Actualité

  • Radiologie : un consortium international pour la promotion de la médecine personnalisée

    Standardiser logiciels et terminologie

    L’informatique de gestion ne se limite pas à l’écriture d’algorithmes d’IA, mais comprend également la gestion de projets et la coordination avec des partenaires externes. Le Pr Adrien Depeursinge et son équipe de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale, HES-SO Valais-Wallis, ont joué un rôle pivot dans le consortium Ibsi (imaging biomarker standardisation initiative), visant à standardiser la terminologie et les logiciels utilisés en radiologie. Cette étude, qui a été citée plus de 2 500 fois, est devenue une référence mondiale pour les chercheurs, les entreprises de logiciels et le personnel médical.

    Entre imagerie et big data, la radiomique consiste à extraire des caractéristiques statistiques d’images médicales, telles que celles de la tomodensitométrie (TDM) ou de l’imagerie par résonance médicale (IRM), pour optimiser la prédiction des résultats. Ces caractéristiques, appelées biomarqueurs d’images, sont utilisées pour prédire le type de tumeur ou sa réponse à un traitement. Cependant, l’absence de standardisation des outils et des terminologies rendait difficile la comparaison des résultats entre différents centres. Le consortium Ibsi a permis d’harmoniser ces pratiques, facilitant une analyse cohérente des données à l’échelle mondiale.

    Les variations entre logiciels réduites :

    Cette méthode de caractérisation des images ne se limite pas aux cancers, mais s’étend à diverses maladies telles que les affections neurologiques (sclérose en plaques, Parkinson, Alzheimer), cardiaques et pulmonaires, entre autres. Elle met à disposition des médecins et des chercheurs des valeurs quantitatives, reproductibles et surtout objectives. En effet, cela permet aux professionnels de la santé d’être confortés ou aidés dans leurs décisions, augmentant ainsi leur efficacité.

    Comparer les biomarqueurs d’images entre différents hôpitaux est donc devenue possible, malgré les difficultés à confronter les avis de la recherche, de l’industrie privée et des centres hospitaliers. La création de modèles robustes renforce la confiance des utilisateurs tout en réduisant les variations entre logiciels.

    Une utilisation des données à l’échelle mondiale

    Le projet Ibsi transforme l’industrie médicale en réunissant divers acteurs pour établir des normes communes. Des chercheurs ont travaillé pendant trois ans pour définir et adopter des valeurs de référence pour 169 caractéristiques radiomiques, créant ainsi un schéma standard de traitement des images et des lignes directrices pour les rapports d’études radiomiques.

    Ce travail se concrétise par une plateforme en ligne permettant aux fournisseurs de logiciels :

    • de tester leurs solutions de manière autonome ;
    • et de garantir la production de données standardisées utilisables mondialement.

    Le succès de cette initiative est attesté par sa reconnaissance par le Journal of Radiology et la participation de partenaires internationaux prestigieux, tels que le Centre national des maladies tumorales de Dresde, l’Université de Sherbrooke et l’Université de Cardiff.

    Intégrer les résultats du projet dans la formation :

    Afin de les capitaliser au mieux, la HES-SO Valais-Wallis intègre les connaissances acquises grâce au projet Ibsi dans la formation bachelor en informatique de gestion. Fort de son expérience dans la gestion de consortiums internationaux, le Pr Depeursinge partage avec ses étudiants des méthodologies de gestion de projet, de communication efficace et de collaboration interdisciplinaire. Cette approche vise à former des professionnels capables de coordonner des projets complexes et de collaborer avec divers acteurs, renforçant ainsi les compétences nécessaires pour relever les défis de la médecine personnalisée et de précision.

     

  • Allemagne : plus 27 000 personnes ont utilisé HelloBetter depuis 2020

    Plus de 10 500 professionnels engagés

    Plus de 10 500 professionnels de santé ont utilisé HelloBetter dans leurs pratiques ambulatoires ou dans le cadre de la gestion des sorties hospitalières. Le nombre de prescripteurs multiples et la moyenne des prescriptions par mois augmentent continuellement. En Allemagne, 187 500 médecins et psychothérapeutes peuvent prescrire des DiGA. Actuellement, 5 % des professionnels de santé ambulatoires ont prescrit HelloBetter DiGA.

    30 000 activations du système DiGA :

    HelloBetter a atteint 30 000 activations de DiGA entre décembre 2023 et mars 2024, représentant une augmentation de plus de 50 % sur cette période. Depuis octobre 2020, plus de 27 000 personnes ont utilisé HelloBetter pour une aide psychologique immédiate sans délai d’attente. En Allemagne, 73 millions de personnes couvertes par l’assurance maladie publique peuvent utiliser des applications de santé numérique sans frais. La demande de soutien psychologique et psychothérapeutique est élevée et continue de croître.

    Une prise en charge par l’ensemble des caisses maladie allemandes :

    • 8 essais cliniques ont prouvé l’efficacité de la solution pour réduire le stress, les symptômes dépressifs, l’insomnie et les symptômes d’épuisement ;
    • les utilisateurs sont accompagnés par des psychologues diplômés ;
    • et les frais du dispositif médical numérique peuvent être pris en charge par toutes les caisses maladie allemandes lorsqu’ils sont prescrits par des médecins ou des thérapeutes.

     

    Une approche thérapeutique ciblée

    HelloBetter est une plateforme de DTx qui propose des programmes de soins psychologiques en ligne. Fondée par une équipe d’experts en psychologie, HelloBetter utilise des programmes thérapeutiques basés sur des preuves scientifiques pour aider les utilisateurs à gérer divers problèmes de santé mentale, tels que la dépression, l’anxiété, le stress et les troubles du sommeil. Les programmes de HelloBetter reposent sur la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), une approche reconnue pour traiter des conditions telles que la dépression, l’anxiété, le stress et les troubles du sommeil.

    Entre octobre 2021 et décembre 2022, HelloBetter a obtenu l’accréditation du l’Institut fédéral allemand des médicaments et des dispositifs médicaux (BfArM) pour six programmes de thérapie en ligne. Cela a permis à HelloBetter de s’intégrer dans la liste des applications de santé numérique (DiGA) pouvant être prescrites par les professionnels de santé en Allemagne.

    8 thématiques de santé mentale couvertes

    HelloBetter couvre huit problèmes de santé mentale en proposant six cours de thérapie en ligne gratuits sur ordonnance, et deux cours de prévention. Les cours de thérapie incluent des programmes pour le stress et l’épuisement professionnel, les attaques de panique, les troubles du sommeil, le vaginisme, la douleur chronique et le stress émotionnel lié au diabète. Chaque cours dure 12 semaines et comprend sept unités, chacune nécessitant environ une heure de travail. Les utilisateurs bénéficient d’un accompagnement personnalisé par des psychologues spécialisés, et les coûts sont pris en charge par les caisses d’assurance maladie.

    En parallèle, HelloBetter propose des cours de prévention pour les troubles dépressifs légers et l’augmentation de l’exposition au stress, avec une prise en charge proportionnelle des coûts par de nombreuses caisses d’assurance maladie. Ces programmes sont accessibles sur smartphone ou ordinateur portable.

    Fonctionnement de la plateforme :

    1️⃣ Les utilisateurs commencent par remplir un questionnaire en ligne pour évaluer leur état de santé mentale et déterminer le programme le plus adapté ;

    2️⃣ les utilisateurs accèdent à des modules de formation interactifs, des exercices pratiques, des vidéos explicatives et du matériel de lecture. Les programmes sont structurés en plusieurs sessions, généralement réparties sur 6 à 12 semaines, et peuvent être suivis à leur propre rythme ;

    3️⃣ les utilisateurs peuvent échanger avec des psychologues tout au long de leur parcours. Les professionnels offrent des conseils et répondent aux questions. La plateforme propose également des outils de suivi pour mesurer les progrès des utilisateurs et ajuster les programmes en fonction de leurs besoins.

     

  • Etude : quels effets des DTx sur la gestion de la maladie et la personnalisation des soins ? (méta-analyse)

    Un domaine de recherche émergent dans la santé numérique

    Les DTx ont suscité une attention considérable dans la recherche. Cette revue examine de manière exhaustive les résultats d’essais cliniques randomisés contrôlés visant à valider les effets thérapeutiques attribués aux DTx, à travers une méta-analyse portant sur les études publiées entre janvier 2017 et octobre 2022. A partir de plus 14 000 articles initialement inclus, une équipe de chercheurs coréens a sélectionné 15 études considérées comme sources de données fiables pour une analyse ultérieure. Elle souligne la difficulté de réaliser des analyses cohérentes à cause de la diversité des conceptions de recherche et des outils de mesure du nombre restreint d’études dans certaines catégories de maladies.

    Selon ces chercheurs, aucune étude n’a encore investigué “l’effet thérapeutique moyen global des DTx”. Alors que des études sur des solutions visant l’hypertension, l’indice de masse corporelle (IMC) ou la douleur ont rapporté des effets positifs, aucune recherche spécifique n’a été dédiée à examiner les résultats thérapeutiques globaux des DTx.

    Résultats

    Évaluation des effets thérapeutiques des DTx :

    Les auteurs concluent que les impacts positifs des DTx sur les résultats de santé globaux des patients sont incontestablement “significatifs”. Pour eux, la variabilité entre les sous-groupes étudiés permet une évaluation et une comparaison approfondies des effets des DTx, encourageant ainsi la recherche dans ce domaine et le développement des technologies connexes.

    Réduction des effets indésirables :

    Cette étude montre aussi que les DTx “réduisent remarquablement les effets indésirables”, en particulier dans l’atténuation de la douleur. Une conclusion qui pourrait être décisive pour améliorer la qualité de vie des patients et réduire les coûts de santé liés à la gestion de la douleur.

    Effets thérapeutiques dans la gestion d’abus de substances et de l’anxiété :

    Une analyse par groupe de maladies, réalisé par les auteurs de cette revue, révèle des effets thérapeutiques substantiels dans les études sur les troubles liés à la consommation de substances psychoactives et l’anxiété associée à la pose de voie veineuse périphérique. Des améliorations significatives sont enregistrées, soulignant le potentiel des DTx pour traiter ce genre de troubles.

    Limites dans les maladies musculo-squelettiques et mentales :

    Les études incluses dans cette méta-analyse qui portaient sur les troubles musculosquelettiques (TMS) et sur la santé mentale n’ont pas montré d’effets significatifs. Cela peut s’expliquer par les limites des interventions comportementales par rapport à celles agissant directement sur le corps. En santé mentale, précisent les chercheurs, l’interaction complexe des états psychologiques individuels avec divers éléments contextuels peut contribuer à l’absence d’effets significatifs. “Une approche holistique intégrant les DTx et les méthodes thérapeutiques traditionnelles” pourrait offrir de meilleurs résultats, concluent-ils.

    Développement et orientations futures

    Les résultats de cette revue suggèrent donc que les DTx sont efficaces pour gérer l’abus de substances et l’anxiété, notamment lorsqu’elles sont mises en œuvre via des programmes comportementaux bien structurés et des soins individuels personnalisés. Face aux limites définies des DTx dans certains domaines, les auteurs insistent sur l’importance de la présentation précise des résultats et l’établissement de critères universellement acceptables pour valider leurs effets à l’avenir.

    Les thérapies numériques, comme tant d’autres marchés associés, émergent et se développent à grande vitesse. Leur potentiel d’améliorer la qualité de vie des patients est certes énorme, mais plusieurs obstacles à leur adoption persistent (coûts, difficultés, techniques, résistances des prescripteurs, attitudes des patients…). Pour les surmonter, les chercheurs coréens derrière cette méta-analyse parlent d’une nécessaire coopération intégrée, qui engloberait des programmes d’éducation et de formation à destination des personnels soignants, ainsi que l’introduction de nouveaux modèles économiques rentables.

     

     

    * Meta-Analysis of Studies on the Effects of Digital Therapeutics

    Seo Y-C, Yong SY, Choi WW, Kim SH.

    Journal of Personalized Medicine. 2024

    14(2):157. https://doi.org/10.3390/jpm14020157

     

  • Seniors : la plateforme « Unis contre la chute » pour la prévention des chutes en Pays de la Loire

    Lancement d’un plan national antichute

    Les chutes chez les personnes âgées représentent un enjeu de santé publique critique. En France, chaque année, plus de 450 000 seniors de 65 ans et plus sont victimes de chutes, entraînant souvent des fractures, des hospitalisations et une perte d’autonomie. Face à cette urgence, le gouvernement a lancé un plan national antichute, visant une réduction notable des chutes mortelles ou invalidantes d’ici 2026. Dans les Pays de la Loire, l’ARS Pays de la Loire, en partenariat avec divers acteurs locaux, met en œuvre ce plan en tenant compte des spécificités régionales.

    Cartographie des acteurs locaux :

    Les acteurs du plan régional
    Source : uniscontrelachute.fr

    Une plateforme collaborative et informative

    La plateforme “Unis contre la chute” se veut un espace de ressources et de collaboration, accessible gratuitement aux professionnels de divers secteurs : habitat, santé, médico-social, sport, numérique, mobilité, recherche et communication. Elle poursuit trois objectifs principaux :

    ➡️ la collaboration : la plateforme met à disposition un annuaire exhaustif des professionnels engagés dans la prévention des chutes chez les personnes âgées – cet outil facilite les mises en relation et encourage la collaboration, favorisant ainsi l’émergence de projets innovants ; 

    ➡️ l’incitation: en valorisant les initiatives locales réussies, la plateforme montre par l’exemple ce qui fonctionne et incite d’autres acteurs à adopter des pratiques efficaces pour réduire les chutes ; 

    ➡️ l’information : les acteurs régionaux de la prévention de la perte d’autonomie peuvent accéder à des informations essentielles, tant nationales que régionales, sur le plan antichute – la plateforme fournit des données chiffrées, des analyses des facteurs de risque et des actualités pertinentes pour mieux comprendre et prévenir les chutes chez les seniors.

    La déclinaison régionale pour plus d’efficacité :

    Sous la direction de l’ARS et avec le soutien du Gérontopôle des Pays de la Loire, le plan régional antichute s’articule autour de cinq axes stratégiques :

    1️⃣ repérage des risques de chutes ;

    2️⃣ aménagement du logement ;

    3️⃣ accès aux aides techniques à la mobilité ; 

    4️⃣ promotion de l’activité physique ;

    5️⃣ et déploiement de la téléassistance. 

    Ces mesures sont appuyées par des programmes de formation, de recherche et de communication visant à diffuser les bonnes pratiques et à suivre les résultats de manière rigoureuse. 

     

  • Téléexpertise : 77 % des médecins en Seine-et-Marne adoptent la solution d’Omnidoc

    Essor de la téléexpertise en Seine-et-Marne

    Depuis mars 2020, l’Alliance santé 77, un collectif informel regroupant des professionnels de santé et des acteurs institutionnels, s’est mobilisée pour soutenir les professionnels de santé de Seine-et-Marne face à la pandémie de Covid-19. Initialement créé pour échanger sur les difficultés rencontrées durant la crise sanitaire, ce groupe a élargi ses missions pour devenir un laboratoire de projets innovants visant à améliorer l’accès aux soins et la qualité de la prise en charge dans la région. L’une des initiatives majeures de ce collectif est le déploiement de la télé-expertise. 

    4 actes par an et par patient :

    La facturation de la télé-expertise est régulée par l’Assurance maladie, incitant à une utilisation raisonnable et efficace de cette technologie. La télé-expertise est facturée 20 euros par le médecin spécialiste pour un maximum de quatre actes par an et par patient, et 10 euros par le médecin requérant, également pour un maximum de quatre actes par an et par patient. De plus, la télémédecine, comprenant téléconsultations et télé-expertises, doit représenter au maximum 20 % du volume d’activité annuelle des médecins.

    Fluidifier le parcours de soin et garantir une prise en charge adaptée 

    La télé-expertise, soutenue par l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France et financée par la délégation départementale de Seine-et-Marne, repose sur la plateforme Omnidoc. Ce dispositif permet à un professionnel de santé de solliciter à distance l’avis d’un médecin spécialiste en raison de sa formation ou de ses compétences spécifiques, même en l’absence du patient. Les professionnels de santé non-médicaux peuvent également demander une télé-expertise à un professionnel médical. Le projet a pour objectifs de simplifier les recours aux services hospitaliers, de faciliter les orientations et les rendez-vous, et de réduire les passages aux urgences.

    Les hôpitaux publics de Seine-et-Marne, tels que le Grand Hôpital de l’Est Francilien (GHEF)et le Groupe Hospitalier Sud Île-de-France (GHSIF), ont déjà adopté cette technologie. Grâce à Omnidoc, les médecins peuvent désormais accéder à des consultations spécialisées dans plusieurs disciplines médicales, telles que la médecine vasculaire, la dermatologie, l’oncologie, et la cardiologie. Cette solution contribue à une prise en charge plus rapide et plus spécialisée des patients, tout en optimisant les ressources médicales disponibles.

    Renforcer la collaboration ville-hôpital :

    Le déploiement de la télé-expertise en Seine-et-Marne renforce la collaboration entre les professionnels de santé de ville et hospitaliers. En valorisant les demandes d’expertise des médecins hospitaliers et en garantissant la confidentialité des données de santé, ce dispositif promet d’améliorer significativement la qualité des soins dans la région. Les consultations spécialisées à distance permettent de répondre rapidement aux cas complexes, de fluidifier les parcours de soins, et de garantir une prise en charge adaptée et de qualité.

     

  • Bien vieillir : Telegrafik améliore sa plateforme grâce au projet innovant Care-me

    Un projet dédié au veillissement de la population

    Depuis 2021, Telegrafik pilote le projet Care-me pour répondre aux défis posés par le vieillissement de la population et optimiser les dispositifs de maintien à domicile renforcé. Le projet, structuré en cinq phases et expérimenté sous le nom de « Paloma » en Bretagne avec l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve (HSTV), a permis de remonter des signaux faibles et de mettre en place un modèle de prise en charge coordonnée inédit.

    Après 2 ans et demi de travail, les premières conclusions du projet Care-me sont prometteuses. Elles aboutissent à un enrichissement significatif des algorithmes de Telegrafik, rendant la plateforme plus prédictive et intelligente. Ces avancées bénéficient désormais à l’ensemble des 300 sites et Centres de Ressources Territoriaux (CRT) accompagnés par Telegrafik.

    Les 5 phases de travail du projet Paloma

    Le projet Care-me expérimenté depuis maintenant 2 ans par Telegrafik sous le nom de Paloma a été articulé en 5 phases de travail :

    • Phase 1 – coordination des outils : définition d’un modèle de coordination entre outils connectés et services humains, incluant les infirmières coordinatrices (Care Manager).
    • Phase 2 – prototype de plateforme : développement d’un prototype couvrant la télémédecine, la téléconsultation, la télévigilance et les fonctions de prévention.
    • Phase 3 – étude pilote : réalisation d’une étude pilote sur dix sites médico-sociaux en Bretagne, enrichissant la plateforme avec des fonctionnalités prédictives et de coordination.
    • Phase 4 – signaux faibles : identification de nouveaux signaux faibles à partir des données de santé et des retours des intervenants, améliorant les algorithmes et le monitoring.
    • Phase 5 – validation : expérimentation des traitements algorithmiques et signaux faibles, confirmant la nécessité de continuer à agréger les données pour améliorer la prédiction et retarder l’institutionnalisation des patients.

     

    Des axes d’amélioration multiples

    Le projet Care-me a permis d’aborder plusieurs aspects essentiels pour améliorer la prise en charge à domicile des patients :

    • l’identification des besoins de coordination entre services ;
    • l’intégration de nouvelles fonctionnalités basées sur les signaux faibles remontés par les intervenants ;
    • l’expérimentation auprès de dix sites médico-sociaux ;
    • la vérification de l’opérabilité des nouveaux traitements algorithmiques par les professionnels du soin et les bénéficiaires.

     

    Quelles perspectives pour Telgrafik ?

    Telegrafik prévoit de continuer ses recherches et d’entamer de nouvelles expérimentations dans les mois à venir. Ces efforts visent à approfondir le suivi des patients grâce à diverses sources et solutions connectées. L’entreprise ambitionne d’équiper 1 000 sites d’ici cinq ans, se positionnant ainsi comme un acteur clé tant pour les établissements d’hébergement pour seniors que pour le maintien à domicile.

    “Tout au long du projet Care-me, nous avons pu mettre le doigt sur des besoins auxquels nous n’étions pas capables de répondre auparavant, notamment dans la détection de pathologies chroniques”, déclare Carole Zisa-Garat, CEO de Telegrafik. “Les remontées de signaux faibles identifiées dans le cadre du projet Care-me nous ont challengés et poussés à nous appuyer sur l’ensemble de nos partenaires pour faire évoluer notre plateforme et proposer une solution encore plus complète. Telegrafik couvre ainsi aujourd’hui un ensemble de composantes importantes de santé et de télésuivi…”

     

  • Etude : qui sont les super-diffuseurs de fausses informations sur Twitter ? (Plos One)

    La santé minée par la désinformation

    Lutter contre la désinformation représente un réel enjeu pour la démocratie. L’urgence à combattre les fake news est apparue de manière criante pendant la pandémie de Covid. En effet, l’abondance de désinformation liée à la santé était telle que le Surgeon General des États-Unis a averti les Américains de la menace de la désinformation sanitaire. Et la confusion publique créée par ce contenu a conduit l’Organisation mondiale de la santé à collaborer avec les principales plateformes de médias sociaux et les entreprises technologiques du monde entier pour tenter de limiter sa propagation.

    Plusieurs études ont déjà été menées sur le sujet et elles ont notamment révélé que dans le domaine de la santé, les super-diffuseurs de contenus peu crédibles sur Facebook et Twitter émanaient de pages populaires et de comptes vérifiés par les plateformes. Cependant, le profil précis de ces supers ainsi que leur comportement étaient mal connus. Sans doute par manque d’une méthode précise pour identifier ces utilisateurs.

    Une enquête sur les super-diffuseurs dans 4 pays européens :

    C’est pourquoi une équipe d’analystes des médias sociaux de l’université de l’Indiana a souhaité comparer différentes techniques permettant de caractériser ces comptes de super-diffuseurs. Ils ont commencé par collecter 10 mois de données sur Twitter (X aujourd’hui) ce qui a représenté 2 397 388 tweets envoyés par 448 103 utilisateurs, puis ils les ont analysées, recherchant des tweets signalés comme contenant des informations de faible crédibilité. Les données, publiées entre 2019 à 2021, émanaient de la France, l’Allemagne, l’Italie et du Royaume-Uni et se concentraient notamment sur les nouvelles concernant le Brexit, le coronavirus et les vaccins contre la Covid.

    Puis ils ont eu recours à différentes mesures pour les analyser : le Bot Score (probabilité qu’un compte soit automatisé, la Popularité (nombre de followers), l’Influence (nombre de retweets de contenus peu crédibles obtenus pendant la période initiale) et l’indice h, créé pour mesurer l’influence des universitaires. Appliqué aux réseaux sociaux, l’indice h d’un utilisateur i est défini comme le nombre maximal de messages qu’il a créés et qui renvoient vers des sources peu crédibles, si ces messages ont ensuite été partagés au moins autant de fois par d’autres utilisateurs. En outre, ils ont mené une revue qualitative des pires super-diffuseurs.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 22 mai dans Plos One.

    Résultats : un petit nombre de comptes avec une très large capacité d’influence

    • Dans les 4 pays, la grande majorité des utilisateurs ne consommaient que des sources d’informations fiables sur chacun des trois sujets.
    • L’Allemagne avait le ratio le plus élevé de retweets de nouvelles douteuses par rapport aux retweets de nouvelles fiables, la France était en deuxième position, suivie par l’Italie, et le Royaume-Uni .
    • L’Italie, par exemple, avait la plus faible proportion de retweets de nouvelles douteuses pour le sujet du coronavirus.
    • 52 % des super-diffuseurs sur Twitter sont de nature politique.
    • Un tiers des tweets de faible crédibilité avaient été postés par des personnes utilisant seulement 10 comptes, et que seulement 1 000 comptes étaient responsables de la publication d’environ 70 % de ces tweets.
    • Les super-diffuseurs utilisent un langage toxique beaucoup plus souvent que l’utilisateur typique partageant des contenus peu crédibles.
    • L’indice h et l’influence sont les mesures les plus efficaces pour identifier les super-diffuseurs de contenu peu crédible. La popularité est également utile mais moins précise, tandis que le Bot Score seul ne suffit pas pour identifier les principaux acteurs humains de la désinformation.
    • Un grand nombre de comptes super-diffuseurs identifiés ont été suspendus, ce qui suggère une reconnaissance tardive mais réelle de ces comptes problématiques par Twitter.

    Globalement, ces résultats confirment le fait que les super-diffuseurs de fake news représentent un petit nombre de compte avec une très large capacité d’influence.  En 2021, le Center for Countering Digital Hate avait rapporté que seulement 12 étaient responsables de près des deux tiers des contenus anti-vaccins circulant sur les réseaux sociaux.

    Twitter accusé d’un manque de surveillance :

    Les chercheurs ont également étudié les relations entre la suspension, le statut vérifié et la popularité des super-diffuseurs. « Cette analyse suggère que Twitter pourrait négliger des super-diffuseurs vérifiés ayant un très grand nombre de followers, » écrivent les auteurs de l’étude. En effet, un compte sur cinq parmi les superspreaders a été vérifié par Twitter. Le réseau social pourrait donc négliger des super-diffuseurs vérifiés ayant un très grand nombre de followers. Des résultats qui sont qualifiés de « préoccupants ». Car la désinformation a des impacts néfastes sur la société, allant de la diffusion de la méfiance envers les institutions démocratiques à la mise en danger de la santé publique.

     

    * Identifying and characterizing superspreaders of low-credibility content on Twitter

    Matthew R. DeVerna et al,

    PLOS ONE (2024). DOI: 10.1371/journal.pone.0302201

     

  • Laboé-SI : modernisation et surveillance épidémiologique des laboratoires de biologie médicale

    Intégration progressive de nouvelles pathologies

    Créé en réponse à la pandémie de Covid-19, le système d’information de dépistage populationnel (SI-DEP) a établi les bases d’un dispositif durable pour la transmission des résultats de laboratoire. Laboé-SI, qui porte sur les données des examens biologiques de dépistage, permettra aux laboratoires de biologie médicale (LBM) de signaler certaines pathologies. Les LBM ont jusqu’au 13 septembre 2024 pour se conformer à ce nouveau système.

    Initialement appelé d’entrepôt national de données de biologie médicale (ENDB), le projet a été rebaptisé “Laboé-SI”. Dans un premier temps, son déploiement sera limité au Covid-19, mais il intégrera progressivement d’autres pathologies. Son objectif est triple :

    • renforcer la surveillance épidémiologique ;
    • simplifier le signalement ;
    • et constituer un maillon numérique du dispositif national de préparation et de gestion des crises sanitaires.

    Modalités de transition

    En novembre 2023 : une première version de Laboé-SI a été testée et validée avec trois LBM pilotes. Cette version permet de recevoir des comptes rendus (CR) de biologie aux formats Hprim et HL7, et de saisir des CR de biologie via un portail web pour les laboratoires non connectés au système.

    Du 22 mai au 13 septembre 2024 : tous les LBM pourront passer à Laboé-SI, selon deux options :

    • pour les logiciels « Ségur compatibles », les laboratoires pourront transmettre les comptes rendus de biologie complets vers LABOé-SI via MSSanté, au format CDAR2N3 ;
    • pour les logiciels non « Ségur compatibles », les laboratoires pourront transmettre les comptes rendus de biologie aux formats HL7 ou Hprim.

    Les laboratoires qui transmettent actuellement des données via le dispositif néo-Sidep et qui ne peuvent pas émettre directement vers Laboé-SI dans l’un des formats éligibles (HL7, Hprim ou CDAR2N3 à partir du 22 mai 2024) peuvent continuer d’utiliser néo-Sidep. Ce dispositif transitoire, mis en place pour succéder à SI-Dep redirigera le flux vers Laboé-SI. Une solution dégradée qui prendra fin avec l’arrêt définitif de SI-Dep, le 13 septembre 2024. À cette date, tous les laboratoires devront avoir établi les liens d’interface directs vers Laboé-SI.

     

  • Recherche : la simplification de l’accès aux données parmi les 70 recommandations du rapport d’A.-M. Armanteras et de M. T. de Lara

    Un plan ambitieux de rénovation de la recherche biomédicale en France

    Le 16 mai 2023, lors de son discours à l’Institut Curie, le Président de la République soulignait la nécessité de créer une recherche biomédicale plus unifiée et efficace afin de permettre à la France de retrouver une position dominante dans la compétition internationale. Le 20 novembre 2023, les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de la Santé et de la Prévention, ainsi que de l’Industrie, ont mandaté Anne-Marie Armanteras, et Manuel Tunon de Lara pour élaborer un plan de rénovation de la recherche biomédicale.

    En partant du constat d’un affaiblissement notable de la recherche biomédicale française, le rapport remis par les deux experts pose son diagnostic pour comprendre le statu quo du domaine :

    • une attractivité réduite pour les chercheurs et les personnels hospitalo-universitaires ;
    • des financements publics et privés insuffisants par rapport aux concurrents internationaux ;
    • une organisation manquant de véritable pilotage ;
    • et des réglementations complexes et une superposition des dispositifs qui peuvent dissuader les entreprises de s’y investir.

     

    Penser un modèle systémique complet :

    Selon ce rapport, les tentatives antérieures de réorganisation, comme la création de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) en 2009, n’ont pas réussi à changer la donne. Les auteurs expliquent aussi que la création d’une agence de programmation de la recherche en santé sous l’égide de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), proposée par le rapport de Philippe Gillet en 2023, pourrait constituer une rupture, mais elle risque de n’être qu’une couche supplémentaire si elle ne s’accompagne pas d’un véritable remodelage du système.

    Au niveau international, les conclusions de la mission Armanteras et Tunon de Lara montrent que les pays leaders de la recherche bénéficient de moyens financiers bien supérieurs à ceux de la France. Par exemple :

    • le système nord-américain est soutenu par des investissements massifs et des universités puissantes intégrant des hôpitaux de recherche
    • le système allemand, décentralisé et sans opérateur dédié à la recherche biomédicale, est néanmoins très efficace ;
    • le Royaume-Uni, quant à lui, a récemment réformé son système pour mieux intégrer interdisciplinarité et innovation.

    5 axes stratégiques identifiés :

    Visant à définir les conditions pour un nouveau cadre national de la recherche biomédicale, le rapport précise qu’un tel cadre serait piloté par une agence de programme en santé, en charge de la stratégie nationale, avec les universités et leurs CHU comme opérateurs principaux sur le terrain. Il identifie ainsi les axes stratégiques suivants :

    1. pilotage stratégique et organisation nationale : création de l’agence de programmes en santé par l’Inserm, et organisation sur les sites.
    2. financements : diversification et augmentation des sources de financement ;
    3. attractivité des carrières hospitalo-universitaires : améliorer les conditions et perspectives de carrière ;
    4. simplification de la recherche clinique : réduire les délais et complexités administratives ;
    5. innovation biomédicale : encourager et dynamiser les évolutions dans le domaine.

    La Conférence des DG de CHRU salue le rapport :

    Malgré certains points de désaccord, qui portent principalement sur la mise en œuvre concrète des recommandations et la gouvernance des unités de recherche, la Conférence des directeurs généraux (DG) de CHRU accueille favorablement les résultats du rapport Tunon de Lara-Armentéras : “Le rapport entend créer les conditions d’une nouvelle synergie entre les acteurs multiples de la recherche médicale, qui s’inscrit désormais dans une concurrence mondiale sans précédent”. Les DG saluent notamment la proposition d’augmenter les investissements dans la recherche avec un financement supplémentaire d’un milliard d’euros, mais aussi celle de séparer les fonctions d’agence de programme et d’opérateur de l’Inserm pour une meilleure efficacité, de rendre les carrières hospitalo-universitaires plus attractives, de créer des postes supplémentaires et de désigner les CHU pour une coordination accrue de la recherche clinique et une contractualisation des institutions de recherche en santé au niveau universitaire.

    Les points de désaccord de la Conférence portent sur la co-tutelle des unités labellisées, la gestion des programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC) par l’Agence nationale de la recherche (ANR) plutôt que par le ministère de la Santé, la fusion des corps de m aître de conférences des universités-praticien hospitalier (MCU-PH) et de professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH), la décentralisation de la gestion des emplois hospitalo-universitaires et la complexité administrative.

    Anticiper les mutations dues à la révolution numérique

    Pour remédier à sa situation critique, le rapport propose des recommandations visant notamment à anticiper et accompagner les mutations de la recherche clinique et de la santé publique en France dans le cadre de la révolution numérique. Une simplification et une accélération de sa mise en œuvre qui, en tout état de cause, devraient se faire dans le respect des fondamentaux de l’éthique et de la sécurité des patients.

    📌 Renforcer les comités de protection des personnes (CPP) :

    📌 Accroître les inclusions de volontaires et malades :

    • Déploiement de la base Eclaire, en développement à la Direction générale de la santé (DGS), pour faciliter la mise en relation sécurisée des promoteurs et des volontaires.
    • Développement de recherches cliniques décentralisées et dématérialisées pour permettre la participation des patients en dehors des hôpitaux, favorisant l’accès aux innovations thérapeutiques.

    📌 Exploiter les données et simplifier les voies d’accès :

    • Utilisation des données de santé :
      • simplification de l’accès aux données de santé pour leur utilisation secondaire, tout en renforçant la confiance entre producteurs et utilisateurs de données ;
      • création d’un comité national interministériel pour décloisonner les données dans une perspective “One Health”, avec le Health Data Hub comme bras armé de cette stratégie ;
      • mise en place d’un cadre national de recensement des données pour définir un catalogue des données de santé.
    • Amélioration des structures de collecte et d’exploitation des données :
      • garantie que les entrepôts de données de santé (EDS) disposent du pilotage et du financement adéquats pour produire des données de qualité ;
      • promouvoir la génération de données artificielles pour développer de nouvelles méthodologies d’essais cliniques, réduisant le nombre de patients nécessaires et augmentant la sécurité des soins.

    📌 Rôle des CHU et développement des réseaux cliniques :

    • Pilotage par les CHU :
      • les Centres d’Investigations Cliniques (CIC) doivent être pilotés par les CHU pour déployer les programmes nationaux de recherche biomédicale ;
      • l’Inserm – Agence doit promouvoir une recherche intégrant les progrès des sciences et technologies, ainsi que les avancées de la recherche clinique.
    • Développement de réseaux cliniques spécialisés :
      • créer et labéliser des “réseaux thématiques de recherche et de soins (RTRS)” au niveau national, notamment pour les maladies rares et l’oncologie, en s’inspirant des succès actuels ;
      • établir des connexions entre les RTRS et les réseaux de recherche F-Crin pour les formes rares et graves des maladies chroniques fréquentes.

    📌 Recherche en soins primaires et santé publique :

    • Recherche en soins primaires :
      • développer la recherche en soins primaires via la décharge des médecins du fardeau administratif, constituer des équipes pluriprofessionnelles  et informer les cabinets ;
      • identifier les incitations financières pour compenser le temps passé à la recherche.
    • Recherche en santé publique :
      • programmer un appel à projet (AAP) annuel par l’ANR pour couvrir toutes les dimensions de l’interdisciplinarité et développer la recherche en prévention grâce au numérique et à l’intelligence artificielle ;
      • faire émerger des pôles universitaires de santé publique, inspirés des “schools of public health” anglo-saxonnes, pour l’enseignement, la recherche et l’innovation.

    La 70 recommandations du rapport

    Ci-dessous une synthèse des 70 recommandations du rapport classées selon six axes distincts :

    Les 70 recommandations du Plan de rénovation de la recherche biomédicale - @ Anne-Marie Armanteras et Manuel Tunon de Lara
    Les 70 recommandations du Plan de rénovation de la recherche biomédicale – @ Anne-Marie Armanteras et Manuel Tunon de Lara

     

  • Himss Europe : Paris accueillera l’édition 2025 de la conférence du 10 au 12 juin

    Innovations, défis et réglementations au programme de Himss25 Europe

    La conférence Himss25 Europe rassemblera des milliers de participants de plus de 80 pays pour partager leurs idées, découvrir et faire découvrir les dernières innovations dans le monde de la santé. Les participants auront accès à des conférences d’experts, des ateliers interactifs et un salon d’exposition où des certaines de nouvelles technologies de santé seront présentées. 

    Les sujets qui seront abordés lors de la conférence sont variables et concernent notamment :

    • la cybersécurité pour les organisations de santé ;
    • l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le secteur ;
    • la confidentialité des données des patients ;
    • les défis liés à la pénurie des personnels…

     

    Les discussions porteront également sur les récentes évolutions des politiques et des réglementations de santé à l’échelle mondiale. Par ailleurs, des sessions spécialisées traiteront des moyens d’atténuer l’épuisement professionnel des soignants et d’améliorer la résilience des systèmes de santé face aux crises sanitaires. 

    Faire de l’édition 2025 un événement à grand impact

    Le choix de Paris pour Himss25 Europe souligne les efforts ambitieux de la France en matière de transformation numérique dans le secteur de la santé. Alignée avec les initiatives de l’espace européen des données de santé, la France est reconnue pour son engagement à soutenir l’innovation en santé numérique sur le contient.

    Selon Hal Wolf, président-directeur général de Himss : “La France constitue un environnement idéal pour soutenir l’innovation européenne en matière de solutions et d’usages.” La collaboration étroite avec les représentants du gouvernement français et les membres éminents de l’écosystème de santé promet de faire de Himss25 Europe un événement marquant et à grand impact. 

    Un appel à communication et des informations détaillées sur l’inscription pour Himss25 Europe seront annoncés plus tard cette année.