Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia sont les 4 start-ups retenues (parmi 32 dossiers reçus) par Pfizer France et l’Incubateur et pépinière d’entreprises Paris-Salpêtrière (Ipeps) dans le cadre de l’appel à candidatures lancé fin 2018 pour rejoindre le Pfizer Healthcare Hub France, un programme d’accélération qui vise à soutenir le développement de solutions numériques en santé conçues pour apporter des bénéfices aux patients.
Ce dernier a été fondé en septembre 2018 par l’antenne française du groupe pharmaceutique, en partenariat avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et son incubateur l’Ipeps.
Les 4 start-ups ont été sélectionnées pour le potentiel de leurs solutions, centrées sur 3 thématiques majeures :
• l’amélioration du parcours de soins ;
• la qualité de vie du patient ;
• une meilleure coordination entre les différents acteurs de la santé.
Les lauréats vont s’installer à partir du 11 février et pendant 9 moins dans les locaux de l’incubateur Ipeps-ICM.
L’Institut du cerveau et de la moelle épinière, qui réunit chercheurs, cliniciens et entrepreneurs pour faire avancer la recherche fondamentale et explorer ses applications, apportera avec Ipeps son savoir-faire dans l’accompagnement des start-ups du secteur.
De son côté, Pfizer, par le biais d’un programme de mentorat dédié, partagera son expertise des sujets médicaux, pharmaceutiques, cliniques et réglementaires, et sensibilisera les jeunes sociétés aux réalités du marché pharmaceutique et notamment de son accès.
Le jury de l’appel était composé d’une vingtaine d’experts de Pfizer et de l’ICM ainsi que de spécialistes de la health tech.
« Notre choix s’est porté sur des startups suffisamment matures et structurées qui nourrissent un projet viable ou sont en phase de test sur une nouvelle technologie, commente Henriette Rosenquist, présidente de Pfizer France (communiqué). L’objectif est de soutenir et d’accélérer leur développement, pour que ces startups puissent envisager une commercialisation de leur produit ou service au terme des 9 mois d’accélération. »
Présentation des 4 start-ups
Ad scientiam
Ad Scientiam est implanté à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et dans l’incubateur Ipeps-ICM. Elle regroupe ingénieurs, médecins et chercheurs.
La start-up, spécialisée dans le domaine des données en vie réelle, a développé MSCopilot pour améliorer le suivi des personnes atteintes de sclérose en plaques.
Le dispositif, disponible sur smartphone, propose 4 tests afin d’objectiver et de quantifier le périmètre de marche, la dextérité, l’acuité visuelle et la cognition. Les données recueillies sont ensuite transmises au neurologue du patient, qui peut suivre l’évolution de la maladie de manière précise.
Kiwifab
Kiwifab est une start-up en phase de démarrage qui développe des produits et des services de santé connectés pour faciliter la prise de traitement ainsi que le bon usage des médicaments.
Sa première solution élaborée est Ki-Di, un distributeur intelligence de comprimés et de gélule qui permet de planifier et de sécuriser les prises de médicaments dans le cadre d’un traitement complexe.
L’ouil peut ajuster le dosage ou l’heure de prise en temps réel.
À terme, l’objectif de Kiwifab est que les données générées et recueillies par Ki-Di puissent permettre aux professionnels de santé de mieux suivre le parcours de soins des patients.
Lucine
Fondé à Bordeaux, Lucine est composé d’une trentaine de collaborateurs aux profils pluridisciplinaires.
Son objectif est de reproduire à domicile les méthodes utilisées dans les centres anti-douleur.
L’application, basée sur un système d’intelligence artificielle (IA), analyse et identifie les douleurs grâce à un questionnaire simple, couplé à une reconnaissance faciale des émotions.
Lorsque la douleur est définie, l’outil propose différentes techniques pour soulager les symptômes.
Sêmeia
Sêmeia conçoit des solutions d’accompagnement basées sur l’IA (deep learning).
La start-up a mis au point une plateforme de suivi qui propose un accompagnement numérique personnalisé. Elle regroupe informations sur la pathologie, conseils, e-learning et données physiologiques (tensions, sommeil, fatigue, bilan sanguin).
À n’importe quel instant, le patient peut entrer en contact avec le personnel de santé par l’intermédiaire de différents canaux de communication (SMS, appels avec une infirmière, chats avec un pharmacien, etc.).
Cet accès facilité aux données de la personne permet au praticien d’identifier les patients à risque en repérant en amont les ruptures potentielles dans leurs parcours de soins.