Financeurs

  • La France présente 426 communications au Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology

    A l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), qui se tient du 1er au 5 juin à Chicago, Illinois, l’Institut national du cancer (INCa) propose une sélection d’articles parmi les 5056 communications programmées. La France est le principal contingent étranger représenté au congrès.

    426 des 5056 communications prévues seront présentées par des équipes dont au moins l’un des auteurs est affilié à une entité française (publique et privée). « Avec 426 communications, la France est le premier pays européen en termes de nombre de présentations inscrites cette année au congrès », rapporte l’lNCa.

    Les collaborateurs de l’Institut Curie présenteront une quinzaine de sessions orales, rapporte le site internet de l’Institut. Les plus grands experts de la cancérologie sont réunis à Chicago pour cette conférence annuelle, qui est le théâtre d’annonces importantes dans les domaines de la recherche et des traitements innovants contre les cancers.

    Pour consulter le site officiel de l’évènement, cliquez ici.

  • Le carnet de santé d’Aviitam récompensé aux Start-ups Awards de e-Health World Monaco 2018

    La start-up Aviitam, qui a créé un carnet de santé intelligent, a remporté les Start-ups Awards 2018, le challenge dédié aux start-ups de la santé organisé dans le cadre du congrès e-Health World Monaco 2018 du 31 mai au 1er juin 2018.

    C’est au cours de la « Nuit connectée » qu’Aviitam a été désignée gagnante au cours de cette manifestation visant à mettre en avant les start-ups innovantes. Neuf autres start-ups ont eu l’occasion de pitcher aux côtés d’Aviitam.

    Les Start-Up Awards

    Un jury composé de onze personnalités, professionnels ayant des activités liées à la e-santé, a sélectionné dix start-ups sur la base de la qualité des projets qu’elles incarnent avant de désigner Aviitam gagnante du concours.

  • PHW18 : PandaLab présente sa messagerie instantanée sécurisée à destination des professionnels

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, Health and Tech Intelligence a rencontré Christelle Masson, Directrice générale de PandaLab, start-up fondée par le médecin oncologue Aurélien Lambert qui a développé une application (éventuellement mobile), une messagerie instantanée à destination des professionnels, elle aussi baptisée PandaLab.

    Pouvez-vous présenter l’application PandaLab ?

    PandaLab est une application dédiée aux professionnels de la santé qui leur permet notamment de communiquer entre eux par une messagerie instantanée sécurisée. C’est en fait une espèce de WhatsApp médical, conçu pour faciliter le dialogue et l’échange d’informations, de documents entre les membres d’une équipe de soins, qu’elle se situe en ville, à l’hôpital, ou entre la ville et l’hôpital.

    Cette messagerie est par ailleurs accompagnée de diverses autres fonctionnalités censées faciliter la création et le traitement de documents médicaux (ordonnances, clichés d’imagerie médicale, etc.).

    Pourquoi PandaLab ? Comment est arrivé l’idée d’une telle solution ?

    C’est le fondateur de la start-up PandaLab qui est à l’origine de l’idée d’une telle application : médecin oncologue de profession, il souffrait au quotidien, dans sa pratique, d’une absence de moyens efficaces de coordination entre membres de l’équipe soignante ; il ne pouvait échanger avec les autres médecins, avec les chirurgiens, les infirmiers, les pharmaciens, etc. en ville et à l’hôpital que par des méthodes relativement archaïques (oral, fax, téléphone), sans aucune traçabilité. Il est connu aujourd’hui que la plupart des erreurs iatrogènes sont dues à une transmission lacunaire de l’information entre les soignants.

    Il a alors eu l’idée d’une messagerie instantanée sécurisée, permettant une traçabilité de l’information, afin de favoriser le dialogue entre professionnels de la santé – dans le domaine de l’oncologie mais aussi dans toutes les spécialités, de mieux coordonner le parcours de soins des patients. Le but d’Aurélien Lambert, à travers cette application, est d’améliorer la sécurité et l’efficience (en particulier en terme de temps) des échanges entre professionnels, d’améliorer et de moderniser les pratiques.

    D’autres professionnels de la santé que le médecin oncologue fondateur de la start-up ont-ils participé à l’élaboration de l’application ?

     Oui, la conception et le développement de cette messagerie particulière ont nécessité le concours de professionnels très divers : médecins, cadres et infirmiers, personnels administratifs et secrétaires médicales, psychologues,… Imaginez une structure, un établissement de santé, avec tous ses acteurs : un représentant de chacune de ces professions a contribué au développement de PandaLab.

    Comment fonctionne cette application ?

    PandaLab est un Saas, une application disponible et  directement utilisable en ligne, mais également ouvert au téléchargement sur PC ou Mac, sur tablette ou smartphone (iOs, Androïd).

    La messagerie permet d’échanger de personne à personne ou en groupe. Pour faciliter son utilisation, sa présentation est simple, pensée pour être intuitive et rappeller d’autres messageries instantanées très répandues. Elle donne également la possibilité, pour augmenter l’efficience du dialogue médical, d’envoyer des messages avec accusé de lecture, de pré-visualiser les images envoyées, de changer le contraste des clichés d’imagerie échangés.

    L’application propose par ailleurs d’autres fonctionnalités :

    • une fonctionnalité « ordonnances », qui permet de créer et de renouveler rapidement des ordonnances grâce à des modèles pré-enregistrés, personnalisables ;
    • une fonctionnalité « médicaments », qui consiste en une base de données médicales (alimentée par les données de Thesaurus Med) et permet de rechercher des monographies de médicaments par DCI (éventuellement par le suffixe caractéristique de leur famille) ou par nom de marque ;
    • une fonctionnalité « imagerie médicale », qui permet d’observer des clichés d’imagerie.

    L’application laisse en outre à l’utilisateur la liberté de régler ses notifications, comme dans une messagerie instantanée classique.

    Quel est le modèle économique qui a permis de développer cette application ?

    L’application est payante, sur abonnement. Le tarif que nous proposons est valable pour un mois, pour un utilisateur. Cependant, le coût de l’abonnement est dégressif, fonction de la taille de l’équipe soignante qui souhaite en faire l’acquisition.

    PandaLab a-t-elle été testée ? Est-elle utilisée à l’heure actuelle ?

    Avant sa mise en ligne, l’application a été testée pendant un an et demi (en 2016 et 2017). Elle est maintenant commercialisée, depuis cinq mois, et est en cours de certification CE.

    Elle est utilisée dans cinq régions de France par un millier d’utilisateurs de cliniques, d’hôpitaux, de centres de cancérologie, de PSAD, d’HAD, de cabinets de gestion administrative de professionnels de santé.

  • PHW18 : « Faire du patient un partenaire à part entière du système de santé », Agnès Buzyn

    Lors de la conférence inaugurale de la Paris Healthcare Week 2018, ce 29 mai 2018, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a rappelé les axes prioritaires de son action :
    • catalyser un changement de culture vers plus de prévention ;
    • réduire le reste à charge des patients ;
    • faire de la télémédecine un levier de réduction des disparités d’accès aux soins ;
    • adopter des indicateurs de qualité et de sécurité pour 10 pathologies ;
    • replacer le patient au cœur du système de santé ;
    • favoriser l’usage des big data de l’intelligence artificielle et des innovations en santé.

    De nombreuses actions engagées en faveur de la transformation du système de santé depuis 2017

    Depuis sa prise de fonction en mai 2017, la ministre des Solidarités et de la Santé et ses partenaires ont rendu publics plusieurs plans d’action en faveur d’une reconfiguration du système de santé, à savoir la stratégie nationale de santé et le plan d’égal accès aux soins.

    Le plan « priorité prévention » est en cours d’élaboration. Sont également à l’étude des stratégies d’évolution du système de santé demandé par le Premier ministre, à la suite de son discours d’Eaubonne du 13 février 2018 sur la « stratégie de transformation du système de santé ».

    La situation budgétaire et financière des hôpitaux est préoccupante, rappelle la ministre : « nous devons tout faire pour y répondre, c’est l’enjeu de la transformation du système de santé ». Il convient, à cet effet, de « nous interroger sur les fondements de l’organisation du système de santé français et de mieux articuler les soins hospitaliers et de ville », poursuit-elle.

    Adopter des financements au parcours et au forfait dès 2019

    La Ministre en appelle à la « diversification des modes de rémunération » des professionnels de santé. Elle « souhaite ainsi des financements aux parcours, aux forfaits, qui soient de nature à favoriser la pertinence des soins ».

    Agnès Buzyn a confié à Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), une mission sur l’évolution des modes de financement de l’ensemble du système de santé. Les résultats de cette mission seront intégrés au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 et seront effectifs à compter de 2019.

    «Nous devons intégrer des actions de prévention à notre système de santé » 

    La Ministre travaille à la réorganisation du système de santé, dont elle a fait l’une des priorités de son ministère: « Nous devons mettre en œuvre un changement profond dans l’organisation de nos soins. L’essor des GHT (groupements hospitaliers de territoire) doit à ce titre se poursuivre ». Agnès Buzyn rappelle la nécessité d’améliorer la coopération et le décloisonnement entre les acteurs hospitaliers et les acteurs de ville et du secteur médico-social. Les actions de préventions seront valorisées.

    Le système de santé français est confronté à quatre transformations majeures

    Le système de santé subit de nombreuses pressions, rappelle la ministre : « des efforts seront nécessaires pour le maintenir à un haut niveau de performance ». Ses « faiblesses » sont attribuables à plusieurs facteurs : prévention insuffisante, lutte imparfaite contre les facteurs de risque, permanence des inégalités sociales de santé, etc.

    Agnès Buzyn énumère quatre transformations majeures auxquelles son administration s’efforce de répondre :

    • La transition épidémiologique : les patients sont plus âgés et atteints de pathologies chroniques parfois complexes qui nécessitent de repenser les parcours.
    • L’accès aux soins : les inégalités territoriales d’accès aux soins ne cessent de se creuser. Il convient à ce titre de « mieux réfléchir territorialement sur les filières de prises en charge » pour garantir à tous l’accès au système de santé, rappelle la Ministre.
    • Les évolutions scientifiques, techniques et numériques : les progrès en la matière se poursuivent : « il nous faut plus d’agilité et de réactivité » pour étendre la marge de manœuvre des industriels de santé et de la recherche publique, et pour donner aux professionnels de santé les moyens de s’approprier ces innovations.
    • Recentrer le système de soins autour du patient : « Nous ne pouvons négliger le savoir du patient atteint de maladies chroniques, parfois rares », affirme Agnès Buzyn, qui annonce ainsi vouloir faire du patient un « partenaire à part entière du système de santé ». 

    Agnès Buzyn rappelle les axes prioritaires de la stratégie nationale de santé  

    Amorcer le virage préventif du système de santé

    La Ministre veut insuffler un « changement de culture vers plus de prévention ». Ce changement doit être porté par tous les professionnels de santé. Les ministres de l’enseignement et de la santé ont à ce titre lancé le service sanitaire, le 26 février 2017, qui vise à familiariser les étudiants avec les outils de prévention et d’éducation à la santé pour leur exercice médical future. Effectif à la rentrée 2018, il concernera 47 000 étudiants en santé, appelés à devenir des « ambassadeurs de la prévention dans tous les milieux de vie ».

    Réduire le reste à charge des patients

    « Le reste à charge est trop important » : nous travaillons sur un panier de soins de qualité totalement pris en charge pour l’optique, le dentaire et l’audio prothèse :« Nous devrions aboutir avant la fin de l’année, à la mise en œuvre progressive du reste à charge zéro pour nos concitoyens », affirme-t-elle.

    Faire de la télémédecine un levier de réduction des inégalités d’accès aux soins

    Il est impératif de « faciliter l’accès aux soins ». Le plan d’égal accès aux soins lancé en octobre 2017 avec le Premier ministre constitue le dernier jalon d’une succession de plans de santé lancées par les ministres pour réduire les disparités d’accès aux soins. Agnès Buzyn souhaite notamment faire de la télémédecine et de la réorganisation territoriale, des leviers effectifs de réduction des inégalités territoriales de santé.

    La télémédecine est « l’une des avancées organisationnelles », inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. La ministre précise que l’accord conventionnel est en cours de finalisation et va être signé prochainement. Il sera « transposé à l’hôpital dans les mêmes délais d’entrée en vigueur ».

    Adopter des indicateurs de qualité pour 10 pathologies

    La Ministre a demandé à la Haute autorité de santé d’élaborer des indicateurs de qualité de parcours qui porteront sur les 10 pathologies chroniques les plus fréquentes. Ces indicateurs seront rendus publics à la fin de l’année 2018.

    Favoriser les innovations en santé, l’usage du big data et de l’intelligence artificielle

    L’ innovation constitue le 4e axe de la stratégie nationale de santé. Il convient « tenir compte des apports des grandes données de santé et de l’intelligence artificielle », conformément aux orientations décrites par le président Emmanuel Macron dans son discours du 29 mars 2018.

    Le dossier médical partagé va être généralisé en septembre 2018 et permettra l’accès en ligne pour chacun des usagers du système de santé, à ses propres données médicales. Enfin, il convient d’engager le chantier de la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    La Paris Healthcare week a débuté le mardi 29 mai et se poursuit jusqu’au jeudi 31 mai 2018. Les équipes de Health & Tech Intelligence y participent et couvrent en direct l’évènement, dont le programme est consultable sur ce site internet. 

  • PHW18 : Diapason, l’application mobile d’Immersive Therapy contre les acouphènes chroniques

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, Health & Tech intelligence a rencontré Lilian Delaveau, co-fondateur et CEO de la start-up Immersive Therapy, spécialisée dans le développement d’outils destinés à rendre les patients souffrant d’affections chroniques, acteurs de leurs soins – en particulier les soins difficiles à mettre en oeuvre, douloureux ou traumatisants.

    Cette start-up présente lors de la Paris Healthcare Week 2018, avant sa mise en ligne prévue pour décembre 2018 (date à laquelle ce dispositif médical devrait obtenir sa certification CE), Diapason, application mobile thérapeutique destinée aux patients souffrant d’acouphènes chroniques.

    Qu’est-ce que Diapason ? A qui s’adresse-t-il ?

    Diapason est une application mobile qui a pour but de rendre financièrement, physiquement et psychologiquement accessibles plusieurs méthodes de traitement des acouphènes. Cette application est plus spécifiquement destinée à des patients atteints d’acouphènes chroniques et pour lesquels cette affection constitue une souffrance quotidienne.

    En effet, cette pathologie, qui se définit comme une sensation auditive anormale à type de sifflements ou de bourdonnements non reliée à une cause extérieure et qui dure dans le temps, peut être mal vécue par certains patients (1/5 des patients concernés par les acouphènes chroniques), chez lesquels l’acouphène peut induire des mécanismes obsessionnels. L’arsenal thérapeutique classiquement proposé à ces patients, non seulement réduit, est par ailleurs difficile d’accès : beaucoup de méthodes thérapeutiques relèvent de la psychothérapie ou de la sophrologie, approches qui nécessitent du temps et des ressources financières dont beaucoup de patients ne disposent pas.

    C’est à ces patients que s’adresse l’application mobile Diapason, qui vise à rompre les mécanismes obsessionnels induits par les acouphènes, à dé-focaliser l’attention des patients de ces phénomènes sensoriels sans stimulus pour les rendre plus supportables au quotidien.

    Comment fonctionne l’application ?

    Pour rompre les mécanismes obsessionnels engendrés par les acouphènes chroniques, Diapason propose :

    • des informations, apportées sous forme de questionnaires, jeux, textes, etc. : à Immersive Therapy, nous sommes convaincus qu’un patient qui comprend bien sa pathologie, en particulier chronique, est un patient qui peut améliorer sa vie quotidienne non plus malgré mais avec sa maladie ;
    • une thérapie sonore, qui prend la forme de mini-jeux sonores que nous avons voulus simples et intuitifs ;
    • une thérapie cognitivo-comportementale sous forme de serious games.

    A titre d’exemples, le but d’un des jeux proposés est de relier des points invisibles mais sonores, un autre consiste en un cadenas associé à des bruits d’acouphènes, que l’on peut ouvrir puis refermer.

    Toutes ces fonctionnalités sont conçues pour que le patient puisse utiliser l’application en totale autonomie, même si Diapason, superposable à un parcours thérapeutique plus classique, peut être utilisé par le patient au cours d’une consultation avec un professionnel.

    En outre, l’application Diapason est conçue pour pouvoir fonctionner sur smartphone (Androïd, iOs) – nous espérons qu’elle puisse être téléchargeable dès décembre 2018, date à laquelle elle devrait obtenir son marquage CE et devenir prescriptible par des professionnels de la santé. Nous avons choisi de développer Diapason sur smartphone pour la rendre le plus accessible possible : en fait, contrairement à une idée aussi reçue que répandue, beaucoup de personnes âgées de plus de 60 ans (la plupart des patients souffrant d’acouphènes chroniques sont des séniors) ont un smartphone et savent s’en servir !

    Sur quel modèle économique vous appuyez-vous ?

    Diapason n’est pas une application mobile gratuite : c’est un outil thérapeutique qui coûte 150 euros par an. Nous avons calculé son prix afin qu’il reste modeste comparé à une psychothérapie classique, par exemple. Ce coût que nous jugeons raisonnable devrait permettre à tout patient désireux de faire l’acquisition de notre application, d’accéder aux outils thérapeutiques proposés par Diapason.

    Par ailleurs, nous avons conçu Diapason afin qu’il puisse être téléchargeable et utilisable sur des smartphones d’entrée de gamme, afin de limiter les coûts annexes à l’application.

    Quelles évolutions prévoyez-vous pour Diapason et pour Immersive Therapy ?

    Si la première version de Diapason sera utilisable par le patient en autonomie totale, nous souhaitons à l’avenir développer des extensions dédiées aux professionnels, dans le but d’aider à améliorer le suivi thérapeutique, de faciliter le dialogue entre professionnels de la santé et patients.

    Le marquage CE permettra aussi de rendre Diapason prescriptible par les professionnels de la santé, et peut-être de discuter avec la sécurité sociale d’un éventuel remboursement de ce dispositif.

    Concernant Immersive Therapy – où nous tenons à cultiver une vision globale du patient atteint de maladie chronique, à tenter de comprendre ce patient particulier et d’améliorer sa prise en charge en l’incluant et le rendant acteur de ses soins – nous espérons, dans le futur, être amenés à développer d’autres dispositifs destinés à d’autres patients en souffrance.

  • « Des bornes pour détecter l’apparition d’arythmies et prévenir l’AVC » (R. Bouchakour, Witmonki)

    Alors que les maladies cardio-neurovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France, après les cancers, soit 140 000 décès par an, la start-up Witmonki élabore des outils de diagnostic permettant de prédire le risque cardiovasculaire.

    L’amélioration de la relation patient-médecin est l’un des objectifs des trois produits en développement que sont la montre connectée, la borne d’auto-test et le mini-enregistreur de poche du rythme cardiaque.

    « Nous souhaitons que tout un chacun puisse agir pour sa propre santé et que la prise en charge des patients ayant des arythmies soit améliorée », explique Rachid Bouchakour, président de Witmonki, que H&TI a rencontré à l’occasion du salon Viva Technology, le 25 mai 2018 à Paris.

    Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le co-fondateur de la start-up revient sur la genèse de Witmonki – qui est en phase de levée de fonds -, les technologies développées par l’équipe de chercheurs et sur l’utilisation des données collectées.

    Qui est derrière Witmonki ?

    L’idée date de 2012 : une équipe d’universitaires – médecins, technologues, informaticiens et mathématiciens –  a commencé à travailler sur des solutions pour le dépistage de masse des maladies cardiovasculaires. En 2014, nous avons obtenu un financement de la fondation Universitaire A*Midex afin de développer notre innovation. Ce premier financement de 2 millions d’euros, auquel s’est rapidement ajouté l’appui du programme innovation du CNRS, nous a permis de développer un bracelet connecté permettant de mesurer plusieurs paramètres physiologiques et de développer une algorithmie pouvant détecter l’apparition d’un événement particulier.

    A l’époque, j’étais le directeur de l’ IM2NP  et j’ai proposé d’associer le laboratoire LIRIS, aujourd’hui LIS,  pour la partie intelligence artificielle (IA), les services de l’AP-HM (arithmologie, urgences adultes, néphrologie, cardiovasculaire) pour la partie médicale, et de faire travailler des juristes et des bétatesteurs autour de notre premier démonstrateur. A la suite de quoi, nous avons déposé trois brevets et décider de créer la start-up Witmonki en 2017.

    Quelles sont vos innovations ?

    Grâce à l’adossement à un éco-système académique (CNRS, AP-HP, Aix-Marseille Université), la société développe à la fois des dispositifs médicaux et des services. La première cible sont les insuffisances cardiaques et les troubles du rythme cardiaque. L’idée est de développer une technologie spécifique permettant de délivrer une information pertinente à partir de la captation des signaux physiologiques.

    Les objectifs de ces produits sont d’une part d’améliorer la relation patient-médecin, d’autre part de permettre à tout un chacun d’agir pour sa propre santé, et enfin d’accélérer la prise en charge des patients en cas de troubles du rythme cardiaque.

    Vous travaillez sur trois dispositifs différents : quelles sont leurs particularités ?

    Witmonki a en effet développé trois objets qui partagent une même technologie de mesure et une technologie logicielle brevetée.

    Le premier est un mini-enregistreur du rythme cardiaque au format carte bancaire que nous présentons à Viva Technology (sur le stand de la Région PACA). Tout un chacun pourra l’acheter et le garder dans son portefeuille : quand la personne ressentira un symptôme, elle pourra documenter immédiatement cette arythmie en apposant les deux pouces sur les électrodes qui effectueront un ECG de surface avec la même qualité de mesure qu’avec un appareil médical. Une fois l’épisode passé et enregistré, le patient prend rendez-vous avec son médecin et peut lui présenter un tracé précis de l’événement, ce qui permettra d’accélérer et d’améliorer la prise en charge.

    Cela va permettre de parer les difficultés que rencontrent les cardiologues et les médecins généralistes qui ne peuvent que très rarement détecter les arythmies au moment de la visite du patient dans leur cabinet. Et quand une personne porte un holter – seul dispositif aujourd’hui recommandé par la HAS – le taux de détection sur 24 heures est de 1% car la plupart du temps les arythmies sont des événements singuliers. 

    Notre produit sera à l’usage unique du patient et les données sur la carte seront cryptées. Précisons que le médecin sera équipé d’un logiciel d’analyse spécifique (fournit gratuitement par nos soins) et que le dispositif, qui devra être rechargé tous les 15 jours (par simple branchement sur le port USB d’un ordinateur), pourra contenir jusqu’à 120 enregistrements de 30 secondes. Le médecin pourra lire le contenu sur la carte, l’annoter et le sauvegarder dans son espace personnel ou dans le cloud via un hébergeur de données de santé certifié. Il pourra se connecter sur l’application et poser un diagnostic.

    Les essais cliniques commencent cet été, et la commercialisation débutera en 2019 avec un tarif à moins de 100 euros. Le dispositif, qui sera prescrit par les généralistes et les spécialistes, ne sera pas remboursé dans un premier temps. C’est après sa commercialisation que nous entreprendrons les démarches pour obtenir son remboursement. Nous n’excluons pas que cela intéresse les mutuelles.

    Vous allez aussi installer des bornes dans les pharmacies ?

    Oui, notre deuxième projet concerne le parcours de soin du patient et la détection précoce de masse. Nous avons développé une borne que le grand public va retrouver dans les pharmacies et tout un chacun pourra faire un auto-test – comme dans le temps la balance pour se peser dans les officines. Il suffira d’apposer les doigts sur les électrodes au niveau de la borne pour mesurer l’ECG et, selon le résultat obtenu, l’application pourra inviter le client à consulter un médecin. Il s’agit bien d’un dispositif médical et non d’un gadget ou du bien-être et le placer en pharmacie le positionnera ainsi comme un outil de pré-diagnostic – le pharmacien proposera à une partie de sa clientèle, les personnes âgées surtout, de faire le test. Celui-ci sera payant pour l’usager mais à un coût moindre.

    On voit que la notion de dispositif de pharmacie pour faire de l’auto-test est en train de se développer. L’équivalent de notre borne existe pour le dépistage du diabète de type 2 et permet de faire du dépistage de masse. L’objectif dans les 3 à 5 prochaines années est d’équiper 10 % des 23 000 pharmacies du territoire de la solution Witmonki.

    Nous avons été approché par les Ehpad et les maisons de santé pour développer ce type d’application d’une façon plus légère pour faire de la levée de doute. 

    Le troisième produit est un bracelet connecté ?

    Oui, mais nous poursuivons son développement qui devrait durer encore deux ans. Notre objectif est d’associer l’algorithme de détection que nous avons mis au point avec un bracelet connecté qui pourra également faire des mesures de température (extérieure et cutanée), de l’onde de pouls et détecter les chutes. Ce bracelet connecté sera destiné au grand public (on pourra vraisemblablement l’acheter dans les pharmacies équipées des bornes ou en vente directe sur le site de la société) comme aux établissements. L’offre B2B sera lancée en premier pour les hôpitaux au prix du holter. 

    Qu’allez-vous faire des données collectées ?

    Nous comptons récupérer les données annotées des ECG par les médecins pour faire du big data et de l’intelligence artificielle. A la fois les données annotées par les médecins et anonymisées évidemment nous permettrons d’améliorer les performances de nos algorithmes de détection et aussi de générer de nouvelles études. Par exemple, pour des laboratoires pharmaceutiques, on pourra analyser l’efficacité du traitement d’un patient sous anticoagulant ou sous bêtabloquants, associer l’évolution de la mesure de son rythme régulier en fonction de la posologie. 

    A la différence avec d’autres entreprises, nous allons générer nous-mêmes nos bases de données car nous sommes propriétaires de la technologie de mesure et en partenariat avec nos collègues médecins, nous aurons des tracés annotés et c’est sur ces tracés annotés que nous développerons l’IA. Si les données sont exploitées ce sera dans le cadre du RGPD.

    Comment avez vous été financé ? Avez-vous été incubé ?

    Nous avons reçu le prix de l’innovation thérapeutique de la Fondation Béatrice Denys en 2017 ainsi qu’une bourse de Bpifrance. Nous faisons partie de l’incubateur IMPULSE dans le PACA depuis 2016 et nous en sortons dans deux mois. Actuellement nous sommes dans la shortlist du I-Lab.

    Par ailleurs, nous sommes dans une phase de levée de fonds –  un premier fonds s’est proposé mais nous en cherchons deux autres pour boucler le tour de table, si possible au troisième trimestre 2018. Cela permettra la commercialisation de la carte et les essais cliniques de la borne (qui pourra d’ailleurs se présenter aussi sous la forme d’une tablette).

    Witmonki, actuellement, c’est 3 salariés et la levée de fonds permettra de recruter un directeur commercial pour mettre en place la commercialisation du premier dispositif. Nous devrions atteindre rapidement 10 salariés car il nous faudra des docteurs es-sciences et des informaticiens big data.

  • H&TI se mobilise pour vous faire découvrir en direct les tendances de la Paris Healthcare Week

    Les analystes de Health & Tech Intelligence seront présents chaque jour pour vous rapporter les tendances et les innovations pendant la Paris Healthcare Week du 29 au 31 mai 2018. Les articles seront en accès libre pendant cet événement.

    Vous pourrez également nous retrouver chaque jour sur le stand du Cluster TIC Santé Nouvelle Aquitaine (stand 038) à l’occasion des 10 ans du Cluster.

    À cette occasion, le Dr Béatrice Falise-Mirat, interviendra :
    • le 29 mai 2018 à 15h en tant que modératrice de la table ronde franco-canadienne autour du Cluster TechnoMontreal et l’écosystème e-santé canadien ;
    • le 31 mai à 11h avec le directeur de la Maison de Santé Protestante Bordeaux Bagatelle sur le thème de la coordination et des parcours de soin innovants.

    David Clavereau, quant à lui, interviendra le 30 mai 2018 à 15h, pour vous présenter les tendances start-ups en e-santé.

    Plus d’infos sur ce lien.

    Le programme complet de l’événement est consultable sur ce site internet.

  • Kap Code met en ligne une plateforme d’accompagnement des patients souffrant d’asthme ou de BPCO

    A l’occasion de la journée mondiale de l’asthme — qui s’est tenue le 1er mai 2018 — Kap Code, start-up issue du groupe Kappa Santé, a annoncé dans un communiqué de presse daté du 2 mai 2018 la mise en ligne d’un programme digital d’accompagnement des patients souffrant d’asthme et de BPCO : W’asm.

    Cette plateforme proposant d’une part un outil d’amélioration du geste de prise du traitement par voie inhalée, et d’autre part une série de questionnaires et de jeux à propos de l’asthme, de la BPCO et de leurs traitements, Kap Code entend améliorer la prise en charge de ces deux troubles broncho-pulmonaires obstructifs très répandus dans la population générale.

    Le dispositif W’asm, mis en ligne au début du mois de mai 2018, a été élaboré par la start-up Kap Code (issue du groupe Kappa Santé) à destination des patients atteints d’asthme ou de BPCO et en réponse à trois constats. D’abord, ces troubles bronchiques obstructifs sont très répandus dans la population générale (3,5 millions de Français souffrent d’asthme). Puis, les patients ayant recours à des traitements inhalés (soit la majorité des patients traités pour ces deux pathologies) maîtrisent mal le geste de prise : « plus de 60 % des patients prennent mal leur traitement inhalé », affirme le Dr Stéphane Schück, CEO de Kap Code. Enfin, « les patients connaissent assez mal les spécificités de leur pathologie », ajoute le Dr Schück.

    Aussi, dans le but de se placer « au service des professionnels de santé afin de simplifier le suivi des patients quant à l’apprentissage du geste et […] de permettre au patient de devenir acteur de sa pathologie », la plateforme propose deux types de dispositifs : un outil permettant au patient d’évaluer puis d’ajuster sa coordination mains-poumons d’une part, et d’autre part un programme d’information des patients à propos de leur pathologie.

    Outil d’évaluation et de correction du geste d’administration du traitement par voie inhalé

    Ce premier dispositif consiste en une analyse vidéo automatisée de l’administration du traitement par voie inhalée : à l’aide de sa webcam, le patient se filme en cours d’exécution du geste thérapeutique d’inhalation. Il reçoit alors une note pour chacune des cinq étapes de l’inhalation réalisée, chaque note précisant si l’étape d’inhalation qui lui est associée a été correctement réalisée ou non. Le patient reçoit ensuite, en lien avec les notes obtenues, des conseils visant à l’amélioration de son geste.

    D’après Kap Code, c’est par la répétition de ces tests vidéos que le dispositif W’asm pourrait améliorer le geste de prise du traitement inhalé et « constituer une nouvelle solution pour améliorer la qualité du traitement ».

    Programme d’information

    Ce programme « ludique d’accompagnement personnalisé », adapté aux adultes ou aux enfants, se présente sous forme d’une carte évoquant l’anatomie d’un poumon (la carte est surnommée « poumon land ») dans laquelle le patient peut naviguer en fonction de ses propres problématiques d’apprentissage.

    Une série de quizz et de serious games lui sont proposés. Ces questionnaires portent pour le moment sur 8 thèmes différents (Top 10 des idées reçues sur l’asthme ; Anatomie, inspiration et expiration; Signes et symptômes de l’asthme ; Principaux traitements et dispositifs médicaux ; Traitement de crise ou traitement de fond ; Pratique du sport et asthme ; L’asthme expliqué aux enfants ; Incidence, prévalence et informations générales) mais devraient dans le futur porter sur 24 modules différents.

    Dans le cadre du lancement de W’asm, la plateforme est gratuite pour l’ensemble des utilisateurs inscrits entre le 1er mai et le 31 juillet 2018. Les professionnels de la santé peuvent par ailleurs solliciter Kap Code afin que leur soit remise une « W’asm Box » contenant des cartes d’accès patient ainsi que de la documentation à propos du dispositif. A terme, le dispositif deviendra payant pour les professionnels.  « L’objectif est que cela reste gratuit pour le patient », souligne Nassim Nafti, responsable marketing & digital de Kap Code.

  • Les « matching days » organisés par l’ICM pour faire converger la recherche et les start-ups en IA

    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) a lancé en 2017 un nouveau format de rencontres pour rapprocher les industriels, notamment porteurs d’innovations de rupture, et les chercheurs de l’institut en vue de les faire collaborer sur des projets innovants.

    La troisième édition des rencontres, nommées Matchingdays, le 23 mai 2018, met à l’honneur les applications en neurosciences et les start-ups spécialisées dans l’IA, le cloud et la vision.

    L’ICM a par ailleurs annoncé deux rencontres à l’automne 2018 : le 18 octobre 2018, l’ICM invite les ingénieurs et les chercheurs de la société Legrand, alors qu’en décembre 2018, les ingénieurs et les entrepreneurs de chez Orange seront à l’honneur.

    Matchingdays, journée articulée autour des séances de brainstorming et de speed-dating

    Objectif de ces rencontres – faire émerger les innovations de rupture et trouver de nouvelles applications industrielles aux résultats de la recherche menée au sein de l’ICM.

    L’ICM souhaite favoriser le transfert de technologies et rendre possibles des collaborations inédites entre ses chercheurs académiques et les experts industriels et entrepreneurs.

    C’est pourquoi les rencontres débutent par des séances de brainstorming au cours desquelles l’industrie est confrontée à la recherche pour faire émerger des idées neuves. Elles donneront lieu à des séances de speed dating pour provoquer les collaborations.

    Selon Serge Kinkingnehun, le responsable des technologies médicales à l’ICM, « grâce au MatchingDays, l’ICM s’ouvre sur le monde et permet aux industriels qui le désirent de bénéficier des méthodes, des connaissances et de la rigueur scientifique de l’un des plus grands centres de recherche de référence mondial en neurosciences« .

  • Coorganiz et Lucine, deux start-ups santé accompagnées par l’accélérateur French Assurtech

    French Assurtech, l’accélérateur de start-up spécialisé en assurance a fait connaître dans un communiqué du 17 mai 2018 la première promotion de cinq start-ups qui vont bénéficier de son programme d’accélération.

    Parmi les finalistes, on compte deux start-ups du secteur de la l’assurance en santé : Coorganiz propose une application qui facilite la coordination de groupes affinitaires et dans le domaine de la silver économie des personnes mobilisées autour d’une personne âgée, et Lucine ayant développé une application visant à améliorer la gestion et la prise en charge de la douleur chronique.

    Ces start-ups ont été sélectionnées sur 72 start-ups candidates parmi lesquelles 13 ont été invitées à pitcher en vue de la sélection des lauréats. Aux côtés de Coorganiz et de Lucine, on trouve trois autres lauréats, Fotonower, Insitio et Testamento œuvrant dans différents domaines liés à l’assurance.

    Coorganiz soutient les aidants en optimisant leur coordination

    Emma Berger et Anne-Béatrice Sonnier sont les co-fondatrices des Coorganiz et elles ont lancé en septembre 2017 leur application mobile qui permet de plus facilement coordonner les membres d’un groupe grâce à l’échange de documents, d’agendas et autres types d’information.

    Elle sert notamment à la simplification du quotidien des personnes fragilisées et en ce sens vise à l’accompagnement des aidant. La start-up vise l’intégration de son outil de communication sécurisée dans les offres d’accompagnement proposées par les assureurs à destinations des aidants familiaux, qui sont actuellement au nombre de 8 millions selon les chiffres de l’accélérateur et représentent 1 salarié sur 6. Selon les projections de l’accélérateur c’est 1 salarié sur 4 qui sera concerné.

    Lucine associe IA et e-santé au service d’une meilleure gestion de la douleur non médicalisée

    Depuis sa création en mars 2016 par Maryne Cotty Eslous, Lucine développe une application à destination des patients souffrant de douleur chronique et des professionnels de santé responsables de leur suivi.

    Son application est fondée sur des algorithmes qui couplent un système de reconnaissance faciale et des données médicales du patient afin d’établir un profil personnalisé de ce dernier et proposer une prescription sur mesure afin de soulager sa douleur sans recourir aux médicaments.

    La solution qui contribue à une meilleure prise en charge de la douleur est actuellement en cours de certification. Lucine a néanmoins déjà développé 35 partenariats avec des établissements de soins ou autres structures comme ceux avec le Centre d’Etude et de Traitement de la Douleur du CHU d’Amiens dirigé par le Dr Eric Serra ou avec l’association de médecins-chercheurs sur le Syndrome d’Ehlers-Danlos, le GERSED.

    En se faisant accélérée par French Assurtech, la start-up souhaite proposer sa solution aux assureurs mutualistes.