Actualité

  • Le Fitbit Edge de Google suivra les tendances de pression artérielle et de résistance à l’insuline

    Google a annoncé le 12 octobre 2026 le Fitbit Edge, un bracelet d’activité proposé à 179,99 € et disponible en magasin à partir du 27 octobre. Il intègre les fonctionnalités Health Guardian, qui suivraient en arrière-plan les tendances de pression artérielle et de résistance à l’insuline. Leur interprétation par Google Health Coach est réservée à l’abonnement Google Health Premium.

    Des indicateurs estimés, et non mesurés

    Le bracelet ne dispose ni de brassard tensionnel ni de prélèvement sanguin. Les tendances affichées sont calculées par algorithme à partir de ses capteurs : fréquence cardiaque, température cutanée et variabilité de la fréquence cardiaque.

    Selon les mentions associées au produit, ces fonctions ne visent pas à poser un diagnostic et ne doivent pas servir à ajuster un traitement.

    L’appareil collecte les données et l’abonnement en fournit la lecture. Selon Google, le coach aiderait l’utilisateur à interpréter les changements et lui proposerait des conseils de mode de vie. Il lui donnerait aussi « les clés pour échanger avec son médecin ».

    Ce modèle rapproche Google du marché de la prévention. L’entreprise ne vend plus seulement un capteur, mais un service d’accompagnement fondé sur des indicateurs de santé.

    Des indicateurs à connotation clinique deviennent accessibles dans un bracelet à moins de 200 €. Des patients pourraient présenter ces données en consultation, alors que Google les classe dans le bien-être et non dans le diagnostic.

    Trois mois d’abonnement sont offerts à l’achat.

    Source : Google, billet de blog (12 octobre 2026) – fiabilité : déclarative.

  • Téléradiologie : Docaposte Santé relie son RIS au réseau de 350 radiologues de Medin+

    Depuis M-RIS, le centre demandeur transmet sa demande à CONNECT’IN avec les informations nécessaires, sans ressaisie par le secrétariat, le manipulateur ou le médecin. Medin+ choisit le radiologue adapté dans son réseau. Celui-ci interprète les images à distance, et le compte rendu revient dans l’environnement de travail du centre. CONNECT’IN couvre la téléradiologie d’urgence ou programmée, la médecine nucléaire à distance et la téléophtalmologie.

    L’intégration est proposée sans surcoût ; seules des prestations d’installation restent à la charge des établissements. Docaposte Santé équipe des centres publics et privés avec M-RIS, M-PACS (archivage et diffusion des images) et M-Viewer (visualisation).

    Un réseau qui multiplie les intégrations

    Les deux partenaires justifient l’accord par la démographie tendue des radiologues, les exigences de la permanence des soins et le besoin de surspécialisation. Medin+ avait déjà conclu en 2024 un partenariat avec Milvue, éditeur d’IA en radiologie.

    Pour les plateaux d’imagerie équipés de M-RIS, le recours à la téléradiologie devient une fonction du logiciel existant plutôt qu’un projet d’interface à financer.

    Source : Docaposte Santé, communiqué (7 octobre 2026) – fiabilité : déclarative.

  • Mon espace santé : 5 à 6 millions de documents déposés chaque mois par les hôpitaux

    Ce que la certification vérifie

    Le référentiel de certification HAS version 2027 prévoit que la lettre de liaison soit versée dans Mon espace santé le jour de la sortie, sauf opposition du patient. Il demande aussi à l’établissement d’améliorer ses pratiques à partir d’indicateurs de complétude et de qualité des documents versés. Le référentiel 2025 reste applicable jusqu’au 31 décembre 2026.

    La fiche de France Assos Santé détaille trois attendus. Le patient est informé de l’usage de Mon espace santé et peut s’y opposer. Il connaît ses consignes de suivi grâce à la lettre de liaison déposée. L’établissement évalue l’usage du service, transmet les résultats à la commission des usagers (CDU) et propose un plan d’action.

    Le rôle des représentants des usagers

    France Assos Santé invite les représentants des usagers à rassembler, avant la visite, les plaintes liées à Mon espace santé et à repérer les services où la transmission des lettres de liaison pose problème. La fiche rappelle que les accès des professionnels sont tracés, horodatés et consultables par le patient. Elle note que l’accord du patient est présumé pour toute l’équipe de soin, dont les contours restent « flous dans les faits ».

    Pour les établissements, le dépôt de la lettre de liaison le jour de la sortie devient un point contrôlé en visite, mesuré par des indicateurs et suivi par les usagers.

    Source : France Assos Santé, fiche repère (2 octobre 2026) – fiabilité : déclarative ; HAS, référentiel de certification des établissements de santé, version 2027 – fiabilité : officielle.

  • Journée des données de santé de l’AP-HP : cinq projets récompensés pour leurs usages de la donnée

    Journée des données de santé de l’AP-HP : cinq projets récompensés pour leurs usages de la donnée

    Les cinq projets distingués lors de la deuxième Journée des données de santé de l’AP-HP du 9 octobre 2026 couvrent des usages variés de la donnée. Le docteur Alexis Guédon porte TACTIC GCA, qui vise à mieux prévenir les complications cardiovasculaires liées à la maladie de Horton. Le docteur Rudy Birsen est associé à HemaPreg-SNDS, consacré aux cancers du sang pendant la grossesse. Obésitri, porté par le docteur Pierre Bel Lassen, doit faciliter l’orientation des patients vers les consultations spécialisées d’obésité.

    Deux autres initiatives portent sur le fonctionnement hospitalier. Perceval Wajsbürt développe un usage de l’IA pour faciliter le codage des diagnostics, avec l’objectif de dégager du temps pour les professionnels et d’améliorer la qualité des données. Enfin, le projet Chocs-QUAPIC – porté notamment par les docteurs Claire Roy et Bastien Genet, ainsi que par Tiphanie Ailleaume et Monique Molongi – étudie l’organisation des soins en gériatrie afin d’améliorer la prise en charge des patients âgés.

    Zoom sur le projet HemaPreg-SNDS qui exploite les données nationales pour éclairer les décisions médicales

    L’étude HemaPreg illustre la contribution des données de santé à la connaissance de situations cliniques rares. Publiés dans The Lancet Haematology, ses résultats reposent sur le Système national des données de santé (SNDS). Les chercheurs ont analysé 9 996 523 grossesses terminées en France entre 2012 et 2022, identifiant 1 366 cancers hématologiques associés à la grossesse : 413 diagnostiqués pendant celle-ci et 953 dans les douze mois suivant son terme.

    Les résultats documentent des risques importants : la morbidité maternelle sévère concernait 26,2 % des grossesses étudiées avec un diagnostic pendant la grossesse, contre 1,5 % dans le groupe de référence. Les naissances prématurées représentaient 45,2 % des naissances dans ce groupe, contre 6,6 % dans le groupe de référence. En revanche, l’étude n’a pas observé de différence significative de survie globale entre les femmes diagnostiquées pendant la grossesse et celles diagnostiquées dans l’année suivante.

    Cette étude montre comment l’exploitation de données recueillies à l’échelle nationale peut documenter des pathologies peu fréquentes et contribuer à éclairer les décisions médicales. Pour ces situations complexes, les auteurs soulignent l’importance d’une prise en charge spécialisée et pluridisciplinaire.

    Source : AP-HP, Journée des données de santé du 9 octobre 2026 (couverte par HTI) – fiabilité : déclarative ; The Lancet Haematology (2024) – fiabilité : publication évaluée par les pairs.

  • Biosimilaires : des logiciels de prescription imposent encore la marque, admet le président du Leem

    Lors d’un « Café Nile » organisé le mercredi 7 octobre 2026, le président du Leem, Jean-François Brochard, a reconnu que certains logiciels de prescription ne sont « pas complètement compatibles » avec les règles de prescription en dénomination commune internationale (DCI).

    Une règle de prescription ne produit ses effets que si les logiciels des prescripteurs l’intègrent. Lorsqu’un outil impose un nom de marque, la substitution par des biosimilaires devient plus difficile à mettre en œuvre et à expliquer aux patients.

    Quand l’outil contredit la consigne de prescription

    La DCI désigne la substance active d’un médicament, indépendamment du nom commercial choisi par le laboratoire. Prescrire en DCI permet donc au pharmacien de délivrer l’un ou l’autre des produits équivalents, ce qui facilite la substitution et les économies qui en découlent.

    La prescription en DCI est obligatoire en France depuis le 1er janvier 2015. Or, selon le témoignage d’un participant à l’échange, certains logiciels hospitaliers imposent de choisir un nom de marque en plus de la DCI, notamment pour les biothérapies. Le prescripteur reçoit alors deux injonctions contraires : la réglementation lui demande de prescrire en DCI, et son outil l’en empêche.

    Biosimilaires : un enjeu renforcé par la substitution en pharmacie

    Le sujet prend de l’importance avec les biosimilaires. Selon les échanges, chacun porte son propre nom de marque, contrairement aux génériques, ce qui rend les changements de traitement plus difficiles à comprendre pour les patients. Cette complexité allonge les consultations et peut nourrir chez certains patients le sentiment que les économies se font à leurs dépens.

    Le président du Leem rappelle que la substitution des génériques, aujourd’hui de l’ordre de 80 à 85 %, a elle aussi demandé du temps. Des outils alignés sur la règle pourraient raccourcir cette phase d’apprentissage pour les biosimilaires.

    Pour Jean-François Brochard, la mise en conformité relève du paramétrage des outils : il faut s’adresser aux éditeurs pour s’assurer que les logiciels respectent les dernières réglementations, un travail que mèneraient déjà les entreprises adhérentes du Leem.

    Source : Leem, Café Nile, échange avec le président du Leem, propos recueillis par HTI – fiabilité : déclarative.

  • Registre national des cancers : MEDIPATH transmet les résultats de 200 000 examens à l’INCa

    Les résultats proviennent de comptes rendus structurés, directement requêtables. Ils servent à trois preuves de concept : un appariement avec la cohorte cancer du Système national des données de santé (SNDS), toutes localisations confondues ; le diagnostic et le dépistage du cancer du col de l’utérus ; le diagnostic du cancer du sein. L’INCa attend les résultats au premier trimestre 2027 et prépare, à partir de ces données, l’automatisation des transferts suivants.

    Un registre déjà adossé au SNDS

    Selon l’INCa, le registre contient déjà les données de 13,6 millions de personnes, héritées de sa Plateforme de données en cancérologie. Un rapport du Sénat indique que son entrepôt de données a été homologué le 9 avril 2026. Le même rapport fait état d’un premier appariement réussi à 95,3 % entre la cohorte SNDS et les registres locaux, pour les tumeurs solides de l’adulte de 2010 à 2021. Il mentionne des conventions avec Medipath, Cerba et Résilience pour les premiers transferts nominatifs, et chiffre la centralisation des données d’anatomopathologie avec Medipath à 150 000 euros en 2026 et en 2027.

    Les données sont pseudonymisées et hébergées en France par un prestataire certifié pour les données de santé. Les données directement identifiantes sont conservées 24 mois au plus.

    Pour les laboratoires et leurs éditeurs, la structuration des comptes rendus conditionne la capacité à alimenter le registre, auquel le décret du 26 décembre 2025 impose un envoi de données au moins annuel.

    Source : INCa, communiqué (6 octobre 2026) – fiabilité : officielle ; Sénat, rapport n° 857 (2025-2026), partie Institut national du cancer – fiabilité : officielle.

  • France-Allemagne : Lifen et iOMEDICO s’allient pour des études de vie réelle en oncologie

    Les deux partenaires promettent un interlocuteur unique et une méthodologie commune pour chaque projet. Les premiers projets doivent d’ailleurs être identifiés dans les prochains mois, avec une feuille de route européenne en oncologie et en hématologie.

    Le communiqué situe l’annonce dans le cadre de l’évaluation clinique commune européenne (JCA, joint clinical assessment), qui s’applique depuis janvier 2025 aux nouveaux médicaments anticancéreux. Cette procédure réunit les questions de tous les États membres, tandis que les agences nationales d’évaluation des technologies de santé (HTA) continuent d’exiger des données reflétant les pratiques de leur pays. Les projets conjoints viseront les standards de soins, les séquences de traitement, la prévalence de biomarqueurs, les bras de contrôle externes et les données après mise sur le marché.

    Registres prospectifs allemands et comptes rendus hospitaliers français

    iOMEDICO, fondée en 1996, pilote des registres prospectifs couvrant plus de 60 000 patients, alimentés par plus de 900 centres investigateurs allemands. Ces registres sont cités depuis 2012 dans près d’un quart des dossiers allemands d’évaluation du bénéfice en oncologie (procédure AMNOG), selon le communiqué. Lifen construit ses cohortes à partir des comptes rendus médicaux de près de 1 000 hôpitaux, dont son IA extrait les données cliniques, soit plus de 60 millions de documents par an. Sa méthode hybride, IA puis relecture par des experts, a été publiée dans Annals of Oncology en 2025. Avec Gustave Roussy, Lifen a lancé des cohortes nationales dans les cancers du poumon et de la prostate ; la cohorte poumon LUCC a été référencée par la HAS en septembre 2026.

    « Les essais contrôlés randomisés restent la méthode de référence, mais il est indispensable d’évaluer les traitements en vie réelle », déclare Jean-Frédéric Petit-Nivard, vice-président de Lifen Research. Pour le Dr Patrick Marschner, directeur médical d’iOMEDICO, le partenariat permet de répondre à ces questions « à l’échelle européenne, avec des données reconnues par les agences HTA ». Les deux entreprises disent vouloir étendre l’offre à d’autres pays européens. Aucun montant ni calendrier d’étude n’est communiqué.

    Source : Lifen et iOMEDICO, communiqué de presse (08/10/2026, PDF en anglais) · fiabilité : déclarative

  • Royaume-Uni : la fronde contre Palantir au NHS s’organise avant la décision de décembre

    Les manifestants demandent au gouvernement de ne pas prolonger au-delà de mars 2027 le contrat de la Federated Data Platform (FDP), la plateforme nationale de données du National Health Service (NHS) fournie par Palantir. Le gouvernement d’Andy Burnham, Premier ministre depuis juillet, réexamine le contrat et doit se prononcer d’ici décembre.

    Le contrat, attribué en novembre 2023 à un consortium mené par Palantir, vaut jusqu’à 330 millions de livres (385 millions d’euros) sur sept ans. La FDP relie les données hospitalières pour gérer listes d’attente, blocs opératoires et sorties. Selon le NHS, environ deux tiers des hôpitaux l’ont déployée. HTI avait relevé en juillet que 54 des 139 établissements raccordés n’utilisaient aucune des huit applications analysées.

    44 000 objections au titre du droit des données

    La veille des manifestations, le Guardian a révélé que plus de 44 000 personnes avaient déposé une objection au traitement de leurs données par la FDP, au titre de l’article 21 du règlement britannique sur la protection des données. La campagne est coordonnée par l’association 38 Degrees. Le NHS England répond que « toutes les organisations du NHS gardent le contrôle de leurs données dans la FDP » et qu’il traitera les objections « conformément au droit de la protection des données ». La British Medical Association, principal syndicat de médecins, demande depuis février une « rupture complète » avec Palantir. Un sondage YouGov de juillet donne 65 % de Britanniques favorables à la fin du contrat.

    Les opposants invoquent les contrats de Palantir avec l’armée israélienne et la police américaine de l’immigration ; une commission parlementaire a alerté cet été sur la dépendance envers les États-Unis. NHS Greater Manchester a développé sa propre plateforme, dont son directeur des données Matt Hennessey juge la généralisation « réalisable ». Le ministre de la Santé James Frith a toutefois écrit à la commission parlementaire de la santé qu’un contrat de remplacement ne pourrait « probablement pas être en place d’ici mars », selon City AM. Le Royaume-Uni représentait 10 % du chiffre d’affaires de Palantir en 2025.

    Source : AFP, dépêche reprise par Mon Assurance Facile (01/10/2026) · presse ; The Guardian (30/09/2026) · presse ; Cambridge Independent (07/10/2026) · presse ; City AM (05/10/2026) · presse

  • Wandercraft rachète l’américain Ekso Bionics, pionnier des exosquelettes de rééducation

    Le nouvel ensemble réunit quatre exosquelettes. Atalante X (Wandercraft) et EksoNR (Ekso) équipent des centres de rééducation ; Eve (Wandercraft) et Indego Personal (Ekso) visent l’usage personnel. Les deux premiers sont utilisés dans plus de 700 centres dans le monde et disposent d’autorisations de la FDA et du marquage CE pour les suites d’AVC, les lésions de la moelle épinière, la sclérose en plaques et les lésions cérébrales acquises. Wandercraft indique vouloir maintenir les quatre produits.

    Une tête de pont aux États-Unis

    L’acquisition suit de près l’autorisation par la FDA, en août, d’Eve, exosquelette auto-équilibré qui se passe de béquilles, commercialisé aux États-Unis depuis la mi-septembre. Medicare rembourse les exosquelettes personnels éligibles au titre des orthèses, sous le code HCPCS K1007, précise le communiqué. Wandercraft a ouvert un centre de rééducation à New York, où des patients s’entraînent déjà sur ses appareils.

    Scott Davis, directeur général d’Ekso Bionics, met en avant « deux décennies » de recherche et de preuves cliniques. Matthieu Masselin, PDG et cofondateur de Wandercraft, dit vouloir réunir « nos produits, nos équipes et nos relations cliniques des deux côtés de l’Atlantique ». Wandercraft figurait parmi les cinq levées de fonds de 2025 retenues par HTI. Le communiqué ne détaille ni l’intégration des équipes ni le devenir du site de San Rafael.

    Source : Wandercraft, communiqué (01/10/2026) · fiabilité : déclarative ; Clubic (02/10/2026) · presse

  • EHDS : la France ouvre la concertation sur le cadre de mise en œuvre de l’Espace européen (19/11)

    La Direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé (DGRINES) a ouvert le 8 octobre 2026 la concertation publique sur le cadre de mise en œuvre en France du règlement sur l’Espace européen des données de santé (EHDS, EEDS en français). La concertation est hébergée sur la plateforme de l’Agence du numérique en santé (ANS) et reste ouverte jusqu’au 19 novembre 2026. Présenté comme le fruit de plusieurs mois de travaux avec l’écosystème, le document doit traduire le règlement européen en orientations concrètes pour la France. L’objectif n’est pas seulement de rappeler les obligations européennes, mais de donner de la visibilité sur leur déclinaison nationale. Pour y participer : consulter la concertation.

    Passer du règlement européen à sa traduction française

    Le document s’organise autour de trois niveaux. Le premier revient sur ce que prévoit le règlement (UE) 2025/327, en décryptant ses principales obligations pour les rendre accessibles aux acteurs concernés.

    Le deuxième s’intéresse à leur mise en œuvre en France. Il doit notamment préciser les choix structurants envisagés, le rôle des différents acteurs et le calendrier associé à la mise en conformité. Cette dimension est particulièrement importante pour les établissements, professionnels, éditeurs et institutions qui devront adapter leurs organisations ou leurs solutions aux nouvelles exigences européennes.

    Enfin, le cadre identifie les sujets qui restent ouverts. La démarche assume ainsi de distinguer ce qui est déjà arrêté de ce qui doit encore faire l’objet d’arbitrages.

    Une concertation pour documenter des choix encore ouverts

    C’est précisément sur ce dernier point que la concertation prend son intérêt. Plutôt que de présenter un cadre entièrement figé, la démarche entend mettre sur la table les orientations envisagées et les questions encore en cours d’instruction.

    Cette approche vise à permettre aux acteurs de terrain de réagir aux choix proposés, mais aussi de faire remonter les contraintes opérationnelles susceptibles d’apparaître lors de leur mise en œuvre. Éditeurs, établissements de santé, professionnels, institutions et représentants des patients sont ainsi invités à contribuer.

    Cette concertation constitue une nouvelle étape dans la préparation française à l’EHDS : après la construction du cadre européen, l’enjeu est désormais de déterminer comment ses exigences pourront être appliquées dans l’environnement français, en tenant compte des infrastructures, des acteurs et des dispositifs déjà existants.

    Source : DGRINES, concertation publique sur la plateforme de l’ANS (08/10/2026) · fiabilité : officielle