Europe

  • Le fonds de dotation Janssen Horizon lance un nouvel AAP « IA et maladies » (deadline : 29/11/2019)

    Janssen Horizon, un fonds de dotation dédié à l’innovation en santé, lance un appel à projets (AAP) sur la thématique suivante : « Apport de l’intelligence artificielle dans les domaines de la neurologie, de la psychiatrie, de l’oncologie, des maladies infectieuses et des maladies auto-immunes (de la recherche académique à la recherche préclinique) ».

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés par voie électronique sur le site du fonds, accessible via ce lien, avant le 29 novembre 2019 à 13 heures.

    En dehors de l’étude des candidatures spontanées, Janssen Horizon lance 2 AAP par an pour soutenir des jeunes chercheurs* basés en France. Les montants des dotations vont de 50 000 à 150 000 euros répartis sur 2 à 3 ans.

    En 2017, un premier appel à projets sur le thème « intelligence artificielle et maladies » a permis de soutenir les projets de 3 jeunes chercheurs à hauteur de 450 000 euros, rappelle le fonds dans un communiqué publié le 11 octobre 2019.

    Cadre de l’appel à projets :

    Cet appel à projets (AAP) répondra à des travaux de recherche translationnelle ou dans le domaine des sciences humaines et sociales dans les 5 domaines transversaux ci-dessous et dans les 4 domaines thérapeutiques suivants :

    • maladies infectieuses ;
    • oncologie et hémopathies malignes ;
    • maladies auto-immunes ;
    • maladies neurodégénératives.

    Les 5 grands domaines de recherche identifiés dans le cadre de cet AAP : 

    • big data et médecine de précision intégrant des données biologiques et cliniques ;
    • identification de nouvelles cibles thérapeutiques ou de biomarqueurs prédictifs grâce à une meilleure connaissance de la physiopathologie des maladies ;
    • evidence based medicine permettant de mieux répondre aux besoins des patients ;
    • modélisation de systèmes experts d’aide au diagnostic précoce par exemple dans les maladies neurodégénératives telle que la maladie d’Alzheimer ;
    • analyse des données du web en santé permettant l’analyse fine d’une grande quantité de données de santé.

    Conditions d’inscription :

    • tout dossier déposé doit répondre à la charte des candidats commune aux appels à projets et aux candidatures spontanées (ci-contre) ;
    • le dossier doit faire entre 20 pages (minimum) et 25 pages (maximum) ;
    • la candidature doit être en lien avec la thématique de l’appel à projet ;
    • la recherche doit être menée en France et par de jeunes chercheurs ;
    • le dossier de candidature est à remplir de manière intégrale et une lettre de soutien d’un mentor doit y être jointe ;
    • cet AAP porte sur des projets dont la durée doit être comprise entre 24 et 36 mois ;
    • une dérogation d’une année par congés de maternité, congés parental, congés longue maladie sera accordée ;
    • le porteur de projet s’engage à fournir une attestation sur l’honneur détaillant les financements obtenus et/ou sollicités, l’identité des financeurs sollicités ainsi que les montants.

    Critères majeurs de sélection et d’évaluation des dossiers :

    • l’innovation ;
    • la faisabilité ;
    • le besoin médical important ;
    • la réputation de l’équipe projet ;
    • la méthodologie.

    « Le comité se réserve le droit d’ajouter d’autres critères en cours d’évaluation », précise sur son site web Janssen Horizon.

    Procédure de sélection des projets :

    • chaque dossier de candidature complet et répondant à l’intérêt général poursuivi par Janssen Horizon sera soumis, par l’équipe de suivi des appels à projet du fonds de dotation, pour avis au conseil scientifique ;
    • en cas d’avis favorable du conseil scientifique, le porteur sera invité à fournir un protocole de recherche, un calendrier détaillé de l’avancée des travaux de recherche et un budget détaillé ;
    • l’avis du conseil scientifique sera transmis au conseil d’administration qui se réunira pour prononcer d’un éventuel financement.
  • Société française de santé digitale : 12ème congrès de la télémédecine, les 3-4/12/2019 à Paris

    La Société française de santé digitale – SFSD (ex Société française de télémédecine-SFTéléméd et FormaticSanté) organise son 12ème congrès de la télémédecine les 3 et 4 décembre 2019 au centre de conférence New Cap Event à Paris.
    Cette nouvelle édition sera consacrée à la pratique de la télémédecine – plus d’un après l’entrée dans le droit commun de la téléconsultation – , à la formation des acteurs de santé ainsi qu’aux outils déployés, avec une attention notamment portée sur le développement de l’IA.

    Les tables rondes porteront sur la question de la pratique de la télémédecine et seront organisées sous l’angle de la multi-professionnalité, intégrant le regard du médecin, du pharmacien, du soignant, du chercheur, des tutelles, du juriste et du spécialiste en sciences humaines et sociales. 

    Les inscriptions (tarifs préférentiels pour les adhérents) sont à réaliser via ce lien.

    Pour une demande de partenariat, contacter Laurent Wippern (laurent.wippern@care-insight.fr), de la société Care Insight.

    À noter : le 8 octobre, la Société française de télémédecine (SFTéléméd) et FormaticSanté se sont unis pour créer la Société française de santé digitale (SFSD). La nouvelle organisation est présidée par le Pr Nathalie Salles, qui était déjà à la tête de la SFTéléméd, et ce depuis décembre 2018.

    Programme

    Mardi 3 décembre

    Mercredi 4 décembre

  • Atlas 2019 démographie médicale (Cnom) : l’offre de soins diminue alors que la demande augmente

    Pour la première fois, le nombre de médecins inscrits au tableau de l’Ordre national des médecins franchit la barre des 300 000, atteignant précisément 301 842 en 2019. « Il augmente régulièrement depuis quelques années mais il est trompeur, commente le Dr Jean-François Gérard-Varet, président du service « études et recherches statistiques » du Cnom, qui va prochainement publier l’édition 2019 de son Atlas de la démographie médicale en France. Parmi les médecins cotisant au Cnom, donc inscrits à son tableau, seuls 65 % sont en activité. Les autres sont à la retraite ou n’exercent plus de façon régulière.« 

    Les enseignements clés de l’Atlas à venir sont présentés dans le bulletin de l’Ordre n°63 (sept.-oct. 2019) :

    • le nombre de médecins actifs reste stable depuis 5 ans (217 402 en 2019) « mais les jeunes générations n’acceptent plus de sacrifier leur vie personnelle » : 63 % choisissent d’être salariés, en structures publiques ou privées.
    « Nous avons donc autant de médecins mais qui travaillent moins d’heures par semaine, explique le Dr Jean-François Gérard-Varet. Résultat : l’offre de soins diminue alors que la demande ne cesse d’augmenter, du fait notamment de l’accroissement et du vieillissement de la population. »

    • profil des médecins en activité régulière : il y a plus de spécialistes médicaux (+ 3,5 %) et chirurgicaux (+ 8,9 %) en 2019 qu’en 2010 mais moins de généralistes de premiers recours (- 4,7 %). Une évolution qui pose des questions en termes de disponibilités des ressources et qui explique la persistance des zones « sous dotées », où la population éprouve des difficultés à accéder à des soins de premiers recours.

    Chiffres clés de l’Atlas 2019

    Des changements sont en cours, souligne l’Ordre

    Une formation revue

    • de plus en plus de facultés de médecine encouragent les étudiants à réaliser leurs stages auprès de médecins généralistes ;
    • fin des épreuves classantes nationales (ECN), actée par la loi de santé de juillet 2019 : cela devrait contribuer, selon l’Ordre (bulletin), « à mettre fin à une culture élitiste, qui donne à penser aux étudiants que la médecins générale est un choix par défaut, car moins demandé par les premiers de la classe » : les futurs internes seront évalués sur dossier et non plus sur concours. « Ils seront orientés en fonction de leurs désirs mais aussi de la demande de soins et des compétences particulières qu’ils auront montrées pendant leur études », complète l’Ordre.

    « Trouver des idées novatrices » en attendant la relève

    « Il y a aujourd’hui trois fois plus d’étudiants admis en faculté de médecine qu’il y a vingt ans, note le Dr Jean-François Gérard-Varet. Le verrou du numerus clausus a été desserré ces dernières années, mais bien trop tardivement. En 2025, l’amélioration sera certaine. Mais, en attendant que les effectifs concernés finissent leurs études et puissent prendre la relève, il faut trouver des idées novatrices car le nombre de retraités augmente. »

    Le Cnom accueille « favorablement » les CPTS

    Le responsable indique qu’il n’y a selon lui pas de solution unique et applicable à tous les territoires, « chaque bassin de population [ayant] ses spécificités ». C’est pourquoi il indique que le Cnom accueille « favorablement » les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). « Si elles sont mises en place tel que prévu, elles permettront aux professionnels de santé et aux élus de donner leur avis et de partager leurs expériences du terrain. Avec l’objectif d’organiser des systèmes locaux de santé qui répondent mieux aux besoins de la population, mais aussi de créer des écosystèmes locaux plus favorables à l’installation durable de nouveaux médecins dans des zones blanches », explique-t-il.

  • Invitation H&TI Morning : Swedish health data strategy, le health data hub suédois (23/10/19)

    H&TI a le plaisir de vous inviter à une matinale dédiée à la data en Suède le 23 octobre 2019 au 103, rue de Grenelle à Paris de 10 heures à midi. Après la session portant sur le plan santé digitale du NHS, nous avons le plaisir de recevoir M. Lars Lindsköld, senior advisor healthcare à l’AI Innovation of Sweden, pilote du « health data hub » (HDH) suédois et auteur de AI and Machine Learning for Decision Support in Healthcare, édité en 2018.

    Il présentera notamment la stratégie mise en place pour centraliser les données, ainsi que les aspects techniques et les modes de financements des projets suédois et définira les clés de succès de la mise en œuvre. Nous nous interrogerons sur la transférabilité de ce modèle au moment où le HDH français va naître.
    Les échanges auront lieu en anglais.

    Pour vous inscrire, merci d’envoyer un mail à Azeline.martino@care-insight.fr.

  • AAC sur les démarches innovantes des établissements pour faciliter le virage ambulatoire (ARS PDL)

    L’ARS Pays de la Loire (PDL) souhaite faire la promotion des démarches innovantes menées dans les établissements de santé pour faciliter le virage ambulatoire. Dans ce cadre, elle lance un appel à candidatures (AAC) à destination des établissements de la région (enveloppe de 250 000 euros).

    Axe fort de la stratégie nationale de santé, le virage ambulatoire est un élément structurant dans la transformation du système de santé : l’agence souhaite accompagner les hôpitaux dans ce processus de transformation de l’offre. Un des objectifs pour l’ARS Pays de la Loire est de pouvoir capitaliser et diffuser des bonnes pratiques aux autres établissements par un retour d’expérience formalisé.

    Le dossier de candidature, accessible via ce lien, doit être déposé uniquement par voie électronique au plus tard le 27 octobre 2019 à l’adresse suivante : ars-pdl-dosa-aes@ars.sante.fr. Des précisions complémentaires pourront être sollicitées par messagerie auprès du Dr Philippe Bagman, jusqu’au 20 octobre, à l’adresse suivante : philippe.bargman@ars.sante.fr.

    Les résultats seront adressés au porteur du projet par email à la mi-novembre.

    Périmètre de l’appel à candidatures

    Pourront être sélectionnés les établissements de santé des Pays de la Loire qui :

    • sont autorisés pour l’activité de médecine en hospitalisation complète et partielle ;
    • sont dotés d’un plateau technique et d’équipes médicales dans différentes spécialités hors cancérologie, suffisamment étoffées pour développer ou créer ce mode de prise en charge alternatif à l’hospitalisation complète.

    Ils devront réaliser au préalable :

    • un diagnostic préalable où ils décrivent, par spécialité médicale ou par pathologie, les finalités de recours aux soins dans les parcours des patients et identifient les séjours programmés réalisables en hôpital de jour ;
    • une activité de médecine suffisamment importante en volume pour que le développement des prises en charge en hôpital de jour permette à terme une adaptation de l’offre en hospitalisation complète (séjours de médecine d’au moins une nuit hors activité interventionnelle, hors CMD 14, 15, 28 et 90, quels que soient les modes d’entrée/sortie).

    Modalités de dépôt des candidatures et contacts

    Le dossier de candidature doit comporter :

    • un dossier de candidature ;
    • une lettre d’engagement signée conjointement par le directeur et le président de CME

  • Médipolis Nouvelle-Aquitaine : la chirurgie du futur, l’IoT, l’IA et la 3D au programme (4-8/11/19)

    Une journée sur la thématique « Pour la chirurgie du futur » (4 novembre) est organisée au cours de l’événement Médipolis Nouvelle-Aquitaine, une semaine dédiée à la santé pour laquelle se sont mobilisés 7 structures de la Région, dont Bordeaux Métropole et le Conseil régional. Dans ce cadre, 2 300 participants, 110 intervenants et 100 exposants sont attendus du 4 au 8 novembre 2019 à Bordeaux, avec au total 1 000 rendez-vous prévus.

    À noter également du côté de la e-santé les journées suivantes :

    • « Regards croisés sur l’innovation en santé » (le 5 novembre) : avec notamment une keynote sur les données de santé en vie réelle par Bernard Begaud, professeur de pharmacologie à l’université de Bordeaux et membre de l’unité de recherche Inserm U657 « Pharmaco-épidémiologie et évaluation de l’impact des produits de santé sur les populations » ;

    • « La grande jonction, les technologies de la e-santé au service des entreprises » (le 6 novembre) : parmi les sujets abordés figurent la santé mobile et les objets connectée, l’intelligence artificielle, la biotech, l’impression 3D et la robotique en santé ainsi que la télémédecine à l’ère de la 5G.

    Des rencontres, des conférences scientifiques et des tables rondes ainsi que des rendez-vous d’affaires et des regards croisés sur l’innovation rythmeront cette semaine.

    Les inscriptions doivent être réalisées par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    Lundi 4 novembre : « Pour la chirurgie du futur – des dispositifs médicaux innovants au service du bloc opératoire »

    Le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) et la Fédération des industries mécaniques (FIM), en partenariat avec le Snitem, l’Agence de développement et d’innovation (ADI) Nouvelle-Aquitaine et le Réseau du dispositif médical en Nouvelle-Aquitaine (RDM-NA), organisent une rencontre/démonstration/débat avec les acteurs régionaux du dispositif médical, autour des dernières innovations produit/process au service des usages du bloc opératoire de demain.

    Les intervenants du Cetim et les industriels régionaux parties prenantes de la filière échangeront notamment sur la fonctionnalisation des matériaux et surfaces, le contrôle produit/process, la chaîne numérique de la conception à la fabrication du dispositif…

    Pour la médecine du futur :

    • Anticiper les évolutions numériques, technologiques et réglementaires ;
    • Combiner chaînes physique et numérique au service du patient : planification de l’intervention, implants personnalisés, assistance aux gestes et ancillaires instrumentés.

    Le tout avec les technologies associées de la société Steris, qui accueille l’événement. Elle mettra à disposition son bloc opératoire de démonstration pour exposer les dispositifs médicaux régionaux.

    6 entreprises régionaux y exposeront leur produits : 

    • ​B. Braun Médical ;
    • Selenium Medical ;
    • Ehtrace ;
    • I.Ceram ;
    • inheart ;
    • SimForHealth ;
    • Steris.

    Déroulé de la journée :

    • 13h30-14h15 Accueil
    • 13h30-14h00 Accueil café dans le showroom
    • 14h00-14h15 Accueil des participants
      • Daniel Rigoudy, directeur général, Steris France
      • Suzanne Poitou, chargée de mission santé – dispositif médicaux ADI
      • Michel Mousset, responsable territorial au Cetim
    • 14h15-14h45 Enjeux de la filière médicale associés à l’industrie du futur
      • Panorama des évolutions dans la filière médicale pour conjuguer les enjeux sociétaux (besoins et usages), économiques (maîtrise des coûts), professionnels (pratiques / risques), techniques (personnalisées, optimisées)…
      • Défis de la chirurgie du futur étroitement liés au manufacturing :
      • Approche Produit-Process de l’usine du futur au service des usages de la salle d’opération du futur : environnement d’un bloc (mobilier, éclairage…) et conditions opératoires (matériel d’intervention, dispositifs médicaux…)

    Avec Saadia Berrada, présidente du Réseau du dispositif médical en Nouvelle-Aquitaine (RDM-NA) et Florent Surugue, directeur PME, ETI & Développement Economique du Snitem

    • 15h40-16h00 Intervention d’entreprises du secteur des dispositifs médicaux
      • B. Braun Medical
      • Ehtrace
      • I.Ceram
      • inHeart
      • Selenium Medical
      • SimForHealth
      • SterisS
    • 14h45-15h40 L’évolution des dispositifs médicaux implantables et ancillaires associés
      • Intégration de la chaîne de valeur en partant du chirurgien et de son équipe (usages) en associant les concepteurs et fabricants de matériels médicochirurgicaux (Manufacturing).
      • Nouveaux procédés (Fabrication Contrôle) et fonctionnalisation des matériaux et surfaces (propreté, principes actifs, …) en répondant aux exigences attendues (biocompatibilité, personnalisation, durabilité, …).
      • Maîtrise des processus, de la conception à la production avec caractérisation des performances pour la mise sur le marché, tout en intégrant la réglementation.

    Avec Arnaud Germaneau, enseignant-chercheur à l’Institut Pprime ; Marilys Blanchy, chef de projets R&D à Rescoll ; Clément Muhle, président d’Addidream ; Bruno Davier, chargé de la filière dispositifs médicaux au Cetim et Maximilien Chollet, responsable du laboratoire de biomécanique au Cetim.

    • 16h00-16h45 Convergence entre le physique et le numérique au bloc (« phygital »)

    Développement de la chaîne numérique associée aux processus de conception et d’industrialisation jusqu’à l’exploitation au bloc (capteurs, monitoring, …) sur les phases d’intervention : diagnostic, planification, assistance aux gestes, surveillance et précision…

    Solutions pour évoluer vers le bloc opératoire 4.0 : IIOT, Robotique Collaborative, Réalité Virtuelle et Réalité Augmentée, afin de garantir les objectifs : navigation, traçabilité, …

    Avec Sylvie Muraz, directrice France Healthcare, Steris ; Renan Fontaine, chef de produits marketing, Steris et Sébastien Salas, directeur du programme Cap’tronic.

    • 16h45-17h00 Conclusion
      • Françoise Jeanson, conseillère régionale – déléguée santé et silver économie
    • 17h00-19h00 Visite du showroom et cocktail

    Exposition des dispositifs médicaux de fabricants régionaux pour le déploiement du « Bloc du futur » et possibilité de visiter le process industrielde l’entreprise STERIS (sur demande et sous réserve d’acceptation)

    • B. Braun Medical
    • Ehtrace
    • I.Ceram
    • inHeart
    • Selenium Medical
    • SimForHealth
    • STERIS

    Mardi 5 novembre : « Regards croisés sur l’innovation en santé – une journée dédiée à la filière santé et à ses acteurs »

    Une session concernera la structuration de la filière et la création du cluster ALLIS-NA. 

    Le programme détaillé de cette journée est accessible via ce lien.

    Mercredi 6 novembre : « La grande jonction – les technologies de l’e-santé au service des entreprises »

    Le programme détaillé de cette journée est accessible via ce lien

    Mercredi 6 novembre : « Rencontres du réseau BIPSA Bio-Imagerie Photonique et Santé en Nouvelle-Aquitaine »

    Le programme détaillé de cette journée est accessible via ce lien.

    Mercredi 6 novembre : « Convention d’affaires – les rendez-vous B2B de la santé en Nouvelle-Aquitaine

    Le programme détaillé de cette journée est accessible via ce lien. 

    Du jeudi 7 au vendredi 8 novembre : Journées des infirmiers de Nouvelle-Aquitaine »

    Le programme détaillé de ces journées est accessible via ce lien.

  • Les professionnels de santé invités à participer au 2ième observatoire de l’expérience patient

    Les professionnels de santé sont-ils familiers avec la notion d’ »expérience patient » ? Les établissements ont-ils déployé des mesures pour tenter d’améliorer cette expérience patient ? Où en sommes-nous en 2019 sur ce sujet ? C’est la question que pose l’Institut français de l’expérience patient en lançant la deuxième édition de son baromètre. Il invite l’ensemble des professionnels de santé (médecins, directeurs, paramédicaux, personnels médico-techniques / cadre et non-cadres), exerçant dans des établissements publics, privés ou dans des associations, aussi bien dans le secteur sanitaire que dans le secteur médico-social, à répondre à une enquête en ligne, réalisée en partenariat avec BVA.

    Le questionnaire est accessible via ce lien du 3 octobre au 4 novembre 2019. Il faut compter environ 10 minutes pour répondre aux différentes questions. Les résultats seront restitués, en présence d’Agnès Buzyn, le 23 janvier 2020 au ministère des Solidarités et de la Santé. L’objectif est de mener « une étude de référence en France et une analyse comparative internationale » afin d’encourager les échanges et ainsi les initiatives visant à améliorer l’expérience patient, expliquait l’institut en 2018 lors du lancement du 1er baromètre.

    L’étude menée en 2018 avait mis en avant les éléments suivants :
    • près d’1 professionnel sur 2 avait découvert la notion d’expérience patient à travers l’enquête ;
    • seul 1 établissement sur 3 avait engagé une stratégie d’amélioration de l’expérience patient (contre 4/5 aux États-Unis).

    Ce baromètre s’appuie sur les travaux menés par le Beryl Institute, qui constituent la principale étude internationale explorant l’action des établissements de santé en matière d’expérience patient à travers le monde.

    Un questionnaire basé sur l’enquête du Beryl Institute

    L’enquête du Beryl Institute « The state of patient experience » est réalisée tous les deux ans depuis 2011. Elle permet de comparer des résultats provenant de divers établissements de soins et d’étendre à l’international la conversation sur le sujet de l’expérience patient.

    L’Institut français de l’expérience patient s’est inspiré de son homologue américain pour réaliser un questionnaire propre à notre système en suivant les étapes suivantes :

    • analyse du questionnaire du Beryl Institute ;
    • traduction et adaptation des items pertinents : « 70 % du questionnaire français est adapté du questionnaire établi par le Beryl Institute », précisait lors du lancement du premier baromètre en 2018 Amah Kouévi, fondateur et directeur de l’institut français, ;
    • compléments spécifiques à l’enquête française : certaines questions ont dû être adaptées aux particularités du système de santé français ;
    • tests et ajustements.

    Ce questionnaire est « complétement anonyme », souligne l’institut. « Vos réponses resteront confidentielles et seront utilisées, de manière agrégée, à des fins statistiques et d’analyses. »

    3 objectifs

    • Mesurer l’évolution de la dynamique en France ;
    • analyser l’appropriation par les professionnels des leviers de l’amélioration de l’expérience patient ;
    • élaborer des recommandations pour accélérer la mise en pratique.

    L’analyse des résultats vise à répondre aux questions suivantes :

    • Quelle est la place de l’expérience patient dans la stratégie des établissements ?
    • Quel est le degré de maturité du sujet dans les établissements de santé / ESMS ?
    • Comment la gouvernance s’adapte-t-elle pour mieux prendre en charge cet enjeu ?
    • Quel est l’impact perçu de l’expérience patient sur la qualité du service rendu et sur l’organisation des établissements ?
    • Quels sont les leviers de développement et les freins rencontrés ?

    Un volet « patient » pour compléter l’enquête

    Une enquête à destination des patients est par ailleurs lancée pour cette deuxième édition du baromètre. « Elle est réalisée auprès d’un échantillon représentatif et n’est donc pas ouvert à contribution libre », précise à Health & Tech Intelligence Amah Kouévi.

  • La SFTéléméd et FormaticSanté deviennent la SFSD et lancent l’Université de la médecine digitale

    « La Société française de télémédecine (SFTéléméd) et FormaticSanté ont décidé de joindre leurs forces pour créer la Société française de santé digitale (SFSD), présidée par le Pr Nathalie Salles », chef de pôle de gérontologie clinique au CHU de Bordeaux et jusqu’alors présidente de la SFTéléméd. C’est ce qu’indique l’organisation dans un communiqué publié le 8 octobre 2019 à l’issue de son assemblée générale. La SFSD est présentée comme « l’organisme légitime de la conception et de la diffusion des leviers permettant d’accélérer le virage numérique en santé en France » et se donne pour objectif de « promouvoir un usage humaniste et responsable de la télémédecine dans tous ses champs » (« téléconsultation, télé-expertise et télésurveillance aujourd’hui, télésoin demain »).

    La SFSD annonce par ailleurs le lancement de l’Université de la médecine digitale (UMD), qui a pour vocation d’offrir dès 2020 « une offre complète » de formation aux professionnels médicaux, paramédicaux, pharmaceutiques et aux usagers, grâce à une équipe pédagogique pluriprofessionnelle (santé et « hors santé »). L’UMD aura pour mission :
    • d’accompagner les nouvelles pratiques professionnelles ;
    • d’éclairer les citoyens sur l’intérêt lié la mise en place de la télémédecine et du télésoin ;
    • de préparer le système à l’installation de l’intelligence artificielle dans les pratiques quotidiennes.

    Par « la mobilisation et la formation des acteurs par des experts du domaine », l’organisation ambitionne d’accompagner le « développement extrêmement rapide » de la e-santé, qui va selon elle de pair avec « une hétérogénéité des connaissances et des pratiques chez les professionnels », et « une absence de repères pour les patients ». Elle souhaite ainsi remédier à « la difficulté pour chacun de percevoir les enjeux, les opportunités et les dangers des différents projets e-santé en France ».

  • AAP Grand Ouest « études sur données massives » : 4 projets (CHU d’Angers/Nantes/Rennes) lauréats

    4 initiatives portées par 3 CHU (2 d’Angers, 1 de Nantes et 1 de Rennes) remportent l’appel à projets (AAP) du Girci Grand Ouest sur « l’exploitation multicentrique des gisements de données cliniques » produites au sein des établissements du GCS  Hugo (Hôpitaux universitaire du Grand Ouest). L’objectif de l’AAP, ouvert le 10 septembre 2019 et doté d’une enveloppe de 600 000 euros, est de lancer les premières études menées par les investigateurs médicaux du Grand Ouest à partir des données de l’entrepôt interrégional de données de santé Hugo, précise le Girci dans un communiqué daté du 1er octobre.

    Les 4 lauréats sélectionnés sont les suivants :
    • le Pr Jérôme Boursier, du service d’Hépato-Gastroentérologie du CHU d’Angers, : pour le projet TATOoINE portant sur « l’impact et la prédiction des complications hépatiques dans la maladie dysmétabolique » ;
    • le Pr Cédric Annweiler, du service de gériatrie du CHU d’Angers : pour l’étude Vivaldi qui vise à connaître « le nombre de patients hospitalisés atteints d’une carence en vitamine C et les facteurs qui accompagnent cette carence » ;
    • le Dr Matthieu Wargny, du service d’endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition du CHU de Nantes, : pour le projet Gavroche qui a pour objectif d’évaluer « l’intérêt pronostique de la variabilité glycémique à la phase aiguë de l’insuffisance cardiaque ».
    • le Dr Marie de Tayrac, du service de génétique moléculaire et génomique du CHU de Rennes, pour le projet Hugo-RD qui porte sur « un diagnostic innovant des maladies rares à partir des comptes rendus des consultations de génétique clinique ».

    Ces 4 projets de recherche s’appuieront sur l’expertise et les services des centres de données cliniques (CDC) et leur réseau (Ri-CDC). Tous impliquent l’ensemble des CHU du GCS HUGO (Angers, Brest, Nantes, Rennes et Tours), et pour l’un d’entre eux l’Institut de cancérologie du Grand Ouest.

    Les 4 projets sélectionnés en détail :

    TATOoINE – « l’impact et la prédiction des complications hépatiques dans la maladie dysmétabolique » :

    • Pr Jérôme Boursier, du service d’Hépato-Gastroentérologie du CHU d’Angers.

    Ce projet vise « le développement d’équations de risque individuel » hépatique sur modèle de celles utilisées en pratique clinique pour prédire le risque cardiovasculaire, grâce à la possibilité d’interroger les données de grandes populations de patients.  L’objectif est de « mieux cibler le sous-groupe de patients dans lequel des procédures de dépistage pourront être envisagées ».  

    Vivaldi – étude qui vise à connaitre « le nombre de patients hospitalisés atteints d’une carence en vitamine C et les facteurs qui accompagnent cette carence :

    • Pr Cédric Annweiler, du service de gériatrie du CHU d’Angers.

    « Étudier l’hypovitaminose D au sein de l’ensemble des patients adultes hospitalisés dans HUGO » pourrait « favoriser la prise de conscience par les cliniciens et les décideurs de santé de la fréquence et de la gravité de cette carence facilement évitable » et améliorer sa prise en charge, surtout en cas de « confirmation à grande échelle de l’existence d’un lien entre l’hypovitaminose D et la prolongation des durées d’hospitalisation et/ou le risque de décès intra-hospitalier », est-il précisé (communiqué). 

    Gavroche – pour évaluer « l’intérêt pronostique de la variabilité glycémique à la phase aiguë de l’insuffisance cardiaque » :

    • Dr Matthieu Wargny, du service d’endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition du CHU de Nantes.

    « Si l’étude est négative pour tout ou partie, les résultats permettront une rationalisation de la mesure de la glycémie[, qui] ne sera nécessaire qu’à l’admission tout au plus », est-il explique. A contrario, si l’étude confirme l’hypothèse et « permet de confirmer le caractère péjoratif de la variabilité glycémique », alors la mesure de la glycémie sera utilisée avec un objectif clair d’évaluation pronostique.  

    Hugo-RD – « un diagnostic innovant des maladies rares à partir des comptes rendus des consultations de génétique clinique » :

    • Dr Marie de Tayrac, du service de génétique moléculaire et génomique du CHU de Rennes.

    Le projet propose « un système de structuration, d’intégration et d’exploitation des données issues des consultations de génétique » : comptes rendus, phénotypes, ontologie, pour « faciliter et améliorer le diagnostic génétique des maladies mendéliennes rares », « définir les contours d’une future plateforme FMG2025 » et « positionner le Grand Ouest sur cette thématique » .  

  • FASN Hôpital du futur : urgences – un besoin d’outils de gestion des flux et d’interop (R. Hellmann)

    Le Dr Romain Hellmann, médecin urgentiste à l’hôpital Bichat (AP-HP) et référent médical à la direction de l’offre de soins de l’ARS d’Île-de-France, constate une insuffisance du déploiement des innovations numériques au sein des urgences, et accuse l’organisationnel.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence en marge de la journée « Hôpital du futur », organisée par Care Insight le 3 octobre 2019 dans le cadre de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique), Romain Hellman explique que, selon lui, les services d’urgences auraient essentiellement besoin d’outils de gestion des flux de patients mais aussi de solutions d’interopérabilité. L’urgentiste, qui intervenait lors de la table ronde « Les urgences fluides : rêve ou un futur réalisable ? », estime que la télémédecine pourrait faire partie de la solution à la crise actuelle.

    « On ne voit pas arriver les expérimentations numériques aux urgences »

    Quelle est l’impact de l’innovation vu des services d’urgence ?

    Dr Romain Hellmann : On entend parler de beaucoup d’expérimentations en matière de numérique, mais on ne les voit pas arriver aux urgences. Quand on les voit venir, c’est de façon très ponctuelle à certains endroits de la région dans certains services d’urgences et pas dans d’autres. Ce n’est pas nécessairement un dysfonctionnement, c’est peut-être de l’impatience, on entend parler de tellement de choses qu’on aurait envie que cela aille plus vite.

    Quels sont les freins à l’innovation ?

    Il n’y a pas réellement de démarche de transformation d’une expérimentation en déploiement dans une région ou au niveau national d’un dispositif qui fonctionne, probablement parce qu’on ne met pas les bonnes personnes autour de la table, ou pas tous les gens qu’il faudrait (ingénieur, médecin, directeur). Il faudrait construire des petites équipes projets chargées des innovations.

    Il faudrait qu’on impulse cette démarche parce qu’on en a besoin, cela nous permettrait de gagner en termes de productivité, de qualité de vie au travail et de pertinence des affectations de soignants.

    « Si on demande davantage au 15, il va falloir donner des outils supplémentaires »

    Quelles sont les technologies dont les urgences auraient le plus besoin ?

    Si on demande d’appeler davantage le 15, il va falloir donner des outils supplémentaires, notamment pour mieux orienter les flux, optimiser le tri et le rendre visible par le patient.

    J’ai vu dans un service hospitalier à Los Angeles il y a quelques années un gestionnaire de lits qui permet de voir sur un tableau la disponibilité des lits en temps réel. En Suisse également on peut savoir s’il y a des lits disponibles dans un hôpital voisin. En France, quand vous allez dans un parking, parfois vous savez combien de places il reste et vous avez des signaux lumineux verts et rouges pour garer votre voiture : l’hôpital aurait besoin d’un dispositif similaire.

    L’interopérabilité des solutions pourrait aussi permettre de gagner du temps : actuellement, on prend la tension avec une machine et on est obligé de taper le résultat sur une autre machine, alors qu’on peut imaginer un transfert automatique par wifi de ces données vers le dossier médical.

    La télémédecine pourrait être « un élément supplémentaire pour répondre à la demande »

    La télémédecine serait-elle une solution pour diminuer l’engorgement des urgences ?

    La télémédecine pourrait être un recours, un élément supplémentaire pour répondre à la demande. Mais, plus généralement, on aurait besoin d’un outil pour les différentes phases d’un parcours de soins qui mène aux urgences, qui informe le patient très en amont de son arrivée aux urgences, par une conversation téléphonique ou un échange par mail.

    Il faudrait aussi que le patient sache qu’il n’y a pas que les urgences mais aussi des médecins généralistes qui ont de la place pour des patients, un centre de santé, etc. Cette méconnaissance du système de santé est une des raisons pour lesquelles le patient sollicite trop régulièrement les urgences. Cela fait partie d’un enjeu plus global d’éducation à la santé : je vois des gens venir aux urgences en ayant mal et qui n’ont pas pris de Doliprane avant de venir.