Financeurs

  • Institut Imagine : des laboratoires transdisciplinaires pour une recherche d’excellence

    L’Institut Imagine, premier pôle européen de recherche et de soins sur les maladies génétiques, a accueilli une conférence de presse le 15 décembre 2017. L’occasion pour le Pr Stanislas Lyonnet, son directeur, de faire un bilan en rappelant la stratégie et les succès de l’institut dépassant les frontières nationales. Trois chercheurs ont exposé les projets de leurs laboratoires respectifs : Isabelle André-Schmutz pour la lympho-hématopoïèse humaine, Antonio Rausell pour la bio-informatique clinique et Jean-Michel Rozet pour la génétique ophtalmologique. H&TI présente les grandes lignes de cette conférence.

    Le directeur de l’institut a mis l’emphase sur l’importance d’une recherche transversale et complémentaire, et qui intègre les nouvelles technologies dont notamment l’analyse de données médicales massives. Il a rappelé le choix stratégique de la création, en 2016, du laboratoire de bio-informatique. Imagine a la volonté d’augmenter sa capacité non seulement à produire des données en grand nombre, mais surtout à les interpréter correctement en lien avec les données cliniques. L’objectif est de les utiliser pour l’élaboration de traitements innovants. C’est l’objet des plateformes technologiques de l’institut.

    Enfin, Stanislas Lyonnet a souligné l’importance du soutien industriel de la recherche et le caractère primordial d’une recherche transversale qui fait le succès de l’institut grâce à la coopération avec l’hôpital Necker sur le campus duquel il se trouve.

    Un centre de recherche phare qui incarne la recherche hospitalo-universitaire

    Une recherche transversale et multipartite pour soigner les maladies génétiques

    Le professeur Stanislas Lyonnet, directeur également du laboratoire de génétique et d’embryologie des malformations, souligne le caractère original du lieu qui allie consultations médicales et laboratoires de recherche pour mettre les patients au cœur de la recherche.

    La recherche sur le maladies génétique de l’institut est au service notamment des enfants malades de l’Hôpital Necker avec lequel Imagine partage le campus. Les résultats des recherche de l’institut sont le fruit d’une collaboration de praticiens du milieu hospitalier et des chercheurs sensibilisés aux besoins cliniques.

    Les industriels sont également des associés. Les locaux de l’institut Imagine accueillent le laboratoire Alexion et plus précisément son centre de recherche et de développement. Cela a commencé par un simple partenariat d’accueil de durée limitée lors de implantation du groupe américain en France. Alexion est une société internationale de biotechnologie qui développe et commercialise des traitements pour les maladies rares et ultra-rares pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Ce partenariat a débouche sur une collaboration pérenne avec l’implication du groupe dans 3 projets :

    • traitement de maladies ophtalmologiques ;
    • traitement de maladies rénales ;
    • implication dans un projet de RHU (recherche hospitalo-universitaire).

    Alexion profite de :

    • la proximité d’un savoir-faire scientifique non maîtrisé en interne ;
    • des cohortes de patients génétiquement typées ;
    • des outils de recherche clinique.

    Prendre en compte l’innovation et exploiter les données de santé pour améliorer et élaborer des traitements innovants : la Data Science Platform

    L’équipe de la Data Science Platform, avec Nicolas Garcelon à sa tête, œuvre à la création de logiciels permettant le stockage et l’analyse de données phénotypiques des patients et plus généralement de méthodes pour accélérer la recherche translationnelle entre médecins et chercheurs d’une part et l’hôpital et l’institut d’autre part.

    C’est pourquoi l’équipe a créé un entrepôt de données nommé Dr Warehouse déployé sur l’Hôpital Necker – Enfants malades qui comprend :

    • des données biomédicales sous forme de texte libre (comptes-rendus d’hospitalisation, de consultation, de prescription, etc.) et de données codées (résultats biologiques) ;
    • 3,5 millions de documents provenant de 19 logiciels hospitaliers différents de 1996 à aujourd’hui pour 450 000 patients ;
    • 36 millions de résultats biologiques.

    L’interface de Dr Warehouse met ainsi à disposition des médecins des outils ergonomiques d’exploration des dossiers médicaux pour accélérer le recrutement des patients dans des études cliniques :

    • eCohorte permet de rapidement mettre en place une base de données contenant tous les outils nécessaires à la saisie et la fouille des données ;
    • BioPancarte pour la visualisation personnalisée des résultats de laboratoire ;
    • Auxo pour la création mutualisée des courbes de croissance ;
    • Gecko pour la gestion des études cliniques et des inclusions de patient ;
    • Gene2CT pour la veille automatique des essais cliniques associés à des mutations génétiques etc.

    L’équipe développera un entrepôt de données Dr Imagine regroupant les bases de données de l’Institut en collaboration avec le laboratoire d’Antonio Rausell.

    Le projet Dr Warehouse avait par ailleurs participé au concours en innovation dans le cadre de la réunion interrégionale de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN) à Paris le 14 décembre 2017.

    « L’ordinateur est la paillasse du chercheur d’aujourd’hui » (S.L.)

    La création du laboratoire bio-informatique clinique est un enjeux stratégique piloté par le docteur Antonio Rausell.

    Les objectifs du laboratoires consistent à développer des outils bio-informatiques au service de la recherche sur les maladies génétiques :

    • développement de méthodes informatiques pour évaluer les variants génétiques dans les études de séquençage, avec un intérêt principal pour les maladies immunitaires rares ;
    • analyse intégrée des données à haute dimension à partir de technologies multi-omiques visant à identifier des variants génétiques fonctionnels ;
    • étude de l’hétérogénéité cellulaire à l’intérieur du système immunitaire grâce à l’analyse du transcriptome monocellulaire et de sa relation avec l’apparition et la progression de la maladie.

    L’un des projets menés récemment et dont les résultats ont été dévoilés fin octobre 2017 avait pour objectif de caractériser l’hétérogénéité naturelle de la réaction immunitaire face à une maladie infectieuse, le VIH. Toutes les cellules d’un même individu ne présentent pas la même vulnérabilité aux pathogènes et aux virus intracellulaires, alors qu’elles partagent presque toutes le même ADN.

    L’étude a permis de mettre en évidence d’une incroyable variabilité :

    • interindividuelle (d’un individu à l’autre) ;
    • intra-individuelle (au sein des cellules d’un même individu), car seule une fraction des lymphocytes T est efficacement infectée par le virus.

    L’analyse computationnelle des profils d’expression de gènes de cellules individuelles a abouti à l’identification des marqueurs spécifiques dont le niveau d’expression est lié à la permissivité cellulaire à l’infection par le VIH. Si ces résultats ne débouchent pas sur une thérapie directement, ils permettent de savoir que certaines cellules d’un organisme sont plus vulnérables que d’autres et qu’en cas de maladie génétique, notamment, c’est vers elles que la thérapie ciblée doit être dirigée.

    Un institut soutenu par des partenaires industriels

    Mécénat et vente de charité Heroes

    Henner, société de gestion et de courtage d’assurances de personnes, la fondation Bettencourt Schueller, la Fondation EDF, Salesforce et autres sociétés, comme Havas, ont soutenu l’institut soit en nature, soit en compétences ou en produits et services.

    La vente caritative d’œuvres d’art portant le nom de Heroes, dont la 3e édition sera organisée par l’institut le 12 février 2018, a permis en 2016 de récolter des fonds à hauteur de 4,5 millions d’euros pour soutenir et faire accélérer la recherche et les soins innovants.

    Les partenaires du laboratoire de lympho-hématopoïèse humaine : soutien technique, financier et en matériel biologique

    Le laboratoire de lympho-hématopoïèse humaine s’appuie sur une dizaine de partenaires industriels nationaux et internationaux qui l’assistent dans l’optimisation de ses recherches. Ces partenariats étant difficiles à mettre en place, Isabelle André-Schmutz, sa co-directrice, a souligné la contribution de certains partenaires qui secondent la recherche en permettant de résoudre de nombreux freins et de répondre aux besoins spécifiques du laboratoire de nature technique ou financière :

    • la société française CTRS, fabricant de préparations pharmaceutiques ;
    • Biomarine ClearBlue Chemical (BBB) d’outre-Atlantique;
    • Biomedomics pour son hémoglobine S ;
    • Miltenyi Biotec d’outre-Rhin qui est fournisseur mondial de produits de recherche biomédicale et de thérapie cellulaire pour l’isolation cellulaire, la cytométrie de flux, la préparation d’échantillons, la culture cellulaire, l’analyse moléculaire, les essais cliniques, etc.

  • Appel à candidatures : l’incubateur Tech Care Paris recrute sa promotion 2018

    Tech Care Paris, plateforme d’innovation de Paris and Co dédiée à la e-santé et au bien-être, lance son appel à candidatures destiné à recruter la promotion 2018 de son programme d’incubation. Il porte sur les domaines stratégiques définis avec ses partenaires : Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, BPI France, Carrefour, Covéa, Docapost, Elior Group, Humanis, Mairie de Paris, La Caisse des dépôts et consignations, Groupe La poste, Sanofi et Philips Healthcare.

    Les start-ups intéressées sont invitées à candidater jusqu’au 30 janvier 2018 pour intégrer ce programme offrant un large panel de services : accompagnement, accès au programme sectoriel « Tech Care Academy », à des financements privilégiés, à des espaces de conférence et de co-working, à un important réseau d’experts en santé et de partenaires industriels.

    Les entreprises sélectionnées pourront intégrer Tech Care Paris à partir de mars 2018 en fonction des places disponibles. L’an dernier, l’incubateur a reçu 93 candidatures et a intégré 6 start-ups de la e-santé.

    L’appel à candidatures s’adresse aux entreprises innovantes de moins de 4 ans, françaises ou non-françaises :

    • En phase d’amorçage : en cours de développement d’une première offre ou l’ayant déjà finalisée, ayant validé le besoin marché au travers d’une étude préalable ou auprès d’au moins de bêta testeurs ou client. Les sociétés en cours de création sont éligibles (mais elles devront être créées avant leur entrée en incubation) ;
    • En phase de décollage : disposant d’une première offre industrialisée et commercialisée, déjà vendue à un ou plusieurs clients.

    Des critères d’éligibilité

    • le caractère innovant du projet, du concept ou du service ;
    • le potentiel économique de l’entreprise et la capacité à créer des emplois à Paris ;
    • la crédibilité et le sérieux du business plan ;
    • la contribution à l’attractivité touristique de Paris ;
    • le potentiel de diffusion de l’innovation à l’échelle internationale ;
    • la complémentarité des porteurs de projet.

    Délai et prix de consolation

    Les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 30 janvier 2018 à minuit via ce lien.

    Les entreprises présélectionnées, mais non retenues pourront accéder à un programme d’animations mis en place par Tech Care Paris à l’intention de l’ensemble des acteurs des secteurs considérés.

  • Idomed, le projet coup de coeur du jury de FASN Ile-de-France connectant médecins et infirmiers

    Dans l’objectif de valoriser l’innovation organisationnelle en région FASN 36 heures chrono a organisé dans le cadre de sa conférence interrégionale le 14 décembre 2017, une compétition entre établissements de santé et institutions porteurs de projets innovants.

    Lors de l’édition Île-de-France, 5 projets ont été présélectionnés :
    • Intégration d’une PUI (pharmacie à usage intérieur) centrale au sein d’un un circuit automatisé et informatisé global porté par GCSMS Les EHPAD publics du Val de Marne ;
    • Diabète LAB comme solution numérique au service de la prévention de la Fédération Française des Diabétiques (FFD) ;
    • E Réseau Télémédecine Polyhandicap Enfants IDF porté par le Comité d’Études, d’Éducation et de Soins Auprès des Personnes Polyhandicapées (CESAP) ;
    •Technologie Light Fidelity (LiFi) porté par le Centre Hospitalier STELL de Rueil Malmaison ;
    • Idomed porté par le cabinet médical ipso santé / Atmosphere.

    C’est le projet Idomed qui a séduit le comité d’experts qui a fait son évaluation en se fondant sur l’apport des projets dans 5 domaines : accessibilité, co-construction, efficience, coordination et décloisonnement.

    Comité d’expertise 

    Le jury évaluant les projets a été composé des membres suivants :

    • Olivier Boussekey, DSI chez GH Saint Joseph ;
    • Pr Eric Lepage, Directeur du Pôle Information et données en santé de l’ARS IDF ;
    • Dr Eric Tanneau, Secrétaire général de l’URPS ML IDF ;
    • Jean-Pierre Thierry, Référent e-santé de France Assos Santé.

    Chacun des projets a fait l’objet d’une évaluation basée sur les critère cités ci-dessus.

  • #FASN2017 : les 7 starts-ups ayant participé au challenge des rencontres interrégionales IDF

    La 11e étape de la campagne « Faire avancer la santé numérique » s’est tenue le 14 décembre 2017 à Paris. Pour clore une année de campagnes régionales, FASN a proposé les 36 heures chrono Ile-de-France, une rencontre interrégionale autour des enjeux et perspectives 2020 de la santé numérique en Ile-de-France.

    La journée a également accueilli un challenge pour donner l’occasion à 7 start-ups de pitcher devant l’audience : Dr Warehouse, VirtualiSurg, Medelse, Calmedica, Medhub, Drepacare et Mediveille.

    7 start-ups ont pitché leur produit phare

    • Dr Warehouse

    Cette start-up développe un entrepôt de données orienté document, qui tente de répondre à 3 cas d’usage : la recherche clinique et le recrutement des patients, le data mining permettant de tester les hypothèses de recherche et la recherche translationnelle. Dr Warehouse est installé à l’hôpital Necker-Enfants Malades et contient aujourd’hui 445 000 patients, 3,4 millions de comptes rendus / documents médicaux, 19 millions de résultats codés (biologie, PMSI). 

    • VirtualiSurg 

    Cette start-up développe des modules de formation en réalité virtuelle qui incluent à la fois les dernières innovations technologiques et pédagogiques ainsi que les dernières pratiques chirurgicales.

    • Medelse

    Il s’agit d’une plateforme web pour faciliter le recrutement de médecins. Lancé fin 2016, 15 000 professionnels se sont inscrits (+ 2 000 par mois) et la strat-up vise 45 000 utilisateurs pour l’été 2018.

    • Calmedica

    Fondé en 2013, l’entreprise développe des solutions de prise en charge et de suivi médical reposant sur les nouvelles technologies de communication, notamment le sms, pour une meilleure observance des patients et une meilleure efficience du système de soins.

    • Medhub

    Créé il y a 6 mois MedHub a pour mission de construire une infrastructure de données collaborative, sécurisée et centrée sur le patient, afin de proposer un parcours de soins fluide et connecté. Son premier produit est une plateforme d’hébergement de données de santé en cloud entièrement contrôlée par le patient qui devrait être lancé en février 2018.

    • Drepacare

    L’appli qui informe et accompagne les personnes atteintes de drépanocytose. Parmi les fonctionnalités : le suivi des traitements, de la douleur, des conseils pour mieux se nourrir et s’hydrater ou des témoignages de malades du monde entier.

    • Mediveille

    Cette application permet de localiser et de contacter au plus vite les médecins généralistes libéraux de garde dans une zone géographique. L’innovation réside dans la visibilité en temps réel de leur disponibilité. L’objectif est de faire diminuer la fréquentation des services d’urgence. 

  • Suivi à distance des patients : le japonais Murata acquiert la start-up Vios Medical pour 86 M€

    Vios Medical, start-up health tech qui fabrique des capteurs et des logiciels dédiés au suivi à distance des patients, va être racheté environ 102 millions de dollars US (86 M. €) dans le cadre d’un accord conclu en octobre 2017 avec le géant japonais de l’électronique Murata Manufacturing, qui détenait déjà une participation de 3,6 % dans la société.

    Vios facilite le suivi des patients à distance

    Fondé en 2012 à Saint Paul, aux États-Unis, Vios conçoit des capteurs à positionner sur le torse du patient pour contrôler ses signes vitaux, tels que son rythme cardiaque et son rythme respiratoire. L’entreprise a également développé un logiciel, connecté à ces trackers, par le biais duquel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance et en temps réel les données de santé de leurs patients.

    La solution élaborée par la société américaine permet aux hôpitaux d’utiliser des tablettes et des ordinateurs standards pour suivre les malades, leur évitant ainsi d’investir dans du matériel spécialisé, a précisé Murata dans un communiqué annonçant l’accord.

    Des tests menés dans des hôpitaux américains et en Inde

    Le système a reçu fin 2015 une autorisation réglementaire américaine pour que la société puisse mener des essais cliniques. Vios teste depuis sa technologie dans des hôpitaux américains et en Inde, où elle possède une filiale.

    L’achat va permettre à Murata de développer ses activités de santé à l’étranger

    Le P.-D.G. de Vios, Amit Patel, a travaillé pour des sociétés de technologie médicale telles que Medtronic, basé en Irlande, et Heartflow Inc. (États-Unis) avant de prendre la direction de Vios.

    Cet été, l’entreprise a déclaré avoir recueilli près de 4 millions de dollars US (3,4 M. €) dans un tour de table débuté en 2015. Elle a par ailleurs récemment participé à l’accélérateur TMCx du Texas Medical Center, dédié aux start-ups spécialisées dans la e-santé.

    Un intérêt de plus en plus prononcé pour le secteur de la health tech

    Murata a généré un chiffre d’affaires annuel d’environ 10 milliards USD (8,5 Mds €) pour l’exercice clos en mars 2017. La société fabrique des produits pour un vaste panel d’industries, y compris des capteurs médicaux pour le marché des soins.

    Le groupe japonais a déclaré que cet accord était un « point de départ pour étendre ses activités [dans le domaine de la santé] à l’étranger ».

    Vios n’est pas la première entreprise health tech à avoir attiré l’attention du géant asiatique. Murata a également mené récemment un tour de table de 6 millions de dollars US (5 M. €) pour Prevent Biometrics, une entreprise américaine (Edina, Minnesota) à l’origine d’un protège-dents anti-commotion.

  • Patient-monitoring :Japanese Murata to buy health tech start-up Vios Medical (US) for US$102 million

    Vios Medical, a health tech start-up that makes patient-monitoring sensors and software, has reached a deal in October 2017 to be sold for about US$102 million (€86m) by the Japanese electronics giant Murata Manufacturing, which already owns a 3.6% stake in the company.

    Vios’ solutions makes it easy to track patients remotely

    Founded in 2012 in Saint Paul, USA, Vios designs chest sensors that track vital signs like heart and breathing rates. The company has also developed software that lets healthcare providers monitor patient data in real time.

    The solution created by the American start-up allows hospitals to use standard tablets and computers to track patients, avoiding them to invest in specialized equipment, said Murata in a statement announcing the deal.

    Tests are being conducted in U.S. hospitals and in India

    The system received a U.S. regulatory clearance in late 2015, allowing the company to conduct clinical trials. Vios is currently testing its technology at U.S. hospitals and in India, where it has a subsidiary.

    This purchase will allow Murata to develop its health activities abroad

    Vios CEO Amit Patel worked for medical technology companies such as Ireland-based Medtronic and Heartflow Inc. (USA) before taking over the direction of Vios. 

    This summer, the company said it has raised nearly $4 million (€3.4m) in a round that kicked off in 2015. It also recently participated in Texas Medical Center’s TMCx accelerator for eHealth start-ups.

    An increasing interest in the health tech sector

    Murata generated approximately US$10 billion (€8.5bn) in annual revenue for its fiscal year ended March 2017. It manufactures products for a wide range of industries, including medical sensors for the healthcare market.

    The Japanese group said in a statement that the deal would give it a « foothold for expanding its health care and medical business abroad. »

    Vios is not the first health tech company to have attracted the attention of the Japanese giant. Murata also recently led a $6 million (€5m) round of funding for Edina-based Prevent Biometrics, which is developing a concussion-detecting mouth guard.

  • Lancement d’un accélérateur d’e-santé au Cap en Afrique du Sud

    L’accélérateur d’e-santé Digital Health Cape Town (DHCT), dont le lancement est prévu en janvier 2018, a ouvert les candidatures pour son premier programme, conçu pour aider les entreprises à forte croissance et à fort impact social dans le domaine de la santé à percer sur le marché.

    Les dossiers pouvaient être envoyés entre le le 14 novembre 2017 et le 5 décembre 2017. Dix start-ups seront sélectionnées. Elles recevront un financement de 9 000 euros et participeront à un programme de dix semaines au cours desquelles différents acteurs du marché expérimentés les aideront à développer leurs idées en produits viables et à élargir leur réseau dans le secteur de la e-santé.

    Soutenir les start-up health tech pour transformer numériquement le secteur

    L’accélérateur a été mis en place en réponse aux besoins changeants des fournisseurs de soins et des patients dans le but de transformer numériquement le secteur en soutenant le développement des start-up de santé numérique novatrices.

    Un programme visant à stimuler la croissance locales des jeunes entreprises en e-santé

    « Le programme accélérateur du DHCT est l’occasion de découvrir un talent et une innovation exceptionnels en Afrique du Sud, a déclaré Karen Eksteen, responsable du développement des compétences à la Technology Innovation Agency (TIA), une société sud-africaine. La TIA a pris la décision de rejoindre le jury [du concours] parce que la stimulation de l’innovation technologique fait partie de notre mission et parce qu’il est important de contribuer à la croissance des start-ups locales de la e-santé. »

    Un mentorat en personne et en ligne

    Les participants disposeront d’un soutien aussi bien financier que stratégique. Ils bénéficieront :

    • d’un financement de 150 000 ZAR (9 340 € ; 11 086 US$) pour soutenir le développement de leur entreprise ;
    • d’un mentorat en personne et en ligne avec des entrepreneurs chevronnés, des leaders d’opinion dans le domaine de la santé et des universitaires dans l’optique d’améliorer leurs connaissances et leurs sens des affaires, des prémisses de la société à la mise en place concrète de ses activités, en passant par le déploiement de sa stratégie de développement ;
    • d’un accès à des ateliers spécifiques et à des réunions de réseautage pour échanger avec des acteurs clés de l’industrie et nouer des contacts avec des partenaires et investisseurs locaux.
  • Merck & Co. et Wayra UK continuent à investir dans les start-ups de la e-santé

    Le groupe pharmaceutique américain Merck Sharp & Dohme (MSD), connu sous le nom de « Merck & Co. Inc. », a révélé le 4 décembre 2017 qu’il allait de nouveau collaborer avec Wayra UK pour soutenir les start-ups de santé numérique du Royaume-Uni.

    MSD travaille depuis deux ans avec Wayra UK, une filiale de l’entreprise espagnole de télécommunications Telefonica, dans le cadre du programme d’accélération « Velocity Health ».

    Velocity Health 2018 aidera 2 sociétés utilisant l’IA et le machine learning

    Le projet Velocity Health vise à accélérer le développement des start-ups health tech pour qu’elles puissent répondre au plus vite aux défis de santé auxquels doit actuellement faire face le NHS.

    Pour cette deuxième édition du programme, Merck & Co. et Wayra UK recherchent des entreprises dont l’objectif est d’améliorer la prévention des maladies et qui utilisent des dispositifs basés sur l’intelligence artificielle et/ou l’apprentissage automatique (machine learning).

    « Les [récentes] percées dans l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique changent nos vies d’une manière jusqu’alors impossible, a déclaré Gary Stewart (source : Pharmaphorum.com), directeur de Wayra UK et de Telefónica Open Future (Royaume-Uni). Il est logique de rechercher des entrepreneurs capables d’exploiter la puissance des données [dont nous disposons] pour améliorer le NHS et les services de santé à l’échelle mondiale, transformant potentiellement la vie de milliards de personnes. »

    Un investissement total de 77 000 euros offert à chaque entreprise

    Deux start-ups seront sélectionnées pour suivre le programme d’accélération, d’une durée de dix mois.

    Un investissement total de 68 000 £ (77 000 €) sera offert à chacune d’entre elles. Cette somme comprend 50 % de fonds, le reste étant consacré à la mise en place de services d’accélération spécifiques, tels que l’accès à un réseau de mentors, de coachs et d’investisseurs influents.

    Les deux entreprises disposeront également de bureaux au sein de l’accélérateur de Wayra UK, situé dans le centre de Londres, mais surtout d’un accès à la clientèle potentielle de Telefónica (plus de 300 millions de personnes) et aux réseaux locaux et mondiaux de Merck & Co. et Wayra UK.

    Le programme débutera en février 2018

    Les candidatures ont ouvert le 4 décembre 2017. La date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 4 janvier 2018.

    La finale aura lieu le 12 janvier 2018 et le programme débutera le mois suivant.

    Velocity Health a été créé pour soutenir l’innovation numérique en santé

    Le premier programme s’était concentré sur des sociétés spécialisées dans la prévention du diabète et du cancer.

    Velocity Health a été créé en 2015 pour renforcer les investissements dans l’innovation numérique en santé et aider l’industrie à surmonter les défis présentés dans le NHS Five Year Forward View, un rapport national qui a identifié la numérisation du système de santé comme un moyen clé permettant au NHS d’améliorer ses services délivrés aux patients et de réaliser des économies.

    D’autres rapports majeurs récemment publiés, dont Life Science Strategy and the government response to the Accelerated Access Review, considèrent également la technologie numérique comme essentielle à la viabilité future du service de santé.

    Merk & Co. mise sur la technologie numérique

    Merk & Co. fait partie des nombreuses sociétés pharmaceutiques majeures disposant d’un fonds d’accélérateur numérique, une stratégie nécessaire au vu du développement croissant de la technologie numérique dans le domaine des soins.

    Ces fonds permettent aux entreprises de se rapprocher des entrepreneurs numériques les plus prometteurs avec l’idée d’intégrer leurs solutions au sein de leur offre de services. L’un des exemples les plus notables en la matière est celui de Roche (Suisse), qui a racheté en juin 2017 la société de gestion numérique du diabète mySugr. Cette acquisition va permettre au groupe de créer un écosystème du diabète numérique.

    L’excellence numérique, « pierre angulaire du futur modèle du NHS »

    « Le NHS a fait de l’excellence numérique la pierre angulaire de son futur modèle et nous devons l’adopter si nous voulons avoir un système de santé adapté au XXIe siècle », a déclaré le Dr. Junaid Bajwa, directeur des services de soins de santé à MSD.

  • Amgen lance le Bulb, sa cellule d’innovation interne

    Amgen, entreprise spécialisée dans les biotechnologies, a lancé en septembre 2017 le Bulb, sa cellule d’innovation interne dont l’objectif est de stimuler la créativité entre équipes pour développer de nouveaux services à destination des patients et/ou d’améliorer le fonctionnement interne d’Amgen.

    Les salariés de l’entreprise se sont lancés en octobre 2017 dans une course aux idées innovantes : en un mois, 38 idées ont été soumises et 3 sont aujourd’hui en cours d’élaboration.

    Faire germer les idées

    « Nous avions déjà lancé une plateforme d’innovation pour recueillir les idées des collaborateurs en 2015 mais sans cadre précis. Cette initiative avait recueilli beaucoup d’idées et nous avons voulu faire perdurer cette démarche en la structurant davantage », explique Sandrine Ragot, Chef de Projets Communication Interne et une des 8 membres du Bulb.

    En effet, l’équipe Bulb est composée de 8 personnes aux compétences diverses qui lui permettent d’appréhender les projets sous différents angles : ressources humaines, communication, innovation, multicanal ou marketing.

    La cellule d’innovation, le Bulb, est à la fois :

    • un incubateur pour libérer et faire germer les idées innovantes en les transformant en projets portés par les collaborateurs ;
    • un accélérateur grâce à une équipe pluridisciplinaire formée et certifiée à la méthodologie des start-ups pour accompagner ces innovations.

    Les membres du Bulb, chargés de recueillir et choisir les idées innovantes, ont été accompagnés par deux start-ups spécialisés dans l’accompagnement de projets innovants. C’est dès juillet 2017 qu’ont été définis la mission de cette équipe, son identité et son rôle au sein d’Amgen. En octobre 2017 était lancé le premier appel à projets auprès des 350 salariés d’Amgen, autour de deux thématiques :

    • pour l’interne, l’amélioration de l’organisation ;
    • pour l’externe, des solutions pour améliorer le parcours de soins du patient.

    Les salariés avaient un mois pour trouver l’idée, la soumettre sur une plateforme de discussions, échanger autour des propositions et faire naître les projets.

    Un challenge relevé par les collaborateurs

    Cet incubateur interne a motivé les collaborateurs : 105 personnes se sont connectées sur le site web interne du Bulb et 38 idées ont été postées en un mois. « On avait demandé cette fois que des projets précis – avec les ressources nécessaires pour les mettre en place – soient proposées, pas de simples idées », précise Sandrine Ragot. Les projets sont venus autant du siège que du terrain et ont été analysés selon la grille UFI (Utiles, Faisables, Innovants), puis classés – les projets « NOW » pouvaient être rapidement implantés, les projets « SMART » nécessitaient un peu plus de temps, mais avaient un impact important et les projets « WOW » pouvaient révolutionner Amgen.

    Trois projets ont été retenus :

    • projet « NOW » : création d’une plateforme collaborative mettant en relation des services hospitaliers et des start-ups autour de besoins, d’initiatives ou de solutions innovantes ;
    • projet « SMART » : création une plateforme de formation collaborative au sein d’Amgen pour des formations aux outils ou process internes permettant à chaque collaborateur de se former individuellement en ligne ;
    • projet « WOW » : création d’un « advicebot », compagnon virtuel qui répondra aux questions des collaborateurs sur des problématiques récurrentes.

    Des start-ups pour inspirer les amgéniens

    Par ailleurs, depuis septembre 2017 toutes les semaines, Bulb propose aux collaborateurs de rencontrer régulièrement des start-ups du domaine de la santé ou d’autres secteurs, afin de s’inspirer de leurs expériences et se lancer à leur tour dans des projets innovants. Parmi celles-ci :

    Honestica

    Franck Le Ouay, spécialiste en big data, a cofondé la start-up qui a pour conviction d’améliorer le suivi thérapeutique des patients à travers la centralisation des données relatifs à la santé à destination des hôpitaux, des médecins et de l’écosystème de partenaires.

    Sensome

    Sensome est une solution qui, via les capteurs, détecte la nature des caillots sanguins dans le cerveau lors d’un AVC. Très peu invasive, cette innovation est pensée pour la médecine neuro-vasculaire et pourra être développée avec le temps dans d’autres domaines thérapeutiques.

    Concilio

    Créée il y a 2 ans, la solution couvre déjà plus de 5 000 pathologies et rassemble plus de 15 000 médecins. Cette solution est à la fois un coach de santé personnalisé, une base de données de médecins spécialistes et un service de contact de médecins.

    Dataiku

    La start-up a la volonté de développer des méthodes prédictives grâce au Big Data.

    Qynapse

    Startup dans le domaine de la e-santé (neurologie) qui permet, grâce à un cloud, d’avoir accès aux données du patient. Cela favorise le suivi du diagnostic, du pronostic et l’efficacité de suivi du traitement.

    Wefight

    Cette intelligence artificielle dédiée à la lutte contre le cancer permet de rassurer les patients, par le biais d’échanges avec un chatbot, et de traiter les données afin de les délivrer aux médecins.

    Invivox

    Plateforme qui met en relation les médecins, chirurgiens et experts pour les formations au bloc opératoire.

    Inato

    Système de mise en relation des entreprises des sciences de la vie et des patients. Grâce à sa base de données, la société permet de faire converger la demande de l’entreprise et les besoins des patients.

  • Diabète : Health2Sync (Taïwan) lève 6 M. USD et cherche à se développer au Japon

    La société de gestion du diabète taïwanaise Health2Sync a levé 6 millions de dollars (5 M. €) début décembre dans le cadre d’un ronde de financement de série B menée par Sompo Holdings, l’une des plus grandes compagnies d’assurance japonaises.

    L’entreprise a déclaré que ce nouveau fonds servira à développer ses activités au Japon mais aussi à améliorer ses services axés sur l’analyse de données et à créer des fonctionnalités spécifiques dédiées à ses partenariats avec les groupes d’assurance santé.

    Gestion du diabète : le Japon est l’un des marchés les plus attractifs au monde

    « Le Japon est l’un des plus grands marchés mondiaux pour les dépenses liées au diabète, a déclaré dans un communiqué Ed Deng, cofondateur et P.-D.G. de Health2Sync. Il est crucial d’avoir un partenaire local car il peut être perçu comme un marché difficile à pénétrer. »

    Des politiques favorables

    « D’après nos observations, le gouvernement japonais a mis en place des politiques et accordé des fonds pour les soins du diabète et la prévention des complications [de la maladie] », a précisé M. Deng au site MobiHealthNews.com.

    Health2Sync cible le Japon depuis 2016

    Health2Sync a été fondée en 2013. En août 2016, l’entreprise a recueilli 3 millions de dollars (2,5 M. €) dans le cadre d’un tour de table mené par un groupement d’entreprises de la Silicon Valley et d’Asie. Elle avait alors déclaré que cette somme serait utilisée pour étendre son programme en dehors de Taïwan et plus précisément dans les marchés environnants.

    La société avait anoncé qu’elle se concentrerait sur le marché japonais en raison du taux de pénétration élevé des smartphones et de l’importance des connaissances en matière de santé au sein du pays. La Chine l’intéresse également mais pas dans l’immédiat, avait-elle ajouté à l’époque.

    Health2Sync : une analyse des données de santé en temps réel

    Health2Sync fournit une plateforme de gestion du diabète comprenant une application pour les patients, un câble qui relie différents types de glucomètres à un smartphone et un moteur d’analyse de données qui utilise les données des patients pour établir des recommandations personnalisées.

    L’application envoie aux utilisateurs des alertes automatisées, permet d’effectuer une analyse des données comportementales du patient mais aussi d’utiliser un chatbot afin d’effectuer une analyse en temps réel de l’état de santé de l’utilisateur et donne accès à un support basé sur le web via lequel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance leurs patients de manière efficace.

    Health2Sync : la glycémie moyenne des patients diminue de 22 % après trois mois d’utilisation

    Selon Health2Sync, la glycémie moyenne des utilisateurs présentant un haut risque de développer le diabète diminue de 22 % après une utilisation de son service pendant trois mois.

    Le diabète est très répandu en Asie. Le continent représente près de 50 % des cas du monde entier, note Health2Sync. En 2013, la Chine comptait le plus grand nombre de personnes atteintes de diabète au monde, selon une analyse réalisée par l’American Diabetes Association. L’étude révèle également que le nombre de personnes touchées par la maladie au Japon avait augmenté de manière significative depuis 1997, en particulier parmi la population masculine.

    Des partenariats avec des investisseurs publics et privés asiatiques

    Health2Sync, basée à Taipei, explique qu’il était avantageux pour elle de débuter ses activités à Taïwan car le gouvernement délivre des aides financières aux hôpitaux et aux cliniques pour leur permettre de lutter de manière efficace contre le diabète. Elle s’est associée avec le ministère de la Santé et du Bien-être du pays pour concevoir des services de soins en ligne dédiée à la gestion de la maladie.

    En 2016, l’entreprise a également travaillé avec des investisseurs publics et privés locaux mais aussi basés à Hong Kong, en Malaisie et à Singapour dans le but de réduire les coûts médicaux associés au développement de complications chez les personnes diabétiques.

    Health2Sync travaille de près avec les compagnies d’assurance

    La société travaille actuellement avec les compagnies d’assurance américaines MetLife et Cigna et d’autres assureurs pour offrir une protection et un engagement numérique aux diabétiques. Elle a également collaboré avec divers gouvernements asiatiques.

    « Comme l’assurance maladie nationale est le principal payeur dans certains pays [asiatiques] où le coût et l’efficacité [des soins] est critiques, notre système permet aux prestataires de soins de bénéficier d’une gestion [de la maladie] plus efficace et en temps réel, explique M. Deng (source : MobiHealthNews.com). Avoir un lien direct avec la population pour l’identification des risques est [primordial] pour les payeurs publics. »

    Fin novembre, Health2Sync a annoncé un accord avec Ascensia Diabetes Care (Suisse), une entreprise mondiale dédiée à l’amélioration de la santé et de la vie des personnes atteintes de diabète. Le partenariat combinera des offres pour les personnes atteintes de diabète, dont l’accès à un système de surveillance de la glycémie (Contour Plus ou Contour TS) et à l’application Health2Sync.