Actualité

  • 1ère française au CHRU de Nancy : des téléconsultations pour les enfants grands brûlés

    Le Centre de traitement des grands brûlés de l’Hôpital d’enfants du CHRU de Nancy propose des téléconsultations de suivi à domicile des brûlures. Cette première en France, lancée en avril 2019, est le fruit d’une collaboration du centre avec le service de téléconsultations du Grades Pulsy et du soutien de l’agence régionale de santé Grand Est.

    L’objectif est de fonctionner en routine d’ici quelques mois et de réaliser à distance environ 30 % des 650 consultations annuelles de suivi de ces patients. Ces téléconsultations devraient être étendues d’ici quelques mois à 2 autres centres de spécialités pédiatriques : le Centre de compétences des maladies rares de la peau et des muqueuses d’origine génétique ainsi que le Centre de référence neurofibromatose.

    Des déplacements contraignants

    Le Centre de traitement des grands brûlés du CHRU de Nancy accueille les enfants de 0 à 18 ans du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté, au sein d’un service de recours unique. Souvent brûlés très jeunes, les patients présentent des brûlures profondes et/ou graves et doivent être suivis tout au long de leur croissance. Les déplacements réguliers pour les consultations sont contraignants pour les patients et leurs proches ainsi que pour les aidants.

    Améliorer la prise en charge

    L’initiative vise à répondre à la demande ministérielle d’amélioration de la prise en charge des patients brûlés. L’équipe du centre et le Grades Pulsy ont ainsi répondu à la mesure du Schéma interrégional d’organisation sanitaire visant à améliorer la prise en charge des patients brûlés, notamment par la télémédecine. À termes, l’équipe du CHRU devrait réaliser environ 30 % des 650 consultations annuelles de suivi par télémédecine, avec une montée en puissance en quelques mois

    Une solution sécurisée

    La téléconsultation se planifie lors d’un rendez-vous en présentiel pour faire un premier bilan de visu. Patients et proches sont invités à tester la solution, quelques semaines avant la téléconsultation via leur tablette, téléphone ou ordinateur. Elles est intégralement prise en charge par la Sécurité Sociale et dure en moyenne 30 minutes.

    Selon les développeurs, la qualité de la solution permet de contrôler les cicatrices à distance, d’échanger sur le vécu de l’enfant au quotidien avec sa brûlure, d’éventuellement dialoguer avec l’équipe paramédicale, dans le cas où une infirmière serait auprès de l’enfant pour un soin.
    Les ordonnances (kinésithérapie, pansements ou crèmes émollientes) et les certificats (contre-indication à la pratique sportive) rédigés pendant la téléconsultation sont consultables et téléchargeables sur un site sécurisé. 

    À ce jour, 34 téléconsultations ont déjà eu lieu. D’ici quelques mois, le CHRU de Nancy et Pulsy envisagent d’étendre ces téléconsultations à domicile à 2 autres centres de spécialités, au sein de l’Hôpital d’enfants : le Centre de compétences des maladies rares de la peau et des muqueuses d’origine génétique ainsi que le Centre de référence neurofibromatose. 

  • 20 recommandations à tirer du Cap sur la Santé Mentale pour repenser la psychiatrie

    La Fondation Falret, engagée pour l’amélioration des conditions de vie des personnes en fragilité psychique et pour l’information du grand public au sujet de la santé mentale, a transmis en juillet 2018 par communiqué « 20 enseignements pour améliorer la santé mentale des Français ».

    La publication de ces recommandations fait suite à l’événement Cap sur la Santé Mentale organisé par la fondation du 14 au 16 mai 2018 afin de sensibiliser le grand public et de limiter la désinformation au sujet de la psychiatrie.

    En effet, 12 tables rondes d’échanges et de débats ayant favorisé la rencontre d’experts en santé mentale, d’aidants familiaux, de professionnels de l’accompagnement, de médias et d’entreprises ont permis l’élaboration de ces enseignements, qui concernent principalement 4 thèmes :
    • le développement des actions pour l’évolution des pratiques sociales et médico-sociales d’accompagnement en santé mentale ;
    • la facilitation de l’apparition d’une médecine psychiatrique personnalisée ;
    • la promotion de l’innovation et de la recherche en santé mentale ;
    • la lutte contre la stigmatisation.

    Les 20 recommandations émises par la fondation

    Axe n°1 : Développer les actions pour une évolution des pratiques sociales et médico-sociales d’accompagnement en santé mentale et soutenir les innovations organisationnelles

    • Reconnaître des métiers de pair-aidant et de formateur-pair pour offrir l’expertise des patients rétablis aux malades et aux familles ainsi qu’aux professionnels de la santé et de l’accompagnement.
    • Décloisonner les actions sanitaires et médicosociales ambulatoires en santé mentale avec l’attribution d’enveloppes budgétaires globalisées à la personne.
    • Développer et pérenniser l’emploi accompagné à plus grande échelle.
    • Pour les aidants familiaux, favoriser les adaptations du poste de travail pour une plus grande flexibilité.
    • Proposer aux personnes accueillies en établissements médicosociaux un accompagnement en vue d’une insertion professionnelle.
    • Créer un amendement de type « Amendement Coluche » permettant la défiscalisation totale des dons aux associations d’accompagnement.
    • Proposer des avantages fiscaux aux entreprises qui ouvrent des emplois aux personnes en situation de handicap psychique ainsi qu’à celles qui emploient plus de 6 % de personnes handicapées.
    • Ouvrir l’accès à l’accompagnement des personnes en fragilité psychique en SAVS sur prescription médicale et non plus seulement par la RQTH.

    Axe n°2 : Favoriser l’émergence d’une médecine psychiatrique personnalisée

    • Créer le métier de coordinateur de parcours et développer les fonctions des infirmiers en soins avancés en psychiatrie pour des parcours « sur mesure ».
    • Mieux identifier les perdus de vue et accompagner leur retour vers le système de santé.
    • Prendre en compte des personnes sans solution, notamment les malades les plus lourdement invalidés, hospitalisés au long cours, SDF ou incarcérés.
    • Agir sur l’environnement : rendre les dispositifs d’accompagnement plus souples, flexibles et résilients selon les aspirations de la personne concernée.

    Axe n°3 : Promouvoir l’innovation et de la recherche scientifique en santé mentale

    • Créer un « CIIS » pour financer la la recherche et le développement (R&D) des associations innovantes, par une déductibilité de la taxe sur les salaires sur les emplois dédiés, à l’instar du crédit d’impôt recherche (CIR) dont bénéficient les entreprises.
    • Favoriser les liens entre l’entreprise et les associations d’action sociale en santé mentale en inscrivant leurs interventions parmi celles déductibles au titre de la formation, de la RSE, de la politique handicap, etc.
    • Développer la recherche en santé mentale qui est quasiment inexistante, contrairement aux autres pays.
    • En cas d’expérimentation, fixer le temps minimal à 5 ans avec la prévision d’une pérennisation automatique sur le bilan des résultats positifs.
    • Favoriser la R&D en santé mentale en permettant aux acteurs qui développent des expérimentations de bénéficier d’une déduction de la taxe sur les salaires pour les emplois dédiés à la R&D.

    Axe n°4 : Informer et lutter contre la stigmatisation 

    • Prévenir par l’information de la nécessité de prendre soin de sa santé mentale, du fait qu’ »il n’y a pas de santé sans santé mentale » (OMS) : intervenir précocement notamment auprès des jeunes, mieux identifier les situations de maltraitance, les traumatismes de l’enfance, les ruptures et les précarités génératrices de souffrance psychique.
    • Transformer le regard véhiculé par les médias sur la psychiatrie.
    • Instaurer un débat national sur la santé mentale : en faire une grande cause nationale et développer des campagnes de sensibilisation.
  • « Il y a une continuité entre e-learning et supports de formation en VR » (J-E Lucas, Santé Formapro)

    Le 6 juin 2018, Santé Formapro, spécialiste des formations en e-learning médical, annonçait un partenariat entre sa filiale 2J Process et le Centre Hospitalier Sainte-Marie Nice.

    Cette collaboration vise à concevoir et développer un nouveau support de formation à la gestion de la violence en psychiatrie utilisant la réalité virtuelle (VR) afin d’offrir une expérience pédagogique immersive au personnel soignant, en particulier aux infirmiers.

    Health & Tech Intelligence a rencontré Jean-Eric Lucas, CEO de Santé Formapro, qui s’est, à cette occasion, exprimé sur son activité de conception, développement et déploiement de supports de formation en e-learning et maintenant également en réalité virtuelle.

    Le groupe Santé Formapro a développé de nombreuses formations en e-learning : pourquoi se lancer dans la réalité virtuelle ?

    Pour nous, la réalité virtuelle, c’est l’étape qui suit naturellement le e-learning : il y a continuité entre e-learning et supports de formation en réalité virtuelle.

    D’abord, la réalité virtuelle permet, comme les supports de e-learning devenus habituels, de former des professionnels de santé éventuellement à distance des enseignants, par l’intermédiaire d’exercices, de vidéos, etc.

    Puis, la réalité virtuelle est particulièrement utile dans les enseignements qui nécessitent des exercices de simulation : la réalité virtuelle permet une simulation particulièrement efficace, plus efficace encore que lors de formations classiques (en présence de formateurs). En effet, les techniques de réalité virtuelle « trompent le cerveau » en lui imposant l’environnement virtuel, de simulation, comme seule réalité : il est pertinent de recourir à des techniques de réalité virtuelle pour des modules d’enseignement de simulation car la réalité virtuelle permet une totale immersion dans la situation simulée.

    C’est par ailleurs une technologie que nous ne pouvions utiliser plus tôt car elle n’était pas encore assez avancée. Nous pouvons enfin y recourir puisqu’elle a, ces dernières années, rapidement évolué. Elle permet enfin des coûts matériels acceptables pour les établissements, des images d’une résolution suffisante pour une immersion optimale.

    Au fond, proposer des modules d’enseignement en réalité virtuelle, c’est servir les professionnels de santé par la technologie, rester à la pointe de l’enseignement à distance.

    Le support de formation à la gestion de la violence en psychiatrie que vous mettez en place en ce moment en collaboration avec l’hôpital Sainte-Marie de Nice relève-t-il vraiment du e-learning ?

    Pour répondre, il faut d’abord rappeler que le terme de « e-learning » peut être défini par « enseignement en ligne, à distance ».

    Dans le cadre des formations destinées aux professionnels de la santé, le e-learning peut donc se manifester par :

    • des modules d’enseignement pouvant être suivis en ligne par des professionnels libéraux depuis l’ordinateur d’un cabinet ;
    • des formations sur site pour les professionnels salariés des établissements de santé.

    Dans ce dernier cas, les plateformes de formation en réalité virtuelle peuvent encore être appelées « formations en e-learning » dans la mesure où elles sont connectées à un réseau. Par ailleurs, comme un dispositif de e-learning classique, les supports en réalité virtuelle que nous concevons permettent au professionnel se former quand il le désire, pendant un intervalle de temps qui peut varier d’un individu à l’autre, sans que l’établissement ait à banaliser des journées entières de formation.

    Finalement, la réalité virtuelle demeure un dispositif de e-learning par son caractère connecté et la souplesse de formation qu’elle permet.

    Concrètement et brièvement, comment fonctionne ce support de formation ?

    Ce support fonctionne à l’aide d’un casque de réalité virtuelle. Le casque immerge l’apprenant dans divers modules de formation correspondant à plusieurs environnements différents (géronto-psychiatrie, coucher des autistes, etc.). L’apprenant, dans cet environnement particulier, est confronté à plusieurs patients éventuellement violents, comme dans une situation réelle. Il devra par exemple détecter les prémisses d’un comportement agressif chez ces patients.

    En fonction de la réaction de l’apprenant à ces prémisses ou à une violence plus manifeste, des choix lui seront proposés, dessinant une arborescence de scénarios, comme dans un jeu vidéo.

    Des règles, techniques et concepts théoriques sont ensuite rappelés à l’apprenant. Le principe pédagogique qui sous-tend le support de formation est le learning by doing, selon lequel il faut expérimenter avant de passer à la théorie. Cependant, les établissements qui disposeront de notre support pourront inverser module pratique et module théorique, en fonction des habitudes d’apprentissage des apprenants.

    Comment choisissez-vous les pathologies à propos desquelles vous développez de nouvelles formations ? Comment ciblez-vous les professionnels à qui s’adressent ces formations ?

    Les besoins exprimés par les professionnels de santé constituent toujours le point de départ de nos projets, c’est pourquoi nous tenons à maintenir un contact au moins téléphonique permanent avec ces professionnels.

    Par exemple, récemment, suite à des demandes d’infirmiers libéraux, nous avons développé une nouvelle formation (e-learning classique) à propos de la BPCO (l’incidence de cette pathologie est en augmentation et sa prise en charge à domicile qui tend à se développer est complexe). De même, les kinésithérapeutes nous ont suggérer d’élaborer une formation (e-learning classique) aidant à la prise en charge de la rupture des ligaments croisés du genou. Ainsi, nous interagissons continuellement avec les professionnels de la santé tant pour développer des nouveaux thèmes que pour améliorer nos formations déjà existantes.

    Concernant plus particulièrement le dispositif (en réalité virtuelle) de formation à la gestion de la violence en psychiatrie, il répond à une demande des infirmiers travaillant dans des services de psychiatrie. En effet, le diplôme d’infirmier en psychiatrie n’existe plus depuis 1992 : les nouvelles générations d’infirmiers se sentent moins bien formés à la psychiatrie que leurs aînés et réclament des formations complémentaires afin de mieux exercer auprès de ces patients hospitalisés longtemps, régulièrement.

    Comment les professionnels de santé et les formateurs perçoivent-ils les formations que vous proposez (avez-vous rencontré des résistances ou uniquement des réactions positives) ?

    Après chaque formation que nous proposons, qu’ils soient libéraux ou salariés, il est proposé aux professionnels de répondre à un sondage permettant d’évaluer leurs satisfaction (le dispositif de formation est-il assez interactif ? le temps indiqué pour la formation semble-t-il cohérent ? etc.). La moitié des professionnels répond au sondage, et environ 90% d’entre eux s’affirment satisfaits des formations que nous proposons.

    Les formations interactives sont particulièrement appréciées des professionnels. En outre, toutes les formations, à part celles en réalité virtuelle, commencent par des rappels théoriques avant de proposer des exercices pratiques d’étude de cas cliniques : ce modèle semble plaire aux professionnels qui suivent nos formations.

    Les réticences que nous avons rencontrées ont plutôt émergé dans les établissements de santé, dans lesquels le e-learning a pris du retard en comparaison du secteur libéral. Cependant, concernant notre nouveau dispositif en réalité virtuelle, l’Hôpital Sainte-Marie de Nice, pionnier du e-learning en établissement de santé, a montré une très grande ouverture d’esprit.

    Concernant les formateurs par exemple des centres de simulation, nous collaborons peu avec eux : 2JProcess, notre filiale, développe nos outils de simulation. C’est en fait une filiale de simulation très en pointe sur la gestion des risques alors que Santé Formapro est initialement plus experte dans le domaine de la santé : il en découle une complémentarité entre Santé Formapro et notre filiale 2JProcess.

    Concernant le support de formation à la gestion de la violence, prévoyez-vous de le proposer à d’autres professionnels que les infirmiers des services de psychiatrie ? Prévoyez-vous d’autres collaborations qu’avec l’hôpital Sainte-Marie de Nice ?

    Une éventuelle collaboration avec un autre hôpital est actuellement en discussion. En fait, beaucoup d’établissements sont intéressés par notre dispositif en réalité virtuelle car le problème de la gestion de l’agressivité en psychiatrie mais aussi dans d’autres services tels que les urgences est très important.

    En outre, si, pour une immersion optimale, les développeurs de ce support ont utilisé des photographies de l’hôpital Sainte-Marie de Nice, ces photographies concernent des installations communes à la plupart des services de psychiatrie français. Aussi, notre support de formation en réalité virtuelle est facilement adaptable, utilisable dans de nombreux établissements.

  • « La radiologie du futur reposera sur le machine learning » (Inserm, Inria, Université de Grenoble)

    Un programme permettant de localiser et de diagnostiquer des tumeurs cérébrales par analyse d’images d’IRM a été développé par une équipe de chercheurs issus de l’Inserm et de l’Inria sous l’égide de l’Université Grenoble Alpes, annonce l’Inserm dans un communiqué publié le 11 juin 2018.

    Le programme innovant a été testé au cours d’une étude sur des rats publiée dans la revue spécialisée en radiologie, IEEE Transactions on Medical Imaging (IEEE-TMI) de janvier 2018, qui a mis en évidence des résultats de haute fiabilité :
    • 100% de localisations exactes de tumeurs ;
    • plus de 90% de diagnostics corrects du type de tumeurs.

    L’équipe travaille à parfaire le développement des outils mathématiques destinés à l’amélioration des capacités d’auto-apprentissage du programme développé.

    L’usage de l’IRM quantitative améliorée par le machine learning à renforcer en usage clinique

    L’imagerie par résonance magnétique (l’IRM) est la technique d’imagerie qui permet d’obtenir l’image la plus fine du cerveau et des caractéristiques des tissus cérébraux. L’imagerie quantitative consiste à établir une cartographie précise de différents paramètres mesurables du cerveau tels le débit sanguin ou le diamètre vasculaire.

    Néanmoins, elle reste peu utilisée en IRM clinique. Emmanuel Barbier, le responsable de l’étude et chercheur de l’Inserm est parti de ce constat :

    « Aujourd’hui, l’obtention d’images quantitatives ne correspond pas à ce qui se fait en routine clinique dans les services d’IRM. Mais, ces travaux montrent l’intérêt d’acquérir ce type d’images et éclairent les radiologues sur les outils d’analyse dont ils pourront disposer prochainement pour les aider dans leurs interprétations. »

    Les chercheurs ont travaillé à la mise au point d’un programme capable de reconnaître les caractéristiques de cerveaux en bonne santé. Dans un deuxième temps, aux images issues de cette opération ont été confrontées des images de cerveaux présentant des tumeurs, ce qui a permis de localiser automatiquement des zones divergeant des images de tissus sains.

    Le travail des chercheurs ne s’arrête pas là, car le programme a été affiné : chaque image de tumeur rentrée dans le programme a été associée à un diagnostic. L’outil a donc été doté de la capacité à identifier les différents types de tumeurs.

    Le défi actuel de l’équipe en charge du projet consiste à rendre l’outil plus performant pour diagnostiquer plus finement et de façon plus fiable les tumeurs.

    Pour aller plus loin

    L’apport de la technique de l’IRM quantitative améliorée par le machine learning dans la cancérologie cérébrale est par ailleurs évaluée actuellement dans le cadre du Plan Cancer porté par l’Inserm, au sein du Programme Hétérogénéité Tumorale et Ecosystème.

    La contribution de ce type d’outils est également en train d’être testée dans le domaine du diagnostic de la maladie de Parkinson. Elle s’inscrit dans le cadre du projet pluridisciplinaire « NeuroCoG » mené par l’Université Grenoble Alpes et bénéficie du financement IDEX (Initiatives d’excellence (IDEX)) du programme des investissements d’avenir.

  • « IA Santé Challenge » (Pierre Fabre) : Sensome remporte la 1ère édition et une incubation à Station F

    Lors du 28e Festival de la Communication Santé, les 24 et 25 novembre 2017 à Deauville, Pierre Fabre Médicament, Microsoft et le cabinet de conseil Velvet Consulting ont challengé des développeurs d’intelligences artificielles appliquées à la santé dans le cadre du premier « IA Santé Challenge ».

    La compétition consistait à reconnaître un mélanome à partir de clichés dermatoscopiques de grains de beauté. Pour cela, des milliers d’images ainsi que la plateforme Microsoft Azure ont été mis à disposition de l’ensemble des participants. Ces derniers ont bénéficié au cours de ces deux jours d’un mentoring en continu.

    Dans un communiqué du 18 décembre 2017, Pierre Fabre a annoncé avoir distingué la société Sensome. La start-up remporte un accompagnement de deux mois par Microsoft dans son AI Factory de Microsoft basée à Station F pour travailler sur un cas d’usage.

    Le challenge se poursuit online avec 112 équipes en lice jusqu’au 12 janvier 2018.

    Concevoir la meilleure IA

    38 développeurs et data scientists aux profils très variés ont participé au challenge de Pierre Fabre Médicament : start-ups, grandes écoles, ingénieurs free-lance confirmés. 

    Répartis en 16 équipes, tous avaient un but commun : concevoir et mettre en application la meilleure intelligence artificielle sur le sujet du mélanome choisi comme thématique de ce premier « IA Santé Challenge ».

    Chaque équipe s’est penchée sur un jeu de données de 13 000 images pour concevoir un algorithme de prédiction aussi fiable que possible lors de ce marathon de 24 heures. Au total ce sont 10 algorithmes qui ont été soumis au test de fiabilité pour définir le meilleur “QI”.

    Parmi tous les data scientists, c’est l’équipe portée par la start-up Sensome qui est sortie du lot en proposant le meilleur score après 24h d’entraînement intensif de son modèle d’intelligence artificielle. 

    À la station F, elle va rejoindre les 7 start-ups fondatrices afin de développer des synergies.

    De l’importance de la co-création pour Pierre Fabre

    Lina Autelitano, chef de projet digital chez Pierre Fabre, explique l’intérêt du challenge pour le groupe : « Notre mission première est de pousser les technologies de pointe quand nous estimons qu’elles sont pertinentes et susceptibles d’accélérer les projets en interne. La démarche « Test and Learn » bouscule nos process habituels d’innovation mais elle est riche d’enseignements. Ainsi, nous avons beaucoup appris de notre précédent hackathon « Uro-tech challenge » notamment sur la co-création et la richesse des projets qui en ressort. La période d’incubation est indispensable pour déterminer la viabilité des projets et leur potentiel business. Dans cette deuxième édition, c’est la technologie que l’on va chercher à faire progresser. L’accompagnement des gagnants du challenge à Station F est une opportunité pour bénéficier de compétences à plus haut niveau des ingénieurs de Microsoft, de Pierre Fabre et des start-ups de l’AI Factory pour l’avancement de nos projets de recherche ».

  • « E-santé en action » : journée pour le dépistage et le suivi des maladies chroniques (28/09/2017)

    En partenariat avec l’Agence Régionale de Santé Grand Est et la Région Grand Est, Télésanté Lorraine, groupement de coopération sanitaire, organise à l’Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson le 28 septembre une manifestation intitulée « E-santé en actions » sur les apports de la e-santé dans le repérage, le suivi et la prise en charge des maladies chroniques.

    Cette journée sera l’occasion pour les professionnels de la santé, le grand public mais également les industriels d’assister à des ateliers et des tables rondes qui donneront lieu ensuite à des échanges avec les participants.
    L’événement sera l’occasion de traiter les thématiques suivantes: téléexpertise, télémédecine, télédiagnostic au service du patient atteint de maladie chronique et mise en place pratique du répertoire opérationnel des ressources (ROR). Le grand public pourra s’informer sur l’offre de soin lors d’ateliers.

    L’offre de soins innovante, la mise en place d’avis à distance et le suivi des maladies grâce aux ressources numériques seront traités à l’occasion de tables rondes sur la thématique « E-santé et maladie chronique ».

    Programme

     

    14h : LES ATELIERS

    Trois séries d’ateliers sont organisées et les participants peuvent en sélectionner une parmi les choix  suivants :

    Série n°1

    • La télémédecine au service des patients en situation d’addiction

    • Répertoire Opérationnel des Ressources (ROR) et information grand public sur l’offre de soins : le cas des maladies chroniques

    Série n°2

    • Projet de télé-expertise Carmélia et Hotline à destination des patients atteints de Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin

    • L’activité physique adaptée (APA) à distance : une innovation sociale pour les patients atteints de maladies chroniques

    Série n°3

    • Télédiagnostic EEG et ECG : l’exemple du centre de santé de l’OHS de Lorraine

    • De nouveaux outils à l’officine pour améliorer l’observance médicamenteuse des patients

     

    16h15 : TABLES RONDES ET ÉCHANGES

    • Introduction

    Véronique Guillotin, Vice-Présidente du Conseil Régional Grand Est en charge de la Santé, de la Sécurité et du Handicap 

    • E-santé, maladies chroniques : détection et repérage

    – Repérage de l’insuffisance rénale grâce aux analyses biologiques

    – Le dépistage de la rétinopathie diabétique à distance

    • La e-santé au service d’un suivi régulier et d’une meilleure coordination autour des maladies chroniques

    – Utilisation du dossier médical informatisé « Prévenir » dans le suivi des patients insu sants réseaux chroniques

    • Programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) et utilisation du service Ligo ETP

    – Une nouvelle forme de coordination : les PTA (plateformes territoriales d’appui) au service des maladies chroniques ?

    • E-santé, maladies chroniques, offres de soins innovantes et avis à distance

    – Téléconsultations en insuffisance rénale et télésurveillance à domicile

    – L’utilisation de la e-RCP au service des maladies chroniques

    – Transmission d’images radiologiques dans le cadre des dons d’organes : des usages lorrains au projet national »

    • Conclusion

    Christophe Lannelongue, Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé Grand Est

    Inscription

    Date limite d’inscription: 21 septembre 2017.

    Le lien vers le formulaire d’inscription est disponible sur la 1ère page du site www.sante-lorraine.fr ou bien à l’adresse suivante.

  • « Biomarkers days » rencontres technologiques & business à Montpellier – 14 & 15 juin 2017

    Les « Biomarkers days », rencontres scientifiques, technologiques et business des biomarqueurs en Occitanie auront lieu les 14 et 15 juin 2017 à Montpellier.

    Organisées par le pôle BioSanté Rabelais, Eurobiomed et l’Agence Régionale de l’Innovation Transferts dans le cadre de la stratégie régionale d’innovation (3S-SRI), ces deux journées visent à favoriser les collaborations entre chercheurs, cliniciens et entreprises.

    Elles s’articuleront autour de deux thèmes principaux :
    • les solutions technologiques au service du développement des biomarqueurs,
    • Cerveau et Biomarqueurs – Avancées et Perspectives.

    L’objectif de cet événement réside entre autres dans le fait de découvrir les derniers progrès réalisés en termes de biomarqueurs des maladies neurodégénératives et psychiatriques.

    Vous pouvez consulter le programme complet via le lien ci-contre : Programme
    Vous pouvez vous inscrire gratuitement via le lien ci-contre : Inscription

  • #FASN 2017 : cinq start-up lauréates des 36 heures chrono PACA

    Les rencontres régionales de la santé numérique PACA se sont déroulées le 30 mars 2017, à Marseille, dans le cadre de la campagne Faire Avancer la Santé Numérique. Parmi les 26 startup qui ont présenté leur projet, 5 ont été primées :
    • Geo sentinel
    • Whoog
    • Docteur Smart
    • ExperHygia
    • Boarding Ring

  • Du machine learning pour identifier les comportements suicidaires

    Identifier les comportements suicidaires à l’aide de machine learning, c’est l’objet de l’étude du Professeur John Pestian, spécialisé dans l’informatique biomédicale et la psychiatrie au Children Medical Center de Cincinnati aux États-Unis, dont les résultats ont été publiés dans la revue Neuroscience le 7 novembre 2016.

    En utilisant les mots parlés ou écrits d’une personne, ce nouvel outil peut identifier avec précision (jusqu’à 93% de classification correcte) si une personne est suicidaire ou souffre de maladie mentale par exemple.

    « Ces approches informatiques offrent de nouvelles possibilités d’appliquer les innovations technologiques dans la prévention et les soins du suicide », précise le Professeur Pestian.

    Chacun des 379 patients participant à l’étude a rempli différentes échelles d’évaluation comportementale normalisées et participé à une entrevue semi-structurée répondant à cinq questions ouvertes pour stimuler la conversation comme par exemple « Êtes-vous en colère ?, « Est-ce que cela fait mal émotionnellement ? ». Les chercheurs ont extrait et analysé le langage verbal et non verbal à partir de ces données, puis ils ont utilisé des algorithmes de machine learning automatique pour classer les patients répartis en 2 groupes, personnes souffrant de maladie mentale ou personnes suicidaires.