Europe

  • La Mutualité française lance une plateforme mettant en relation les acteurs porteurs d’innovations

    Mettre en relation les mutuelles, des start-ups et de manière plus générale tous les acteurs qui proposent des innovations dans les domaines de la santé et de la protection sociale. Tel est l’objectif de la nouvelle plateforme http://www.innovation-mutuelle.fr, lancée par la Mutualité française à l’occasion de ses Journées de rentrée, qui se tiennent du 25 au 26 septembre 2019 à Nancy.

    « Ce site permet aux acteurs de l’innovation de valoriser leurs travaux et leurs réalisations auprès du premier acteur de la complémentaire santé et du premier gestionnaire d’établissements privés non lucratifs, explique Albert Lautman, directeur général de la Mutualité Française, dans un communiqué publié le 24 septembre. C’est un outil de partage autour des questions d’innovation qui sont au cœur des métiers des mutuelles. »

    Le site Innovation-mutuelle.fr est organisé en 3 rubriques principales :

    • « les actualités de l’innovation » : actualités sur les derniers projets nationaux et internationaux dans des domaines tels que que l’intelligence artificielle (IA), la robotique connectée, l’hôpital numérique, la silver économie, le big data et la blockchain ;

    • « l’annuaire des innovations mutualistes » : recense les établissements de soins et de services (crèches, Ehpads, cliniques, etc.) et les activités assurantielles « au travers de nouveaux services couvrant les besoins d’une société en mutation », explique la Mutualité ;

    • « l’annuaire des acteurs innovants » : recense les start-ups, les associations, les entreprises et les universités qui proposent des solutions innovantes et pertinentes pour les mutuelles et leurs adhérents. Ces acteurs sont spécialisés dans les domaines de l’assurance, de la santé, de l’engagement citoyen ou offrent des process innovants.

    Une plateforme qui s’inscrit dans le cadre de la mission Innovation de la Mutualité

    « Le site Innovation-mutuelle.fr vient compléter la mission Innovation de la Mutualité Française », indique le groupe (communiqué).

    Depuis le lancement de cette mission :

    • des événements grand public sont organisés de manière régulière sur différentes thématiques, comme les innovations à l’hôpital, la silver économie et la blockchain appliquée au domaine de la santé ;
    • des clubs de l’innovation permettent la mise en place de rencontres régulières entre des mutuelles et des start-ups ;
    • le Prix innovation récompense chaque année des organisations qui développement des solutions innovantes dans le secteur de la santé : les lauréats 2019 seront annoncés au cours des Journées de rentrée (H&TI relaiera l’information dans un article dédié).

    Présidée par Thierry Beaudet, la Mutualité Française fédère « la quasi‐totalité des mutuelles en France », précise le groupe. Elle représente actuellement 650 mutuelles.

  • Le CH Valenciennes et Quinten utilisent l’IA pour endiguer la surmortalité dans les Hauts-de-France

    Le centre hospitalier de Valenciennes travaille sur le projet PharmIA avec Quinten, société experte en intelligence artificielle (IA), afin d’identifier les causes de la surmortalité dans la région des Hauts-de-France. Concrètement, l’idée est d’utiliser un système d’IA pour « circonscrire les erreurs de prescription médicamenteuse et évaluer leur impact potentiel sur la surmortalité dans la région« , précisent dans un communiqué les 2 partenaires.

    Selon la dernière étude de l’Observatoire régional de la santé (période 2006-2013), le territoire du Hainaut-Cambrésis (qui regroupe le Valenciennois, le Sambre-Avesnois et le Cambrésis) présente un taux de mortalité de 31 % supérieur à la moyenne nationale. « Si ce taux était ramené au niveau national, ce sont près de 3 000 vies qui seraient sauvées chaque année », est-il indiqué dans le communiqué. C’est dans ce contexte que le CH de Valenciennes a décidé d’agir pour tenter de comprendre les causes de cette surmortalité afin de mieux l’endiguer.

    La piste d’une mauvaise prise en charge médicale écartée

    Le centre hospitalier de Valenciennes a commencé ce projet en réalisant une analyse de ses structures de soins et des taux de consultation sur le Hainaut-Cambrésis. « À l’issue de cette phase, nous avons eu la confirmation que nos structures étaient en quantité suffisante et que le nombre de consultations en médecine de ville était supérieur à la moyenne nationale ; tout comme le nombre de séjours hospitaliers », explique Rodolphe Bourret, directeur général de l’hôpital de Valenciennes.

    La création d’un entrepôt de données

    Ayant écarté la piste de la prise en charge médicale, le DG et ses équipes se sont penchés sur le suivi du patient. « Historiquement, nos établissements de santé ont été pensés pour dispenser des soins aigus et non pour prendre en charge le cycle de vie du patient dans son ensemble. Or nous sommes convaincus que pour comprendre cette surmortalité sur le territoire nous devons changer d’échelle et passer du patient au citoyen », commente Rodolphe Bourret. Ils ont donc mis en place un entrepôt de données intégrant des informations allant au-delà du cadre hospitalier, comme les données sociales, éducatives et relatives à la durée de vie de la population.

    Une approche déclinée dans la pharmacie pour identifier le taux d’erreurs des prescriptions

    Cette nouvelle approche vise notamment à être déclinée dans la pharmacie « pour identifier le taux d’erreurs des prescriptions médicamenteuses », un sujet « majeur » pour le CH.

    PharmIA : une plateforme pour réduire l’iatrogénie médicamenteuse et optimiser les dépenses inutiles

    En 2011, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) rapportait que les accidents iatrogéniques d’origine médicamenteuse, soit les accidents survenant à la suite d’un traitement médicamenteux, pourraient être responsables de 60 000 à 130 000 événements indésirables graves (EIG) par an, dont 15 à 60 000 seraient évitables, est-il rappelé dans le communiqué.

    Le CH s’est demandé quelle était la part de ces EIG au sein du centre hospitalier et quel était leur impact sur la surmortalité régionale.

    Pour répondre à ces questions, l’établissement a fait le choix de recourir à l’intelligence artificielle (IA) développée par Quinten. Ils lancent alors conjointement le projet baptisé « PharmIA ».

    Dans ce cadre, ils ont développé une plateforme numérique d’analyse des prescriptions médicales afin de réduire l’iatrogénie médicamenteuse et d’optimiser les dépenses inutiles.

    Dans un premier temps, le centre hospitalier et Quinten se concentrent sur la médication liée au diabète avant de l’étendre à d’autres environnements thérapeutiques, comme la thrombose et l’oncologie.

    À long terme, la pharmacie de l’hôpital « sera en mesure de personnaliser la prise en charge de ses patients, d’optimiser l’usage des produits pharmaceutiques et surtout de percer à jour les causes de la surmortalité régionale », note Rodolphe Bourret.

    « La complémentarité de nos profils (le CH et Quinten) nous a sauté aux yeux, commente Rodolphe Bourret. Cette entreprise possède des compétences reconnues dans le développement de l’intelligence artificielle tandis que notre hôpital dispose d’une véritable expertise métier. Autrement dit, ils ne peuvent pas développer leur IA sans nos données, tandis que nos données sont inutiles sans leur technologie. Ce partenariat est un moyen de tirer profit de la technologie pour soigner au mieux nos patients sur notre territoire grâce à une meilleure approche de la pharmacologie. »

  • La région Bourgogne-Franche Comté se dote d’un GRADeS

    L’ARS BFC (Bourgogne-Franche-Comté) annonce la création d’un GRADeS (Groupement régional d’appui au développement de l’e-santé) avec l’objectif de « fédérer l’ensemble des acteurs du système de santé pour relever les défis du numérique en santé ».  Cette structure sera issue du rapprochement des GCS (Groupements de coopération sanitaire) « e-santé Bourgogne » et Emosist (Franche-Comté).

    Selon le communiqué daté du 12 septembre 2019, il s’agira de « concrétiser l’ambition du développement du numérique en santé », prévue par le PRS (Projet Régional de Santé) de l’ARS et pilotée au niveau national par la DNS (Délégation du numérique en santé) installée par la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

    L’ARS cite parmi les principaux objectifs du GRADeS BFC:

    – de participer au développement de la télémédecine à partir de la plateforme mutualisée Telmi lancée en juin 2019 ;
    – de « favoriser une meilleure coordination des acteurs de la santé et du social sur les parcours de soins et de vie des patients » en s’appuyant sur le « bouquet de services numériques » eTICSS (e Territoire innovant santé social) dédié à a prise en charge des patients en situation complexe ;
    – de Contribuer au développement du dossier médical partagé (DMP)
    – de Garantir la sécurité des données de santé en région à travers un espace numérique régional de santé.

    La première assemblée générale et le premier conseil d’administration du GRADeS, tenus le 5 septembre, au siège de l’ARS, à Dijon (Côte-d‘Or), ont permis :

    -d’élire le président, Pascal Louis, président de l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) de Bourgogne-Franche-Comté pharmaciens libéraux, par ailleurs président du CNGPO (Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine);
    – d’élire trois vice-présidents : Bénédicte Motte, directrice générale adjointe du CHU Dijon, Loïc Grall, directeur général de la Fondation Arc-en-ciel, et Pierre-Antoine Mercier, directeur général de Dracy Santé ;
    – de « nommer collégialement » le directeur, Nicolas Limoge, qui prend la tête d’une équipe de quelque 50 professionnels répartis sur les sites de Besançon et de Chalon-sur-Saône.

  • Téléconsultation : « le gouvernement n’écoute pas le terrain » (Dr Claude Bronner-FMF)

    « La téléconsultation permet de débuguer certains problèmes (…) mais il faut organiser un relai physique local pour réellement combattre les déserts [médicaux], estime le Dr Claude Bronner, médecin retraité actif (URPS ML Grand Est), vice-président de la Fédération des médecins de France (FMF). C’est d’ailleurs l’un des principes mentionnés dans l’avenant conventionnel : il faut une organisation territoriale des soins. »

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, le Dr Claude Bronner partage son expérience de la téléconsultation dans l’exercice de son métier, convaincu de l’intérêt de cet acte, remboursé par l’Assurance maladie depuis septembre 2018. Il observe une certaine réticence de la part de ses confrères médecins vis-à-vis de la consultation par vidéo, contrairement aux patients, estimant que la réussite du développement de la pratique repose sur l’amélioration de la coordination entre les soignants.

    En désaccord assumé avec la politique menée par le gouvernement en matière de transformation du système de santé, il estime que le gouvernement a fixé son objectif de 1,3 million de téléconsultations remboursés d’ici à 2021 « sur des illusions » (60 000 actes remboursés ont été comptabilisé par la Cnam entre septembre 2018 et septembre 2019). « Cela montre que les politiques n’ont rien compris au sujet, qu’ils n’écoutent pas le terrain« , commente-t-il. Selon lui, le problème organisationnel au niveau des instances publiques est tel « qu’il n’y a pas de vraie prise de décision sur les sujets qui comptent« .

    Téléconsultation : « Il s’agit d’un changement de paradigme majeur »

    La Cnam a comptabilisé 60 000 actes de téléconsultation remboursés depuis septembre 2018 alors que le PLFSS 2018 visait 500 000 actes dès 2019. Êtes-vous surpris ?

    Dr Claude Bronner : Non. C’est tout à fait normal. Il s’agit d’un changement de paradigme majeur.

    Le problème c’est que les ambitions du gouvernement ne collent pas avec la réalité. Il a fixé son objectif (NDLR : 1,3 million d’actes remboursés d’ici à 2021) sur des illusions. C’est stupide ! Cela montre que les politiques n’ont rien compris au sujet, qu’ils n’écoutent pas le terrain.

    Regardez un exemple comme Qare. Ils ont bien négocié avec les entreprises, avec une offre de prise en charge par téléconsultation. Le remboursement n’est pas le souci, c’est l’entreprise qui paye ou la Sécurité sociale si elle veut bien. Pourtant ça pose problème parce que que les patients qui utilisent la plateforme ne sont pas suivis par un seul médecin mais par des praticiens différents, selon la disponibilité des uns et des autres. Cela n’a pas de sens. La téléconsultation doit se pratiquer avec un médecin traitant, qui connaît bien le patient, ou ponctuellement avec un autre praticien si le médecin habituel n’est pas disponible. Si vous enlevez le principe du médecin traitant, vous déstabilisez tout le système.

    Les politiques, tout là-haut, ont dû mal avec ça. La réalité les ramène vers le bon chemin.

    Partagez-vous l’avis des acteurs qui estiment que la téléconsultation risque d’accentuer les inégalités d’accès aux soins (existence par exemple de zones blanches, avec une mauvaise connexion internet voire pas du tout) ?

    Tout d’abord, ceux qui disent que la téléconsultation va permettre de lutter contre les déserts médicaux n’ont rien compris. Quand on parle de désert médical, cela signifie que lorsque quelqu’un doit consulter un médecin, il n’en trouve pas : ces personnes-là ont besoin d’un praticien sur place, en physique.

    La téléconsultation permet de débuguer certains problèmes, certes, mais il faut organiser un relai physique local pour réellement combattre les déserts. C’est d’ailleurs l’un des principes mentionnés dans l’avenant conventionnel : il faut une organisation territoriale des soins. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

    Dans le bilan communiqué par la Cnam, on remarque que ce sont surtout les jeunes qui ont pour l’instant pratiqué la téléconsultation. Faites-vous le même constat sur le terrain ?

    C’est aussi parce que les médecins sont moins enclins à proposer l’acte à des personnes âgées parce qu’ils pensent qu’ils vont être moins intéressés que les plus jeunes. Or, en pratique, quand on propose des sessions de téléconsultation à des seniors, que l’on en discute avec la famille, cela ne pose pas de problème.

    « Les médecins n’y croient pas »

    Ressentez-vous une bonne adhésion de vos confrères médecins à la téléconsultation ou au contraire une réticence ?

    Les médecins n’y croient pas. Je peux comprendre. L’acte implique un changement de méthode de travail et pose des questions sur la possibilité réelle d’un acte valide, par exemple du point de vue de la qualité de l’examen réalisé.

    De votre côté, en revanche, vous y semblez plutôt favorable. Recourez-vous souvent à l’acte ?

    Je suis médecin retraité actif donc je ne pratique plus autant qu’avant. Sur les 10 à 20 actes que je réalise par semaine, environ 10 % sont effectués par téléconsultation. Et cette proportion tend à augmenter.

    J’utilise la plateforme Telemedica, qui permet de réaliser des téléconsultation mais aussi de transmettre des ordonnances, de bien travailler en somme. Si j’ai un problème, je propose aux patients de les appeler via Whatsapp ou Facetime. Et cela fonctionne très bien.

    Vous arrivent-ils que vos patients refusent de pratiquer une téléconsultation ?

    Non parce qu’ils ont confiance. Il peut éventuellement y avoir une objection d’ordre technique mais dans l’idée ils sont d’accord.

    En résumé, pour que la téléconsultation se généralise, il faut le soutien des médecins en premier lieu.

    Oui, c’est notre rôle de faire la proposition. Et des infirmiers !

    L’un des aspects dont on parle peu, c’est l’élargissement du champs des missions des infirmiers. L’avenant n°6 à la convention infirmière valorise à partir du 1er janvier 2020 l’acte d’accompagnement du patient à la téléconsultation en lien avec le médecin (de 10 à 15 euros, selon que l’acte est réalisé lors d’un soin infirmier déjà prévu ou de manière spécifique à domicile ou dans un lieu dédié au téléconsultation). Ce n’est pas rien.

    C’est avec ce genre de pratiques que l’on va parvenir à mettre en place une vraie organisation des soins.

    Feuille de route du numérique en santé : « du délire total »

    Vous évoquez l’avenant n°6. De manière plus globale en matière d’actions gouvernementales, que pensez-vous de la feuille de route du numérique en santé présentée en avril ?

    C’est du délire total. Le DMP, par exemple, devait être généralisé en 2007 ! Aujourd’hui, on n’a même pas encore intégré le carnet de vaccination au dispositif alors que c’est un élément essentiel (NDLR : il est prévu qu’il soit ajouté au DMP au cours du 1er semestre 2020).

    Quant à la télésurveillance, cela va mettre beaucoup plus de temps à se mettre en place qu’ils ne le pensent. L’essentiel a été oublié dans les faits. Il faut surtout, selon moi, faire un maximum pour améliorer la coordination entre les soignants.

    Il y a tout de même des actions semblant montrer que le gouvernement cherche à prendre le pouls sur le terrain, comme le Tour de France de la e-santé, lancé à Lille en septembre.

    Pour moi, l’Asip Santé (qui organise le tour) aurait dû être supprimée depuis longtemps. Une partie des rôles attribués dans le domaine de la santé est beaucoup trop hiérarchisée. 36 000 bureaux s’occupent du même sujet, ce qui fait qu’on n’avance pas, que rien ne fonctionne.

    La Cnam est la seule instance avec laquelle on peut travailler parce qu’elle est sur le terrain, même si parfois ce n’est pas facile.

    Il y a un problème organisationnel au niveau administratif. Si bien qu’il n’y a pas de vraie prise de décision sur les sujets qui comptent. Quand je vois par exemple tout l’argent qui a été dépensé pour les TSN, et tout ça pour rien, j’en ai les larmes aux yeux.

  • La démarche de facturation des chambres individuelles d’Happytal mise en cause

    Le service de conciergerie Happytal, qui a levé 23 millions d’euros en novembre 2018, est soupçonné de forcer la main aux patients pour la facturation de chambres simples. La start-up, lancée en 2013 par 2 anciens employés du cabinet de conseil McKinsey, a développé son service dans une centaine d’établissements de santé et quelques Ehpads, en communiquant sur le bien-être que ses prestations apportent aux patients.

    Or, des témoignages de patients, de soignants mais aussi d’anciens salariés recueillis par le Monde (article publié en août 2019) remettent en question l’honnêteté de certaines pratiques commerciales menées directement auprès de personnes fragiles. Des méthodes à nouveau décriées dans une enquête diffusée le 19 septembre dans « L’œil du 20h » (France 2).

    Saisie de plaintes de patients, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) est en train de mener des contrôles sur Happytal et ses méthodes, indique France 2. À l’issue de son enquête, la direction de l’AP-HP a annoncé à la chaîne sa décision de ne pas renouveler ses contrats avec Happytal : après 2 ans de collaboration, 9 hôpitaux devraient bientôt se passer des services de la société.

    Health & Tech Intelligence synthétise dans cet article les tenants et les aboutissants de cette information pour mieux cerner les enjeux de l’affaire. Contacté le 20 septembre (par téléphone et par email), Happytal n’a pas encore répondu à notre demande d’entretien.

    Un abonnement qui permet aux hôpitaux de facturer plus de chambres individuelles

    Happytal indique que son modèle économique repose sur la conciergerie alors que, selon les enquêtes du Monde et de France 2, l’optimisation de la facturation des chambres individuelles serait sa véritable motivation.

    Pour rappel, l’Assurance maladie ne finance la chambre individuelle que pour des raisons médicales. Dans les autres situations, les hôpitaux peuvent facturer les lits de cette chambre particulière, seulement si le patient a émis une demande par écrit en ce sens. C’est alors la complémentaire santé qui paie si le patient en a une.

    « Pendant des années, les établissements n’ont pas vraiment couru après cet argent : ça n’était pas la priorité du personnel, qui estime d’ailleurs que la chambre seule fait partie des soins et revient à tous. Mais quand Happytal a présenté aux hôpitaux les gains potentiels qu’apporterait une politique active de récupération des consentements, les directions se sont peu à peu laissé convaincre, explique Le Monde. D’autant que la carte-cadeau (15 à 30 euros) à valoir sur la conciergerie que la société propose d’offrir pour chaque signature rend l’établissement attractif. »

    Les services Happytal auraient rapporté 2 millions d’euros aux hôpitaux de l’Est parisien

    S’il accepte l’offre d’Happytal, l’hôpital paie un abonnement mensuel ainsi que 2 à 4 euros par nuitée facturable « mais l’établissement s’y retrouve en facturant davantage les chambres seules », note le quotidien, qui se base sur le témoignage de la direction de l’AP-HP, qui s’est exprimé sur le sujet lorsque celui-ci est revenu en commission médicale d’établissement (CME), au début de l’été.

    Selon les informations du quotidien :

    • les hôpitaux de l’Est parisien (Rothschild, Tenon, Trousseau, Saint-Antoine) versent 756 000 euros par an à Happytal : depuis 3 ans, le contrat aurait rapporté 2 millions d’euros ;
    • dans 2 hôpitaux du Nord parisien, à Bichat et Beaujon, situé à Clichy, l’abonnement annuel coûterait 483 000 euros : en moins de 5 mois, le contrat aurait rapporté 243 000 euros.

    Interrogé par France 2, le centre hospitalier d’Orléans indique de son côté que la facturation des chambres individuelles a doublé depuis que la direction propose les services d’Happytal, passant de 2,5 millions d’euros en 2016 à 5,2 millions en 2018.

    Des patients démarchés dans leur chambre

    Les services d’Happytal apportent un bénéfice aux hôpitaux, soit. Mais ce qui pose surtout question c’est les problèmes d’ordre éthique que posent les pratiques de la start-up, commente Anne Gervais, hépatologue à Bichat et vice-présidente de la CME (Le Monde).

    Les patients peuvent être démarchés dans leur chambre. L’AP-HP et Happytal affirment que la démarche est cadrée (seulement avec l’accord des soignants et pas dans les services lourds) « mais le procédé n’est pas clair, avance Anne Gervais. Il y a des personnes vulnérables qui ne se rendent pas compte de ce qu’on leur vend. Et il y a ce risque de traiter différemment un patient selon ce que sa mutuelle prend, ou non, en charge. » Il ressort des éléments recueillis par les journalistes-enquêteurs que les adhérents d’une complémentaire santé reçoivent une carte-cadeau, pas les autres. Si bien que les chambres seules risquent d’être attribuées prioritairement aux signataires.

    Les enquêtes menées par Le Monde et France 2 font état d’entretiens avec des patients et des anciens collaborateurs mettant en cause les pratiques commerciales de la société.

    Seulement 0,6 % des dossiers donneraient lieu à une réclamation selon Happytal

    Contacté par France 2, Happytal indique que seulement « 0,6 % des dossiers » donneraient lieu à une réclamation.

    Une hausse des remboursements de chambres seules et du prix de la nuitée

    Conséquence : les complémentaires ont observé une hausse des remboursements de chambres seules. Elles ont aussi relevé une augmentation du prix de la nuitée, une hausse qui serait suggérée aux directions des établissements par Happytal : la carte-cadeau incluse dans le tarif de la chambre particulière « aide à mieux justifier le tarif de la chambre particulière », indique un document de négociation dont le Monde a pris connaissance. Le problème est, qu’au final, c’est le reste à charge des patients qui augmente. « Si la carte n’est pas utilisée, le prix de la chambre ne diminue pas pour autant », complète le journal.

  • Digitalisation, IA et protection des datas au centre des priorités d’Unicancer (rapport d’activité)

    « Unicancer et les centres de lutte contre le cancer (CLCC) se sont mobilisés pour rester à la pointe des évolutions, dans un environnement de santé qui évolue fortement : digitalisation pour une santé connectée, intelligence artificielle (IA), programmes de recherche ambitieux, équipements de pointe (…) », déclarent le Pr Patrice Viens, président de la fédération, et Pascale Flamant, déléguée générale, dans l’éditorial du rapport d’activité Unicancer 2018. L’organisation met notamment en avant dans ce document, publié le 19 septembre 2019, les innovations les plus significatives développées au sein des CLCC, avec un focus sur le développement de l’IA, présentée comme une « priorité », et de projets relatifs au numérique.

    Parmi les initiatives figurant dans le rapport se trouvent :

    • le programme Esmé (Épidemio-stratégie médico-économique), un outil d’aide à la décision en santé permettant de mesurer l’apport réel des traitements : il s’agit du premier programme en Europe visant à améliorer la prise en charge des patients à partir d’une base de données de vie réelle. Après avoir conclu des accords avec les laboratoires Roche, Pierre Fabre, Pfizer, Astrazeneca et Eisai, Unicancer a signé un partenariat de 5 ans avec le laboratoire MSD France pour le soutien de la plateforme Esmé ainsi qu’un partenariat de 2 ans avec les laboratoires Daïchi ;

    • Consore (continuum soins-recherche) : en 2018, le Centre Paul Strauss a été le 11ème CLCC à rejoindre Consore. L’outil, basé sur un système d’intelligence artificielle et du machine learning (apprentissage automatique), a été conçu pour traiter des informations présentes dans les centaines de milliers de dossiers patients des centres de luttes contre le cancer.

    IA : une « priorité » pour Unicancer et les CLCC

    « Unicancer et les CLCC agissent pour mettre les nouvelles technologies, et en particulier l’intelligence artificielle (IA), qui va bouleverser les pratiques, au service du patient, est-il noté dans le rapport d’activité de la fédération. L’IA était au cœur des débats de la convention nationale organisée par Unicancer et qui réunit, chaque année, la communauté des CLCC autour d’une thématique différente. »

    Un partenariat scientifique avec la start-up DOSIsoft

    Unicancer a signé un partenariat scientifique avec la start-up DOSIsoft autour de la solution logicielle EPIbeam pour optimiser la sécurité du patient en radiothérapie.

    6 CLCC (le Centre Jean PERRIN, le Centre Georges-François Leclerc, l’Institut Godinot, l’Institut Curie, l’Institut Claudius Regaud – IUCT Oncopole de Toulouse et le Centre Léon Bérard) ont participé à l’évaluation de l’outil pendant 9 mois dans des conditions d’usage clinique. Cela a permis de démontrer la précision de la capacité d’EPIbeam à réaliser de manière fiable les contrôles en routine clinique.

    • À l’avenir, la fédération souhaite développer les partenariat avec des start-up et des industriels « pour intégrer l’IA au cœur de ses projets et de ceux des centres, afin de tirer profit des algorithmes pour mieux soigner et guérir des patients », commente-t-elle.

    Consore : exploiter le big data pour améliorer l’offre de soins et la recherche

    En 2018, le Centre Paul Strauss a été le 11ème Centre à rejoindre Consore (Continuum soins-recherche), un outil développé par Unicancer et utilisant les technologies de l’intelligence artificielle et du machine learning afin de traiter des informations présentes dans les centaines de milliers de dossiers patients des CLCC.

    Consore est identifié comme un outil d’intérêt dans le rapport sur la mise en place du futur Health Data Hub, indique Unicancer. Il donne notamment aux patients l’opportunité de bénéficier rapidement des avancées thérapeutiques. « Des dossiers partagés avec les CHU sont testés, ainsi que la recherche de traitements à partir des comptes rendus ou courriers qui permet de retrouver des informations sur des actes thérapeutiques effectués en dehors du centre », précise la fédération.

    • Le Centre Antoine Lacassagne, le Centre Henri Becquerel et l’Institut Claudius Regaud – IUCT Oncopole de Toulouse ont exprimé leur intérêt d’installer Consore en 2019.
    • Parmi les évolutions en cours :
      • une amélioration de l’ergonomie de l’outil pour faciliter la prise en main de l’outil et son utilisation par les médecins des centre ;
      • un travail sur des évolutions permettant de cadrer parfaitement avec les normes réglementaires.

    Digitalisation et e-santé : « des opportunités majeures pour innover »

    L’un des objectifs d’Unicancer est de « créer de la synergie sur la digitalisation au sein et entre les centres de lutte contre le cancer ».

    La digitalisation et la e-santé « représentent des opportunités majeures pour innover dans la recherche, les traitements, mais également pour fluidifier la relation ville-hôpital et les parcours de soins, faciliter le virage ambulatoire et associer le patient à toutes les étapes de sa prise en charge », est-il expliqué dans le rapport d’acivité.

    • Le recensement des projets e-santé des Centres sera actualisé en 2019.
    • Des « Pitch’Unicancer », webinars de 30 minutes seront organisés tous les 15 jours pour présenter les outils et les projets e-santé développés dans les CLCC afin de les faire connaître, de favoriser leur essaimage et de développer des partenariats.
      • Internes dans un premier temps, ils seront dans un deuxième temps ouverts à des start-up souhaitant présenter leur projet aux Centres.

    Numérisation de l’outil Premaco, outil d’aide à la préparation de la consultation médicale

    Unicancer a testé en 2018 un premier recueil de résultats rapportés par les patients (PROMs – patient-reported outcome measures) par l’intermédiaire d’un outil d’aide à la préparation de la consultation médicale appelé « Premaco » (« PREparer MA Consultation). Il permet aux patients pris en charge dans un centre de préparer en amont leur consultation afin d’optimiser ce temps avec leur médecin.

    « L’objectif de Premaco est de faciliter le dialogue entre le patient et son médecin en aidant le patient à mieux exprimer ses besoins et en facilitant le partage de la décision sur la prise en charge, précise Unicancer. À moyen terme, il s’agira de contribuer à améliorer l’observance des traitements et l’orientation du patient dans son parcours. »

    L’outil a été testé en 2018 sous la forme d’un questionnaire papier, auprès de patients traités pour une leucémie myéloïde chronique (LMC) ou par hormonothérapie (sans distinction sein ou prostate) dans 6 CLCC : l’Institut Bergonié, le Centre Georges-François Leclerc, l’Institut Curie, l’Institut Paoli-Calmettes et le Centre Antoine Lacassagne. « Les retours des patients et des médecins ont été particulièrement positifs, ouvrant la voie au développement de l’outil dans le réseau des CLCC, en l’adaptant à chacun d’entre eux », commente la fédaration.

    • En 2019, Unicancer souhaite digitaliser l’outil Premaco. Les étapes prévues sont les suivantes :
      • rédaction d’un cahier des charges ;
      • publication d’un appel d’offres et choix des prestataires ;
      • prototypage de l’outil ;
      • mise en œuvre.

    De manière concrète, les patients rempliront un questionnaire numérique d’aide à la préparation de la consultation médicale et d’orientation du parcours du patient. À partir de ce dernier, une synthèse des résultats sera réalisée. Elle donnera lieu à des observations et à des conseils personnalisés. À terme, l’objectif est de déployer Premaco pour qu’il soit disponible dans tous les centres de lutte contre le cancer.

    Protection des données : une autre priorité pour Unicancer et des CLCC

    « La sécurisation des données personnelles de santé représentant un sujet majeur auquel Unicancer et les CLCC sont particulièrement sensibles, le réseau était prêt pour l’entrée en vigueur, en mai 2018, du Règlement général sur la protection des données (RGPD) », note Unicancer.

    Un data protection officer (DPO) a été nommé au sein de la fédération, avec un périmètre incluant les données patients mais aussi celles des salariés, des donateurs et des mécènes. Le DPO intervient de manière transversale avec l’ensemble des directions d’Unicancer, est-il précisé.

    Un DPO a également été désigné dans chaque CLCC et un groupe de travail dédié a été créé. Il s’est réuni pour la première fois en mai 2018. Il suit notamment les évolutions de la réglementation (RGPD et Loi informatique et libertés).

    Recherche : des projets pour innover dans le traitement des cancers

    « L’année 2018 a consacré, avec la certification ISO 9001, la qualité de la recherche clinique d’Unicancer et des Centres, déclarent la fédération. Elle a également permis la poursuite de nombreux projets de recherche ainsi que le développement de partenariats stratégiques pour améliorer les traitements proposés aux patients, faire progresser les connaissances, innover dans le traitement des cancers, dans le respect de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles. »

    Esmé : 1er programme en Europe visant à améliorer la prise en charge sur la base de données de vie réelle

    Esmé est un outil d’aide à la décision en santé permettant de mesurer l’apport réel des traitements. Il s’agit du premier programme en Europe visant à améliorer la prise en charge des patients à partir d’une base de données de vie réelle.

    Esmé mesure l’apport des traitements innovants. Actuellement, le programme a été développé dans 3 domaines : poumon (le programme comprendra à terme plus de 26 000 patients pris en charge dans des CLCC, des CHU et des CHG)/immunothérapie, ovaire (le programme centralisait l’ensemble des données de vie réelle de plus de 6 000 patientes en 2018) et sein métastatique (plus de 20 000 patientes).

    Après avoir conclu des accords avec les laboratoires Roche, Pierre Fabre, Pfizer, Astrazeneca et Eisai, Unicancer a signé un partenariat de 5 ans avec le laboratoire MSD France pour le soutien de la plateforme Esmé ainsi qu’un partenariat de 2 ans avec les laboratoires Daïchi.

    • Unicancer et les centres de lutte contre le cancer envisagent de « poursuivre rapidement le développement de nouveaux partenariats, qui porteront sur d’autres pathologies », est-il indiqué dans le rapport. Les premiers appels à projets pour Esmé Poumon/Immunothérapie et ESMÉ Ovaire pour valorisation scientifique auront lieu en 2019.

    Focus sur 4 projets innovants développés au sein des CLCC

    Centre Paul Strauss (Strasbourg) : vidéo-assistance au service de la qualité et de la sécurité des chimiothérapies

    Le Centre Paul Strauss s’est équipé du dispositif de vidéo-assistance Drugman de la société Eurekam : il vise à améliorer la qualité et la sécurité du processus de préparation des chimiothérapies.

    Il s’agit du premier établissement de santé de la région Grand Est à s’être doté de cette technologie de reconnaissance faciale appliquée aux reconstitutions de chimiothérapie sous hotte à flux laminaire.

    Institut Paoli-Calmettes (Marseille) : une nouvelle plateforme d’imagerie de la femme

    La nouvelle plateforme d’imagerie de la femme de l’Institut Paoli-Calmettes a été élaboré afin d’améliorer l’accessibilité au dépistage et au diagnostic du cancer du sein et favoriser le bien-être des patientes.

    « Plus grande, avec plus d’équipements de pointe, elle renforce l’offre intégrée de dépistage proposée aux femmes de la région PACA et de Corse, détaille Unicancer. La réduction des délais d’attente pour un rendez-vous permettra d’éviter des pertes de chances et des soins plus lourds. »

    Centres de Reims, Dijon, Nancy : la réalité virtuelle au service de la formation et des traitement

    L’Institut Godinot (Reims) et le Centre Georges-François Leclerc (Dijon) ont acquis 2 casques de réalité virtuelle utilisant des techniques d’hyphnose clinique (auprès de la start-up Oncomfort pour le premier et de C2Care pour le second). Ils ont été mis au point pour faire vivre aux patients qui les portent une expérience immersive relaxante avant la réalisation d’actes anxiogènes ou douloureux.

    L’Institut de cancérologie de Lorraine (Nancy) est partenaire du projet européen NHL Chir-Ex, une approche de simulation virtuelle ayant pour but d’améliorer et d’harmoniser la formation multiprofessionnelle en radiothérapie.

    Centres de Montpellier, Angers-Nantes : un nouveau robot chirurgical dédié à la recherche clinique

    L’Institut du cancer de Montpellier a été sélectionné, avec 4 autres établissements français, pour mettre en place un nouveau robot chirurgical dédié à la recherche clinique, le Da Vinci Xi (Intuitive Surgical).

    Le robot CHIP-e (Consultation hospitalière individuelle pharmaceutique) assistée par robot, a été intégré à l’Institut de cancérologie de l’Ouest (Angers-Nantes) afin d’améliorer la prise en charge des patients traités pour leur pathologie cancéreuse par voie orale. « Un e-assistant permet de valider la compréhension globale du traitement et d’habituer, en plein développement de la e-santé, le patient aux outils informatiques », explique Unicancer.

  • Débat du Cnom : « Ma Santé 2022 : quel hôpital demain ? », le 15 octobre 2019 à Paris

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) organise un débat sur le thème : « Ma Santé 2022 : quel hôpital demain ? » le 15 octobre 2019 à Paris.

    « L’hôpital, dont un récent sondage Harris [fait ressortir] que 71 % des Français ont une bonne image, est plus que jamais au cœur de l’actualité, contextualise le Cnom, citant la crise des urgences, « cristallisée par une grève qui s’installe dans la durée » mais aussi la refonte de la carte hospitalière, « source d’inquiétude pour nos concitoyens et leurs élus locaux », ou encore « les débats animés sur le rôle et le périmètre des futurs hôpitaux de proximité créés par la loi Ma Santé 2022 ».

    Face à ces différents enjeux, le Conseil estime qu’il est « important de donner la parole aux principaux acteurs du débat sur l’hôpital, pour évoquer ses difficultés, ses transformations, son rôle dans le système de santé de demain et la place que doivent occuper les médecins en son sein, pour que décisions administratives et stratégies médicales soient alignées au service des patients et des territoires« . Tel sera l’objectif de ce débat.

    Les inscriptions pour assister à l’événement sont à réaliser avant le 11 octobre 2019 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien (dans la limite des places disponibles).

    Intervenants :

    • Un représentant de la Conférence nationale des URPS-ML ;
    • Rachel BOCHER, présidente de l’INPH ;
    • Lamine GHARBI, président de la FHP ;
    • Thierry GODEAU, président de la conférence nationale des présidents de CME ;
    • Thomas LE LUDEC, directeur du CHU Montpellier, membre du bureau de la Conférence des directeurs généraux de CHU ;
    • Thomas MESNIER, député de Charente, membre de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, auteur d’un rapport sur l’organisation des soins non programmés dans les territoires en mai 2018 et actuellement chargé d’une mission relative à l’amélioration de la situation dans les services d’urgence ;
    • Gérard RAYMOND, président de France Assos Santé ;
    • Frédéric VALLETOUX, président de la FHF.

    Introduction par :

    • Patrick BOUET, président du Cnom.

    Modération par : 

    • François SIMON, président de la section exercice professionnel du Cnom.

    Animation par :

    • Mickaël SZAMES, rédacteur en chef de Public Sénat.
  • 1ère journée francophone Snomed CT sur la terminologie clinique : le 27 novembre 2019 à Paris

    La première journée francophone Snomed CD est dédiée à la terminologie clinique. L’événement est organisé par la société Phast, en partenariat avec l’association Interop’Santé, le 27 novembre 2019 à Paris.

    Snomed CT est un ensemble de termes médicaux pouvant être traités par ordinateur et organisés de manière systématique. Ils fournissent des codes, des termes, des synonymes et des définitions utilisés dans la documentation médicale et les rapports cliniques.

    Au programme : des conférences et un pitch de start-ups sur le thème « Snomed CT : quelles perspectives pour les acteurs de la e-santé ? ».

    Les inscriptions à cette journée, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    09h00-09h30

    Accueil des visiteurs et café

    09h30-09h45

    Allocution introductive

    09h45-10h05

    Conférence SNOMED CT assessment by Europe, current strategies of adoption in some European countries. Sylvia THUN, Professeur vacataire à l’hôpital de la Charité, Université BIH des sciences appliquées de Basse-Rhénanie

    10h05-10h25

    Conférence The value of SNOMED CT in the national EHR of Austria and plans for the future implementation. Stefan SABUTSCH, Manager standards et usages, ELGA Gmbh, Chair de HL7 Autriche et de DICOM Autriche

    10h25-10h45

    Conférence SNOMED CT et les promesses du Big Data : la production de soins dévoilée. Marc CUGGIA, PUPH Informatique Médicale Biostatistique, Université de Rennes 1 et CHU de Rennes, Co-rapporteur de la mission de préfiguration Health Data Hub

    10h45-11h05

    Conférence SNOMED CT, visite guidée en accéléré. Rory DAVIDSON, Directeur des services techniques, SNOMED International

    11h05-11h30

    Pause-café

    11h30-12h30

    Table ronde SNOMED CT en Français : une traduction unique pour l’ensemble de l’espace francophone. Linda PARISIEN, Experte en terminologie clinique, Inforoute Santé du Canada David OP DE BEECK, Chef de projet terminologies, Direction Générale Soins de Santé, Ministère fédéral de la Santé, Belgique Luc MOTTIN, Collaborateur scientifique, Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) Modérée par François MACARY, Responsable des projets internationaux, PHAST

    12h30-14h00

    Déjeuner et café

    14h00-14h45

    Conférence De l’intégration à l’exploitation de SNOMED CT.

    • « STS : un serveur multi-terminologique pour un accès en temps réel à SNOMED CT » François MACARY, Responsable des projets internationaux, PHAST
    • « CIOct : intégration de SNOMED CT dans les DPI » Olivier BOUX, Médecin, Directeur Scientifique, PHAST
    • « Inauguration d’Off-label, les indications fondées sur les preuves cliniques » Emilie NGUYEN, Pharmacien, Responsable unité CIOdc, PHAST
    • « CIOdc et CIOlab : des données croisées sur les circuits de biologie et du médicament » Valérie DESBOIS-PELISSIER, Médecin biologiste, Responsable production et qualité CIOlab, PHAST
    • « Faciliter les flux d’informations Ville / Hôpital pour les médecins en mobilité » Yohann POIRON, Responsable interopérabilité et mobilité, OpenXtrem

    14h45-15h40

    Démonstrations Les usages de SNOMED CT à l’hôpital.

    • « Portail d’archétypes cliniques mutualisés » Lise MARIN, Coordonnateur médical des développements, Groupe DEDALUS
    • « Le serveur terminologique HeTOP » Stefan DARMONI, MD, PhD, Service d’Informatique Biomédicale (SIBM), CHU de Rouen
    • « SNOMED CT et exploitation du traitement automatique du langage (TAL) : retour sur investissement et statistiques d’implémentation » Brice de BEHAULT, Fondateur, EarlyTracks
    • « Gestion multilingue des référentiels médicament SNOMED CT pour améliorer la sécurité, la qualité et l’efficience des services de prescriptions et de dispensation : cas d’usages internationaux »Paul BONNET, Directeur Général, VIDAL Espagne
    • « Traduction automatique du langage médical Français en SNOMED CT » Christophe GAUDET-BLAVIGNAC, Médecin, Doctorant en Santé Globale, Expert en sémantique des données médicales, Université de Genève

    15h40-16h10

    Pitchs start-up SNOMED CT : quelles perspectives pour les acteurs de la e-santé ?

    • « SNOMED CT pour la photographie médicale » Matis RINGDAL, CEO & Co-Fondateur, Pixacare
    • « Apport de l’intégration de SNOMED CT dans la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse et le développement d’étude en vie-réelle dans les pharmacies d’officine » Pierre RENAUDIN, Pharmacien et Co-fondateur, Bimedoc
    • « Enjeux de l’interopérabilité sémantique en réanimation » Pierre WEILL-RAYNAL, associé et membre du conseil scientifique, AiiNTENSE
    • « Pré-évaluation anesthésique en ligne avec iAnesthesie.com : quel usage de SNOMED CT ? » Yassine MOUSSALI, CEO, Intelligence Anesthesia
    • « Solution de prélèvement en mobilité » Serge PAYEUR, CEO, SIL-LAB Experts

    16h10-17h30

    Clôture de la journée

  • Challenges IA – santé : appel à candidatures de start-ups (deadline : le 29 octobre 2019 à 12h00)

    Le CHU de Toulouse et le GCS Sesan ont été sélectionnés comme porteurs des 2 challenges IA « santé » retenus dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) ouvert au 1er trimestre 2019. La Direction générale des entreprises (DGE) et Bpifrance lancent à présent l’appel à projets (AAP) « lauréats des Challenges IA » : l’objectif est de sélectionner des start-ups IA pour développer les solutions attendues, décrites dans les cahiers des charges.

    Le ou les lauréats devront construire dans un délai de 3 à 12 mois une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. Le but du dispositif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des start-ups et PME de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des start-ups ou PME expertes en IA.

    Les dossiers de candidature doivent être adressés exclusivement sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 29 octobre 2019 à 12h00 (date et heure de réception faisant foi). Le cabinet Care Insight a été choisi pour aider les start-ups à répondre à cet AAP (contact : Béatrice Falise-Mirat).

    Health & Tech Intelligence présente en détails les modalités de l’appel concernant les 2 challenges « santé » retenus à l’issue de l’AMI vague 1 :
    • « AIS » – sponsor public : CHU de Toulouse – Hôtel Dieu Saint-Jacques : le challenge a pour objectif de trouver une solution au frein à l’échange de données de santé. Il s’agit de développer un procédé d’anonymisation permettant de partager et de transférer les données de santé dans le respect du cadre règlementaire ;
    • « ONESELF » – sponsor : Sesan : le challenge propose d’appliquer l’intelligence artificielle au domaine de la formation pour l’appropriation et la prise en main des outils numériques régionaux en santé.

    Rappel : les Challenges IA

    Les Challenges IA s’inscrivent dans le cade du plan « Intelligence artificielle » et le Programme d’investissements d’avenir (PIA) du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI). Ils sont pilotés par la DGE et opérés par Bpifrance.

    Chaque challenge « identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (désignée sous le terme « sponsor »), explique la DGE. Dans le cas où le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge visera à mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ».

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (désignée(s) sous le terme « lauréat(s) »).

    Challenge « AIS » et « ONESELF » : modalités

    CONTEXTE ET OBJECTIF

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’enjeu principal du moment dans la santé est l’exploitation des données de vie réelle (hospitalière),qu’elles soient rétrospectives ou prospectives. Le CHU de Toulouse dispose d’une très grande quantité de données dans différentes spécialités médicales.

    L’intelligence artificielle est un levier de l’utilisation et de l’exploitation de ces données. Elle permet d’atteindre des objectifs d’amélioration de prise en charge des patients. Ces nouveaux outils faciliteront le développement de nouveaux usages autour de la donnée et des pratiques médicales (aide au diagnostic, médecine personnalisée, e-santé, analyse automatique d’image…).

    Afin d’exploiter ces données, plusieurs défis techniques restent à résoudre et notamment le partage et le transfert des données dans un cadre réglementaire protecteur de la vie privée.

    • « ONESELF » : Sesan

    Afin d’assurer à l’apprenant une expérience d’apprentissage aussi complète en formation à distance qu’en formation présentielle, il est nécessaire de compléter le dispositif de formation à distance d’une personnalisation dynamique, qui s’applique en temps réel à l’utilisateur en fonction de son profil, de son expérience de formation sur le site de e-learning de ses usages de la solution métier et de ses attentes. Cette personnalisation dynamique, possible grâce à l’IA permettra de rendre le parcours de formation adaptatif à l’apprenant.

    Ce challenge aura donc pour objectif de construire les outils numériques permettant d’obtenir dynamiquement des parcours de formation personnalisés, en fonction des besoins des professionnels de santé, de leur niveau et de leur rythme d’apprentissage.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’objectif est de fournir une solution viable d’anonymisation de jeu de données en exploitant les mécanismes de représentation de la donnée utilisée en intelligence artificielle (par exemple en utilisant des mécanismes d’ »embeddings« ). Ces représentations abstraites de la donnée pourraient permettre d’anonymiser efficacement nos données de santé sans endommager leurs propriétés statistiques. Elles resteront donc utilisables facilement par des entreprises pour développer des produits innovants.

    • « ONESELF » : Sesan

    Le prototype devra comprendre le besoin de l’apprenant et lui proposer dynamiquement les pages répondant à ce besoin. Le résultat attendu sera donc la construction de parcours utilisateurs, définis en fonction des interactions de l’apprenant, de son profil identifié préalablement, de ses navigations antérieures voir de ses usages dans la solution métier.

    Le produit du POC devra s’intégrer dans le CMS (WordPress) de manière standardisée,respectant le fonctionnement du cœur du CMS, par exemple sous la forme d’un module ou plugin.

    La construction préalable des liens entre « besoin théorique » et contenus (pages tutoriels,vidéos du CMS) ne fait pas partie du périmètre du POC. Le corpus de données sera fourni parle sponsor dans le cadre d’une démarche pédagogique pilotée par Sesan.

    Démarche d’évaluation : il sera nécessaire dans le cadre du PoC de mettre en place les outils et moyens nécessaires au suivi et l’évaluation de la pertinence des suggestions faites par l’IA en réponse au besoin de l’apprenant. Cette démarche d’évaluation reposera notamment sur la satisfaction de l’utilisateur à l’issue du parcours de formation mais aussi d’une analyse de son comportement dans la solution métier.

    EXIGENCE ET CRITÈRES DE SÉLECTION

    • « AIS » : CHU de Toulouse
      • expérience dans le traitement des données massives ;
      • expérience dans la diversité des données de santé (standards et formats) ;
      • expertise dans l’IA ;
      • culture du développement agile ;
      • culture de la sécurité des données ;
      • expertise sur les problématiques liées à l’anonymisation.

    Ouverture pour une proposition partenariale et commerciale entre le lauréat et le CHU pour l’accès à la solution développée, son utilisation et sa promotion.

    • « ONESELF » : Sesan

    Les candidats devront avoir des connaissances en outils web (CMS, PHP, HTML…) afin d’être en capacité de proposer une solution dont l’architecture technique est compatible avec les contraintes du site e-learning en place.

    L’environnement technique du POC devra être évalué en fonction des impacts de performance et devra pouvoir supporter les variations de fréquentation du site. Une connaissance en socle technique web et hébergement sera également nécessaire au lauréat.

    Si les travaux réalisés par le lauréat dans le cadre d’un challenge demeurent la propriété du lauréat, Sesan souhaite disposer de conditions d’accès privilégiées au produit co-développé entre Sesan et le lauréat. Les conditions d’accès au produit développé feront l’objet d’échanges entre Sesan et les candidats durant les phases d’auditions et seront entérinées avec le lauréat dans les phases du cadrage du challenge.

  • 88 % des PS français ouverts aux usages de l’IA dans des domaines spécifiques (Future Health Index)

    54 % des professionnels de santé (PS) français utilisent l’intelligence artificielle (IA) dans leur établissement ou lieu d’exercice, contre 46 % au niveau mondial (31 % aux États-Unis, 41 % en Allemagne et 88 % en Chine) : la France se place ainsi en 5e position. C’est l’un des éléments clés qui ressort du Future Health Index (FHI) 2019, une étude sur l’usage du numérique en santé au niveau international commandée par Philips.

    Par ailleurs, 88 % des PS exerçant en France se disent favorables à l’utilisation de l’IA dans certains domaines spécifiques. Dans le détail : 73 % des professionnels de santé français ont confiance dans l’usage de l’IA pour le signalement d’anomalies, contre 38 % des professionnels allemands, 36 % des professionnels chinois et 22 % des professionnels américains. Ils sont 68 % à partager la même opinion pur la recommandation des traitements, 66 % pour le suivi des patients et 63 % pour le diagnostic.

    Autres informations centrales de l’étude côté français :
    • « seuls 23 % des professionnels de santé (…) indiquent que le lancement du dossier médical partagé (DMP) a eu des répercussions positives sur leurs pratiques alors que pour 51 %, cela n’a rien changé et que pour 13 %, cela aurait même eu des conséquences négatives », indique Philips dans un communiqué présentant le FHI publié le 16 septembre 2019 ;
    • l’usage par les Français des technologies numériques ou des applications mobiles de santé pour surveiller leurs indicateurs de santé (patients ou en bonne santé) « reste faible » ;
    • les Français sont plus ouverts au partage de leurs données médicales avec des professionnels de santé lorsqu’ils ont eux-mêmes accès aux informations : 90 %, contre 68 % de ceux qui n’ont pas accès à leurs données.

    Les PS français sont plus nombreux à faire confiance dans l’IA qu’en Chine

    73 % des PS français ont confiance dans l’usage de l’IA pour le signalement des anomalies

    IA et santé en France : de nombreux partenariats menés par les industriels avec les établissements

    « Ce fort usage [de l’IA côté français] est certainement lié aux nombreux partenariats menés par les industriels avec les établissements de santé, commente David Corcos, président de Philips France (communiqué). À titre d’exemples, en juin [2019], nous avons signé un partenariat de recherche avec le CHU de Lille autour de nos algorithmes d’intelligence artificielle. Encore plus récemment, nous avons contractualisé, pour 10 ans, avec le CHU de Nancy afin de moderniser l’ensemble du système d’information d’imagerie en s’appuyant sur l’IA. D’autre part, il faut souligner que Philips consacre 60% de son effort en R&D à l’informatique de santé, à l’IA. »

    Des pôles d’excellence scientifiques en IA présents en France

    « Cette confiance des professionnels de santé français peut être expliquée par la présence en France de pôles d’excellence scientifiques en IA, qu’il s’agisse des pôles liés aux grandes écoles d’ingénieurs, aux facultés… mais également des pôles de recherche privés comme le Hub IA de Philips, intégré au sein de notre siège de Suresnes, analyse de son côté Nicolas Villain, directeur du Hub AI Paris Philips. Tous ensemble, nous participons à créer des connaissances – près de 10 % des dépôts de brevets mondiaux liés à l’IA en 2019 sont le fait de Philips – mais aussi une culture et une confiance propres à favoriser les usages de demain. »

    84 % des PS français partagent des données

    • 84 % des professionnels de santé français partagent des données au sein de leur établissement ou lieu d’exercice, contre 80 % pour l’ensemble des 15 pays étudiés, révèle le Future Health Index 2019 ;
    • ils ne sont que 45 % à le faire vers l’extérieur, contre 32 % pour la moyenne des pays étudiés, est-il précisé.

    Frein au partage des données : le manque d’interopérabilité cité par 61 % des PS

    Le problème de l’interopérabilité des systèmes dissuade les professionnels de santé français à généraliser le partage des données médicales de leurs patients, bien qu’ils soient plus nombreux à le faire que la moyenne de leurs confrères étrangers, note Philips.

    DMP : un bilan mitigé

    • 23 % des professionnels de santé français indiquent que le lancement du dossier médical partagé (DMP) a eu des répercussions positives sur leurs pratiques ;
    • pour 51 %, cela n’a rien changé ;
    • pour 13 %, cela aurait même eu des conséquences négatives.

    « Pourtant, ils sont 75 % à reconnaître que le DMP permet une meilleure coordination et continuité des soins et 65 % un meilleur suivi médical », complète Philips.

    Techno numériques et applis mobiles : un usage qui reste faible

    L’usage par les Français des technologies numériques ou des applications mobiles de santé pour surveiller leurs indicateurs de santé (patients ou en bonne santé) « reste faible », constatent les auteurs de l’étude :

    • 21 % les utilisent dans le cadre d’activités physiques, contre 29 % pour la moyenne des pays étudiés ;
    • 20 % pour surveiller leur poids, contre 25 % en moyenne ;
    • 15 % dans le cadre d’un suivi de traitement médical, contre 18 % en moyenne ;
    • 13 % pour suivre leur tension artérielle, contre 20 % en moyenne.

    « Ce faible usage est directement lié au taux de recommandation de ces technologies par les professionnels de santé », analysent les auteurs du FHI :

    • seuls 2/5e des professionnels de santé français ont déjà recommandé à leurs patients de surveiller des indicateurs clés tels que le poids (39 %) et la tension artérielle(44 %).

    Par ailleurs :

    • seuls 10 % des PS exerçant en France indiquent que la majorité de leurs patients partagent régulièrement leurs données de santé à l’aide de ces technologies numériques ou applications mobiles.

    « La France a un environnement propice pour réussir cette transformation numérique »

    « Cette nouvelle édition du FHI s’inscrit dans un contexte particulier : la transformation numérique de notre système de santé telle qu’elle est annoncée et décrite dans le plan Ma Santé 2022. Il est d’ailleurs intéressant de noter que si certains résultats semblent indiquer qu’il existe des marges de progression, je pense notamment au domaine de l’interopérabilité et du partage de données, d’autres résultats montrent clairement que la France a aujourd’hui un environnement propice pour réussir cette transformation numérique et même devenir l’un des leaders mondiaux dans différents domaines: l’IA, la télémédecine… », synthétise Frédéric Bouvier, directeur des activités systèmes de soins et solutions de Philips France.