Le 30 janvier 2018, au siège de la Mutualité Française, la Fondation de l’Avenir Pour la recherche médicale appliquée a lancé, en partenariat avec l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), une Chaire Avenir Santé Numérique et un Fonds Avenir Santé Numérique pour les trois ans à venir.
La Chaire créée est au service de trois objectifs et quatre axes de travail liés à l’efficacité du système de soin et au nouveau positionnement du patient-acteur de ses soins.
Un fonds dédié a également été mis en place pour soutenir les projets innovants de la Chaire et conduire des études prospectives d’intérêt général principalement alimentées par les grandes mutuelles de la Mutualité Française.
Objectifs et axes de travail autour de la santé numérique
La préoccupation principale de l’organisation, à travers de la création de la Chaire mise en place, est l’amélioration de la qualité des soins à travers une approche pluridisciplinaire et pluri-institutionnelle. C’est pourquoi la Chaire va assumer les mission suivantes :
- permettre le développement d’approches innovantes pour la conception de nouveaux produits ;
- évaluer la performance d’une organisation de soins ;
- évaluer l’émergence des modèles de soins intégrés avec patient devenant acteur-utilisateur.
Les axes de travail visent :
- l’évaluation de l’impact de l’intégration des nouvelles technologies sur un écosystème de soin et ses conséquences sur l’organisation de nouvelles filières de soins et de suivi, et la structuration du paysage sanitaire ;
- l’encouragement de l’investissement et de l’intégration du patient aux interventions de santé grâce aux objets connectés afin de connaître l’environnement des patients et faciliter une organisation centrée autour du patient et de ses besoins ;
- l’amélioration de la qualité des soins grâce aux technologies de l’information et de la communication tout comme l’amélioration de la coordination des acteurs, de la transmission des données et de la décision médicale ;
- le développement de la co-fertilisation et de la co-conception de produits en infusant des technologies destinées au grand public (objets connectés, plateformes de communication, etc.). Des collaborations multidisciplinaires seront systématiquement recherchées pour l’évaluation des impacts médicaux, économiques, sociétaux, industriels et organisationnels de ces nouveaux outils, services, produits ou processus grâce à des expérimentations.
Un cadre universitaire et des parties prenantes vouées à se multiplier
La chaire rassemble une équipe pluridisciplinaire combinant les compétences du monde académique de la santé à celle du monde des technologies de l’information, sans oublier des compétences en sciences économiques et en sciences humaines.
Une solution de e-santé doit être pérennisée dans un système économique viable et doit être acceptable vis-à-vis du patient. Cette notion d’acceptabilité est importante, car aujourd’hui les enjeux éthiques et d’appropriation sont considérés comme un frein majeur à l’expansion des solutions numériques dans le secteur de la santé.
La chaire est portée par le docteur Tu Anh Duong et des chercheur de l’Inserm, mais d’autres acteurs seront ralliés à la cause.
La Chaire a 3 missions :
- évaluation des usages : méthodologie mixte quantitative et qualitative, sociologie, organisation des soins, etc. ;
- un OpenLiving Lab qui traitera la gestion des risques, l’évaluation économique et l’évaluation des comportements ;
- une Plateforme de recherche translationnelle faisant appel aux compétences en bio-informatique, système et réseau, construction de base de données, etc.