Actualité

  • « Invest in Biomed » 2016 à Marseille : les start-up ExactCure et MediHandTrace distinguées

    ExactCure et MediHandTrace sont les deux entreprises distinguées lors des rencontres Invest in Biomed dont la deuxième édition a eu lieu le 19 octobre 2016 à Marseille. Elles ont toutes deux pour objectif de « préserver les patients de pratiques défaillantes en termes de santé et de rationaliser en conséquence les coûts supportés par l’assurance maladie ».

    Les rencontres Invest in Biomed ont pour vocation de soutenir et créer des connexions entre les entreprises conduisant des projets projets technologiques à forte valeur ajoutée en biotech et/ou medtech et des investisseurs souhaitant renforcer leurs fonds propres ou accompagner leur développement.

    C’est une initiative commune de l’accélérateur Eurobiomed et de la SATT Sud-Est qui est à l’origine de l’offre d’accompagnement dans leur développement des sept entreprises ayant pitché lors de cet événement.

    ExactCure: prédiction des bonnes prescriptions

    Son objectif est d’apporter une solution aux prescriptions inadéquates des médecins et aux libertés d’automédication dont font preuve certains patients afin de participer à la réduction du nombre de décès et de journées d’hospitalisation imputables à ces deux causes particulières.

    Frédéric Dayan, fondateur d’ExcatCure: « Or prescrire la bonne dose, le bon médicament n’est pas si simple pour un médecin. Il est en fait très difficile d’ajuster la posologie en fonction du patient. L’âge joue un rôle mais aussi sa taille, son poids, une éventuelle insuffisance  rénale, la génétique, les habitudes de vie. Nous construisons un avatar numérique et nous insérons les données personnelles du patient. Ce qui permettra de voir par simulation les conséquences d’une posologie, d’une prescription sur ce dernier. »

    Deux versions ont été développées : une à destination des professionnels de santé, l’autre à destination des patients.

    MediHandTrace: lutte contre les infections nosocomiales

    L’ambition de cette start-up est de tracer dans les établissements les 5 indications de l’hygiène des mains caractérisées par l’OMS (avant le contact patient, avant le geste aseptique, après le risque d’exposition à un liquide biologique, après le contact patient, après le contact avec l’environnement du patient).

    Francine Lanceleur, fondatrice de MediHandTrace estime qu’un patient sur vingt est atteint au cours de son parcours de soins par une infection nosocomiale: « En valeur absolue, cela représente 800 000 personnes touchées en France par an, 10 000 décès. Et un coût de 4 à 6 Md€ par an supporté par l’assurance maladie. Fait préoccupant, ces chiffres, en valeur absolue, ne bougent pas ».

    Les produits proposés par la start-up sont des puces à intégrer dans les chaussures des soignants, des antennes reconnaissant ces derniers et des distributeurs de solution d’hygiène hydro-alcoolique connectés. « Cela permet de savoir à tout moment ce qui se passe quand un soignant entre dans la chambre d’un patient. Nous avons développé un logiciel embarqué contenant toutes les données patients. Cela permet de savoir quels sont les différents soins à effectuer avec un système d’alerte et de rappel et de saisir toutes les infos lorsque ces actes de soin ont été réalisés », précise Francine Lanceleur.

  • Journée mondiale de la santé mentale : lancement de l’application « ePsyClinic »

    Fournir une meilleure connectivité entre patients en médecins, c’est l’objectif d’ePsyClinic, la nouvelle application lancée à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre 2016, par la société du même nom.

    Les patients souffrant de douleur, détresse ou tout autre problème peuvent instantanément grâce à cette application se connecter et discuter en étant guidés par des psychologues d’ePsyClinic qui leur apportent un support de premier niveau.

    Sont aussi disponibles sur cette nouvelle application, d’abondantes données permettant de gérer les facteurs de stress.

    « Dès que quelqu’un est en détresse, il peut consulter instantanément avec un conseiller sans avoir à attendre de pouvoir prendre rendez-vous etc. Le processus entier de cette application est extrêmement rationalisé. C’est une application que tout le monde peut utiliser, permettant de trouver de l’aide », explique Shipra Dawar, fondatrice et directrice générale d’ePsyClinic.

  • « Hacking Health Lyon » du 18 au 20/11/2016

    Le « Hacking Health Lyon » se déroulera du 18 au 20 novembre 2016 à Lyon à l’ENS.

    Lors de cette rencontre les participants devront apporter des solutions innovantes et concrètes aux défis issus de problématiques de terrain déposé par les acteurs de l’écosystème médical.

    Pour proposer un défi, un dossier doit être déposer avant le 18 octobre 2016. Pour participer, l’inscription doit être faite entre le 5 septembre et le 17 novembre 2016.

  • « Hacking Health Bordeaux » du 21 au 23/10/2016

    Le « Hacking Health Bordeaux » se déroulera du 21 au 23 octobre 2016 à Bordeaux à l’ENS.

    Lors de cette rencontre les participants devront apporter des solutions innovantes et concrètes aux défis issus de problématiques de terrain déposé par les acteurs de l’écosystème médical.

    Pour proposer un défi et participer, le dossier contenant le défis et la participation peuvent être déposés jusqu’au vendredi 21 octobre soir dans la limite des places disponibles.

  • « L’accès facilité à une dialyse à domicile devra encore attendre » (fédération des PSAD)

    « L’accès facilité à une dialyse à domicile, sécurisée et respectueuse du mode de vie des patients devra encore attendre», déclare la fédération des PSAD dans un communiqué daté du 7 juin 2016. Ce communiqué fait suite à la publication de l’ arrêté du 17 mai 2016 fixant la liste des régions concernées par les expérimentations tendant à améliorer le parcours de soins des personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique, les orientations nationales pour l’élaboration des cahiers des charges régionaux et la charte des professionnels (la disposition d’expérimentation régionale avait été votée en 2013 par les députés, NDLR).

    La disposition autorisait le libre choix par les patients de leurs modalités de dialyse et l’innovation technologique et organisationnelle pour le traitement des malades chroniques.

    La fédération des PSAD déplore que:
    • il n’y ait plus de mention de l’expérimentation des modalités de dispensation des dialysats par les prestataires
    • les PSAD soient tout juste autorisés à « contribuer à la mise en œuvre de la partie logistique des soins de dialyse péritonéale et l’hémodialyse à domicile dans le cadre d’un conventionnement avec une structure autorisée à la dialyse à domicile »
    • «aucun objectif de nombre et de types de projets à évaluer in fine pour les différents segments des expérimentations».

    Les prestataires se plaignent de n’avoir « jamais été officiellement consultés en trois ans » malgré la réitération de leur demande et le fait que l’Assurance maladie les ait impliqués dans son rapport Charges et Produits pour 2015.

    « Le gouvernement a même repoussé des amendements soutenant l’implication des PSAD dans le déploiement de la dialyse à domicile sous prétexte que l’expérimentation était en cours », selon la Fédération.

    Elle regrette aussi que les PSAD soient uniquement autorisés à « contribuer à la mise en œuvre de la partie logistique des soins de dialyse péritonéale et l’hémodialyse à domicile dans le cadre d’un conventionnement avec une structure autorisée à la dialyse à domicile ».

    La fédération fait savoir qu’elle compte bien continuer à travailler sur de vraies solutions de déploiement à grande échelle de dialyse à domicile, en associant les savoirs faire de chacun : néphrologues, structures hospitalières de repli, infirmiers libéraux et fabricants de technologie.

    Elle évoque également son souhait de dialogue avec les pouvoirs publics quant à la mise en place d’une réelle généralisation passant par l’instauration d’une prestation spécifique à la LPP et des dispositions législatives pour renforcer le rôle des PSAD.