Actualité

  • Un questionnaire national pour évaluer l’usage réel de l’IA en imagerie médicale

    Lancée par la Société Française de Radiologie, l’enquête nationale sur “l’usage et l’acceptabilité de l’intelligence artificielle” en imagerie médicale a pour objectif de cartographier les pratiques. Cette initiative s’adresse aux radiologues et aux établissements de santé afin de fournir une photographie réaliste de l’adoption de l’IA dans le secteur. L’enquête repose sur trois axes :

    • Elle vise d’abord à cartographier l’usage de l’IA, en identifiant les types d’établissements impliqués, les modalités d’utilisation, les cas d’usage tels que le triage, la segmentation, la quantification, le compte rendu ou encore la gestion des flux, ainsi que le niveau d’intégration de ces outils dans les workflows et les modes de gouvernance associés.
    • Elle cherche également à mesurer l’acceptabilité de ces technologies en interrogeant la perception de leur utilité, leur impact sur la charge de travail et la qualité des soins, le degré de confiance des utilisateurs, les freins rencontrés et les besoins en formation, selon les modèles d’analyse comportementale TAM et UTAUT.
    • Enfin, l’enquête a pour ambition de produire des données exploitables pour éclairer les décideurs, les institutions, les responsables hospitaliers et les autres spécialités médicales sur le niveau réel de maturité de l’IA en radiologie.

    Le questionnaire est estimé à 10 minutes. Il est accessible à l’ensemble des professionnels du domaine, avec un appel à large diffusion pour maximiser la représentativité des réponses.

    Le lien vers le questionnaire est disponible ici : https://lnkd.in/dZpRZDHH

  • IA et génomique : l’Asie renforce sa surveillance épidémique

    Plus d’un million de décès chaque année en Asie

    Les maladies infectieuses figurent toujours parmi les principales menaces sanitaires mondiales. En 2025, la dengue a dépassé 12 millions de cas recensés dans le monde, tandis que les infections liées à la résistance antimicrobienne sont associées à environ 4,7 millions de décès annuels, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En Asie, la mortalité infectieuse atteint près de 1,2 million de décès par an, dans un contexte d’épidémies accentuées par le changement climatique, l’urbanisation rapide et la mobilité humaine. L’OMS souligne que la surveillance reste limitée par la fragmentation des données génomiques, cliniques et environnementales, ainsi que par les contraintes de souveraineté des données.

    Une IA régionale pour la surveillance génomique

    Pour répondre à ces défis, le consortium Asia Pathogen Genomics Initiative (Asia PGI) a développé PathGen, une plateforme d’intelligence artificielle dédiée à la surveillance génomique régionale. Elle vise à :

    • Détecter précocement les variants et agents infectieux émergents.
    • Suivre la circulation transfrontalière des pathogènes.
    • Soutenir des réponses sanitaires rapides, en ligne avec les recommandations de l’OMS.

    Financements et partenaires technologiques

    Le projet est soutenu par Temasek Foundation, la Bill & Melinda Gates Foundation et Philanthropy Asia Alliance. Les partenaires technologiques incluent :

    • Amazon Web Services (cloud computing).
    • IXO (Liechtenstein, infrastructures de données décentralisées).
    • Sequentia Biotech (Espagne, bioinformatique “omics”).
    • Sydney Infectious Diseases Institute (Université de Sydney).

    PathGen repose sur une architecture souveraine et fédérée, qui comprend :

    • L’intégration de données génomiques, cliniques, démographiques et environnementales.
    • Une architecture fédérée « sovereign-by-design ».
    • Des modèles avancés d’IA transformant des analyses locales en signaux décisionnels exploitables.

    Déploiement pilote cette année, extension en 2027

    En 2026, PathGen sera déployé dans 8 des 15 pays membres d’Asia PGI, dont l’Inde, la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam, le Bangladesh, les Philippines, le Laos, le Cambodge et le Sri Lanka. Une extension à l’Asie du Sud et du Sud-Est est prévue en 2027, en cohérence avec les cadres OMS de préparation aux pandémies.

     

  • Médicaments : le Parlement européen soutient des investissements ciblés pour relocaliser la production et prévenir les pénuries

    Le rapporteur Tomislav Sokol insiste : « Le prix ne peut plus être le seul critère d’attribution dans les marchés publics. La sécurité d’approvisionnement, la résilience des chaînes de production et la capacité industrielle dans l’UE doivent désormais primer. ». Le Parlement européen a adopté mardi 20 janvier sa position sur la proposition de règlement de la Commission visant à améliorer la disponibilité des médicaments critiques dans l’Union. Avec 503 voix pour, 57 contre et 108 abstentions, les eurodéputés ont validé une série de mesures destinées à réduire la dépendance aux importations, stimuler la production européenne et mieux anticiper les ruptures d’approvisionnement.

    Financer des sites de production stratégiques

    Le rapport soutient la création de projets industriels dits « stratégiques », basés dans l’UE, pour moderniser et accroître les capacités de production. Les États membres ainsi que l’Union sont appelés à y allouer des financements prioritaires, dans le cadre du budget actuel et du prochain cadre financier pluriannuel. Les entreprises qui bénéficient de ces soutiens devront respecter des engagements précis, notamment réserver leur production en priorité au marché européen.

    Favoriser les producteurs de médicaments implantés en Europe

    Les eurodéputés proposent un nouveau cadre pour les appels d’offres publics, obligeant les acheteurs à privilégier les fabricants disposant de capacités de production en Europe. Cette logique dite du « Buy European » vise à renforcer la résilience des chaînes de production et la sécurité d’approvisionnement, au-delà du seul critère de prix. Le rapport souligne également l’intérêt du recours volontaire à des achats conjoints transfrontaliers, notamment pour les traitements onéreux ou spécialisés (maladies rares, antimicrobiens), en abaissant à cinq le nombre minimum de pays participants, contre neuf dans la proposition initiale.

    Coordination européenne des stocks 

    Le Parlement appelle à la mise en place d’un mécanisme européen de coordination des stocks nationaux de médicaments critiques. L’objectif est d’anticiper les ruptures et de renforcer les capacités de réponse collective. la Commission pourrait, en dernier recours, décider de redistribuer des médicaments depuis un stock national vers un ou plusieurs autres pays.

  • Shadow AI : 1 médecin sur 5 utilise déjà l’IA générative hors cadre institutionnel

    22 % des hôpitaux adoptent la GenAI, mais le shadow AI progresse

    D’après un rapport publié par Menlo Ventures, 22 % des établissements de santé ont déjà déployé des outils d’intelligence artificielle générative. Si cette adoption marque un tournant dans la transformation numérique du secteur, elle masque une réalité plus préoccupante : l’essor du shadow AI, c’est-à-dire l’utilisation de ces outils par des cliniciens en dehors de tout cadre validé par leur organisation.

    Faciles d’accès, parfois gratuits, ces outils sont aujourd’hui utilisés pour rédiger des documents médicaux, formuler des décisions cliniques ou dialoguer avec les patients, sans traçabilité ni supervision. Une dynamique qui échappe aux directions hospitalières et aux services de conformité.

    Le recours non encadré à la GenAI fait courir un risque : celui d’erreurs. L’apparente précision des réponses masque souvent un manque de contextualisation, faute de prise en compte des spécificités cliniques du patient. Ce phénomène d’« hallucination » algorithmique, déjà documenté, prend ici une dimension critique, car il touche directement aux décisions de soin.

    Ce que met en lumière le rapport de Menlo Ventures, c’est un décalage entre l’usage réel de l’IA générative et la capacité des établissements à le superviser. Sans cadre clair, les risques sont nombreux : erreurs médicales, perte de confiance des patients, amplification des inégalités si certains publics sont exposés à des décisions non validées.

    Structurer une gouvernance

    Mettre en place une gouvernance adaptée ne signifie pas brider l’innovation. Il s’agit au contraire de fournir un cadre clair sur les outils autorisés, les données exploitables, les responsabilités associées et les mécanismes de contrôle. L’IA générative doit être intégrée dans des environnements sécurisés. Les établissements doivent désormais agir pour encadrer ces usages parallèles. Trois leviers sont identifiés :

    • Former les soignants aux apports mais aussi aux limites de ces outils ;
    • Structurer un système de suivi, de remontée d’incidents et d’évaluation continue ;
    • Accompagner l’évolution des pratiques en lien avec les réalités du terrain et l’état de l’art technologique.

    L’essor du shadow AI est un signal faible, mais révélateur d’un désalignement entre la vitesse de l’innovation et celle des politiques de gouvernance.

     

  • US : un plan pour réduire les prix des médicaments et renforcer la transparence des coûts

    Donald Trump a présenté les grandes lignes de son nouveau plan santé dans une vidéo diffusée sur X, promettant « plus d’argent dans vos poches ». L’initiative intervient alors que les subventions exceptionnelles à l’assurance Obamacare ont expiré le 31 décembre, provoquant une hausse brutale des primes pour des millions d’Américains, dont 1,5 million ont renoncé à renouveler leur couverture pour 2026. Le sujet s’impose comme central dans la campagne des élections législatives de mi-mandat, dans un contexte où 52 % des citoyens estiment que la politique santé du président a jusqu’ici nui à leur budget.

    Des aides redirigées vers les ménages

    Au cœur du plan figure la suppression des subventions supplémentaires aux compagnies d’assurance privées, au profit de transferts directs vers les assurés, via des comptes d’épargne santé. Ces fonds permettraient aux ménages d’acheter eux-mêmes une couverture. Mais ce système, déjà expérimenté à petite échelle, est critiqué pour profiter surtout aux foyers les plus aisés, capables d’alimenter régulièrement ces comptes. Aucun montant d’aide n’a été précisé par la Maison-Blanche, qui privilégie toutefois ce modèle face à une extension des crédits d’impôt liés à l’Obamacare.

    Baisse des prix des médicaments et affichage obligatoire des tarifs

    Le plan de Donald Trump prévoit aussi de codifier le mécanisme du « pays le plus favorisé » pour aligner les prix américains des médicaments sur ceux pratiqués ailleurs. Cette mesure entend prolonger les baisses de prix de l’insuline obtenues lors de son précédent mandat, notamment par des accords volontaires avec le HHS et le CMS. Côté transparence, les compagnies d’assurance devront publier en ligne, en langage clair, les taux de refus de remboursement, les délais moyens pour des soins courants, la répartition entre frais administratifs et prestations, ainsi que des comparateurs de prix. Les hôpitaux et prestataires acceptant Medicare ou Medicaid devront, eux, afficher clairement leurs tarifs pour limiter les « factures surprises ».

    Une stratégie encore floue

    Le Parti républicain ne dispose que d’une courte majorité au Congrès, et les démocrates, farouchement opposés au démantèlement de l’Affordable Care Act, préparent déjà la riposte. Des discussions seraient en cours avec certains élus républicains modérés, notamment autour d’un compromis pour prolonger certaines subventions sous conditions de ressources.

    Opposition structurante à un système public universel

    Le président reste opposé à toute forme d’assurance santé publique universelle. Le plan ne propose pas de couverture élargie mais davantage de flexibilité individuelle, misant sur la responsabilisation du consommateur. Cette approche est jugée inégalitaire par les démocrates, qui pointent une baisse potentielle d’accès aux soins pour les plus modestes.

    Les États-Unis consacrent 17 % de leur PIB à la santé, selon l’OCDE, contre environ 9 % pour les autres pays développés. Pourtant, l’espérance de vie y reste inférieure de 2,7 ans à la moyenne de ces pays. Le plan Trump, qui se présente comme une alternative au modèle Obama, ambitionne de renverser cette tendance, sans remettre en cause le rôle central du marché dans l’organisation du système de soins.

  • Protection des données : le CEPD critique la proposition Omnibus de simplification de l’AI Act

    Le Comité et le contrôleur soulignent que cette simplification administrative ne doit pas se faire au détriment de la protection des droits fondamentaux.

    La proposition Omnibus étendrait la possibilité de traiter des catégories particulières de données à caractère personnel, notamment les données relatives à la santé, aux fournisseurs de tous les systèmes et modèles d’IA, à des fins de détection et de correction des biais, sous réserve de garanties. Le Comité et le Contrôleur recommandent de préciser que ces données ne peuvent être utilisées que dans des situations précises où le risque d’effets négatifs résultant de ces biais est considéré comme suffisamment grave.

    Ils dénoncent la proposition de supprimer l’obligation d’enregistrer les systèmes d’IA lorsqu’ils font partie de catégories classées à risque élevé, même si les éditeurs considèrent que leurs systèmes ne présentent pas de risque élevé. Ils estiment que cette modification porterait gravement atteinte à la transparence et inciterait les entreprises à demander des exemptions indues.

    Le Comité et le Superviseur se disent à ces égards préoccupés du report proposé des dispositions fondamentales relatives aux systèmes d’IA à haut risque. Compte tenu de l’évolution rapide du contexte, ils invitent les colégislateurs à envisager un maintien calendrier initial pour certaines obligations, telles que les exigences de transparence, et à réduire autant que possible les retards.

    Bacs à sable

    Les deux institutions saluent la création de “bacs à sable réglementaires” pour l’IA au niveau de l’UE pour promouvoir l’innovation. Dans un souci de sécurité juridique, l’avis conjoint recommande de prévoir la participation directe des autorités de protection des données (APD) à la supervision du traitement des données dans le cadre de ces bacs à sable. Le Comité demande un rôle consultatif et le statut d’observateur au sein du Comité européen de l’intelligence artificielle afin de garantir la cohérence au niveau des bacs à sable de l’UE.

    En outre, le rôle de supervision du Bureau européen de l’IA sur les systèmes basés sur un modèle à usage général devrait être clairement défini dans la partie opérationnelle et ne devrait pas empiéter sur la supervision indépendante par le Comité des systèmes d’IA développés ou utilisés par les institutions de l’Union.

    Les deux institutions recommandent également de préserver l’obligation pour les fournisseurs et les déployeurs d’IA de garantir la maîtrise des systèmes par leur personnel. Toute nouvelle obligation de maîtrise de l’IA imposée à la Commission ou aux États membres devrait selon elles compléter, et non remplacer, les responsabilités des organisations qui développent et utilisent ces systèmes.

     

  • Le CHRU de Nancy déploie son entrepôt de données DataSTAN

    Le CHRU de Nancy mettra en service DataSTAN, son entrepôt de données de santé, au cours du premier trimestre 2026. Lancé il y a plus de cinq ans, ce projet a été soutenu par l’État dans le cadre de la stratégie nationale Santé Numérique (France 2030) et vise à structurer l’usage des données hospitalières pour la recherche. Le 20 novembre 2025, la CNIL a donné son autorisation pour le déploiement de cette infrastructure.

    8,6 millions de séjours hospitaliers intégrés dans DataSTAN

    DataSTAN agrège des données pseudonymisées issues des logiciels métiers du CHRU de Nancy, couvrant les séjours hospitaliers depuis 2014. À ce jour, plus d’1 million de patients et 8,6 millions de séjours y sont intégrés. L’objectif est de mettre ces données à disposition pour mieux comprendre les maladies, développer des outils de prévention et améliorer l’organisation des soins. L’entrepôt doit permettre à des équipes formées d’exploiter ces données pour des projets de recherche précis :

    • Analyse de trajectoires de soins.
    • Identification de facteurs de risque.
    • Développement de solutions d’IA appliquées au diagnostic ou au dépistage.

    Toutes les extractions de données sont anonymisées, et l’hébergement se fait en interne. Le CHRU prévoit également la mise en ligne d’un portail de transparence. Accessible depuis son site Internet, ce dernier donnera au public un aperçu des projets de recherche en cours utilisant DataSTAN, en détaillant leurs objectifs et leurs résultats. Le droit d’opposition est bien sur garanti à chaque patient, sans justification à fournir et sans conséquence sur sa prise en charge.

  • IA : Télésanté & Numérique en santé livre neuf préconisations

    L’IA “transforme la cognition, redistribue l’attention, et déplace la responsabilité”. Par conséquent le risque est qu’à force de lui déléguer des tâches, on finisse par déléguer une partie de ce que les professionnels “sont capables de penser”. Or “la responsabilité médicale, la décision clinique, la cognition, ne peuvent être déléguées”. “Décider, est un acte intellectuel et moral, pas un simple calcul”, de sorte que l’humain “doit rester le maitre”.

    Le texte invite à considérer l’IA “pour ce qu’elle est” à savoir un “assistant virtuel”, voire un “interne virtualisé” en phase de maturation, “un collaborateur sans conscience”.  Il cite le psychologue suisse Jean Piaget pour qui l’intelligence, “n’est pas ce que l’on sait,” mais “ce que l’on fait quand on ne sait pas”.

    Prévenir la perte de compétence 

    Le think tank juge indispensable de “développer et conserver les compétences cliniques analytiques” à savoir l’analyse sémiologique, l’élaboration d’un diagnostic différentiel, la capacité à justifier une décision thérapeutique, la lecture non assistée d’examens (imagerie, ECG, biologie). Pour accompagner cette préconisation, il envisage des “indicateurs de compétence et de perte de compétence, performants sans être intrusifs, permettant de suivre l’éventuel impact de l’automatisation sur l’apprentissage”.

    La formation à l’IA doit s’axer vers des compétences spécifiques mais aussi sur la vigilance de l’esprit critique et la qualité d’interprétation des résultats, avec préservation des savoir-faire humain : cette approche devra être intégrée aux enseignements fondamentaux de tous les métiers de la santé, en formation initiale, comme en formation continue. A cet égard une pédagogie innovante autour de l’IA en santé s’impose comme une nécessité.

    Un “indice d’acceptabilité professionnelle”

    Pour “éclairer la boîte noire de l’IA générative”, le think tank propose de créer un indice d’acceptabilité professionnelle (IAP) porté par des sociétés savantes, pour “orienter les choix d’outils dans les équipes”. Simple et mesurable, utilisable par tous, il serait facilement mis à jour, permettant de comparer les outils selon plusieurs critères : lisibilité, explicabilité, fiabilité perçue, charge cognitive induite, niveau de délégation accepté, Ecoscore.

    Le think tank demande d’intégrer dans le code de déontologie l’obligation d’informer sur l’usage d’une IA dans la décision de soin proposée, et d’inscrire l’information sur l’IA dans les recueils de consentement et les supports d’information. Pour lui cette transparence “contribue à prévenir la défiance et à maintenir un cadre éthique compatible avec l’autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance, et la justice”.

    En tant que patient, il est recommandé de “douter, vérifier, contextualiser” et notamment de ne pas “surestimer les capacités” de l’IA et de réaliser que les applications actuelles en santé “s’apparentent, en l’état, à des expériences en conditions réelles menées sans consentement explicite”. On ne doit pas non plus “ignorer les intérêts économiques sous-jacents”.

    Intégrer la sobriété numérique

    Pour  “intégrer la sobriété numérique et une évaluation environnementale dans les cahiers des charges, conformément à la loi ‘climat et résilience’”, le think tank souligne que l’enjeu est d’utiliser l’IA en santé “là où son bénéfice clinique dépasse son coût énergétique” avec des modèles “ayant une dépense énergétique adapté à la tâche demandée”, et mutualiser les infrastructures, dans “l’esprit du RGPD” qui impose de limiter les données traitées à ce qui est strictement nécessaire au résultat attendu. Il faudra à cet égard “exiger que les Conditions Générales d’Utilisation d’une application d’IA informent clairement l’usager sur l’empreinte environnementale de l’outil” et rendre obligatoire une évaluation du rapport bénéfice/impact carbone dans les projets et appels d’offres IA, avec par exemple, un “éco- score” automatique associé à chaque requête.

    Le Think tank exige une “traçabilité Humaine” dans toute décision assistée par IA, estimant que la fraternité et la dignité impliquent de ne pas substituer les métiers du soin par des agents artificiels dans les situations relationnelles critiques. “L’humain doit garder le premier et le dernier kilomètre de la réflexion” conclut-il.

     

  • Nouvelle génération de scanners de lames pour la pathologie numérique

    Microscopie optique : limites et pénuries

    Le diagnostic histopathologique reste central dans la prise en charge des cancers, confronté à une charge sanitaire mondiale croissante.

    Grundium développe sa solution pour pallier les contraintes de la microscopie optique traditionnelle.

    • Seulement ~3 % des services correctement dotés, 78 % de postes vacants.
    • Délais diagnostiques souvent ≥ 7 jours (jusqu’à ~18 jours).
    • Coûts unitaires élevés : ≈ 45 € par test histopathologique.

    Partage immédiat des images et intégration fluide aux outils d’IA

    Le nouveau scanner Ocus M20 permet un partage immédiat des images et une intégration fluide aux outils d’IA, accélérant le diagnostic in vitro.

    Une numérisation de lames en moins d’une minute

    Grundium propose un scanner mono-axe compact, conçu pour les laboratoires à forte activité et les plateformes de télépathologie.

    • Numérisation d’une lame en < 1 minute avec disponibilité > 99 %.
    • Qualité d’image adaptée au diagnostic courant et intégration aux flux numériques.
    • Concordance diagnostique > 95 %.

    La solution cible les laboratoires hospitaliers, plateformes de télépathologie et structures à ressources limitées. Elle accompagne la diffusion de la pathologie numérique en routine.

     

  • Les Hôpitaux Confluence (Val-de-Marne) lancent leur EDS avec codoc

    1,5 million de patients, 4,2 millions de comptes rendus

    Le groupement en attend également une amélioration de ses pratiques professionnelles et de son pilotage médico-économique. Cet EDS a été réalisé en partenariat avec codoc, société française spécialisée dans la valorisation des données de santé.

    E-Confluence permet désormais de regrouper de manière sécurisée des données administratives, médicales, biologiques, d’imagerie, de comptes rendus et de prescriptions relatives à des patients ayant consulté ou ayant été hospitalisés dans ces deux établissements. L’entrepôt fait converger ces données, issues des différents logiciels utilisés, dans une seule et même base.  Ce mois de janvier 2026, il contient des données relatives à 1,5 million de patients et 3,9 millions de séjours, ainsi que 4,2 millions de comptes rendus 7,2 millions de données de biologie, et 1,2 million de données de PMSI. L’EDS dispose d’un historique depuis 2019.

    Il s’agira grâce à l’EDS de réaliser davantage de recherches, études ou évaluations dans le domaine de la santé, mais aussi d’améliorer le fonctionnement d’outils d’aide au diagnostic ou à la prise en charge médicale, de réaliser des études de faisabilité d’essais cliniques, de produire des indicateurs et d’améliorer le pilotage stratégique des établissements, sous la responsabilité du médecin responsable de l’information médicale. Le groupement prévoit notamment des analyses médico-économiques de parcours de soins ainsi que des évaluations de la qualité et de la pertinence des prises en charge. L’EDS permettra également d’améliorer la qualité de l’information médicale ou l’optimisation du codage dans le cadre du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI).

    E-Confluence sera accessible uniquement aux personnes habilitées : professionnels de santé, chercheurs et statisticiens des Hôpitaux Confluence, techniciens et ingénieurs responsables de la maintenance de l’EDS. Le groupement souligne que les données de l’EDS sont stockées en France, chez un hébergeur certifié hébergeur de données de santé.

    Les patients ont la possibilité de s’informer sur les différentes recherches menées par les équipes de Confluence, et auxquelles ils seraient susceptibles de participer en se connectant sur une plateforme dédiée :  https://exercicedesdroits.chicreteil.fr.