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  • Pro Digital Health 2019 : le congrès du numérique en santé, les 4-5/04/2019 à Poitiers (Futuroscope)

    Pro Digital Health 2019, ou Congrès du numérique en santé, se tiendra les 4 et 5 avril 2019 à Poitiers au sein du Futuroscope. Porté par le Cluster Tic santé Nouvelle Aquitaine et le CREAI, cet événement régional est organisé par Comm Santé.
    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées en ligne sur Pro-digital-health.com.

    Programme

    4 avril 2019

    • 9h15 – Conférence Introductive
    • 9h45 – Le numérique pourra t-il répondre au défi de la santé ?
    • 10h30 – Pause : Visite du salon d’exposition et lancement du Hackathon
    • 11h00 – E-santé : quelles étapes pour se lancer ? (session au choix)
      • 1A – Table ronde : Quelles stratégies du déploiement du numérique dans les parcours de santé ?
      • 1B -Télémédecine et ESMS (Etablissements et services médico-sociaux) : Quelles solutions à distance ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Symposium 14h30 – La E-transformation du parcours de santé (Session au choix)
      • 2A – L’accès aux soins
      • 2B – Transformations et médiations digitales : de nouvelles pratiques professionnelles
    • 15h30 – Pause
    • 16h30 – Panorama des bonnes pratiques internationales en télémédecine 18h – Soirée connectée
    • 19h00 – Diner de Gala « Sur un air moléculaire » au Futuroscope

    5 avril 2019

    • 9h – Économie de la santé connectée : Quels modèles, Quelles perspectives ? (session au choix)
      • 3A – Table ronde : Enjeux stratégiques des mutuelles dans le domaine de la e-santé : quels investissements, quels types de projet, quelles stratégies ?
      • 3B – Quel modèle économique pour la e-santé ?
      • 3C – Table ronde : Qualité et sécurité des dispositifs médicaux connectés, quelle évaluation ?
    • 10h30 – Pause et visite de l’exposition
    • 11h – Innovations et Système de santé: quelles stratégies partager ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Remise des prix du Hackathon
    • 14h – Conférence de clôture
    • 15h30 – Fin du congrès
  • Bpifrance et France Biotech lancent l’Observatoire du transfert de technologies, dédié à la santé

    Bpifrance, qui déploiera son plan « deeptech » en janvier 2019, et l’association des entrepreneurs en sciences de la vie France Biotech lancent l’Observatoire du transfert de technologies, dédié au secteur des innovations en santé.

    L’objectif de cet observatoire annuel, qui mesurera les progrès réalisés au niveau national, est de continuer et d’amplifier l’enquête sur le transfert de technologies de la santé en France, conduite par un groupe de travail créé par France biotech et dont les résultats ont été publiés le 6 décembre 2018.

    Missions :
    • élargir le périmètre de l’enquête aux différents types de partenariats public-privé et aux différents acteurs impliqués en santé (suivi en miroir des offices du transfert de technologies (OTT)/entreprises) ;
    • établir un état régulier des bonnes pratiques et des marges d’amélioration des partenariats public-privé ;
    • émettre des recommandations pour les entreprises, les OTT et les tutelles ;
    • étudier des cas concrets, remonter aux membres du groupe de travail des exemples de situations complexes afin d’aider à les fluidifier ;
    • enrichir régulièrement la boîte à outils, notamment par des comparables ainsi que des modèles de plan de développement et plan d’affaires.

    Principaux résultats de l’enquête sur le transfert de technologies de la santé

    Dans le cadre de l’enquête sur le transfert de technologies de la santé réalisée par France biotech, tous les acteurs et offices du transfert de technologies (OTT) ont été réunis pour identifier et quantifier les principaux problèmes rencontrées par les entrepreneurs du secteur.

    Les 3 difficultés majeures suivantes ressortent de l’étude :

    • 73 % des plaintes concernent les délais de négociation d’un accord de licence, en moyenne de dix-huit mois ;
    • 38 % la copropriété avec des structures académiques ;
    • 29 % les conditions financières.

    « Ces problèmes de délai ne sont que la conséquence d’une relation qui relève plus du rapport de force que d’un véritable partenariat public-privé, commente Franck Mouthon, administrateur et responsable du groupe de travail sur les partenariats public-privé de France biotech (source : Les Échos). Il faut instaurer dès le début une relation équilibrée entre l’OTT et l’entreprise, car la grande majorité des actifs développés par les sociétés de biotechnologies sont issus de la recherche publique. »

    Réduire le délai de négociation à 10 mois au lieux de 18

    Pour réduire ce délai de négociation à dix mois, l’association propose des outils de bonne pratique, tels que des contrats comparables déjà signés ou des modèles de lettre d’intention.

    Pour l’instant, elle s’est concentrée sur l’accord de licence exclusive envisage d’intégrer tous les partenariats public-privé.

    Observatoire : vers un élargissement à d’autres secteurs

    Bpifrance prévoit d’élargir l’observatoire à d’autres secteurs innovants que celui de la santé.

    Dans le cadre du déploiement de son plan « deeptech », qui s’inscrit dans le prolongement de la création par le gouvernement du Fonds pour l’innovation, la banque publique d’investissement cherche à doubler la création annuelle de start-ups dans le secteur de la deeptech et à les aider à se développer. Elle s’engage ainsi « aux cotés des acteurs de la valorisation de la recherche, du transfert de technologies et des entrepreneurs », explique-t-elle dans un communiqué publié le 6 décembre 2018.

  • Observatoire de la e-santé pays du Sud : Pierre Fabre ouvre un appel à candidatures jusqu’au 15/02/19

    L’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud, « plateforme de mise en réseau des acteurs de la e-santé dans les pays à revenus faibles et intermédiaires« , ouvre jusqu’au 15 février 2019 son 3e appel à candidatures visant à identifier et à soutenir les initiatives les plus prometteuses conçues pour améliorer l’accès aux soins et aux médicaments de qualité dans les pays du Sud.

    Porté par la fondation Pierre Fabre, le concours s’adresse aux porteurs de projets e-santé, pilotes ou en exploitation, basés sur l’utilisation de technologie de l’information et de la communication (TIC).

    Les projets jugés pertinents seront référencés sur le site de l’Observatoire, Odess.io.

    Les postulants doivent remplir le formulaire en ligne accessible via ce lien. Au moment de leur inscription, ils pourront choisir de concourir aux prix de l’Observatoire, qui seront décernés le 1er juillet 2019 lors de la conférence annuelle de l’Observatoire, qui se tiendra au siège de la fondation Pierre Fabre, à Lavaur (Occitanie). Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement financier et technique d’un an assuré par la fondation.

  • Congrès français de psychiatrie : Med-ebloom décroche le prix « Start-up » avec sa solution de RV

    Med-ebloom, à l’origine d’une solution de réalité virtuelle immergeant le patient face à l’objet de son trouble, s’est vu remettre le prix « Start-up » par la FHP-Psychiatrie à l’occasion du 10ième Congrès français de psychiatrie, qui s’est déroulé à Nantes du 28 novembre au 1er décembre 2018.
    La jeune société a ainsi reçu une dotation de 1 000 euros pour poursuivre le développement de son produit, qui sera présenté lors d’un conseil d’administration de la FHP-Psychiatrie et fera l’objet d’une communication à destination des 170 établissements psychiatriques adhérents de la fédération.

    En complément du dispositif à destination du patient, Med-ebloom permet au thérapeute de concevoir une application personnalisée pour son patient sur une plateforme web, compatible avec les principaux navigateurs existants, explique la FHP dans un communiqué publié le 3 décembre.

    Le prix « Start-up », inauguré par la branche psychiatrie de la FHP en 2017, vise à récompenser une initiative novatrice en santé mentale et à « favoriser une plus grande proximité entre les cliniques psychiatriques et des jeunes entreprises capables d’apporter rapidement des innovations pertinentes », précise le Dr Olivier Drevon, président de la FHP-Psychiatrie.

    Fonctionnalités de la solution de Med-ebloom

    Deux outils

    La start-up propose « deux outils pour une démocratisation de l’e-médecine en psychothérapie », explique-t-elle sur son site web :

    • une plateforme web à destination du thérapeute : avec notamment un accès à une base d’outils psychométriques imprimables ou remplissables en ligne pour chaque pathologie rencontrée en pratique. Des formations et une aide pour utiliser au mieux les outils de Med-ebloom sont proposées par la société ;
    • une application mobile à destination du patient : le patient peut faire ses exercices et accéder à son application « à tout moment et en tout lieu » sur son smartphone, « avec un système de renforcement positif par récompenses, déblocage de succès, points transformables en bons cadeau[, etc.,] rendant son utilisation ludique, valorisante et favorisant l’observance ».

    Un système de messagerie entre la plateforme et l’application est mis à disposition pour que le patient puisse communiquer plus facilement sur ses difficulté si besoin. En cas d’urgence, le thérapeute a la possibilité de lui proposer une séance de téléconsultation à tout moment.

    Réalité Virtuelle

    L’application propose au patient de s’immerger dans des environnements d’expositions en réalité virtuelle pour qu’il soit confronté de manière progressive et sécurisée à l’objet de son trouble.

    Elle a été développée pour le traitement de phobies spécifiques, dont l’agoraphobie, ainsi que des addictions, des troubles du comportement alimentaires, etc.

    « Le casque de réalité virtuelle utilisable avec smartphone est accessible à partir de quelques euros », indique l’entreprise.

    Modules complémentaires

    Le thérapeute choisit parmi les modules proposés par Med-ebloom pour créer une application mobile personnalisée pour le patient : modules de restructuration cognitive, exercices cognitivo-comportementaux, échelles d’auto-évaluation, outils de relaxation, etc.

    Des rappels peuvent lui être envoyés sur son smartphone à fréquence variable, programmés par le thérapeute et le patient, afin de favoriser l’observance du traitement.

    Télémédecine

    Le thérapeute peut proposer via la plateforme des rendez-vous de psychothérapie à distance, avec ou sans exposition par réalité virtuelle.

  • Le CHU d’Angers inaugure Allegro, le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France

    Un coussin connecté pour prévenir les escarres et des chaussures « intelligentes » pour détecter les chutes, tels sont les types de technologies intégrées au sein du centre d’expertise Allegro, « le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France », inauguré le 22 novembre 2018 au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers lors de la Connected Week de la ville.

    Présenté comme étant « à la fois laboratoire du futur et espace de co-conception » par le CHU dans un communiqué publié le 3 décembre 2018, Allegro sera exploité pour tester au sein d’une chambre d’hospitalisation expérimentale les services et les nouvelles innovations dédiés au domaine de la gérontologie dans l’optique de favoriser l’autonomie des personnes âgées et le bien-vieillir, le tout en collaboration avec les patients, les soignants et les aidants.

    Pour définir les besoins des usagers, l’équipe du living lab a travaillé en concertation avec des utilisateurs, des professionnels de santé ainsi que des spécialistes du vieillissements et des industriels.
    Le nouvel espace est destiné aussi bien aux partenaires publics, aux établissements d’enseignement supérieur et aux patients qu’aux entreprises privés.

    Une chambre expérimentale pour évaluer des prototypes axés sur le bien-vieillir

    La chambre expérimentale d’Allegro, mise en place au sein du service de gériatrie aiguë du CHU d’Angers, a été pensée pour que les partenaires académiques et industriels de l’établissement de soins puissent tester et valider des prototypes visant à mieux répondre aux besoins des personnes âgées malades hospitalisées pour un problème de santé aigu ou décompensé.

    L’équipe du living lab évaluera la faisabilité, l’acceptabilité, l’utilité, l’efficacité, la sécurité, la fiabilité et la reproductibilité des technologies en développement. Le diagnostic de ces différents points a pour but d’améliorer « les caractéristiques et la simplicité d’usage des innovations », explique le centre hospitalier dans son communiqué.

    Une expertise « thérapeutique, technologique et économique »

    « Allegro détient une expertise à la fois thérapeutique, technologique et économique, ajoute le CHU angevins. Sa valeur ajoutée repose sur cette triple compétence mise au service de la recherche médicale et paramédicale. »

    « Il existe une place pour des initiatives enthousiasmantes destinées aux seniors »

    « [Le] nom [Allegro] résume l’essence même du projet : l’aspect « senior » et le caractère hospitalier, tout en faisant référence à Angers. Allegro, signifie aussi « joyeux » en italien, il fait référence à un mouvement vif en musique, explique le Pr Cédric Annweiler, chef du service de gériatrie au CHU. Trop de personnes considèrent encore que l’accompagnement des personnes âgées n’est ni dynamique ni motivant. Nous combattons énergiquement cette idée reçue. (…) Allegro montre qu’il existe une place pour des initiatives innovantes et enthousiasmantes destinées aux seniors. »

    45 500 euros financés par Angers Loire Métropole

    • Allegro est porté par un comité scientifique, dont fait partie le Centre de recherche sur l’autonomie et la longévité (CeRAL) du CHU d’Angers.
    • L’initiative est soutenue par Angers Loire Métropole, qui a versé 45 500 euros afin de permettre la réalisation d’une thèse doctorale.
    • Le projet a décroché l’appel d’offres « Plus de Vie 2017 », lancé par la Fondation hôpitaux de Paris – hôpitaux de France, et a reçu à ce titre une subvention de 16 800 euros, qui a servi à équiper la chambre connectée du living lab.
  • Boehringer Ingelheim crée le 1er accélérateur de e-santé de Lyon : Lili Smart et Medeo retenus

    Boehringer Ingelheim lance le premier accélérateur de santé digitale de l’agglomération lyonnaise, en collaboration avec le réseau d’incubateurs de France 1Kubator, annonce la compagnie pharmaceutique allemande dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    Trois premières start-ups, dont deux issues du secteur de la e-santé et une spécialisée dans la santé animale, ont été sélectionnées pour participer à un programme d’accélération de 6 à 12 mois « visant à décupler leur potentiels« . Il s’agit de :
    • Lili Smart : développe une solution connectée d’assistance pour les aidants et leurs proches en perte d’autonomie (maladie de Parkinson, Alzheimer…), basée sur des technologies d’intelligence artificielle et plus précisément de machine learning :
    • Medeo : met au point des solutions technologiques à destination des professionnels de santé (médecins, établissements de soins, entreprises de e-santé), dont une plateforme sécurisée interconnectée unifiant l’environnement de travail des médecins ;
    • Tibot : propose un robot d’assistance autonome pour l’aviculture dans l’optique d’ »automatiser certaines tâches pénibles et répétitives » afin d’ »améliorer les conditions de travail de l’aviculteur et le bien-être des animaux ». 

    Dans le cadre de cette initiative, « Boehringer Ingelheim envisage d’accompagner à terme 6 start-up chaque année, tant en santé humaine qu’en santé animale », ajoute le groupe.

    L’accélérateur sera basé au sein de l’immeuble Boreal, situé dans le Biodistrict de Lyon-Gerland, siège français des activités de santé animale de l’entreprise allemande.

    « Un véritable programme d’open innovation digitale »

    « Au-delà de cet accélérateur nouvellement créé à Lyon, c’est un véritable programme d’open innovation digitale que nous lançons au sein de Boehringer Ingelheim France, dans la lignée de la stratégie du groupe et de sa filiale BI X, un lab d’innovation digitale dédié à la e-santé, aussi bien humaine qu’animale »,explique Jean Scheftsik de Szolnok, président de Boehringer Ingelheim France (communiqué).

    Un accord commercial voire un investissement direct possible à l’issue du programme

    « À l’issue de ce programme d’accélération, les start-up hébergées chez Boehringer Ingelheim dont les projets sont les plus concluants, au regard de nos enjeux et de notre stratégie, pourraient bénéficier d’un accord commercial ou même d’un investissement direct grâce au fonds de capital-risque de notre groupe », précise-t-il.

  • Le 1er réseau de télécardiologie d’Afrique subsaharienne choisit l’appli ResoDoc et l’IA Cardiologs

    Dans le cadre de son développement, le réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké (Côte d’Ivoire), géré par Wake Up Africa, a retenu ResoDoc, la plateforme de e-santé africaine de la société Doc&You, et la technologie basée sur l’intelligence artificielle Cardiologs afin d’améliorer le dépistage et la prise en charge de pathologies cardiovasculaires, telles que l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme et de la conduction ainsi que les cardiopathies rhumatismales, les cardiopathies congénitales, les cardiomyopathies et l’hypertension artérielle, ont annoncé Doc&You et Cardiologs dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    ResoDoc a été choisi en raison des différents services de télémédecine intégrés qu’il propose, soit :
    • la plateforme sécurisée de télé-expertise Covalia du groupe français Maincare Solutions ;
    • la mise en relation des cardiologues du CHU de Bouaké avec des cardiologues télé-experts en Afrique et en France ;
    • le traitement automatisé des électrocardiogrammes (ECG) par Cardiologs pour faire gagner du temps au cardiologues du CHU, « sans détériorer l’efficacité clinique des diagnostiques ».

    Un soutien de la France

    L’État français a décidé de soutenir financièrement le réseau de télémédecine du CHU de Bouaké, premier réseau de télé-cardiologie d’Afrique sub-saharienne, pour permettre une plus large couverture des patients.

    Son agence de coopération technique internationale, Expertise France, accompagnera la Côte d’Ivoire dans le déploiement de ce projet pilote pendant 3 ans.

    « Résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’IA »

    « Le projet porté par le CHU de Bouaké, Wake Up Africa et Doc&You s’inscrit naturellement dans la mission de Cardiologs : résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’intelligence artificielle. Nous sommes heureux et fiers de mettre notre technologie d’analyse ECG au service des médecins et milliers de patients souffrant de maladies cardiovasculaires diagnostiqués chaque année par les cardiologues de ce réseau », a déclaré Yann FLeureau, co-fondateur et P.-D.G. de Cardiologs (communiqué).

    Un service de télé-expertise pour un meilleur accès aux soins spécialisés vitaux

    La gestion du réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké est assuré par l’ONG ivoirienne Wake Up Africa pour le compte de la Fondation ivoirienne du cœur et pour le service des maladies cardiovasculaires du CHU de Bouaké.

    Éviter des déplacements inutiles aux patients vivant dans des déserts médicaux

    Ce service de télé-expertise en cardiologie permet aux populations qui ne disposent pas de médecins cardiologues d’accéder plus facilement à des soins spécialisés vitaux, « en leur évitant en particulier des déplacements inutiles », explique le communiqué.

    10 structures de santé connectées en télé-cardiologie, plus de 1 500 ECG réalisés chaque année

    Depuis plus de 3 ans, dix structures de santé sont connectées en télé-cardiologie avec le centre hospitalier universitaire de Bouaké. Plus de 1 500 électrocardiogrammes sont déjà réalisés chaque année et adressés de façon dématérialisée aux 5 cardiologues du service des maladies cardiovasculaires du CHU.

  • Les Hospices civils de Lyon adoptent la plateforme Medgo pour gérer leur réseau de remplaçants

    Les Hospices civils de Lyon (HCL) ont adopté Medgo, une plateforme en ligne permettant aux établissements de santé de gérer et de solliciter plus facilement leur réseau de remplaçants, a annoncé le groupe d’établissements de soins le 20 novembre 2018 dans un communiqué.

    Par le biais de cette solution mobile, tous les services du HCL, le deuxième plus grand CHU de France (plus de 5 300 lits), peuvent proposer des missions de remplacements en quelques clics aux 18 000 agents potentiels de son réseau.

    Il s’agit du « premier déploiement d’une telle envergure pour Medgo« , précise le communiqué.

    Après un mois de fonctionnement, les Hospices civils de Lyon comptabilisent 1 500 inscrits sur la plateforme et ont proposé environ 900 missions.

    Fonctionnement de la plateforme Medgo

    Les personnels volontaires pour faire des remplacements s’inscrivent en téléchargeant l’application puis indiquent sur la plateforme leurs disponibilités pour recevoir des alertes sur les remplacements à pourvoir directement sur leur mobile. Ils choisissent ensuite la mission qui les intéresse.

    Les cadres sont notifiés en temps réel des réponses apportées à leurs demandes. Ils peuvent piloter l’ensemble des missions depuis leur tableau de bord.

    Medgo accompagne plus de 700 structures de santé

    La start-up Medgo, fondée en 2016, collabore actuellement avec plus de 700 structures de santé (hôpitaux, cliniques et Ephad) dans l’optique :

    • de faire gagner du temps aux équipes encadrantes et administratives, « la gestion des remplacements étant chronophage », soulignent les HCL dans le communiqué ;
    • de réduire le recours à des agences d’intérim « souvent coûteuses » ;
    • de « fidéliser un réseau qualifié de remplaçants de confiance ».

    Depuis son lancement, la plateforme Medgo connaît une croissance exponentielle du nombre d’utilisateurs (+40 % par mois).

    Première association avec un établissement de taille aussi importante

     « Ce partenariat est l’occasion pour nous de prouver que nous pouvons accompagner un établissement de la taille des [Hospices civils de Lyon] dans le déploiement de notre solution, note Adrien Beata, co-fondateur et responsable des opérations à Medgo. Nous avons énormément travaillé sur nos process et notre produit au cours des derniers mois pour en arriver là. Nous sommes ravis de travailler avec les HCL et attendons avec impatience de déployer Medgo dans d’autres établissements de cette envergure. »

    Un dispositif pour gagner du temps et être moins intrusif

    « Dans ma gestion quotidienne c’est plus que positif ! Ça me fait gagner des heures passées au téléphone à rechercher le bon profil disponible au bon moment ! Et je me sens moins intrusive puisque je n’appelle plus les personnels sur leurs portables pour proposer un poste, commente Agnès, cadre aux Hospices civils de Lyon. De plus en plus d’agents sont séduits par l’ergonomie du site et la facilité d’inscription et sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. »

    Depuis l’été 2018, une campagne de communication a été lancée dans tous les établissements des HCL afin d’informer les équipes et de constituer le réseau de volontaires (aides-soignants, infirmiers, infirmiers anesthésistes ou de bloc opératoire, auxiliaires de puériculture, puéricultrices et sages-femmes).

  • La conférence Lab Santé Île-de-France aura lieu le 7 décembre 2018 à Paris

    La conférence Lab Santé Île-de-France sera organisée le 7 décembre 2018 à Paris par l’Agence régionale de santé Île-de-France, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Île-de-France et Medicen Paris Region.

    L’événement s’adresse aux établissements de santé, aux opérateurs médico-sociaux, aux professionnels de santé, aux entrepreneurs et aux investisseurs.

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser sur le site de la CCI via le lien ci-contre.

    Programme

    Animatrice : Linda Labidi, journaliste économique, Forbes

    8h30 Accueil café  9h00 Ouverture

    • Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France
    • Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France

    Pitchs

    • Pr Ronan Roussel, chef de service de diabétologie-endocrinologie et nutrition de l’hôpital Bichat
    • Serge Picaud, directeur de recherche à l’Inserm, Hôpital Saint-Antoine
    • Jacques Léglise, directeur général de l’hôpital Foch
    • Samir Medjebar, directeur du développement de Bioserenity
    • Pierre Lebon, directeur du centre de ressources et d’expertise du Resah
    • Marylène Vicari, co-fondatrice du Liberté Living Lab
    • Guillaume Wasmer, directeur du Groupe hospitalier Nord Essonne
    • Échanges avec la salle

    Table ronde : Article 51, vers des expérimentations innovantes en santé

    • Natacha Lemaire, rapporteure générale du comité technique et du conseil stratégique de l’innovation en santé
    • Yannick Le Guen, directeur de la stratégie de l’ARS Île-de-France
    • Daniel Szeftel, co-fondateur de Semeia
    • Jean Bourhis, directeur des opérations institutionnelles et économiques à Novartis
    • Porteur du projet Epidaure-CDS

    12h15 Clôture – Trois questions à…

    • Pr Jean-François Dhainaut, Directeur du Lab Santé Île-de-France
    • Christian Lajoux, Président de Medicen Paris Region
  • « Notre but est de devenir le Netflix des solutions d’IA en radiologie » (F. Moreau, Incepto Medical)

    « Notre but premier est de devenir le Netflix des solutions d’IA en radiologie », a déclaré à Health & Tech Intelligence Florence Moreau, directrice technique et cofondatrice de la start-up Incepto Medical, lors d’une interview accordée en novembre 2018. La jeune société propose en effet une plateforme web unique contenant un catalogue d’applications et de solutions d’intelligence artificielle.

    « Les radiologues, qui voient défiler sous leurs yeux plus de 50 000 coupes dans la même journée, sont demandeurs de ce type d’innovations pour gagner du temps et le passer auprès de leurs patients », ajoute-t-elle, précisant que son équipe envisage un développement à l’échelle européenne.
    Au cours de l’entretien, l’entrepreneuse est revenue en détail sur les spécificités de l’offre proposée par Incepto Medical et a partagé sa vision du développement de l’IA dans le domaine de la radiologie, convaincue que la machine ne remplacera jamais l’humain mais qu’elle pourra, au contraire, faire figure d’un soutien de taille pour alléger la charge de travail des radiologues et donc améliorer le diagnostic en limitant omissions et erreurs dans la lecture des nombreuses images que ces professionnels de santé ont à traiter chaque jour.

    « La collaboration avec les médecins est au cœur de notre démarche »

    Incepto Medical a été créé à Paris en janvier 2018. Depuis quand avez-vous réellement lancé votre activité ?

    Après avoir enregistré les statuts de l’entreprise en janvier, nous avons démarré très vite, avec un premier tour d’amorçage de 950 000 euros.

    Nous sommes 15 collaborateurs à l’heure actuelle, dont trois cofondateurs, moi-même [Florence Moreau est experte en développement de logiciels médicaux en radiologie et spécialisée en mathématiques appliquées], Antoine Jomier, le président, qui apporte son expertise dans le domaine du business et de la vente en imagerie médicale, et le Dr Gaspard d’Assignies, radiologue senior, qui s’intéresse depuis longtemps à l’utilisation de intelligence artificielle (IA) en radiologie.

    Vous dites offrir un écosystème collaboratif pour inventer, développer et distribuer des applications en intelligence artificielle et radiologie dédiées au diagnostic et au traitement des pathologies. Quelles solutions proposez-vous concrètement ?

    La collaboration avec les médecins est vraiment au cœur de notre démarche.

    Tout d’abord, parce que nous répondons à leurs besoins multiples et spécifiques, selon leurs spécialités (cancérologue, spécialiste du genou, etc.), en leur proposant une plateforme unique contenant un catalogue complet d’applications et de solutions d’IA : notre but premier est en somme de devenir le Netflix des technologies d’intelligence artificielle en radiologie. Les radiologues, notamment, qui voient défiler sous leurs yeux plus de 50 000 coupes dans la même journée, sont demandeurs de ce type d’innovations pour gagner du temps et le passer auprès de leurs patients.

    En parallèle, des médecins de premier plan nous aident à co-créer des applications médicales : notre approche consiste donc à apprendre avec ces experts la réalité clinique. Au fond, ce sont eux qui savent ce qu’ils veulent faire « dire » à l’IA. De plus, avant de lancer un produit, nous voulons être sûrs qu’il soit bien validé cliniquement. Leur éclairage est précieux et incontournable.

    Nous remarquons qu’il y a une envie croissante de la part des établissements de soins de travailler sur les questions d’intelligence artificielle mais ils ne savent pas forcément dans quel sens aller. Incepto Medical est là pour les accompagner dans leur démarche ainsi que pour faire le lien entre le monde de la technologie et l’activité clinique.

    Avez-vous déjà noué des partenariats ?

    Nous avons déjà signé trois contrats et un potentiel de 10-15 accords à venir. Nous allons notamment travailler avec le groupe suisse de centres d’imagerie médicale de proximité 3R (Réseau radiologique romand) sur l’IRM du genou et avec le groupe hospitalier Paris Saint-Joseph sur l’occlusion intestinale.

    Nous allons creuser leurs idées pour voir si, scientifiquement, elles ont du sens et valent la peine d’être développées.

    « Nous n’envisageons pas une IA comme substitut du médecin »

    En octobre, lors de votre intervention à l’événement Inno Generation de Bpifrance, vous avez indiqué que l’intelligence artificielle n’avait pas pour vocation, selon vous, à remplacer le médecin. « Il ne suffit pas d’identifier une anomalie, il faut un expert en arrière-plan pour pouvoir correctement interpréter l’image et fournir un diagnostic précis. Si on enlève l’humain, ça ne fonctionne pas ! » (voir article en lien ci-contre)

    Oui, notre conviction c’est que le médecin est une pièce maîtresse du domaine de la santé, qui est le domaine de l’humain par excellence. Il y aura encore besoin de radiologues demain.

    Certes, l’IA peut intervenir en amont, en aide de lecture de l’image plus ou moins automatisée pour accompagner les médecins mais nous n’envisageons pas une intelligence artificielle comme substitut du médecin. Les patients ne sont pas et ne seront jamais prêts, je crois, à accepter que ce soit une IA qui leur annonce un cancer.

    Il existe plusieurs sociétés spécialisées dans l’IA en radiologie, telles que Therapixel et Gleamer. En quoi vous démarquez-vous ?

    Nous ne sommes pas sur le même axe. Therapixel, par exemple, est une entreprise qui développe une solution pour un domaine très précis, la mammographie. Loin d’être un concurrent, c’est au contraire un partenaire business potentiel avec lesquels nous pouvons engager un dialogue pour intégrer son produit à notre plateforme.

    Actuellement, chaque développeur de solutions d’IA se présente sur le marché avec son propre algorithme, ce n’est pas évident pour les professionnels de santé de savoir vers quel produit se tourner. Nous, nous leur proposons d’avoir accès à cette offre en une seule fois, sur une même plateforme.

    De plus, par notre biais, ils n’auront pas à subir le coût d’intégration dans l’hôpital.

    À l’occasion des Journées francophones de la radiologie (JFR), Oliver Clatz, P.-D.G. et cofondateur de Therapixel, avait tenu à rappeler qu’il était primordial que le radiologue comprenne le fonctionnement et les limites des algorithmes automatisant l’analyse des images médicales car il sera « le seul responsable en cas d’erreur » (voir article en lien ci-contre). Les questions de responsabilité vous préoccupent-elles ?

    C’est très important de s’interroger sur ce sujet, et pas seulement du point de vue du radiologue mais aussi du point de vue du concepteur de l’algorithme. Nous discutons de ces problématiques très en amont du processus d’intégration clinique.

    Un développement européen

    Quels sont vos objectifs pour les mois et les années à venir ?

    Notre mission est d’être le pont entre la technologie de l’IA et les médecins. Aujourd’hui, une cinquantaine d’applications utilisant l’intelligence artificielle existent ou sont en cours de développement dans le monde : il faut aider les médecins à recenser les plus performantes, à y accéder et à les utiliser. Il faut aussi leur permettre de créer leur propres applications, adaptées à leurs besoins.

    Nous visons le marché européen qui est naissant et recèle énormément de potentiel. Cet angle européen, nous l’avons depuis le départ : un de nos actionnaires historiques est d’ailleurs l’ancien président de la Société européenne de radiologie (Paul Parizel).

    Côté financement, notre prochaine étape est le lancement d’un tour de financement de série A (objectif non divulgué). Il ne faut pas que nous perdions de temps car certains pays comme les États-Unis, Israël et la Chine sont déjà bien avancés sur le marché.