L’enquête Direct Medica réalisée entre le 15 et le 19 février 2016 auprès de 300 pharmaciens représentatifs de la profession met en lumière leur inquiétude quant à l’évolution de leur profession dans les 10 prochaines années.
Europe
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Imagerie médicale : la Cour des comptes souhaite une « réorganisation »
Le secteur de l’imagerie médicale doit être « réorganisé », selon un rapport de la Cour des comptes rendu au Sénat le 11 mai 2016. Le manque d’échanges d’informations entre les centres publics et privés est notamment souligné par la Cour dont le rapport parle de « 40% d’actes d’imagerie redondants ». L’imagerie médicale représente 6 milliards d’euros de dépenses par an.
« Les politiques actuelles ne permettent pas de traiter de façon satisfaisante les enjeux de cette spécialité », souligne un rapport de la Cour des comptes sur l’organisation de l’imagerie médicale remis au Sénat le 11 mai 2016. La Cour rappelle qu’il s’agit d’une « discipline structurante dans la mesure où la plupart des spécialités y ont recours et où sa bonne organisation conditionne pour partie la qualité de prise en charge des patients, en ville comme en établissement de santé ».
« Aucun suivi » de l’utilisation des IRM
Les premières critiques de la Cour des comptes concernent la répartition géographique des équipements d’imagerie médicale. « Le taux d’équipement varie nettement d’un département à l’autre, sans lien explicite avec les besoins de santé, au demeurant mal cernés », souligne le rapport remis au Sénat dont les auteurs déplorent qu’après les autorisations administratives accordées pour l’installation d’équipements lourds et coûteux comme les IRM, les organisations sanitaires « n’effectuent aucun suivi » de leur utilisation.
Des actes redondants et coûteux
Par ailleurs, selon la Cour des comptes, le manque d’échanges d’information entre les centres d’imagerie privés et publics et l’incompatibilité des systèmes informatiques entre les différents établissements occasionnent des actes redondants (le rapport parle de 40% d’actes redondants) coûteux pour le système.
La Cour des comptes estime que les choses peuvent changer rapidement grâce à la loi santé de Marisol Touraine, promulguée le 26 janvier et à la mise en place des GHT qui a été lancée par le décret du 27 avril 2016.
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Le SML dénonce les investissements privés en téléconsultation et centres de soins
Le SML s’élève contre les investissements privés réalisés pour des sites de téléconsultation ou des centres de soins. Dans un communiqué publié le 13 mai 2016, il dénonce « un véritable cheval de Troie concédé par nos dirigeants qui détruit petit à petit la médecine libérale, au détriment de la qualité des soins pour les patients ».
Le Syndicat des Médecins Libéraux annonce dans ce communiqué qu’il » continuera obstinément son combat pour préserver l’exercice libéral de la médecine, face aux géants financiers ».
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Tarification de la télémédecine : MG France parle de « discrimination »
Le syndicat MG France, dans un communiqué du 13 mai 2016, a réagi en parlant de « discrimination » aux éléments de tarification inclus dans le nouveau cahier des charges qui encadre les expérimentations de télémédecine dans 9 régions. Selon l’arrêté publié le 5 mai 2016 dans le cadre de l’article 36 de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2014 et qui fixe ce nouveau cahier des charges, les généralistes et les gériatres seront rémunérés 26 euros, les autres spécialistes 28 euros et les psychiatres 43,70 euros s’ils pratiquent des actes de télémédecine.
« Une fois de plus, les autorités considèrent la médecine générale comme une sous-spécialité, alors qu’elle est devenue en France une spécialité à part entière depuis 2007. Sans doute ces mêmes autorités continueront longtemps encore à s’étonner de la pénurie en médecine générale. Sans doute nos élus locaux continueront à réclamer des mesures coercitives à l’installation des seuls médecins généralistes, tout en s’accordant pour dévaloriser leur rôle. Cet arrêté est un témoignage de plus de la discrimination dont est l’objet la médecine générale. Ce signal négatif est une des raisons majeures de la désaffection des jeunes médecins pour ce métier », souligne MG France qui appelle les médecins généralistes à « réclamer l’équité tarifaire entre spécialités ».
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Concevoir et construire un hôpital numérique, Louis Omnès aux éditions Eyrolles
Louis Omnes, ancien directeur de l’hôpital européen Georges Pompidou a publié le 15 Avril 2016 « Concevoir et construire un hôpital numérique » aux éditions Eyrolles.
Conçu comme « un guide de programmation et de conception », l’ouvrage explique « comment donner corps à un design des processus médicaux et non médicaux en intégrant l’apport des technologies de l’information et de la communication », détaille la maison d’édition. « L’auteur propose une méthode de travail et des outils destinés aux équipes de maîtrise d’ouvrage et aux équipes de maîtrise d’oeuvre. »Préfacé par Aymeric Zublena, architecte de l’HEGP, que Louis Omnès a dirigé entre 1991 et 2003, le livre est également postfacé par l’ex-délégué général de la FHF, Gérard Vincent.
(« Concevoir & construire un hôpital numérique », Editions Eyrolles, 224 pages, 39 euros)
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7e édition du Health 2.0 Europe du 10 au 12 mai 2016 à Barcelone
La 7e édition du Health 2.0 Europe se tiendra à Barcelone du 10 au 12 mai 2016. L’événement rassemblera 600 acteurs de l’écosystème de la santé numérique aux côtés de représentants d’industriels, financeurs, médecins, patients, de l’industrie pharma, des assurances et des institutionnels. Au programme, 3 journées avec des intervenants, des ateliers interactifs, des tables rondes et plus de 50 speed-démos en direct.
Les intervenants phares seront le Dr. Rafael Grossmann, le chirurgien qui a réalisé la 1ère intervention chirurgicale en direct avec des Google Glasses ; Esther Dyson, une business angel dans des sociétés de santé numérique; Yves Caseau, Responsable Digital et Innovation chez AXA, Dr. Julio Mayol, chirurgien et Directeur de l’Innovation à l’Hôpital San Carlos (Madrid), Pēteris Zilgalvis, Responsable d’Unité, e-Santé et Bien-être à la Commission européenne.
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Doctors 2.0 &You Les 26 et 27 Mai 2016 à Paris
La 6e édition de Doctors 2.0 & You se déroulera les 26 et 27 Mai 2016 à la Cité Internationale Universitaire de Paris.
Les principaux thèmes traités seront: Intelligence Artificielle, Big Data, les réseaux sociaux, les objets connectés, les applications mobiles, les serious games, simulation et l’impression 3D. -
La Fehap lance la 6e édition des Trophées de l’innovation
L’Observatoire de l’innovation Nov’Ap de la Fehap lance un appel à projets dans le cadre de la sixième édition des trophées de l’innovation. Cet appel, réservé aux acteurs privés non lucratifs, cible les innovations réalisées, mais également les innovations au stade de projet ou en cours de réalisation (avec deux dispositifs de sélection distincts).
Les projets retenus seront présentés lors du 41e congrès de la Fehap les 13 et 14 Décembre 2016, à Paris.Quelle récompense ?
- Pour tous les projets reçus : valorisation de l’innovation dans le « Cahier de l’innovation 2016 » et tout au long de l’année dans la rubrique « Initiatives Innovantes » de la revue PSS, sur le portail internet et dans la Newsletter ; aide à la recherche de financement
- Pour les innovations en projet sélectionnées : remise d’un trophée espoir et soutien à la réalisation du projet
- Pour les innovations réalisées sélectionnées : remise d’un trophée lauréat, réalisation d’une vidéo, remise d’une affiche et d’un diplôme
Calendrier
Date limite de réponse : 22 Mai 2016
Réunion du comité de sélection de l’innovation : Septembre 2016
Remise des prix : les projets les plus innovants seront récompensés lors du 41e congrès de la Fehap, qui aura lieu les 13 et 14 Décembre 2016 à ParisLes dossiers sont à envoyer à : appelainnovations@fehap.fr
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Guy Vallancien : « Plus la médecine devient technologique, plus elle a besoin d’humanité »
« De plus en plus de tâches techniques seront déléguées aux machines, aux robots, à des techniciens intermédiaires ou des ingénieurs. La biologie ou la radiologie sont notamment appelées à disparaître. Mais paradoxalement, plus la médecine devient technologique, plus elle aura besoin d’humanité »
Guy Vallancien, chirurgien, professeur d’urologie et membre de l’Académie Nationale de Médecine dresse le portrait du médecin de demain, véritable conseiller, plus proche des patients dans son ouvrage « La médecine sans médecin, le numérique au service du malade » (Collection Le Débat, Gallimard).
En quoi l’informatique cognitive aide-t-elle la médecine aujourd’hui ?
La machine fonctionne sur des algorithmes, exactement comme mon cerveau. Mais la différence se situe au niveau de l’accès à l’information et de la capacité de traitement. La machine est meilleure que moi sur ce point et est très efficace pour effectuer des diagnostics: elle a accès à un savoir beaucoup plus vaste que le mien. En croisant ce savoir et les données du patient, elle m’aidera dans mes décisions en me fournissant des informations que je ne possède pas ou que je n’ai plus en mémoire.
Il y a aussi un avantage thérapeutique, notamment sur des pathologie comme le cancer où l’on génotype les tumeurs. Je ne peux pas analyser à moi seul les milliards de bases de données que cela représente ! La machine, elle, en est capable.
Ne risque-t-on pas de voir disparaître le médecin?
De plus en plus de tâches techniques seront déléguées aux machines, aux robots, à des techniciens intermédiaires ou des ingénieurs, c’est certain. La biologie ou la radiologie sont notamment appelées à disparaître. Mais paradoxalement, plus la médecine devient technologique, plus elle aura besoin d’humanité. La relation entre le patient et le médecin va se renforcer et le médecin deviendra non pas généraliste mais global. Nous aurons toujours besoin d’un professionnel pour remettre en perspective ce qui arrive. On a tendance à oublier ce rôle fondamental du médecin. Ce dernier sera spécialisé dans la prise en charge et dans l’information du patient. Les gens ont quasiment accès à la même information que le médecin aujourd’hui. Nous devrons donc jouer le rôle de « reader’s digest » en quelque sorte. Enfin, j’insiste sur la communication et l’empathie dont nous devons faire preuve.
Cela veut-il dire que les médecins devront acquérir de nouvelles compétences ?
Il y a beaucoup à faire au niveau de la formation des médecins en effet. Les étudiants en médecine ne sont pas confrontés aux réalités du monde d’aujourd’hui. On ne leur apprend pas la communication par exemple ! On doit leur transmettre autre chose et leur apprendre à lever le nez de leur écran.
En quoi est-ce une révolution ?
Ce n’est pas une révolution, c’est une véritable mutation, un changement profond de société ! La science avance inexorablement. C’est dans sa nature de chercher à en savoir toujours plus. Et il y a fort à parier que nous irons trop loin, que nous créerons un monstre un jour ou l’autre. Mais c’est dans l’ordre des choses. C’est pour cette raison qu’il est très important que ce débat soit ouvert dès aujourd’hui au sein de la société. C’est le sens de notre propre humanité qui est en question !
Qu’en est-il au niveau des institutions ?
Nous vivons dans un monde où la technique évolue à une vitesse inimaginable. En même temps, tout est figé au niveau social et institutionnel. Les structures se crispent et se referment sur elles-mêmes. Le pays souffre d’un manque de souffle.
L’État doit cesser d’essayer de tout contrôler à priori. Son rôle est de laisser agir et de jouer son rôle d’arbitre quand les choses débordent. Il ne doit pas essayer de gérer mais de garantir à tous l’accès à une santé de qualité.
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Le développement de la vente en ligne « inéluctable » pour 41,3 % des pharmaciens (Direct Medica)
L’enquête met en lumière l’inquiétude des pharmaciens quant à l’évolution de leur profession dans les 10 prochaines années.
20 % des titulaires se déclarent prêts à se mettre à la vente en ligne d’ici 2025. Par ailleurs, ils sont 28% à penser que le conseil en ligne fera partie prenante de leur activité dans 10 ans. Mais c’est la perte du monopole officinal qui les inquiète le plus.
80% des pharmaciens se déclarent inquiets pour l’avenir de leur métier, notamment face au phénomène d’ubérisation et la menace de l’entrée sur le marché des GAFA.