Financeurs

  • Doctolib propose la prise de rendez-vous en ligne dans les centres de santé des Alpes-Maritimes

    Les patients peuvent prendre rendez-vous dans un centre de santé du Conseil départemental des Alpes-Maritimes directement sur Internet depuis fin février 2018. 

    Le service, gratuit et accessible à tout moment, a été développé en partenariat avec la société Doctolib. Le département est le premier du territoire à équiper ainsi ses centres de santé. Telle est l’annonce faite par un communiqué de presse diffusé sur le site web de la société spécialisée dans la prise de rendez-vous en ligne.

    Trois centres santé sont équipés à l’heure actuelle, avant la généralisation : le centre de Protection Maternelle Infantile (PMI) de Cannes-Est, le Carrefour Santé Jeunes de Nice et le Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD) de Nice.

    Toutes les consultations réalisées dans ces centres sont désormais accessibles à la prise de rendez-vous en ligne via le site www.departement06.fr et le site www.doctolib.fr. Le Conseil départemental a décidé de faciliter l’accès des habitants à de nombreux professionnels de santé et de renforcer ses actions de prévention sur le territoire des Alpes-Maritimes. 

    Renforcer l’accès aux soins et la prévention, notamment auprès des jeunes

    En mettant en place ce nouveau service, le Conseil départemental des Alpes-Maritimes renforce la visibilité de ses centres de santé, notamment auprès des jeunes, utilisateurs privilégiés d’Internet et public prioritaire de nombreuses actions de prévention, de dépistage et d’éducation à la santé. Avec Doctolib, il facilite l’accès aux soins de ces patients, souvent éloignés du système de santé, en leur permettant de prendre rendez-vous en un clic, à n’importe quelle heure.

    Faciliter le quotidien des professionnels

    La prise de rendez-vous en ligne facilite le quotidien des professionnels de santé et des personnels administratifs qui travaillent dans ces centres de santé. Le service réduit de 30% le temps consacré à gérer les agendas médicaux, limite le nombre d’appels au standard et permet aux personnels administratifs des centres PMI Cannes Est, CeGIDD et CSJ de Nice de se concentrer sur d’autres tâches à plus forte valeur ajoutée. En outre, grâce à des SMS et des emails de rappel envoyés régulièrement avant la consultation, Doctolib prévient les oublis et les retards : il réduit ainsi de 75% le nombre de rendez-vous non honorés. En facilitant le travail des professionnels, Doctolib permet ainsi aux établissements de gagner du temps médical et fait baisser d’autant les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous.

  • Singapore: Accuron MedTech to invest SGD10 M. in biomedical start-ups

    Medical device company Accuron MedTech Group (Singapore) announced on February 8, 2018 that it had been appointed by Spring SEEDS Capital (SSC), the investment arm of the government agency Spring Singapore, to boost the growth of high-potential start-ups based in the city-state.

    Accuron MedTech will invest up to SG$ 10 million (€6.2m; US$7.5m) in Singaporean companies specializing in health and biomedical sciences. All investments will be matched by SSC.

    More than 10 strategic investments in health tech start-ups

    « We are seeing a growing pool of start-ups in Singapore and the Southeast Asia region that have the potential to make significant impact in healthcare, and are poised for rapid global commercial success, » said Abel Ang, group chief executive of Accuron MedTech (source: Enterpriseinnovation.net).

    Since 2014, the Singapore company has made more than ten strategic investments in innovative technology start-ups which have the potential to revolutionize the healthcare industry and and transform the paradigm of patient treatment. Local start-ups backed by the group include renal disease companies Advent Access and Awak Technologies, and ophthalmic company Peregrine Ophthalmic.

    MedTech Alliance 2: A Singapore high potiential consortium

    Accuron MedTech’s investment will be made through MTA2 (MedTech Alliance 2), a Singaporean consortium of Accuron MedTech, a privately-owned international economic development company Economic Development Innovations Singapore (EDIS), and Mr Yoh-Chie Lu, the founder of the Biosensors International group of companies, which develops and markets innovative medical devices for interventional cardiology and critical care procedures.

    Accuron MedTech: more than 100 years of international healthcare sector expertise

    Investee companies will have access to Accuron MedTech’s senior management team, which has over one hundred years of international expertise in the healthcare industry through the development of medical innovations, taking them from concept phase through to commercialization worldwide.

  • États généraux de la Bioéthique : l’appel à contribution de France Biotech sur 4 thèmes

    Dans le cadre des États généraux de la Bioéthique, France Biotech a lancé un appel le 14 mars 2018 aux biotechs et medtechs françaises à contribuer au débat sur quatre thèmes primordiaux pour l’innovation en santé.

    France Biotech souhaite se positionner en tant que porte-parole des entreprises innovantes de la french HeathTech et pour cela espère recueillir les commentaires, propositions et réflexions de celles-ci autour des thématiques suivantes :
    • cellules souches et recherche sur l’embryon ;
    • examens génétiques et médecine génomique ;
    • neurosciences ;
    • données de santé.

    Thématiques et axes d’intérêt

    Cellules souches et recherche sur l’embryon

    Comment favoriser et encadrer le développement de la recherche sur les cellules souches et sur l’embryon ?

    Examens génétiques et médecine génomique

    Comment éviter que la recherche sur le génome, qui permet d’anticiper l’éventuelle survenue de maladies, n’aboutisse à sélectionner ou déterminer les individus ?

    Neurosciences

    Comment orienter l’application des neurosciences pour qu’elle reste au service de l’être humain ? 

    Données de santé

    Comment mieux réguler la collecte et l’utilisation des données relatives à notre santé ?

    Contribuer

    Pour partager ses réflexions, interagir avec France Biotech sur ces thèmes ou soumettre des préconisations, les contributions peuvent être envoyées à cette adresse : contact@france-biotech.org.

  • Handicap et numérique : Syntec formule des propositions en faveur d’un numérique inclusif de tous

    Le groupe de travail « Handicap et Numérique » du Syntec Numérique déplore que le développement des usages numériques en faveur des personnes handicapées se heurte à l’absence d’une politique publique dédiée à l’évaluation, à la mise à disposition, à la préconisation et à l’accompagnement de solutions innovantes.

    C’est pourquoi elle a formulé, mercredi 14 mars 2018, dans le cadre du Tech for Handicap Forum, une série de propositions à destination du  gouvernement pour la diffusion des aides techniques numériques.

    Parmi les 18 recommandations, 5 sont jugées prioritaires:
    • la création d’un comité de pilotage et de suivi sur le sujet des aides techniques numériques sous l’égide de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et de l’Agence du Numérique ;
    • la professionnalisation des préconisateurs (ergothérapeutes, orthoptistes, éducateurs spécialisés) et la professionnalisation de l’accompagnement dispensé par les concepteurs ;
    • le financement des opérateurs via le futur plan d’investissement de 10 milliards d’euros du Gouvernement afin d’acquérir des aides techniques numériques dans les écoles, associations, ESMS ;
    • rendre l’évaluation systématique pour toutes les aides techniques numériques avec une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée ;
    • revoir les règles de la TVA à 5,5 % et du Crédit d’Impôt Service à la Personne pour améliorer la prise en charge et solvabiliser les publics de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    D’après Syntec, la France dispose d’un savoir-faire spécifique dans ce domaine : près de 150 PME travaillent sur des solutions inclusives à destination des personnes en situation de handicap. La filière, fédérée au sein du groupe de travail « Handicap et Numérique » de Syntec Numérique – constitué d’une quarantaine d’acteurs de la filière (collège Éditeurs) et rattaché à la commission Handicap -, représente donc un générateur de richesse socio-économique.

    Le groupe de travail a élaboré un rapport « vers une stratégie nationale pour les aides techniques numériques » qui dresse l’état des lieux de la filière et liste les propositions pour la renforcer.

    18 propositions pour alimenter une politique publique sur le thème des aides techniques numériques

    Se doter d’une gouvernance

    • Proposition n°1 : Que l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) effectue un benchmark des solutions existantes pour préconiser aux entreprises celles dont le rapport qualité / prix est meilleur à la fois pour l’entreprise et pour les finances publiques.
    • Proposition n°2 : Chiffrer le coût de l’exclusion socio-économique liée à la fracture numérique des personnes en situation de handicap autour d’indicateurs tels que le progrès de l’espérance de vie sans incapacité, le coût humain de la scolarisation des élèves handicapés, la libération du temps des aidants, et les gains liés aux usages dématérialisés, l’accès à l’emploi.
    • Proposition n°3 : Créer un Comité de Pilotage et de Suivi de cette politique publique au sein d’une délégation interministérielle sur le sujet des aides techniques numériques réunissant des experts de l’Éducation Nationale, du handicap (CNSA), de la santé (DGCS), et du numérique (Agence du Numérique et Syntec Numérique), rattaché au Comité Interministériel du Handicap (CIH) sous l’égide du Premier Ministre.

    Évaluation et information

    • Proposition n°4 : Que les CICAT signent des CPOG avec les ARS, abondées par l’intermédiaire d’un Programme d’Investissement National, de manière à pouvoir financer l’acquisition et la formation sur du matériel sous réserve que celui-ci ait été évalué par un centre d’expertise national.
    • Proposition n°5 : Que, dans le cadre des Programmes d’Investissement d’Avenir, les ARS flèchent des budgets vers les établissements spécialisés, centres sociaux et médico-sociaux de manière à financer l’équipement et la formation sur des aides techniques numériques.
    • Proposition n°6 : Les CICAT et les technicothèques doivent être réformés de façon structurelle dans leur mode de financement comme dans leur mode de mise à disposition et de formation des préconisateurs, en intégrant systématiquement les aides techniques numériques dans leur panel.
    • Proposition n°7 : Que l’évaluation soit rendue systématique pour toutes les aides techniques numériques par un Centre d’Expertise National Public financé par la CNSA, l’Éducation Nationale, Bpifrance, l’Agefiph, et le FIPHPFP, doté d’une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée.

    Solvabilisation des bénéficiaires

    • Proposition n°8 : Il convient de redéfinir le critère de la clause d’exclusivité aux personnes en situation de handicap pour retenir un critère de destination : « Si un produit, même grand public, est acheté par une personne titulaire de la carte d’invalidité avec un taux d’invalidité supérieur à 80 % ou par une personne relevant du GIR 5, GIR 6, alors la TVA applicable au dit produit est de 5,5 %. Les produits concernés doivent avoir fait l’objet d’une évaluation et être éligibles à une prise en charge au titre de la PCH ».
    • Proposition n°9 : Offrir la possibilité aux concepteurs d’aides techniques numériques de revendiquer le Crédit d’Impôt Service pour le service apporté autour de leurs solutions lorsque celles-ci servent des publics en situation de handicap de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la PCH.
    • Proposition n°10 : Que le service fourni autour des aides techniques numériques relève du volet « aides techniques » de la PCH de manière à encourager les concepteurs à développer des modèles économiques reposant sur le service, gage à fois de la bonne appropriation des usages et donc de la bonne diffusion des innovations.
    • Proposition n°11 : Que la CNSA assure un référentiel national de prise en charge des aides techniques numériques et crée des couloirs de prise en charge accélérés pour les produits évalués.

    Acculturation des préconisateurs

    • Proposition n°12 : Que les décrets de compétences des différentes professions que sont les orthophonistes, les ergothérapeutes, les orthoptistes, les AVS, et les enseignants et les enseignants spécialisés comportent une culture des aides techniques numériques.

    Le numérique dès l’école

    • Proposition n°13 : Que la question de la formation aux aides techniques numériques des enseignants soit intégrée au Plan Numérique pour l’Éducation et en encourageant la FISAF (Fédération nationale pour l’Insertion des personnes Sourdes et des personnes Aveugles en France) dans son rôle de formation des enseignants spécialisés.

    Renforcement du financement des innovateurs

    • Proposition n°14 : Que le financement de l’amorçage des innovations de la handitech soit assuré par l’intermédiaire d’une enveloppe pérennisée de Bpifrance. Le bouclage public-privé avec les investisseurs d’impact doit être opéré par Bpifrance via des conventions avec les investisseurs d’impact pour assurer l’effet de levier des contrats d’aides.

    L’incubation des jeunes pousses et la projection à l’export de la filière

    • Proposition n°15 : Que Business France structure une stratégie d’export pour la filière « Handicap » avec des voyages d’export comprenant des décideurs publics et des acteurs du développement (Agence française de développement, acteurs régionaux). Trois segments de prospection doivent être retenus : associatif, médico-social et scolaire.
    • Proposition n°16 : Créer un Comité de Pilotage pour la création d’un incubateur national « Handicap et Numérique » comprenant la CNSA, Bpifrance, Syntec Numérique, l’Association nationale pour la Prise en compte du Handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) et l’Éducation Nationale.

    Une politique de la donnée adaptée au monde du handicap et de la fracture numérique

    • Proposition n°17 : Que la stratégie numérique du Gouvernement fasse des données liées à l’accessibilité l’un des piliers de l’Open Data et que l’articulation et l’intégration entre les solutions de référencement existantes soient assurées. Les diagnostics d’accessibilité des Établissements Ouverts au Public (ERP) pourraient être regroupés au sein d’un jeu de données unique disponible en Open Data sur data.gouv.fr. Enfin, l’Accessibility Cloud, projet international Open Source permettant le partage en Open Data des données du handicap, doit être encouragé.
    • Proposition n°18 : Que les acteurs relevant de la médiation numérique puissent être certifiés par la CNIL pour leur détention de données à caractère personnelle aux fins d’inclusion numérique et dans un cadre clair, via une certification de la CNIL adressée à la structure et renouvelable tous les trois ans.

  • Handicap et TIC : le Human Lab, pour « transformer les limitations en motivations » (Yohann Veron)

    À Rennes (Ille-et-Vilaine), le « Humanlab » – un fablab, soit laboratoire de fabrication numérique ouverts au public – permet à toute personne souffrant d’un handicap d’apprendre à « se réparer soi-même » aux côtés de bénévoles technophiles. Le local est notamment équipé de cinq imprimantes 3D, d’une découpeuse laser, de différents systèmes électroniques et d’un oscilloscope.

    Yohann Veron, l’un des manager du HumanLab, revient pour H&TI sur les avancées de ce lab. « On ne fait pas de la prestation. On fait gagner les personnes handicapées en compétences en les faisant agir sur leur handicap en s’auto-réparant », explique-t-il à son retour d’Inde, où avec une délégation de l’HumanLab il était parti partager son expertise au STEAM Fabrikarium.

    « Le Human Lab, c’est toute une histoire… Je suis enseignant en mécanique automobile dans un lycée près de Rennes. Dans mon temps libre, depuis longtemps, je fabrique des synthétiseurs analogiques. En 2013, quand le fablab de Rennes a ouvert, j’ai appris que des « bidouilleurs » y partageaient leurs connaissances et j’ai proposé mon savoir. Il y avait là du matériel et des gens qui bricolaient, qui avaient des compétences et étaient prêts à les partager dans un lieu accessible à tous et gratuit.

    Le temps des mains-robot

    Un jour, Nicolas Huchet, un jeune homme qui avait été amputé de sa main droite dix ans auparavant est venu à notre rencontre. Il utilisait une prothèse myo-éléctrique et voulait s’en fabriquer une moins chère que celle du commerce. On s’est dit qu’on pouvait l’aider. C’est à plusieurs « makers » que nous avons conçu une main bionique, capable de bouger tous les doigts, en open source pour moins de 1 000 €.

    Celle-ci a été réalisée grâce à des plans en libre accès sur Internet, une imprimante 3D, un moteur, une carte électronique et des capteurs, pour détecter au niveau du coude les contractions musculaires qui commandent l’ouverture et la fermeture des cinq doigts.

    Le prototype de cette prothèse originale a fait grand bruit en 2014. Nicolas Huchet s’est fait inviter à travers le monde pour en faire la démonstration. C’est ainsi que nous avons fondé l’association Myhumankit, qui a notamment permis de facturer ces interventions. Nicolas Huchet est devenu le président de l’association puis, lorsqu’il en a pris les fonctions de directeur du développement, j’ai été élu président. Nous sommes allés frapper à la porte de la Fondation de France, de Google, de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), de la région Bretagne et de la mutuelle GMF, qui nous subventionnent pour trois ans, ce qui nous a permis d’employer cinq salariés : Nicolas Huchet, Delphine Bézier, qui a une maîtrise en arts numériques, Hugues Aubin, philosophe, Guillaume Sabin, sociologue et moi-même. MyHumanKit recherche davantage des profils d’ingénieux que d’ingénieurs !

    Aujourd’hui, l’association regroupe en plus une trentaine de bénévoles, mais surtout une communauté internationale qui communique ensemble au quotidien autour d’idées pour aider les gens à s’autoréparer.

     « Quelque chose en plus »

    Très vite, nous nous sommes rendu compte qu’agir sur le handicap de Nicolas, ça lui avait fait changer de statut : il n’était plus dans une posture d’avoir une chose « en moins » mais il était doté, avec sa main bionique, de « quelque chose en plus ». On s’est dit qu’il fallait faire la promotion du HumanLab afin de permettre à plus de personnes en situation de handicap de transformer leurs limitations en motivations.

    Aussi, depuis 13 mois, nous ouvrons tous les jeudis les portes de l’HumanLab au public atteint d’un handicap, pour aider tout un chacun à réaliser ses aides techniques sur-mesure. Il ne s’agit pas d’une prestation, mais de « faire-ensemble » : nous leur faisons gagner en compétences en les auto-réparant.

    Pour cela, le HumanLab est notamment équipé d’une découpeuse laser, de cinq imprimantes 3D, de matériel électronique, d’un fer à souder, d’un oscilloscope et d’outillage divers.

    Des exemples de réalisations uniques

    • Le tourne-tête de Mathilde. Mathilde est une personne atteinte de dégénérescence cérébrale dont les membres s’atrophient. Elle dispose d’un appui-tête qui la maintient mais elle ne peut tourner la tête ni à droite, ni à gauche. Plusieurs bénévoles travaillent depuis 8 mois avec elle sur un projet d’appui-tête électrique fixé à son fauteuil roulant qu’elle pourra facilement actionner avec un bouton.
    • Le bras anti-gravité de Nicolas. Le jeune homme, myopathe, ne peut pas bouger les bras. Son bras gauche appuie sur son ventre ce qui entraîne des douleurs. Il doit demander l’aide d’un tiers pour le déplacer à intervalles réguliers. Un bénévole l’aide actuellement à aller au bout de son idées de bras articulé, qui lui permettra d’avoir un minimum de mobilité sans trop d’effort. Ils s’inspirent d’un projet Open source qui existait déjà en plastique imprimé 3D, qu’ils vont adapter avec des tubes d’acier.
    • Des aides à la mobilité. Nous avons récupéré des moteurs électriques de vélos à assistance électrique de la ville de Rennes. Nous allons nous en servir pour réaliser un tricycle, une planche multi-roues ou encore une cinquième roue pour un fauteuil roulant, qui va remplacer la personne qui pousse.

    Quand un projet est porté par l’association, c’est MyHumankit qui finance le prototype. Une fois que la personne est satisfaite du projet, c’est à elle d’acheter le matériel et de le reproduire. Nous gardons le prototype afin de le documenter et l’exposer. Ce qui est sûr, c’est que c’est peu cher pour la personnes en situation de handicap, mais cela prend du temps puisque la R&D est faite avec les bénéficiaires et les bénévoles.

    Retour d’Inde

    Nous nous sommes rendus à Bombay, en Inde du 10 au 14 février 2018 pour le STEAM Fabrikarium, une sorte de hackaton géant co-organisé par Makers Asylum et MyHumankit, regroupant 80 personnes qui, pendant ces 4 jours ont réfléchi, fabriqué, cassé, créé amélioré des aides techniques aux handicaps. Le HumanLab y a présenté cinq projets. L’objectif était de montrer l’intérêt de lier la technologie avec les personnes.

    Les personnes en situation de handicap, nombreuses dans les pays en voie de développement, sont en train de se rendre compte du potentiel des fablabs, qui permettent de réaliser des prothèses et des fauteuils roulants électriques à bas prix. Nos projets sont tous open source –  ce qui permet aux projets de grandir à longueur d’années car des hôpitaux, des centre de rééducation ou encore des ingénieurs des écoles s’en emparent et les améliorent. En Inde, comme ailleurs, les HumanLab ont vocation à rassembler des gens pour partager, en réalisant ensemble des aides techniques au handicap. »

  • Le numérique et l’IA parmi les partenariats officialisés entre la France et le Québec

    Le 7 mars 2018, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Philippe Couillard, Premier ministre québécois, ont procédé à une cérémonie de signatures d’une série de partenariats entre les deux pays. 

    21 ententes ont été officialisées dans plusieurs secteurs-clés tels que le numérique, la recherche et l’intelligence artificielle.

    À l’occasion de sa visite officielle dans l’Hexagone, le Premier ministre québécois a présidé à la signature d’une série de partenariats institutionnels et commerciaux.

    Collaboration entre chercheurs

    Dans le domaine de la recherche, une déclaration d’intention commune a été conclue entre le Fonds de recherche du Québec et l’Inserm. Celle-ci permettra de réaliser des activités et des projets conjoints, notamment en matière de soutien à la recherche de pointe. Génome Québec a également formalisé deux collaborations, l’une avec GIP Genopole (afin de mettre en lien des chercheurs français et québécois autour d’un projet génomique) et l’autre avec le Centre d’énergie atomique. 

    Des start-ups québécoises à Station F

    Les grandes écoles sont également concernées par les partenariats : HEC Montréal a notamment signé un accord avec Station F. L’ambition de ce partenariat est d’accompagner des start-ups québécoises numériques à haut potentiel pour leur permettre d’intégrer l’incubateur Ubisoft à Station F. HEC Montréal accueillera aussi de son côté des jeunes pousses issues de cette pépinière.

    L’accompagnement des start-ups et les échanges entre incubateurs font d’ailleurs l’objet de plusieurs des partenariats signés lors de la cérémonie, par exemple entre HEC Montréal et Blue Factory (l’accélérateur de l’ESCP-Europe), l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale/HEC Montréal et Paris&Co, le Digihub de Shawanigan et Plaine Coworking, Le Camp et Creative Valley. 

  • #FASN2018 : parcours de vie et santé numérique au service de la coordination, Paris le 26/06/2018

    À l’heure de la transition numérique du système de santé, la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) a choisi d’organiser des rencontres nationales sur la thématique des parcours de vie, le 26 juin 2018 à Paris.

    Ce rendez-vous traitera de l’ensemble des solutions numériques et nouvelles organisations mises au service des parcours de l’usager du système sanitaire et médico-social. Il est une occasion d’échanger sur les sujets d’actualité du secteur : coordinations territoriales, coopérations inter-établissements, avancées technologiques, décloisonnement ville-hôpital, intégration du volet social dans les systèmes d’information, etc.

    Aujourd’hui, on parle de parcours au sens de parcours de santé, parcours de soin et parcours de vie, et l’un des enjeux de la loi de modernisation de notre système de santé est de recentrer le système de santé sur les soins de proximité, à partir du médecin généraliste, et décloisonner des champs de la prévention, de l’offre de soins et de l’accompagnement médico-social.

    Dans cette perspective, la loi prévoit la mise en place de fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes qui visent à apporter une réponse aux professionnels, et en particulier aux médecins traitants, dans la prise en charge des situations complexes.

    Pour plus d’informations, consulter cette page.

    Pour l’inscription, consulter cette page. 

  • Data et API cognitives : l’École de l’IA de Microsoft ouvre ses portes à Issy-les-Moulineaux

    Microsoft a inauguré, le 6 mars 2018, son École de l’intelligence artificielle située au sein de son siège social d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en présence de Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État au numérique, et d’André Santini, maire de la Ville.

    Proposant une formation intensive et un stage en entreprise, elle doit donner de nouvelles opportunités professionnelles aux apprenants dans ce secteur.

    Une première promotion en apprentissage intensif de 7 mois

    L’École de l’IA est ouverte avant tout aux personnes en recherche de reconversion professionnelle ou éloignées des secteurs éducatifs et de l’emploi. La première promotion recense 24 apprenants âgés de 19 à 39 ans. La formation comporte un apprentissage intensif de 7 mois, suivi d’un contrat professionnel de 12 mois dans une entreprise partenaire de l’entreprise américaine.

    L’apprentissage s’articulera autour de cinq matières :

    • la préparation et le traitement des données ;
    • les API cognitives ;
    • le développement IA ;
    • l’interfaçage et la production ;
    • les « soft skills ».

    Compétences techniques et connaissances en mathématiques

    Simplon, Pôle Emploi et la Grande École du Numérique ont participé à la sélection des apprenants, en leur faisant passer un entretien pour déterminer leurs capacités à s’adapter, collaborer, et se projeter dans l’emploi.

    Ils ont été choisis sur leurs compétences techniques (maîtrise de certains langages de programmation), leurs connaissances en mathématiques (calcul différentiel, probabilités et statistiques) et leur motivation.

    À la fin de la formation, trois certifications professionnelles métiers (Data et IA) inscrites à la Commission Nationale de la Certification Professionnelle en vue de l’obtention d’une qualification niveau II (équivalent bac +3) leurs seront délivrés, ainsi qu’une certification Microsoft en Machine Learning.

    La France : vers une « AI Nation » grâce à la formation professionnelle

    Ce projet inédit est un pari pour Microsoft, qui compte accompagner la transformation des secteurs professionnels, mais aussi s’assurer une reconnaissance dans le domaine de l’intelligence artificielle. 

    Mounir Mahjoubi s’est félicité de l’initiative de Microsoft : « L’École IA Microsoft montre que le numérique est un outil incroyable pour l’inclusion et la croissance. La France possède tous les atouts pour devenir un champion du numérique, à condition que tous nos concitoyens puissent bénéficier des compétences nécessaires au développement de ces nouveaux enjeux ».

    Labellisée Grande école du numérique, l’école de l’intelligence artificielle a pour marraine Aurélie Jean, Senior Developer chez Bloomberg, CEO de In Silico Veritas, « un modèle pour les filles et garçons qui veulent faire du numérique » selon Carlo Purassanta. Scientifique, numéricienne et entrepreneuse, Aurélie Jean souligne que la diversité des élèves « est une force » car l’IA intervient partout. Cela « évitera, par exemple, d’avoir des biais algorithmiques » conçus par des programmateurs issus d’un même milieu.

  • « Contribuer à l’efficience opérationnelle du parcours de soin ambulatoire » (G. O’Brien, Domicalis)

    Créée en 2010 à Mérignac (Gironde), Domicalis (6 salariés) édite des progiciels de e-santé pour la chirurgie ambulatoire et le télé-suivi des pathologies chroniques à domicile.

    En décembre 2017, l’entreprise a obtenu les certifications internationales ISO 9001 et ISO 13485 (Dispositif Médical) ainsi que le marquage CE de son produit Domicalis Care.

    L’occasion pour H&TI de rencontrer Gérald O’Brien, son PDG. Cet ingénieur de formation, ex-directeur de programme à Capgemini Consulting a créé Domicalis afin de mettre à profit ses deux compétences : la R&D et le business developpement.

    Quels sont les progiciels développés par Domicalis ?

    Notre métier est d’accompagner les prises en charge des patients sur leur lieu de vie et d’assurer la coordination entre les professionnels de santé (hospitaliers, libéraux, paramédicaux) et médico-sociaux impliqués. Pour cela, nous avons mis au point deux logiciels, le premier – né en 2013 – s’appelle Domicalis Care. Il est orienté autour de la télésurveillance médicale à domicile. Il facilite les parcours de soins au domicile en mettant tous les acteurs de la prise en charge en relation à travers un outil numérique fonctionnant comme un réseau social professionnel et sécurisé. Cet espace collaboratif réunit à la fois des personnes physiques  (par exemple le médecin traitant, l’infirmière, etc.), des sociétés (assistance à la personne), des équipements connectés (médicaux, domotique, bien-être) et des progiciels métier. Cet espace numérique de partage d’information est essentiel pour assurer le continuum Hôpital-Ville-Domicile et donc décloisonner les parcours des patients.

    Le deuxième, Ambulis, gère tout ce qui est suivi de la relation avant et après une chirurgie ambulatoire. C’est un facilitateur qui répond à une attente sociétale : les patients préfèrent passer du temps chez eux que de rester à l’hôpital, quand cela est possible. Mais aussi à une attente gouvernementale : Agnès Buzyn, ministre de la Santé, qui envisage 70 % d’ambulatoire à l’horizon 2022. Actuellement on atteint péniblement 54 % en France tandis que les pays anglosaxons sont plutôt autour de 80-85%.

    Les promesses de nos solutions sont :

    • l’efficience opérationelle des établissements de soins (gain de productivité) ;
    • un meilleur management du risque (détection des dégradations de l’état général, des décompensations, de l’observance du patient, etc.) grâce à un canal de communication
    • la fluidification de la relation Hôpital-Ville-Domicile ;
    • la satisfaction du patient, qui est rassuré. S’il a des douleurs, le signale via les outils numériques et a besoin de parler à quelqu’un, la mise en relation est simple et rapide et il sait que le responsable de sa prise en charge va tenir compte de cette information.

    Concrètement, comment fonctionnent ces logiciels ?

    Pour Ambulis, le patient qui va être opéré télécharge l’application sur son téléphone. Par son biais, l’établissement hospitalier peut rester en permanence en lien avec lui, avant et après l’opération. Ambulis sert à sécuriser l’ensemble du processus : il permet aux professionnels de vérifier que tout est bien requis pour que l’intervention ait lieu, que les examens sanguins sont faits, que le patient a pensé à prendre ses béquilles par exemple, voire qu’il a prévu qu’on vienne le chercher à la sortie de l’hôpital. Certaines choses peuvent sembler basiques mais si tous les critères ne sont pas remplis, l’opération ne peut pas avoir lieu dans de bonnes conditions. Après l’intervention, l’Appli est utilisée pour vérifier les symptômes post opératoires et répondre à des questionnaires sur l’efficacité de l’opération chirurgicale.

    Pour Domicalis Care, tout commence par la construction du parcours de soin du patient et du réseau de prise en charge par l’infirmier(e) de coordination. Véritable « chef d’orchestre » de la prise en charge, ce(tte) dernier(e) identifie les acteurs dans le système, paramètre le parcours de soins (constantes médicales suivies, appareils connectés, questionnaires de suivi, modalités d’observance, seuils d’alerte, etc.). Chacun ensuite peut accéder à Domicalis via un portail Web ou une application mobile, le tout parfaitement sécurisé conformément au RGPD. Notre système facilite l’usage en fournissant à chaque acteur uniquement l’information qu’il souhaite, via son canal de communication usuel et sans même qu’il se connecte à nos solutions (mode « push » d’information). Les personnels intervenant à domicile disposent des dossiers de leurs patients sur leur téléphone et peuvent le mettre à jour même en l’absence de connexion Internet (mode « offline »). Lorsque l’accès à Internet est de nouveau possible, l’information saisie est synchronisée avec le serveur de Domicalis Care.

    Qui s’en sert actuellement ?

    Pour ces deux dispositifs, qui sont gratuits pour les patients, nos clients sont principalement des groupes de cliniques privés, et des établissements ESPIC et des prestataires de santé à domicile. Ils sont déjà une dizaine à avoir signé un contrat avec Domicalis pour les services de chirurgie orthopédique, urologique, bariatrique et ondotologique ainsi que pour la chirurgie du sein en cancérologie. Domicalis Care est actuellement utilisé pour le suivi de la nutrition artificielle et pour la télésurveillance de l’insuffisance respiratoire. Le système est soit en locatif avec un abonnement à l’usage – soit via la vente d’une licence avec un usage illimité – ce que privilégient les grands groupes.

    Vous visez depuis plusieurs années les marchés étrangers ?

    Il est vrai que nous avons signé en juin 2016 un contrat de distribution mondiale avec Agfa Healthcare en Belgique avec l’ambition de se déployer au niveau international. Nous misons principalement sur l’Amérique du Nord et l’Europe. Mais nous n’en sommes qu’aux balbutiements puisque le déploiement commercial n’a commencé qu’en 2018. Cela devrait prendre 6 à 9 mois avant de constater voir les premiers résultats commerciaux. Il nous fallait d’abord avoir les prérequis réglementaires.

    C’est chose faite avec les normes ISO, obtenues en décembre 2017 ?

    Oui les normes ISO 9001 et ISO 13485 (Dispositif Médical) facilitent grandement l’obtention des équivalents du marquage CE à travers le monde. Ces marquages sont nécessaires pour commercialiser ce type de produits à l’étranger. Grâce à la certification, Domicalis devrait pouvoir obtenir plus facilement les normes HIPA aux Etats-Unis, qui sont draconiennes en matière du contrôle du risque produit.

    Obtenir la certification a été un travail de longue haleine : 18 mois de travail pour un demi-poste à temps plein, ce qui est conséquent pour une TPE de 6 personnes. Tout au long du processus, nous avons dû faire évoluer le produit, la gestion des aspects risques produits et intégrer de nombreuses précisions dans la documentation.

    Au même moment, vous étiez noté par l’agence de notation de start-ups Early Metrics ?

    Early Metrics, agence de notation financière et extra-financière des TPE a classé 150 entreprises de e-santé. Elle a développé un process, rodé auprès de 1 500 entreprises tous secteur confondus, qui leur permet de faire une évaluation à 360° de la start-up. Les consultants m’ont contacté en fin d’année 2017 pour réaliser cette analyse gratuite. Domicalis a obtenu la notation de 76/100 de la part de l’organisme, ce résultat nous place dans le top 8% des 150 entreprises de la e-santé déjà évaluées par Early Metrics.

    Quelles sont les ambitions de Domicalis pour les années à venir ?

    Aujourd’hui, nous voulons d’abord être reconnus sur certaines spécialités médicales comme une solution qui amène de la valeur ajoutée pour les patients et contribue à l’efficience opérationnelle des parcours de soins ambulatoires.

    Nous souhaitons étendre le nombre des spécialités médicales couvertes par nos solutions (insuffisances rénale et cardiaque chronique) et intégrer du contenu d’éducation thérapeutique et de prévention dans nos outils. Nous avons fait 500 000 € de chiffre d’affaires en 2017 et notre objectif est d’atteindre 3,5 millions d’€ d’ici quelques années, grâce au déploiement en France et à l’international. A plus court terme, nous allons faire grossir les effectifs, en recrutant au niveau R&D et commercial.

    Vous faites partie du cluster Tic Santé Nouvelle Aquitaine. Qu’est-ce que cela implique pour vous ?

    Faire partie de cette communauté de 68 membres – industriels, institutionnels et usagers – est un réel plus. En dehors du networking, nous organisons des réunions sectorielles sur le thème de la santé et montons des projets collaboratifs. Je suis personnellement très actif au sein du cluster. J’étais déjà membre de ce qui était en quelque sorte son ancêtre, sans véritable structure. Nous avions monté de beaux projets collaboratifs avec des grands industriels aquitains et c’est peut-être cette dynamique qui a pu contribuer à la création du Cluster TIC Santé par le président de la région. Ainsi, le projet Licorne, mis en place avec le service de gériatrie polypathologique du CHU de Nice a pu être possible grâce à notre rencontre avec Agfa Healthcare, tout comme le projet Pelican avec le CHU de Bordeaux, le projet e-DomSanté avec l’Institut Bergonié, le centre de Lutte contre le Cancer de Nouvelle-Aquitaine. Enfin, nous avons été lauréat du concours mondial de l’Innovation en 2015 avec Afga Healthcare et Robosoft, autre industriel de la Région.

  • Société Française de Radiologie, première société savante à adhérer au pôle de compétitivité Medicen

    La Société Française de Radiologie (SFR) est la première société savante à adhérer au pôle de compétitivité Medicen Paris Région, selon un communiqué publié le 7 février 2018. Cette association est le fruit de la volonté de la SFR d’aider au développement de l’innovation en imagerie médicale.

    Selon le professeur Jean-François Meder, président de la SFR, le partenariat mis en place est une façon de mobiliser la recherche académique et les start-ups sont au service de l’innovation à travers différentes initiatives. Dorénavant, Medicen Paris Région siégera au sein de son comité Innovation.

    Pour répondre aux besoins spécifiques des radiologues de la SFR, des projets en imagerie sont annoncés comme fruits du partenariat dans les mois à venir. Les membres de Medicen et d’autres acteurs de l’écosystème francilien en innovation prendront part à ces projets innovants.