Actualité

  • UK : les investissements en capital-risque dans les biotech progressent de 44 % au 3e trimestre

    Selon un rapport publié par la BioIndustry Association (BIA) et relayé par pharmaphorum le 26 octobre 2026, les biotech britanniques ont levé 270 millions de livres (323 millions d’euros) au troisième trimestre 2026, portant le total annuel à 2,8 milliards de livres (3,35 milliards d’euros). Cette dynamique repose notamment sur les investissements dans les entreprises associant biotechnologies et IA.

    Les investissements en capital-risque dans les biotechnologies ont donc progressé de 44 % (par rapport au troisième trimestre 2025), à contre-courant du recul observé dans l’ensemble des secteurs industriels du pays.

    La convergence entre IA et sciences de la vie attire au Royaume-Uni les géants du numérique et les investisseurs américains. Mais ce capital reste concentré sur quelques grands tours et débouche surtout sur des rachats par des groupes étrangers.

    Les géants du numérique misent sur l’IA appliquée à la biologie

    La plus importante du trimestre est la série C de 104 M£ (124 millions d’euros) de Basecamp Research, destinée à entraîner de nouveaux modèles d’IA. Le directeur général de la BIA, Chris Molloy, cite aussi deux investissements récents de NVIDIA dans les start-up londoniennes Prima Mente et Boltz Bio.

    Sans introduction en bourse, la sortie passe par le rachat

    Aucune biotech britannique n’est entrée en bourse depuis 17 trimestres. Les financements complémentaires de sociétés cotées n’ont atteint que 151 M£ au troisième trimestre, dont 130 M£ levés par Silence Therapeutics sur le Nasdaq. Faute de financement, les biotechs les plus avancées trouvent leur issue dans une cession à un grand laboratoire. La valeur créée par la recherche britannique profite à des actionnaires étrangers.

    Un total record qui repose largement sur une seule opération

    La série B de 1,6 Md£ d’Isomorphic Labs représente à elle seule plus de la moitié des 2,8 Md£ levés depuis janvier. Chris Molloy relève surtout que les tours de taille intermédiaire se sont raréfiés et que l’amorçage est tombé à 12 M£ sur quatre opérations. Les jeunes sociétés financées aujourd’hui sont celles qui lèveront des montants importants demain : un amorçage faible fragilise toute la chaîne.

    Faire réinvestir le capital national, un enjeu de politique publique

    Selon la BIA, la science britannique attire des capitaux étrangers spécialisés, mais trop peu d’investisseurs britanniques y participent. Face à ces difficultés, la BIA appelle le gouvernement britannique à renforcer les crédits d’impôt recherche, à faciliter l’accès des entreprises aux infrastructures de R&D et à encourager le réinvestissement des capitaux dans l’écosystème national.

    Source : Pharmaphorum, relais du rapport de la BioIndustry Association, le 26 octobre 2026 – fiabilité : presse

  • L’Ordre des pharmaciens place l’IA et l’interopérabilité au cœur de ses propositions pour 2027

    L’Ordre national des pharmaciens a publié, le 27 octobre 2026, 33 propositions en vue de la présidentielle 2027. Plusieurs concernent la transformation numérique du secteur pharmaceutique, notamment l’interopérabilité des logiciels et une IA de prévention placée sous supervision humaine.

    L’interopérabilité, priorité soutenue par la profession

    Selon l’Ordre, les logiciels doivent mieux communiquer avec le Dossier pharmaceutique, le DMP et l’ordonnance numérique, dans la perspective de l’espace européen des données de santé. Lors d’un retour d’hospitalisation, chaque professionnel doit disposer de la même liste de traitements pour éviter erreurs et doublons. Cette proposition figure parmi les quatre plus soutenues lors de la consultation, dont 93 % des répondants étaient pharmaciens.

    Utiliser l’IA pour personnaliser les messages de prévention

    L’Ordre propose de généraliser la délivrance de messages de prévention personnalisés en officine et en laboratoire de biologie médicale grâce à l’IA. Une IA générerait des messages adaptés à l’âge, aux facteurs de risque et aux résultats biologiques du patient, à partir du Dossier pharmaceutique, du DMP et des recommandations des autorités. Le pharmacien délivrerait ensuite ces messages au patient. L’Ordre fait de cette supervision humaine une condition. Le document ne décrit pas de déploiement de ce cas d’usage.

    Enfin, l’Ordre recommande de former les pharmaciens au contrôle des outils d’IA et à l’accompagnement des patients utilisant des IA génératives pour obtenir des informations médicales.

    Ces propositions ont été soumises à une consultation publique du 20 mai au 10 juin 2026, à laquelle 1 149 personnes ont participé.

    Source : Ordre national des pharmaciens, communication du 27 octobre 2026 – fiabilité : déclarative

  • Tiers payant : 3Pay rachète MoneyTrack pour vérifier la couverture de l’assuré avant le paiement

    La fintech lyonnaise 3Pay, qui propose une carte de paiement réservée aux dépenses de santé, a repris les actifs et les neuf salariés de MoneyTrack, spécialiste du contrôle des paiements, selon Maddyness le 16 octobre 2026. L’opération, dont le montant n’est pas communiqué, s’accompagne d’une levée de fonds de 1,5 M€, la deuxième de l’entreprise.

    Supprimer l’avance de frais

    Fondée en 2020 par Jérémy Benhaïm, 3Pay vise les paiements entre assurés, professionnels de santé et assureurs. Sa carte, adossée au réseau Mastercard, s’utilise chez les soignants équipés d’un terminal de paiement : le patient règle sa consultation ou ses soins sans avancer la part prise en charge par son assurance.

    MoneyTrack, fondée en 2018 par Christophe Doré avec le soutien de Truffle Capital, a développé une technologie qui vérifie des conditions avant qu’un paiement soit débloqué. Selon l’article, elle travaille avec quatre mutuelles, dont elle traite les données de plus de 300 000 bénéficiaires. Avec cette technologie, 3Pay veut vérifier en temps réel les garanties de l’assuré avant chaque paiement et repérer les anomalies ou actes fictifs avant tout versement.

    Au-delà de la santé

    3Pay lance Tyris, une offre destinée à l’assurance automobile et habitation, et vise l’Espagne, l’Italie, la Belgique et le Luxembourg. Les investisseurs cités sont Truffle Capital, Accurafy et Side Angels.

    Pour les complémentaires santé, le contrôle avant paiement devient un argument antifraude autant qu’un service à l’assuré.

    Source : Maddyness, article du 16 octobre 2026 – fiabilité : presse

  • Trophées de l’AP-HP : 18 projets primés, dont une IA de codage des diagnostics

    L’AP-HP a remis le lundi 5 octobre 2026 ses Trophées Patients à 13 initiatives destinées à améliorer la qualité de vie et l’expérience des patients. Le 9 octobre, lors de sa deuxième journée de la donnée de santé, elle a décerné ses Trophées de la donnée à cinq projets. Parmi eux figure une intelligence artificielle d’aide au codage des diagnostics.

    Au vu de leurs intitulés, la plupart des Trophées Patients portent sur l’accompagnement plutôt que sur la technologie : soutien aux aidants en gériatrie, suivi après la réanimation, médiation animale, livres pour enfants. Ils signalent des besoins mal couverts, notamment au retour à domicile.

    Codage des diagnostics : une IA développée en interne

    Selon l’AP-HP, l’outil primé, porté par l’ingénieur Perceval Wajsburt, vise à faciliter le codage. Son intérêt tient aussi à son mode de production : l’établissement conçoit lui-même un outil. L’AP-HP avait engagé en 2019 un partenariat d’innovation sur le codage automatisé des séjours courts, qui représentaient 43 % de ses séjours en 2018.

    Télésurveillance : une alerte utile suppose une réponse rapide

    À l’hôpital Broca, le projet primé suit à distance des patients âgés insuffisants cardiaques et leur garantit une consultation d’urgence sous 24 heures (une alerte n’évite une hospitalisation que si un médecin peut rapidement voir le patient). Ce type de suivi est remboursé dans le droit commun depuis le 1er juillet 2023. Le cadre financier existe ; l’enjeu porte désormais sur l’organisation de la réponse clinique.

    Des données au service du parcours de soins

    La catégorie « Impact pilotage & appui aux soins » distingue des usages utiles au fonctionnement quotidien de l’hôpital. Son lauréat, ObésiTri, conçu par le Dr Pierre Bel Lassen, vise à faciliter l’orientation des patients vers une consultation spécialisée d’obésité. L’enjeu est de mieux orienter pour éviter les rendez-vous inadaptés et libérer des créneaux pour les patients qui relèvent du spécialiste.

    L’entrepôt de données, actif stratégique de l’AP-HP

    Le programme HeMaPreg-SNDS du Dr Rudy Birsen vise à mieux comprendre l’impact des cancers du sang pendant la grossesse. Son intitulé fait référence au Système national des données de santé. Croiser les données hospitalières et nationales permet d’étudier des situations trop rares pour être observées dans un seul établissement. Selon l’AP-HP, son entrepôt réunissait en 2023 plus de 14 millions d’identités patients.

    Source : AP-HP, annonces des Trophées Patients et des Trophées de la donnée (21 octobre 2026) – fiabilité : officielle

  • Parallel rachète Methodim et étend son IA de codage au SMR, à l’HAD et à la psychiatrie

    Parallel, fondée en 2025 par Paul Lafforgue et Chris Rydahl, a d’abord automatisé le codage en MCO (médecine, chirurgie, obstétrique), directement dans les logiciels hospitaliers. Elle avait levé 20 M€ en mars 2026 et équipé le DIM du CHRU de Tours en septembre. Avec Methodim, elle couvre aussi les soins médicaux et de réadaptation (SMR), l’hospitalisation à domicile (HAD) et la psychiatrie, dont les règles de codage diffèrent. La récente réforme du financement des SMR a modifié la façon dont ces séjours sont codés et payés.

    Methodim a été fondée en 2017 par Florence Perret, médecin DIM (département d’information médicale, service chargé du codage), et Jean-Christophe Pellevoizin, ancien directeur des systèmes d’information. Elle n’a jamais levé de fonds. Son équipe rejoint Parallel.

    Deux produits annoncés

    PRODIM reste disponible pour les clients actuels. Les deux équipes préparent un outil d’optimisation du codage SMR fondé sur l’IA générative et un assistant destiné aux équipes DIM et aux directions pour analyser et piloter l’activité. Aucun calendrier n’est donné. « Derrière chaque séjour codé, il y a un patient et un parcours de soins qui doivent être décrits fidèlement », déclare Paul Lafforgue, cofondateur et directeur général de Parallel, pour qui les médecins DIM pourront se concentrer sur l’expertise médicale et l’accompagnement des équipes soignantes.

    Pour les DIM hors MCO, l’IA de codage arrive par un outil qu’une partie d’entre eux utilise déjà.

    Source : Parallel, communication du 19 octobre 2026 – fiabilité : déclarative

  • Allemagne : Susanne Ozegowski, ex-cheffe du numérique en santé, tire les leçons du dossier patient

    Allemagne : Susanne Ozegowski, ex-cheffe du numérique en santé, tire les leçons du dossier patient

    Susanne Ozegowski a dirigé d’avril 2022 à décembre 2025 la division « Numérique et innovation » du ministère fédéral allemand de la Santé. À ce poste, elle a piloté le déploiement national de l’ordonnance électronique et du dossier patient électronique, les deux piliers de la numérisation du système de santé allemand. Invitée le 9 octobre 2026 à la deuxième Journée de la donnée de santé de l’AP-HP, elle a expliqué comment l’Allemagne a organisé le partage des données entre soignants, leur réutilisation pour la recherche et les obligations imposées aux éditeurs de logiciels. Son intervention vaut pour la France, qui poursuit les mêmes objectifs avec Mon espace santé et le Health Data Hub.

    Un dossier patient électronique ouvert par défaut

    Le dossier patient électronique allemand (elektronische Patientenakte, ePA) est désormais créé pour chaque assuré, sauf refus de sa part. Selon les chiffres présentés par Susanne Ozegowski, 65 millions de personnes en disposent. Médecins, pharmacies et hôpitaux y accèdent lorsque le patient présente sa carte d’assurance maladie. Les ordonnances électroniques, soit 1,5 milliard de prescriptions, alimentent automatiquement la liste des médicaments du patient. Un plan de médication doit compléter le dispositif.

    Pour l’ancienne responsable, la réussite tient d’abord à la méthode : la stratégie a été construite avec l’ensemble des acteurs du système de santé, et pas seulement avec les hôpitaux.

    L’interopérabilité imposée comme condition d’accès au marché

    Les logiciels des cabinets médicaux, des hôpitaux et des éditeurs ne se parlaient pas. Les autorités allemandes ont donc rendu les exigences d’interopérabilité contraignantes. « Désormais, si vous ne respectez pas les exigences d’interopérabilité, vous ne pourrez plus opérer sur le marché », a-t-elle expliqué.

    L’Allemagne a aussi revu les conditions de réutilisation des données. Le centre de données de recherche en santé (Forschungsdatenzentrum Gesundheit, présenté sous le nom de Health Data Lab) rassemble les données de remboursement de près de 90 % de la population, celle couverte par l’assurance maladie publique. Enrichies par les ordonnances électroniques, ces données sont accessibles selon la finalité du projet, et non selon le statut public ou privé du demandeur.

    Sécurité, souveraineté et confiance : les chantiers ouverts

    Plusieurs difficultés demeurent. Certains cabinets médicaux conservent leurs données sur leurs propres serveurs. Le recours à des fournisseurs américains soulève des questions de souveraineté. L’absence d’identifiant unique et permanent complique le rapprochement des informations d’un même patient.

    L’IA illustre les limites actuelles : une analyse des parcours de millions de patients n’a pas abouti, faute de données suffisamment structurées et d’outils adaptés, notamment de grands modèles de langage. Susanne Ozegowski a enfin insisté sur la confiance : la population allemande serait plus attachée au médecin qu’elle connaît qu’au système de santé dans son ensemble.

    Source : AP-HP, deuxième Journée de la donnée de santé, keynote de Susanne Ozegowski du 9 octobre 2026 (vidéo) – fiabilité : officielle ; parcours de l’intervenante d’après le Deutsches Ärzteblatt, 13 novembre 2025 – fiabilité : presse

  • CHU de Montpellier : une IA prépare lettre de liaison, ordonnances et codage à la sortie du patient

    Le CHU de Montpellier a présenté, le 8 octobre 2026, un assistant d’IA baptisé « kit de sortie », développé dans le cadre de son programme Alliance Santé IA. À partir de l’entretien de sortie mené par le professionnel, l’outil préparerait trois choses : les documents remis au patient (lettre de liaison, ordonnances, consignes), les informations de codage PMSI (programme de médicalisation des systèmes d’information) nécessaires à la facturation, et des données réutilisables pour la recherche après validation. En parallèle, l’École de la Transformation Hospitalière du CHU a lancé, les 11 et 21 septembre, « la Comète », une communauté « IA & métiers hospitaliers » de 300 professionnels volontaires chargés de tester les outils, d’apporter leur expertise et de relayer l’information dans les services.

    Un cas d’usage adossé à une obligation déjà mesurée

    Depuis le décret n°2016-995 du 20 juillet 2016, la lettre de liaison doit être remise au patient le jour de sa sortie et adressée au médecin traitant. La Haute Autorité de santé (HAS) en évalue la qualité au moyen de l’indicateur QLS (HAS, fiche descriptive QLS MCO 2025). C’est ce qui distingue ce projet : il cible une tâche encadrée par la réglementation et déjà suivie par un indicateur national. L’établissement pourra donc comparer la situation avant et après l’outil sans construire de nouvelle mesure. Les comptes rendus seraient disponibles plus rapidement et transmis automatiquement aux médecins de ville.

    Une même saisie pour le soin, la facturation et la recherche

    Le principe consiste à exploiter une seule fois l’information recueillie lors de l’entretien. Ce choix dépasse le service de soins : le codage PMSI détermine une partie des recettes de l’établissement, et la qualité des données conditionne leur réutilisation en recherche. Le communiqué précise que ces données ne seraient exploitables qu’« une fois validées ». D’autres CHU explorent la même voie : par exemple l’automatisation du codage figure au programme 2026 de l’entrepôt de données de santé de l’AP-HP.

    La Comète, une méthode d’appropriation en trois rôles

    Les membres de la Comète choisissent leur niveau d’engagement :

    • Tester les outils en avant-première (« Je pratique »).
    • Apporter leur expertise en ateliers (« Je participe »).
    • Ou relayer l’information dans leur service (« Je partage »).

    Graduer l’implication permet à chacun de contribuer selon sa disponibilité.

    Alliance Santé IA bénéficie de 14,9 millions d’euros au titre de France 2030.

    Source : CHU de Montpellier, communiqué de presse du 8 octobre 2026 – fiabilité : déclarative

  • États-Unis : GE HealthCare confirme le rachat de SOFIE Biosciences pour 945 M$

    GE HealthCare a annoncé le 5 octobre 2026 un accord définitif pour racheter SOFIE Biosciences au fonds Trilantic North America, pour 945 millions de dollars en numéraire. L’opération confirme des discussions révélées le 13 septembre 2026 par le Financial Times, repris par Reuters, qui évoquait alors un prix d’environ 1 milliard de dollars. Ce sous-traitant de production de traceurs pour la tomographie par émission de positons (TEP) lui apporterait 15 sites équipés de 21 cyclotrons, un site dédié à la théranostique et les droits américains du traceur FAPI-74, en phase III, pour une finalisation attendue au premier semestre 2027.

    Selon le communiqué, les radiopharmaceutiques marqués au fluor 18 ont une demi-vie de 110 minutes : leur radioactivité diminue de moitié en moins de deux heures. Ils sont donc fabriqués chaque jour près des services de médecine nucléaire. C’est ce « dernier kilomètre » que vise GE HealthCare. En France, Curium PET France exploiterait 12 sites de ce type. La vigilance porte sur la dépendance à quelques fournisseurs.

    FAPI-74, chaîne théranostique, consolidation : GE HealthCare veut renforcer sa présence dans l’imagerie et le traitement du cancer

    GE HealthCare entend renforcer sa position dans l’imagerie et le traitement du cancer avec cette acquisition. L’opération lui permettrait d’obtenir les droits américains sur le FAPI-74, un traceur déjà sous licence dans le reste du monde, actuellement évalué en phase III pour les cancers gastro-œsophagiens et du pancréas. Le groupe pourrait ainsi proposer une offre couvrant toute la chaîne de la théranostique, qui associe imagerie des tumeurs et traitement radioactif : production des traceurs, équipements d’imagerie, logiciels et infrastructures de traitement. Déjà présent dans les radiopharmaceutiques en Europe et au Japon, GE HealthCare cherche aussi à développer ses revenus récurrents grâce aux traceurs utilisés lors de chaque examen, contrairement aux équipements vendus ponctuellement. Cette stratégie pourrait simplifier l’organisation des établissements de santé, mais aussi réduire leur choix de fournisseurs et renforcer la concurrence pour les fabricants d’équipements d’imagerie.

    SOFIE continuerait de produire pour ses clients, y compris des traceurs d’autres fournisseurs, et GE HealthCare de travailler avec d’autres sous-traitants.

    Source : GE HealthCare, communiqué de presse (5 octobre 2026) – fiabilité : déclarative

  • Tandem Health lance Sovereign Health pour héberger son assistant médical IA chez Scaleway

    Tandem Health a lancé, le 19 octobre 2026, Sovereign Health, une offre conçue avec Scaleway, le fournisseur de cloud et d’IA du groupe iliad.

    Elle permet aux soignants de faire fonctionner l’assistant médical de Tandem sur un cloud de propriété européenne : les données des patients y sont stockées et les comptes rendus y sont générés par des modèles d’IA à poids ouverts que l’éditeur héberge et exploite lui-même.

    Tandem présente l’offre comme la première étape d’un engagement plus large, adossé à une levée de 100 millions de dollars en série B. Annoncée le 14 septembre 2026, cette levée serait le premier investissement du fonds dans l’IA en santé.

    Les modèles à poids ouverts sont des modèles dont les paramètres sont publiés : un éditeur peut donc les installer sur l’infrastructure de son choix au lieu de passer par le service d’un tiers. Selon Tandem, utilisés avec son système, ils obtiendraient des résultats comparables à ceux des modèles de pointe.

    Toujours selon l’entreprise, ses trois produits restent marqués CE comme dispositifs médicaux de classe IIa au titre du règlement européen relatif aux dispositifs médicaux, et les intégrations avec plus de 130 logiciels de dossier patient informatisé sont conservées.

    Le choix du partenaire fait écho à une décision publique. Scaleway a été retenu le 23 avril 2026 pour héberger le Health Data Hub, l’entrepôt national des données de santé destiné à la recherche, avec une migration attendue entre fin 2026 et début 2027.

    Scaleway est certifié hébergeur de données de santé (HDS) depuis juillet 2024, mais sa qualification SecNumCloud, délivrée par l’ANSSI et qui atteste notamment de cette protection, est en cours et n’a pas encore été accordée.

    Source : Tandem Health, communiqué du 19 octobre 2026 – fiabilité : déclarative

  • EHDS : la Commission européenne consulte sur trois modèles communs d’accès aux données de santé

    EHDS : la Commission européenne consulte sur trois modèles communs d’accès aux données de santé

    La Commission européenne a ouvert le 16 octobre 2026 une consultation publique, jusqu’au 13 novembre, sur trois projets de modèles communs de demande et d’autorisation d’accès aux données de santé. Ces modèles sont prévus par le règlement sur l’espace européen des données de santé (EHDS), qui fixe le cadre juridique de la réutilisation des données de santé à l’échelle européenne. Ils doivent traduire ses règles en procédures applicables de la même manière dans tous les États membres.

    Trois modèles pour encadrer les demandes d’accès

    Le premier document concerne les demandes d’accès aux données de santé. Il doit permettre aux candidats d’expliquer les données recherchées et les modalités de leur utilisation, qu’il s’agisse de données anonymisées ou pseudonymisées consultées dans un environnement de traitement sécurisé.

    Le deuxième modèle porte sur les autorisations d’accès aux données de santé. Il vise à formaliser les données accessibles, les opérations de traitement permises et les conditions auxquelles elles sont soumises.

    Le troisième concerne les demandes visant à obtenir des résultats statistiques anonymisés, sans accéder directement aux données sous-jacentes. Cette procédure distingue ainsi l’accès aux données elles-mêmes de l’obtention de résultats agrégés.

    Des procédures à éprouver avant leur mise en œuvre

    Au-delà du contenu des formulaires, la consultation doit permettre d’évaluer leur facilité d’utilisation et leur capacité à limiter les démarches redondantes. La Commission invite notamment les chercheurs, les innovateurs et les autorités publiques à se prononcer sur la clarté des documents, leur proportionnalité et leur facilité de traitement.

    L’enjeu est opérationnel : des modèles harmonisés doivent rendre les demandes plus prévisibles d’un pays à l’autre, sans ajouter de complexité inutile aux démarches des organismes qui souhaitent réutiliser des données de santé. Ces documents contribueront ainsi à la mise en pratique du volet « utilisation secondaire » de l’EHDS.

    Les acteurs concernés peuvent transmettre leurs observations jusqu’au 13 novembre 2026 à minuit, heure de Bruxelles, sur la page de consultation de la Commission européenne. Leurs retours doivent contribuer à vérifier que ces modèles sont adaptés aux réalités du terrain avant leur mise en œuvre.

    Source : Commission européenne, consultation publique ouverte le 16 octobre 2026 – fiabilité : officielle