Actualité

  • Découverte de médicaments par IA : Evotec et Owkin annoncent une collaboration multi-cibles

    La collaboration stratégique entre la start-up franco-américaine Owkin et la société allemande Evotec, annoncé en janvier 2024, vise à combiner les capacités de découverte de cibles de la première, basées sur l’intelligence artificielle (IA), à la plateforme de recherche et développement (R&D) intégrée de la seconde. « Nous sommes ravis de conclure ce partenariat pour accélérer les traitements dans des domaines thérapeutiques à très forts besoins non satisfaits », a déclaré Matthias Evers, directeur commercial d’Evotec.

    Une collaboration multi-cibles

    Ce rapprochement entre la biotech spécialisée dans l’IA appliquée à la recherche médicale et le groupe de R&D pharmaceutique cible 2 domaines principaux :

    • l’oncologie ;
    • et l’immunologie et l’inflammation (I&I).

    La collaboration est dirigée par une équipe commune de stratégie de recherche, qui concevra des plans de programmes stratégiques entièrement personnalisés, de la sélection des cibles à l’expérimentation de nouveaux médicaments (IND), tout en assurant l’exécution des programmes.

    Des hypothèses in silico à la validation expérimentale

    Grâce à son moteur de découverte de molécules, Owkin identifiera, dans le cadre de ce partenariat, des cibles et des sous-groupes pertinents pour l’indication médicamenteuse définie en utilisant l’IA appliquée à des données patient multimodales. De son côté, Evotec utilisera sa plateforme de R&D pour accélérer et réduire les risques liés à la validation des cibles, à l’identification des candidats-médicaments et à la réussite des activités de développement préclinique jusqu’à la demande d’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament.

    Pour Thomas Clozel, cofondateur et PDG d’Owkin, “la combinaison de la génération d’hypothèses in silico par l’IA et de la validation expérimentale en laboratoire” est au cœur de la stratégie de “pipeline” commune des deux entreprise. De ce fait, leur objectif ultime est de passer de la découverte à la phase clinique.

    Quel modèle économique derrière ce partenariat ?

    Le contrat entre les deux entreprises inclut des étapes basées sur le succès et des redevances pour Evotec. Ainsi :

    • le groupe allemand bénéficiera d’un financement de R&D, ainsi que de paiements potentiels liés aux performances et des royalties ;
    • quant à Owkin, ce partenariat lui permettra de “minimiser les risques” de son investissement tout en “maximisant l’efficacité de son capital”
  • Cancer : Cureety et Bastide s’associent pour une meilleure prise en charge par la télésurveillance

    Cureety développe des logiciels de télésurveillance médicale pour la cancérologie tandis que Bastide Médical est spécialiste de la prise en charge médico-technique à domicile des personnes malades ou en perte d’autonomie. 

    L’offre de ce prestataire de santé à domicile (Psad) qui se matérialise par la mise à disposition de plusieurs pôles d’expertise, grâce à un réseau de professionnels de santé présent sur tout le territoire national. Ces pôles se déclinent en plusieurs domaines, allant de la perfusion au maintien à domicile, en passant par l’expertise de la nutrition clinique, de l’assistance respiratoire et des plaies complexes.

    Conclu le 30 janvier 2024, cet accord stratégique entre les deux entités vise par ailleurs à mettre en place une collaboration entre les hôpitaux partenaires de chaque société, mais aussi à intégrer un nouveau module dans la plateforme Cureety.

    Une prise en charge plus rapide et personnalisée

    Cette alliance devrait permettre d’améliorer la prise en charge à domicile des patients atteints de cancer par le biais de la coordination entre les soignants hospitaliers et les professionnels de santé à domicile : ils pourront désormais utiliser les dispositifs connectés de Cureety pour suivre les patients à distance et faciliter “une intervention rapide des équipes soignantes en cas de changement dans [leur] état de santé”.

    Cureety étant l’une des entreprises leaders de la télésurveillance médicale des patients atteints de cancer, sa collaboration avec le groupe Bastide – présent, lui aussi, sur la totalité du territoire français – porte l’ambition d’une prise en charge “plus efficace et personnalisée”, notamment grâce à la détection précoce des complications et la gestion des traitements à domicile.

    Pour Nicolas Begin, directeur des opérations chez Cureety, ce nouveau partenariat s’inscrit dans les plans stratégiques de l’entreprise qui prévoient l’ouverture progressive de sa plateforme aux professionnels de santé intervenant “en dehors des murs de l’hôpital”, au service d’une coordination renforcée et, in fine, d’une “amélioration de la prise en charge des patients”.

  • Canada / IA : Signal 1 alerte les médecins hospitaliers sur l’état critique de leurs patients

    Une solution issue d’une collaboration public-privé, basée sur le machine learning, qui se veut efficace : depuis son lancement en octobre 2020, l’unité de médecine interne de l’hôpital affirme une baisse de 26 % du risque relatif de décès chez les patients non palliatifs sur 20 mois, par rapport aux 4 années précédentes.

    Évaluer l’état du patient avant les premiers symptômes

    La solution se présente sous la forme d’une application mobile qui envoie des alertes aux praticiens, sur leur téléphone mobile, au sujet de patients dont les premiers symptômes ne sont pas encore apparus.

    L’hôpital rapporte le cas d’une patiente examinée à la suite d’une alerte par Chartwatch sans qu’aucun symptôme ne soit détecté. Le médecin lui prescrit alors des analyses de sang à la suite desquelles a été découvert un niveau d’enzymes hépatiques particulièrement élevé, souvent synonyme d’une cholécystite (inflammation de la vésicule biliaire). Une piste diagnostique confirmée lorsque la patiente commence à présenter une forte fièvre et des douleurs abdominales. Ces alertes permettent donc aux praticiens d’adapter en amont leur prise en charge et d’éviter l’errance diagnostique.

    Optimiser les tâches en fonction de la priorité

    Chartwatch envoie aux praticiens un rapport complet par mail, matin et soir, afin d’indiquer si l’état du patient présente un risque faible, moyen ou élevé. Si un patient passe en risque élevé, une alerte est instantanément envoyée au médecin. La solution permet aussi de prioriser les tâches du professionnel de santé en fonction de l’état de ses patients, mais aussi de répartir les tâches de l’équipe médicale.

    Chartwatch se veut une solution en constante amélioration grâce à l’analyse des données des patients par l’unité Data Science en santé de l’hôpital St Michael’s avec du machine learning, ainsi que par les data scientists de Signal 1.

    Un test pour désengorger les urgences :

    L’objectif de la mise en place du dispositif au sein de l’hôpital situé à Toronto est de savoir s’il a un effet concluant sur le fonctionnement du service concerné et s’il peut contribuer à la diminution du nombre d’urgences médicales et des transferts en soins intensifs. L’entreprise rappelle que “Chartwatch n’a évidemment pas à remplacer l’intelligence clinique des professionnels de santé”, mais à l’accompagner pour faciliter leur travail et la qualité des soins dispensés.

  • IA : Qualees lance son générateur de jumeaux numériques « TweenMe »

    Fondée en 2010, la start-up française Qualees s’est illustrée comme une référence dans les études basées sur les données de santé en vie réelle (RWE). Elle élargit avec TweenMe son horizon technologique, offrant des opportunités inédites à ses partenaires.

    Un modèle plus industriel et efficient

    TweenMe représente une percée significative dans le domaine des jumeaux numériques, un concept jusqu’à présent limité par des méthodes artisanales et des résultats de qualité inégale. Avec TweenMe, Qualees introduit une solution “fiable, abordable et répétable”, changeant la dynamique du marché en faveur d’un modèle plus industriel et efficient. À l’origine de TweenMe se trouve une méthode inédite de qualification des données, utilisant des architectures d’IA générative pour limiter les erreurs statistiques et maximiser la performance.

    Contrairement aux géants technologiques qui misent sur de grands modèles uniques, Qualees a développé une solution autour de deux principes fondamentaux :

    • Le choix d’une approche downscale : la plateforme cloud hybride, s’appuie sur la technologie fiable d’hyperscalers comme Microsoft Azure. Son architecture inclut des éléments tels que l’approche “zero trust”, les micro-services, et différents Ops (MLOps, FinOps, DevOps), formant un réseau d’IA spécifiques pour un traitement des données flexible.
    • La qualification des données au cœur de la conception : forte de 13 ans d’expérience dans ce domaine, TweenMe met l’accent sur la qualité et l’utilisation efficace des données de santé. Cette approche assure à la fois la simplicité technique de la solution et la fiabilité des résultats obtenus.

    Déploiement et perspectives

    Renforcée en 2023 par l’arrivée à son board de Jérôme Vétillard, leader technologique issu de Microsoft. Cette nouvelle dynamique a mené à une levée de fonds initiale jouant un rôle clé dans la conception du design de TweenMe. Actuellement, Qualees procède à une seconde levée de fonds de type Série A de 25 millions d’euros, visant à consolider le lancement de son générateur de jumeaux numériques, et à se positionner, dans un horizon de trois à cinq ans, comme un leader français à vocation internationale.

    Prévu pour un lancement en 2024, TweenMe se dévoilera à travers des prototypes et différentes versions au cours de cette année ainsi qu’en 2025. Cette plateforme promet d’accélérer le développement de solutions face à des défis sanitaires majeurs, tels que les épidémies, le vieillissement de la population et les maladies chroniques.

    Pour en savoir plus sur TweenMe, l’entreprise a annoncé plusieurs dates pour présenter sa solution :

    • Juin 2024 : présentation du prototype/POC
    • Novembre 2024 : présentation de la V.01
    • Juin 2025 : présentation de la V.02

     

  • Imagerie : GE Healthcare rachète MIM Software pour enrichir son offre de médecine de précision

    L’entreprise américaine annonce son intention d’acquérir la société MIM Software qui développe des solutions d’analyse d’imagerie médicale et d’intelligence artificielle (IA) à destination des professionnels de l’imagerie. Cette future acquisition est vue par GE comme un pas de plus “vers des soins plus précis, connectés et efficaces, dans le but de bénéficier tant aux cliniciens qu’aux patients du monde entier”.

    Créé en 2003, MIM Software est une société originaire de Cleveland qui développe des solutions spécialisées dans l’imagerie médicale pour la détection et le traitement de nombreuses pathologies et qui sont utilisées, entre autres, dans les services de radiologie, de médecine nucléaire, de cancérologie, ou encore de radiothérapie moléculaire.

    Le prix de cette opération n’a pas encore été communiqué, mais il a été annoncé qu’elle se fera à partir des fonds de caisse de la société. Le rachat sera effectif lorsque les approbations réglementaires auront été effectuées.

    Intégrer les solutions de MIM à l’offre de GE Healthcare

    Avec ce rachat, GE Healthcare, qui possède l’une des palettes les plus fournies en termes de solutions numériques d’imagerie médicale, va intégrer à son offre les solutions de MIM Software qui visent à “fournir une prestation de soins de précision à tous les stades de la maladie”.

    Parmi ces solutions, on retrouve :
    📌 une plateforme spécialisée en théragnostique pour le traitement de la prostate avancée, de la neuroendocrinie, de la thyroïde et d’autres cancers ;
    📌 une solution d’imagerie neurologique “bêta-amyloïde” pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et la surveillance des patients ;
    📌 des outils de flux de travail rationalisées en radio-oncologie qui permettent d’aider à simplifier les plans de traitement du cancer ;
    📌 une solution de scintigraphie myocardique pour permettre de surveiller la façon dont le muscle cardiaque est perfusé.

    L’intégration de ces solutions va permettre au géant américain de “fournir des informations critiques aux cliniciens et aider à planifier des traitements plus rapides et plus efficaces pour les patients”. Taha Kass-Hout, CTO de GE, explique que le rachat de MIM Software n’est pas seulement une “union pour étendre les capacités de l’entreprise” mais plutôt une association pour rendre la médecine de précision réelle.

  • IA : Owkin s’associe à MSD pour dépister 4 types de cancer à l’échelle européenne

    Développer et commercialiser des solutions numériques de diagnostic pathologique utilisant l’intelligence artificielle (IA) sur le marché de l’Union européenne, c’est l’objectif du partenariat conclu fin 2023 entre Owkin et MSD. Cette collaboration vise à améliorer les taux de dépistage du MSI-H (une modification dans des séquences d’ADN courtes et répétitives appellées “microsatellites”) dans les cancers de l’endomètre, de l’estomac, de l’intestin grêle et des voies biliaires.

    Dans ces types de cancer, la prévalence de MSI-H est faible, résultant d’un dépistage de MSI-H qui n’est pas effectué de manière systématique. Owkin détient actuellement le seul diagnostic de pathologie numérique MSI-H avec marquage CE pour le cancer colorectal, et compte étendre son offre à ces 4 autres types de cancer en exploitant les données multimodales des patients provenant de plusieurs centres universitaires et hôpitaux, grâce à l’IA.

    Ouvrir la voie à des thérapies plus ciblées  

    Cette approche promet d’améliorer la précision et l’efficacité des diagnostics, ouvrant ainsi la voie à des traitements plus ciblés. Des essais cliniques ont montré que le phénotype tumoral MSI-H a potentiellement une importance pronostique et thérapeutique, notamment avec les thérapies par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICI). Ces dernières utilisent des anticorps monoclonaux bloquant les protéines spécifiques des points de contrôle et permettant aux cellules immunitaires d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses.

    Le MSI-H devient un élément génomique important et est maintenant recommandé à l’échelle internationale.

    Encourager l’adoption du diagnostic numérique

    “Cette alliance stratégique avec MSD vise à améliorer la façon dont les patients sont diagnostiqués et reçoivent un traitement, faisant progresser notre mission consistant à soutenir les prestataires de soins dans leur adoption de diagnostics numériques innovants”, explique Meriem Sefta, directrice des diagnostics chez Owkin. Et d’ajouter : “Il existe un besoin en matière de diagnostics par l’IA, capables à la fois d’atténuer les pressions sur les ressources, tout en intensifiant les tests de biomarqueurs pour associer les patients aux traitements optimaux.”

    De son côté, Scott K. Pruitt, vice-président associé et chef des laboratoires MSD, affirme que les technologies basées sur l’IA présentent “un énorme potentiel dans le dépistage des patients et le diagnostic des maladies”. La collaboration entre MSD et Owkin vise à exploiter cette opportunité afin d’identifier plus de patients atteints de cancers MSI-H, susceptibles de bénéficier du traitement ICI.

  • USA / IA : la FDA autorise une solution de Techsomed pour faciliter l’ablation du foie en temps réel

    Permettre aux médecins de planifier les procédures d’ablation du foie en améliorant la précision du traitement, tel est l’objectif de VisAble I.O, solution d’imagerie basée sur l’intelligence artificielle (IA) développée par Techsomed, qui vient d’être autorisée par la Food and Drug Administration (FDA).  

    L’apport de l’imagerie dans les procédures d’ablation

    L’ablation guidée par imagerie en temps réel peut aider les médecins à “retirer stratégiquement des lésions hépatiques en fournissant une visualisation de la zone ablatée, basée sur l’imagerie échographique standard”.

    Le traitement d’ablation est une thérapie utilisant des températures extrêmement élevées ou basses pour détruire les tissus déficients, notamment les tumeurs hépatiques primaires et secondaires inopérables. Le manque de précision dans le guidage d’image et le contrôle du traitement d’ablation entraîne cependant un risque élevé de récurrence et de complications.

    Une alternative pour les tumeurs hépatiques inopérables

    VisAble I.O est un logiciel de la solution BioTrace créé par Techsomed, il permet la visualisation complète et le contrôle de la thérapie par ablation, guidée par l’image, et ainsi la diminution des risques de l’ablation du foie. Grâce à sa technologie basée sur l’IA, le logiciel exploite l’imagerie standard comme l’échographie, la tomodensitométrie (TDM) ou encore l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

    Grâce à cette imagerie 3D en temps réel, le logiciel fournit une vue anatomique de l’étendue complète de la zone d’ablation, optimisant par là la précision des médecins dans l’élimination la tumeur.  Alors que l’échographie est une option fiable pour la visualisation en temps réel des organes, il existe un potentiel d’amélioration notamment dans “la surveillance continue de la réponse des tissus à l’ablation”.

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  • Cancer : un consortium pour utiliser les données d’essais cliniques dans la recherche de thérapie

    “Exploiter les données historiques des essais cliniques pour faire avancer les connaissances médicales et permettre à un plus grand nombre de patients d’avoir accès aux traitements les plus prometteurs” : tel est l’objectif principal du consortium Medidata Research Alliance lancé par la filiale du groupe Dassault Systèmes, Medidata, et qui réunit des universitaires et des chercheurs avec des cliniciens, des biostatisticiens ainsi que d’anciens responsables de la réglementation américaine.

    Cette alliance d’acteurs du secteur de la santé – officiellement annoncée le 7 décembre 2023 – repose sur les 20 ans d’expérience de Medidata et les des données de plus de 30 000 essais que l’entreprise a pu collectées. Avec l’aide “de cliniciens-chercheurs de premier plan et des KOL universitaires, des organisations à but non lucratif et des acteurs de l’industrie de la santé”, le consortium doit faciliter la mise en place des algorithmes d’intelligence artificielle (IA) pour croiser les données de plus de 9 millions de patients afin de “permettre une exploration plus approfondie des tendances et des modèles pour faire progresser la science et la médecine”, notamment en matière d’immunothérapies et de maladies rares.

    Un “cercle vertueux” de 4 points

    Afin de mener à bien ce projet de recherche, la Medidata Research Alliance se repose sur 4 points :
    1️⃣ Medidata possède les données de 30 000 essais cliniques réalisés sur près de 9 millions de personnes au travers de plus de 100 pays dans le monde ; 
    2️⃣ ces données vont ensuite être analysées par les KOL partenaires de l’Alliance pour “faire progresser la compréhension scientifique” ;
    3️⃣ l’Alliance va ensuite s’appuyer sur l’impact clinique de ces résultats pour élargir son réseau et étendre sa portée aux communautés médicales et de patients ;
    4️⃣ cette élargissement vise à “relier les données à la pratique clinique” et à “améliorer l’accès des patients aux traitements les plus prometteurs”.

    Première cible : la recherche sur les cellules CAR-T

    Dans un premier temps, la Medidata Research Alliance va cibler la recherche sur la thérapie cellulaire par récepteur d’antigène chimérique T (CAR-T) – qui reconnaissent et détruisent les cellules tumorales – et sur la compréhension de cette nouvelle approche prometteuse pour le traitement du cancer.

    Grâce aux données collectées, Medidata et les chercheurs universitaires peuvent désormais “s’associer et exploiter les informations d’un ensemble de données CAR-T exclusif, généré via le programme de collaboration de données Medidata”. Ainsi, les membres du consortium vont pouvoir explorer “les hypothèses ayant un impact clinique” et mener conjointement des recherches qui pourront apporter “des améliorations tangibles aux soins aux patients”.

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  • ANS : la prévention parmi les 4 grandes priorités de l’année 2024 et un budget de 585,6 M€

    167 millions d’euros en crédits de fonctionnement et d’investissement, et 418,6 millions d’euros en crédits d’intervention, notamment pour les programmes Care et Ségur : le budget de l’Agence du numérique en santé pour 2024 sera dédié à 82 % à ses 4 priorités annoncées lors de l’assemblée générale de l’institution en décembre 2023 :
    1️⃣ la prévention : développer la prévention et rendre chacun acteur de sa santé ;
    2️⃣ la prise en charge : redonner du temps aux professionnels de santé en améliorant la prise en charge grâce au numérique ;
    3️⃣ l’accès à la santé : améliorer l’accès à la santé pour les patients et les professionnels qui les orientent ;
    4️⃣ un cadre propice : déployer un cadre propice pour le développement des usages et de l’innovation du numérique en santé.

    L’Assemblée générale de l’ANS, présidée par Isabelle Adenot, se compose de la DNS, la Cnam, le CNSA ainsi que de l’ensemble des ARS et des Grades.

    Des services numériques interopérables et performants

    Parmi les actions prévu par la feuille de route de l’ANS :

    • travailler sur la gouvernance des référentiels afin de renforcer et pérenniser le processus de régulation du secteur ;
    • aider les entreprises du numérique en santé à sécuriser la vague 1 du Ségur et à répondre aux exigences publiées pour les secteurs du sanitaire et du médico-social ;
    • amener de nouvelles fonctionnalités sur le terrain dans le cadre de la vague 2, notamment dans le domaine de la prévention, avec un suivi plus simple et ergonomique dans Convergence et un accompagnement personnalisé ;
    • améliorer la complémentarité des services socles entre le niveau national et régional, la mutualisation de services développés localement et la remontée d’innovations – une cartographie des services numériques régionaux devra être réalisée.

    Renforcer la résilience du système de santé

    Dans l’exécution du “plan cybersécurité”, lancé en décembre 2023, le programme CaRE (Cybersécurité, accélération et résilience des établissements) a pour objectif de rendre le système de santé français plus résistant aux cyberattaques. L’ANS assure le pilotage et encourage les exercices de crise au niveau des établissements sanitaires et médico-sociaux. Elle prévoit de renforcer la chaîne de l’identité numérique en santé, notamment en diversifiant les moyens d’authentification : 2 facteurs devront être utilisés pour se connecter aux applications sensibles.

    Faciliter l’activité des urgences

    L’ANS poursuit le développement d’une plateforme ouverte pour les applications réalisées par le secteur public (national ou territorial) et par le secteur privé dans le but de faciliter les tâches des urgentistes.

    Le programme “SI-Samu” par exemple, qui simplifie les échanges entre les professionnels comme la prise en charge des appels au traitement des patients, sera étendu. Pour rappel, l’objectif est de déployer avant fin 2027 le bandeau national (outil de visualisation et de priorisation des appels) dans 75 % des Samu. De son côté, le service d’accès aux soins (SAS) devrait être généralisé à au moins 90 % des départements.

    Poursuivre la transformation interne de l’Agence

    L’outil d’« hypervision » va continuer son développement afin de simplifier les processus internes de l’Agence ainsi que d’améliorer la qualité de sa relation clients. Cela consiste à donner de la visibilité sur la disponibilité de ses services et sur la tenue des engagements des services.

    Fin 2024, un répertoire unique des entreprises du numérique en santé et de leurs solutions permettra de simplifier les démarches auprès des pouvoirs publics.

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  • Prévention : GPM intègre 6 applications (Kwit, Numa Health, Poppins…) à sa nouvelle plateforme

    Un ensemble de coachings vidéo et de services d’accompagnement spécialement sélectionnés pour répondre aux problématiques de prévention des professionnels de santé.


    GPM Prévention est la nouvelle plateforme de prévention annoncée par le Groupe Pasteur Mutualité (GPM). Il s’agit d’un programme pleinement intégré dans ses contrats santé et prévoyance, conçu en partenariat avec Villa M spécifiquement “pour les professionnels de santé adhérents” du groupe. A travers cette offre, GPM souhaite démontrer son engagement “en faveur de l’épanouissement physique et mental de tous les soignants”.

    Les professionnels de santé, une population à risque

    Selon un rapport datant d’octobre 2023, en France :
    ➡️ 60 % des soignants souffrent de douleurs chroniques régulières ;
    ➡️ plus de la moitié (55%) ont subi un ou plusieurs épisodes d’épuisement professionnel – un taux nettement supérieur à celui des salariés français (34%) ;
    ➡️ et un tiers des professionnels de santé consomment des médicaments fréquemment, dont 6 % des anxiolytiques.e le préventif dans les contrats des professionnels de santé

    En plus des maladies chroniques, plusieurs autres problématiques menacent la santé de nombreuses personnes, à l’image des troubles liées :
    ● au stress ;
    ● à une mauvaise alimentation ;
    ● un manque d’exercice physique ;
    ● ou à des addictions.

    C’est dans ce contexte que, pour éviter que les professionnels de santé développent des maladies chroniques, GPM annonce proposer à ses 70 000 adhérents “un accès exclusif à des cours de santé et de bien-être”, à travers des vidéos et des applications notamment.

    Une plateforme orientée bien-être physique et mental

    GPM Prévention propose “un ensemble de coachings vidéo et de services d’accompagnement” de façon à ce que chaque professionnel de santé soit soutenu à travers. Les axes de cette nouvelle plateforme sont les suivants :

    • un accompagnement santé personnalisé : accès à la solution bien-être personnalisée de Numa Health pour mesurer et réduire les symptômes tels que le stress et les troubles du sommeil ;
    • l’épuisement professionnel : dispositif de prise en charge et d’accompagnement des soignants en souffrance par d’autres soignants spécialement formés pour aider leurs consœurs et confrères en difficulté ;
    • des séances de bien-être physique et mental : des programmes vidéo de cardio-boxe, de cross training, de sophrologie, de pilâtes, de yoga, de salsa et de kiné sportive ;
    • l’alimentation et la nutrition : des recettes santé-plaisir pour chaque saison, concoctées par le chef étoilé Michel Portos ;
    • la gestion des addictions : des applications pour lutter contre la consommation de tabac avec Kwit et d’alcool avec Sobero, deux applications basées sur la thérapie comportementale et cognitive ;
    • la prévention des cancers : avec près de 40% de cancers qui peuvent être évités, GPM Prévention offre un accès à la plateforme Dépist&vous et à ses parcours dédiés pour un dépistage précoce des cancers ;
    • la santé de l’enfant : Poppins, une solution innovante utilisant la musique pour aider les enfants atteints de troubles de l’apprentissage à progresser ;
    • et la lutte contre les troubles musculo-squelettiques : des conseils délivrés par un masseur-kinésithérapeute pour adopter les bonnes postures au quotidien afin de protéger son corps.

    6 applications intégrées

    Le groupe propose 70 vidéos et 6 applications dans sa plateforme, chacune avec un accès Premium pendant 3 mois minimum. Il s’agit de :

    Une démarche de pairaidance :

    En plus des outils numérique de prévention proposés, chaque bénéficiaire de GPM peut accéder au “Programme M”, mettant en relation les professionnels de santé en souffrance avec un confrère de leur profession pour les accompagner et les aider à surmonter leurs difficultés. Ce dispositif confraternel et confidentiel s’appuie sur “une démarche de pairaidance éprouvée depuis plus de 30 ans auprès des médecins du Québec”.

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