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  • EHESP : Philippe Sudreau prend la présidence de l’école

    Une carrière à la tête de nombreux établissements

    Diplômé de Sciences Po Bordeaux et de l’École des hautes études en santé publique (promotion Directeur d’Hôpital, 1989–1991) Philippe Sudreau débute sa carrière dans des fonctions de direction-adjoint, puis de chef d’établissement à l’AP‑HP (hôpitaux de Courbevoie, Clamart, Saint‑Louis, Robert‑Debré), avant d’être nommé directeur du groupe hospitalo-universitaire Saint‑Louis / Lariboisière / Fernand-Widal en 2005. En 2014, il prend la direction générale du CHU de Nantes, poste qu’il occupe jusqu’en janvier 2020. Durant ces 6 années, il s’est attaché à renforcer la gouvernance collaborative en impliquant les équipes médicales, infirmières et administratives dans la conduite du changement. Il a également mis l’usager au cœur des préoccupations, notamment à travers des projets d’hôpital ambulatoire et un vaste programme de modernisation des infrastructures.

    En 2020, il démissionne du CHU pour entrer à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), où il est nommé inspecteur général hors tour. Sa mission ? Auditer les politiques sanitaires, notamment la structuration des soins critiques, et contribuer à la transformation du système de santé. Après son passage à l’Igas, il continue d’accompagner les réformes hospitalières tout en conservant son mandat d’inspecteur général des affaires sociales, un poste qu’il cumule avec ses autres engagements.

    Un nouveau défi à la présidence de l’EHESP

    En juin 2025, il succède à la professeure Pascale Jolliet à la tête de l’École des hautes études en santé publique. Sa nomination marque une ambition forte : renforcer l’articulation entre la formation des cadres hospitaliers et les muta­tions en cours dans le secteur. Fort de son expertise opérationnelle et de sa vision stratégique, il entend contribuer à moderniser les cursus en y intégrant les enjeux de numérique, de qualité de vie au travail et de résilience des établissements.

    De son côté, la professeure Pascale Jolliet reste pleinement investie dans son rôle de directrice du pôle santé de la faculté de médecine de Nantes. Très active en recherche et pharmacovigilance, elle conserve des responsabilités académiques fortes, notamment dans l’enseignement et les programmes de recherche clinique.

  • Cécile Waquet devient conseillère efficience et politique de santé auprès de Yannick Neuder

    Un parcours entre administration, secteur financier et protection sociale

    Agée de 40 ans, Cécile Waquet occupait jusqu’à présent le poste de directrice adjointe métier santé prévoyance au sein du groupe de protection sociale AG2R La Mondiale.

    Diplômée de Sciences Po Paris et de l’Ecole nationale d’administration (Ena), Cécile Waquet débute sa carrière en 2002 comme cheffe du Bureau de la législation financière à la direction de la Sécurité sociale. En 2006, elle rejoint BNP Paribas au sein de la direction de la gestion collective. Deux ans plus tard, elle devient conseillère, cheffe du pôle financement, au cabinet de Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé et des Sports.

    En 2010, elle revient au ministère des Affaires sociales et rejoint la direction de la Sécurité sociale comme adjointe à la sous-directrice de l’accès aux soins, des prestations familiales et des accidents du travail. Depuis 2012, elle était inspectrice des affaires sociales à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS).

    Avec cette nomination, Cécile Waquet retrouve le ministère de la Santé, où elle accompagnera désormais Yannick Neuder sur les questions d’efficience et de politique de santé.

  • Marc Bertrand-Mapataud prend la direction des ressources humaines de l’AP-HP

    Un profil expérimenté en gestion hospitalière

    Marc Bertrand-Mapataud succède à Vannessa Fage-Moreel, actuelle adjointe au directeur du groupe hospitalo-universitaire (GHU) AP-HP. Nord – Université Paris Cité. Sa nomination a été annoncée officiellement par l’AP-HP ce mardi 17 juin.

    Diplômé de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) en 2011, Marc Bertrand-Mapataud est directeur d’hôpital de formation. Depuis 2019, il occupait le poste de secrétaire général du GHU AP-HP. Nord – Université Paris Cité. Il y coordonnait les fonctions dites « ressources », incluant la supervision du plan d’attractivité et de fidélisation des personnels, l’accompagnement des projets stratégiques tels que le Nouveau Lariboisière ou le Campus hospitalo-universitaire Saint-Ouen Grand Paris-Nord, ainsi que l’animation du dialogue de gestion.

    Un parcours ancré dans les ressources humaines hospitalières

    Marc Bertrand-Mapataud a débuté comme adjoint à la direction des ressources humaines du groupe hospitalier la Pitié-Salpêtrière – Charles Foix (AP-HP) de 2011 à 2013. Il a ensuite été directeur des ressources humaines du centre hospitalier régional universitaire de Tours de 2014 à 2017. Entre 2017 et 2019, il a exercé les fonctions de directeur des finances et du contrôle de gestion au sein du GHU AP-HP. Paris Seine-Saint-Denis. Sa nomination intervient dans un contexte où les politiques d’attractivité, de fidélisation et d’accompagnement des grands projets hospitaliers représentent des enjeux prioritaires pour l’AP-HP.

  • Anaelle Valdois nommée à la tête du pôle IA et numérique de l’Anap

    Une mission tournée vers l’opératnnalisation de l’IA

    Le 16 juin 2025, l’Anap a officialisé la nomination d’Anaelle Valdois à la direction de son pôle « Performance des usages du numérique et de l’IA ». Ingénieure diplômée d’AgroParisTech, Anaelle Valdois a construit une expérience opérationnelle en établissement de santé avant de rejoindre l’Anap, où elle a notamment structuré les travaux sur l’intelligence artificielle.

    Sa feuille de route repose sur l’intégration de l’IA comme levier de performance dans les établissements sanitaires et médico-sociaux. Elle entend intensifier les usages du numérique en enrichissant les productions de l’agence, tout en consolidant les missions confiées par les pouvoirs publics, en particulier le ministère de la Santé et de l’Accès aux soins.

    Parmi ses premières actions figure le pilotage de la plateforme IA de l’Anap, base de l’Observatoire des usages de l’IA en santé, réalisé en partenariat avec la DGOS. Cette plateforme recense aujourd’hui une cinquantaine de cas d’usage concrets et réplicables, appelés à s’élargir dans les prochaines semaines. Une journée nationale dédiée, « Perf.IA », se tiendra le 14 octobre pour soutenir ce déploiement.

    Renforcement des appuis terrain et des expertises

    Anaelle Valdois animera également le réseau des 56 experts numériques au sein des 700 experts de l’Anap. L’objectif est de renforcer leur mobilisation dans les appuis terrain en pair à pair. Elle veillera à intégrer l’IA et le numérique dans toutes les formes d’accompagnement, y compris les appuis 360, via des analyses, recommandations et propositions de solutions alignées sur les enjeux de performance.

    Guides et panoramas pour favoriser l’adoption

    Le pôle poursuivra la publication de guides opérationnels et de panoramas de solutions existantes (comme en télésanté), pour aider les établissements à faire des choix numériques éclairés. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du programme de travail Anap, renforcé en lien avec la DNS, la DGOS et les ARS.

  • Fabienne Midy prend la tête du nouveau service d’évaluation économique de la HAS

    Un service opérationnel dans le cadre du projet stratégique 2025-2030

    La HAS avait annoncé, en décembre 2024, la création du S2E pour regrouper l’ensemble de son activité médico-économique. Ce service s’inscrit dans la feuille de route 2025-2030 de l’institution, qui entend fournir des éclairages opérationnels aux décideurs sur les dépenses de santé. Le poste de direction de ce nouveau service a été confié à Fabienne Midy à l’issue d’un appel à candidatures.

    Une spécialiste de l’économie de la santé à la tête du S2E

    Titulaire d’un DEA en économie avec spécialisation en économie de la santé et d’un doctorat portant sur l’évaluation de la qualité de vie dans les produits de santé, Fabienne Midy a débuté sa carrière en 1998 à l’Irdes comme chargée de recherche. Elle rejoint une première fois la HAS en 2003 en tant que cheffe de projet, où elle contribue à structurer l’évaluation économique des produits de santé. Elle prend part à l’analyse de nombreux dossiers d’industriels adressés à la Commission d’évaluation économique et de santé publique (CEESP) et pilote la rédaction des deux guides méthodologiques de l’institution. Après un passage dans le secteur privé à partir de 2020, chez ICON France puis chez Vyoo Agency, elle revient aujourd’hui à la HAS.

    Missions et enjeux du service évaluation économique

    Le S2E aura pour rôle de coordonner l’expertise des évaluations économiques soumises à la CEESP, dans le cadre des discussions tarifaires entre industriels et CEPS. Il interviendra également sur l’analyse économique des interventions de santé publique. Fabienne Midy pilotera la mise en œuvre de ces activités conformément aux orientations du projet stratégique de la HAS.

  • Mayotte : Sandrine Noah rejoint l’ARS en tant que directrice générale adjointe

    Un profil d’administratrice de transition aguerrie

    Diplômée en gestion sanitaire et sociale (Paris XIII et Université de la Réunion), Sandrine Noah possède une riche expérience de gestion dans le secteur médico-social et sanitaire. De 2001 à 2008, elle a dirigé sa propre structure de conseil, accompagnant établissements dans leurs projets d’évaluation, négociations avec les tutelles et développement de compétences. Elle a ensuite piloté divers établissements, dont L’Hostelǎt en région Centre (2008–2013), où elle a consolidé des structures multi-filiales, déployé des approches innovantes, puis occupé des responsabilités de terrain à la Croix‑Rouge en Réunion (2013–2020), coordonnant services de santé, d’inclusion et dispositifs d’urgence.

    Une aptitude confirmée pour les missions de réorganisation :

    Elle intervient ensuite comme directrice générale de la Fondation Édith Seltzer (2020–2022), avant de conduire des administrations provisoires en Guyane, notamment IMED Léopold Héder et chez Rainbow Santé, où elle a assuré la gestion courante et accompagné des mutations structurelles. En 2024–2025, Sandrine Noah a de nouveau été appelée à Châteauroux pour tenir les rênes du centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc à titre intérimaire, période durant laquelle elle a piloté la sécurisation de la trajectoire hospitalière, montré sa capacité d’adaptation et d’analyse rapide des contextes locaux.

    À Mayotte, une double casquette opérative et stratégique

    En tant que DGA de l’ARS de Mayotte, Sandrine Noah aura la charge de renforcer la coordination opérationnelle entre services de terrain, collectivités locales et établissements de santé, tout en apportant son expertise en gestion de crise, politique qualité et stratégie médico-sociale. Son profil polyvalent — management de structures diversifiées, accompagnement de projets de réforme territoriale et animation d’équipes multiculturelles — fait d’elle une candidate particulièrement bien armée pour guider Mayotte vers une meilleure structuration de ses services de santé.

    Une nouvelle étape au service des Mahorais :

    Sa nomination vise à renforcer l’ancrage territorial de la politique publique sanitaire dans un contexte où les défis sont nombreux : densification de l’offre médicale, maîtrise des risques sanitaires (épidémies, maladies tropicales), structuration des parcours de soins en zone insulaire et appui aux projets locaux. Sandrine Noah est attendue sur la concrétisation des réformes et la montée en puissance d’un système de santé régional plus résilient et inclusif.

  • Alliance maladies rares : Jean-Philippe Plançon nommé président

    Un parcours enraciné dans le soin et l’engagement associatif

    Diplômé de l’AP-HP, de Sciences Po Strasbourg et titulaire de plusieurs diplômes en santé publique, droit de la santé et plaidoyer européen, Jean-Philippe Plançon débute sa carrière en tant qu’infirmier à l’AP-HP, où il exerce pendant plus de dix ans. Engagé de longue date dans la défense des patients, il fonde en 2006 l’Association française contre les neuropathies périphériques, avant de co-fonder l’organisation européenne EPODIN dédiée aux neuropathies dysimmunes. Son parcours professionnel se déploie ensuite à l’intersection du soin, de la recherche, du plaidoyer et de la gouvernance en santé.

    Une influence croissante dans les cercles de décision :

    Vice-président du conseil d’administration de l’ANSM, membre du conseil de France Assos Santé, expert dans plusieurs instances nationales, Jean-Philippe Plançon participe activement à la régulation du médicament, aux politiques du sang et aux dispositifs d’accès à l’innovation. Il intervient également au niveau européen, notamment à travers son rôle au sein du réseau ERN EURO-NMD, dont il préside le comité éducatif. Cette expertise transversale lui permet de défendre une approche centrée sur les parcours, la qualité de vie et la participation des patients.

    Un acteur reconnu du monde associatif et institutionnel

    Jean-Philippe Plançon vient d’être élu président de l’Alliance maladies rares (AMR) à l’unanimité lors du congrès annuel de la fédération. Il succède à Hélène Berrué Gaillard, présidente depuis juin 2022, qui est devenue vice-présidente après cette nomination. Ce passage de relais s’inscrit dans la continuité de son engagement : à la fois militant associatif, expert institutionnel et fin connaisseur des politiques publiques, il entend renforcer la place des patients dans l’élaboration des stratégies de santé.

    À la présidence, un cap à tenir face aux ambitions du PNMR4 :

    Alors que le quatrième Plan national maladies rares vient d’être lancé, la nomination de Jean-Philippe Plançon à la présidence de l’Alliance maladies rares intervient à un moment clé. Ce nouveau plan, qui fixe la feuille de route de l’écosystème jusqu’en 2027, met l’accent sur le diagnostic précoce, la réduction des inégalités d’accès à l’innovation, le soutien à la recherche, ainsi que l’intégration des maladies rares dans les politiques de droit commun.

    Dans ce contexte, Jean-Philippe Plançon aura à cœur de faire entendre la voix des associations et des personnes concernées, en veillant à ce que les ambitions du plan se traduisent en avancées concrètes pour les patients. Avec son arrivée à la présidence, l’AMR réaffirme sa volonté de jouer un rôle de vigie citoyenne et de partenaire stratégique de l’État, au service d’une politique publique plus juste, plus inclusive et plus efficace.

  • Adlin science : Jérome Thill nommé président du comité stratégique nouvellement constitué

    Une carrière à la croisée des mondes public, financier et industriel

    Diplômé de Sciences Po et de Paris-Sorbonne, Jérôme Thill démarre sa carrière dans la finance (Barclays, Lafarge), avant de bifurquer vers le monde de la santé et de l’innovation. Il accompagne des restructurations d’entreprises à la fin des années 1990, puis rejoint la biotech Molecular Engines Laboratories comme directeur financier. En 2005, il prend les rênes de Cerba Healthcare, qu’il pilotera pendant près de vingt ans, participant à son internationalisation, à sa diversification technologique et à sa montée en puissance dans la biologie de spécialité. Depuis 2024, il est également associé chez Horasis Partners, cabinet de conseil stratégique et financier.

    Une conviction forte au cœur de sa nouvelle mission

    Reconnu pour son expertise en stratégies de croissance et de financement, Jérôme Thill rejoint Adlin avec une vision claire : lever les obstacles qui freinent encore l’usage des données de santé dans les établissements. « Dans les structures de santé que j’ai dirigées, l’exploitation des données se heurtait sans cesse à des enjeux de qualité et d’agilité. Adlin apporte une réponse concrète à ces enjeux, avec une plateforme pensée dès le départ pour garantir un accès sécurisé à des données directement structurées, et permettre l’émergence d’usages pertinents et durables », souligne-t-il.

    Un comité stratégique pour soutenir une healthtech en plein essor :

    La création de ce comité stratégique marque une étape dans le développement d’Adlin Science, qui, avec Adlin Workspace, propose un environnement souverain, interopérable et collaboratif pour les chercheurs, cliniciens et experts en IA. L’objectif : transformer les données biologiques en connaissance utile et faire émerger des solutions de santé fondées sur la preuve.

    En associant à sa gouvernance des personnalités engagées pour l’accès aux soins et l’innovation en santé, Adlin entend accélérer la structuration de son offre et renforcer son rôle dans la recherche biomédicale. L’arrivée de Jérôme Thill à la tête de cette instance stratégique devrait permettre au groupe de franchir un cap dans sa maturation industrielle et scientifique.

  • Cerba Healthcare : Julien Samson nommé directeur général

    Une carrière entre haute administration, industrie pharmaceutique et médico-social

    Diplômé de Sciences Po et de l’ENA, Julien Samson a construit une trajectoire singulière à la croisée des secteurs public et privé. Il débute sa carrière au ministère de l’Économie, à la Direction du budget, avant de devenir conseiller technique à l’Élysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, chargé de la sécurité sociale et de la protection sociale. Il rejoint ensuite les Hospices Civils de Lyon en tant que directeur général adjoint, où il pilote la performance, la recherche, le système d’information et les finances. Cette immersion dans le monde hospitalier préfigure son passage dans l’industrie pharmaceutique.

    C’est chez GSK qu’il passe près de dix ans, occupant successivement plusieurs postes stratégiques de rang mondial : responsable des franchises respiratoires, directeur général en Corée du Sud, puis vice-président chargé de la stratégie mondiale vaccins à Londres. En 2022, il prend un virage médico-social en devenant CEO de Maisons de Famille, groupe européen de soins aux personnes âgées, tout en siégeant au conseil d’administration du groupe de biologie médicale Inovie.

    Une nomination stratégique pour structurer la croissance et l’innovation

    La nomination de Julien Samson intervient à un moment stratégique pour Cerba Healthcare. Le groupe, qui s’est fortement développé ces dernières années par croissance externe en Europe, amorce une phase de consolidation de ses activités, avec pour ambition d’intensifier sa stratégie d’innovation, notamment autour de la donnée de santé, de la biologie de précision et de la médecine personnalisée. Dans un secteur du diagnostic en pleine mutation – entre pressions tarifaires, nouvelles exigences réglementaires et explosion des technologies d’analyse – le défi est autant opérationnel que stratégique.

    Avec son profil hybride, Julien Samson apporte une connaissance fine des institutions de santé, une expertise internationale du marché pharmaceutique, et une expérience concrète du pilotage de grandes organisations. Il devrait jouer un rôle clé pour faire de Cerba un acteur pivot dans l’écosystème européen du diagnostic, en renforçant sa capacité d’innovation, son ancrage territorial et ses partenariats scientifiques.

    Il remplace Emmanuel Ligner, qui avait pris les rênes de Cerba Healthcare en mars 2024, a quitté ses fonctions un an plus tard. Ancien dirigeant du groupe GE Healthcare, il a été nommé en avril 2025 président du conseil d’administration du laboratoire américain Catalent, spécialisé dans les solutions de développement et de fabrication pour l’industrie pharmaceutique. Son passage éclair chez Cerba s’inscrit dans un parcours international tourné vers les biotechnologies et les dispositifs médicaux.

  • Ministère des Solidarités : Emmanuelle Colleu-Platteau nommée conseillère « domicile et aidants »

    Une trajectoire marquée par les politiques publiques locales et sociales

    Diplômée de Sciences Po et ancienne élève de l’ENA (promotion Aimé Césaire), Emmanuelle Colleu-Plateau a débuté sa carrière dans les collectivités territoriales, à Bondy, où elle a exercé des fonctions de cheffe de service en évaluation des politiques publiques puis de chargée de mission sur l’analyse des besoins sociaux. Elle y a notamment piloté la politique municipale du handicap et participé à la mise en place de projets sociaux de territoire. Cette expérience de terrain structure encore aujourd’hui sa vision des politiques sociales.

    Un passage par la haute fonction publique d’État :

    Après sa réussite au concours interne de l’ENA, elle effectue plusieurs stages dans des institutions régaliennes — à la préfecture des Yvelines, au ministère de l’Intérieur et au ministère des Affaires étrangères —, avant d’être nommée cheffe du bureau de l’emploi et de la politique salariale à la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) en 2021. À ce poste, elle a piloté des dossiers sensibles liés à l’attractivité des métiers du grand âge, à la revalorisation salariale dans le secteur médico-social et aux conditions de travail des professionnels de l’aide à domicile.

    Une arrivée stratégique au cabinet, dans un contexte d’attentes fortes sur le domicile

    Son arrivée au cabinet de la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et du Handicap, Charlotte Parmentier-Lecocq, intervient dans un moment charnière pour la politique du domicile : déploiement de la réforme des services autonomie à domicile (SAD), montée en charge des services polyvalents, développement des droits des aidants et amélioration des dispositifs de répit. Forte de sa double culture — territoriale et étatique —, Emmanuelle Colleu-Plateau devrait jouer un rôle clé dans le dialogue entre les acteurs locaux, les fédérations du secteur et les administrations centrales.

    Sa mission consistera à traduire l’ambition politique du ministère en actions concrètes, dans un secteur souvent morcelé, en tension et pourtant crucial pour garantir une société inclusive et solidaire.