Financeurs

  • « Face aux épidémies, le traitement des données en temps réel est la clé » (E. Castle, eHealthAfrica)

    Evelyn Castle, directrice et co-fondatrice de eHealth Africa (eHA), a partagé avec Health & Tech Intelligence l’expertise et le retour d’expérience des programmes de sa start-up dans l’amélioration des résultats en matière de santé publique, d’anticipation et de gestion des pandémies, ainsi que les missions d’appui aux systèmes de santé nationaux, à la suite de son intervention au World Health Summit (14-16 octobre 2018, Berlin).

    Né lors de l’épidémie du virus Ebola en 2014 en Sierra Leone, le projet eHealth Africa s’est rapidement imposé en proposant un suivi de la propagation par un traitement de la donnée en temps réel mais aussi des outils de traçage tels que Sense Ebola ou des applications comme DHIS2. D’autres solutions d’nteropérabilité comme la plateforme Aether apportent enfin leur soutien aux systèmes de santé nationaux, explique-t-elle.

    Face à l’urgence de l’épidémie, un traitement de la donnée en temps réel s’impose

    Pouvez-vous revenir sur l’origine de eHealth Africa (eHA) ?

    Evelyn Castle : eHA a vu le jour au Nigéria en 2010, avant d’étendre son action en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée. La start-up basée en Afrique de l’Ouest développe des solutions d’appui aux systèmes de santé grâce à la conception et la mise en œuvre d’outils basés sur l’exploitation et le traitement des données de santé. EHealth Africa a soutenu l’effort national en 2014 face à l’épidémie d’Ebola en Sierra Leone, lorsque le nombre de personnes infectées doublait chaque jour.

    Pouvez-vous nous en dire plus sur l’intervention d’eHA lors de cette épidémie d’Ebola ?

    Nous savions que cette épidémie n’aurait aucune chance de ralentir avant que nous ne puissions obtenir des données en temps réel qui nous permettraient une prise de décision plus efficace.

    Sur la base de son expérience dans le développement et la mise en œuvre de solutions, eHA a développé des outils de surveillance des maladies. Chaque pays était confronté à des défis différents et avait des priorités spécifiques selon le stade de l’épidémie. Nous avons donc développé une batterie d’outils pour résoudre le problème, le défi majeur étant la diversité des formats en matière de données d’un pays à l’autre.

    Sense Ebola: un premier outil de traçage des contacts

    Quel est l’objectif précis recherché à travers le développement de l’application Sense Ebola ?

    L’application Sense Ebola a été conçue pour collecter des données lorsque des équipes médicales vérifiaient l’état de santé des personnes qui avaient été en contact étroit avec des patients atteints du virus Ebola. Elle garantissait que chaque personne ayant eu un contact potentiel avec le virus était suivi deux fois par jour et signalait si un contact présentait des symptômes du virus.

    L’outil a été conçu pour fonctionner sur les téléphones Android, aussi bien en ligne que hors ligne. Les données sont stockées sur le mobile et synchronisées automatiquement avec les bases de données nationales et centrales de chaque pays, lorsque la connexion est établie. Un tableau de bord affiche les données de toutes les équipes de recherche de contacts, permettant aux ministères et aux partenaires une vision globale de l’état de la recherche de contacts au niveau national.

    Quels ont été les résultats ?

    Au total, l’application Sense Ebola a été utilisée par plus de 700 traceurs de contacts en Sierra Leone, au Liberia, en Guinée et au Nigeria, réduisant le temps de déclaration des contacts avec l’épidémie de plus de 12 heures.

    De fait, l’épidémie du Nigeria a pu être arrêtée avec seulement 20 personnes infectées. La traçabilité des contacts était un outil nécessaire pour répondre au suivi d’un cas une fois identifié mais une autre lacune majeure dans la réponse au virus Ebola était d’identifier immédiatement le foyer afin de pouvoir le signaler. Dans ce but, la Sierra Leone et le Liberia ont décidé de mettre en œuvre un cadre de surveillance intégré de la maladie et de la riposte (IDSR) référencé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Ce cadre permet une interopérabilité des données de laboratoire, réduisant le délai de détection et de confirmation du laboratoire afin que la réponse soit déployée le plus rapidement possible. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’IDSR, la Sierra Leone et le Liberia se sont concentrés sur la création d’un outil de notification électronique, sur la base des rapports hebdomadaires de maladie à déclaration obligatoire immédiate. Néanmoins, les deux pays avaient des exigences différentes dans le traitement des flux et le reporting. En Sierra Leone, l’objectif était de collecter les données des établissements de santé sur une base hebdomadaire, de valider cette information au niveau du district, et enfin d’analyser la remontée des informations au niveau national.

    DHIS2 Mobile : une plateforme de collecte et d’analyse de la donnée statistique

    Vous avez alors créé l’application DHIS2 Mobile.

    « Oui, afin de répondre à cette exigence, nous avons créé DHIS2 Mobile, une plateforme de collecte, de validation, d’analyse et de présentation de la donnée statistique, qui permet de télécharger le formulaire IDSR dans les bases de données nationale de Sierra Leone.

    Ce système fonctionne actuellement dans 372 centres de santé en Sierra Leone et plus de 95 % des établissements réalisent un reporting hebdomadaire des formulaires eIDSR.

    L’application a-t-elle été utilisée dans d’autres pays, comme le Liberia ?

    Le Liberia voulait aller plus loin et obtenir des données basées sur des cas concrets mais la mauvaise couverture en réseau mobile dans le pays ne permettait pas les échanges par SMS. En réponse, nous avons développé RapidPro pour gérer la plateforme SMS des établissements de santé combinés avec l’application DHIS2 permettant des signalements immédiats au gestionnaire. Lorsque la connexion au réseau mobile est disponible, les données sont synchronisées au niveau national par le système de suivi DHIS2. 

    Ce système fut testé dans deux comtés du Liberia, avant que la gestion de l’outil ne soit déléguée au ministère de la Santé pour un déploiement à l’échelle nationale. Pour un traitement optimal, le système national de surveillance des maladies doit inclure des données cliniques issues des hôpitaux publics et privés, en provenance des canaux des médias sociaux, mais aussi des données provenant directement du public, via les centres d’appels ou les SMS.

    Comme beaucoup d’autres acteurs du secteur de la santé, nous avons développé des outils en réponse à un problème spécifique et en cas d’urgence mais nous redémarrions presque systématiquement à zéro à chaque évènement, recréant des fonctions nouvelles ou des outils différents. Cela a notamment permit l’élaboration de solutions telles que la plateforme IDSR.

    Aether : un outil pour des solutions d’échange de données uniformisées

    Quid de la plateforme Aether ?

    Ce cadre de développement permettrait de déployer des solutions plus rapides, à moindre coût, tout en instaurant un système de soutien durable et continue.

    Aether permet aux organisations de mettre en place des solutions de traitement et d’échange de données uniformisées, facilitant les échanges de données entre les systèmes. Grâce à cette plateforme, les données sont collectées à partir de différentes sources et mappées au sein d’un schéma commun. Ce schéma constitue un contrat de données, qui facilite l’interopérabilité et l’échange des données de santé. Les données sont stockées sous forme de messages pouvant être traitées ou publiées dans des applications externes en temps réel, garantissant un accès rapide des organisations à l’information. Les données sensibles peuvent être masquées et publiées dans un environnement cloud hautement sécurisé. 

    Aether permet d’intégrer facilement des solutions de santé numérique les plus utilisées, telles que ODK, Kibana, Elastic Search, CKAN et nous développons continuellement des solutions de comptabilité pour les systèmes DHIS2 et le standard HL7 FHIR qui définit une palette d’objets d’information modulaires appelés « ressources », qui s’assemblent et se relient entre elles, afin de construire de façon efficiente des systèmes de partage de données cliniques ou administratives.

    Aether permet également de développer des connecteurs pour des applications non prises en charge, en personnalisant en fonction des besoins. Enfin, Aether est un projet open source ouvert à tous.

    Comment Aether peut-il concrètement soutenir un IDSR national ? 

    Dans le cadre d’un IDSR, trois domaines doivent être traités en priorité : la détection de la maladie et sa notification, la confirmation du laboratoire et enfin la réponse à l’épidémie.

    Dans ce cadre, eHA utilise trois systèmes qui se concentrent sur l’obtention de ces données, la détection et le signalement des maladies, grâce à l’application mobile DHIS2, qui collecte le rapport IDSR auprès des établissements de santé. La confirmation des échantillons de laboratoire est obtenue à partir des informations du logiciel BIKA Lab, un système de gestion de l’information libre, très répandu. Enfin, dans le suivi des épidémies, eHA utilise le suivi SENSE Ebola pour rechercher les contacts donnant lieu à contamination. 

    Nous devons cartographier l’ensemble des données recueillies par ces outils au sein du « schéma ». Ces données seront ensuite publiées dans un tableau de bord IDSR qui permettra de surveiller l’évolution des indicateurs clés. Une fois ce système configuré, nous sommes prêt à agir.

    Pourquoi la collaboration avec les États est-elle aussi complexe ?

    Lorsque nous entamons des discussions avec les systèmes de santé nationaux, nous envisageons toujours des stratégies complexes autour du traitement de plusieurs millions de données différentes, ce qui rend la construction d’un système national d’information de santé dans le meilleur des cas complexe, dans le pire des cas impossible.

    Aether est une rampe de lancement, il permet d’entamer la coopération vers plus d’interopérabilité. L’outil se veut flexible pour évoluer au fil du projet. Quelques données clés suffisent pour identifier les besoins et prendre les bonnes décisions.

    Des outils tels que Sense Ebola, Follow-up, ODK et KoboCollect sont performants mais pour tirer le meilleur parti des données collectées, nous devons veiller à ce qu’une plateforme comme Aether permette le partage et l’analyse des données de santé en toute sécurité afin d’aider les professionnels à prendre les meilleures décisions possibles.

  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • Resilient Innovation lance une campagne de crowdfunding pour sa solution de marche assistée

    Resilient Innovation, spécialiste en solutions technologiques et créateur de Walk, un dispositif électronique portable d’aide à la marche par stimulation auditive, a annoncé le 5 novembre 2018 le lancement d’une campagne de financement participatif via la plateforme Lita.co, avec un objectif de collecte fixé à 500 000 euros.

    Walk vient en aide aux personnes ayant des troubles d’origine neurologique, tels que les malades souffrant de la maladie de Parkinson, et contribue à améliorer leur maintien à domicile.

    Les objectifs principaux que serviront les fonds recueillis par la start-up sont l’accélération de la commercialisation de son dispositif en Europe et la conquête de nouveaux marchés.

    Objectif : s’ouvrir à de nouveaux marchés

    Le projet Walk est une idée de Jordan Miron, fondateur et P.-D.G., jeune entrepreneur montpelliérain, qui a voulu allier l’électronique et la science. Il a développé le dispositif connecté et breveté Walk dans le cadre de sa start-up, Resilient Innovation, fondée en janvier 2016.

    Cet appareil est capable, grâce à un logiciel intégré, de détecter les troubles locomoteurs et de déclencher si nécessaire une stimulation auditive sur laquelle l’usager peut synchroniser son pas pour corriger les troubles dont il souffre. Le dispositif est utile dans le cadre de dommages neurologiques, comme par exemple dans les cas de maladie de Parkinson ou d’hémiplégie post-AVC.

    La première version brevetée du dispositif, utilisé par plus de 200 particuliers et plus de 100 professionnels de santé, a permis à la start-up de procéder à une collecte de données afin d’améliorer le produit.

    Aujourd’hui, le fondateur de la société travaille en collaboration avec un David Hoffnung, chargé de recherche et développement de la start-up. Ils sont secondés de Morgan Bideau, responsable du développement commercial de l’entreprise.

    Parmi les projets actuellement prioritaires de la start-up figurent :

    • le renforcement des ventes en Europe ;
    • l’ouverture au marché de l’outre-mer ;
    • le développement de ses produits et services.

    Lita.co

    Lita.co est une plateforme francilienne d’investissement participatif dont la vocation est de permettre  d’investir dans les entreprises porteuses de projets solidaires et durables.

    Tous ceux qui souhaitent prendre part dans la campagne peuvent manifester leur intention d’investir en phase de pré-collecte via ce lien.

    L’objectif est fixé à 500 000 euros. Une fois la phase de pré-collecte terminée, le financement participatif sera ouvert à tous sur la plateforme Lita.co pour une durée d’un mois.

  • Les 5 start-ups françaises qui uberisent les RH en santé

    Faire face au turn over, trouver des intérimaires ou vacataires, simplifier et sécuriser les recrutements et les remplacements, tels sont « les cailloux dans les chaussures » des services RH dans le secteur de la santé et du médico-social.  Dans un objectif global d’une réduction de coûts de gestion des ressources humaines mais aussi de continuité de service et de maintien de la qualité, les établissements cherchent à diversifier les canaux de recrutement.

    Certaines start-ups ont décelé ce besoin auquel ne répondaient pas les acteurs traditionnels de l’intérim en apportant des solutions numériques qui permettent :
    • gain de temps ;
    • réactivité ;
    • agilité dans la gestion des ressources.

    Health & Tech Intelligence a identifié les cinq start-ups qui proposent actuellement un service de gestion de ressources humaines dans le secteur de santé, que ce soit à destination des établissements de santé ou des cabinets médicaux.

  • Data : les start-ups françaises qui uberisent les RH en santé

    Faire face au turn over, trouver des intérimaires ou vacataires, simplifier et sécuriser les recrutements et les remplacements, tels sont « les cailloux dans les chaussures » des services RH dans le secteur de la santé et du médico-social.  Dans un objectif global d’une réduction de coûts de gestion des ressources humaines mais aussi de continuité de service et de maintien de la qualité, les établissements cherchent à diversifier les canaux de recrutement.

    Certaines start-ups ont décelé ce besoin auquel répondaient mal les acteurs traditionnels de l’intérim en apportant des solutions numériques qui permettent :
    • gain de temps;
    • réactivité ;
    • agilité dans la gestion des ressources.

    Health & Tech Intelligence a identifié les cinq start-ups qui proposent actuellement un service de gestion de ressources humaines dans le secteur de santé, que ce soit à destination des établissements de santé ou du médico-social ou des cabinets médicaux.

    Le tableau regroupant les start-ups spécialisées dans la gestion numérique des ressources humaines est disponible via ce lien.

  • SimforHealth, un des fondateurs du 1er centre de formation médicale par la RV au Canada

    SimforHealth est devenu partenaire de la Queen’s University canadienne (Ontario) le 16 octobre 2018 afin de l’accompagner dans la construction du premier centre de formation médicale via réalité virtuelle (RV) au Canada. L’entité fera partie intégrante de la faculté des sciences de la santé.

    Elle permettra aux étudiants en médecine et aux résidents d’acquérir de l’expérience en matière de soins aux patients dans un environnement réaliste mais entièrement sécuritaire. Pour le corps professoral, ce centre servira à :
    • étudier l’impact de la RV sur l’apprentissage ;
    • explorer la façon dont la RV peut être utilisée efficacement en médecine ;
    • élaborer un contenu pédagogique pour les futurs classes et programmes d’études.

    Il est prévu que le centre ouvre en janvier 2019.

    Objectif : une formation médicale plus sûre et plus efficace

    Un partenariat tripartite

    SimforHealth a été retenu pour son expertise en réalité virtuelle (RV) et en formation médicale, notamment pour sa plateforme logicielle de RV MedicActiV, que le centre utilisera pour former ses étudiants. La société fournira aux étudiants un simulateur numérique de prise en charge d’un pneumothorax.

    Un autre partenaire est partie prenante du projet. Il s’agit de la société HTC, acteur majeur à échelle internationale de la RV qui propose des outils haut de gamme qui dominent le marché (HTC VIVE et VIVE Pro) et qui est le concepteur de l’un des meilleurs systèmes de casque de RV au monde sur le plan de l’expérience utilisateur par son rendu réaliste.

    Queen’s University souhaite se positionner comme leader de la formation médicale par RV

    Selon le Dr Daniel Howes, directeur du Centre de simulation clinique de la faculté des sciences de la santé de Queen’s University, « la réalité virtuelle nous offre de nouvelles opportunités passionnantes de simuler de manière réaliste un large éventail de situations cliniques. Nous voulons que les apprenants fassent toutes leurs erreurs de débutant dans l’environnement virtuel et non sur de vrais patients ».

    La construction du bâtiment d’environ 750m2 qui accueillera le centre et l’installation d’outils de simulation de réalité virtuelle commenceront cet automne pour que l’entitée soit inaugurée au début de 2019.

    L’université souhaite devenir leader de la formation médicale immersive par simulation car elle y voit l’avenir de la formation.

    Dans un premier temps, les enseignements prodigués au centre de simulation se feront dans le cadre de la formation médicale de premier cycle. À l’avenir, les enseignements du centre seront élargis à toutes les étapes de l’enseignement médical, y compris à la formation postdoctorale spécialisée.

  • Grands Prix de l’Innovation 2018 de la Ville de Paris  : les 5 finalistes de la catégorie « e-santé »

    Wandercraft, Doctoconsult, VitaDX international, CC/Contact et Kee Lab sont les 5 finalistes de la catégorie « e-santé » des Grands prix de l’innovation organisés par Paris&Co et la Ville de Paris dévoilés le 25 octobre 2018.

    Chaque lauréat de chacune des 5 catégories existantes recevra à l’issue du concours une dotation de 12 000 € ainsi qu’une place dans l’un des incubateurs de Paris&Co. Les vainqueurs seront désignés à l’occasion de la cérémonie de remise des prix le 11 décembre 2018.

    5 finalistes de la catégorie « e-santé »

    Les finalistes de la 5ème catégorie, Moonshot 2040, qui vise à recueillir des proposition pour inventer la cité du futur et repenser l’expérience de vie en 2040, seront eux dévoilés le 5 novembre.

    L’annonce des lauréats finaux aura lieu le 11 décembre prochain, à la Cité de la mode et du design, en présence de plus de 2 000 personnes influentes du monde de l’innovation.

    Les solutions éligibles pouvaient être technologique et/ou servicielle avec une forte dimension de design au plus près des besoins des utilisateur. Elles devaient permettre une amélioration du parcours de santé, de la prévention ou suivi du traitement et au post soins.

    CC/Contact et Kee Lab

    • Kee Lab développe des outils d’aide au diagnostic histologique. La solution de la jeune société doit aider à répondre aux défis du secteur du domaine de l’histologie que ce soit d’un point de vue technique (taille des données, variabilité des images, gestion de données médicales, etc.), médical (spectre des pathologies) ou environnemental (retard dans la numérisation, médecins peu habitués aux outils).

    La start-up collabore déjà depuis février 2018 avec l’hôpital Saint-Louis, qui lui a permis d’acquérir une base de données nécessaire à la construction d’un Poc sur le cancer du sein, dont les résultats sont prometteurs, et de développer les premières briques technologiques de la solution.

    Depuis mai 2018, la start-up est soutenue par le programme d’accélération de Wilco Healthcare, dont elle a obtenu un prêt d’honneur, et bénéficie de l’appui de l’incubateur Agoranov depuis juillet 2018.

    • CC/Contact est une start-up issue de l’AP-HP dédiée à la conception et au développement d’une prothèse de genou céramique. Elle gère également les premiers essais cliniques sur les malades.

    L’objectif de la start-up est de parvenir à la stabilisation de l’articulation par la création d’un tissu fibreux dense, épais et orienté mécaniquement pour reproduire l’effet de ligaments. Sa prothèse vise à permettre la diminution du risque infectieux par 2 et à augmenter la durabilité de la prothèse en raison du peu d’usure du produit.

    Wandercraft, Doctoconsult et VitaDX 

    Wandercraft est connue pour sa solution d’exosquelette de jambes visant à soutenir la marche des personnes myopathes ou paraplégiques.

    Doctoconsult propose depuis 2016 des téléconsultations spécialisées en santé mentale. La start-up a levé 2 millions d’euros à la mi-septembre 2018 auprès du groupe d’hospitalisation privée Elsan et de Bpifrance, via le fonds Patient autonome.

    VitaDX a été retenue pour sa solution Visiocyt fondée sur l’intelligence artificielle servant au diagnostic précoce des cancers de la vessie.

    Les partenaires des Grands prix

    Les partenaires de la manifestation sont : Caisse des dépôts, l’Atelier BNP Paribas, Engie, Groupe ADP, Le Groupe La Poste, FDJ, Hello Bank!, JCDecaux, Sanofi et Total.

  • Pfizer Healthcare Hub France lance son appel à candidatures pour les start-ups françaises en e-santé

    Pfizer a lancé le 26 octobre 2018 un appel à candidatures à destination des start-ups françaises de la e-santé. Il s’agit d’une initiative portée par Pfizer Healthcare Hub France, un hub visant à proposer un programme d’accélération pour le développement de solutions numériques en santé créé en septembre 2018 au sein du campus de start-ups parisien Station F par le laboratoire, en partenariat avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et son incubateur iPEPS.

    L’objectif de cet appel est de sélectionner deux à quatre start-ups qui bénéficieront d’un accompagnement personnalisé de 9 mois rassemblant les expertises de Pfizer et de l’ICM. Les solutions déployées par les participants devront être centrées sur le parcours de soins et la qualité de vie du patient.

    La date limite de réception des candidatures a été fixée au 30 novembre 2018. Il est possible de déposer un dossier en suivant le lien ci-contre.

    Critères de sélection

    Le comité de sélection du Pfizer Healthcare Hub sera composé d’une vingtaine d’experts, internes à Pfizer et à l’ICM mais aussi externes, issus de l’écosystème de la santé numérique.

    Start-ups éligibles

    • Le comité portera un intérêt aux start-ups françaises déjà suffisamment matures, qui devront présenter une preuve de concept et/ou un produit minimum viable (MVP).
    • La qualité de l’équipe et la technologie des projets seront prises en considération afin d’évaluer leur potentiel sur le long terme.

    Domaines d’intérêt

    Les lauréats seront sélectionnés sur leur capacité à apporter des solutions en e-santé dans l’un des domaines suivants :

    • améliorer le parcours de soin du patient à chaque étape (diagnostic, décision thérapeutique, suivi et observance du traitement, prévention de l’apparition de la maladie ou des rechutes) ;
    • aider à la coordination des acteurs du parcours de soin pour établir rapidement un diagnostic et améliorer la prise en charge ;
    • faciliter la gestion de la maladie au quotidien afin d’augmenter la qualité de vie globale du patient.

    Les solutions élaborées par les start-ups doivent également être en lien avec les expertises médicales de Pfizer :

    • oncologie ;
    • maladies rares ;
    • antibiotiques et antibiorésistance ;
    • sevrage tabagique ;
    • prévention des accidents cardio-vasculaires ;
    • vaccination ;
    • maladies inflammatoires ;
    • dermatologie ;
    • douleurs arthrosiques et lombalgies ;
    • patients fragiles, notamment les personnes âgées et poly-médicamentés ;
    • santé du voyageur ;
    • automédication.

    Un programme d’accélération de 9 mois

    Les lauréats intégreront un programme de 9 mois au cours duquel elles pourront bénéficier de 18 postes de travail au sein du programme ICM à Station F et des expertises du Pfizer Healthcare Hub France :

    • Les start-ups pourront suivre un programme de mentoring dédié, assuré par le réseau d’experts de Pfizer, qui offrira son aide pour répondre aux questions médicales, pharmaceutiques, cliniques et réglementaires, mais aussi pour comprendre l’état et les enjeux du marché pharmaceutique et la manière dont il faut y accéder.
    • L’ICM, composé de chercheurs, de cliniciens et d’entrepreneurs cherchant à faire progresser la recherche fondamentale et à explorer ses applications, apportera avec son incubateur iPEPS son savoir-faire pour soutenir l’accompagnement des start-ups sélectionnées.

    Dates clés du Pfizer Healthcare Hub France :

    • 26 octobre 2018 : début de l’appel à candidatures pour les start-ups e-santé ;
    • 30 novembre 2018 : date limite de réception des dossiers ;
    • Mi-décembre 2018 : première sélection de 10-15 start-ups ;
    • Début janvier 2019 : « pitch-session » – présentation des projets des start-ups présélectionnées par le comité ;
    • 11 février 2019 : début du programme à l’iPEPS au sein du campus Station F ;
    • Novembre 2019 : clôture du programme I – présentation des projets développés par les start-ups.
  • Un trophée E-tonomy remis à 5 start-ups améliorant le quotidien des personnes dépendantes

    À l’occasion de la deuxième édition du salon E-tonomy, consacré aux innovations améliorant l’autonomie des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, un jury de professionnels a attribué le 11 octobre 2018 aux Mureaux, dans les Yvelines, un trophée E-tonomy à cinq start-ups :

    • AgenT (coup de cœur du jury) : développe le « premier diagnostic sanguin de la phase silencieuse de la maladie d’Alzheimer » ;
    • Aurizone (catégorie « Innovation ») : propose un GPS fonctionnant à l’intérieur des bâtiments destiné à améliorer mobilité des personnes mal-voyantes dans les environnements publics pour permettre aux familles et aux soignants de surveiller à distance la personne aidée ;
    • ID1 (catégorie « Innovation ») : a mis au point une carte d’identité « santé » sous la forme d’un QR Code ;
    • Facil’iti (catégorie « Innovation ») : a créé une solution d’accessibilité numérique qui adapte l’affichage d’un site web en fonction des besoins de confort visuel, moteur et ou cognitif de l’utilisateur ;
    • ADI Central Service à Domicile (catégorie « Sap/Saad ») : travaille sur la dématérialisation des outils de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) du 29 décembre 2015.

    Ces prix récompensent les projets d’innovation et de transformation numérique « au service de l’autonomie » et vise à encourager le développement de solutions, de services et d’outils techniques, facilitant le quotidien des personnes souffrant d’un handicap ou en perte d’autonomie.

    Les 5 start-ups récompensées par le jury E-tonomy

    E-tonomy : le salon tech sur la prise en charge des personnes dépendantes

    Le salon E-tonomy est porté par Invie, une plateforme spécialisée dans les services d’aide à la personne. Il s’agit d’un rendez-vous annuel international centré sur l’innovation dans les secteurs des services à la personne, de la santé et du médico-social.

    Un hackathon auquel concoure une centaine de participants

    L’événement rassemble des acteurs professionnels et non professionnels du domaine de la prise en charge des personnes dépendantes autour de technologies du numérique, de la domotique, de la robotique ou encore de l’intelligence artificielle. Il est notamment rythmé par un hackathon de 54 heures réunissant une centaine de participants, des conférences et des ateliers.

    « L’enjeu d’E-Tonomy est de nous servir de l’intelligence collective pour rassembler et développer des technologies innovantes au service de la dépendance, et de la perte d’autonomie », est-il indiqué sur le site officiel.

  • Padoa lève 20M€ et permet le suivi de santé de 230 000 salariés par les services de santé au travail

    Padoa, une start-up basée à Paris qui fournit des outils technologiques pour le suivi numérique de la santé au travail, a annoncé le 25 octobre 2018 avoir levé 20 millions d’euros.

    C’est son investisseur historique, Kamet – incubateur spécialisé dans les projets technologiques au service des assurés et créé par Axa -, aux côtés d’autres actionnaires, qui est le principal porteur de la levée de fonds.

    Ces fonds supplémentaires seront mis au service des objectifs tels que le développement de sa solution et de fonctionnalités avancées, le doublement de ses effectifs et le suivi d’un million de salariés dans le cadre de la médecine du travail.

    Moderniser la santé au travail grâce à une plateforme

    L’objectif poursuivi par Padoa consiste à fournir des outils capables de moderniser la santé au travail pour lui permettre de répondre pleinement aux enjeux sociétaux actuels et à les rendre disponibles à l’ensemble des entreprises indépendamment de leur taille.

    La plateforme que la start-up a développée permet de centraliser toutes les démarches administratives liées à la visite médicale (émettre des convocations, signer électroniquement des documents, gérer les rendez-vous en ligne, etc. ).

    Elle permet aux salariés d’effectuer une pré-viste connectée avec des tests à effectuer depuis son poste de travail. Elle permet à l’employeur de déclarer ses nouveaux salariés et les risques associés au poste de travail et de partager des actions de prévention.

    Quant aux salariés, ils bénéficient d’un dossier médical qui leur donne accès aux comptes rendus de visites,aux recommandations médicales et aux documents administratifs.

    La plateforme permet par ailleurs de générer des statistiques et de réaliser de l’analyse des données.

    Nouveaux objectifs

    Grâce à la levée de fonds, Padoa espère :

    • devenir une plateforme collaborative entre les professionnels de la santé au travail, les employeurs et les salariés ;
    • développer les outils et les algorithmes permettant aux services de santé au travail d’accéder à des données exploitables pour réaliser des diagnostics précis, mieux cibler leurs programmes de prévention et évaluer clairement l’impact de leurs actions ;
    • introduire une approche novatrice dans l’évaluation et la traçabilité des risques en entreprise ;
    • doubler ses effectifs d’ici un an en passant à 80 salariés ;
    • permettre à 1 million de salariés d’entreprises de toutes tailles d’être plus engagés et mieux suivis dans leur santé au travail d’ici 1 an et demi.