Financeurs

  • L’Hôtel-Dieu va abriter un incubateur biotech/medtech/IA

    L’AP-HP a retenu l’offre du groupement coordonné par le promoteur Novaxia dans le cadre du projet de rénovation de l’Hôtel-Dieu baptisé « Parvis Notre-Dame ». Le site, « tourné vers la médecine, la recherche et l’enseignement, s’ouvre désormais à des partenariats innovants », souligne l’établissement dans un communiqué daté du 17 mai 2019.

    Selon l’accord de bail à construction, conclu pour une durée de 80 ans, l’Hôtel-Dieu hébergera notamment un pôle santé de 10 000 m2 « animé [par] un incubateur « biotech/medtech » », avec « un espace de coworking dédié à l’intelligence artificielle en santé, géré par Biolabs ». Novaxia souligne dans son communiqué que « c’est la première implantation en Europe [de cette société américaine] après de nombreuses implantations américaines prestigieuses [à] Cambridge, Boston, San Diego [et] Princeton ».

    La création de ce pôle permettra d’accueillir à proximité des équipes de l’AP-HP « une centaine [d’entreprises] parmi les plus innovantes dans le domaine des biotechnologies, des technologies médicales et de l’intelligence artificielle ».

    L’AP-HP annonce qu’un fonds de transformation de 30 millions d’euros sera consacré notamment « aux prises en charges innovantes des patients ». Le groupement hospitalier rappelle avoir défini en 2016 pour l’Hôtel Dieu un projet médical et hospitalier « tourné vers l’innovation, de nouvelles formes de prise en charge [et] un lien entre disciplines médicales, nouvelles technologies [mais aussi] sciences humaines et sociales ». Les travaux de rénovation de l’Hôtel-Dieu devraient commencer dès cette année.

  • PHW : Vidal, L’effet papillon, Ehtrace, DataGalaxy et VieConnect lauréats des prix HIT Innovations

    Dans le cadre des HIT Innovations Trophées, la FHF récompense les sociétés Vidal, L’effet papillon, Ehtrace, DataGalaxy et VieConnect pour leurs solutions innovantes dans le secteur de l’IT appliqué à la santé. Les prix ont été remis le 21 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week 2019, qui a actuellement lieu à Paris, Porte de Versailles.

    Les lauréats et leurs solutions : 

    • Catégorie 1 : prévention & santé 

    La société Vidal a été récompensée pour sa solution Vidal Sentinel, un outil d’évaluation continue du risque des prescriptions pour les patients hospitalisés permettant aux pharmaciens hospitaliers d’identifier et d’expliciter les situations à risque qui nécessitent une intervention pharmaceutique.

    • Catégorie 2 : traitement et éducation thérapeutique 

    La société L’effet papillon a été récompensée pour sa solution Bliss, dispositif médical destiné à combattre les douleurs physiques et psychiques grâce à la réalité virtuelle. Bliss sert de complément ou d’alternative à l’anesthésie. 

    • Catégorie 3 : accompagnement, suivi et coordination 

    La société Ehtrace a été récompensée pour sa solution ScanDm, qui permet au personnel hospitalier de lire et d’interpréter tous types de code-barres (1D, 2D, standards et non standards) dans n’importe quel contexte (bloc opératoire, pharmacie).

    • Catégorie 4 : valorisation de la donnée  

    La société DataGalaxy a été récompensée pour sa plateforme, permettant de collaborer autour d’une cartographie commune et d’accéder à une connaissance fiable et à jour en temps réel. 

    • Catégorie coup de coeur du jury :

    La société VieConnect a été récompensée pour sa solution connectée conçue pour garantir une meilleure prise en charge de l’incontinence grâce à des capteurs et à des systèmes connectés permettant de fournir des analyses en temps réel et d’envoyer des notifications aux personnes aidantes.

    Le jury :

    Présidents du jury :

    • Enguerrand Habran, Directeur du Fonds FHF « recherche et innovation »
    • Cyrille Politi, Conseiller Transition Numérique de la FHF. 

    Membres du jury :

    • Eric Baseilhac, directeur des Affaires Economiques, Internationales et Affaires Publiques du Leem
    • Corinne Collignon, Adjointe au chef du service en charge de l’évaluation des Dispositifs Médicaux de la HAS
    • Sébastien Delescluse, Interne de Santé Publique au Chu d’Amiens
    • Pierre Desmarais, Avocat
    • Romaric Hervo, Vice-Président en charge de la Stratégie du Réseau National au CHRU de Brest
    • Olivier Le Pennetier, Urgentiste – Ex-Président de l’ISNI (internes de médecine) au SAMU de Paris
    • Chanfi Maoulida, Expert Numérique, Service de Santé des Armées / Direction des Systèmes d’Information et du Numérique (DSIN)
    • Stéphane Michaud, Directeur des Soins et Coordonnateur Général au CHU de Poitiers
    • Nicolas Noiriel, Délégué national, FNEHAD
    • Géraldine Salord – Associé fondateur à Metalaw Avocats Associés
    • Mathieu Trystram, Responsable incubateur à Tech Care Paris&Co
    • Guillaume Wasmer, Directeur Adjoint Chargé du Développement et du Marketing, Nehs.
  • VivaTech : « On va avoir besoin non plus d’IA mais de raisonnements augmentés » (A. Templier, Quinten)

    « Imaginez une médecine qui se nourrisse en permanence de toute l’expérience générée sur le terrain par les médecins sur les patients et que l’on n’attende pas des années comme c’est le cas aujourd’hui pour qu’un signal émerge et qu’on fasse des études pour valider ce signal et entraîner un consensus qui va mener à des nouvelles guidelines », commente Alexandre Templier, P.-D.G. de la société Quinten, qui assiste les acteurs de la santé dans la valorisation de leurs données.

    « Mettre l’expérience de tous au service de chacun » : c’est la mission que s’assigne Alexandre Templier, interrogé le 17 mai 2019 par H&TI à l’occasion du salon VivaTech, indiquant que Quinten est « capable d’industrialiser le processus de génération et de validation de nouvelles connaissances ».
    Sous nos latitudes, estime-t-il, « on va avoir besoin non plus d’intelligence artificielle mais de raisonnements augmentés ». Selon lui, on ne va pas « changer la manière dont le médecin pense et prend une décision [mais] simplement lui donner beaucoup plus de puissance et d’amplitude dans ce processus ».

    Les technologies développées par Quinten « permettent automatiquement d’extraire de nouvelles connaissances des jeux de données et de les activer en situation clinique, c’est-à-dire uniquement les connaissances pertinentes pour un patient donné, pour un médecin donné, avec la capacité pour le médecin de comprendre les connaissances qu’on va lui proposer d’activer pour ce malade », explique-t-il.

    Si l’industrie pharmaceutique « génère beaucoup de données, [elle] en consomme relativement peu [et] la tendance du secteur pharma à consommer de plus en plus de données est assez récente ». Le patron de Quinten donne en exemple l’initiative lancée par Sanofi avec son programme Darwin, « assez représentative [d’une] prise de conscience de l’industrie pharmaceutique [qui laisse prévoir qu’elle] va changer de paradigme ».
    « Dès qu’elle va devenir consommatrice en plus d’être génératrice de données, il est fort probable que les taux de succès augmentent et que l’efficience s’améliore, ajoute-t-il. Nous avons multiplié les expériences ces 11 dernières années et montré que c’était possible. Il faut maintenant faire la même chose de manière intégrée et c’est ce que Sanofi est en train de faire. »

    Des données au « point of care »

    La société Optum « aspire » les données « de centaines d’hôpitaux [américains] et « les rend disponibles pour créer de l’intelligence » dans la base Darwin de Sanofi, explique Alexandre Templier. C’est là que Quinten « peut commencer à intervenir ». « À ce moment, la question est de savoir comment « expirer » les données, c’est-à-dire « restituer les outils » pour que les médecins du « point of care » qui ont généré les données puissent prendre des bonnes décisions et implémenter les connaissances au niveau du malade ».

    Interopérabilité : « il est plus réaliste, dans un premier temps en tout cas, de faire avec la multiplicité des systèmes »

    L’interopérabilité est « un problème et un vrai sujet [compte tenu] de la multiplicité des systèmes d’information hospitaliers et des dossiers médicaux [informatisés] », estime le P.-D.G. de Quinten. Il juge « utopique » d’imaginer une ontologie permettant à tout le monde de « parler le même langage [et qui] va être valide pendant longtemps », du fait notamment que l’environnement « évolue tout le temps ». Selon lui, « il est plus réaliste, dans un premier temps en tout cas, [de] faire avec la multiplicité des systèmes », de les « réconcilier [sur] un dictionnaire commun [mais qui] n’est pas unique » .

    Le patron de Quinten loue ici le « pragmatisme » de l’approche d’Optum avec son ontologie, qui « s’appuie sur une multiplicité de codes extrêmement complexes [pour réconcilier] l’hétérogénéité de sémantiques » des centaines de centres hospitaliers concernés.

    L’idéal, selon Alexandre Templier,  « ce serait qu’une fonctionnalité soit accessible dans l’interface du dossier médical, qu’au moment où le médecin rentre l’information, il y ait une alarme, un pop-up qui dise « attention, ne prescrivez pas ça parce que parmi les 11 700 patients du réseau, ou des États-Unis, ou de telle région, ou de France, qui ont telle ou telle caractéristique, qui ont pris ce médicament, il y a deux fois plus de décès ou d’effets indésirables de tel type dans les six mois » ».

    « Tout devra probablement se passer dans un premier temps à l’échelle d’un hôpital », et non dans le SIH

    Il estime que « tout devra probablement se passer dans un premier temps à l’échelle d’un hôpital », et non dans le SIH car l’éditeur de celui-ci « a la main [et] peut décider ou non de débloquer une fonctionnalité ». « Comme la plupart des systèmes sont maintenant basés sur le web et qu’on arrive à des niveaux de sécurisation satisfaisants, on peut très bien imaginer qu’un autre programme [s’ouvre sur l’écran du médecin] en parallèle du SIH, une appli qui à travers un ‘web service’ [lui donne une recommandation] », ajoute-t-il.

    Raisonnement augmenté vs IA

    « Je ne crois pas un instant que les médecins vont être remplacés par un algorithme »

    « Je ne crois pas un instant que les médecins vont être remplacés par un algorithme qui va prendre les décisions à leur place, indique Alexandre Templier, sauf peut-être sur des cas simples et des guidelines simples ».

    Il cite l’exemple de la Chine ou l’explosion des maladies chroniques dans un contexte de « déficit de médecins » et de généralisation du téléphone mobile crée les conditions de développement de la e-santé « sans qu’il y ait un médecin qui valide à chaque fois ».  Les Chinois « n’ont pas le choix » mais il y a peu de chances que cela soit « applicable à nos sociétés [car dans] l’essentiel des cas en médecine [le diagnostic] repose sur des raisonnements complexes qui nécessitent une prise de responsabilité du médecin éclairé ».

    « On va avoir besoin non plus d’intelligence artificielle mais de raisonnements augmentés »

    Sous nos latitudes, estime le patron de Quinten, « on va avoir besoin non plus d’intelligence artificielle mais de raisonnements augmentés ». Selon lui, on ne va pas « changer la manière dont le médecin pense et prend une décision [mais] simplement lui donner beaucoup plus de puissance et d’amplitude dans ce processus ».

    • « Plus de puissance parce qu’il va avoir directement accès aux connaissances opérationnelles pour son malade bien au-delà de son champ d’expérience personnel, sans avoir à aller potasser tous les journaux toutes les semaines » ;
    • « Plus d’amplitude [parce que cela ne pourra que] se généraliser très vite ».

    Alexandre Templier insiste ici sur le « côté explicatif totalement absent de la plupart des initiatives d’aujourd’hui ». « Nous avons fourni beaucoup d’efforts pour que les « insights »,  les enseignements qu’on extrait des données et les connaissances opérationnelles soient compréhensibles, auditables par les médecins : dès lors que la responsabilité reste du côté de l’humain alors « responsabilité » veut dire aussi « transparence » et « capacité de comprendre ce qu’on est en train de faire ». Une responsabilité non éclairée n’est pas souhaitable dans bien des cas et en particulier en santé. »

    Approche symboliste vs deep learning

    « Nos algorithmes explorent les données de manière assez atypique par rapport à tout ce qui  existe », souligne Alexandre Templier. Quinten applique la seule technique existante « qui est vraiment explicite pour les experts métier, notamment pour les médecins [à savoir] l’approche symboliste [qui consiste à] extraire des associations explicites des données, des règles d’association », ajoute-t-il. Quand on dit aux médecins qu’« on détecte que les diabétiques hyper tendus répondent trois fois mieux à ce traitement », ils comprennent ce dont il s’agit. Ils peuvent confronter ce résultat à leurs propres expériences et aller tout de suite vérifier dans les bases.

    L’algorithme de Quinten « génère des milliers d’hypothèses » pour ne récupérer « que la crème de la crème des hypothèses »

    Pour obtenir ce type de résultat, il faut selon lui « croiser dans tous les sens des milliers de variables » et c’est précisément « le mode opératoire de l’algorithme développé par Quinten depuis plus d’une décennie » : il « génère des milliers d’hypothèses et les fait passer par différents filtres successifs en réappliquant les résultats sur des données indépendantes », en ne conservant in fine « que la substantifique moelle, la crème de la crème des hypothèses, qu’il a faites non seulement vérifiées par les médecins mais qui sont surtout actionnables dans une situation thérapeutique ».

    « Tout le monde parle aujourd’hui » de l’approche par réseaux de neurones, celle du deep learning, qui « s’inspire de l’anatomie du cerveau » : cette technologie « peut remplacer l’humain sur des tâches cognitives élémentaires » en médecine sur la détection de tumeurs à partir d’images, mais « on est loin de la décision médicale au sens large », estime le P.-D.G. de la société Quinten. Cependant, les clients « commencent à s’intéresser » à l’approche symboliste parce qu’ils « ont bien perçu les limites des approches connexionnistes notamment en terme d’interprétation », note Alexandre Templier, qui « a la conviction » que ce sont des techniques symbolistes, même si elles ont aussi leurs limites, qui s’imposeront « à terme », s’agissant de la médecine du futur .

    Anonymisation et risque de réidentification

    Interrogé par H&TI sur la question de l’anonymisation des données, Alexandre Templier estime que « la donnée qui est totalement non réidentifiable[, pour laquelle] on n’a aucun moyen de réidentifier, est « souvent une donnée qui ne porte plus aucun signal [et] ne comporte que du bruit ».« Contractuellement, Quinten laisse à ses clients le devoir de désidentification et les actions de prévention de la ré identification potentielle des données [mais] s’intéresse beaucoup à la manière dont c’est fait » et s’assure que « ça été vraiment fait », notamment parce que la société « porte potentiellement une responsabilité de processeur de données selon la RGPD ».

    « La problématique de réidentification ou d’anonymisation n’est pas binaire comme tout le monde semble le croire »

    « La problématique de réidentification ou d’anonymisation n’est pas binaire comme tout le monde semble le croire », déclare le patron de la société. « Il n’y a pas d’un côté des données directement identifiantes parce qu’il y a le NIR, le nom, le prénom et de l’autre côté des données anonymisées parce qu’on ne peut plus retrouver l’identité de la personne concernée. Si l’on pouvait résumer tout ce qui importe dans un jeu de données  et puis après tout bruiter sauf ce qui importe dans un jeu de données, ça se saurait et on n’utiliserait plus que ça en analyse, or il y a pléthore d’outils. Il n’y a donc pas d’approche idéale : il n’y a qu’une approche optimale pour un problème donné [et] tout dépend de ce que l’on cherche », explique-t-il.

    « On ne peut trouver une structure intrinsèque des données indépendamment de n’importe quel problème capable de renvoyer les « insight optimum » quand on voudra poser une question très précise », complète-t-il. Il faut donc « un compromis entre risque de réidentification et exploitabilité [car] en forçant le trait si le risque d’identification est nul, c’est qu’il y a plus rien à exploiter dans les données. »

    Une commission de l’Afnor travaille sur un algorithme capable de mesurer « le risque de réidentification »

    Une commission, qui a été créée au sein de l’Afnor, dont fait partie Quinten, travaille sur un algorithme capable de mesurer « le risque de réidentification », preuve de ce que celui-ci « n’est pas binaire mais continu », commente Alexandre Templier. Il estime qu’« à partir du moment où ce risque sera mesuré [il sera possible d’établir un] niveau d’exigence [différent] selon le secteur d’application ou selon les usages ou les enjeux :  a priori, on ne va probablement pas exiger le même niveau de risque de ré-identification pour le secteur de la publicité en ligne que sur la lutte contre le cancer ».

  • VivaTech 2019 : Novartis annonce le lancement de Biome Paris, son 1er centre d’innovation européen

    Le laboratoire pharmaceutique Novartis va ouvrir son centre d’innovation digitale européen Biome Paris. Il a annoncé la nouvelle à l’occasion du salon VivaTech, qui s’est tenu du 16 au 18 mai 2019.

    Le Biome de Paris, créé dans le but d’orienter et d’optimiser l’intégration du digital dans le parcours de soins, rassemblera à Rueil-Malmaison de nombreux acteurs tels que des start-ups, des partenaires ainsi que le réseau d’expert de Novartis.

    Une polarisation des technologies 

    Avec ce nouveau laboratoire, Novartis souhaite polariser des technologies qui fonctionnent dans un domaine vers d’autres champs. Son objectif est d’améliorer l’efficacité et l’efficience des soins grâce au digital.

    Pour ce faire, le laboratoire favorise une approche par projet comme « savoir quand consulter un médecin ou améliorer le suivi d’un traitement pour une maladie chronique ou pour une addiction », détaille Bertrand Bodson (communiqué).

    Les partenaires de Novartis 

    Dans l’optique d’une stratégie d’open innovation, Novartis souhaite s’orienter vers les patients via les start-ups du projet qui sont elles mêmes clientes du laboratoire pharmaceutique. Avec ce partenariat, Novartis pourra développer une grande connaissance de ses clients et l’inclure sur le marché.

  • PHW 2019 : le salon HIT accueille les villages thématiques « start-ups » et « e-santé Grades »

    Dans le cadre de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019, 2 « villages » mettent à l’honneur les start-ups health tech ainsi que les stratégies de développement e-santé des Grades.

    • Une trentaine de start-ups sont attendues au village qui leur est dédié, dont Accord Sophro, Altruist, Avismedic.com, Cayceo, Colnec Health, Crisisoft, Data Galaxy, Doctoconsult, DrData, ECES Santé, Edop, Emotivi, Galéon, Gleamer, Healthy Mind, Hellocare, Idomed, Imito, Keeskee, Kernel Biomédical, Medadom, Meredith Santé, Methodim, Milvue, Pandalab, Posos, Zaggo, Sterixene, Captain Compta, Simango, Urgences Chrono, Familizz, Kaducée, RealityCare et Tuttis Soins Infirmiers. 

    • Le village « e-santé Grades » accueillera 9 régions : Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Guyane, Île-de-France, Normandie, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur , Pays de La Loire et Réunion-Mayotte.

    Village « e-santé Grades » : télémédecine, innovation et cybersécurité à l’honneur

    Les Groupements régionaux d’appui au développement de la e-santé (Grades) développent la e-santé dans leur région en accompagnant les organisations, les structures et les professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et social dans leur transformation numérique. Avec le soutien des agences régionales de santé (ARS), ils mettent en œuvre le volet numérique des politiques publiques de santé en concertation avec les acteurs du système de santé dans les territoires.

    Des thématiques communes seront abordées par les différentes Grades présents, comme la télémédecine, l’innovation, la cybersécurité, le parcours et la coordination ainsi que l’urbanisation et le socle technique. Seront également présentées les spécificités de chaque régions dans le processus de développement de la e-santé. 

    Village « start-ups » : la e-santé mise en avant

    Le village « start-ups » est mis en place dans le cadre du salon HIT, sur un espace dédié de 165m2 dans le hall 7.2. 

    Toutes les start-ups présentes au sein de ce village ont moins de 3 ans : elles ont imaginé diverses solutions aux services des professionnels de santé ou des patients. Le numérique, l’analyse des données et l’IA sont la base de plusieurs produits et services conçus par ces jeunes sociétés.

    Voici un aperçu des start-ups qui sont attendues sur le salon HIT :

  • Apple à projets « Google AI Challenge » : 6 projets e-santé parmi les 20 lauréats

    Google.org, projet philanthropique de Google*, a retenu 20 initiatives qui « utilisent la puissance de l’intelligence artificielle pour relever les défis sociaux et environnementaux » dans le cadre de son appel à projets « Google AI Challenge ». 6 d’entre elles concernent le secteur de la santé.

    Les organisations sélectionnées, dévoilées début mai 2019, recevront un coaching de la part d’experts en intelligence artificielle de Google, une subvention de Google.org d’un montant global de 25 millions de dollars US (22,3 M€), ainsi qu’un accompagnement de la part de Google Cloud. Elles pourront aussi participer durant 6 mois au programme Launchpad Accelerator de Google Developers, incluant l’assistance de l’ONG partenaire DataKind, pour un démarrage rapide de leur projet.

    Les 6 porteurs de projets de e-santé sélectionnés sont les suivants :

    • la plateforme américaine de soutien psychologique Crisis Text Line, qui prévoit d’utiliser l’analyse du langage naturel et les données pour optimiser l’allocation des personnes en souffrance aux conseillers ;

    • les pompiers de New York, qui coopéreront avec les chercheurs de la New York University pour créer des modèles analytiques capables d’orienter les personnes appelées à apporter les premiers secours (first responders) dans le cadre des quelque 1,7 million de situations d’urgence qu’ils gèrent chaque année ;

    • l’Américain Nexleaf Analytics, qui va créer des modèles de données capables de prévenir la dégradation des vaccins quand ces produits sont livrés dans des régions éloignées et sans infrastructures ;

    • la fondation Médecins sans frontières, qui veut aider son personnel à analyser les antibiogrammes au moyen de l’IA, de la reconnaissance d’image et d’une application pour téléphone mobile afin de l’aider à prescrire les bons antibiotiques en cas d’infection microbienne ;

    • le Trevor Project, plateforme américaine de soutien psychologiques aux personnes LGBTQ, qui prévoit d’utiliser l’analyse du langage naturel et l’analyse des sentiments afin de mieux prévenir le risque suicidaire ;

    • l’Australien Turning Point Center, qui propose d’analyser par l’IA les registres médicaux des ambulances afin de prévenir le suicide.

  • PHW 2019 : partenariat IA entre le CHU de Bordeaux et Deski pour l’analyse d’échographies

    Le CHU de Bordeaux et la start-up bordelaise Deski annoncent la signature d’un accord-cadre visant à faciliter le lancement de projets de recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle « par des accès rapides, privilégiés et réguliers à la structure de recherche » du CHU. Le partenariat se concentrera dans un premier temps sur des outils d’aide à la démocratisation de l’échographie, précisent les deux signataires dans un communiqué daté du 14 mai 2019. 

    Deski a installé, au sein du CHU de Bordeaux, un serveur de calcul à hautes performances dédié à l’IA afin d’analyser des données anonymisées, conformément à la règlementation et aux exigences de la Cnil. Plus de 17 000 examens échographiques cardiaques sont réalisés et analysés chaque année par les cardiologues du CHU. C’est à partir de ces données que Deski entraîne ses algorithmes de deep learning (apprentissage profond) pour reproduire les analyses d’experts et les rendre accessibles à une plus large communauté médicale. 

    Le projet prévoit tout d’abord de développer des outils d’aide à l’analyse cardiaque, en lien avec le service de cardiologie et de valvulopathie du CHU de Bordeaux dirigé par le Pr Stéphane Lafitte (unité 1034 Inserm), avant d’être étendu à la gynécologie, à la gastro-entérologie et à l’urologie.

    Le CHU et Deski organisent un point sur leur alliance le 22 mai à 10 heures à l’occasion de la Paris Healthcare Week (stand CHU de Bordeaux/Région Nouvelle-Aquitaine – Hall 7 Stand G61).

    Objectif de Deski : simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts

    La société Deski, qui combine expertise en imagerie médicale et maîtrise d’algorithmes d’intelligence artificielle, a développé des solutions fondées sur l’intelligence artificielle pour simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts. Elle prévoit que « le stéthoscope du médecin de demain sera une sonde échographique » et souligne que l’examen d’échographie « requiert une forte et longue expérience pour son acquisition et son analyse », ce qui demeure «un obstacle à [sa] démocratisation ».

    Un impact important dans les pays en voie de développement

    La société s’engage en faveur de la diffusion de l’échographie, qui devrait selon elle avoir un impact « fort pour les pays développés[,]  où l’on connaît le problème des déserts médicaux, [et] encore plus important dans les pays en voie de développement, où les systèmes de santé et d’imagerie médicale ne sont pas encore établis ».

    « Ce partenariat est une véritable opportunité pour Deski : avoir accès à une large base de données expertisée et au support de médecins spécialistes reconnus sont des conditions optimales pour le développement de nos solutions », déclare  le cofondateur de la société, Bertrand Moal, docteur en biomécanique et interne de médecine au CHU de Bordeaux. 

    « L’analyse des données, réalisée en interne, par des professionnels du CHU ayant des doubles compétences médicales et du monde des sciences de l’ingénieur, permet aux patients d’être mieux suivis, aux étudiants et aux professionnels d’être mieux formés », explique de son côté Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux.

  • La e-santé va « révolutionner » la lutte contre les addictions (rapport Mildeca)

    « La lutte contre les drogues et les conduites addictives ne peut pas se passer de l’apport de la e-santé. » C’est ce qu’affirme le rapport remis à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) par Michel Reynaud, président du fonds Actions Addictions, et Jean-Pierre Thierry, le conseiller e-santé du fonds, sous le titre « Addictions : la révolution de la e-santé pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge ».

    Les auteurs du rapport, rendu le 14 mai 2019, demandent « un plan pour le déploiement progressif et intégré des solutions de e-santé » dans ce domaine. Ils annoncent que « la mobilisation de nouveaux acteurs tels que les consommateurs et les patients » grâce aux solutions numériques « permettra de répondre en partie aux besoins non couverts par les spécialistes médicaux » et que la technologie pourra « faciliter également les parcours de soins, actuellement peu cohérents et comportant de nombreux points de rupture ».  

    « Le smartphone doit désormais être considéré comme le vecteur privilégié pour l’adoption des services et solutions de la e-santé dans le champ des addictions », estiment les auteurs. Selon eux, « l’étude des troubles comportementaux dans les addictions (…) sera révolutionnée par l’IA appliquée aux données générées » par ces appareils.

    Une task force « addictions et e-santé »

    Le rapport recommande notamment de créer une task force « addictions et e-santé », réunissant des experts du domaine des addictions, de la e-santé et de la transformation numérique. Cette task force serait chargée :

    • de définir un plan d’action visant à inclure la e-santé dans les programmes publics de lutte contre la drogue et les conduites addictives ;
    • de rechercher l’engagement des usagers et des représentants de patients, avec le concours de l’Union nationale des associations agrées d’usagers du système de santé (France Assos Santé) ;
    • de contribuer à garantir le respect des règles nationales et européennes garantissant la confidentialité et la sécurité des données de santé (Cnil, RGPD).  

    Intégration territoriale et recherche

    Les auteurs demandent d’« identifier deux ou trois régions sanitaires pilotes pour l’expérimentation d’une intégration territoriale de la e-santé, pour l’amélioration de la qualité de la coordination des soins et du parcours des patients », bénéficiant de l’appui des Grades. Ce projet concernerait une plateforme incluant télésanté, parcours de soins, dossier de coordination, gestion des rendez-vous, gestion des objets connectés.

    Le rapport préconise de favoriser la recherche dans le domaine des addictions reposant sur l’analyse des données populationnelles et comportementales, en relation avec le Health Data Hub ainsi que dans le cadre des Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA), le tout « en tenant compte du potentiel de la santé mobile, des chatbots, des jeux sérieux et de la réalité virtuelle».

    Les auteurs du document suggèrent également de créer un observatoire des « stratégies de communication numérique susceptibles de favoriser les conduites addictives et ciblant notamment les plus jeunes ». Cette entité serait également chargée de coordonner « les stratégies numériques susceptibles de contrer ces incitations ».

    Des recommandations d’ordre général

    Le rapport propose parallèlement de « favoriser le développement et la reconnaissance du rôle des « patients experts » pour l’information des aidants, l’éducation thérapeutique et l’animation des plateformes et solutions intégrées spécialisées dans les addictions » .

    Ses auteurs demandent la reconnaissance de la situation de longue maladie pour les addictions sévères afin de faciliter leur traitement : il s’agirait d’inscrire les addictions dans la liste des affections de longue durée exonérantes (ALD 32).

  • MedTech Forum : Lattice Médical & Archeon remportent le challenge Starts-up innovantes du DM (Snitem)

    Lattice Médical décroche le prix du jury et Archeon obtient le prix « coup de cœur » du public dans le cadre de la 5ème journée « Start-up innovantes du dispositif médical », organisée le 14 mai 2019 par le Snitem, avec le soutien du ministère de l’Économie et des Finances et de Bpifrance. L’événement précède l’ouverture du MedTech Forum, qui se tient pour la première fois en France du 15 au 16 mai.

    • Lattice Médical : développe la bioprothèse Mattisse, un DM implantable permettant une reconstruction naturelle en régénérant les tissus adipeux. La société vise un marquage CE en 2023 et 10 % du marché mondial à l’horizon 2030, avec comme premier pays cibles en dehors de l’Europe les États-Unis et le Brésil.
    • Archeon : a conçu un dispositif basé sur l’IA qui aide à la ventilation et à la réanimation cardiaque pour la prise en charge des patients en situation d’urgence vitale.

    Le jury avait sélectionné 12 start-ups finalistes sur les 35 candidats proposés par les partenaires de l’évènement en régions (pôles de compétitivité et cluster Medtech).

    En dehors des 2 lauréats, les 10 autre candidats étaient :
    • Apollina ;
    • Casis ;
    • Diabnext ;
    • Grapheal ;
    • Hyprevention ;
    • Incepto ;
    • InHeart ;
    • Pixium Vision ;
    • Semeia ;
    • Sensome.

    Les 12 start-ups finalistes

    2 prix

    • Prix du jury : remis par Urgo Medical
      • assorti d’une dotation de 5 000 euros
    • Prix « coup de cœur » du public : vote des participants à l’issue de chaque pitch

    Le jury était composé de 11 entreprises (GE Healthcare, MDP, MicroPort CRM, Medtronic, Peters Surgical, Resmed, Strammer, Urgo Medical, Vygon, WeHealth by Servier et Winncare) et d’un représentant de Bpifrance.

  • 1er hackathon « prévention en santé » du Leem à Paris : deadline, le 26 mai 2019

    Le Leem, Pépite France et leurs partenaires organisent la première édition du hackathon « prévention en santé » du 5 au 7 juillet 2019 à Paris. Son objectif est de lever les barrières à l’innovation en apportant des solutions novatrices à des problématiques concrètes en termes de prévention santé grâce à l’intelligence artificielle (IA), des applications mobiles et d’autres solutions technologiques.

    Les formulaires de candidatures, accessibles via ce lien, sont a envoyées avant le 26 mai 2019.

    Ce hackathon est ouvert à toutes personnes issues du domaine pharmaceutique (étudiants, entreprises, etc.) mais aussi aux jeunes des missions locales et aux personnes en recherche d’emploi.

    L’événement réunira plus de 150 personnes, une trentaine de coach et un jury composé de représentants du ministère des Solidarités et de la Santé mais aussi du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.