Financeurs

  • Skello, spécialiste de la gestion RH, lève 6M€ et vise les acteurs du secteur sanitaire

    Skello, start-up créée en 2016, qui commercialise un logiciel de gestion de planning et de personnel en ligne a annoncé le 10 octobre 2018 avoir fait une levée de fonds de 6 millions d’euros.

    La solution s’adresse originairement au secteur de l’hôtellerie et de la restauration, mais ses spécificités de gestion multi-sites sont transposables dans le secteur sanitaire et médico-social, un marché que la start-up souhaite pénétrer.

    La levée de fonds va servir notamment à renforcer l’équipe qui compte déjà 30 membres avec un recrutement prévu de 120 talents sur une période de deux ans. Sur la même période, de nouvelles fonctionnalités vont enrichir l’outil afin de permettre toujours davantage d’automatisation en vue d’un gain de temps.

    Aux côtés des investisseurs historiques Thomas Landais (Doctolib), Guillaume le Dieu de Ville (Lingueo) et Gilles Blanchard (SeLoger), on retrouve pour cette deuxième levée de fonds de nouveaux  investisseurs tels que les fonds d’investissement XAnge et Aglae Ventures, mais également Jean-Baptiste Rudelle, fondateur de Criteo.

    Une solution de RH pour la planification et la gestion en ligne

    Quatre fondateurs réunis autour de l’idée qu’il fallait rendre la gestion des plannings et des personnels sur plusieurs sites, plus simple et plus rapide, Quitterie Mathelin-Moreaux, Emmanuelle Fauchier-Magnan, Samy Amar et Thibault Desplats, ont lancé Skello fin 2016, une offre de gestion de planning du personnel dans le milieu de l’hôtellerie/restauration. 300 000 euros levés en septembre 2016 ont permis à la start-up de se lancer.

    La proposition de valeur consiste à permettre aux managers le pilotage et la gestion à distance des plannings complexes et du personnel, tout en réduisant le temps consacré à ces tâches, tout ceci en :

    • fournissant un outil en ligne aux managers pour la gestion de plannings ;
    • rendant possible une communication en temps réel entre managers et équipes ;
    • proposant un traitement automatique de la paye ;
    • rendant possible le pilotage multi-sites de l’activité d’une entreprise.

    Les promesses : réduction de coûts de personnel jusqu’à 6 points

    Sur son site, la jeune pousse revendique les avantages suivants :

    • un gain de temps dans la gestion à hauteur de 20 heures par mois ;
    • le temps passé sur les tâches administratives divisé par 3 en moyenne ;
    • diminution de 6 points des coûts de personnel ;
    • réduction de 5 fois du nombre d’erreurs de saisie ;
    • amélioration de la satisfaction des équipes ;
    • fiabilisation vos données.

    L’objectif avec la levée de fonds est de fournir de nouvelles fonctionnalités basées sur des processus automatisés impliquant un gain de temps aussi bien dans le domaine de la gestion des ressources humaines et la planification que sur le traitement des paies.

    Skello compte plus de 1 600 partenaires et vise le secteur des services dont le secteur de la santé

    La stratégie de développement de la start-up comprend une extension du marché couvert. Les fonds réunis doivent permettre à la start-up d’ouvrir son offre de planification RH à de nouveaux secteurs comme les services.

    Elle compte parmi ses clients des établissements de santé (EHPAD, pharmacies etc.).

    À plus long terme, Skello, envisage également de s’exporter ailleurs en Europe.

  • Singapour et la Finlande renforcent leur collaboration dans le domaine de la Tech Santé

    aUne dizaine de sociétés du secteur des technologies de santé faisaient partie de la délégation finlandaise qui s’est rendue à Singapour du 12 au 19 septembre 2018 pour participer à la semaine Meet Finland in Singapore (Rencontrez la Finlande à Singapour). L’événement « a suscité un vif intérêt chez les entreprises et les investisseurs », ont commenté les organisateurs dans un communiqué diffusé en octobre 2018.

    L’événement a ouvert de nouvelles possibilités de collaborations entre Singapour et la Finlande, en particulier dans le domaine de la santé numérique. Plusieurs technologies favorables et prêtes à être commercialisées dans le domaine de la santé et du bien-être ont en effet trouvé un accueil favorable à Singapour, alors que Singapour cherche à adopter des solutions smart health afin de fournir des services de soins améliorés de manière plus efficace. Parmi elles, le dispositif conçu par la start-up Triumf Health, un serious game apportant un soutien psychologique aux enfants atteints d’une maladie chronique.

    Triumf Health fait partie de l’écosystème Icory, un consortium d’entreprises finlandaises qui cherche à développer des solutions centrées sur le patient, et dont ses représentants ont par ailleurs annoncé qu’ils souhaitaient travailler avec deux hôpitaux de Singapour, le KK Women’s and Children’s Hospital (KKH) et le National University Hospital (NUH), pour développer leurs produits sur le marché asiatique.

    120 délégués finlandais pour promouvoir la collaboration avec Singapour

    L’ambassade de la Finlande à Singapour, Business Finland, la plus importante agence publique de financement de la recherche en Finlande dirigée par le ministère finlandais de l’Emploi et de l’Économie, et les villes de Helsinki, Espoo et Turku ont réuni un total de 120 délégués finlandais comprenant des innovateurs et des sociétés de technologie afin de promouvoir la collaboration commerciale entre la Finlande et Singapour.

    Singapour, « un marché lucratif » pour les solutions de santé numérique

    « Singapour est une smart nation et un marché lucratif pour les solutions de technologie de la santé, de réalité augmenté (AR) et de réalité virtuelle (RV), a déclaré Paula Parviainen, ambassadrice de la Finlande à Singapour (source : Scandasia.com). Les deux pays reconnaissent la nécessité de créer des moyens efficaces de prendre en charge la population vieillissante (…), en utilisant les technologies de la AR et de la RV afin de répondre à l’évolution du mode de vie et aux attentes grandissantes des consommateurs. »

    L’analyse des big data, un secteur prometteur en santé

    Lors de l’ouverture d’une conférence sur les technologies de la santé, Meria Heikelä, directrice du programme national de santé personnalisé finlandais (Finland’s National Personalized Health Program), a insisté sur l’importance du secteur de l’analyse des big data qui a « offert à Singapour et à la Finlande de nombreuses possibilités de fournir des solutions de soins personnalisés ».

    « Dans le secteur des soins, il existe une pression croissante pour produire des services plus rentables et offrir une approche plus centrée sur le patient et adaptée aux soins personnalisés. Nous sommes donc très heureux de travailler avec Singapour [dans l’optique de] créer des solutions pour des parcours de soins personnalisés, centrés sur le patient, qui prennent en compte les besoins particuliers des patients », a-t-elle poursuivi.

    Projet Icory : un partenariat avec deux hôpitaux singapouriens

    Un consortium d’entreprises de santé finlandaises

    Au centre de la collaboration entre les deux pays figure le projet iCory, présenté à l’occasion de l’événement. L’initiative est financée par Business Finland et soutenu par un consortium comprenant des entreprises finlandaises de santé et de bien-être, des universités et des hôpitaux.

    Des solutions intelligentes centrées sur le patient

    L’écosystème iCory cherche à créer des solutions intelligentes centrées sur le patient pour les procédures de chirurgie en utilisant les dernières technologies telles que l’apprentissage automatique et la robotique afin d’offrir des soins plus personnalisés.

    Les participants finlandais du projet iCory envisagent une collaboration avec deux hôpitaux de Singapour : le KK Women’s and Children’s Hospital (KKH) et le National University Hospital (NUH).

    Kadri Halijas, P.-D.G. de Triumf Health, une start-up finlandaise à l’origine d’un serious game à destination des enfants atteints d’une maladie chronique et faisant partie de l’écosystème iCory, a déclaré (source : Scandasia.com) : « Certains marchés ne sont pas prêts pour les solutions de santé numériques mais Singapour est certainement l’un des leaders mondiaux. En outre, le fait que la délégation que nous avons rencontrée ait spécifiquement souligné l’importance du soutien psychologique dans la gestion des maladies est unique dans le contexte mondial. En résumé, je dirais que la réunion avec l’équipe de direction des organisations de la santé de Singapour nous a été très bénéfique, car nous avons constaté que [notre solution serait adaptée à] Singapour. »

  • Novartis Biome : un laboratoire d’innovation numérique pour collaborer avec les start-ups innovantes

    Novartis a présenté son nouveau réseau de laboratoires d’innovation numériques, Novartis Biome, dont la première entité se situe à San Francisco, aux États-Unis, dans un communiqué publié le 8 octobre 2018. Le but de ce projet est de mettre en place une série d’initiatives pour fournir aux jeunes entreprises de la santé numérique une opportunité de travailler avec le groupe, notamment par le biais d’un concours international de start-ups, les HealthX World Series.

    L’idée provient d’un double constat fait par l’entreprise : « Les inventions numériques prometteuses n’ont souvent aucun impact sur la santé humaine en raison d’une lacune dans l’écosystème [et] les technologies naissantes ne sont généralement pas soutenues par les entreprises qui peuvent les exploiter » (communiqué). L’objectif est donc de « donner un nouvel élan » à cet écosystème et de permettre à ces acteurs de collaborer avec Norvatis pour développer plus efficacement leurs solutions.

    HealthX World Series (HWS) : un challenge start-ups international

    « Il est clair pour quiconque travaille dans le secteur de la santé numérique que la grande majorité des technologies perturbatrices ne proviendra pas des grandes sociétés pharmaceutiques. Mais nous pouvons nous engager et travailler avec des start-ups et des innovateurs [afin de] créer ensemble quelque chose d’audacieux, de durable et d’évolutif », explique Robin Roberts, responsable de l’innovation et de la stratégie à Novartis Biome et cofondateur du projet avec Mohanad Fors, global brand manager au sein du groupe et directeur de Novartis Biome (communiqué).

    Le Novartis Biome vise à se connecter aux innovateurs externes au groupe suisse « de nombreuses manières », notamment en lançant des challenges start-ups via une initiative baptisée « HealthX World Series », dont le but est de rechercher « de manière proactive » les technologies prometteuses du secteur.

    Un programme de 12 mois

    Un programme de 12 mois, adapté aux besoins de croissance de la start-up, est proposé aux entreprises sélectionnées pour les aider à faire progresser le développement de leurs solutions.

    Le Novartis Biome offre un espace de travail, un mentorat et des ressources à la pointe de la technologie. De leur côté, les start-ups peuvent utiliser les big data générées par Novartis pour réaliser des études de validation qu’ils peuvent exploiter dans des environnements cliniques afin de tester leur concept.

    Novartis a la possibilité d’investir dans la technologie après l’évaluation des résultats mais ne demande pas aux entrepreneurs de lui donner une participation dans leur entreprise pour pouvoir participer.

    Veta Health (États-Unis) et Wavy (Pays-Bas) : les 2 premiers gagnants des HWS

    Le premier concours HealthX World Series s’est tenu en septembre 2018 lors du TechCrunch Disrupt SF, à San Francisco, aux États-Unis. Cinq finalistes sur trente participants ont été retenus pour présenter  leurs solutions numériques centrées sur la résolution de problèmes liés à l’insuffisance cardiaque.

    Le jury a désigné les gagnants dans deux catégories :

    « Extended Innovation Challenge » : Veta Health

    La start-up Veta Health, créée à New York en 2016, propose une solution intégrée au dossier de santé électronique (DSE) rassemblant des données de patients en temps réel dans un environnement clinique :

    • pour les organisations de santé : Veta Health offre les outils nécessaires pour rationaliser les flux de travail et la coordination des soins ;
    • pour les cliniciens : une plateforme intelligente facilitant la gestion des soins et rendant possible un suivi à distance, permettant des interventions précoces et de meilleurs résultats pour les patients ;
    • pour les patients : un accès à leurs données de santé ainsi qu’à des outils d’interprétation et d’analyse permettant de comprendre et de participer activement à la gestion de leur santé.

    « Hackathon virtuel » : Wavy

    La société, créée à Utrecht (Pays-Bas) en 2018, développe un outil reliant des objets connectés suivant l’état de santé de l’utilisateur à des haut-parleurs domestiques intelligents, qui indiquent au patient comment lui et ses proches connectés se portent, comment ils progressent au fil des jours, etc. En cas de situation préoccupante, le dispositif peut alerter un proche et les services d’urgence.

    Le groupe prévoit d’organiser plusieurs compétitions internationales de ce type chaque année.

    Montant des prix remis aux 5 finalistes :

    • 1ère place (Novartis Hackathon Challenge) : 12 000 USD (10 453 €) ;
    • 1ère place (Novartis Extended Innovation Challenge) : 12 000 USD (10 453 €) ;
    • 2ième place : 8 000 USD (6 968 €) ;
    • 3ième place : 3 500 USD (3 048 €) ;
    • 4ième place : 2 500 USD (2 177 €) ;
    • 5ième place : 1 000 USD (871 €).
  • Les Grands prix de l’innovation de la Ville de Paris : cérémonie solennelle le 11/12/2018, Paris

    Le 11 décembre 2018 aura lieu la 17e cérémonie des remises des prix du concours les Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris, donnée en l’honneur des lauréats. Elle sera présidée par Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité.

    La cérémonie du concours organisé par la Mairie de Paris et Paris and Co, sera l’occasion de rassembler l’ensemble de l’écosystème de l’innovation francilien, sachant que le prix a pour vocation de soutenir le développement d’entreprises innovantes franciliennes dans des secteurs en forte croissance, et de récompenser celles qui contribuent, par leur innovation, à améliorer la vie de la cité.

    Les finalistes seront dévoilés le 25 octobre 2018.

  • Les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie

    L’intelligence artificielle (IA) faisait partie des thématiques centrales des Journées francophones de radiologie (JFR), qui se sont déroulées du 12 au 15 octobre 2018 à Paris. Les algorithmes basés sur IA permettent en effet à la fois d’améliorer le diagnostic et de dégager du temps pour les professionnels de santé en accélérant et en affinant l’analyse des images médicales.

    De grands groupes ont déjà investi dans le domaine, tels que Google, Microsoft, IBM et Philips, dont plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle à destination de la radiologie ont récemment été validés par la Food and Drug Administration (FDA) et reçu le marquage CE.

    De nombreuses start-ups se sont aussi développées dans le secteur depuis quelques années, notamment en France. Health & Tech Intelligence a répertorié les jeunes pousses spécialisées en IA et radiologie. Parmi les dernières arrivées sur ce marché figure Incepto Medical, une société créée début 2018 qui centralise et propose des solutions innovantes d’IA en imagerie médicale aux radiologues. En parallèle, elle co-développe avec des établissements de santé de nouvelles applications mises ensuite à la disposition de leurs radiologues.

  • Data : les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie

    L’intelligence artificielle (IA) faisait partie des thématiques centrales des Journées francophones de radiologie (JFR), qui se sont déroulées du 12 au 15 octobre 2018 à Paris. Les algorithmes basés sur IA permettent en effet à la fois d’améliorer le diagnostic et de dégager du temps pour les professionnels de santé en accélérant et en affinant l’analyse des images médicales.

    De grands groupes ont déjà investi dans le domaine, tels que Google, Microsoft, IBM et Philips, dont plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle à destination de la radiologie ont récemment été validés par la Food and Drug Administration (FDA) et reçu le marquage CE.

    Des start-ups se sont aussi développées dans le secteur depuis quelques années, notamment en France. Health & Tech Intelligence a répertorié les jeunes pousses spécialisées en IA et radiologie. Parmi les dernières arrivées sur ce marché figure Incepto Medical, une société créée début 2018 qui centralise et propose des solutions innovantes d’IA en imagerie médicale aux radiologues. En parallèle, elle co-développe avec des établissements de santé de nouvelles applications, mises ensuite à la disposition de leurs radiologues.

    Le tableau répertoriant les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie est disponible via ce lien.

  • Colloque Medicen Choiseul : soutenir les TPE/PME de l’industrie de santé en IDF, Paris le 24/10/2018

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Région et l’Institut Choiseul organisent un colloque le 24 octobre 2018 autour du soutien à apporter aux TPE/PME au service d’une industrie de santé puissante en Ile-de-France et dans la compétition mondiale.

    Cette seconde édition du colloque se déroulera au Conseil régional d’Ile-de-France et rassemblera des parties prenantes du secteur de la santé, un secteur jugé comme stratégique pour la France et la région francilienne par les organisateurs.

    L’événement sera axé autour de deux tables-rondes : la première portera sur l’écosystème d’accompagnement nécessaire pour les TPE et PME de la filière santé et la deuxième sur le rôle des grandes entreprises dans la création d’un écosystème performant et créateur de richesse.

    Les discussions viseront à :
    • interroger la validité de l’éclatement et le portage de l’offre d’accompagnement par de multiples acteurs et la façon dont on peut favoriser les synergies entre les acteurs au service de la réindustrialisation en France et sur le territoire francilien afin de permettre aux entreprises de se développer et de créer de la valeur-ajoutée dans un environnement fortement concurrentiel ;
    • identifier les conditions nécessaires pour favoriser l’émergence d’un écosystème dense et diversifié qui conforte l’Ile-de-France comme pôle mondial dans le domaine de la santé.

    Programme

    14h00-14h05 – Discours d’accueil : Pascal Lorot, Président de l’Institut Choiseul

    14h05-14h15 – Discours d’ouverture : Alexandra Dublanche, Vice-présidente de la Région Ile-de-France en charge du développement économique

    14h15-15h45 –Table-ronde 1: Quel écosystème d’accompagnement pour les TPE et PME de la filière santé?

    Intervenants :

    • Cédric Arcos, Directeur général adjoint des solidarités, de la sécurité et de la modernisation à la Région Ile-de-France

    • Dominique Baruch, Directrice Scientifique de Platod

    • Dominique Baruch, Directeur du programme santé et biotechnologies au Secrétariat général pour l’investissement

    • Philippe Genne, Président-directeur général d’Oncodesign

    • France Hamber, Directrice générale de Fluigent

    • Stéphane Roques, Délégué Général de Medicen Paris Region

    15h45-16h00 – Intervention d’un grand témoin : Jean-Hervé Lorenzi, Président du pôle Finance Innovation, Président du Cercle des économistes

    16h00-16h15 – Pause café

    16h15-17h45 – Table-ronde 2 : Quel rôle pour les grandes entreprises dans la création d’un écosystème performant et créateur de richesse?

    Intervenants :

    • Emmanuel Canet, Président de la R&D chez Servier

    • Carlos Jaime, Directeur d’InterSystems France et Président de la commission « Santé et numérique » de Medicen

    • Yves L’Epine, Directeur général de Guerb et Groupe

    • Karine Lignel, Directrice exécutive de CM-CIC Innovation et Présidente de la commission « Développement des PME » de Medicen

    • Sylvie Ponchaut, Directrice générale du Pôle BioWin

    • Philippe Tcheng, Président du Leem

    17h45-17h55 – Discours de clôture : Christian Lajoux, Président de Medicen

    18h00 – Cocktail, Salle Pierre-Charles Krieg au 33 rue Barbet-de-Jouy, 75007 Paris

    Inscription

    L’inscription est gratuite, amis obligatoire et se fait via ce lien.

  • IA&santé : la France concurrencée par les US, la Chine et Israël mais dans la course (InnoGeneration)

    La Chine, les États-Unis d’Amérique (USA) et Israël représentent les principaux concurrents de la France dans le domaine de l’intelligence artificielle en santé, s’accordent Bernard Hamelin (Sanofi), Stéphanie Combes (ministère des Solidarités et de la Santé), Franck Le Ouay (Lifen) et Florence Moreau (Incepto Medical), réunis le 11 octobre 2018 à Paris à l’occasion de la table ronde « Santé et IA : la France dans la compétition internationale », organisée dans le cadre de l’événement Inno Generation de Bpifrance.

    Conscients que la France est loin d’être le n°1 sur le marché, les intervenants ont cependant insisté sur le fait que le pays « n’avait pas à rougir » de ses capacités. Ils ont ainsi mis en avant certains des atouts les plus importants de la France dans le secteur, dont la performance de ses data scientists et sa force d’innovation, relevant toutefois qu’il existe une marge de progression à réaliser au niveau de la production des plateformes d’intégration – un secteur largement dominé par les États-Unis – et de la mise en place de modèles économiques viables.

    Les États-Unis et la Chine, leaders du marché ?

    Selon Florence Moreau, directrice de la technologie et co-fondatrice d’Incepto Medical – une start-up qui conçoit des applications d’aide au diagnostic pour l’imagerie médicale -, le domaine de l’intelligence artificielle (IA) appliquée au secteur de la santé, et en particulier à la radiologie, est actuellement dominé par trois pays : la Chine, les États-Unis et Israël, notamment en termes d’investissements réalisés.

    « L’avantage de ces pays réside principalement dans les différents modes de financement dont ils disposent », poursuit Bernard Hamelin, vice-président responsable du pôle « evidence generation » à Sanofi, ajoutant qu’un autre facteur à prendre en compte est le contexte politique : « La Chine et les États-Unis, par exemple, disposent d’une très importante population. On ne peut pas absorber efficacement les données de 100 millions de patients sans mettre en place un système d’aide au diagnostic permettant de filtrer toutes ces informations. Pour ces pays, l’exploitation de l’IA est une nécessité donc ils doivent être présents sur ce marché. »

    Les GAFAM, pas si menaçants ?

    En ce qui concerne l’intérêt croissant des GAFAM (Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) pour le secteur de l’IA en santé, Florence Moreau minimise la « menace », estimant qu’ils ne sont pas aussi efficaces qu’ils en ont l’air : « D’accord, ils tentent des choses, notamment Google : ils ont acheté beaucoup de données mais pas ce qui va autour ! Quand on cherche à analyser une image médicale comme en radiologie, il ne suffit pas d’identifier une anomalie, il faut un expert en arrière-plan pour pouvoir correctement interpréter l’image et fournir un diagnostic précis. Si on enlève l’humain, ça ne fonctionne pas ! »

    Selon Franck Le Ouay (Lifen), la France est plutôt bien positionnée au niveau européen

    « La France n’est pas si mal pour démarrer une entreprise, estime de son côté Franck Moreau, P.-D.G. et co-fondateur de la start-up Lifen (messagerie médicale sécurisée), revenu à deux reprise dans l’Hexagone (en 2005 puis en 2015) pour monter une société. En revanche, ce n’est pas parce qu’on est basé en France que l’on va forcément développer notre produit en France. Le marché américain est par exemple intéressant pour lancer une solution car il est 40 fois plus grand qu’ici. Il n’y a pas de questions à se poser si on est dans une approche purement commerciale. Mais si la solution est axée sur les sujets, sur les soins d’un système de santé particulier, alors là il y a un sens à regarder ce qu’il se passe en France et à rester sur le marché. »

    Il juge qu’au niveau européen, la France est plutôt bien placée. « L’Allemagne est tout juste en train de mettre en place sa carte Vitale et le Royaume-Uni vise à totalement numériser le NHS d’ici 2022. Nous ne sommes pas en retard ! »

    Une comparaison entre pays impossible ?

    Selon Stéphanie Combes, cheffe de la mission d’administration des données de santé à la DREES et rapporteuse du rapport sur la mission de préfiguration de la mission Health Data Hub – remis ce vendredi 12 octobre 2018 -, il est difficile de comparer les pays car chacun d’entre eux « ne met pas l’accent sur la même chose ».

    « Dans le cadre de la mission, nous avons regardé du côté d’Israël, du Québec, de la Belgique, du Danemark, de l’Angleterre et de la Suisse. Au Danemark, par exemple, ils ont des données intégrées ; en Israël, il y a une belle base de données mais elle n’est pas accessible à tous les chercheurs… Dans chaque pays, il y a une ouverture, une valorisation économique des données et une gestion du consentement différents. »

    Les 3 atouts principaux de la France

    Les trois atouts majeurs de la France en IA appliquée à la santé, selon Florence Moreau sont  :

    • ses data scientists (mathématiques appliquées et informatique) : « On forme beaucoup et bien dans ce domaine », insiste-t-elle ;
    • ses profils cliniques, qu’elle qualifie de « brillants », notamment dans le domaine de la radiologie ;
    • l’innovation, notamment via des dispositifs comme le crédit d’impôt recherche (CIR).

    « La France est en train de bouger et est en passe de devenir un des acteurs les plus performants. »

    Les points faibles de la France

    L’accès aux données : vrai problème ou « faux procès » ?

    Lorsque la question de l’accès aux données est posée sur la table par l’animateur de la table ronde, Daniel Kaplan, fondateur de Plurality University, les avis divergent.

    Pour Franck Le Ouay, le problème principal n’est pas l’accès aux données mais celui de l’interopérabilité. Un avis partagé par Florence Moreau, qui estime qu’il s’agit là d’un « faux procès » : « À partir du moment où la donnée est traçable et que l’on dispose d’une contractualisation formelle, cela ne pose pas de souci. »

    Stéphanie Combes ne partage pas la même opinion. « Nous avons fait une centaine d’auditions dans le cadre de notre mission. Nous avons constaté qu’il était difficile d’accéder à certaines bases. Un tas de registres existent, chacun avec leur propre gouvernance, et on ne sait pas forcément comment y accéder. Il est même compliqué de connaître l’existence de certaines de ces bases. »  La spécialiste estime donc qu’ »il y a des efforts à faire à ce niveau ».

    Des progrès à réaliser au niveau de la production de plateformes d’intégration

    Bernard Hamelin, lui, pense que l’un des points faibles de la France réside dans la production de plateformes d’intégration. « La qualité de ces plateformes est essentielle pour une analyse réussie des données. Or, sur ce point, ce sont les États-Unis les leaders – notamment de grandes sociétés comme Palantir – donc les boîtes françaises travaillant sur l’IA se tournent vers des solutions étrangères. C’est un problème ! Les industriels français devraient se pencher sur ce sujet. »

    Le problème du financement

    Le problème aussi selon Franck Le Ouay est le mode de financement des solutions : Qui paye pour le service innovant si la solution est proposée gratuitement aux patients ? Quel modèle économique choisir ? « Il n’est pas évident de trouver une réponse viable et c’est un vrai problème. Il faudrait une réflexion au niveau de l’État pour proposer des solutions à ce propos. »

  • Sanofi, le LEEM et Pacte PME lancent « Destination ETI Santé », un accélérateur de PME en santé

    Sanofi, le laboratoire pharmaceutique français dirigée par Olivier Brandicourt, le Leem, syndicat représentant l’industrie du médicament, ainsi que le Pacte PME, l’association ayant pour vocation d’accélérer les rapprochements et de stimuler toutes les collaborations possibles entre grands groupes et PME, ont lancé un accélérateur autour d’un programme de renforcement de PME ayant des activités dans la santé : Destination ETI Santé. 

    Deux réunions d’information à destination des start-ups candidates sont organisées les 12 et 22 octobre 2018.

     Le programme est construit sur une démarche collaborative.

    L’offre proposée

    L’accélérateur est ouvert à toutes start-ups de la e-santé moyennant un forfait à hauteur de 4 500 euros.

    L’accompagnement proposé consiste à diagnostiquer les besoins d’accompagnement prioritaires, à mettre en relation avec un collectif, à organiser des rencontres avec des experts métiers, sectoriels et des chefs d’entreprises ( PME, ETI & groupes), et des sessions autour des thèmes co-construits et co-animés avec Sanofi, le LEEM et 16 partenaires. Il s’agit de dix sessions collectives d’accompagnement parmi lesquelles seront abordées les problématiques suivantes : 

    • maîtriser les fondamentaux de la relation avec les grands comptes ;
    • protéger ses innovations et développer une stratégie de propriété intellectuelle adaptée ;
    • comprendre l’environnement administratif et réglementaire de l’entrepreneur ;
    • briser les frontières et se projeter durablement à l’international ;
    • le dirigeant en situation de croissance : comment gérer son organisation, sa communication interne et ses RH, comment accélérer sa transformation digitale, etc.

    Calendrier et format des sessions d’accélération

    • Début : jeudi 8 novembre 2018 au site Chantilly de Sanofi.
    • Durée : un an.
    • Sessions mensuelles : dans les locaux de différents partenaires en région parisiennes et dans les territoires.
    • Chaque journée est divisée en ateliers, en interventions et en retours d’expériences animés par des experts ou des chefs d’entreprises.

    Pour s’inscrire aux réunions d’information les 12 et 22 octobre 2018, il faut contacter Claire Michalet via l’adresse suivante : claire.michalet@pactepme.org.

  • Le French Tech Tour Healthcare Israël 2018 : 6 start-ups françaises embarquées

    Bpifrance, Business France et Medicen Paris Région ont annoncé le 8 octobre 2018 par communiqué l’organisation de la troisième édition du French Tech Tour Healthcare Israël (FFT Healthcare). 

    Il s’agit d’un programme d’accompagnement visant à aider le développement de six start-ups et à leur présenter de nouveaux partenariats. 

    Dans ce cadre, les start-ups doivent suivre trois objectifs :
    • maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale ;
    • accroitre leur notoriété sur le marché israélien ;
    • faire d’Israël un marché clé de leur développement international.

    Les six start-ups sélectionnées sont les suivantes :
    • Ecrins Therapeutics ;
    • Feeleat ;
    • INEON Free ;
    • Oregon Therapeutics ;
    • Safe Santé ;
    • Wandercraft.

    Le French Tech Tour Healthcare Israël 2018

    Présentation

    « Nous sommes ravis de la poursuite de cette initiative pour la troisième année consécutive, qui témoigne de la qualité de ce programme et de la valeur ajoutée apportée par Medicen et Cap Digital aux entrepreneurs et PMEs qui intègrent l’international dans leur développement. Nous souhaitons d’ailleurs accueillir dans le cadre de l’année croisée France-Israël une future délégation israélienne et promouvoir ainsi l’excellence française en matière d’innovation en santé », a déclaré Stéphane Roques, délégué général de Medicen Paris Region (communiqué).

    L’édition 2018 du FFT Healthcare Israël s’inscrit dans le cadre de la saison croisée France-Israël, qui a pour vise à montrer « la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines scientifiques et de renouveler le regard que portent les français sur Israël et les israéliens sur la France ». Elle cherche ainsi à encourager les coopérations et à promouvoir la rencontre entre la « start-up nation » et la French Tech.

    Composition et objectifs du programme

    L’accompagnement durera trois mois pour les start-ups, comprenant notamment une journée de « bootcamp » dans les locaux de Bpifrance et une semaine d’immersion en Israël du 25 au 30 novembre 2018. Les objectifs des start-ups tout au long du programme seront de : 

    • maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale. Les lauréats participent à une journée de formation à la culture et la pratique des affaires en Israël et d’initiation à l’exercice du pitch. Ils bénéficient par ailleurs d’un pré-diagnostic de protection de la propriété industrielle, dispensé par des experts de l’INPI.
    • accroitre leur notoriété sur le marché Israélien. Les lauréats seront immergés au sein d’un écosystème dynamique et rencontreront des acteurs tels que des accélérateurs et des incubateurs technologiques (Sanara Ventures, Trendlines Medical, FutuRx…) et participeront à des rencontres avec des entrepreneurs et des géants du secteur.
    • faire d’Israël un marché clé de leur développement international. Le French Tech Tour Healthcare Israël souhaite permettre aux start-ups de nouer des partenariats, initier des contrats et faire émerger des projets collaboratifs de R&D, couplés à des perspectives commerciales. 

    Sur le développement international des start-ups, voici ce que Paul-François Fournier, directeur exécutif Innovation de Bpifrance déclare :

    « Le développement à l’international des entreprises comme levier de croissance est au cœur de la stratégie de Bpifrance. Le French Tech Tour Healthcare est un programme d’immersion complet offrant la possibilité aux startups de se rapprocher des grands acteurs israéliens sur ce secteur et [permettant ainsi] aux entreprises d’accroitre leur notoriété et de saisir les premières opportunités commerciales pour se lancer sur ce marché à très fort potentiel. »

    Les start-ups

    Les six start-ups ont été choisies par un jury composé des membres suivants :

    • Yuval Almougy, Trendlines Medical,
    • Ido Kaminsky, FutuRx,
    • Lorena Cabrera, Business France,
    • Marielle Mailhes, Innobio Bpifrance,
    • Véronique Frechin, Wehealth Servier,
    • Antoine Pau, Truffle Capital,
    • Frédéric Scaerou, Ipsen Innovation,
    • Elie Lobel, Orange Healthcare.

    Les six start-ups sélectionnées pour le French Tech Tour Healthcare Israël 2018 sont : 

    Organisateurs