Financeurs

  • Appel Pfizer Healthcare Hub France : Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia lauréats

    Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia sont les 4 start-ups retenues (parmi 32 dossiers reçus) par Pfizer France et l’Incubateur et pépinière d’entreprises Paris-Salpêtrière (Ipeps) dans le cadre de l’appel à candidatures lancé fin 2018 pour rejoindre le Pfizer Healthcare Hub France, un programme d’accélération qui vise à soutenir le développement de solutions numériques en santé conçues pour apporter des bénéfices aux patients.

    Ce dernier a été fondé en septembre 2018 par l’antenne française du groupe pharmaceutique, en partenariat avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et son incubateur l’Ipeps.

    Les 4 start-ups ont été sélectionnées pour le potentiel de leurs solutions, centrées sur 3 thématiques majeures :
    • l’amélioration du parcours de soins ;
    • la qualité de vie du patient ;
    • une meilleure coordination entre les différents acteurs de la santé.

    Les lauréats vont s’installer à partir du 11 février et pendant 9 moins dans les locaux de l’incubateur Ipeps-ICM.
    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière, qui réunit chercheurs, cliniciens et entrepreneurs pour faire avancer la recherche fondamentale et explorer ses applications, apportera avec Ipeps son savoir-faire dans l’accompagnement des start-ups du secteur.
    De son côté, Pfizer, par le biais d’un programme de mentorat dédié, partagera son expertise des sujets médicaux, pharmaceutiques, cliniques et réglementaires, et sensibilisera les jeunes sociétés aux réalités du marché pharmaceutique et notamment de son accès.

    Le jury de l’appel était composé d’une vingtaine d’experts de Pfizer et de l’ICM ainsi que de spécialistes de la health tech.

    « Notre choix s’est porté sur des startups suffisamment matures et structurées qui nourrissent un projet viable ou sont en phase de test sur une nouvelle technologie, commente Henriette Rosenquist, présidente de Pfizer France (communiqué). L’objectif est de soutenir et d’accélérer leur développement, pour que ces startups puissent envisager une commercialisation de leur produit ou service au terme des 9 mois d’accélération. »

    Présentation des 4 start-ups

    Ad scientiam

    Ad Scientiam est implanté à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et dans l’incubateur Ipeps-ICM. Elle regroupe ingénieurs, médecins et chercheurs.

    La start-up, spécialisée dans le domaine des données en vie réelle, a développé MSCopilot pour améliorer le suivi des personnes atteintes de sclérose en plaques.

    Le dispositif, disponible sur smartphone, propose 4 tests afin d’objectiver et de quantifier le périmètre de marche, la dextérité, l’acuité visuelle et la cognition. Les données recueillies sont ensuite transmises au neurologue du patient, qui peut suivre l’évolution de la maladie de manière précise.

    Kiwifab

    Kiwifab est une start-up en phase de démarrage qui développe des produits et des services de santé connectés pour faciliter la prise de traitement ainsi que le bon usage des médicaments.

    Sa première solution élaborée est Ki-Di, un distributeur intelligence de comprimés et de gélule qui permet de planifier et de sécuriser les prises de médicaments dans le cadre d’un traitement complexe.

    L’ouil peut ajuster le dosage ou l’heure de prise en temps réel.

    À terme, l’objectif de Kiwifab est que les données générées et recueillies par Ki-Di puissent permettre aux professionnels de santé de mieux suivre le parcours de soins des patients.

    Lucine

    Fondé à Bordeaux, Lucine est composé d’une trentaine de collaborateurs aux profils pluridisciplinaires.

    Son objectif est de reproduire à domicile les méthodes utilisées dans les centres anti-douleur.

    L’application, basée sur un système d’intelligence artificielle (IA), analyse et identifie les douleurs grâce à un questionnaire simple, couplé à une reconnaissance faciale des émotions.

    Lorsque la douleur est définie, l’outil propose différentes techniques pour soulager les symptômes.

    Sêmeia

    Sêmeia conçoit des solutions d’accompagnement basées sur l’IA (deep learning).

    La start-up a mis au point une plateforme de suivi qui propose un accompagnement numérique personnalisé. Elle regroupe informations sur la pathologie, conseils, e-learning et données physiologiques (tensions, sommeil, fatigue, bilan sanguin).

    À n’importe quel instant, le patient peut entrer en contact avec le personnel de santé par l’intermédiaire de différents canaux de communication (SMS, appels avec une infirmière, chats avec un pharmacien, etc.).

    Cet accès facilité aux données de la personne permet au praticien d’identifier les patients à risque en repérant en amont les ruptures potentielles dans leurs parcours de soins.

  • Lyon Métropole : un pôle santé et numérique ouvrira à l’été 2019 au Bioparc Lyon

    Bioparc Lyon est un parc d’entreprises technologiques dédiées aux sciences de la vie situé au cœur du quartier hospitalier de Lyon. Le site continue son développement et accueillera notamment le centre de santé Médicina et Bioserra, un bâtiment collectif consacré à la recherche en santé. Bioparc Lyon passera de 400 collaborateurs actuellement à près de 1 000 dans les secteurs de la santé et du numérique.

    Il accueille déjà la pépinière d’entreprises Laënnec, qui héberge des start-ups et des jeunes entreprises spécialisées dans les domaines des sciences de la vie et des biotechnologies. Laënnec abrite également le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Clara).

    Médicina, une nouvelle organisation de la médecine de ville

    Le site de 3,4 hectares verra 40 000 m² de surface de locaux déployés une fois l’ensemble des travaux terminés. Les aménagements, sous l’impulsion de la Métropole de Lyon, auront nécessité 14 millions d’euros d’investissement. Le site regroupe deux types d’activités : la santé et le numérique.

    Médicina ouvrira ses portes à l’été 2019 au sein d’un bâtiment de 6 000 m2.  « Il propose une nouvelle organisation de la médecine de ville via la création d’entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP) avec une concentration de professionnels de santé, médicaux et paramédicaux, tous libéraux, au sein d’un ensemble immobilier adapté à leurs activités », explique le Dr Luc Fontaine, à l’origine du concept (communiqué).

    Medicina santé crée et gère des entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP). Ces ESP proposent une nouvelle organisation professionnelle au cœur de la médecine de ville, en regroupant un grand nombre de professionnels de soins autour d’un  projet de santé globale et intégrant une dimension entrepreneuriale par la mise en œuvre de structures de gestion et de coordination.

    L’offre se définit par  :

    • la mise en en œuvre d’une médecine préventive :
    • la prise en charge pluridisciplinaire des pathologies chroniques ;
    • la mise en place d’un partenariat ville/hôpital ;
    • la mise en œuvre de conditions de travail adaptées aux attentes légitimes des professionnels de santé.

    Une centaine de professionnels est attendue. Le site abritera également un centre de remise en forme, un institut de beauté et un centre de balnéothérapie, notamment pour la rééducation physique.

    Bioserra : 7 000 m² pour les biotechs

    Quatre entreprises s’installeront à partir de mai 2019 sur ce site composé de trois bâtiments sur quatre niveaux reliés par une passerelle et spécialement conçus pour les entreprises de biotechnologie : Erytech Pharma, Edelris, AB Sciences et Enyo Pharma.

    Des bureaux, des laboratoires (de niveau de sécurité P1 et P2), des espaces et des services communs seront proposés à ces entreprises.

    Dès septembre 2019, plus de 200 chercheurs travailleront dans Bioserra.

  • Standardisation des données : « L’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État »(Alexis Thual, Arkhn)

    « Une preuve de notre réussite serait la disparition de notre organisation, commente Alexis Thual, président et fondateur d’Arkhn, une organisation à but non lucratif créée en 2018 qui produit des solutions open source dans l’optique de standardiser les données de santé pour les établissements de soins. Nous partons du principe que l’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État. »

    Le jeune entrepreneur précise que l’objectif de son association (loi 1901) n’est en effet pas le profit mais la mise à disposition de la technologie conçue par son équipe aux hôpitaux, et ce de manière désintéressée. Une approche originale dans le secteur, « pas toujours simple à expliquer à nos partenaires potentiels, globalement intéressés mais quelque peu méfiants » face à ce nouveau venu sur le marché, explique Alexis Thual, qui revient pour Health & Tech Intelligence sur la particularité d’Arkhn, les freins rencontrés par l’ONG pour déployer ses solutions et ses ambitions pour les mois à venir.

    Le code d’Arkhn est accessible et modifiable en ligne

    Pourquoi avoir choisi de former une organisation à but non lucratif et non une société « classique » ?

    Alexis Thual : Par conviction et pragmatisme. Par conviction car nous partons du principe que l’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État. Par pragmatisme car nous nous sommes aperçus que nous étions plutôt bien reçus par les hôpitaux, assez réticents à l’idée de faire appel à des grands groupes privés.

    Combien de temps faut-il pour déployer votre solution au sein d’un établissement ?

    • L’une de nos stratégies est d’ajouter des logiciels de standardisation au fur et à mesure via une plateforme unique, sur la base du dossier patient informatisé (DPI) existant : le temps de déploiement se compte ici en jours. C’est ce format que nous privilégions actuellement.
    • L’autre option est de mettre en place un système de standardisation complet dès le départ : le temps de déploiement se compte ici en semaines.

    Quand pensez-vous pouvoir lancer sur le marché votre solution ?

    Cela dépend moins de nous que des établissements de soins. Tout le code que nous avons établi est visible, accessible et modifiable en ligne. Les hôpitaux peuvent voir ce que l’on fait et exploiter notre technologie. Le problème c’est que nous sommes sur le même schéma que la recherche publique, notre déploiement prend du temps en raison d’un manque de moyens suffisants.

    Nous sommes bien reçus par les établissements mais ils manquent de ressources et ne prennent pas vraiment le temps de se consacrer à notre projet. C’est là tout le paradoxe. Ils achètent des solutions provenant d’entreprises avec un objectif pécuniaire de plusieurs millions d’euros mais qui s’avèrent décevantes. Ils sont réceptifs à notre idée mais le fait d’être beaucoup moins chers leur laissent penser que notre logiciel a moins de valeur ou qu’il y a une affaire de lobby politique ou autre derrière.

    Le fait que nous soyons assez jeunes jouent aussi sûrement en notre défaveur, nous avons moins de légitimé à leurs yeux. C’est dommage car en matière de coding, nous sommes à la pointe justement parce que notre formation est récente.

    Avez-vous déjà signé des partenariats avec des établissements ?

    Ce n’est pas encore officiel mais oui, nous sommes en contact avec plusieurs établissements, de grande ampleur mais aussi des sites de taille plus réduite.

    Quels sont les premiers retours des premiers testeurs potentiels ?

    Nous n’avons pas encore de retours d’utilisateurs. Nous sommes obligés de faire nous-mêmes la démonstration de l’efficacité de notre solution. Cela ne pose pas de problèmes aux hôpitaux mais pour nous, en termes d’intégrité, cela nous dérange d’être à la fois producteurs et testeurs.

    Une association comme développeur : un modèle inédit dans le secteur

    Vous êtes une association, donc sans business modèle, mais vous évoquiez cependant le coût de votre logiciel de standardisation des données…

    Oui, car deux cas de figure peuvent se présenter. Tout notre code est en ligne. Cela signifie que si les hôpitaux se sentent capables d’installer aux-mêmes notre logiciel pour standardiser leurs données, ils le peuvent et cela nous convient parfaitement.

    Cependant, s’ils ne disposent pas des capacités techniques pour le faire, nous nous proposons de le faire pour eux. Cette deuxième configuration semble la plus en cohérence avec le secteur.

    Comment vous financez-vous ?

    Arkhn vit par le biais de levées de dons provenant de fondations ou en répondant à des appels d’offres.

    Nous essayons également de nous rapprocher des groupes pharmaceutiques en leur proposant de standardiser les données relatives aux achats de produits pharma réalisés par les hôpitaux. Nous leur expliquons qu’ils ont tout à gagner en ayant accès à ce genre de connaissances et en étant partenaires d’Arkhn dès le départ. Mais ils ont assez réticents. Nous ne comprenons pas vraiment pourquoi car nous sommes convaincus que cette standardisation pourrait réellement être un plus pour eux face à la concurrence.

    En ce qui concerne notre rémunération, moi, par exemple, je réserve une journée entière de la semaine à mes projets freelance en coding pour avoir une entrée d’argent régulière.

    Quelles sont les ambitions d’Arkhn pour les années à venir ?

    Une preuve de notre réussite serait la disparition de notre organisation. Ce que nous souhaitons c’est offrir notre expertise aux établissements de santé et qu’ils deviennent autonomes avec notre outil, qu’ils n’aient plus besoin de nous.

  • Appel à candidatures Orange Healthcare pour son start-up programme sur la e-santé (deadline : 01/03)

    Orange Healthcare a lancé le 23 janvier 2019 un appel à candidatures pour son start-up programme dédié à la e-santé. La filiale santé d’Orange Business Services (OBS) et Enovacom, société spécialisée dans l’interopérabilité et la sécurité des données de santé et rachetée en 2018 par OBS, proposent aux lauréats un partenariat incluant :
    • la réalisation d’opérations de communication ciblées contribuant à une plus grande visibilité de la start-up, comme la participation à de grands événements ;
    • des conditions financières préférentielles sur le service Health Data Solutions, solution d’hébergement de données de santé à caractère personnel (jusqu’à 29 000 € de remise sur 2 ans), et pour les solutions d’interopérabilité et de sécurité d’Enovacom.

    les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 1er mars 2019 via le site Healthcare.orange.com.

    À l’issue de l’appel, des pitchs seront organisés le 28 mars avec les start-ups présélectionnées pour désigner 3 à 6 entreprises lauréates. Les résultats seront annoncés le 4 avril.

    Modalités

    Qui peut candidater ?

    L’appel s’adresse aux start-ups e-santé ayant des projets innovants, commercialisés ou commercialisables en France, répondant à un besoin précis pour un établissement de santé, un laboratoire pharmaceutique, une société medtech ou un assureur dans un des domaines suivants :

    • parcours patient dans les établissements de santé ;
    • efficience globale des établissements de santé ;
    • télémédecine ;
    • intelligence artificielle au service de la santé.

    Les dossiers seront évalués sur la base des critères suivants :

    • expertise et professionnalisme de l’équipe dirigeante ;
    • cohérence et complémentarité avec la stratégie d’Orange Healthcare ;
    • caractère innovant et différenciant de l’offre de la start-up ;
    • perspective de développement de la start-up sur les marchés français et internationaux.
  • I-Lab 2019 : 20 millions d’euros pour soutenir les start-ups deep tech les plus prometteuses

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé le 17 décembre 2018 la 21e édition d’i-Lab, un concours national visant à identifier des projets de création d’entreprises centrées sur le développement d’une technologie innovante. Financé par le ministère et abondé par le Fonds pour l’innovation et l’industrie, il permet de soutenir la création des start-ups deep tech repérées les plus prometteuses par le biais d’un accompagnement et le versement d’une aide allant jusqu’à 20 millions d’euros.

    Les dossiers de candidature, dont le modèle peut être téléchargé ci-contre, doivent être déposés en ligne sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance avant le 26 février 2019 à midi.

    Qui peut se porter candidat ?

    Tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2016, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), peuvent concourir, à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.

    La société doit être installée sur le territoire français.

    Si l’entreprise est déjà créée, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants

    Dans le cas où l’entreprise est déjà créée, le candidat doit détenir une part du capital de la société et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier. « Les candidats qui détiennent du capital dans une autre entreprise doivent justifier de leur capacité à s’investir pleinement dans le projet présenté », commente le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans un communiqué.

    Quel type de projet présenter ?

    Le projet mis en avant dans le dossier de candidature doit concerner la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant « par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), procédé ou service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques, ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage », indique Bpifrance dans un communiqué.

    Le projet doit porter sur le développement d’un nouveau produit ou service impliquant une activité importante de recherche et de développement

    Plus précisément, il doit s’agir d’un projet de développement d’un nouveau produit ou service avant sa mise sur le marché et impliquant une activité importante de recherche et de développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement ») pour l’entreprise en création. « Un projet de service innovant n’est éligible au concours que lorsque le service est associé ou s’appuie sur une technologie innovante », explique Bpifrance.

    Principaux critères de sélection :

    • caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie ;
    • viabilité économique du projet ;
    • potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;
    • motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;
    • qualité et complémentarité de l’équipe ;
    • maîtrise de la propriété intellectuelle et droit des tiers (notamment liberté d’exploitation).

    Les impacts du projet en matière de développement durable et de retombées sociétales sont également pris en compte.

    Dépenses financées :

    Les dépenses éligibles, d’un montant maximal d’1 millions d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement (valeur amortissable de l’équipement sur la durée du soutien financier) liées de manière directe au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :

    • conception et définition des projets ;
    • propriété intellectuelle ;
    • études de marché ;
    • études de faisabilité ;
    • recherche de partenaires ;
    • expérimentation ;
    • développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
    • réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
    • prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

    Le financement maximum par projet est de 600 000 euros.

  • La start-up Phacil lance une plateforme de comparaison et de livraison de produits de santé

    Phacil, une start-up française fondée en 2018, vient officiellement de lancer son comparateur en ligne et livreur de produits de santé. Concrètement, il s’agit d’une plateforme web sur laquelle les particuliers peuvent rechercher des produits de santé, savoir dans quelle pharmacie de proximité ils se trouvent et à quel prix. L’utilisateur peut ensuite aller les chercher lui-même ou choisir l’option de livraison.

    Le service Phacil est actuellement disponible partout en France et la livraison est disponible pour toutes les pharmacies référencées comme livrables, soit « principalement Paris intramuros pour le moment », précise la société dans un communiqué publié le 7 janvier 2019.

    Une livraison à domicile possible

    L’utilisateur doit saisir le nom du produit, la marque ou un mot clé dans la barre de recherche principale. Ensuite, une liste de résultats s’affiche en fonction de l’adresse choisie, automatiquement sélectionnée si la personne accepte que son appareil soit géolocalisé ou saisie manuellement. Pour chaque produit, le nom de la pharmacie dans laquelle il se trouve et son prix de vente dans cette officine apparaît.

    L’utilisateur peut géolocaliser la pharmacie par le biais de Google Maps pour s’y rendre ou préférer une livraison express à l’adresse de son choix.

    De grands écarts de prix constatés entre les pharmacies de proximité

    Phacil a été fondé par Clément Peneranda, pharmacien, et Alexandre Deniau, financier, alors en formation professionnelle au Wagon (formation développeur web), rejoints ensuite par Agathe Plantier, juriste.

    Le projet des trois entrepreneurs est développé et affiné au sein de l’incubateur de l’IESEG, situé à la Défense à Paris.

    Après une période de test portant sur un service de livraison express, « ils récoltent de nombreux retours d’utilisateurs et constatent de grands écarts de prix entre les pharmacies de proximité », explique la société dans le communiqué. C’est alors qu’ils décident donc de mettre en place un comparateur de produits de santé rattaché à un service de livraison.

    Proposer aux patients davantage de transparence

    L’objectif de la société est d’offrir « une visibilité transparente sur la disponibilité et le prix des produits de santé en pharmacie de proximité ».

  • Interconnexion entre Doctoconsult, Libheros et Cureety pour améliorer le suivi en oncologie

    La plateforme de téléconsultation Doctoconsult, le service de prise de rendez-vous en ligne pour soins à domicile Libheros ainsi que Cureety, une start-up qui fournit aux centres de cancérologie des outils et services visant à améliorer le suivi des patients, ont signé un partenariat pour rendre leurs applications numériques interopérables afin d’optimiser le parcours de soins des patients atteints d’un cancer, a annoncé Cureety fin 2018 à l’occasion des Rencontres françaises de la cancérologie.

    Concrètement, un lien direct vers Doctoconsult et Libheros va être proposé sur la plateforme de Cureety :
    • Doctoconsult proposera aux patients une sélection de médecins en soins de support en oncologie accessibles via téléconsultation ;
    • Libheros leur permettra de rechercher et de réserver des services de soins à domicile adaptés à leurs besoins.

    Les professionnels de santé utilisant Doctoconsult et Libheros auront eux aussi la possibilité de bénéficier de cette interopérabilité : connexion avec les mêmes identifiants à une interface “médecin/infirmière ambulatoire” sur l’application de Cureety, accès à la fiche du patient et possibilité de renseigner des comptes rendus de prise en charge pour les établissements de santé.

    • L’offre de Cureety est totalement gratuite, à la fois pour les patients et les établissements de soins.

    « Notre solution collecte et compile au fur et à mesure des données de vie réelles anonymisées qui nous permettent de réaliser des études en vie réelles, complémentaires des essais cliniques, permettant d’observer dans quelle mesure les conditions des essais cliniques sont vérifiées dans la vraie vie, et qui sont donc essentielles pour faire progresser l’offre de soins sur le territoire. Ces études sont commandées à la fois par les autorités de santé et par les industriels du médicament, et portent par exemple sur l’efficacité thérapeutique ou sur les interactions médicamenteuses des thérapies innovantes, explique dans un communiqué François-Guirec Champoiseau, P.-D.G de Cureety. Le modèle économique novateur que nous proposons et l’approche par alliance sur l’ensemble du parcours de soins nous ont permis de susciter l’intérêt d’une trentaine d’établissements de soins publics et de trois groupements de cliniques privées. »

    • Depuis l’entrée dans le droit commun de la téléconsultation en septembre 2018 et donc le remboursement de l’acte par l’Assurance maladie, le service de Doctoconsult est gratuit pour les patients.
    • Le service de prise de rendez-vous en ligne de Libheros est également gratuit.
      • Cependant, la solution « Libheros coordinateur » est payante. Elle permet aux établissements de santé d’organiser et de coordonner le retour à domicile des patients en sortie d’hôpital.
  • L’appli MCI Connect et l’e-réfrigérateur LifeinaBox, prix Galien 2018 dans la catégorie « e-santé »

    MCI Connect, une application d’accompagnement pour les patients atteints de la maladie de Crohn portée par l’association Afa Crohn RCH France, et LifeinaBox, le mini réfrigérateur connecté pour le transport des médicaments fragiles développé par Lifeina, sont les lauréats « e-santé » du prix Galien 2018, dont la cérémonie s’est tenue le 12 décembre 2018.

    6 autres projets ont été couronnés :

    • volet « dispositif médical » : UrgoStart, un pansement pour faciliter le traitement des plaies chroniques – Urgo Medical ;
    • volet « accompagnement du patient » : 20Ans1Projet, une association qui accompagne les jeunes adultes gravement malades vers leur futur, scolaire ou professionnel, pour leur permettre de se projeter dans leur vie d’adulte après la maladie ;
    • volet « médicament » :
    – catégorie « médicaments utilisés en thérapeutique ambulatoire » : Hemlibra (émicizumab), un traitement pour l’hémophilie A – Roche France et Chugai Pharma France
    – catégorie « médicaments destinés aux maladies rares » : Spinraza (nusinersen), un traitement de l’amyotrophie spinale 5q – Biogen
    • volet « travaux de recherche » :
    – Prima, un implant pour restituer une vision bionique chez des patients atteints de DMLA sèche  – Pixium Vision ;
    – recherche sur le remplacement des voies aériennes par une matrice aortique supportée temporairement par une endoprothèse – Pr Emmanuel Martinod.

    Deux solutions de e-santé décrochent le prix Galien

    Catégorie « applications & sites web » : MICI Connect (FA Crohn RCH France)

    Développé par l’association AFA Crohn RCH France, MICI Connect est une plateforme d’accompagnement en ligne pour les patients atteints de la maladie de Crohn visant à améliorer leur parcours de soins et leur qualité de vie.

    Le dispositif propose :

    • un accompagnement personnalisé pour chaque patient avec des suggestions de contenus adaptés à sa situation et à son parcours ;
    • un accès à un carnet de santé en ligne ;
    • des scores d’activité de la maladie, de fatigue et de qualité de vie pour assurer un meilleur suivi entre deux consultations ;
    • un espace « bien-être » avec des séances de relaxation ou d’auto-hypnose ;
    • un espace « patient-chercheur » pour participer à des enquêtes et améliorer les connaissances sur les maladies et le « vivre avec » ;
    • un espace « prévention » pour sensibiliser à l’activité physique, à l’arrêt du tabac, le tabagisme aggravant la maladie de Crohn, à une bonne alimentation et à la prévention des cancers.

    Les utilisateurs peuvent également échanger entre malades ou proches grâce à une messagerie privée.

    Catégorie « objets connectés » : LifeinaBox (Lifeina)

    Conçu par la société Lifeina, LifeinaBox est un mini réfrigérateur connecté conçu pour le transport et la gestion du stockage des médicaments fragiles, comme l’insuline, un problème de conservation pouvant entraîner une perte d’efficacité du médicament et donc représenter un danger potentiel pour la santé du patient.

    Le dispositif, qui présente une autonomie pouvant aller jusqu’à 24 heures, est connecté à une application qui suit la température des médicaments en temps réel ainsi que la durée de vie des batteries et qui envoie des rappels de prises de médicaments à l’utilisateur.

    L’objectif est de faciliter la vie des patients et d’améliorer l’observance de leurs traitements médicamenteux lors de leur déplacement, notamment à l’étranger.

  • E-healthWorld Monaco 2019 : le congrès scientifique se tiendra les 26 et 27 mars 2019

    Le congrès scientifique e-healthWorld Monaco aura lieu les 26 et 27 mars 2019 à l’hôtel Fairmont Monte Carlo.

    Des débats et ateliers seront organisés au cours de ces deux jours. Les sessions prévues dans la salle plénière seront traduites en simultanée en français ou en anglais.

    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées via le site Ehealthworld.vimeet.events. Pour toute demande d’information supplémentaire, contacter les organisateurs au 01 46 90 00 01 ou par email à info@e-healthworld.com.

    Pass Congrès e-HealthWorld Monaco :
    • 1 jour : 190 euros HT (228 euros TTC) ;
    • 2 jours : 290 euros HT (348 euros TTC) ;
    • tarif partenaires : 217.50 euros HT (261 euros TTC) ;
    • tarif étudiant et paramédical (sur justificatif) : 145 euros HT (174 euros TTC).

    Programme du 26 mars 2019

    08h45 – 9h00 Ouverture du congrés

    Docteur Patrick ERRARD, Président d’e-Healthworld.

    Salle plénière

    09h00 – 10h30 Bonnes et mauvaises pratiques de la téléconsultation médicale

    Intervenants : Pierre SIMON, Francis MAMBRINI, Marie-Laure SAILLARD, Lina WILLIATTE

    Salle plénière

    9h00 – 10h30 Conseil national e-santé

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Salle Atelier

    9h00 – 10h30 Digital-therapy

    Intervenant : Alexia SIBONY

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 Table ronde du LEEM

    Intervenants : Docteur Patrick ERRARD, Anne Baille, Eric BASEILHAC.

    Salle plénière

    11h00 – 12h20 Gynécologie connectée

    Intervenant : Docteur Wassim BADIOU

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 e-santé et Blockchains

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Salle Atelier

    12h20 – 12h45 Keynote

    Salle plénière

    14h15 – 16h00 Téléconsultation en pharmacie d’officine : pourquoi ?

    Intervenants : Irene LOPEZ, Clément CARLIN, Sophie SERGENT-DECHEF, Michel SERI

    Salle plénière

    14h15 – 16h00 Cardiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Pamela MOCERI

    Salle Spécialité

    14h15 – 16h00 QWANT

    Intervenant : Docteur Olivier AMI

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Télémédecine en pharmacie : à vos marques, prêts, connectés !

    Intervenants : Tina GERERAL, Gilles BONNEFOND, Maxime CORDIER, Sophie TOUFFIN RIOLI

    Salle plénière

    16h30 – 18h00 Cardiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Pamela MOCERI.

    Salle Spécialité

    16h30 – 18h00 QWANT

    Intervenant : Docteur Olivier AMI.

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Take Care Show

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Side Event

    20h00 – 00h00 : Awards de La nuit connectée

    Pitch des start-ups retenues, issues du secteur de la santé connectée

    Programme du 27 mars 2019

    9h00 – 10h30 Démocratiser l’intelligence artificielle

    Intervenants : Anthony MOREL, Jean-Marc BEREDER, Antoine DENIS, Cecile MONTEIL, Jeff SORENSEN.

    Salle plénière

    9h00 – 10h30 e-santé en Afrique

    Intervenants : Jerome FROISSART, Christophe FICHET, Eudes MENAGER, Adam THOMPSON, Véronique THOUVENOT.

    Salle Spécialité

    9h00 – 10h30 Infirmier(e)s connecté(e)s

    Intervenants : Docteur Charlers NAHMANOVICI, Giovanni SILVERII

    Salle Atelier

    9h00 – 10h30 DPC en e-santé

    Intervenants : Docteur Wassim BADIOU, M. SOLER

    Side-event 11h00 – 12h20 Démocratiser l’intelligence artificielle…et après ?

    Intervenants : Cecile MONTEIL, Docteur Olivier AMI, David GRUSON, Leo MAGALI.

    Salle plénière 11h00 – 12h20 e-santé en Afrique

    Intervenants : Jerome FROISSART, Christophe FICHET, Eudes MENAGER, Adam THOMPSON, Véronique THOUVENOT.

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 Infirmier(e)s connecte(e)s

    Intervenants : Docteur Charlers NAHMANOVICI, Giovanni SILVERII

    Salle Atelier

    11h00 – 12h20 DPC en e-santé

    Intervenants : Docteur Wassim BADIOU, M. SOLER

    Salle Atelier

    12h20 – 12h45 L’adresse du président Docteur Patrick ERRARD, Président d’e-Healthworld.

    Salle plénière

    14h00 – 14h30 Pitch des Start-ups gagnantes de la nuit connectée

    Intervenants : Fréderic PRATE, Danielle ROMERO.

    Salle plénière

    14h30- 16h00 Simulation – Réalités virtuelle et augmentée

    Intervenants : Anthony MOREL, Gael KUHN, Nicholas AYACHE.

    Salle plénière

    14h30 – 16h00 Dermatologie et esthétique connectées

    Intervenants : Tu-Anh DUONG, Frédéric BRACCINI.

    Salle Spécialité

    14h30 – 16h00 Radiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Docteur Antoine IANESSI

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Robotique

    Intervenant : Docteur Wassim BADIOU

    Salle plénière

    16h30 – 18h00 Dermatologie et esthétique connectées

    Intervenants : Tu-Anh DUONG, Frédéric BRACCINI.

    Salle Spécialité

    16h30 – 18h00 Radiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Docteur Antoine IANESSI

    Salle Atelier

  • Journée GHMF : Lumio Medical (1er prix) et Arkhn (coup de cœur) remportent le challenge start-ups

    La start-up Lumio Medical, à l’origine d’une solution qui utilise l’intelligence artificielle et les données du patient pour éviter les accidents médicamenteux, vient de décrocher ce 13 décembre 2018 le premier prix du challenge start-ups « les pépites de l’innovation organisationnelle et l’utilisation des données en santé », dans le cadre de la journée « innovation » du Groupement hospitalier de la Mutualité française (GHMF). L’événement est organisé en partenariat avec Care Insight sur la thématique « L’innovation au service du patient et de l’hôpital : quel impact sur l’organisation du réseau mutualiste ? ».

    La société Arkhn, une organisation à but non lucratif qui standardise les données de santé, remporte quant à elle le prix « coup de cœur ».

    Les 7 autres finalistes du concours étaient :

    • Ambuliz : plateforme de régulation des transports sanitaires ;
    • AZmed : algorithme de deep learning qui détecte les fractures dans les radios ;
    • Digikare : application mobile pour augmenter la qualité de la rééducation ;
    • Healsy : application mobile pour synchroniser les données de santé des personnes diabétiques ;
    • Libheros : système de prise de rendez-vous en ligne pour les soins à domicile ;
    • Lumio Medical : système d’;
    • Posos : intelligence artificielle capable de générer des réponses fiables sur les médicaments ;
    • Whoog : solution de gestion des remplacements urgents dans les établissements de santé basée sur le volontariat du personnel.

    Les finalistes du challenge start-ups du GHMF