeatO raises US$1.3M

    Health Arx Technologies, an Indian company which operates diabetes management app BeatO, raised around US US$1.3 million (€1.06m) in early April 2018 in a funding round co-led by India-based venture capital firms Blume Ventures and Leo Capital.

    The start-up will use the money to accelerate the development of its technology and supplement its range of product categories.

    BeatO: 25,000 active users from 1,500 cities

    BeatO had previously raised an angel round from a few individual investors.

    The company claims 25,000 active users from 1,500 cities are using its product and services, and its revenue has grown 10 times within a year.

    Diabetes-specific online services and products

    Founded in 2015 by Yash Sehgal, Abhishek Kumar and Gautam Chopra, BeatO offers a comprehensive diabetes management and care platform through its glucose monitoring solutions through a mobile app.

    The company also sells diabetes-specific products such as diabetic snacks.

    Online diabetes management: A competitive market

    Gautam Chopra, CEO of BeatO, said that India is likely to have 100 million diabetics by 2030 (Vccircle.com). « This puts tremendous pressure on all stakeholders in the healthcare ecosystem both from a cost and well-being perspective to specially cater to this large demographic. »

    Wellthy: a promising start-up

    BeatO is competing with companies like Mumbai-based Wellthy Therapeutics in the mobile app-based diabetes management and care market. Wellthy raised in March 2018 about US$2.1 million (€1.7m) in a seed funding round led by the family office of Ranjan Pai, chairman of Manipal Education and Medical Group, one of India’s leading providers of medical and education services.

  • L’Australie et les États-Unis renforcent leur collaboration dans les domaines du digital et de l’IA

    Les principaux leaders du secteur de l’high tech en Australie et aux États-Unis travailleront à la promotion d’une technologie révolutionnaire dans le domaine de la santé avec le lancement d’une alliance transnationale d’innovation, annoncée en mars 2018 par le gouvernement fédéral australien.

    Un Conseil australien sur la compétitivité des technologies et des soins a été créé pour s’associer au Conseil américain sur la compétitivité (US Council on Competitiveness) afin d’améliorer l’engagement des entreprises, des universités et des institutions de recherche des deux pays dans le développement des technologies de pointe.

    Une alliance centrée sur la health tech, la cybersécurité et l’IA

    Conjointement annoncée par Greg Hunt, ministre de la Santé australien, et Michaelia Cash, ministre de l’Emploi et de l’Innovation australienne, l’alliance renforcera la collaboration entre l’Australie et les États-Unis dans les domaines de la health tech, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle (IA).

    Le conseil consultatif sera conduit par les co-présidents pro bono Charles Kiefel, membre éminent de la Fédération mondiale des conseils de la compétitivité, le Dr. Larry Marshall, chef de la direction du CSIRO – l’organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique – et le Dr. Jane Wilson, directrice de Sonic Healthcare. Il établira un dialogue entre les dirigeants des sociétés de technologies de l’Australie et des États-Unis.

    Objectif : booster la présence des entreprises australiennes sur le marché américain

    Cette nouvelle coopération encouragera l’entrepreneuriat australien et augmentera la compétitivité des produits australiens sur l’immense marché américain.

    « Le potentiel [que nous avons] de révolutionner les soins pour les Australiens à travers ce partenariat est passionnant. Il est également en harmonie avec notre engagement concernant le développement de la recherche médicale et de traitements innovants qui peuvent faire une réelle différence pour [la population] », a déclaré le gouvernement australien dans un communiqué (source : Healthcareit.com.au).

    Health tech : une hausse des emplois de 10 % entre 2015 et 2016 en Australie

    Selon le Centre australien de croissance des technologies médicales et des produits pharmaceutiques (MTPConnect), le nombre d’emplois soutenus par les secteurs des technologies médicales, de la biotechnologie et de l’industrie pharmaceutique a augmenté de 10 % pour atteindre 62 000 entre 2015 et 2016. Les exportations manufacturières ont quant à elle augmenté de 30 % durant la même période, représentant ainsi 5,2 milliards de dollars (3,3 Mds € ; 4 Mds US$).

    Les investissements en R&D représentent 1,4 Md AU$

    La croissance vertigineuse de l’industrie, qui représente la dixième plus grande catégorie d’exportation de l’Australie, a été à l’origine en 2016 de 27 000 publications scientifiques, de 242 dépôts de brevets et de multiples investissements en R&D d’une valeur totale d’1,4 milliard de dollars (876 M. € ; 1 Md US$).

  • Australia and the US strengthen collaboration in digital health and medical AI

    Leading technology leaders in Australia and the United States will work to promote revolutionary technology in healthcare with the launch of a transnational innovation alliance announced in March 2018 by the Australian Federal Government.

    A new Australian Advisory on Technology and Healthcare Competitiveness has been set up to partner with the US Council on Competitiveness in order to improve engagement between the two nations’ businesses, research institutions and universities in the development of innovative  health tech.

    The alliance will focus on health tech, cybersecurity and AI

    Jointly announced by Australian Health Minister Greg Hunt and Australian Minister for Jobs and Innovation Michaelia Cash, the alliance will strengthen collaboration between Australia and the United States in health tech, cybersecurity and artificial intelligence (AI) areas.

    The advisory board will be led by pro bono co-chairs Charles Kiefel, distinguished fellow of the Global Federation of Competitiveness Councils, Dr Larry Marshall, the chief executive officer of CSIRO, an independent agency of the Australian Federal Government responsible for scientific research in the country, and Dr Jane Wilson, director of Sonic Healthcare, to establish a dialogue between Australia and US chief technology officers to kick off the alliance.

    Goal: To boost the presence of Australian companies in the US market

    This cooperation between the two countries will encourage Australian entrepreneurship and increase competitiveness of products in the huge US market.

    « The potential to revolutionise healthcare for Australians through this partnership is exciting. It also joins our commitment to medical research and the development of new and innovative treatments that can make a real difference to Australians, » the Australian government said in a statement (source: Healthcareit.com.au).

    Health tech : the number of jobs increased by 10% from 2015 to 2016 in Australia

    According to The Australian Medical Technologies and Pharmaceuticals Growth Centre (MTPConnect), the number of jobs supported by the medical technology, biotechnology and pharmaceutical industry increased by 10% to 62,000 from 2015 to 2016. Manufacturing exports increased by 30% to AU$5.2 (€3.3b; US$4b) during the same period of time.

    R&D investments totaling AU$1.4 billion

    The huge growth of the industry, which is the 10th largest export category for Australia, led in 2016 to 27,000 publications, 242 patent lodged and R&D investments totaling AU$1.4 billion (€876m; US$1b).

  • IA : l’Inserm s’associe avec la start-up Owkin pour accélérer la recherche en santé

    Le 4 avril 2018, dans les locaux de la start-up Owkin, un accord cadre a été signé entre Yves Lévy, le PDG de l’Inserm, et Gilles Wainrib, l’un des co-fondateurs de la start-up, devant la presse.

    L’ambition des deux acteurs est de bousculer le secteur de la recherche médicale et clinique en proposant des approches innovantes d’analyse de données. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie plus globale de l’Inserm de positionner la recherche biomédicale française en leader de l’intelligence artificielle en santé en misant sur son expertise dans l’analyse de données massive.

    Owkin apporte le socle logiciel nécessaire à la réalisation de ce dessein, avec des outils de machine learning (apprentissage profond) développés en interne et mis à disposition de l’ensemble de chercheurs de l’Inserm, et appliqués aux données massives de l’institut afin d’accélérer la recherche médicale.

    Owkin Socrates, plateforme de deep learning au service de la recherche biomédicale de l’Inserm

    Owkin va appuyer l’Inserm dans sa stratégie « d’utiliser l’IA pour exploiter les données existantes et trouver de nouvelles pistes de recherche, en démocratisant l’accès aux technologies de l’IA pour les chercheurs » et « permettra d’aboutir à de nouvelles stratégies thérapeutiques », a annoncé le co-fondateur d’Owkin.

    C’est le partenariat le plus large pour Owkin en termes de champs d’application dans la recherche médicale avec la perspective d’équiper des outils prédictifs et d’analyse de données qui va concerner « un nombre de chercheurs gigantesque – 13 000 -, d’ici un à deux ans ».

    Les deux acteurs vont développer des projets scientifiques collaboratifs tels la prédiction de réponse aux traitements en cancérologie et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques.

    La plateforme Socrates permettra à chaque chercheur qui en est utilisateur de devenir lui-même acteur de l’IA.

    Apprentissage fédéré, souveraineté des données et traduction en biomarqueurs de données massives de l’Inserm

    Grâce à la technique d’apprentissage fédéré d’Owkin, les données massives de l’Inserm ne quitteront pas l’institution. L’Inserm a une longue expérience dans l’utilisation des données caractérisée par un usage éthique et souverain, deux aspects fondamentaux en santé, et Owkin permet de transformer les big data en smart data en répondant aux exigences réglementaires du secteur.

    Les techniques technologiques d’Owkin permettront à l’Inserm d’exploiter les données éparpillées et hétérogènes et à ses chercheurs de bénéficier d’une interface personnalisable à souhait.

    Ce ne sont que les résultats de l’analyse, tels de nouveaux biomarqueurs, qui pourront être exportés vers l’industrie. Les modalités de partage de valeur n’ont pas été précisées pour le moment, puisque la collaboration des deux acteurs ne fait que débuter.

    La plateforme Socrates va démocratiser le deep learning pour la recherche médicale, rappelle Gilles Wainrib.

    Pour Yves Lévy, les partenariats public-privé sont un outil illustratif de la façon dont « la recherche académique et les meilleurs talents français doivent s’allier pour produire des connaissances d’excellence ».

    L’Inserm s’associe avec Owkin, car Owkin est un acteur important dans le domaine de l’IA associée à la recherche et l’Inserm a fait le choix d’être là dès le début pour capter l’innovation, car ce sont les outils puissants d’Owkin qui feront parler les données massives de l’Inserm.

    L’IA permet des actions de santé publique inimaginable autrement

    Selon lui, au vu des annonces faites par le Président de la République à la suite de la publication du rapport de la mission Villani, « il n’est nul doute que l’IA sera à l’origine de bénéfices importants pour la recherche, pour la pratique médicale, pour le système de santé national ».

    Yves Lévy citait en exemple un projet de recherche sur la base d’analyses de données émanant des feuilles de remboursements du SNDS répertoriant entre 3 et 5 millions d’hospitalisations liées à une démence précoce inhabituelle chez une population de moins de 65 ans et qui a permis de mettre en évidence la cause liées à une consommation d’alcool.

    « Sans avoir fait appel à l’analyse par l’IA, cette cause n’aurait jamais pu être identifiée même en 15 ans de recherche, affirme Yves Lévy, et on n’aurait pas pu mettre en place une politique adaptées en termes de santé publique ».

    Stratégie pour une recherche biomédicale française leader de l’IA en santé

    L’Inserm fait valoir son expertise et son expérience longue de plus de 20 ans et souhaite les exploiter en recourant aux outils de l’IA afin d’accélérer et d’orienter la recherche.

    Son PDG a rappelé lors de la conférence de presse :

    • son excellence scientifique et sa maîtrise des question biologiques et médicales à adresser ;
    • sa connaissance des données générées dans le cadre de la recherche médicale sur une cohorte de plus de 200 000 personnes et sur plus de 300 centre de recherche en France et à l’étranger ;
    • son rôle clé dans la production et l’utilisation de données majeures en biologie et santé.

    Tous ces éléments confortent la position de leader de l’institut dans la recherche biomédicale qu’il va asseoir grâce à :

    • la mobilisation des meilleures équipes déjà impliquées dans le développement de l’IA, la production et l’exploitation de données ou le suivi de cohortes ;
    • la contribution-clef à l’utilisation des données du Health Data Hub, qui s’appuiera sur les données du SNDS et les données de recherche clinique et biologique, comme annoncé par le Président de la République ;
    • la mise en place d’une infrastructure nouvelle de collecte et d’analyse des données de génomique médicale dans le cadre du plan France Médecine Génomique ;
    • l’accélération de sa politique de partenariats publics et privés avec les organismes de recherche nationaux et les industriels dans les domaines de l’intelligence artificielle (mathématiques, algorithmes, modélisation, logiciels, etc.)

    Dans le cadre des appel d’offres annoncés par le Président de République, l’Inserm et Owkin répondront conjointement à ces propositions.

  • French Assurtech, un accélérateur qui accompagne les start-ups aux solutions numériques innovantes

    La ville de Niort, qui rassemble un nombre important de mutuelles d’assurance, a été le théâtre de la naissance de l’association Niort Tech fin février 2018. Les acteurs historiques de l’assurance – Groupama, IMA (Inter Mutuelles Assistance), MAAF, MACIF, MAIF et le MEDEF Deux-Sèvres – se sont associés autour de la volonté commune de dynamiser le développement numérique du territoire et permettre l’émergence de solutions capables d’apporter une réponses aux enjeux de l’assurance de demain.

    La première réalisation du collectif est l’ouverture d’un accélérateur, French Assurtech, à destination des start-ups françaises de l’AssurTech, imaginé comme point névralgique d’un futur écosystème censé apporter de l’agilité au secteur de l’assurance. Le premier appel à projets a été ouvert à destination des start-ups opérant dans l’IA, le big data ou la blockchain dans quatre champs prioritaires :
    • santé et dépendance ;
    • silver economy ;
    • auto et mobilité ;
    • habitation et gestion de l’habitat.

    Faire émerger un écosystème numérique dans l’assurance pour relever les défis posés par l’évolution de la société

    Dans une contexte de l’essor de la technologie, du développement de l’IoT et du « tout connecté », les assureurs mutualistes ont décidé de s’associer pour chercher ensemble des réponses à l’évolution des métiers de l’assurance en collaboration avec les start-ups spécialisées dans les nouvelles technologies telles l’IA, le big data ou la blockchain.

    Les fondateurs et membres de Niort Tech pourront bénéficier de l’agilité et de la créativité des start-ups et d’un accès privilégié aux services créés, sans parler de l’accès privilégié à l’investissement dans ces jeunes entreprises.

    Dans le cadre du premier appel à projets, Niort Tech est à la recherche de start-ups développant des solutions innovantes qui permettent de forger l’assurance de demain et de répondre en anticipant les futurs besoins des assurés.

    L’appel à projets : IA et big data

    L’accélérateur propose un programme d’accompagnement de 9 mois pour 5 à 6 start-ups sélectionnées sur le critère de synergies avec les métiers de l’assurance. L’appel à projets en cours prend fin le 5 avril 2018.

    Quatre axes prioritaires et thématiques variables

    La santé et la dépendance, la silver economy, l’auto et la mobilité, et l’habitation et la gestion de l’habitat sont les champs d’action définis comme prioritaires, alors que les thématiques visées par ce premier appel à projets sont :

    • le big data pour développer des solutions et services orientés vers la prévention (prédictivité comportementale, téléassistance, télésurveillance, télémédecine) ;
    • l’IA pour lutter contre les nouveaux risques ;
    • la blockchain comme moyen d’améliorer la traçabilité et l’intégrité des processus (data collection, transaction, etc.) ;
    • l’amélioration du parcours client qui doit être simplifié et permettre d’avantage d’interactions avec les clients.

    Parfaire les projets des start-ups

    L’accompagnement dont bénéficieront les start-ups leur permettra d’activer ou d’améliorer les différents leviers de développement : le business model, la segmentation client, le pilotage financier, les activités commerciales et le développement du produit.

    D’ici trois ans, ce sont 25 à 30 start-ups qui seront accélérées et pourront bénéficier des services et avantages suivants :

    • un soutien managérial des fondateurs : chacune d’entre elle sera accompagnée par 2 parrains, désignés parmi les membres ou les proches du comité de direction de 2 entreprises différentes, qui s’engagent à les suivre une journée par mois ;
    • un accompagnement sur mesure par Startup Palace via des ateliers individuels et collectifs, et un coaching hebdomadaire.

    Pour y répondre, il faut remplir sa candidature en ligne via ce lien.