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  • AIS : Charles-Edouart Escurat nommé directeur général par intérim

    A la tête du Resah pendant près de 10 ans

    Titulaire d’un master en droit public des affaires, ainsi que d’un master de l’ENS en administration générale, Charles-Edouart Escurat a très vite occupé un poste à très haute responsabilité, puisqu’après une courte expérience en tant que responsable commande publique pour une collectivité territoriale, il est devenu directeur adjoint du GIP Resah en avril 2012 avant d’en devenir directeur général adjoint en janvier 2017. En 2018, il quitte ce poste pendant un peu plus d’un an pour devenir directeur des achats de la région Ile-de-France jusqu’en janvier 2020. Dans ce rôle, il a supervisé une équipe d’une quinzaine d’acheteurs qui ont notamment la charge de la définition de la stratégie, de l’accompagnement de la définition du besoin, du sourcing et du suivi de la performance des fournisseurs.

    Avant de rejoindre l’Agence de l’innovation en santé (AIS) en tant que directeur du pôle accélération en mars 2023, Charles-Edouart Escurat a repris son poste de directeur général adjoint du Resah en janvier 2020. Durant ces 9 années à la tête du Resah, il a contribué à la modernisation et la rationalisation des achats hospitaliers, en permettant aux établissements de santé d’optimiser leurs dépenses tout en respectant la réglementation. Il a dirigé des initiatives d’amélioration continue des processus d’achats, en mettant en place des méthodes plus efficientes pour gérer les achats groupés, ce qui a permis de réduire les coûts et d’améliorer les conditions d’approvisionnement des établissements de santé. L’un de ses projets les plus importants à la tête du Resah a été de créer un centre de ressources qui fournissait des conseils et des formations aux équipes chargées des achats dans les établissements hospitaliers.

    Arrivé à l’AIS en tant que directeur du pôle accélération, puis directeur des pôles innovation et accompagnement en octobre 2023, Charles-Edouart Escurat a été a l’initiative de plusieurs projets visant à accélérer l’innovation dans le secteur de la santé. Il a notamment facilité l’intégration des technologies innovantes dans le parcours de soin en développant des programmes dédiés pour soutenir les startups et les entreprises du secteur de la santé. Sous sa direction, l’AIS a organisé des rencontres entre start-ups et établissements de santé, favorisant ainsi des partenariats fructueux permettant de tester et déployer de nouvelles solutions dans les hôpitaux. Il a également travaillé à simplifier l’accès aux dispositifs numériques pour les établissements hospitaliers, en surmontant les obstacles réglementaires et organisationnels. De plus, il a élaboré des stratégies pour promouvoir la santé numérique, en mettant l’accent sur l’accélération du déploiement de ces technologies dans le système de santé. L’engagement d’Escurat dans ces domaines a permis de transformer l’innovation en un moteur clé de l’efficacité et de la modernisation du système de santé français. Après le départ de Lise Alter pour le bureau du cabinet du ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, c’est lui qui a été choisi pour assurer l’intérim à la tête de l’AIS.

  • GHU AP-HP. Nord – Université Paris Cité : Guillaume du Chaffaut nommé directeur

    Une forte expérience au sein de CHU

    Diplômé d’un master en affaires publiques de Sciences Po Paris et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), Guillaume du Chaffaut a commencé sa carrière en 2008 en tant qu’élève directeur d’hôpital, avant d’intégrer le CHU d’Amiens-Picardie où il occupe le poste de directeur de la qualité et de la clientèle. Dès ses premières fonctions, il se distingue par sa capacité à piloter des projets d’amélioration continue et à structurer l’organisation hospitalière dans un environnement en constante évolution.

    En 2011, il rejoint le CHU de Montpellier, où il va évoluer pendant près de huit ans à des postes de direction clés : directeur des affaires générales, de la communication et des relations internationales, puis directeur des ressources humaines et de la formation, avant d’être nommé directeur général adjoint en 2016. Durant cette période, il pilote des réformes majeures, notamment en matière de dialogue social, de gestion des ressources humaines et d’organisation hospitalière. En 2019, il rejoint les Hospices civils de Lyon (HCL), deuxième plus grand CHU de France, en tant que directeur général adjoint. Aux côtés de la direction, il contribue activement à la mise en œuvre de projets stratégiques d’envergure, notamment dans l’organisation des soins, le développement hospitalo-universitaire et l’adaptation du système de santé aux défis contemporains. Sa gestion des crises, notamment lors de la pandémie de Covid-19, ainsi que son engagement dans l’innovation hospitalière renforcent sa réputation de dirigeant pragmatique et visionnaire.

    En 2022, il fait le choix d’un engagement au plus haut niveau en rejoignant le ministère de la Santé et de la Prévention en tant que directeur adjoint de cabinet. Il accompagne alors trois ministres successifs – Brigitte Bourguignon, François Braun et Aurélien Rousseau – et joue un rôle dans la définition des politiques publiques de santé, la gestion des crises sanitaires et la préparation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Cette expérience au sein des plus hautes sphères de l’État lui confère une vision transversale et stratégique des enjeux du système de santé français.

    En avril 2024, il est nommé directeur général et directeur de la transformation de l’Établissement français du sang (EFS). À ce poste, il impulse une dynamique de modernisation et de structuration de l’institution, en définissant la stratégie nationale de l’établissement et en pilotant des projets majeurs visant à améliorer l’organisation et la qualité des services.

    Désormais à la tête du GHU AP-HP. Nord – Université Paris Cité, Guillaume du Chaffaut aura pour mission de consolider l’excellence clinique et universitaire du groupe, d’optimiser le fonctionnement des établissements, de répondre aux défis organisationnels et d’accompagner les équipes soignantes et médicales dans un contexte de transformation profonde du système de santé.

  • ARS Martinique : Yves Servant nommé directeur général

    Une forte expérience à la tête d’établissements  

    Diplômé de l’École des hautes études de santé publique (EHESP) et de la section “service public, droit” de Sciences po, Yves Servant a débuté sa carrière, en 1993, en tant que directeur adjoint en charge des Finances, des Services Economiques et Logistiques du centre hospitalier Rives de Seine (Neuilly-sur-Seine), avant de rejoindre le ministère de la Santé en 1995 en tant que chargé de mission au programme hospitalier de recherche clinique.  
    Après cette expérience au ministère, il rejoint les Hospices civiles de Lyon (HCL) en 2000, en tant que directeur délégué auprès de la direction générale en charge du système d’information, avant de devenir directeur du groupement hospitalier sud – regroupant trois établissements majeurs, Lyon Sud, Henry Gabrielle-Rééducation et Antoine Charial-Gériatrie, totalisant 1 700 lits – en 2006.  
    Lors de ses 16 années (2000-2016) passées aux HCL, Yves Servant a transformé le paysage hospitalier en combinant innovation technologique et excellence managériale. Il a notamment piloté le développement du dossier patient informatisé « DPI Cristal Net » (puis Easily), contribuant ainsi à l’émergence du système d’information de santé Rhône-Alpes (Sisra) et à instaurer une coopération innovante avec le CHU de Québec, lorsqu’il travaillait auprès de la direction générale en charge du système d’information. En tant que directeur du GH Sud, il a orché desprojets d’envergure tels que le lancement d’un campus hospitalo-universitaire avec 300 millions d’euros d’investissement, l’obtention de la certification A de la HAS, l’ouverture d’un pavillon des spécialités médicales de 263 lits et le regroupement de l’hématologie adultes. Il a également favorisé le développement d’une communauté de 4 000 salariés et mis en place de nouveaux pôles de recherche en nutrition humaine et en chirurgie robotique, tout en représentant les HCL au Cigref.  
    Avant d’être nommé directeur général de l’ARS Martinique, il a dirigé le CH Simone Veil de Cannes de 2016 à 2025. Sous sa direction, l’offre de soins a été considérablement renforcée avec l’ouverture de l’institut de gérontologie Simone Veil, doté de 320 lits et d’un investissement de 45 millions d’euros, la création d’une seconde unité neuro-vasculaire pour les Alpes Maritimes, et l’expérimentation de solutions d’intelligence artificielle dans des services stratégiques tels que les urgences, l’imagerie et la chirurgie maxillo-faciale. Par ailleurs, son engagement en faveur de la qualité de vie au travail et de la maîtrise budgétaire a permis d’obtenir plusieurs distinctions, notamment le Prix FHF de l’attractivité médicale, le label “Droit des Usagers” sur trois années consécutives et le label “Haute Qualité Sociale et Environnementale”, tout en assurant un désendettement continu de la structure pendant sept ans. 

    “Améliorer l’accès aux soins, en impliquant tous les acteurs” 

    Avec près de 30 ans d’expérience cumulée dans le domaine hospitalier et de la santé publique, Yves Servant prend la direction de l’ARS Martinique avec pour mission de piloter la transformation du système de santé martiniquais, de renforcer l’offre de soins et d’intégrer les innovations technologiques afin d’améliorer la qualité des services tout en maîtrisant les enjeux budgétaires et d’investissement pour l’avenir. À l’annonce de s nomination, il a indiqué qu’il soutiendra la construction de solutions locales visant à améliorer l’accès aux soins, en impliquant tous les acteurs et en encourageant les expérimentations. 
    Il remplace Anne Bruant-Bisson, en poste depuis 2 ans, qui avait quitté ses fonctions en septembre pour raisons personnelles,

  • Snphar-e : la docteure Anne Geffroy-Wernet réélue présidente

    Une grande expérience en tant que médecin anesthésiste-réanimateur

    Diplômée d’un doctorat en médecine de l’université Paris Cité en 1999, Anne Geffroy-Wernet est une spécialiste de l’anesthésie-réanimation, un domaine dans lequel elle exerce depuis plus de 25 ans. Elle débute sa carrière comme chef de clinique assistante à l’hôpital Cochin en 1999, avant de rejoindre l’hôpital Beaujon en 2002 en tant que praticien hospitalier anesthésiste-réanimateur. Durant huit ans, elle y renforce son expertise en anesthésie-réanimation et médecine péri-opératoire.

    En 2010, elle s’installe au centre hospitalier de Perpignan, où elle exerce toujours aujourd’hui. Elle y occupe plusieurs responsabilités majeures, notamment comme référente en anesthésie-réanimation obstétricale et référente hémovigilance pour le service d’anesthésie, couvrant la maternité et le bloc opératoire. Son engagement au sein de l’établissement la conduit à devenir vice-présidente de la commission des praticiens hospitaliers (COPS) en 2018.

    Au Snphar-e depuis 2010

    Parallèlement à son exercice hospitalier, elle s’investit dans la défense des praticiens hospitaliers au sein du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs elargi (Snphar-e). Elle y fait ses premiers pas en tant que déléguée locale dès 2010, avant d’accéder aux fonctions de vice-présidente en 2018. Trois ans plus tard, en 2021, elle est élue présidente du syndicat, puis réélue en 2023. À ce titre, elle porte les revendications des anesthésistes-réanimateurs et des praticiens hospitaliers, luttant pour une meilleure reconnaissance de leurs conditions de travail et une juste valorisation de leur engagement.

    Son influence dépasse les frontières du Snphar-e : dès 2018, elle intègre Action praticiens hôpital (APH) en tant qu’administratrice, avant de rejoindre son bureau en 2020. Son rôle s’étoffe progressivement et elle devient secrétaire générale adjointe en mars 2023, puis secrétaire générale en octobre de la même année. Grâce à cette double casquette, elle s’impose comme une interlocutrice clé dans les négociations avec les pouvoirs publics sur l’avenir du service hospitalier.

    Représentante de la profession à l’échelle nationale, elle siège depuis 2020 au Conseil national professionnel d’anesthésie-réanimation-médecine périopératoire (CNP-ARMPO), où elle occupe actuellement la fonction de deuxième vice-présidente. Elle est également secrétaire générale d’Avenir Hospitalier depuis 2021, renforçant son rôle de porte-parole des praticiens hospitaliers dans les instances de décision.

  • FDA : Donald Trump choisit Sara Brenner comme commissaire de l’organisme

    Un début de carrière en tant que médecin et chercheuse

    Diplômée d’un BS en génétique et philosophie de l’Iowa State University, Sara Brenner a poursuivi son parcours académique en médecine, obtenant son MD à l’université de l’Iowa en 2006, suivi d’un Master of Public Health en politique de santé et administration à l’université d’Albany en 2008. Elle débute sa carrière en tant que médecin résidente en médecine interne à Evanston Northwestern Healthcare (2006-2007), puis en médecine préventive au sein du New York State Preventive Medicine Residency Program (2007-2009). En parallèle, elle s’investit dans l’American College of Preventive Medicine où elle préside les sections étudiants en médecine et médecins résidents.

    En 2009, elle rejoint le SUNY Polytechnic Institute Colleges of Nanoscale Science & Engineering en tant que professeure associée en nanobiosciences et vice-présidente adjointe pour NanoHealth. Elle y dirige aussi le programme MD/PhD en nanomédecine, le premier du genre. À travers son NanoHealth and Safety Center, elle se spécialise dans l’évaluation des risques liés aux nanomatériaux pour la santé publique et l’industrie.

    Un passage à la Maison blanche avant son arrivée à la FDA

    En 2018, Sara Brenner rejoint la Maison Blanche en tant que Senior Policy Advisor, Health & Biomedical Innovation au sein de l’Office of Science and Technology Policy (OSTP). Elle pilote alors des politiques nationales sur l’innovation biomédicale, la biotechnologie et les données de santé.Durant la pandémie de COVID-19 (2020-2022), elle joue un rôle clé au sein du U.S. Department of Health and Human Services en dirigeant le Diagnostic Data Lead du National COVID-19 Response. Sa mission dans se service consistait à améliorer la qualité et l’harmonisation des données diagnostiques, collaborer avec les agences fédérales et conseiller la Maison Blanche sur les technologies émergentes pour la santé publique.

    En 2019 Sara Brenner a rejoint la Food and drug administration (FDA) où elle a successivement occupé les postes de Chief Medical Officer for In Vitro Diagnostics et Associate Director for Medical Affairs au sein du Center for Devices and Radiological Health (CDRH). Elle y a supervisé la réglementation des dispositifs médicaux, leur conformité et leur surveillance. En 2021, elle lance et pilote le FDA Diagnostic Data Program, un programme novateur financé à hauteur de 130 millions de dollars via l’American Rescue Plan. L’objectif de ce programme était d’améliorer la standardisation, la collecte et l’analyse des données diagnostiques aux États-Unis.

    Forte de son expertise en santé publique, en régulation des technologies médicales et en innovation, Sara Brenner est nommée commissaire de la FDA en janvier 2025 par Donald Trump. Elle prend ainsi les rênes de l’agence dans un contexte clé pour la modernisation des politiques de santé et la régulation des innovations médicales.

  • Numspot : Éric Haddad nommé président exécutif

    Un parcours de 20 ans dans de grands noms du cloud

    Premier directeur général de Google Cloud France, Eric Haddad a été diplômé de Polytech Orléans en 1987, puis d’un MBA de l’EM Lyon en 1994. Il débute sa carrière à IBM en tant qu’ingénieur en 1991 et occupe son premier poste important dans le cloud en 2001 en devenant directeur cloud et telecom de Microsoft. Pendant 9 ans, il a créé et dirigé une unité dédiée à l’incubation du cloud et des communications unifiées, contribuant au positionnement de Microsoft sur ces marchés émergents. Sous sa direction, la France a été récompensée en 2009 comme la meilleure filiale mondiale sur ces segments.

    Ensuite, en tant que directeur général de Google Cloud France, il a largement contribué à son implantation et son expansion, recrutant plus de 400 collaborateurs, développant des partenariats stratégiques avec Atos, OVH et Orange, et lançant un datacenter en Île-de-France. Après près de 10 ans chez Google Cloud, il retourne chez IBM en 2021, où il occupe le poste de Vice-Président Strategy & Ecosystem Acceleration, pilotant la transformation des ventes, des écosystèmes et des initiatives stratégiques autour du cloud hybride et de l’IA.

    Une nomination qui conforte les ambitions de NumSpot

    Porté par Docaposte, Dassault Systèmes, Bouygues Télécom et la Banque des territoires, NumSpot ambitionne de s’imposer comme un acteur de référence du cloud souverain européen. Pour Olivier Vallet, président-directeur général de Docaposte, cette nomination est un atout majeur : « Avec l’ensemble des actionnaires, nous sommes très fiers de l’arrivée d’Éric Haddad à la tête de NumSpot. Sa riche expérience du secteur et sa connaissance fine des enjeux du cloud seront décisives pour accompagner le développement de NumSpot. »

    De son côté, Éric Haddad se dit enthousiaste à l’idée de rejoindre ce projet structurant pour la souveraineté numérique française et européenne : « Alors que l’indépendance technologique du cloud revêt une importance de plus en plus forte dans le contexte géopolitique actuel, rejoindre NumSpot représente une opportunité unique de contribuer à la création d’un acteur de poids de la souveraineté numérique. »

    Avec ce recrutement de haut niveau, NumSpot se dote d’un profil expérimenté et espère pouvoir accélérer son déploiement et affirmer son rôle face aux géants du cloud américain.

  • Comité économique des produits de santé : Virginie Beaumeunier nommée présidente

    Une carrière marquée par la régulation et la concurrence

    Diplômée de l’ENA (promotion 1993) et de Sciences Po Paris, Virginie Beaumeunier a consacré une grande partie de sa carrière aux questions de concurrence, de régulation et de finances publiques. Elle a passé près de huit ans à l’Autorité de la concurrence, où elle a dirigé les services d’instruction chargés d’examiner les pratiques anticoncurrentielles et de formuler des avis sur les grandes réformes économiques.

    De janvier 2018 à décembre 2022, elle a été directrice générale de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), une fonction dans laquelle elle a piloté des enquêtes sur les abus de position dominante, les ententes illicites et les pratiques commerciales trompeuses. Son mandat a été marqué par une vigilance accrue sur les acteurs du numérique et les enjeux liés au commerce en ligne. Elle a ensuite assuré la présidence de l’Observatoire des délais de paiement à partir de juin 2023.

    Avant cela, elle a occupé des fonctions de responsabilité au ministère de l’Économie et des Finances, notamment en tant que cheffe du service stratégie et pilotage budgétaire à la Direction générale des finances publiques en 2017, et sous-directrice à la DGCCRF entre 2004 et 2008, période au cours de laquelle elle a été à l’origine de la conception et le management de projet de modernisation de l’administration, tels que les politique des achats et les politiques immobilières.

    Elle remplace Philippe Bouyoux, qui part à la retraite

    Son arrivée au CEPS intervient dans un contexte où les discussions sur l’accès aux traitements innovants, la régulation des prix des médicaments et les négociations avec l’industrie pharmaceutique sont plus que jamais au cœur des préoccupations. Elle remplace Philippe Bouyoux, président du CEPS de 2021 à 2025, qui a fait valoir ses droits à la retraite. Pour l’épauler dans sa mission, Virginie Beaumeunier pourra compter sur Jean-Patrick Sales, vice-président du comité, en charge du médicament, depuis 2016. Au sein de cette institution – qui a pour mission de fixer les prix des médicaments et les tarifs des dispositifs médicaux à usage individuel pris en charge par l’assurance maladie obligatoire -, il a pour rôle de superviser la négociation et la fixation des prix des médicaments remboursés par l’assurance maladie, en collaboration avec les industriels du secteur. Il est également impliqué dans la régulation des prix des dispositifs médicaux.

    Avant de rejoindre le CEPS, Jean-Patrick Sales a occupé le poste de directeur de l’évaluation médicale, économique et de santé publique à la Haute autorité de santé (HAS). À ce titre, il a dirigé les services chargés de l’évaluation des médicaments, des dispositifs médicaux, des actes professionnels, ainsi que de l’évaluation économique et de santé publique. Par un arrêté du J.O, son mandat de vice-président a été reconduit du 12 février au 30 avril 2025.

  • ANS : la directrice générale, Annie Prévot, va partir à la retraite en 2025

    Une spécialiste des systèmes d’information

    Formée à l’École nationale de la statistique et de l’administration économique ParisTech (Ensae ParisTech) et à l’Ena, Annie Prévot a débuté sa carrière en 1995 au ministère de l’Économie en tant qu’attachée d’administration à la direction de la prévision, puis en 1998 à la direction du budget, avant d’intégrer le ministère de la Santé en 2003. Pendant 3 ans, elle dirigera la division des systèmes d’information de la Sécurité sociale, avant de rejoindre la Caisse nationale d’assurance vieillesse, en 2006, en tant que directrice de la coordination des systèmes d’information.

    Avant de devenir directrice générale de l’Agence du numérique en santé (ANS), en juillet 2019, Annie Prévot a occupé les fonctions de directrice adjointe des systèmes d’information, puis de directrice générale déléguée de chargée des systèmes d’information de la Caisse nationale d’allocations familiales, de 2011 à 2019 (2011-2013 puis 2013-2019). Son action la plus connue est la dématérialisation de la prime d’activité, accomplie en l’espace de 5 mois grâce au service cloud du groupe Oracle.

    Elle a reçu, en 2017, le Prix « DSI Transformation Service public », décerné par le magazine IT for Business, et en 2018 le trophée Green by IT, Smartcities et IoT.

    À l’origine de nombreuses avancées (Mon espace santé, référentiel d’identification INS…)

    Depuis sa prise de fonction en juillet 2019 à la tête de l’ANS, Annie Prévot a été à l’origine de nombreuses avancées pour accélérer la transformation numérique du système de santé en France. Elle a notamment supervisé le lancement de Mon espace santé, un projet emblématique du volet numérique de Ma Santé 2022. Cette plateforme, accessible à tous les citoyens, centralise les données médicales personnelles, permettant un suivi simplifié des informations de santé et une meilleure coordination entre professionnels et patients.

    Sous sa direction, l’ANS a également travaillé sur le développement de la traçabilité des échanges de données de santé, en renforçant les cadres techniques et juridiques pour garantir la sécurité et la confidentialité des informations sensibles. Annie Prévot a aussi promu l’interopérabilité des systèmes d’information de santé, notamment à travers la généralisation du référentiel d’identification INS (Identifiant National de Santé), essentiel pour un partage fluide et sécurisé des données dans les parcours de soins.

    En parallèle, elle a mené des initiatives structurantes comme le Ségur du numérique en santé, un investissement de deux milliards d’euros pour moderniser les infrastructures numériques des établissements de santé et des professionnels libéraux. L’ANS, sous son impulsion, a également accompagné les acteurs publics et privés dans l’intégration de logiciels conformes et dans l’appropriation des nouveaux outils numériques.

  • Cerba Healthcare : Jean-Marc Aubert devient responsable des affaires numériques et gouvernementales

    Une carrière qui oscille entre le secteur public et privé

    Diplômé de Polytechnique et de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae), Jean-Marc Aubert a démarré sa carrière au ministère de l’économie, ainsi qu’à la Direction de la sécurité sociale, avant de prendre la route du ministère de la Santé en 2002, année où il devient conseiller technique chargé des comptes sociaux et de l’économie de la santé au cabinet du ministre Jean-François Mattei. Après deux années à ce poste, il reste à ce ministère un an de plus car il y est nommé directeur adjoint du cabinet du ministre de l’époque, Philippe Douste-Blazy, ainsi que directeur du cabinet de Xavier Betrand, secrétaire d’Etat à l’assurance maladie auprès du ministre.

    À l’origine de nombreux programmes de la Cnam :

    Après ces experiences au sein du Gouvernement, il le quitte en 2005 pour rejoindre la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) en tant que directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins, expérience pendant laquelle il a piloté une unité de 200 personnes, avec pour mission de définir la politique nationale de gestion des risques en santé et d’élaborer les plans d’action correspondants. Également membre du conseil d’administration, il a joué un rôle central dans les négociations avec les syndicats de professionnels de santé, notamment pour la mise en place de dispositifs de rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP). Il a également été à l’origine de programmes de prévention innovants, tout en introduisant pour la première fois en France des concepts de disease management, axés sur une prise en charge coordonnée des maladies chroniques. En parallèle, il a mené des initiatives visant à promouvoir les bonnes pratiques et l’efficacité des traitements, que ce soit auprès des professionnels de santé ou des assurés.

    Acteur de l’accélération de la transformation numérique chez IQVIA :

    En 2010, il quitte la Cnam pour rejoindre le secteur privé : il intègre le cabinet Jalma, où il se spécialise dans les stratégies d’innovation, la télémédecine et les outils de gestion du risque pour les assureurs. Il continue sur cette lancée chez IMS Health (devenu IQVIA), où il occupe des postes de direction en France et aux États-Unis, se concentrant sur l’engagement des patients à travers des solutions numériques. En 2017, il revient temporairement dans le secteur public pour diriger la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques pour superviser plusieurs projets, comme la préparation du Health Data Hub, ou la réforme du financement des soins, tout en posant les bases d’une meilleure utilisation des données au service des patients.

    Il retourne chez IQVIA en 2019, cette fois-ci en tant que directeur général de la filiale française. Durant 5 années, il s’est concentré sur le développement de solutions innovantes combinant analyse de données, technologies avancées, et expertise sectorielle pour accompagner les acteurs de la santé dans leurs décisions stratégiques. Il a également mis l’accent sur le renforcement des services liés à l’engagement des patients, l’exploitation des données de santé en respect des cadres éthiques et légaux, ainsi que la digitalisation des processus dans le secteur. En outre, son rôle a impliqué la gestion de projets stratégiques en collaboration avec des entreprises pharmaceutiques, des institutions publiques, et d’autres partenaires, pour maximiser l’efficacité des systèmes de soins tout en assurant une meilleure prise en charge des patients. Cette période a aussi été marquée par une accélération de la transformation numérique et l’usage des données de santé pour répondre aux enjeux liés à la pandémie de Covid-19, avec des initiatives visant à optimiser les essais cliniques et à soutenir les systèmes de santé en pleine mutation. Après avoir quitté IQVIA en mars 2024, il rejoint Cerba Healthcare en tant que responsable des affaires numériques et gouvernementales en septembre 2024.

  • Institut du cerveau : la professeure Stéphanie Debette nommée directrice générale

    De nombreuses contributions dans la recherche sur le cerveau

    Après un doctorat en médecine en 2006 et une spécialisation en neurologie au CHRU de Lille, Stéphanie Debette a poursuivi sa formation en génétique statistique à l’Institut Pasteur de Lille avant d’obtenir un doctorat en épidémiologie à l’université de Lille en 2009. Son parcours post-doctoral l’a menée à Londres, au St George’s University Hospital, et à Boston, au sein de la cohorte Framingham, où elle s’est distinguée par des contributions majeures en neurogénétique.

    Professeure des universités et praticien hospitalier à Bordeaux depuis 2014, elle a dirigé jusqu’en 2024 le centre de recherche Bordeaux Population Health, en co-hébergement avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Elle est également à l’origine de la création de l’Institut hospitalo-universitaire sur la santé vasculaire cérébrale (IHU VBHI), lauréat de l’appel à projets IHU 3, qu’elle a dirigé avant de prendre la direction de l’Institut du cerveau en janvier 2025.

    Les contributions scientifiques de Stéphanie Debette se distinguent par une richesse exceptionnelle, avec plus de 300 publications à son actif, témoignant de son rôle moteur dans les avancées en neurologie et épidémiologie. Elle a également obtenu un ERC (European Research Council), marque de reconnaissance de l’excellence de ses recherches, et a participé à des projets collaboratifs d’envergure, notamment le programme européen JPND sur les maladies neurodégénératives et le programme hospitalo-universitaire RHU SHIVA, axé sur la maladie des petits vaisseaux cérébraux.

    Une vision ambitieuse pour l’Institut du cerveau :

    À l’Institut du cerveau, Stéphanie Debette entend renforcer les synergies entre recherche fondamentale et applications cliniques. Elle mise sur les plateformes technologiques de pointe de l’Institut, l’exploitation des données multimodales (imagerie, génomique, intelligence artificielle) et le développement de collaborations internationales.

    Elle co-dirigera également, avec le professeur Hugues Chabriat, une nouvelle équipe de recherche dédiée aux maladies vasculaires cérébrales, explorant les interactions complexes entre génétique et facteurs environnementaux. Ce travail contribuera à mieux comprendre les liens entre maladies vasculaires et troubles neurodégénératifs, ouvrant la voie à des avancées thérapeutiques majeures.

    Des distinctions prestigieuses

    Présidente de l’International Stroke Genetics Consortium et membre actif de nombreux comités scientifiques, Stéphanie Debette a toujours cherché à favoriser la collaboration internationale. Ses travaux lui ont valu des distinctions prestigieuses, comme le grand prix Inserm et le prix scientifique de la Fondation NRJ-Institut de France en 2024, ainsi qu’une élection à l’Académie des sciences la même année. Son arrivée à la tête de l’Institut du cerveau s’inscrit dans la continuité d’une carrière guidée par l’excellence scientifique, le souci de l’impact sociétal et un engagement indéfectible pour faire avancer la recherche au service des patients.