Financeurs

  • L’ARS IDF lance un appel à innovateurs numériques pour donner naissance à des « start-ups d’État »

    L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France lance un appel à innovateurs dans l’optique de « faire émerger des solutions simples pour améliorer le service rendu aux usagers (…) en s’appuyant sur les outils numériques ».

    L’agence précise dans un communiqué daté du 6 mai 2019 que cet appel s’adresse à tous les acteurs franciliens du système de santé : collaborateurs de l’ARS, collaborateurs des établissements de santé et médico-sociaux, acteurs du champ ambulatoire, professionnels de la prévention et de la promotion de la santé. « Certaines [de ces personnes], affirme-t-elle, ont en tête des idées et des solutions nées de leurs pratiques quotidiennes [et qui] ne demandent qu’à être accompagnées [pour] voir le jour et être déployées ».

    Les innovateurs ont jusqu’au 17 juin 2019 pour présenter leur projet via ce lien en exposant de manière synthétique « l’obstacle/le problème à résoudre et la solution proposée ». Les critères de sélection des projets seront notamment l’ampleur du problème de politique publique visé, la faisabilité, l’efficience, les motivations du porteur de projet ».  Les candidats présélectionnés devront présenter leurs projets le 28 juin à un jury présidé par Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France.

    Un accompagnement par les équipes de Beta.gouv.fr

    Les lauréats sélectionnés seront accompagnés par les équipes de Beta.gouv.fr dans le cadre du programme start-ups d’État et « pourront être dégagés de leurs tâches habituelles » pour une période « pouvant s’étendre à 6 mois », « tout en conservant les mêmes modalités de rémunération ».« Tous les projets n’aboutiront pas, certains ne seront pas réalisables, mais c’est le principe même de notre démarche, tester, expérimenter et permettre aux solutions efficaces de voir le jour », explique Aurélien Rousseau. 

    Beta.gouv.fr est structure rattachée aux services du Premier ministre, chargée de « faire émerger des solutions innovantes au sein des administrations » en appliquant le programme d’ »intrapreneuriat » « Start-ups d’État ». 

    « Start-ups d’État » : un programme d’ »intrapreneuriat »

    Le programme « Start-ups d’État » permet de constituer « parmi les agents des administrations des équipes autonomes, libérées de leurs taches habituelles [et] dédiées au développement d’une solution à un problème de politique publique (…) dans une perspective d’amélioration de la réponse aux besoins des usagers ». Il s’agit de privilégier l’expérimentation et l’agilité, par opposition aux méthodes traditionnelles, dont les cycles de développement trop longs aboutissent parfois « après plusieurs années de travail et d’investissement » à des résultats qui « ne correspondent plus aux besoins des utilisateurs ».

    86 start-ups d’État créées depuis 2013

    Depuis 2013, 86 start-ups d’État ont été créées parmi lesquelles Mes Aides, éditeur d’un outil qui permet de « déterminer en moins de sept minutes l’éligibilité à plus de 28 aides sociales ».

    Cette start-up a été initiée par un agent du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, en lien avec ministère des Solidarités et de la Santé.

    La plateforme Mes remboursements simplifiés (aujourd’hui en accélération à beta.gouv.fr), permet aux assurés sociaux de se faire rembourser sur prescription médicale et en moins d’une semaine leurs frais de transport (utilisation de leurs véhicules personnels ou des transports en commun).

  • RespirH@cktion 2019 : appel à projets pour le hackathon des maladies respiratoires (deadline : 05/10)

    Plusieurs associations, dont Asthme & Allergies et la Fondation du souffle, organisent un appel à candidatures pour participer au hackathon RespirH@cktion 2019, 4ème édition de leur programme d’innovation digitale dédié aux maladies respiratoires.

    Les dépôts d’idées, à réaliser via ce lien, sont ouverts jusqu’au 5 octobre 2019. Ces projets (digitaux ou technologiques) doivent venir en aide aux malades respiratoires dans leur quotidien ou dans leur prise en charge.

    Ce hackathon est une rencontre entre plusieurs acteurs issus de secteurs complémentaires, réunis dans le but de développer des projets de santé uniques le temps d’un week-end, ici du 29 novembre au 1er décembre 2019. Dans un espace de temps limité, des experts en nouvelles technologies et des professionnels de santé travaillent ensemble afin de prototyper des solutions au service des patients.

    Déroulement du hackathon :

  • Tech Care 2019 : appel à candidatures pour les start-ups e-santé (deadline : le 26 mai 2019)

    Tech Care Paris, l’incubateur de Paris&Co, lance un appel à candidatures 2019 pour recruter sa promotion 4 de start-ups en santé et bien-être. 

    Les dossiers de candidatures doivent être complétés avec les documents énumérés sur ce lien et déposés au plus tard le 26 mai 2019 via le formulaire en ligne accessible ici.

    Les lauréats pourront bénéficier de financements, d’accompagnement et de conseils mais aussi être hébergés par Tech Care Paris.

    Conditions :

    Pour pouvoir participer, la start-up doit avoir moins de 5 ans ou être créée avant son entrée en incubation. Elle devra aussi répondre à l’une des thématiques suivantes : 

    Le jury portera une attention particulière sur ces différents critères :

    • interdisciplinarité du projet ;
    • éthique et impact environnemental du projet ;
    • caractère innovant du modèle économique/ business plan ;
    • utilisation des technologies (Blockchain, robotique, RV/RA, IA, objets connectés, chatbot et SaaS).

    Calendrier :

    • Du 2 au 26 mai 2019 : appel à candidatures
    • Entre le 27 mai et le 10 juin 2019 : comité de lecture et pré-sélection sur dossier avec les membres fondateurs de Tech Care
    • 13 juin 2019 : réunion d’information pour les startups retenues sur dossier
    • Les 25 et 27 juin 2019 : pitch de sélection devant l’équipe de Tech Care et devant ses membres fondateurs
    • 28 juin 2019 : annonce des lauréats 
    • Septembre 2019 : inauguration de la promotion 
  • FASN Parcours innovants : réinventer l’organisation des soins – 27 juin 2019 à Paris (programme)

    Le prochain événement de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique), centré sur la thématique « parcours innovants », se tiendra le 27 juin 2019 à Paris au 103, rue de Grenelle 75007 de 9h à 17h. Réinventer l’organisation des soins sera l’objectif des discussions de cette journée de rencontres, organisée par la société Care Insight, s’appuyant sur un comité de programme constitué d’ARS, de l’Uniopss, de la Croix Rouge et d’URPS ainsi que de partenaires industriels tels que Dôme, Orion Health ou Medasys.

    Au fil des sessions seront passés à la loupe les projets en cours : art 51,  e-parcours, la généralisation de la télémédecine et des télésoins, les parcours innovants et complexes, les plateformes de services numériques régionales, les outils et services de coordination proposés par les pouvoirs publics mais aussi les EHPAD à domicile.
    Une session sera dédiée à l’intelligence artificielle, outil de pilotage des parcours.
    Les inscriptions sont ouvertes et doivent être réalisées via ce lien.

    Pré-programme

    Jeudi 27 juin 2019

    • 9H00 : ACCUEIL

    • 9H30 – 9H35 : Réinventer l’organisation des soins : le numérique dans tout cela ?

    • 9H35 – 10H20 :  « Ma Santé 2022 » : coordination, territoires et e-parcours : les professionnels de santé sont-ils prêts à innover ? 

    • 10H20 – 10H45 : Controverse :  quelle stratégie et quels services pour mieux prendre en compte les besoins des patients ? acteurs publics, assureurs ou plateformes, qui seront les gagnants ?

    • 10H45 – 11H00 : CAFE&NETWORK

    • 11H00 – 12H00 : LES LABS

      LAB 1. Usages numériques : comment accélérer l’adoption ?

      LAB 2. La téléconsultation et les télésoins sont-ils la solution aux parcours complexes ?

      LAB 3. Coordinateur de parcours : quels profils, quels métiers ?

    • 12H00 – 12H30 : RESTITUTION DES LABS

    • 12H30 – 13H45 : DEJEUNER&NETWORK

    • 13H45 – 14H15 : CHALLENGE START-UP – pitch des finalistes

    • 14h15 – 14h55 : L’innovation au service des personnes âgées et des Ehpad hors les murs. Quels modèles adopter ?

    • 14H55 – 15H10 : CHALLENGE START-UP  – Annonce du Lauréat

    • 15H10 – 15H25 : CAFE&NETWORK

    • 15H25 – 16H05 :  Construire les services numériques adaptés aux enjeux de santé : Le DMP, les outils de coordination et les plateformes régionales passent à la loupe des experts.

    • 16H05 – 16H20 : Soins non-programmés : y-a-t-il une alternative au 15 ?

    • 16H20 – 16H45 :  La DATA & l’IA permettront-ils de personnaliser le parcours ?

    • 16H45 – 17H : COCKTAIL&NETWORK

  • Sénégal : l’Agence de la couverture maladie universelle dévoile sa nouvelle plateforme numérique

    L’Agence de la couverture maladie universelle (SunuCMU) du Sénégal présente sa nouvelle plateforme numérique, SunuCMU.com. Ce portail entièrement digitalisé est la première du genre à avoir été entièrement conçu par une agence publique à l’échelle mondiale. 

    L’initiative, qui a comme principal objectif l’amélioration de la qualité de vie des populations, permet d’effectuer des paiements numérique dans l’optique de réduire les coûts, d’accélérer les procédures et de faciliter la participation de tiers qui souhaitent inscrire un proche ou faire un don.

    Le lancement de SunuCMU.com, développé entièrement par des start-ups nationales et contribuant ainsi a faire vivre l’écosystème IT, s’inscrit dans l’agenda de numérisation des paiements que Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier ministre du Sénégal, a lancé en novembre 2018.

    La mise en place de cette nouvelle plateforme sera suivie en juin par l’arrivée d’une application mobile, et, en parallèle, l’ensemble des prestataires de santé seront géolocalisés pour que chaque Sénégalais inscrit puisse trouver le spécialiste adapté à ses besoins en fonction de sa localisation.

  • Le cluster Medicalps et AG2R lancent Med4age, un AAP axé sur les solutions pour le « bien vieillir »

    Medicalps, le cluster de la filière des technologies de la santé du sillon alpin, lance l’appel à projets (AAP) Med4Age, financé par AG2R La Mondiale, dans l’optique d’accélérer l’émergence et le déploiement de solutions innovantes « pour la santé et le bien vieillir », l’objectif étant de rendre accessibles ces technologies à la population sur l’ensemble du territoire.

    Les projets présentés doivent être centrés sur au moins l’une des 3 thématiques suivantes :
    • la prévention santé : les outils pour réduire l’apparition et le développement des maladies des plus de 50 ans ;
    • l’autonomie et la dépendance des seniors ;
    • l’amélioration du parcours de soins des plus de 50 ans.

    L’appel s’adresse aux petites et moyennes entreprises (PME), seules ou au sein d’un consortium.
    Jusqu’à 3 projets pourront être financés à hauteur de 50 000 à 150 000 euros, « en fonction des besoins », est-il précisé dans le communiqué présentant l’AAP. Le taux de financement maximal par projet est de 75 % du montant des dépenses présentées.

    Le dossier de candidature, à télécharger via ce lien, doit être envoyé avant le 31 mai 2019 à med4age@medicalps.eu.

    La liste des lauréats sera dévoilée le 16 septembre 2019. Le démarrage des projets financés aura lieu en octobre.

    Objectif : retarder l’apparition de maladies chroniques et la perte d’autonomie

    « Les personnes de 60 ans représentent 20 % de la population française et seront près de 20 millions en 2030, est-il indiqué sur le site officiel de Med4Age. Cette transition démographique entraîne une progression des maladies chroniques et par conséquent des dépenses de santé. L’amélioration de la santé, de la qualité de vie et de la prise en charge des personnes passe de plus en plus par une approche plus préventive, prédictive, participative et personnalisée. »

    Cet appel à projet a pour objectif de répondre aux enjeux d’une meilleure prévention en santé afin de retarder l’apparition de maladies chroniques et la perte d’autonomie, en passant notamment par les innovations technologiques et numériques qui peuvent permettre de maintenir et d’améliorer la qualité de vie et le suivi des personnes concernées.

    « Les solutions proposées doivent se concrétiser par l’amélioration du parcours de santé grâce à la prédiction, la prévention ou encore une approche personnalisée du suivi des personnes pour éviter les risques de maladies », expliquent Medicalps et AG2R La Mondiale.

    Conditions d’éligibilité

    Le dossier de candidature doit être porté par une PME française ou étrangère de moins de 100 salariés ayant une adresse en France et démontrant un intérêt fort pour le marché français.

    Le projet peut être porté par une PME seule ou un consortium. En cas de consortium, le chef de file doit être une PME française ou étrangère de moins de 100 salariés ayant une adresse en France.

    Un examen des dossiers en 2 temps

    Les dossiers de candidature seront examinés en 2 temps :

    • pré-sélection de 10 dossiers par un comité de pré-sélection ;
    • présentation orale des 10 projets retenus devant un comité d’usagers et un comité d’expert ;
    • sélection des dossiers lauréats par un comité d’experts.

    Calendrier

    Contact

    • Pauline Armand, chargée d’affaires PME et international
      • med4age@medicalps.eu ;
      • 04 76 54 95 64.
  • 2018, année record pour les deals en medtech et e-santé (rapport Bain & Company)

    « Les actifs du secteur de la santé ont attiré un nombre record d’investisseurs [en 2018] » affirme le cabinet de conseil Bain & Company. La valeur des transactions a augmenté de près de 50 % pour dépasser les 56 milliards d’euros (63,1 milliards de dollars US, contre 42,6 milliards de dollars enregistrés en 2017), et le nombre de transactions est passé de 265 en 2017 à 316 en 2018, indique-t-il dans un rapport publié le 17 avril 2019.

    2018 est notamment un bon cru pour le secteur des technologies médicales et des services connexes, avec un chiffre record de 67 transactions, contre 51 en 2017. Les montants annoncés sont revenus aux sommets de 2014, atteignant 10,5 milliards de dollars grâce à 5 deals d’une valeur supérieure à 1 milliard de dollars. Le document rapporte que 3 des 10 plus importants rachats de 2018 en santé ont été réalisés en medtech : LifeScan, Sebia International et Sirtex Medical.

    Le secteur de la santé s’appuyant de plus en plus sur des solutions logicielles et technologiques, le nombre de transactions en e-santé a augmenté pour la troisième année consécutive, avec 48 deals en 2018 contre 32 en 2017. Bain & Compagny souligne que 73 % des transactions ont été effectuées dans le secteur des fournisseurs de soins, les technologies numériques ayant le plus progressé dans ce celui-là. Les montants annoncés ont atteint 8,6 milliards de dollars, grâce à 2 deals d’une valeur supérieure à 1 milliard de dollars. Le rapport cite notamment le rachat d’Athenahealth, fournisseur de services réseaux et d’applications mobiles en santé, par Veritas Capital et Elliot Management pour 5,7 milliards de dollars.

    Medtech : Bain & Co invite à être attentif à la réglementation

    Bain invite les acquéreurs potentiels de sociétés medtech à être attentifs aux nouveaux développements en matière de réglementation du secteur au niveau mondial.

    Une clarification salutaire

    Le cabinet estime que la réglementation des dispositifs médicaux MDR adoptée en 2017 par l’Union européenne (UE), prévoyant des normes plus rigoureuses d’ici à 2020, a « clarifié les choses pour les investisseurs », encourageant une hausse des transactions. De même, la région Asie-Pacifique a vu une augmentation des transactions après que la Chine et l’Inde ont introduit en 2017 de nouvelles réglementations sur les dispositifs médicaux (DM) qui ont rassuré les investisseurs.

    Une réforme très attendue aux États-Unis

    Aux États-Unis, la FDA prévoit de modifier la procédure d’homologation accélérée des dispositifs médicaux 510 (k) : ce projet de réforme, qui devrait être dévoilé début 2019, « ralentira probablement certaines innovations et augmentera les coûts de R & D », indique Bain & Company. 

    Le MDR complexifiera mais rassurera

    Le règlement européen MDR, qui exigera également un examen plus approfondi des produits medtech, augmentera aussi les coûts de fabrication, « ce qui pourrait conduire à une consolidation plus poussée ».

    Les modifications annoncées en 2017, estime le rapport, « augmenteront le nombre d’appareils réglementés, relèveront les normes relatives aux données cliniques et obligeront les entreprises à recertifier de nombreux appareils existants ». Le cabinet rappelle cependant que le règlement accroîtra également la sécurité et la fiabilité des DM, et donc la visibilité pour les investisseurs.

    E-santé : plusieurs créneaux porteurs

    Bain prévoit que les opérations rachat se concentreront sur les sociétés e-santé dont l’activité consiste à aider les financeurs à fonctionner plus efficacement, facilitant le changement de modèle de tarification et le contact avec le consommateur, comme l’automatisation des fonctions administratives.

    « De nombreuses opportunités » seraient également à chercher « à l’intersection du payeur et du prestataire », dans les solutions d’analyse de données et celles qui visent à assister les biotech de la recherche à la commercialisation, est-il indiqué.

    Le cabinet anticipe parallèlement un intérêt accru pour les solutions d’interopérabilité entre plateformes, alors que les solutions de stockage de données comme le cloud sont en train de devenir un moyen alternatif d’interopérabilité. C’est ce qu’on bien compris les géants Google et Amazon, qui continuent de perfectionner leurs solutions basées sur le cloud pour faciliter l’analyse des données de santé. 

    Vers un autre record en 2019

    « L’année dernière a été une année incroyable pour les transactions dans le secteur de la santé », a déclaré Nirad Jain, codirecteur des activités santé de Bain & Company, évoquant « les fondamentaux solides » du secteur et ses bonnes performances sur la période récente, qui ont attiré les investisseurs « en quête de valeurs refuge ». Selon lui, « la concurrence pour les actifs en santé s’est intensifiée au cours de l’année et ne montre aujourd’hui aucun signe de faiblesse ».

    « 2019 devrait être une autre année record », prévoit le rapport, soulignant que « les fondamentaux du secteur santé sont souvent relativement à l’abri des cycles économiques, avec pour conséquence des rendements stables, ce qui attire beaucoup les investisseurs ». Bain & Company s’attend à ce que les marges bénéficiaires élevées du secteur, sa résistance à la récession et les possibilités de rachat persistent en 2019, soutenant notamment les investissements dans les technologies médicales.

  • Prix Galien : appel à candidatures jusqu’au 3 juin 2019, le volet e-santé fera l’objet d’un futur AAC

    Les porteurs de projets souhaitant concourir au Prix Galien 2019 doivent déposer leur dossier de candidature complet avant le 3 juin à minuit à CandidaturePrixGalien@gpsante.fr.

    Il est possible de concourir dans l’un des 4 volets suivants :
    • médicament « innovant » ;
    • dispositif médical (DM) « inédit » ;
    • programme d’accompagnement du patient « qui se distingue » ;
    • travaux de recherche « qui font significativement avancer la médecine ».
    « Le volet traditionnellement consacré à la e-santé est actuellement en cours de réforme, est-il mentionné sur le site officiel. Il fera l’objet d’un appel à candidature distinct diffusé dans les prochaines semaines. »

    Le prix Galien distingue des innovations en santé (toutes thérapeutiques confondues) « remarquables, récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche et des programmes d’accompagnement du patient emblématiques », indiquent les organisateurs dans un communiqué publié le 26 avril 2019.

    Pour l’envoi du dossier, il est recommandé d’utiliser WeTransfer.com ou Dropbox.com ou toute autre plateforme « pour l’envoi en un seul bloc de toutes les pièces ».
    Un accusé de réception sera adressé aux candidats dès réception de leur message, suivi, « dans les meilleurs délais, d’une confirmation personnalisée de l’enregistrement de [la] candidature », est-il précisé.

    Volet « médicament »

    « Ce volet est réservé à la mise au point d’un produit innovant, quelle que soit son origine, mis à disposition des malades et dont l’innovation et l’importance thérapeutique s’affirment, est-il expliqué. Le produit candidat doit donc impérativement avoir déjà été mis sur le marché en France. »

    Le Prix Galien récompense au sein de ce volet les catégories suivantes :

    • médicaments utilisés en thérapeutique ambulatoire ;
    • médicaments réservés en thérapeutique hospitalière ;
    • médicaments destinés aux maladies rares ;
    • médicaments de thérapie innovante : thérapie génique, thérapie cellulaire somatique, médicaments issus de l’ingénierie cellulaire ou tissulaire.

    Volet « dispositif médical » (DM)

    Ce volet est destiné aux :

    • DM à vocation thérapeutique, de prévention, en pratique ambulatoire ou hospitalière : DM à usage individuel, MAD… ;
    • DM de compensation de handicap, d’aide au retour à une vie sociale ;
    • DM d’imagerie de diagnostic ou interventionnelle ;
    • DMDIV ;
    • DM implantables, de diagnostic ou actifs.

    « Ne sont éligibles que les DM disposant du marquage CE et déjà disponibles sur le marché en France », notent les organisateurs.

    Volet « accompagnement du patient »

    « Ce volet est destiné aux programmes innovants et originaux conçus en France dans l’accompagnement du patient et des proches dans les parcours de soins ou de vie, ces programmes doivent déjà être à disposition des patients ou de leurs proches, est-il indiqué.

    Ces programmes ou dispositifs d’accompagnement peuvent avoir été initiés par une association ou une fondation, un établissement de soins ou médico-social (public ou privé), une université.

    Les programmes candidats doivent être à but non lucratif : soit le programme est accessible gratuitement, soit le coût est abordable et avantageux pour le patient ou son entourage. »

    Volet « travaux de recherche »

    « Ce volet est destiné à des travaux récents réalisés en France dont les résultats permettent une avancée marquante dans tous les domaines thérapeutiques », précisent les organisateurs.

    Frais de dossier

    Une fois la candidature entérinée par le comité d’organisation, au plus tard le 30 juin 2019, les candidats doivent prévoir de s’acquitter des frais de dossier qui leur seront facturés :

    • volet « médicament » : 4 500 € HT
    • volet « dispositif médical » : 1 500 € HT
    • volet « accompagnement du patient » : gratuit
    • volet « travaux de recherche » : gratuit

    Les frais de dossier ouvrent droit à :

    • une participation en tant que candidat au Prix Galien France 2019 ;
    • une présence aux Rencontres Innovation & Galien en décembre 2019 à Paris, lors desquelles sera dévoilé le palmarès 2019.

    Pour toute question :

  • L’Agence israélienne de l’innovation annonce un partenariat avec la Finlande en santé numérique

    L’Agence israélienne de l’innovation (Israel Innovation Authority) et la Direction de la recherche Israel-Europe (Iserd) annoncent un partenariat avec la Finlande dans le domaine de la santé numérique.

    Lors d’une soirée organisée à l’ambassade de Finlande en Israël, en présence notamment de Visa Honkanen, directeur du numérique de l’hôpital universitaire de Helsinki, et de Marja-Liisa Niinikoski, directrice générale du Helsinki Business Hub, l’agence de développement économique de la capitale, un appel à propositions a été émis pour le lancement de projets communs par des entreprises israéliennes et finlandaises, est-il indiqué dans un communiqué daté du 16 avril 2019.

    « La collaboration avec des entreprises israéliennes aidera les jeunes entreprises finlandaises à accéder à des technologies révolutionnaires capables de soutenir les politiques de santé progressistes du pays, d’améliorer le bien-être des citoyens finlandais et de [permettre] à la Finlande [de conserver] le statut de leader mondial en e-santé », a déclaré le P.-D.G. de l’Agence israélienne de l’innovation Aharon Aharon, ancien dirigeant d’Apple en Israël.

    C’est également, selon lui, «  une opportunité extraordinaire pour les entreprises israéliennes de se connecter aux leaders finlandais de l’écosystème de la santé numérique, de se familiariser avec des technologies de pointe [et de] conquérir le marché finlandais ». L’ambassadrice de Finlande en Israël, Kirsikka Lehto-Asikainen, a salué ce programme pilote, le présentant comme « un bond en avant » pour la coopération entre les deux pays.

    La Finlande, 1er pays au monde à avoir mis en place un référentiel national de données patients

    L’Agence israélienne de l’innovation souligne que la Finlande se classe parmi les principales puissances en matière de e-santé dans le monde, la santé numérique constituant son principal marché extérieur en matière technologique. Elle est l’un des premiers pays au monde à avoir mis en place un référentiel national de données patients, couvrant à la fois les secteurs public et privé. 100 % de la population du pays est couverte par le dossier médical électronique.

    Selon l’agence, la vigueur du secteur e-santé en Finlande est due en partie à la qualité de la recherche médicale menée dans des institutions, comme l’hôpital universitaire de Helsinki, et à une économie digitale solide, en partie grâce à la présence de Nokia en périphérie de la capitale.

    Israël héberge plus de 350 centres de R&D de sociétés multinationales et des centaines de start-ups

    Israël héberge de son côté plus de 350 centres de R&D de sociétés multinationales, dont ceux de Google, IBM, Intel, Facebook et de la finlandaise Nokia, ainsi que des centaines de start-ups pionnières dans les domaines de la médecine personnalisée, des analyses de données de santé, de la télémédecine, des capteurs et des dispositifs médicaux.

    Israël : un plan national en e-santé sur 5 ans de 247 M€

    En mars 2018, le gouvernement israélien a approuvé un plan national en santé numérique d’un milliard de shekels (247 millions d’euros) sur 5 ans, incluant des initiatives en matière de coopération internationale et des modifications de la réglementation visant à encourager la recherche en data science.

  • Neurallys lève 750 000 euros pour développer la neurochirurgie connectée

    La société Neurallys annonce avoir réalisé une levée de fonds de 750 000 euros auprès du groupe Doliam et de HAC Futur, avec l’objectif d’accélérer le développement de son implant connecté destiné aux patients souffrant d’hydrocéphalie. 

    La jeune entreprise, incubée au sein de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière-ICM, a créé un baromètre permettant de mesurer et d’enregistrer en continu la pression intracrânienne. Ce capteur mini-invasif est implanté devant la valve dont les patients hydrocéphales sont déjà porteurs et permet aux patients de s’auto-diagnostiquer en cas de symptômes de dysfonctionnement (migraines, nausées…). L’objectif est notamment de limiter hospitalisations et interventions non indispensables ainsi que de prévenir les dysfonctions matérielles, qui peuvent avoir des conséquences graves.

    Les fonds levés permettront d’augmenter à court terme les effectifs en R&D, avec le recrutement de 3 ingénieurs, et de finaliser le prototype d’implant pour la phase d’essais précliniques avec un modèle aigu d’hydrocéphalie, indique la société dans un communiqué publié le 17 avril 2019.

     « Pour les neurochirurgiens, cette technologie innovante est un rêve, commente le Pr Philippe Cornu, directeur scientifique de Neurallys et chef des services de neurochirurgie des hôpitaux de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et Necker Enfants malades à Paris. Nous sommes souvent contraints d’intervenir en urgence [en cas d’hydrocéphalie, faute de] moyen de mesure efficace au quotidien ».

    Doliam est un groupe industriel familial basé à Maisons-Lafitte, dans les Yvelines en Île-de-France, qui a notamment investi en 2018 dans la jeune pousse IC’Alps, spécialiste des semi-conducteurs. HAC Futur est la société de Philippe Bissay, président-fondateur du laboratoire pharmaceutique HAC Pharma.