Les médecins prêts à intégrer la Gen AI dans leur pratique clinique
Menée en ligne entre le 8 et le 13 février 2024 auprès de 100 médecins américains travaillant dans un grand hôpital ou une grande organisation de santé, qui utilisent déjà un outil d’aide à la décision clinique. Les résultats reflètent une accélération de l’acceptation par les médecins de l’usage de la Gen AI dans la santé. En effet, 68 % d’entre eux déclarent avoir changé d’avis au cours de l’année écoulée et être désormais plus susceptibles de penser que la Gen AI serait bénéfique pour les soins de santé.
Les médecins, cependant, se méfient des outils qu’ils pourraient être amenés à utiliser ;
91 % d’entre eux déclarent qu’ils ont besoin de savoir que les outils de Gen AI ont été créés par des médecins et des experts médicaux avant de s’en servir cliniquement ;
de même, 89 % exigent une transparence de la part des fournisseurs sur l’origine et la nature des informations fournies par l’IA.
Gain de temps et optimisation des soins
Face aux défis de la pénurie de personnel et de l’épuisement professionnel, les médecins reconnaissent les multiples avantages qu’offre l’intégration de la Gen AI dans leur pratique, pour la continuité des soins. Interrogés sur comment la Gen AI pourrait faciliter leur prise de décision ou améliorer leurs interactions directes avec les patients, ils ont répondu comme suit :
81 % d’entre eux affirment qu’elle améliorera l’interaction des équipes de soins avec les patients ;
plus de la moitié d’entre eux pensent qu’elle leur fera gagner 20 % de temps ou plus ;
68 % pensent qu’elle leur permettrait d’effectuer des recherches plus rapudes dans la littérature médicale ;
59 % voient son intérêt dans la synthèse des données patients à partir de leurs dossiers électroniques ;
enfin, seuls 3 % d’entre eux ne croient pas que l’IA générative améliorera leurs interactions avec les patients.
Une divergence d’opinion entre les médecins et les patients
La comparaison entre ces résultats et ceux d’une étude précédente, menée également par Wolters Kluwer fin 2023, auprès de patients américains, révèle des divergences dans les opinions sur l’intégration des solutions d’IA générative dans le système de santé, et notamment dans :
La relation médecin-patient :
2/3 des médecins estiment que les patients auraient confiance dans les résultats fournis par la Gen AI pour prendre des décisions cliniques ;
tandis que seulement la moitié des patients disent avoir confiance en ces technologies.
Comparaison des réponses des médecins et des patients sur l’usage de la Gen AI dans leur relation – @ Wolters Kluwer Health
Le diagnostic :
1/5 médecins pense que les patients seraient préoccupés par l’utilisation de la Gen AI dans l’établissement du diagnostic ;
alors que 4/5 patients expriment cette préoccupation, soulignant ainsi une disparité significative dans la perception de l’adoption des modèles d’IA générative.
Présentée au début de ce mois, Sarah (Smart AI Resource Assistant for Health) a contribué à lutter contre la mésinformation sur la Covid-19 depuis le début de la pandémie. Son lancement officiel comme “agente numérique de promotion de la santé exploitant la Gen AI”, est une évolution majeure dans le domaine de la promotion de la santé.
Contrairement aux précédents avatars d’intelligence artificielle (IA), Sarah utilise des grands modèles de langage (LLM) de pointe pour fournir :
des réponses empathiques et personnalisées 24 heures sur 24 ;
dans huit langues différentes ;
au format vidéo ou texte ;
et à partir de n’importe quel appareil.
Elle vise à éduquer et à informer les individus sur une gamme de sujets de santé, allant des bonnes habitudes de vie à la prévention des maladies graves.
👉 Pour faire la connaissance de Sarah et lui poser des questions sur la santé, elle est d’ores et déjà disponible sur ce lien.
Un symbole de la santé numérique du futur
Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, souligne que Sarah offre un aperçu de l’avenir de la santé numérique en utilisant l’interactivité pour améliorer l’accès à l’information sur la santé. Il appelle à une collaboration continue dans la recherche pour explorer les façons dont cette technologie peut réduire les inégalités en matière de santé et garantir des informations fiables pour tous.
Sarah marque ainsi une transition vers l’utilisation de la Gen AI, lui permettant de fournir des réponses plus précises en temps réel et de maintenir des conversations dynamiques et personnalisées. Sa capacité à imiter les interactions humaines et à offrir des réponses empathiques dans un environnement sans jugement est rendue possible grâce à la technologie d’IA biologique de Soul Machines, une société de “personnes numériques” basée à San Francisco et en Nouvelle-Zélande, avec le soutien de Rooftop, une société de solutions créatives basée en Afrique du Sud.
Défis et perspectives de l’AI en santé publique
Bien que l’IA offre des avantages considérables pour la santé publique, elle soulève également des préoccupations éthiques majeures, souligne l’OMS, notamment l’égalité d’accès, la confidentialité et la sécurité des données. D’où l’importance de l’évaluation continue et du perfectionnement du projet Sarah pour garantir la fiabilité et l’éthique dans l’utilisation de cette technologie.
Cette initiative illustre l’engagement continu de l’OMS à utiliser les avancées numériques pour diffuser des informations de santé essentielles à grande échelle. Avec son “potentiel révolutionnaire” et son “engagement envers l’éthique et la fiabilité”, Sarah ouvre la voie à un avenir de santé connectée, où chacun peut accéder à des informations précieuses pour améliorer son bien-être et ses droits en matière de santé.
Quels lieux de vie pour les personnes âgées en 2040
La France compte aujourd’hui 2,6 millions de personnes âgées en perte d’autonomie. Le Nord est le département concentrant le plus de personnes âgées en perte d’autonomie, avec 99 700 personnes. Tandis que la Guyane présente le plus petit nombre du pays avec 4 000 personnes.
En 2023, la majorité des personnes âgées dépendantes vivent chez elles :
Plus de 3/4 sont en domicile ordinaire (logement privatif historique), y compris parmi les personnes très dépendantes qui ont besoin d’aides pour les gestes de la vie quotidienne. D’un autre côté, les domiciles alternatifs, comme les résidences autonomie (RA) occupent une place résiduelle des habitats de personnes âgées en perte d’autonomie.
Lieux de vie des personnes âgées en 2023 – @ Igas
Une augmentation d’1 M de personnes d’ici 2040 :
Selon l’Igas, d’ici 2040, ce nombre pourrait augmenter d’environ 1 million de personnes, avec de fortes disparités départementales. Les départements vont connaître des évolutions très disparates, allant de 16 % dans l’Indre, par exemple, à près de 63 % en Haute-Savoie et 71 % à La Réunion.
Projection du nombre de personnes âgées par département d’ici 2040 – @ Igas
Privilégier la “politique de renforcement du soutien à domicile” au “virage domiciliaire”
Le maintien à domicile est une politique constante depuis 50 ans qui n’a pas donné les résultats escomptés “faute d’un politique ambitieuse, tant sur le financement que sur les moyens humains à mobiliser”. C’est ainsi que parmi les bénéficiaires de l’activité physique adaptée (APA), la part des personnes en établissement et à domicile n’a pas évolué depuis quinze ans.
La politique domiciliaire est mal anticipée, dans ses projections, qui prennent en compte “la hausse des effectifs APA mais pas celles de leurs besoins et raisonnent à pleine capacité institutionnelle et celle de leurs proches aidants”.
Dans le rapport de l’Igas, plusieurs facteurs de risque sont identifiés sur l’évolution des capacités d’accompagnement à domicile :
le nombre de proches aidants qui devrait baisser ;
la faible attractivité des métiers du grand âge ;
les projections budgétaires de l’administration fragiles ;
et la place mal définie des domiciles alternatifs.
Les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) :
Pilier du maintien à domicile, les SAAD réalisent 2/3 des heures passées par des professionnels auprès des bénéficiaires de l’APA. Malgré des réformes récentes – tarif horaire socle pour l’aide à domicile, création de places en service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), création des services autonomie à domicile (SAD) pour décloisonner -, ces services sont fragiles.
Pour les renforcer, il conviendrait, selon le rapport, d’amplifier le plan d’action de 2020 et de prévoir :
l’organisation annuelle d’une conférence sociale de suivi du plan de revalorisation ;
une nouvelle classification des emplois dans la convention collective de la branche de l’aide à domicile ;
le rapprochement entre les tarifs et les coûts de revient ;
une refonte globale du financement des services, par exemple en instaurant un financement à la place, dépendant de la lourdeur des profils accompagnés.
Les établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) :
La politique domiciliaire affirmée a provoqué le quasi-arrêt des créations. L’Igas a étudié la politique menée au Danemark d’une disparition programmée des maisons de retraite, au bénéfice de logements autonomes dont les personnes sont locataires, les différents types d’hébergement allant de la résidence sans personnel permanent aux hébergements avec des équipes permanentes et de soins intégrés. Il y a dissociation entre le logement et le soin. Pour que ces hébergements deviennent un « chez soi », il faut un grand espace privatif, une liberté de recevoir quand on veut, une participation des personnes aux tâches de la vie quotidienne, etc.
Pour modifier les pratiques, l’Igas recommande de lancer un “plan national de transformation domiciliaire des Ehpad”. Un tel plan serait à construire avec différentes hypothèses, selon les progrès de l’accompagnement à domicile, avec ses conséquences en cascade sur le profil des publics accueillis en Ehpad.
Les domiciles alternatifs :
Ils ciblent actuellement majoritairement des personnes âgées (semi-)autonomes. Mais ils doivent être mieux préparés à accueillir des personnes en perte d’autonomie en revoyant leur fonctionnement organisationnel, financier et de ressources humaines. L’Igas propose qu’ils disposent systématiquement, au moins par convention, d’un service SAAD et d’hospitalisation à domicile.
Les résidences services seniors (RSS) :
Les RSS fonctionnent comme un Ehpad mais sans les autorisations nécessaires. La recommandation est d’harmoniser leur situation avec le régime des RA en termes d’autorisation, contrôle et droits des usagers. Les RSS devraient être intégrées dans le Code de l’action sociale et des familles (CASF).
En amont, ces repositionnements supposeraient de résoudre les difficultés liées à l’évaluation des besoins d’aide par la grille nationale autonomie gérontologique groupes iso-ressources (Aggir), qui est mal adaptée, notamment pour prendre en compte les troubles neurocognitifs des personnes.
Le risque d’une saturation des établissements et d’une dégradation de la qualité de vie à domicile
A défaut d’une politique ambitieuse sur le domicile, le rapport alerte sur le risque de saturation des Ehpad et hôpitaux et d’une dégradation du domicile, particulièrement dans 30 départements. L’Igas formule plusieurs propositions pour y remédier :
Sécuriser les conditions de développement et de fonctionnement des domiciles alternatifs et les préparer à l’accueil des personnes les plus en difficulté, notamment par convention avec un SAAD et une HAD ;
Favoriser les colocations Alzheimer ;
Intégrer les résidences services dans le CASF ;
Renforcer les soins palliatifs en hôpital, en Ehpad et à domicile ;
Développer la prévention de la perte d’autonomie en généralisant Icope (disposition contenue dans la loi « Bien Vieillir » du 9 avril 2024).
Le risque d’embolie à l’hôpital est réel car la politique de désinstitutionalisation des Ehpad va produire un effet inverse sur l’hôpital : il sera plus difficile d’organiser le retour à domicile qu’en Ehpad. La durée moyenne de séjour va augmenter dans certains services.
Structurer le pilotage de l’offre par type d’habitat et ajuster les financements
Le regroupement des schémas territoriaux de programmation de l’offre par type d’habitat et services en un seul schéma gérontologique unique commun ARS/département, ainsi que l’établissement d’un tableau de bord de l’offre, sont les mesures préconisées pour mieux structurer l’offre. On note que les départements ont une capacité très hétérogène pour répondre au vieillissement de la population (selon le modèle LIVIA de la Dress). Les communes se verraient confier un diagnostic territorial des besoins.
La création de 100 000 logements nouveau en RA en 2030 est projetée. Ce type d’hébergement permet la meilleure mutualisation des ressources humaines et logistiques. Les RA sont actuellement pensées pour accueillir des seniors avec de faibles besoins d’accompagnement et sont souvent mal entretenues. Il convient donc de les adapter, les rénover et les développer.
Des places en Ehpad-USLD sont à créer dans 30 départements, surtout outre-mer et en Corse. Le financement est à prévoir, ainsi que pour renforcer la médicalisation des Ehpad.
Le rapport attire l’attention sur la sous-estimation des projections budgétaires actuelles pour le domicile, qui « ne prennent pas en compte le fait que la désinstitutionalisation supposera d’accompagner à domicile des personnes plus en difficulté et de déployer un niveau de dépenses par personne plus élevé. Selon l’Institut des politiques publiques, le renforcement du soutien à domicile nécessaire pour réduire la proportion de personnes en perte d’autonomie accueillies en Ehpad coûterait en 2040 4,6 milliards d’euros de plus qu’à pratique d’institutionnalisation inchangée ».
L’expérience danoise est éclairante : en 2019 le niveau de dépense publiques à destination des PA était 50% plus élevé qu’en France.
L’ensemble des évolutions à conduire devrait reposer sur une conférence financière entre l’Etat, les départements et l’Assurance maladie afin de statuer sur la répartition des dépenses publiques liées au grand âge.
Répondre aux défis de l’endo-urologie avec la micro impression 3D
L’endo-urologie, spécialité médicale traitant les affections des voies urinaires sans ouverture des tissus, exige des dispositifs précis et non invasifs. RNDR Medical a relevé ce défi en concevant un endoscope à usage unique intégrant un embout distal complexe, fabriqué grâce à la micro impression 3D. Cette technologie permet de répondre aux exigences de taille, de précision et de résistance aux fluides nécessaires à cette procédure délicate.
Illustration de l’endoscope précis utilisé dans l’endo-urologie – @ BMF
Accélérer le processus de fabrication et la mise sur le marché :
RNDR Medical a réussi à réduire les délais de développement de ses produits et de lancer des tests en quelques semaines seulement, grâce à la technologie de micro impression de la société américaine Boston Micro Fabrication (BMF).
Cette approche est basée sur la micro-stéréolithographie par projection (PµSL), offre des résolutions d’impression élevées et des tolérances précises, surpassant les méthodes traditionnelles telles que le moulage par micro-injection.
De la conception à la production
Initialement utilisée pour la fabrication de prototypes, la micro impression 3D s’est révélée être une solution viable pour la production de pièces finies. Les embouts distaux imprimés en 3D ont passé avec succès des évaluations précliniques, ouvrant la voie à leur utilisation dans des environnements cliniques réels. Cette approche permet à RNDR Medical de proposer des dispositifs médicaux sur mesure innovants, répondant aux besoins spécifiques du secteur.
Quel avenir de l’impression 3D dans le domaine médical ?
RNDR Medical envisage d’étendre l’utilisation de la micro impression 3D pour fabriquer des dispositifs médicaux fonctionnels sur mesure, contribuant ainsi à l’évolution vers des solutions plus miniaturisées et moins invasives. Une démarche qui s’inscrit dans une tendance plus large visant à améliorer continuellement l’expérience clinique et les résultats pour les patients.
Fondée au Québec en 2010, Petalest un “orchestrateur de soins en temps réel pour les organisations de santé” qui propose principalement une plateforme permettant notamment d’optimiser l’accès aux soins. Parmi ses résultats, l’entreprise rapporte :
plus 7 millions d’activités médicales planifiées en temps réel ;
une baisse de 300 % de plaintes des patients au sujet des plannings ;
plus de 60 000 d’utilisateurs actifs sur la plateforme ;
et plus de 345 000 heures gagnées par les médecins en gestion de la planification.
De nombreuses fonctionnalités cliniques
La plateforme de la société québécoise propose se compose de plusieurs solutions qui permettent de gérer en temps réel la capacité clinique d’un établissement et simplifier l’organisation du travail et de la planification des horaires des professionnels de santé. Elle propose, en outre, des canaux de communication sécurisée ainsi qu’un portail patient de prise de rendez-vous.
Petal offre à ses clients une gamme de fonctionnalités visant à optimiser la gestion de leurs activités cliniques. Voici un aperçu des avantages qu’elles procurent :
• pilotage en temps réel de l’activité clinique : maximisation des ressources disponibles, réduction des coûts administratifs, amélioration de la visibilité de la couverture des soins, renforcement de la satisfaction et de l’autonomie du personnel, centralisation en temps réel des données relatives aux activités cliniques.
• simplification de la planification des horaires : communication multicanale, activation des procédures d’urgence, suivi efficace des échanges, génération de rapports simplifiés et intégration des horaires de garde.
• gestion des plannings et autonomie des cliniciens facilitées : répartition équitable de la charge de travail, gain de temps, flexibilité et autonomie dans la modification des horaires, assurance d’une couverture complète des soins.
• communication sécurisée : respect de la vie privée, communications directes, réponses plus rapides, partage sécurisé d’images et de vidéos.
• orchestration de l’offre et de la demande de soins : priorisation des demandes de soins en temps réel, réduction du temps d’attente des patients, vue d’ensemble sur la capacité clinique et la demande, automatisation des processus de collecte et de centralisation des données, optimisation de la gestion des listes d’attente.
• amélioration de l’expérience patient : mise en place d’un portail de rendez-vous pour maximiser l’efficacité opérationnelle de l’organisation, réduction des coûts administratifs, collecte de données à la demande et automatisation des envois de confirmations et de rappels.
L’IA au service des établissements
Grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle, Petal vise à améliorer la gestion des données de santé et à garantir la sécurité des informations sensibles. Ci-dessous, un aperçu des avantages principaux qu’elle apporte.
Une analyse des données cliniques :
Petal permet une meilleure compréhension des données telles que les plages horaires, le nombre de rendez-vous pris par chaque canal d’entrée, les demandes excédentaires des patients par rapport à la capacité, les délais moyens d’attente avant de rencontrer un professionnel de santé, ce qui favorise la transparence et la performance.
Une intégration dans le système de données existants :
La solution s’intègre avec la norme HL7 soutenant l’exercice clinique et la gestion, la prestation et l’évaluation des services de santé, ainsi qu’avec la norme d’interopérabilité FHIR, facilitant l’échange d’informations de soins entre les parties prenantes en santé.
Une agrégation des données dans différents systèmes :
L’algorithme automatisé de l’IA permet de planifier les horaires des professionnels de santé de manière efficace.
Un stockage des données sur un cloud performant :
En utilisant Microsoft Azure, les données hébergées au Canada ne quittent pas le pays, offrant une sauvegarde des données et respectant les normes ISO 27001 et SOC II.
Une sécurité renforcée :
Conforme à la cybersécurité selon les normes Pipeda (koi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques) et RGPD (règlement général sur la protection des données).
Le rapport, publié en mars 2024 et intitulé “Living guidelines on the responsible use of generative AI in research“, préconise une feuille de route à adopter pour les chercheurs, les organismes de recherche ainsi que les structures de financement de la recherche dans leur choix et utilisation d’outils basés sur la Gen AI. Pour guider son développement et son utilisation éthique, ces principes, qui comprennent la fiabilité, l’honnêteté, le respect et la responsabilité, constituent un cadre essentiel pour garantir que l’IA générative soit déployée de manière responsable et bénéfique pour la société. En suivant ces principes, les chercheurs et les praticiens peuvent naviguer entre les défis et les opportunités offerts par cette technologie émergente tout en veillant à ce qu’elle soit utilisée de manière éthique et transparente.
Selon le rapport de la Commission européenne, les principes fondamentaux de l’usage de l’IA générative dans la recherche concernent :
la fiabilité pour assurer la qualité de la recherche, autant dans la conception, méthodologie, l’analyse et l’utilisation des ressources ;
l’honnêteté dans l’élaboration, la réalisation, l’examen, le rapport et la communication sur comment effectuer des recherches de manière transparente, en indiquant lorsque l’IA générative est utilisée ;
le respect des collègues, des participants à la recherche et une utilisation responsable de l’IA générative en prenant en compte ses limites technologiques, ses impacts environnementaux et sociétaux (préjugés, diversité, non-discrimination, équité et prévention des dommages) ainsi que le respect de la vie privée et la propriété intellectuelle ;
et la responsabilité de la recherche de l’idée jusqu’à la publication.
Les mesures à adopter par les chercheurs :
rester responsable en dernier ressort de la production scientifique;
utiliser l’IA générative de manière transparente;
portez une attention particulière aux questions liées à la vie privée, à la confidentialité et aux droits de propriété intellectuelle lors du partage d’informations sensibles ou protégées avec des outils d’IA ;
lors de l’utilisation de l’IA générative, respecter la législation nationale, européenne et internationale ;
apprendre en permanence et se former à utiliser correctement les outils d’IA générative pour maximiser leurs avantages ;
et, enfin, s’abstenir d’utiliser de manière substantielle des outils d’IA générative dans des activités sensibles qui pourraient avoir un impact sur d’autres chercheurs ou organisations.
Les mesures à adopter par les organisations de recherche :
promouvoir, guider et soutenir l’utilisation responsable de l’IA générative dans les activités de recherche;
surveiller activement le développement et l’utilisation de systèmes d’IA générative au sein de leurs organisations;
intégrer ces lignes directrices sur l’IA générative dans leurs lignes directrices générales de recherche pour les bonnes pratiques et l’éthique de la recherche
et mettre en œuvre des outils d’IA générative hébergés localement ou basés sur un cloud qu’ils gèrent eux-mêmes si possible.
Les mesures à adopter par les organismes de financement de la recherche :
promouvoir et soutenir l’utilisation responsable de l’IA générative dans la recherche;
examiner l’utilisation de l’IA générative dans leurs processus internes, en s’assurant qu’ils l’utilisent de manière transparente et responsable;
demander de la transparence aux candidats sur leur utilisation de l’IA générative, facilitant ainsi les moyens de la signalersi c’est le cas ;
et surveiller et s’impliquer activement dans le paysage de l’IA générative en évolution rapide.
La moitié des malades chroniques prennent correctement leurs médicaments. Le fort taux d’inobservance augmente le risque de complications, d’hospitalisation et de mortalité pour ces patients, ainsi que des coûts de santé plus élevés. L’une des solutions consiste à doter les malades d’applications mobiles avec des systèmes de rappel. Les médecins français y sont plutôt favorables mais souhaitent recommander des applications scientifiquement validées. Or, si plusieurs études ont confirmé que l’utilisation d’une telle application améliore l’observance thérapeutique, notamment en envoyant des rappels, même chez les patients âgés, aucune n’a évalué la qualité des applications de gestion des médicaments via un score validé. C’est pourquoi une équipe de l’Université de Montpellier a effectué une recherche systématique, du 1er octobre au 30 novembre 2022, des applications smartphone de gestion des médicaments disponibles en France, sur l’App Store et le Google Play Store. Ils en ont sélectionné 49 sur un total de 960 dans un but d’évaluation sur les critères suivants :
application avec rappel de médicament ;
disponible en français ;
gratuite ;
mise à jour dans les 2 dernières années.
Une échelle d’évaluation des applis validée scientifiquement :
Concrètement, deux professionnels de santé ont évalué indépendamment les applications à l’aide de la version française de l’échelle de notation des applications mobiles (MARS-F), un système de notation objectif validé pour évaluer la qualité globale des applications dans le domaine de la santé. MARS-F est un questionnaire de 19 items divisé en 4 sections d’évaluation objective (engagement, fonctionnalité, esthétique, information) qui aboutit à un score sur 5 correspondant à la moyenne de ces 4 sections.
Les résultats de cette étudefrançaise ont été publiés le 18 mars dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).
Résultats : plus de 8 applis sur 10 obtiennent une note de 3/5
Le score moyen de MARS-F était de 3,56 pour les applications iOS et de 3,51 pour les applications Android. 5 étant la meilleure note.
Au total, 84 % des applications disponibles sur l’App Store et 79% sur Google Play Store avaient un score MARS-F supérieur à 3
20 % et 21% avait avec un score supérieur à 4.
La corrélation entre l’évaluation faite par MARS-F et celle des utilisateurs sur les plateformes était faible à modérée.
seules 40 % des applications identifiées sur iOS disposaient d’un accès protégé par mot de passe et 4 % nécessitaient un identifiant de connexion. Sur Android, les scores étaient de 12,5% et 8,3%.
La qualité globale des applications de rappel de médicaments est donc considérée comme acceptable à modérée. En outre, si la plupart des applis sont considérées comme fonctionnelles, elles pêchent en matière d’ « engagement ». Ce critère faisant surtout référence à la personnalisation de l’appli, son caractère interactif et son adaptation au groupe cible. Autre point faible : le manque d’implication des professionnels de la santé, des universités ou des organisations gouvernementales. En effet, la plupart des applications étaient affiliées à une entreprise commerciale. Sans surprise, les preuves scientifiques de l’efficacité étaient rares, même très rares : 2 applications seulement avaient été testées dans le cadre d’un essai contrôlé randomisé. Elles étaient d’ailleurs classées parmi les meilleures selon MARS-F.
Les auteurs de cette étude reconnaissent que l’évaluation ne reposait que sur une utilisation d’environ 15 minutes, si bien que « les forces ou faiblesses supplémentaires de chaque application n’ont peut-être pas été détectées en raison de cette durée limitée. » La sélection des applications par un seul évaluateur ressortait aussi comme une limitation, « car il est possible que certaines applications admissibles n’aient pas été identifiées. »
Une certification serait “vitale” :
Pour conclure, les chercheurs estiment que leur étude donne des pistes d’amélioration pour la création de nouvelles applis. Surtout à l’heure où un projet vise à répertorier plus de 50 applications offrant des échanges avec Mon Espace Santé d’ici 2026. « Il est donc vital de mettre en place une certification pour les applications existantes afin d’aider les médecins dans leurs recommandations, soulignent les auteurs de l’étude. La création d’une application avec l’aide des professionnels de la santé et validée par l’Agence du Numérique en Santé serait également une solution qui permettrait aux médecins de savoir quelles applications recommander, facilitant ainsi son utilisation par les patients. »
* Quality Assessment of Smartphone Medication Management Apps in France: Systematic Search
Dans le marché dynamique de l’IA générative appliquée à la santé, la France compte une quinzaine d’entreprises. On distingue trois principaux modes de financement au sein de ces entreprises à la pointe de la technologie :
• L’auto-financement ;
• les levée de fonds ;
• et le financement par fonds propres.
Tour d’horizon des dernières levées de fonds :
Ces dernières années, plusieurs start-ups ont captivé l’attention grâce à des levées de fonds réussies.
1️⃣ En tête du classement, Mistral AI se distingue avec une injection de fonds de 385 millions d’euros en 2023, provenant d’un consortium d’investisseurs, comprenant General Catalyst, Lightspeed Venture Partners, Bpifrance, et bénéficiant de la participation de Nvidia et salesforce.
2️⃣ La start-up parisienne Owkin, spécialisée en biotechnologie IA, a levé 75 millions d’euros en 2022. En partenariat avec Bristol Myers Squibb, cette collaboration avait pour objectif de transformer les essais de médicaments.
3️⃣ En 2023, Gleamer a conclu une levée de fonds de 27 millions d’euros, dirigée par Supernova invest.
4️⃣ Iktos a levé 15,5 millions d’euros en 2023 pour développer ses solutions de découvertes de nouveaux médicaments.
5️⃣ Milvue : 8 millions d’euros investis en 2021 afin de renforcer sa recherche et développement.
6️⃣ Deeplife : 6 millions d’euros financé par Mid atlantic bio angels, Entrepreneur first, Kima ventures, Bpifrance et des investisseurs privés.
7️⃣ Pathway : un financement de 4,2 millions d’euros en 2022 pour accélérer sur la recherche et développement de ses produits.
8️⃣ Docaposte, dont la solution d’IA générative est en cours de développement, a levé 3,42 millions d’euros en 2015, marquant sa seule levée de fonds connue à ce jour.
9️⃣ IA Medical : une levée de fonds de 1,4 million d’euros en 2023 pour diffuser son chatbot destinés aux aidants des patients atteint d’alzheimer.
🔟 Arcascience a réalisé une levée de fonds en 2020, cependant le montant n’a pas été divulgué.
D’autres stratégies de financement :
Parmi les entreprises d’IA générative répertoriées sur le territoire français, la majorité opte pour des levées de fonds pour financer leurs activités. Cependant, quelques-unes, telles que Aalia.Tech, préfèrent l’autofinancement. Opscidia et Praxysanté, explorent des voies alternatives avec le soutien du fonds de l’Institut Mines-Télécom (IMT). Bien que les détails financiers spécifiques concernant ces deux dernières entreprises ne soient pas disponibles actuellement.
Les Fonds IMT de prêts d’honneur jouent un rôle dans le développement des start-ups en offrant un financement accessible et légitimant les projets. Créer en 2011, le fonds compte à son actif 7 millions d’euros investis dans les start-ups et plus de 150 start-ups accompagnés. Ces prêts agissent comme un catalyseur pour l’amorçage financier, favorisant ainsi la croissance et l’expansion des start-ups en France et à l’étranger. Grâce à ces fonds, l’IMT contribue à dynamiser l’écosystème entrepreneurial et à soutenir l’innovation dans des secteurs clés tels que le numérique et l’industrie. Un exemple concret est celui de Praxysanté, qui a bénéficié d’un fonds de prêts d’honneur IMT Numérique le 6 février dernier, pour un montant total de 180 000 euros partagé avec quatre autres start-ups.
Un départ prometteur pour 3 start-ups en 2024 :
Trois entreprises françaises ont amorcé l’année 2024 avec succès dans le domaine de l’IA générative en santé. Aqemia a réalisé une levée de fonds de 30 millions d’euros visant à renforcer ses activités de recherche, notamment dans le cadre de ses partenariats avec Sanofi.
De son côté, Nabla a également réalisé une levée de fonds significative de 22 millions d’euros, consolidant davantage son empreinte dans le domaine de l’IA générative appliquée à la santé. Avec cette nouvelle injection de capital, Nabla prévoit d’accélérer son expansion dans les systèmes de santé américains et de poursuivre son objectif de transformer la prestation de soins grâce à son assistant d’IA.
Le début de l’année 2024 marque également l’arrivée de Bioptimus, une start-up française lancé fin 2023 par des anciens salariés de Googleet Owkin, qui a levée 33 millions d’euros en février dernier via Sofinnova Partners, Bpifrance et son fonds Large Venture, et d’autres investisseurs européens et américains. Bioptimus a pour objectif de créer “un leader de l’IA en biologie” avec un modèle d’IA générative visant à faire avancer “la recherche scientifique et l’innovation biotechnologie”.
Levées de fonds des start-ups françaises d’IA générative :
La légère hausse des transactions (306 en 2023 contre 301 en 2023), témoigne de “la résilience et de l’intérêt constant des investisseurs pour les opportunités de croissance dans le domaine de la santé digitale”. Cette dynamique est soutenue par une croissance exponentielle durant les trois dernières années du nombre de sociétés actives en santé digitale, dépassant désormais les 3 000 entreprises à travers l’Europe.
L’étude souligne également que le secteur entre dans une phase de croissance, marquée par l’établissement de sociétés “leaders” et le renforcement des modèles économiques, “des sociétés plus matures” émergent et partent à la recherche de financements après une phase intense de créations d’entreprises suite à la pandémie.
Le montant moyen des levées de fonds européennes a diminué, passant à une moyenne de 10,1 millions d’euros contre 20 millions d’euros en 2022. De plus, une évolution des valorisations a été constatée, revenant à des niveaux antérieurs à la pandémie de Covid-19. Les modèles d’affaires se renforcent, ce qui devrait conduire à l’émergence de sociétés plus matures à la recherche de fonds.
Investissements en santé numérique en Europe, 2023 – @ Karista
Une dynamique européenne encourageante
Le mapping révèle 217 fonds ayant investi dans l’e-santé européenne (ayant investi dans 3 entreprises jusqu’au 4ème trimestre 2023) contre 168 en 2022. Cette augmentation (+23 %) du nombre de fonds investissant dans la santé numérique européenne, est en particulier portée par les investisseurs français pour un total de 49 fonds qui ont investi en santé digitale en 2023. A périmètre constant, le nombre total de fonds (sans l’Europe centrale ajoutée cette année) est de 214 (+21 %).
Une analyse de la cartographie révèle que 59 % des fonds actifs en santé numérique investissent au stade précoce (soit 128 fonds), tandis que la majorité des nouveaux fonds rejoignent également cette catégorie d’investissement.
L’étude relève également une évolution dans les phases d’investissement plus tardives où les acteurs en multi-stage, bien que plus nombreux cette année (66 contre 53 en 2022), ne représentent que 30 % des investisseurs.
La France leader des fonds européens
Selon l’étude , la France conserve sa première place dans les fonds européens investissant dans la santé numérique (24 %) totalisant 32,5 % des levées de fonds en Europe, suivie de près par le Royaume-Uni (21 %) et l’Allemagne (18 %).
Tout comme en France, le nombre de levées d’opérations reste relativement stable à l’échelle européenne. L’étude pointe aussi un boom des “super-investisseurs”, ayant investi dans plus de 10 entreprises : 55 ont été repérés, soit 44 % de plus que l’année précédente.
Le secteur des PharmaTech, poussé par l’essor de l’Intelligence Artificielle en 2023, est lui aussi en plein développement, tant sur le plan des investissements (20 %) que des collaborations et rachats par l’industrie pharmaceutique. On observe des montants dépassant les 100 millions d’euros (Aqemia et Owkin, par exemple).
Avec sa plateforme qui propose un check-up de santé traditionnel au travail, Korsouhaite inciter les entreprises à s’engager dans une démarche personnalisée de santé préventive à destination des salariés. Selon une étude Ipsos datant de juin 2023, 80 % des salariés “aimeraient se voir proposer des bilans de santé/dépistage des maladies redoutées” par leur employeur.
Cette levée de fonds devrait permettre à Kor de :
poursuivre le développement de sa plateforme ;
construire une vision globale de la santé ;
fournir des meilleures recommandations en s’appuyant sur les avancées scientifiques ;
renforcer ses équipes ;
et développer une application à destination des salariés.
“L’enjeu avec la levée de fonds est de développer un protocole robuste, qui va permettre d’orienter chaque personne vers les bons tests et d’accélérer les diagnostics, explique Sophie Agosta, CEO de la start-up. “Une fois que ce protocole est prouvé et que l’impact est démontré, l’objectif est de pouvoir toucher le maximum de médecins.”
L’IA pour la prédiction des risques
Kor a créé une plateforme technologique innovante pour révolutionner l’offre traditionnelle en matière de bilan de santé. Cet outil décrypte les données de manière transversale afin de proposer un parcours médical personnalisé. Et, tout au long de l’année, le salarié a accès à un contenu et des conseils adaptés à sa ses besoins. Le processus global développé par Kor inclut :
un questionnaire en ligne ;
des examens ;
une téléconsultation ;
ainsi qu’un plan d’action personnalisé selon les résultats.
Concrètement, l’utilisateur de Kor répond à un questionnaire, qui intègre des algorithmes prédictifs basés sur l’intelligence artificielle (IA), afin d’estimer le risque de maladies comme le diabète, le cancer des poumons ou l’accident vasculaire cérébral (AVC). Par la suite, le salarié peut, s’il le souhaite, échanger avec un médecin de Kor, qui lui prescrit, le cas échéant, les tests et examens de prévention pertinents.
Offre proposée aux employés par la start-up sise à Tours, Kor – @ Kor
Une promesse de réduire l’absentéisme
En détectant et en prévenant les problèmes de santé chez leur salariés, Kor promet à ses clients d’”augmenter la productivité” et de “réduire l’absentéisme” de leurs employés pour ainsi “optimiser leur santé et leur performance, au quotidien”. Par ailleurs, l’équipe médicale de Kor “accompagne les équipes RH tout au long de l’année, pour optimiser la santé des employés et accompagner les collaborateurs qui en ont besoin”.
Dans un premier temps, la start-up a décidé de réaliser elle-même les examens, au sein de son centre parisien, au prix de 500 euros par an. Elle souhaite ainsi étendre sa deuxième offre, où le salarié réalisera, où qu’il soit, de manière autonome ses examens, en s’appuyant sur le réseau de santé français, au prix de 200 euros par an.