Mercato

  • Ministère : Alexander Grimaud va rejoindre le cabinet de Yannick Neuder comme directeur adjoint

    Une trajectoire solide au sein de l’administration territoriale

    Passé par les rangs de l’ENA (promotion Willy Brandt), Alexander Grimaud a multiplié les responsabilités dans les préfectures. Sous-préfet de Thonon-les-Bains, puis de Dax, il a rejoint l’Essonne en 2021 où il s’est illustré dans des dossiers complexes liés à l’urbanisme, la cohésion territoriale et la sécurité publique. Son ancrage territorial et sa capacité à gérer des situations de crise en font un profil de choix pour accompagner les mutations du système de santé au niveau local.

    Un tandem complémentaire avec Lise Alter

    En tant que directeur adjoint du cabinet du ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, il devrait prendre en charge des dossiers transversaux, à la jonction des politiques sociales, de la gestion hospitalière, et de la territorialisation des parcours de soins. Il participera également à la coordination entre les ARS, les préfets et les administrations centrales, dans un contexte marqué par la réforme de l’organisation des soins de proximité, la mise en œuvre du Ségur, et l’accélération des politiques de prévention.

    Aux côtés de Lise Alter, issue du monde de la santé et spécialiste des données et de l’innovation, Alexander Grimaud incarne une approche plus administrative et territoriale de la gestion publique. Ensemble, ils devront composer un binôme équilibré pour porter la vision politique du nouveau ministre, tout en assurant un pilotage efficace des réformes en cours.

  • Guillaume Chesnel nommé Directeur Général du groupe Diaconesses Croix Saint-Simon

    Le 15 mai 2025, et succédant à Anne Fabrègue, Guillaume Chesnel est nommé Directeur Général du groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon. Cet établissement privé non lucratif, reconnu pour l’excellence de ses spécialités cliniques et son accessibilité, soigne chaque année près de 300 000 patients sans dépassement d’honoraires. Il occupe une place de premier plan dans l’offre de soins en Île-de-France, notamment dans les territoires touchés par la désertification médicale.

    Diplômé de Sciences Po Paris et de l’École des Hautes Études en Santé Publique de Rennes (promotion 2012), Guillaume Chesnel a débuté sa carrière en tant que Directeur Adjoint, en charge des finances et des affaires générales, dans plusieurs établissements publics et privés non lucratifs, tels que le Centre Hospitalier de Saint-Denis ou l’Institut Gustave Roussy. En 2019, il rejoint la FEHAP comme Directeur de l’Offre de Soins, un poste où il affine son expertise en organisation du système de santé. Trois ans plus tard, il intègre le groupe Diaconesses Croix Saint-Simon en tant que Directeur Général Adjoint.

    Poursuivre les transformations et anticiper les enjeux

    Guillaume Chesnel entend prolonger les dynamiques engagées : amélioration continue des prises en charge, développement de l’expérience patient, transformation numérique. Il inscrit son projet dans une stratégie d’adoption raisonnée des technologies, incluant intelligence artificielle et exploitation des données de santé, avec pour objectif de faire du groupe Diaconesses Croix Saint-Simon un hôpital agile et connecté, capable d’anticiper les besoins sanitaires à venir.

    Un établissement ancré dans les territoires et les parcours innovants

    Le groupe hospitalier s’appuie sur des plateaux techniques et plusieurs pôles d’excellence, en chirurgie viscérale et orthopédique, oncologie, maladies rares ou encore santé de la femme. Il assure également une offre de proximité à travers ses urgences, sa maternité, ses soins palliatifs et son département de médecine pluridisciplinaire. Impliqué dans le décloisonnement ville-hôpital, l’établissement développe des parcours coordonnés répondant aux besoins d’un territoire confronté à la précarité et au vieillissement.

  • DNS : Julie Morin-Richard devient directrice de projet « utilisation secondaire de la donnée »

    Une expertise à la croisée du droit, de la santé et du numérique

    Titulaire d’un master 2 en droit des affaires spécialisé en droit européen (ULCO), diplômée de SKEMA Business School et de l’École de formation du barreau (EFB), Julie Morin-Richard a débuté sa carrière comme juriste spécialisée en propriété intellectuelle et protection des données. Passée par des cabinets comme August Debouzy ou Squadra Avocats, elle a affûté sa compréhension des enjeux juridiques liés aux données personnelles, aux technologies numériques et aux contrats innovants.

    Avant de rejoindre la DNS, Julie Morin-Richard a passé plus de trois ans chez EY en tant que consultante senior au sein du pôle Digital Health Science. Elle y a accompagné de nombreuses administrations dans la mise en œuvre de politiques publiques d’innovation : appels à projets, dispositifs de financement comme la Pecan, accompagnement réglementaire des industriels, référentiels de compétences pour les professionnels de santé, animation d’écosystèmes territoriaux. Elle a également contribué à des groupes de travail européens sur l’harmonisation des évaluations cliniques des DM numériques.

    À la manœuvre sur l’EHDS et les usages secondaires en santé publique

    Nommée en mai 2025 directrice de projet à la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS), Julie Morin-Richard pilote désormais la construction et le lancement de la stratégie nationale sur l’utilisation secondaire des données de santé. Une mission hautement stratégique, à l’heure où la France se prépare à l’entrée en application du règlement sur l’Espace européen des données de santé (EHDS). Cette nomination parachève un parcours dense, à la croisée du droit, de l’innovation technologique et des politiques publiques.

    Elle prend donc en main un chantier clé : structurer les conditions de l’accès, du partage et de la valorisation des données de santé dans un cadre éthique, sécurisé et conforme aux exigences européennes. En lien étroit avec les autres directions du ministère, les établissements, les industriels et les autorités de régulation, elle aura pour mission de faire émerger un socle commun d’usages secondaires des données — à des fins de recherche, de pilotage, d’innovation ou de santé publique. Une montée en puissance stratégique, à un moment où la donnée devient un levier incontournable de transformation du système de santé.

  • Anap : Sylvain Delair devient directeur de la nouvelle cellule Data

    Un profil de directeur d’hôpital ancré dans la culture du pilotage

    Formé à l’EHESP après un passage par l’Institut régional d’administration (IRA) et une première expérience dans l’Éducation nationale, Sylvain Delair incarne une génération de directeurs d’hôpital rompue à l’analyse stratégique, à la gestion financière et à la transformation managériale. Diplômé en droit public de l’université Lyon 2, il débute sa carrière de direction en 2017 comme directeur des affaires financières du Centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, avant de rejoindre le CHU de Grenoble Alpes en 2020. Là, il affine son expertise en pilotage en devenant directeur du contrôle de gestion.

    Lancement d’une direction Data hospitalière pionnière

    En 2024, Sylvain Delair initie au CHU de Grenoble la création d’une « Direction Data » à part entière, une première dans un établissement hospitalier français de cette taille. Sa démarche : transformer les données issues du terrain — souvent éparses ou sous-utilisées — en véritables instruments de gouvernance, d’aide à la décision et d’amélioration continue des soins. Il développe des outils d’exploitation opérationnelle de la donnée, à destination des équipes de terrain, des encadrants et des soignants, pour leur permettre de mieux piloter leurs activités au quotidien.

    Un tournant national à l’Anap :

    En mai 2025, Sylvain Delair rejoint l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap) pour prendre la direction de sa nouvelle cellule Data, une entité transversale appelée à structurer, diffuser et accompagner les usages de la donnée dans tous les segments d’activité de l’Agence. Après le succès de la plateforme Data (15 outils développés en 3 ans) et la reconnaissance publique de l’outil « Mon Empreinte Carbone » – lauréat d’une « Victoire des acteurs publics » en 2025 – l’Anap entend muscler son offre d’appui en matière de pilotage par les données.

    Structurer l’écosystème Data dans les établissements :

    La mission de Sylvain Delair s’annonce stratégique : il devra piloter le déploiement de la culture Data dans les 2 000 établissements sanitaires et médico-sociaux appuyés par l’Anap, intégrer les outils de la plateforme dans tous les accompagnements terrain, et produire des ressources pédagogiques facilitant leur appropriation. L’objectif : rendre les établissements autonomes et agiles, grâce à des outils accessibles, interopérables et adaptés à leurs besoins concrets. Cette nomination signe un changement d’échelle pour la stratégie Data de l’Anap, et consacre le parcours d’un professionnel au croisement de la gestion hospitalière, de l’innovation numérique et du service public.

  • Direction générale de la santé : Sarah Sauneron nommée directrice générale de la santé par intérim

    Un parcours ascendant dans la haute administration

    Diplômée de Sciences Po, de l’ENA (promotion George Orwell) et titulaire d’un master en neurosciences, Sarah Sauneron a construit un profil à la croisée des savoirs scientifiques, des enjeux sociaux et des politiques publiques. Elle débute sa carrière dans le secteur privé, chez Sanofi, avant de rejoindre France Stratégie, où elle approfondit son expertise en évaluation des politiques publiques en santé, éducation et société.

    Passée par la Direction de la sécurité sociale, où elle pilote les questions d’accès aux soins et de prestations de santé, elle intègre ensuite l’Inspection générale des finances, une étape décisive qui la prépare aux plus hauts niveaux de décision publique. En 2020, elle rejoint le cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé comme conseillère protection sociale, puis en 2022, l’Élysée, où elle exerce pendant plus d’un an en tant que conseillère en charge des solidarités, de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations.

    Une arrivée à la DGS dans un contexte de transformation

    Nommée directrice générale adjointe de la santé en janvier 2024, Sarah Sauneron accompagne depuis plus d’un an les grands chantiers de la DGS, notamment les stratégies de prévention, les politiques de santé publique en lien avec les territoires, ou encore la transformation numérique du système de santé.

    Son passage à la tête de la direction, même à titre transitoire, intervient dans un contexte délicat : mise en œuvre de la feuille de route de la Stratégie nationale de santé 2023-2030, consolidation des dispositifs de veille sanitaire post-Covid, pilotage de la santé environnementale, et anticipation des effets du vieillissement démographique. Si la nomination de Sarah Sauneron est pour l’instant annoncée comme temporaire, sa maîtrise des dossiers stratégiques, sa connaissance des rouages ministériels et sa légitimité acquise à l’Élysée pourraient peser dans la balance pour une nomination définitive. D’autant plus qu’elle s’inscrit dans une génération de hauts fonctionnaires résolument tournés vers l’innovation, la transversalité et la réduction des inégalités sociales de santé.

    Elle remplace G. Emery, parti pour l’Elysée :

    Grégory Emery a quitté la DGS début mai 2025, après plus de deux années à sa tête. Ancien directeur adjoint de la DGS puis directeur de la stratégie à la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), ce haut fonctionnaire, très au fait des équilibres politico-administratifs, rejoint désormais l’Élysée en tant que conseiller santé, handicap et personnes âgées auprès du président de la République. Son passage à la DGS aura été marqué par le déploiement de la Stratégie nationale de santé 2023-2030, la refonte des politiques de prévention et un engagement fort pour améliorer la résilience du système de santé. Son départ vers les plus hautes sphères de l’État traduit la volonté du pouvoir exécutif de renforcer la coordination interministérielle sur les grands enjeux sanitaires et médico-sociaux.

  • Ministère de la Santé : Lise Alter va être nommée directrice du cabinet de Yannick Neuder

    Directrice du cabinet ministériel, 4 mois après sa nomination en tant que directrice adjointe

    Médecin de formation, Lise Alter a défendu une thèse en santé publique à l’Université Paris-Sud, où elle reçoit la Médaille d’Argent en 2013. Avant ça, elle s’est spécialisée dans l’économie de la santé avec un Master of Science au Conservatoire National des Arts et Métiers (2009-2011), axé sur les politiques de santé, la gestion des services de santé et l’évaluation économique. Cette double casquette de clinicienne et d’économiste en santé lui permet d’allier vision stratégique et compréhension pratique des enjeux sanitaires. Après avoir débuté sa carrière professionnelle comme conseillère médicale au ministère de la Santé en 2013, elle intègre la Caisse nationale de l’Assurance maladie à la fin de cette même année et se spécialise dans la gestion des programmes innovants tels que la téléconsultation et la rémunération sur objectifs de santé publique. Elle rejoint ensuite Eli Lilly en 2014, et y développe des stratégies d’accès et de remboursement de produits innovants en oncologie. En 2018, elle retourne au ministère comme sous-directrice adjointe à la DGOS, où elle pilote l’innovation, la recherche clinique et la télémédecine. En 2020, elle devient directrice de l’évaluation et de l’accès à l’innovation à la Haute autorité de santé, un poste clé dans la validation des thérapies innovantes.

    Sous sa direction depuis 2022, l’Agence de l’innovation en santé a consolidé son rôle de catalyseur des initiatives innovantes en santé. Lise Alter a piloté la création de passerelles entre start-ups, établissements de santé et laboratoires, facilitant le financement et l’intégration de solutions disruptives. Elle a également structuré une approche coordonnée pour accélérer l’évaluation et la mise en œuvre des innovations médicales, avec une attention particulière au déploiement d’essais cliniques avancés en France. Avant d’être nommée directrice du cabinet ministériel de Yannick Neuder, elle a été nommée directrice adjointe de ce même cabinet en janvier 2025, par le nouveau ministre lui même nommé ministre de la Santé et de l’Accès aux soins par François Bayrou le 24 décembre 2024. Sa nomination répond à la nécessité d’accélérer les réformes en matière d’innovation médicale et d’organisation des soins. Une fois à la tête du cabinet, en remplacement de Michaël Galy, devenu préfet du Morbihan, Yannick Neuder pourra miser sur son expertise pour renforcer les stratégies d’accès aux soins, améliorer la performance des établissements et valoriser les approches innovantes pour relever les défis sanitaires nationaux.

  • Haute autorité de santé : Véronique Anatole quitte le CHU de Rennes et intègre le collège de la HAS

    Une formation d’élite avant de devenir directrice d’établissement

    Diplômée de Sciences Po Paris en 1981, puis de l’École nationale de la santé publique (ENSP) en 1983, Véronique Anatole-Touzet se forme aux plus hautes exigences du management public. Elle complète ce socle avec un passage par HEC Management en 1996-1997, consolidant son expertise stratégique.

    Dès ses débuts, elle intègre les grandes institutions hospitalières parisiennes : d’abord en tant qu’élève directrice au centre hospitalier Sainte-Anne, puis comme responsable de la planification stratégique à l’AP-HP, avant de prendre la direction des finances et des systèmes d’information au CHU de Bicêtre. Ce parcours fondateur ancre son action dans une logique d’innovation et de transformation des organisations hospitalières.

    De 2000 à 2015, elle pilote successivement trois établissements hospitaliers majeurs : Évreux-Vernon, Metz-Thionville, puis Rennes. À chaque étape, elle met en œuvre des projets d’envergure, alliant performance économique, modernisation des plateaux techniques, et adaptation territoriale de l’offre de soins.

    Au CHU de Rennes, elle impulse une dynamique de projet ambitieuse : restructuration des services, intégration renforcée avec l’université, développement de la recherche clinique, et affirmation du CHU comme acteur central du GHT Bretagne. Elle y devient également un pilier de la gouvernance nationale hospitalière, présidant la commission stratégie de la Conférence des DG de CHU et siégeant dans de nombreuses instances (FHF, CNUH, SHAM, EHESP, etc.). Chevalier de l’Ordre national du Mérite et chevalier de la Légion d’honneur, elle est reconnue pour son dévouement au service public hospitalier.

    Une nouvelle étape au cœur de la régulation nationale :

    Sa nomination au collège de la HAS en 2025 s’inscrit dans une continuité naturelle : celle d’une dirigeante hospitalière devenue référence dans les politiques publiques de santé. À la HAS, elle va présider la commission « certification des établissements de santé », où elle contribuera aux grandes orientations de la régulation des soins, de l’évaluation des organisations et des parcours, mais aussi à la promotion de la qualité, sujet qu’elle a porté durant toute sa carrière.

    Elle succède au collège de la HAS à Catherine Geindre, elle-même grande figure de l’administration hospitalière. Directrice générale des Hospices civils de Lyon pendant plusieurs années, Catherine Geindre a marqué la gouvernance hospitalière par son engagement en faveur de la qualité des soins, de l’innovation organisationnelle et de la régulation éthique des pratiques. Très impliquée dans les travaux de la HAS depuis sa nomination au collège en 2020, elle y a notamment contribué aux réflexions sur la pertinence des soins et les évolutions du système hospitalier. Son départ laisse place à une autre dirigeante chevronnée, dans un esprit de continuité exigeante.

  • HAS : Patrick Méchain nommé chef du service de certification des établissements de santé

    Un parcours de directeur façonné par les terrains psychiatriques et médico-sociaux

    Titulaire d’un diplôme d’infirmier en psychiatrie obtenu en 1986, puis cadre de santé à partir de 1994, Patrick Méchain entame sa carrière dans les secteurs les plus sensibles du soin. Très tôt, il s’intéresse à la structuration des démarches qualité et devient expert-visiteur pour l’ANAES dès 2001, avant même la création de la HAS. Cette première incursion dans l’évaluation externe lui offre une lecture approfondie des dynamiques d’amélioration continue dans les établissements de santé. Il se forme ensuite à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) en tant que directeur des soins (2009), puis directeur d’hôpital (2017), et gravit progressivement les échelons de la gouvernance hospitalière. Il exerce en tant que directeur des soins, qualité, gestion des risques et relations avec les usagers à Saint-Gaudens, où il préside également le comité de la CSIRMT et contribue activement à l’espace de réflexion éthique du territoire.

    Il poursuivra son parcours au centre hospitalier de Thuir puis dans la direction commune de Valence, Crest, Die, Tournon et Le Cheylard, où il assure plusieurs fonctions de direction adjointe et déléguée. Il y traite aussi bien des projets d’établissements que de l’expérience patient, du pilotage qualité ou de la communication institutionnelle. Ces expériences variées lui confèrent une maîtrise opérationnelle des réalités de terrain, aussi bien dans les hôpitaux généraux que dans les établissements psychiatriques ou médico-sociaux.

    De l’évaluation externe à la gouvernance nationale de la qualité

    En 2022, Patrick Méchain rejoint la direction de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins de la HAS, en tant qu’adjoint à la cheffe du service de certification. Il y contribue à la mise en œuvre des procédures, à la formation des experts-visiteurs et à l’instruction des décisions de certification. Cette étape consolide son expertise au plus près des standards nationaux et des attentes en matière de sécurité des soins.

    En mars 2025, il remplace Anne Chevrier, ancienne cheffe du service de certification des établissements de santé de la HAS, de qui il a été l’adjoint Patrick Méchain pendant près de 3 ans. À ce poste, il aura pour mission stratégique de piloter le 6ᵉ cycle de certification, dont le lancement est prévu en septembre. Ce nouveau cycle, qui intégrera de nouveaux référentiels et une exigence renforcée sur les résultats patients, les données d’expérience et les logiques territoriales, s’annonce comme une étape décisive dans l’histoire de la régulation qualité. Son rôle consistera aussi à accompagner les établissements dans la transition et à garantir une montée en compétences des experts visiteurs.

  • GNCHR : Philippe Lefait élu administrateur du groupement à l’unanimité

    Père d’un enfant atteint d’un handicap rare

    Formé à la radio et à la presse écrite, Philippe Lefait entame sa carrière au début des années 1980 à Europe 1 avant de rejoindre France Télévisions, où il évoluera pendant plus de trois décennies. Grand reporter de politique étrangère, puis rédacteur en chef du service « Vie contemporaine », il s’illustre en tant que présentateur du journal télévisé, avant de marquer durablement l’univers culturel avec l’émission « Des mots de minuit », diffusée de 1999 à 2020 sur France 2.

    Mais c’est dans sa vie personnelle que Philippe Lefait croise les réalités du handicap rare. Père d’une enfant concernée, il co-écrit avec son épouse Pom Bessot « Et tu danses, Lou », un ouvrage poignant et politique qui mêle expérience familiale et réflexion sur les carences du système.

    Ce vécu l’amène à rejoindre le Gapas en tant que vice-président, et à co-fonder l’Association France handicap rare- troubles complexes du langage. Dans ces fonctions, il milite pour des approches multidisciplinaires, la co-construction avec les familles, et une meilleure visibilité institutionnelle des situations dites « hors-norme », souvent oubliées dans les politiques publiques.

    Une présidence pour amplifier la voix du handicap rare :

    En accédant à la présidence du Groupement national de coopération handicaps rares (GNCHR), Philippe Lefait s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur, tout en apportant un regard renouvelé sur les enjeux de narration, de médiatisation et de transformation sociale. Son ambition : rendre plus lisible le combat des personnes concernées, structurer les savoirs expérientiels, et porter les revendications du secteur auprès des décideurs publics.

    Dans un contexte où les défis de l’inclusion, de l’innovation médico-sociale et de la réponse territoriale sont au cœur des politiques de santé, le GNCHR s’apprête à ouvrir une nouvelle page, sous le sceau d’une présidence qui marie expérience humaine, exigence intellectuelle et engagement militant.

  • Groupe hospitalier du Havre : Thierry Biais nommé directeur général

    Plusieurs postes dans les directions d’hopitaux

    Diplômé de Sciences Po Bordeaux et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), Thierry Biais est directeur d’hôpital de formation. Il entame sa carrière à la fin des années 1990 au CHU de Nantes, où il occupe successivement des postes de direction stratégique : d’abord secrétaire général, puis directeur du système d’information, directeur de la qualité et enfin directeur des affaires médicales et de la recherche. Pendant près de 14 ans, il y construit une connaissance fine de l’organisation hospitalo-universitaire et des relations avec les équipes médicales.

    En 2013, Thierry Biais prend la tête des services administratifs de l’Université de Nantes, où il est nommé directeur général des services. Il y pilote la modernisation des fonctions support et contribue à renforcer le lien entre formation, recherche et santé, dans un contexte de transformation du paysage universitaire français. Ce passage par le monde académique complète sa vision systémique du service public.

    6 ans à la tête du CH Charles Perrens :

    Début 2019, il rejoint la Nouvelle-Aquitaine pour prendre la direction du Centre hospitalier Charles Perrens, établissement de référence en psychiatrie à Bordeaux. Pendant plus de six ans, il y déploie des projets structurants de réorganisation, de rénovation des pratiques et de développement territorial, dans un contexte de crise profonde de la santé mentale. Il s’attache notamment à renforcer l’attractivité médicale de l’établissement et à structurer ses liens avec les partenaires médico-sociaux.

    En avril 2025, Thierry Biais est nommé directeur général du Groupe hospitalier du Havre (GHH), un établissement clé de Normandie, où il succède à Martin Trelcat, parti quelques mois plus tôt au cabinet ministériel de Geneviève Darrieussecq. Dans un territoire en pleine mutation, il hérite d’une structure de référence sur le plan régional et d’un rôle central dans les dynamiques de coordination ville-hôpital. Son profil expérimenté, à l’interface du soin, de la gouvernance et de l’innovation publique, devrait lui permettre de relever les défis d’attractivité, de modernisation et de qualité qui attendent le GHH.