Financeurs

  • Expanscience recrute 3 start-ups pour son accélérateur « santé, bien-être et prévention »

    Le laboratoire pharmaceutique Expanscience a lancé le 20 septembre 2018 son 3ème appel à projets à destination des start-ups porteuses de solutions dans le domaine de la santé, du bien-être et de la prévention afin de leur proposer un programme d’accélération de six mois.

    Les start-ups participantes devront disposer d’un prototype fonctionnel, prêt à être lancé en 2019, dans l’un des domaines suivants:
    • accompagnement des patients atteints de maladies ostéo-articulaires dans le maintien de leur mobilité ;
    • proximité avec les patients, les consommateurs et les professionnels de santé ;
    • modèles innovants de la conception des produits ;
    • développement d’initiatives qui contribuent au bon développement de l’enfant.

    Les candidature peuvent être envoyées jusqu’au 16 novembre 2018.

    Expanscience mobilise ses équipes et ses réseaux au bénéfice de start-ups innovantes

    Dans le cadre de sa stratégie « open innovation » initiée en 2016, le laboratoire Expanscience a lancé un accélérateur autour de la santé, du bien-être et de la prévention.

    C’est la troisième vague de l’appel à candidatures qui s’ouvre afin de sélectionner 3 start-ups qui  bénéficieront pendant 6 mois d’un accès aux équipes, aux infrastructures et au réseau commercial des Laboratoires Expanscience ainsi que d’un accompagnement sur mesure.

    Les ressources mises à leur disposition (équipes innovation, recherche et développement, marketing et médicales, etc.) leur permettront de raccourcir le temps de commercialisation de leur solution ou encore d’élargir leurs marchés potentiels.

    Karen Lemasson, directrice RSE et Open Innovation des Laboratoires Expanscience a déclaré: « Lors des deux premières saisons, l’accélérateur a permis aux start-ups et à Expanscience d’expérimenter de nouveaux modèles économiques, de nouveaux services, de nouveaux produits. L’expérience et le réseau d’Expanscience associés à l’agilité et à l’efficacité des start-ups sélectionnées ont apporté des résultats concrets aux expérimentations en seulement 6 mois ».

    Conditions d’éligibilité

    Dans le cadre de cette troisième édition de l’accélérateur, les start-ups candidates devront disposer d’un prototype fonctionnel, prêt à être lancé en 2019. Le programme de 2018/2019 leur permettra d’expérimenter leurs nouvelles offres dans les domaines ci-dessous.

    Catégorie : Mobilité des patients atteints d’arthrose

    • Télémédecine et téléconsultation
    • Solutions de prise en charge globale du patient
    • La mobilité du patient âgé
    • La prise en charge de la douleur
    • L’observance des patients âgés

    Catégorie : Proximité avec les patients, consommateurs et professionnels de santé

    • La réalité virtuelle dans les points de vente ou pour accompagner les parents
    • Décodage et accessibilité des informations produits 
    • Co-construction de produits
    • Des solutions au plus proche des patients et consommateurs (ancrage territorial)
    • Des solutions communautaires et collaboratives pour tous

    Catégorie : Nouvelle façon de concevoir des produits

    • Optimisation du time-to-market
    • De nouveaux modes d’impression des packagings
    • De nouvelles techniques d’extraction pour des produits toujours plus naturels
    • Eco-socio-conception pour des produits respectueux de l’Homme et de l’environnement (procédés, traitement des effluents, logistique, packaging etc.)
    • Des ingrédients issus de filières agricoles responsables avec un impact positif sur l’environnement
    • Traçabilité de tous les composants du produit

    Catégorie : Bon développement de l’enfant

    • Des initiatives innovantes d’étude de la sensorialité
    • La peau et le toucher au cœur de l’éveil sensoriel et cognitif de l’enfant
    • Mesure des émotions liées à des stimuli cutanés
    • L’observance chez les enfants et les adolescents
    • L’accompagnement des futurs et jeunes parents

    Calendrier

    • Dépôt des candidatures : jusqu’au 16 octobre 2018 sur http://accelerateur.expanscience.com/
    • Pitch des start-ups sélectionnées : 9 novembre 2018 
    • Début du programme d’accélération : 7 janvier 2019 
    • Fin du programme : 30 juin 2019

  • Un « cohort innovation day » centré sur l’IA et la collaboration public/privé (Paris, le 03/10/2018)

    L’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé (ARIIS), en partenariat avec l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), organisera à Paris le 3 octobre 2018 un « cohort innovation day », soit une journée de tables rondes et de meetings autour de la place de l’intelligence artificielle (IA) dans les plateformes d’épidémiologie et de recherche translationnelle de haut potentiel appelées cohortes. 

    En effet, les cohortes sont « des infrastructures que les entreprises de santé – qu’elles interviennent dans le domaine des médicaments, des technologies médicales, du diagnostic ou de biotechnologies – soutiennent activement. En effet, ces industries ont besoin de ces infrastructures pour conduire leurs études de recherche et développement et parfois même leurs observations d’utilisation en vie réelle », précisent les organisateurs du Cohort Innovation Day.
    Aussi, c’est pour soutenir la collaboration entre ces infrastructures et les industries de santé, définir différentes pistes de collaborations entre porteurs de projets et industriels, permettre aux industries de prendre connaissance des projets de recherche, banques de données et biobanques portés par des chercheurs du secteur public, promouvoir la compréhension des maladies et de faciliter le développement de traitements innovants, etc. qu’une journée thématique appelée Cohort Innovation Day est organisée tous les deux ans.

    Pour cette journée d’octobre 2018, le thème de l’intelligence artificielle a été retenu, ainsi que – selon des critères d’excellence scientifique, d’appétence pour les travaux d’analyse des données avant-gardistes, de robustesse des financements académiques (PIA, INCa), etc. – 16 cohortes à même de nouer des partenariats avec les 14 industriels participants. 

    L’inscription peut être réalisée jusqu’au 28 septembre 2018 via le lien ci-contre.

    Programme

    La journée sera divisée en deux parties : la matinée sera dédiée à des débats scientifiques et interventions d’experts sur l’IA et son usage au sein des cohortes, et l’après-midi consistera en un « B2B meeting » entre acteurs industriels et représentants des cohortes visant à développer de nouveaux partenariats public/privé.

    08h15-14h30 : Matinée : l’intelligence artificielle et les cohortes en débat

    • 08h15-09h00 : Accueil des participants
    • 09h00-09h10 : Ouverture de l’événement : pourquoi la France ?
    • 09h10-09h30 : L’épidémiologie au 21ème siècle : défis et opportunités
    • 09h30-09h50 : La cohorte Constances : objets, applications présentes et futures
    • 09h50-10h45 : Table ronde n°1 : L’intelligence artificielle pour favoriser la découverte : que peut-on réellement attendre ?
    • 10h45-11h00 : Cas pratique – De Paris à Boston : un « deep patient » en néphrologie
    • 11h00-11h30 : Pause café
    • 11h30-11h50 : Le point de vue d’un industriel d’envergure internationale – Les données générées par l’étude du génome humain et les progrès de l’analyse pour accélérer la découverte de médicaments
    • 11h50-12h45 : Table ronde n°2 : Les données de vie réelle : un large aperçu des standards de demain
    • 12h45-12h55 : Panorama des start-ups françaises de la santé utilisant l’Intelligence artificielle dans les cohortes
    • 12h55-13h15 : Conclusions et point de vue d’Israël
    • 13h15-14h30 : Déjeuner networking avec des start-ups

    14h30-18h00 : Après-midi : meetings B2B entre industries et cohortes

    Cette session de rencontres vise à favoriser l’émergence de nouveaux partenariats privé/public.

    Aussi participeront au B2B meetings des représentants de :

    • 16 cohortes : BACAP, CANTO, CKD-REIN, COBLAnCE, Colibri, Constances, Elfe, Epipage2, ESME, E3N/E4N, FREGAT, MEMENTO, OFSEP, RAMSES, REALYSA, SFDT1 ;
    • 14 industries : Astrazeneca, GSK, IPSEN, IQVIA, Janssen, Lilly, Merck, MSD, Pfizer, Roche, Sanofi Pasteur, Servier, Shire, Stago.

  • SigTuple, la start-up indienne à l’origine de l’IA médicale prix du jury Demo Day Asia (Google)

    La start-up indienne SigTuple, qui a mis au point des solutions de dépistage pour faciliter le diagnostic grâce à une analyse des données médicales basée sur l’intelligence artificielle (IA), a reçu le prix « choix du jury » lors du premier programme Demo Day Asia organisé par Google à Shanghai (Chine) le 20 septembre 2018.

    Plus précisément, SigTuple est en train de construire Manthana, une plateforme d’IA qui aide à analyser efficacement les images médicales. La technologie a été élaborée pour fonctionner sur cinq processus : l’analyse de sperme (solution Aadi), le frottis sanguin (Shonit), l’analyse du fond d’œil et OCT (Dhrishti), la microscopie urinaire (Shrava) et la radiographie pulmonaire (Vaksha). Manthana a été conçue pour se mettre à jour de manière automatique et pour continuellement se perfectionner (machine learning).

    SigTuple vise à élaborer différents types d’intelligences artificielles basés sur ce même modèle d’aide au diagnostic. « Nous souhaitons fournir un rapport perspicace et interactif aux spécialistes médicaux », explique la société sur son site web.

    Fonctionnement de l’IA Manthana

    L’intelligence artificielle (IA) Manthana se base sur les six principes suivants :

    • management et découverte :  management et recherche intelligente sur différents types d’images médicales provenant de multiples partenaires ;
    • traitement et analyse : traitement et analyse des images médicales en utilisant des techniques variées de vision par ordinateur et d’IA ;
    • « prise en charge native de l’IA » : tous les types de techniques d’intelligence artificielle sont pris en charge : statistiques, apprentissage automatique (machine learning) et progrès récents dans le domaine de l’apprentissage en profondeur (deep learning) ;
    • annotation et vérification : annotation de toutes les images non étiquetées et vérification puis correction si besoin de divers modèles par des consultants médicaux ;
    • apprentissage continu : recyclage des modèles d’intelligence artificielle avec corrections et ajouts progressifs pour améliorer leurs performances ;
    • analyse perspicace : analyse des images médicales invisibles en invoquant un ou plusieurs modèles d’IA et en fournissant un rapport perspicace et interactif au médecin.

    Google à la recherche de start-ups innovantes en Asie-Pacifique

    Dans le cadre du premier Demo Day Asia, annoncé en mars 2018, Google avait sélectionné dix entrepreneurs de la région parmi des centaines de candidatures issues d’Asie-Pacifique. L’événement du 20 septembre 2018 à Shanghai avait pour objectif d’aider les finalistes à affiner leurs présentations sur leurs activités respectives. Ils ont ensuite pu faire une démonstration de leurs solutions devant les juges du concours et un auditoire d’investisseurs internationaux.

    Le prix du public décerné à une plateforme de télémédecine pakistanaise

    Si SigTuple a obtenu le prix du jury, le public de Shanghai a lui voté en majorité pour Marham, une plateforme de télémédecine basée au Pakistan, qui a ainsi obtenu le prix « choix du public ».

    « L’écosystème des start-ups est vraiment vivant et prospère en Asie-Pacifique. »

    « Nous sommes venus à Shanghai pour connecter les start-ups de la région avec les meilleurs investisseurs. Nous avons été émerveillés par la qualité de niveau mondial de ces entrepreneurs, a déclaré sur son blog Michael Kim, responsable des partenariats à Google for Entrepreneurs. Ces fondateurs [de jeunes sociétés] sont la preuve que l’écosystème des start-ups est vraiment vivant et prospère en Asie-Pacifique, et nous sommes plus motivés que jamais pour aider davantage de start-ups à réaliser leurs [objectifs] incroyables et à résoudre de gros problèmes. »

  • Les sociétés health tech Novadiscovery et Koelis (Lyonbiopôle) obtiennent le label French Tech

    Après avoir auditionné le P.-D.G. de Novadiscovery, François-Henri Boissel, et le P.-D.G. de Koelis, Antoine Leroy, le comité de sélection du Pass French Tech #HealthTech a décidé à l’unanimité d’intégrer les deux entreprises dans la promotion nationale 2018 du Pass French Tech, a annoncé le 10 septembre 2018 dans un communiqué le pôle de compétitivité santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes Lyonbiopôle, qui assure depuis 2016 le rôle d’opérateur santé du Pass French Tech.

    Novadiscovery et Koelis ont notamment été sélectionnés en raison de leur chiffre d’affaires « en hyper-croissance ». Les deux lauréats bénéficieront d’un accompagnement poussé afin de poursuivre leur développement. Il s’agit des deux premières « pépites régionales » à faire leur entrée dans le cercle restreint des sociétés labellisées « French Tech », précise le communiqué.

    Novadiscovery est une entreprise lyonnaise qui a mené pour la première fois en France des essais cliniques in silico afin de prédire l’efficacité d’un médicament en amont des essais sur l’homme. Koelis est quant à elle une société basée à Meylan (Grenoble-Alpes Métropole) qui développe et commercialise des dispositifs de navigation chirurgicale pour le diagnostic et le traitement ciblé du cancer de la prostate. Les deux entreprises sont membres de Lyonbiopôle.

    Les réactions des deux lauréats

    Pour François-Henri Boissel (Novadiscovery), cette labellisation est « une très bonne nouvelle pour l’entreprise » :

    « L’internationalisation est un enjeu primordial pour notre société, qui vise notamment le marché américain où la FDA est un fervent support des approches in silico pour dé-risquer le développement de nouveaux médicaments et maximiser les chances des patients dans les essais cliniques. Aux [États-Unis], les sociétés biotech comme pharma sont, de fait, ouvertes à notre approche, exploitant la modélisation mathématique nourrie de connaissances scientifiques et cliniques. Cette dernière permet d’améliorer la probabilité de succès en réduisant les coûts et le [délai de commercialisation] de nouvelles thérapies.

    Avec le Pass French Tech, nous serons accompagnés dans cette phase d’hyper-croissance cruciale afin de choisir la bonne trajectoire pour devenir leaders mondiaux d’un marché en émergence. Le Pass et ses partenaires facilitent les démarches à tous les niveaux pour que, sur les plans stratégique, tactique et opérationnel, nous soyons en capacité de monter en puissance très rapidement. À titre d’exemple, en tant qu’opérateur French Tech, nous pourrons bénéficier de procédures accélérées pour l’obtention de visas pour des profils étrangers. Nous sommes ainsi réellement choyés pour être dans les meilleures conditions afin de développer notre entreprise ! »

    Antoine Leroy (Koelis) :

    « Lyonbiopôle m’a proposé de candidater au vu de nos bonnes performances ces 3 dernières années. Avec une croissance moyenne de chiffre d’affaires de 50 % en 3 ans, notre dossier a été retenu par le comité, d’autant qu’il porte sur un domaine touchant la santé publique et pour lequel une technologie de pointe est née en France.

    Je suis heureux et fier d’être lauréat du Pass French Tech. Il s’agit tout d’abord d’une reconnaissance des années de travail et de la réussite que nous vivons – de quoi communiquer en interne pour encourager nos 40 salariés. De plus, cette labellisation met en lumière Koelis parmi les nombreuses PME innovantes qui cherchent l’appui de partenaires pour créer ou renforcer un cercle vertueux croissance/financement. Enfin, il s’agit également d’un engagement de ma part à promouvoir et participer au réseau French Tech dans le monde. Ainsi, je me tiens à la disposition des pilotes de la French Tech pour jouer ce rôle d’ambassadeur à l’international. »

  • Servier et Poietis s’associent autour d’un projet de bio-impression 4D de tissus hépatiques

    Servier, laboratoire pharmaceutique international et Poietis, start-up spécialisée dans la production de tissus vivants bio-imprimés, ont annoncé le 19 septembre 2018 avoir conclu un partenariat scientifique pluri-annuel portant sur l’utilisation de la technologie de bio-impression 4D de Poietis pour le développement et la production de tissus hépatiques.

    L’objectif est de proposer un modèle préclinique efficace pour la détermination de l’hépatotoxicité d’une molécule, à savoir son pouvoir de provoquer des dommages au foie, sachant que les modèles existants ont une durée de vie trop courte ou nécessitent une mise en œuvre complexe. La technologie proposée par Poietis présente le potentiel de pouvoir dépasser les limites des modèles actuels.

    Un micro-tissu permettant l’étude in vitro des phénomènes inflammatoires

    Le projet qui réunit les deux acteurs a pour objectif de garantir la sécurité non clinique des molécules produites par le laboratoire Servier.

    Traditionnellement, l’équipe en charge de  la sécurité non clinique utilise des outils classiques de toxicologie in vitro en recourant aux modèles animaux ou aux divers modèles de culture de cellules humaines, qui, du fait de leur courte longévité et complexité, présentent une utilité limitée.

    De la collaboration entre les deux acteurs est censé naître un nouveau tissu hépatique humain bio-imprimé complexe avec des lignées de cellules hépatiques humaines et des cellules immunocompétentes dans une architecture définie afin d’imiter in vitro le tissu hépatique humain et de prévoir l’hépatotoxicité des molécules.

    Réduire les effets indésirables hépatiques

    Le modèle de tissu humain permettra de :

    • faire progresser la compréhension des mécanismes d’hépato-toxicité ;
    • offrir des tests pour détecter le plus tôt possible d’éventuels effets délétères lors du développement des médicaments du laboratoire ;
    • réduire les effets indésirables hépatiques chez les patients dès la phase de tests cliniques.

    « Ce partenariat pluriannuel sur le développement de tissus hépatiques par bio-impression marque une étape importante pour le déploiement de la bio-impression 4D dans le domaine pharmaceutique. Suivant la mise en place de la collaboration avec la Katholieke Universiteit Leuven, l’université néerlandophone belge dont le siège est à Louvain, sur la bio-impression de cartilage pour la réparation tissulaire, ce nouveau partenariat scientifique avec les laboratoires Servier s’inscrit dans la stratégie de Poietis qui vise à étendre les applications de sa technologie en dehors des premières applications en dermo-cosmétique« , a ajouté le Dr Fabien Guillemot, Président et Directeur Scientifique de Poietis.

  • #FASN2018 : pour 94 % des acteurs de la santé, le numérique peut améliorer le parcours patient

    À l’occasion de l’étape du 20 septembre 2018 centrée sur l’hôpital du futur de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN), Care Insight a mené une enquête auprès des acteurs de la santé afin mettre en évidence leurs attentes pour l’hôpital, leur perception des innovations organisationnelles ou technologiques hospitalières.

    Ainsi, les réponses d’environ 300 personnes à un questionnaire diffusé entre juillet et septembre 2018 sur le site de la campagne FASN et sur les réseaux sociaux ont permis de constater que les acteurs de la santé attendent une optimisation des échanges entre professionnels à l’hôpital ainsi que de nouvelles mesures réglementaires à mêmes de favoriser l’innovation hospitalière, l’émergence de solutions numériques qui pourraient contribuer à fluidifier le parcours patient à l’hôpital.

    En effet, seuls 8% des répondants trouvent le partage d’informations au sein des hôpitaux publics « complètement efficient », et pour 44% d’entre eux, la priorité que devrait traiter le grand plan hôpital annoncé par le gouvernement en septembre 2018 est la coordination des professionnels, devant l’augmentation des effectifs salariés (22%), la modernisation de la tarification hospitalière (21%) et la réduction des déficits publics (7%). 

    De plus, 70% des participants au sondage estiment que les réglementations en vigueur ne favorisent pas l’innovation hospitalière alors que pour 94% d’entre eux, les solutions numériques peuvent contribuer à améliorer le parcours patient à l’hôpital. 59% des répondants leur trouverait même un « énorme potentiel » d’amélioration du parcours patient.

    En outre, Care Insight a interrogé les acteurs sur leur perception des regroupements hospitaliers sur les territoires, et 59% des répondants ont affirmé cette logique « compatible avec les hôpitaux de proximité préconisés par le récent rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie » .

  • Dispositifs médicaux : Accuron MedTech Group ouvre un centre technologique de pointe à Singapour

    Accuron MedTech Group, le plus grand fabricant d’appareils médicaux d’Asie du Sud-Est, a annoncé le 13 septembre 2018 l’ouverture officielle de son nouveau centre de technologie (Technology Centre) à Singapour. « [Cette inauguration] marque une étape importante dans notre engagement à identifier et à développer des technologies de haute qualité qui [bouleversent le secteur médical] à Singapour et en Asie du Sud-Est », a déclaré Abel Ang, P.-D.G. du groupe.

    Le centre fournit des installations d’incubation et des services commerciaux qui seront mis à la disposition des sociétés dans lesquelles Accuron MedTech a investi.

    L’entreprise a une stratégie clairement définie pour investir dans des sociétés technologiques « hautement innovantes [ayant un fort impact sur le secteur] », complémentaires de ses activités centrées sur l’urologie et qui feront figure de catalyseurs de croissance pour ses opérations internationales.

    Plus tôt cette année, Accuron MedTech a révélé avoir investi 20 millions de dollars singapouriens (environ 12,5 M €) conjointement avec SEEDS Capital, la branche « investissement » d’Enterprise Singapore – l’agence gouvernementale chargée du développement des entreprises -, afin d’identifier et de booster la croissance de start-ups à fort potentiel basées au sein de la cité-État asiatique.

    Un centre unique pour renforcer les synergies entre les sociétés du groupe

    Depuis 2014, Accuron MedTech a effectué plus de 10 investissements stratégiques dans des sociétés innovantes, notamment dans AWAK Technologies et Advent Access, spécialisées dans les maladies rénales, ainsi que dans ASLAN Pharmaceuticals, une entreprise de biotechnologie experte en oncologie cotée au NASDAQ.

    Par l’inauguration de ce centre à Singapour, Accuron MedTech vise à renforcer les synergies entre les sociétés de son portefeuille en les rassemblant sur un lieu physique commun de plus de 2 000 mètres carrés (22 000 pieds carrés).

    Éviter les dépenses inutiles lors de la commercialisation d’un dispositif à l’international

    En évoluant au sein de cet espace unique, les différentes entreprises qui l’occupent ont ainsi la possibilité de se concentrer sur l’innovation de leurs produits sans avoir à engager des dépenses inutiles en capital ou en main-d’œuvre lorsqu’elles chercheront à commercialiser leurs dispositifs médicaux sur le marché mondial.

    Un centre de pointe

    AWAK Technologies, une société qui exploite une technologie de régénération pour l’insuffisance rénale terminale, est la première entreprise du portefeuille d’Accuron MedTech à transférer son siège au sein des nouveaux locaux.

    Les sociétés présentes sur le nouveau site pourront accéder aux multiples salles blanches et profiter des capacités de fabrication avancées du centre (prototypage rapide, fabrication clé en main, impression 3D, etc.). Elles pourront aussi tirer parti des ressources commerciales du groupe (R&D, finance, ressources humaines, business development).

    Un espace extensible

    Au fur et à mesure que les différentes entreprises du groupe migreront vers le centre technologique singapourien, il sera possible d’augmenter l’espace disponible de 50 %, précise Accuron MedTech.

  • #FASN2018 : Diabnext remporte le start-up challenge avec son carnet d’autosurveillance connecté

    À l’occasion de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN) organisée par Care Insight, s’est tenue le 20 septembre 2018 la finale d’un start-up challenge, événement pendant lequel deux start-ups lauréates du challenge ont eu l’opportunité de « pitcher » sur leur solution.
    Il s’agissait de Medicitus, qui propose un service de téléconsultation, et de Diabnext, fournisseur d’un dispositif permettant aux patients atteints de diabète insulinodépendant de digitaliser leur carnet d’autosurveillance.

    Ces 2 start-ups avaient été présélectionnées selon 4 critères – caractère innovant de la solution, pertinence de la stratégie de l’entreprise, cohérence du projet, cohérence et complémentarité entre les membres de l’équipe – par un jury composé de :
    – Livia Aouizerate, responsable des projets de R&D à Medicen ;
    – Amina Belkhir, déléguée régionale de Grand Enov ;
    – Joséphine Marie, chargée d’investissements Fonds Patient Autonome à Bpifrance.

    A l’issue de la séance de pitch et des délibérations du jury, Diabnext a remporté le prix « coup de cœur du jury ».

    Les services développés par les start-ups lauréates du challenge

    Le carnet d’autosurveillance connecté de Diabnext

    Laurent Nicolas, P.-D.G. et co-fondateur de Diabnext, a présenté une plateforme de monitoring du diabète reliée à un carnet digital d’auto-surveillance entièrement automatisé à destination des patients souffrant d’un diabète insulino-dépendant.

    En effet, le diabète est une maladie contraignante pour les patients, qui doivent tenir à jour un « carnet d’autosurveillance » afin d’échanger au mieux avec leur endocrinologue. Pour faciliter la gestion de la maladie au quotidien, Diabnext lancera d’ici la fin 2018 sa solution connectée à des dispositifs automatiques de recueil des données, adaptables aux stylos à insuline et aux glucomètres disponibles sur le marché : chaque mesure de glycémie effectuée avec un glucomètre et chaque injection d’insuline réalisée avec un stylo à insuline est transmise à l’application mobile Diabnext, téléchargeable sur smartphone, permettant au patient d’enregistrer automatiquement, exhaustivement et sans contrainte ses données, de les suivre précisément et de les partager avec les professionnels de santé de son choix.

    La plateforme donne également accès à des supports pédagogiques conçus pour les patients diabétiques. Une prochaine étape du développement de Diabnext consiste en l’adjonction au système d’une intelligence artificielle à même de conseiller le patient au quotidien, de façon personnalisée, dans l’objectif de l’aider au quotidien dans ses prises de décisions, notamment en ce qui concerne son alimentation et la pratique d’une activité physique adaptée.

    En outre, cette solution de Diabnext a été déclarée conforme par la DGOS pour participer au programme Etapes (Expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé). Elle est par ailleurs sécurisée et hébergée sur des serveurs agréés Asip Santé.

    Concernant le modèle économique adopté par la start-up pour le déploiement de son dispositif, Laurent Nicolas a indiqué que l’application mobile Diabnext était téléchargeable gratuitement – seules des fonctionnalités supplémentaires sont payantes (abonnement d’environ 2 € par mois). En revanche, le patient doit se munir de deux appareils connectés (Clipsulin et Gluconext), capables de transmettre les données depuis le stylo à insuline ou le lecteur de glycémie vers l’application. De plus, la labellisation du système par la DGOS le rend éligible au remboursement par la Sécurité sociale.

    La téléconsultation de Médicitus

    Eric Roussin, P.D.G. et fondateur de Médicitus, était présent pour présenter une plateforme de télémédecine permettant d’obtenir une téléconsultation, éventuellement un diagnostic et une prescription, et de télécharger ses données de santé (alimentation du DMP, téléchargement des résultats d’analyses médicales, etc.). 

    Cette plateforme s’appuie sur un réseau de médecins généralistes ou spécialistes afin de proposer aux patients une prise en charge rapide, réduisant les inégalités d’accès aux soins et facilitant le suivi en sortie d’hospitalisation.

    Concrètement, cette solution de télémédecine peut permettre aux patients qui le souhaitent, après une rencontre avec l’équipe de la start-up et une brève formation à l’utilisation de la plateforme, de bénéficier à son domicile de téléconsultations.

    Elle donne également la possibilité aux médecins, qu’ils soient salariés d’un établissement de santé ou libéraux, ainsi qu’aux établissements de santé et aux Ehpad, de proposer ce type de consultations et de disposer d’un chariot d’objets connectés (stéthoscope, dermatoscope, otoscope, oxymètre, tensiomètre, etc.) reliés à la plateforme. La start-up désire aussi équiper environ 1 000 pharmacies dans le but que l’officine puisse devenir un lieu de téléconsultation pour les patients désirant un accompagnement.

  • Des start-ups de e-santé françaises aux Journées pratiques respiration-sommeil d’octobre 2018

    À l’occasion des 10 ans des Journées pratiques respiration-sommeil (JPRS), qui se tiendront du 4 au 6 octobre 2018 au Palais des congrès de Bordeaux, la Fédération française de pneumologie (FFP) et l’Observatoire sommeil en pneumologie libérale (OSPL) accueilleront des start-ups dans un « Village Innovation e-Santé – French Tech », soutenu par la French Tech Bordeaux et par le réseau French HealthTech.

    Les sociétés choisies pour leurs solutions innovantes liées, notamment, aux pathologies chroniques respiratoires et du sommeil bénéficieront d’un accompagnement au développement de leurs outils ainsi que d’une visibilité accrue aux côtés d’autres acteurs de la e-santé tels que Philips, Novartis, Bastide Médical, Dom’Air Santé, France Oxygène, etc.

    Parmi les start-ups retenues figurent Meyko, Ludocare, Rythm, Biosency, MacadamTonic, Bliss, RVitality, Chronolife, Anamnese et BforDoc.

  • Singapour : 4 sociétés de télémédecine rejoignent un programme d’expérimentation du gouvernement

    Quatre nouveaux fournisseurs de services de télémédecine ont rejoint le 7 septembre 2018 le nouveau programme du ministère de la Santé (MOH) Licensing Experimentation and Adaptation Programme (LEAP). Lancé en avril, le LEAP sera maintenu jusqu’à ce que les actes de télémédecine soient officiellement autorisés en vertu de la loi sur les services de santé de la cité-État.

    Les quatre acteurs en question sont les sociétés de télémédecine MyDoc et Doctor Anywhere, l’application de livraison de médicaments à domicile Speedoc et MaNaDr, qui permet notamment aux patients de prendre des rendez-vous en ligne et de discuter à distance avec un médecin.

    Deux autres sociétés avaient déjà intégré le programme. Il s’agit de Ringmd, un dispositif mobile via lequel les patients peuvent réaliser des appels vidéo avec un généraliste basé à Singapour, et de WhiteCoat, une plateforme virtuelle proposant des consultations de télémédecine.

    LEAP : un programme pour expérimenter les modèles de soins innovants

    Lancé en 2018 par le ministre d’État à la Santé singapourien, le Dr Lam Pin Min, le Licensing Experimentation and Adaptation Programme (LEAP) est « une initiative de sandbox réglementaire qui permet de développer en toute sécurité des modèles de soins innovants dans un environnement contrôlé », explique le ministère de la Santé (MOH) sur son site web.

    Contexte

    « Au cours des dernières années, Singapour a connu une croissance dans le secteur de la télémédecine, les acteurs publics et privés étant apparus pour offrir une variété de services aux patients », relève le MOH, soulignant que la télémédecine permettait d’offrir une meilleure commodité aux patients et une meilleures accessibilité aux offres de soins et aux médicaments.

    La médecine mobile (visites à domicile), par ailleurs, « offre une plus grande accessibilité aux patients qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas se rendre dans un hôpital ou une clinique, en amenant des praticiens à leur chevet », ajoute le ministère.

    Modalités du programme

    Dans le cadre du programme LEAP, le ministère de la Santé va se concentrer sur la mise en place d’un cadre réglementaire relatif aux services de télé-consultation et de médecine mobile, en invitant les fournisseurs concernés à participer à son expérimentation.

    Il collaborera avec les fournisseurs retenus pour :

    • définir des conditions limites claires pour la pratique de ces deux exercices particuliers ;
    • entreprendre des stratégies de gouvernance clinique et des données ;
    • établir des stratégies d’atténuation des risques pour les patients.