Mercato

  • Mathilde Sin Ronia succède à Manon Chonavel comme directrice de cabinet à la Cnam

    Ancienne directrice de cabinet à la DITP, Mathilde Sin Ronia prend ses fonctions auprès de Thomas Fatôme à la Cnam

    Depuis le 1er septembre 2025, Mathilde Sin Ronia occupe le poste de directrice de cabinet auprès de Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam). Elle succède à Manon Chonavel, qui a réintégré le Conseil d’État.

    Un parcours entre transformation publique et santé

    Avant de rejoindre la Cnam, Mathilde Sin Ronia a occupé plusieurs fonctions à la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP). D’abord cheffe de projet à l’agence de conseil interne de l’État à partir de 2019, elle y a accompagné diverses priorités gouvernementales, notamment pendant la crise sanitaire liée au Covid-19. En 2022, elle est nommée directrice de cabinet du délégué interministériel à la transformation publique, où elle pilote les travaux de la direction, coordonne les activités stratégiques et prépare les comités interministériels de transformation publique (CITP), en lien avec les cabinets ministériels et les partenaires institutionnels.

    Expérience dans le conseil et le secteur public

    Elle débute sa carrière à Pôle emploi puis à l’Inspection générale des finances, avant de rejoindre le cabinet OpusLine (aujourd’hui intégré à Accenture) en tant que consultante. Pendant trois ans, elle mène des projets à composante opérationnelle dans le secteur de la santé, notamment la structuration de parcours patients et la mise en œuvre de dispositifs de coordination entre la ville et l’hôpital.

    Mathilde Sin Ronia est diplômée d’un Master 2 en affaires publiques de Sciences Po Paris (2015), ainsi que d’un Master 2 en économie de l’aménagement et du développement local obtenu à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2016.

  • Amgen : Jean-Vannak Chaudry devient directeur exécutif « accès au marché et affaires publiques »

    Un expert chevronné des politiques de santé et de l’évaluation médico-économique

    Docteur en pharmacie, diplômé de l’université Paris Cité, Jean-Vannak Chauny a complété sa formation par un DES en pharmacie hospitalière, un master en économie de la santé (Paris Dauphine), ainsi que plusieurs programmes spécialisés à l’ESSEC, à la LSE ou encore à UC Irvine. Il débute sa carrière à l’AP-HP, avant de faire ses classes au ministère de la Santé et à la Haute autorité de santé (HAS), où il se spécialise dans l’évaluation des dispositifs médicaux et des médicaments. Il passe ensuite chez Novartis puis chez Sanofi, dans des fonctions médico-économiques, avant de rejoindre Amgen France en 2017.

    Un parcours construit au cœur de l’accès au marché :

    Depuis son arrivée chez Amgen, Jean-Vannak Chauny a occupé des postes de plus en plus stratégiques au sein de la direction « Value, Access & Policy ». Il a contribué à structurer les modèles économiques pour les nouvelles thérapies, piloté des stratégies de prix et de remboursement, et participé activement aux négociations avec les autorités de santé. En tant que directeur accès au marché depuis 2021, il a été au premier plan des discussions sur l’évaluation médico-économique des médicaments innovants et sur l’évolution du cadre de régulation.

    Un rôle clé dans un écosystème sous tension

    Sa nouvelle fonction le place au carrefour des enjeux industriels, scientifiques et politiques. Dans un environnement marqué par des arbitrages budgétaires serrés, des exigences accrues de transparence et une forte attente des patients, Jean-Vannak Chauny aura la responsabilité de défendre la valeur des innovations thérapeutiques d’Amgen tout en renforçant les relations avec les parties prenantes institutionnelles. Il pourra s’appuyer sur une équipe solide, qu’il connaît bien, et sur une vision long terme des mutations du système de santé français.

  • CHU de Guyane : Ahmed El-Bahri devient le premier directeur général de l’hôpital

    Une trajectoire entre finances hospitalières, pilotage stratégique et innovation santé

    Diplômé de l’ESC Clermont et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), Ahmed El-Bahri débute sa carrière à l’AP-HP, avant de rejoindre le ministère de la Santé en tant que chef de bureau. Dès ses premières fonctions, il se spécialise dans l’efficience hospitalière, la conduite du changement et le pilotage des grands plans d’investissement. Il enchaîne ensuite plusieurs postes de direction financière dans les CHU de Nancy et Montpellier, où il coordonne également la commission nationale des DAF de CHR-U.

    En 2015, il entame un premier cycle à l’international, au Maroc, en tant que directeur délégué de la Fondation Cheikh Khalifa à Casablanca. Il poursuivra cette expérience avec Elsan Maroc, puis comme directeur général des hôpitaux de l’Université Mohammed VI Polytechnique. De retour en France en 2023, il rejoint Ziwig Biotech comme responsable projets, études & innovation.

    Une nomination stratégique pour bâtir un CHU en devenir

    La création du CHU de Guyane représente un tournant historique pour le territoire ultramarin. Encore en phase de structuration, l’établissement devra à la fois s’ancrer dans les missions hospitalo-universitaires et répondre aux défis logistiques, démographiques et sanitaires propres à la région. Le profil d’Ahmed El-Bahri, alliant expertise hospitalière, expérience à l’international et culture de l’innovation, apparaît comme un choix stratégique pour relever ce défi.

    Il aura pour mission de consolider les fondations administratives et médicales du CHU, de structurer ses partenariats académiques et de porter une vision ambitieuse au service de la santé des Guyanais, dans un contexte de fortes inégalités d’accès aux soins et de tension sur les ressources humaines hospitalières.

  • France Biotech : Catherine Martre succède à Olivier Chabanon à la tête de l’association

    Une carrière de 20 ans dans l’industrie pharmaceutique

    Diplômée d’un master en sciences en ingénierie de Centrale Nantes, complété par un post-diplôme à CentraleSupélec, Catherine Martre débute sa carrière chez Alcimed en tant que consultante en stratégie dans les secteurs de la santé et des biotechnologies. Elle rejoint ensuite le laboratoire Altana en 2001 comme responsable des études de marché, amorçant une trajectoire de plus de vingt ans dans l’industrie pharmaceutique. Elle gravit les échelons chez Nycomed puis Takeda, occupant tour à tour des fonctions de directrice stratégie, affaires publiques, puis intégration post-fusion. En 2013, elle intègre la biotech Advicenne, dont elle pilote le développement stratégique, l’accès au marché et les opérations commerciales France et Europe.

    En 2021, elle prend la direction générale de Meletios Therapeutics, jeune pousse spécialisée dans les infections virales émergentes. Elle y mène le développement scientifique et clinique, tout en structurant les levées de fonds et en consolidant les partenariats. Elle est également administratrice indépendante d’Altevax Biotech depuis 2024.

    Catherine Martre est nommée directrice générale de France Biotech en juillet 2025. Elle aura pour mission, aux côtés du président Frédéric Girard, de mettre en œuvre la feuille de route stratégique de l’association. Son mandat s’annonce centré sur l’accompagnement des entreprises membres (plus de 700), l’attractivité du secteur healthtech et son rayonnement à l’international.

    Après près de trois ans à la tête de France Biotech, Olivier Chabanon passe le relais. Nommé directeur général en septembre 2022, il a engagé l’association dans une dynamique de structuration et de modernisation. Sous son impulsion, France Biotech a renforcé sa position comme interlocuteur incontournable des politiques publiques, en réformant les outils d’accompagnement des membres (start-ups, ETI, grands groupes…) et en amplifiant sa voix sur des enjeux stratégiques tels que le financement, l’accès au marché et la souveraineté technologique. Il a également étendu l’influence de l’association sur la scène européenne, mobilisant ses membres autour d’appels à projets, de campagnes de plaidoyer et d’événements de networking ciblant l’international.

  • Drees : Thomas Wanecq nommé directeur

    Une trajectoire à l’intersection des politiques publiques, de l’évaluation et des données

    Polytechnicien, diplômé de l’Ensae et de l’Ena, Thomas Wanecq s’est illustré depuis le début de sa carrière par sa capacité à conjuguer rigueur statistique, expertise en politiques sociales et expérience de haut niveau en administration publique. Passé par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) à trois reprises, il a contribué à de nombreuses missions sensibles sur les politiques sociales, l’organisation du système de santé ou encore l’action publique en direction des jeunes et des familles.

    Il a également exercé des fonctions structurantes à la Direction de la sécurité sociale, où il a notamment supervisé le financement du système de soins pendant six ans, après avoir piloté les programmes PAERPA et les expérimentations sur les nouveaux modes de rémunération des professionnels de santé.

    Entre 2019 et 2022, il dirige la Haute autorité de santé (HAS), en pleine crise du Covid-19, participant activement à la réponse institutionnelle et au dialogue avec les professionnels, les chercheurs et les pouvoirs publics. Il réintègre ensuite l’IGAS, où il cosigne plusieurs rapports structurants sur l’avenir du système de santé et les dispositifs sociaux.

    Une nomination stratégique dans un contexte de transformation des politiques sociales

    À la tête de la Drees, Thomas Wanecq hérite d’un rôle clé : produire et piloter l’intelligence statistique de l’État dans les domaines de la santé, de la solidarité et de la protection sociale. À l’heure où les données deviennent un levier de plus en plus décisif dans l’évaluation des politiques publiques, il aura pour mission de poursuivre le travail d’ouverture, de fiabilisation et de mise en débat des travaux de la direction.

    Sa fine connaissance des rouages de l’administration centrale, couplée à une solide expérience de terrain sur les politiques sociales, devrait lui permettre d’orienter la Drees vers de nouveaux axes de recherche et de consolider son rôle au cœur de l’écosystème public d’aide à la décision. Il remplace Fabrice Lenglart en partance pour l’Insee. Sous son impulsion ces cinq dernières années, la Drees a publié des analyses structurantes sur les politiques sociales et de santé, en particulier sur les inégalités, la pauvreté ou l’impact des crises sanitaires. Il a notamment contribué à faire de la Drees un acteur central du débat public en matière d’évaluation des politiques sociales, en renforçant la visibilité de ses travaux et en consolidant le rôle de la statistique publique dans l’aide à la décision.

  • Hôpital Américain de Paris : Benoît Gallix nommé directeur général

    Un profil académique, international et tourné vers l’innovation

    Radiologue de formation, Benoît Gallix allie expertise clinique, expérience managériale et vision technologique. Après avoir été chef du département de radiologie au CHU de Montpellier, il poursuit sa carrière à l’international, occupant pendant près de dix ans des fonctions de direction à l’Université McGill et au Centre universitaire de santé McGill, à Montréal. En parallèle, il exerce des responsabilités académiques (professeur associé) et pilote des projets structurants en imagerie médicale.

    De retour en France, il prend les rênes de l’IHU de Strasbourg, avant de rejoindre l’Hôpital Américain de Paris en 2023, où il exerce comme radiologue et membre du comité de direction. Il est également conseiller auprès de l’Inria sur les questions d’innovation en santé. Sa nomination intervient dans un moment stratégique pour l’hôpital, à la veille de l’ouverture du « Nouvel Américain » et dans un contexte d’accélération des usages de l’IA en imagerie et médecine préventive.

    Une feuille de route fondée sur l’excellence, la recherche et l’attractivité internationale

    À la tête de l’établissement, le Professeur Gallix portera une ambition forte articulée autour de trois priorités :

    • l’excellence médicale, à la croisée des systèmes de soins français et américains ;

    • l’universitarisation, via des partenariats consolidés avec Columbia, Weill Cornell, le New York Presbyterian Hospital et l’Université Versailles Saint-Quentin ;

    • l’innovation, avec un accent sur l’IA, les start-ups partenaires et la médecine préventive.

    Il pourra s’appuyer sur le modèle non lucratif de l’hôpital et la générosité de ses donateurs pour continuer à faire de l’Hôpital Américain de Paris un acteur d’avant-garde à l’échelle nationale et internationale.

    Un successeur à la hauteur pour l’Hôpital Américain de Paris

    Le professeur Benoît Gallix a été nommé directeur général de l’Hôpital Américain de Paris, succédant au professeur Robert Sigal, qui quittera ses fonctions en janvier 2026 pour faire valoir ses droits à la retraite. Arrivé à la tête de l’établissement en 2017, Robert Sigal a marqué de son empreinte huit années de transformation stratégique. Sous sa direction, l’hôpital a renforcé son positionnement binational, développé de nouveaux partenariats académiques internationaux et lancé le chantier ambitieux du “Nouvel Américain”, un espace de 10 000 m² dédié à l’innovation médicale, aux check-ups personnalisés et aux blocs opératoires nouvelle génération.

  • AIS : Charles Édouard Escurat nommé DG

    Un profil aguerri pour piloter l’innovation de santé à l’échelle nationale

    Formé au droit public et à l’administration publique (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ENS, ESCP), Charles Édouard Escurat a bâti sa carrière dans l’interface entre secteur public, innovation et transformation des pratiques. Après avoir contribué à structurer les politiques d’achat au Resah (où il fut directeur général adjoint à deux reprises) et à la région Île-de-France en tant que directeur des achats, il rejoint en 2023 le Secrétariat général pour l’investissement pour prendre la tête du pôle « accélération » de l’Agence de l’innovation en santé (AIS), puis du pôle « accélération & accompagnement ». Il en assure la direction par intérim à partir de janvier 2025.

    À la tête de l’AIS, pour faire de l’innovation un levier de souveraineté et d’accès aux soins

    Sa nomination à la direction générale de l’AIS vient formaliser un rôle qu’il occupait déjà dans les faits, et marque la volonté de renforcer le pilotage interministériel des priorités du plan Innovation Santé 2030. L’AIS, créée en 2021, est au cœur de la stratégie nationale pour anticiper, structurer et diffuser l’innovation en santé en France. Charles Édouard Escurat aura notamment la responsabilité de suivre les financements des stratégies d’accélération, d’identifier les projets innovants à fort impact, de fluidifier leur mise sur le marché, et de mieux intégrer l’innovation dans les politiques de prévention. Sa double culture opérationnelle et stratégique devrait permettre à l’agence de renforcer sa visibilité et son rôle pivot dans un écosystème en quête de lisibilité.

  • Snitem : François Hebert, nouveau directeur général

    Une fine connaissance de l’État et de l’industrie

    Formé à Polytechnique et à ISAE-Supaéro, François Hébert arrive au Snitem avec une double culture État-industrie particulièrement rare. Après un parcours de haut niveau dans la fonction publique (notamment à la DGA, à l’ANSM ou au cabinet de la ministre de la Santé), il a dirigé l’Établissement français du sang (EFS) entre 2018 et 2020, qu’il a piloté dans une phase de transformation stratégique, économique et scientifique. Il rejoint ensuite Becton Dickinson France où il supervise pendant près de 4 ans l’activité diagnostics, avant de créer son cabinet de conseil, puis de rejoindre le Snitem en décembre 2024 comme directeur général délégué, avant d’en prendre officiellement la tête en juillet 2025.

    Une nomination au cœur des enjeux industriels et réglementaires

    À la direction du Snitem, François Hébert aura pour mission de défendre les intérêts d’un secteur en pleine mutation, entre la révision européenne du règlement sur les dispositifs médicaux, les défis du remboursement, les tensions industrielles et la montée en puissance de l’intelligence artificielle en santé. Son profil transversal : à l’aise dans les arcanes ministériels, les environnements scientifiques et les stratégies industrielles, devrait permettre de renforcer l’influence du syndicat dans un contexte d’accélération de l’innovation, de pression réglementaire accrue et de recherche de souveraineté technologique. Son expérience à la tête d’organisations complexes et son leadership reconnu en font un pilote stratégique pour une filière devenue cruciale dans l’organisation des soins.

    Éric Le Roy, qui quitte la direction générale du Snitem après plus de dix ans de mandat, aura largement contribué à structurer le syndicat comme un acteur incontournable de la politique industrielle en santé. Sous sa houlette, le Snitem a gagné en influence, s’est ouvert aux jeunes entreprises innovantes et a joué un rôle moteur dans les débats autour de l’accès au marché, du remboursement des dispositifs médicaux et de la souveraineté sanitaire. Il a su faire du syndicat un véritable porte-voix de l’innovation technologique en santé, en renforçant les liens avec les pouvoirs publics, les institutions européennes et l’ensemble des parties prenantes du secteur.

  • Le CH Princesse Grace de Monaco choisit Philippe Tourron (ex APHM) comme nouveau RSSI

    Une expérience dans la sécurité des systèmes d’informations dans la santé, l’industrie et l’enseignement

    Diplômé en ingénierie informatique de l’Université d’Auvergne et formé à l’expertise judiciaire à Sciences Po Aix, Philippe Tourron a d’abord œuvré dans l’industrie chez Michelin, avant de rejoindre le monde académique puis hospitalier. À l’Université de la Méditerranée, il a piloté la mise en œuvre de la PSSI (politique de sécurité des systèmes d’information) et contribué au déploiement national d’un kit PSSI pour les universités, tout en enseignant les réseaux et la gestion des risques à Aix-Marseille Université.

    En 2011, il rejoint l’AP-HM, où il initie un cycle ambitieux de structuration de la sécurité numérique : trois agréments HDS, une certification ISO 27001 sur le périmètre des données de santé, et une culture de gestion de crise intégrée dans les pratiques managériales. Passionné de transversalité, il milite depuis plusieurs années pour une convergence entre sécurité physique et cybersécurité, afin de mieux armer les hôpitaux face à des menaces de plus en plus hybrides et agiles.

    Il rejoint un établissement sous haute vigilance numérique

    L’arrivée de Philippe Tourron au CHPG intervient dans un contexte où les établissements de santé sont devenus des cibles privilégiées des cyberattaques, avec des conséquences directes sur la continuité des soins et la sécurité des données sensibles. Pour un hôpital comme celui de Monaco, au caractère à la fois souverain, stratégique et très médiatisé, les exigences en matière de cybersécurité sont particulièrement élevées. Le défi est double : garantir un haut niveau de protection face à des menaces évolutives tout en accompagnant la transformation numérique de l’hôpital, notamment via l’interopérabilité des systèmes, la télémédecine ou la gestion des données cliniques. L’expertise de Philippe Tourron en gestion des risques, en certification ISO 27001 et en formation des équipes fait de lui un atout de poids pour relever ces défis dans un cadre aussi sensible et exigeant que celui de la Principauté.

  • Cabinet du ministre : Line Farah nommée conseillère santé publique, prévention et numérique

    Une experte de l’intelligence artificielle en santé au cœur de l’exécutif

    Docteure en pharmacie et diplômée d’un PhD en intelligence artificielle appliquée à l’évaluation médico-économique, Line Farah a été nommée conseillère “santé publique, prévention et numérique” au cabinet de Yannick Neuder, par un arrêté publié au journal officiel le 12 juillet 2025. À tout juste 30 ans, elle fait figure de relève montante de la sphère technico-réglementaire, avec un profil à la croisée de la santé publique, des politiques d’innovation et de l’IA appliquée aux dispositifs médicaux.

    Avant son entrée à Matignon, elle pilotait depuis septembre 2023 deux « Grands Défis » nationaux au sein de la Délégation ministérielle au numérique en santé : l’un dédié à la santé mentale, l’autre au bien vieillir, dans le cadre du plan Dispositifs médicaux France 2030. Elle y a aussi coordonné l’ensemble des travaux nationaux sur l’intelligence artificielle en santé, avec la parution en février 2025 d’un état des lieux stratégique présenté lors du AI Action Summit à Paris. Son parcours est jalonné d’expériences dans le privé (Johnson & Johnson), à l’hôpital (Hôpital Foch, AP-HP), dans la régulation (ANSM) et dans l’écosystème des start-ups, avec une double spécialisation en accès au marché et en économie de la santé appliquée aux technologies innovantes.

    Une mission à l’interface de la prévention, du numérique et des politiques publiques

    Au sein du cabinet du ministre, elle reprend un portefeuille élargi articulé autour de trois priorités stratégiques : la prévention, la santé publique, et la transformation numérique du système de santé. Elle sera notamment chargée de l’animation interministérielle sur l’IA en santé, du pilotage des projets France 2030 dans le champ santé, et du suivi de la feuille de route numérique, incluant les volets liés à la donnée, aux plateformes souveraines et à l’évaluation des outils numériques.

    Sa fine connaissance des enjeux d’évaluation, de régulation et de déploiement des dispositifs numériques, couplée à une solide expertise scientifique et technique, devrait permettre au cabinet de renforcer sa capacité à arbitrer et à orienter les politiques publiques dans un contexte d’accélération technologique, d’enjeux éthiques et de tensions budgétaires. Sa récente thèse doctorale, soutenue à l’Université Paris-Saclay, portait justement sur le développement d’un outil d’aide à la décision multi-critères pour les autorités de santé, dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux fondés sur l’IA.