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  • Note aux abonnés : découvrez comment le VBHC réinvente les soins – Nouvelle rubrique Health&Tech Intelligence

    Il était temps ! Souvenez-vous 2018, le 2eme Health&Tech Summit était consacré au Value Based healthcare (VBHC, Value-Based Healthcare)  et regroupait les meilleurs experts internationaux en France, sous l’impulsion du Dr Grégory Katz. 2024, et si c’était maintenant ?  Health&Tech Intelligence est  ravi de s’emparer à nouveau du sujet de la Valeur en santé et de proposer une nouvelle rubrique dédiée au décryptage méthodologique et résultats du VBHC.

    Changements dans les pratiques de santé : tout sur le VBHC dans votre nouveau rendez-vous hebdomadaire

    Cette nouvelle rubrique est proposée par le Dr Maria Belen Lopez, neuroscientifique et cofondatrice de l’Institut Français Valeur en Santé.  Comment mesurer les coûts du parcours de soins ? Qui sont les acteurs du VBHC ? Ou encore quels sont les cas d’usage ? Notre experte vous offrira des perspectives stratégiques et opérationnelles, enrichies par sept ans d’expérience dans la transformation des parcours de soins.

    Le premier décodage : « La Valeur en santé, évolution ou révolution ? » est disponible dans votre newsletter Health&Tech Intelligence du lundi 30 septembre.

    Pertinence et qualité des soins pour maitriser les dépenses de santé :

    Le Value-Based Healthcare (VBHC) repose sur le principe que la qualité des soins doit être mesurée en fonction des résultats obtenus pour les patients, tout en optimisant les coûts. Cette démarche se distingue d’une approche purement orientée sur le volume de services, et évalue plutôt la pertinence et l’efficacité des soins. Les ressources hospitalières sont mieux allouées, maximisant l’efficience des soins. Le VBHC répond au contexte actuel de maîtrise des dépenses de santé tout en garantissant des soins de meilleure qualité, grâce à des indicateurs tels que le taux de réadmission ou l’amélioration des symptômes des patients.

     

    N’hésitez pas à commenter ou poser vos questions, rejoignez le groupe VBHC sur Health&Tech Intelligence.

     

  • IA et microscopie multiphotonique : une alliance pour transformer l’analyse tumorale

    Limites d’interprétation de la microscopie multi photonique

    Une équipe d’une douzaine de chercheurs chinois, composée de radiologues, de spécialistes en médecine moléculaire, d’ingénieurs en mécanique, d’optoélectroniciens et de data scientists de l’université de Fuzhou a exploré l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) avec la microscopie multi photonique sans marquage pour optimiser l’analyse tumorale.

    La microscopie multi photonique repose sur des effets optiques non linéaires, permettant d’obtenir, sans agents de marquage, des images avec une résolution submicrométrique et une profondeur d’imagerie d’un millimètre. Cette technologie visualise en temps réel des composants des tissus, tels que le collagène, et observe des processus métaboliques cellulaires. Malgré ces avantages, des biais d’interprétation peuvent persister.

    3 Techniques d’IA pour affiner le diagnostic

    Les chercheurs, coordonnés par le laboratoire de sciences optoélectroniques de l’université de Fuzhou, ont utilisé plusieurs techniques d’IA pour améliorer la précision du diagnostic multi photonique :

    • Réseaux neuronaux : Utilisation d’algorithmes de Machine Learning, comme ResNet et InceptionV3, pour l’analyse des tissus tumoraux.
    • Modèles de segmentation : Application de modèles U-Net et de réseaux antagonistes génératifs (GANs) pour la génération d’images virtuelles et la segmentation cellulaire.
    • Méthodes d’amélioration d’image : Techniques supervisées et non supervisées pour optimiser la qualité des images multi photoniques.

    99,8% de précision et 60% de réduction du temps d’analyse

    Cette étude, menée sur plusieurs années, a analysé des tumeurs dans plus de 16 organes humains. Publiés en septembre 2024 dans Light: Science & Applications, les résultats montrent les bénéfices de l’intégration de la microscopie multi photonique avec l’IA, notamment :

    • Amélioration des diagnostics de cancer : Taux de précision des diagnostics passés de 90 % à 99,8 % pour les cancers du sein et du foie.
    • Assistance aux pathologistes : L’IA a accru l’objectivité et réduit le temps de diagnostic de 60 % en moyenne.
    • Précision accrue : Amélioration des diagnostics de tumeurs dans plus de 16 organes humains.

    Les perspectives cliniques de cette étude incluent :

    • Amélioration du diagnostic : Optimisation pour les cancers invasifs et les pathologies neurodégénératives.
    • Automatisation des étapes diagnostiques : L’intégration de l’IA permettra d’automatiser certaines étapes, réduisant la charge de travail des pathologistes tout en augmentant la fiabilité des résultats.

     

  • Le déploiement de solutions de réutilisation des données freiné par une fragmentation des paysages numériques (rapport)

    Un sujet qui intéresse les chercheurs et les industriels

    La réutilisation des données de santé pour d’autres fins que la prise en charge des patients est devenue un enjeu majeur à l’ère du numérique. Pourtant le Forum économique mondial a déclaré que 97% des données de santé produites n’étaient pas réutilisées que ce soit pour la recherche, la mise en place d’innovations ou de politiques. C’est dans ce contexte que des chercheurs et industriels (37 experts en tout) se sont réunis au Einstein Center Digital Future de Berlin en novembre 2023 et ont débattu des possibilités offertes par ces données pour améliorer les systèmes de santé et proposer des innovations. Les points essentiels de cette conférence ont été repris dans le rapport “Creating value from the secondary use of health data : international examples, Best practices, and opportunities to Scale” publié dans le Communications of the Association for Information Systems (CAIS) Journal en septembre 2024.

    L’importance de la qualité des données

    La qualité des données est l’un des sujets abordés lors de cette conférence et les points de vue des experts universitaires et industriels convergent. Les deux perspectives s’accordent sur l’importance d’une approche multidimensionnelle de la qualité des données, reconnaissant qu’il ne suffit pas d’évaluer uniquement les aspects techniques. Une bonne collaboration entre experts métiers et techniques est essentielle pour évaluer pleinement la pertinence des données dans un contexte donné, qu’il s’agisse de recherche ou d’applications industrielles. Ainsi, les deux mondes se rejoignent sur l’idée que la qualité des données ne peut être séparée de leur finalité d’utilisation, et que des partenariats interdisciplinaires sont la clé pour maximiser leur potentiel dans le cadre d’une utilisation secondaire de celles-ci.

     

    Pour Agnieszka Patecka, chercheuse spécialisée sur l’usage secondaire des données à l’European New School of Digital Studies, la qualité des données doit être comprise en fonction de leur “pertinence pour l’usage” : elle comprend une dimension technique, qui inclut des critères objectifs tels que l’exactitude et la complétude des données, et une dimension contextuelle qui concerne l’adéquation des données à un usage spécifique. Une vision que les industriels présents ont rejoint en indiquant que la création de valeur à partir des données de santé repose sur leur qualité ainsi que sur leur usage, et que ceux-ci doivent être assurés tout au long de la vie des données.

     

    Les industriels et les chercheurs s’accordent sur l’idée que la qualité des données ne peut être séparée de leur finalité d’utilisation, et que des partenariats interdisciplinaires sont la clé pour maximiser leur potentiel

    Des obstacles empêchant une utilisation secondaire à grande échelle

    Si les experts ont conscience de l’importance de la réutilisation des données de santé dans le cadre de la recherche ou de la mise en place de politiques industrielles et publiques, de nombreux obstacles, comme l’interopérabilité, la qualité des données et les questions de protection de la vie privée, persistent et freinent une adoption plus globale. Lors de la conférence, ils ont pris l’exemple de l’Espace européen des données de santé (EHDS), qui est une initiative pionnière dans la question de l’usage secondaire des données de santé de manière transfrontalière, mais qui reste confrontée à une fragmentation du paysage numérique européen et aux défis liés à la normalisation des données.

    Plusieurs initiatives internationales

    La conférence a aussi été l’occasion de présenter plusieurs initiatives internationales portant sur l’usage secondaire des données de santé, notamment des initiatives états-uniennes, allemandes et danoises. Vivli est l’une des plateformes qui a été présentée : elle permet le partage de données de haute qualité issues d’essais cliniques afin que les chercheurs et les entreprises pharmaceutiques puissent les réutiliser après la publication des résultats. Avec des données provenant de 3,7 millions de patients au travers de 127 pays, elles ont permis la publication de 265 études dans le monde.

     

    Les experts ont aussi mentionné le gouvernement du Danemark qui a su s’illustrer dans le domaine, notamment pour son avance dans l’utilisation des données des dossiers patients informatisés pour des recherches à l’échelle européenne sur l’intelligence artificielle (IA) et les modèles prédictifs. Ils ont toutefois noté que le déploiement de solutions n’est pas parfait à cause de difficultés liées à l’accès aux données et à l’interopérabilité.

  • Cybersécurité : augmentation de 32 % des cyberattaques en direction du monde de la santé en une année

    Des attaques motivées par le gain pécuniaire

    Compte tenu de l’importance des organisation de santé, qu’elles soient des entreprises privées ou des établissements de soins, elles sont devenus au fil des années les cibles privilégiées pour les cybercriminels qui ont pour objectif de s’enrichir grâce à leurs attaques : c’est ce qu’indique la société spécialisée dans la cybersécurité, Check point research, dans son rapport paru en septembre 2024. Le caractère sensible des données permet aux hackers de les vendre sur le dark web à des prix d’or ou de réclamer aux entités cyber-attaquées une rançon s’ils ne veulent pas voir leurs données rendues publiques. La rançon est aussi fréquemment utilisée lors des attaques par rançongiciels (ransomwares), des attaques qui empêchent la victime d’avoir accès à son système d’information jusqu’au paiement de la somme demandée par les hackers.

    C’est pour cette raison que les entreprises et les établissements de santé se sont hissés à la troisième place des organismes les plus ciblés par les cybercriminels, avec 10 % des cyberattaques en 2024 et un nombre d’attaques hebdomadaires moyen s’élevant à 2 018 entre janvier et septembre 2024, soit une augmentation de 32 % par rapport à la même période de l’année 2023.

    Des cybercriminels s’associent pour attaquer le monde de la santé :

    Dans son rapport, CPR montre que les cybercriminels collaborent pour attaquer les organismes du monde de la santé que ce soit en donnant accès contre rémunération aux systèmes d’information des entreprises ou des établissements qu’ils ont déjà piratés, ou en louant leur infrastructure pour permettre à des hackers moins chevronnés de tenter des cyberattaques. C’est le cas du groupe RansomHub qui a publié une offre sur le dark net proposant un accès à son infrastructure contre une rémunération équivalant à 10 % de la rançon obtenue.

    Annonce sur le dark net du groupe cybercriminel RansomHub qui propose son infrastructure contre rémunération d'une partie de la rançon obtenue par l'utilisateur - @CPR
    Annonce sur le dark net du groupe cybercriminel RansomHub qui propose son infrastructure contre rémunération d’une partie de la rançon obtenue par l’utilisateur – @ CPR

    Sur les 12 derniers mois, les attaques en direction des organismes de la santé ont atteint 15 % des toutes les cyberattaques enregistrées dans le monde, notamment à cause du groupe ALPHV/BlackCat qui a publiquement encouragé les hackers à se concentrer spécifiquement sur les hôpitaux et les entreprises du secteur.

    La transformation numérique accentue les risques de cyberattaques

    Le rapport montre aussi que certaines régions du monde sont plus touchées que d’autres, comme c’est le cas de l’Asie qui est la région la plus visée et où les organismes du secteur de la santé ont subi 4 556 attaques par semaine, soit une augmentation de 54 % sur un an. L’Europe est la région la moins touchée mais elle a connu la plus grande augmentation passant de 1 081 attaques par semaine à 1 686, soit une augmentation de 56 %.

    Pour CPR, l’augmentation de ces attaques est majoritairement dû à la transformation numérique du monde de la santé – notamment avec la généralisation de la télémédecine et l’augmentation du volume des données de santé et des dossiers numériques dans lesquels elles sont stockées – couplée à un manque d’infrastructures de cybersécurité robustes nécessaires pour se protéger contre les menaces avancées.

     

  • Prévention : vaccination et dépistage au cœur des enjeux de santé en entreprise (conférence MGEN)

    Parmi les leviers de l’amélioration de la santé au travail, la vaccination et le dépistage se présentent comme des priorités pour les entreprises et, plus généralement, pour le système de santé. Quels dispositifs innovants existent-ils aujourd’hui ? Comment passer à l’action et quels sont les résultats attendus ? Pour répondre à ces questions, le groupe MGEN a organisé, le 25 septembre à Parisanté Campus, une conférence où experts et acteurs du secteur ont abordé les enjeux et innovations dans le domaine du dépistage et de la vaccination, en mettant l’accent sur le rôle des entreprises dans la prévention de la santé de leurs salariés.

    Des avancées prometteuses pour la prévention

    Le Pr Odile Launay, professeur en maladies infectieuse à l’Université Paris Cité et coordinatrice du Centre d’investigation clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, a ouvert la conférence en présentant les innovations dans le domaine de la vaccination, notamment la possibilité nouvelle d’administrer des vaccins par voie nasale. Cette approche permettrait d’améliorer l’immunité mucosale, un complément intéressant aux vaccins existants, notamment contre le Covid-19, et pourrait, à terme, contribuer à élargir l’offre vaccinale.

    Un grand impact sur la prévention des cancers :

    Après avoir évoqué le rôle croissant des pharmaciens, qui pourraient devenir des acteurs majeurs du parcours vaccinal, rendant le processus plus fluide pour le grand public, le Pr Launay a souligné la place des vaccins dans la prévention des cancers, citant l’exemple du vaccin contre le HPV (virus du papillome humain), qui non seulement prévient l’infection, mais réduit aussi à long terme les risques de complications graves comme le cancer du col de l’utérus. Elle s’est appuyée sur des études internationales, menées notamment en Australie et au Royaume-Uni, qui montrent que l’éradication du cancer du col de l’utérus est envisageable grâce à la vaccination.

    Le rôle des employeurs en matière de prévention :

    S’agissant de l’intérêt que peuvent jouer les employeurs pour la santé de leurs patients, à travers des actions préventives concrètes, Jérémie Sécher, directeur général adjoint stratégie transformation coopération et risques de MGEN, rappelle que les infections, ainsi que leurs complications, peuvent entraîner des arrêts de travail significatifs, comme observé pendant la pandémie de Covid-19. Il a noté que la majorité de la population n’est pas opposée à la vaccination, mais qu’une grande fraction des hésitants nécessite surtout des informations claires concernant la sécurité des vaccins et leur accessibilité, que ce soit dans les pharmacies ou en entreprise.

    Les employeurs doivent assumer une responsabilité accrue en matière de santé et de sécurité au travail, en assurant des conditions optimales et en soutenant les personnes en situation de vulnérabilité. Des entreprises comme la MGEN organisent des campagnes de vaccination, notamment contre la grippe en automne, sensibilisant ainsi leurs collaborateurs aux enjeux de la vaccination et du dépistage. Jérémie Sécher a également mentionné que le retour sur investissement de la prévention est considérable : « entre 2 à 4,8 euros pour chaque euro investi », grâce à la réduction du taux d’absentéisme et des coûts qui lui sont associés.

    Une accélération de l’innovation grâce à l’IA :

    Afin d’illustrer la révolution en cours de ces méthodes et pratiques, Dr Tarek Maache, consultant chez Care Insight, a présenté quelques points clés de l’étude Health&Tech Intelligence sur l’IA et la prévention. Parmi les 42 cas d’usage de l’IA en prévention​ définis dans cette étude, quatre exemples spécifiques à la vaccination et au dépistage ont été partagés avec l’audience de cette conférence :

    dans la vaccination :

    • l’atténuation de l’hésitation vaccinale par des campagnes d’information et de sensibilisation ciblées ;
    • et la planification des rendez-vous de vaccination ainsi que l’automatisation des rappels.

    dans le dépistage :

    • l’analyse du profil génétique pour identifier les prédispositions à certaines maladies ;
    • et la recommandation de plans de prévention personnalisés, incluant des modifications de mode de vie, un dépistage régulier et des interventions ciblées.

    Plusieurs initiatives déjà en place

    Mon Espace Santé (MES), la plateforme dédiée à la centralisation des informations médicales, est, selon Pierre Dubreuil, directeur de projet, Délégation au numérique en santé (DNS), un moyen d’améliorer la prévention : elle plateforme propose des fonctionnalités spécifiques pour le dépistage, la vaccination et des bilans de santé préventifs adaptés aux différentes tranches d’âge. Cela s’avère d’autant plus pertinent que le taux d’utilisation de MES continue d’augmenter, avec une couverture atteignant 97 % de la population française. Pierre Dubreuil rapporte que plus de 14,4 millions d’utilisateurs ont déjà activé leurs comptes, avec « une dynamique continue » dans l’utilisation de l’application.

    Pour sa part, Matthieu Girier, directeur de la performance des ressources humaines à l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap), a observé qu’une hésitation à l’égard de la vaccination peut être observée dans certaines situations, comme cela a été le cas face aux vaccins anti-Covid-19. Il a, par ailleurs, plaidé pour un passage d’une logique curative à une logique plus préventive, soulignant l’importance de l’alliance qui est en train de se construire, au niveau des services publics, autour de la prévention.

    Un virage préventif en entreprise :

    Un changement d’état d’esprit serait-il en train de s’opérer dans les entreprises depuis la pandémie du Covid-19 ? Oui, d’après Nicolas Baudelot, cofondateur de Medicalib, du moins en ce qui concerne le dépistage et la vaccination. Les employeurs prennent conscience de leur rôle dans la santé de leurs salariés, et cela génère un enthousiasme notable envers les campagnes de dépistage des maladies chroniques, par exemple. Nicolas Baudelot recommande ainsi aux entreprises de sonder régulièrement leurs salariés sur leurs attentes en matière de santé et de s’engager dans la mise en place de dispositifs d’information et de dépistage, tout en veillant au respect de la confidentialité de leurs informations personnelles.

    L’incitation et la récompense plutôt que la culpabilisation :

    Directrice de la prévention chez MGEN, Mélusine Harlé a quant à elle insisté sur l’importance de changer de paradigme culturel en matière de prévention. Elle a expliqué que les recherches en neurosciences montrent que des mécanismes d’incitation et de récompense sont efficaces pour encourager des comportements préventifs. D’où l’importance d’une approche basée sur la communication positive et la prise en compte des déterminants de santé lors de la conception d’actions de prévention. Deux expérimentations récentes, un Check-up santé et un bus médical pour le dépistage du cancer de la peau, illustrent l’engagement de la MGEN dans cette démarche.

    Une troisième initiative, en partenariat avec Medicalib, consiste en des sessions de dépistage qui ont été organisées en juillet 2024, et qui portaient sur le diabète et les maladies cardiovasculaires, a rencontré un grand succès auprès des salariés, selon Mélusine Harlé et Nicolas Baudelot. Ses résultats montrent que 98 % des salariés inscrits ont répondu présents et que 30 % d’entre eux ont pu être réorientés vers leur médecin traitant pour un suivi supplémentaire.

     

  • Rapport de l’OMS : la santé numérique pour prévenir les maladies non transmissibles

    Investir dans la santé numérique pour prévenir des millions de décès liés aux maladies non transmissibles 

    Un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Union internationale des télécommunications (UIT) révèle qu’un investissement de seulement 0,24 dollar supplémentaire par patient et par an dans les technologies de santé numérique pourrait sauver plus de 2 millions de vies menacées par les maladies non transmissibles (MNT) au cours des dix prochaines années. Ce rapport, intitulé “Going digital for noncommunicable diseases: the case for action“, met en lumière l’importance d’intégrer des technologies telles que la télémédecine, les messageries mobiles et les agents conversationnels dans les systèmes de santé mondiaux. 

    Un impact mondial sur les systèmes de santé

    Les maladies non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et les maladies respiratoires chroniques, sont responsables de 74 % des décès mondiaux chaque année. En intégrant davantage les technologies numériques dans les soins de santé, ces décès pourraient être évités. Selon le rapport, l’utilisation de la télémédecine et des chatbots permettrait de réduire les hospitalisations graves, allégeant ainsi la pression sur les systèmes de santé dans le monde entier. 

    Le lancement du rapport s’est fait lors de la 79ème Assemblée générale des Nations Unies, soulignant l’importance de la collaboration entre gouvernements, partenaires et donateurs pour accélérer l’adoption de ces technologies. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, a rappelé que « l’avenir de la santé passe par le numérique », insistant sur la nécessité d’investir dans des solutions numériques accessibles à tous. 

    La technologie au service de la prévention des MNT

    Le rapport identifie quatre principaux facteurs de risque liés aux MNT, qui sont :  

    • Le tabagisme; 
    • les mauvaises habitudes alimentaires; 
    • L’alcoolisme; 
    • l’inactivité physique.

    Les outils numériques, tels que les services de messagerie mobile et les chatbots, peuvent aider les individus à prendre conscience de ces risques et à adopter des habitudes de vie plus saines.  En outre, les personnes atteintes de MNT nécessitent un suivi régulier et à long terme. La télémédecine permet de surmonter les obstacles à l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou sous-dotées en infrastructures. Les outils numériques offrent également aux professionnels de santé des données en temps réel pour une prise de décision plus rapide et mieux informée. 

    Intégrer les technologies numériques dans les systèmes de santé

    Malgré les avantages évidents de la santé numérique, le rapport souligne qu’environ 40 % des pays ne disposent pas encore d’une intégration efficace des technologies dans leurs systèmes de santé. Pour maximiser l’impact de ces outils, il est important de promouvoir des normes communes et une interopérabilité entre les infrastructures publiques numériques et les systèmes de santé. 

    L’OMS et l’UIT, à travers leur initiative Be He@lthy, Be Mobile, s’engagent à fournir un appui stratégique aux gouvernements pour favoriser la transition numérique en santé. Plusieurs pays, comme le Sénégal, la Zambie et le Kirghizistan, ont déjà mis en place des solutions innovantes qui démontrent l’efficacité des technologies mobiles dans la prévention et la gestion des MNT. 

    Des exemples concrets de succès numériques

    • Sénégal : la campagne mRamadan a mobilisé plus de 200 000 utilisateurs pour la prévention du diabète durant le Ramadan, utilisant la technologie mobile pour sensibiliser à un mode de vie plus sain;
    • Zambie : le programme Be He@lthy, Be Mobile met en relation des patients vivant dans des zones reculées avec des professionnels de santé, favorisant ainsi un suivi continu des MNT comme l’obésité et l’hypertension;
    • Kirghizistan : grâce à la stratégie Digital Kyrgyzstan 2019-2023, le pays a développé un système d’information sanitaire unifié, avec des plateformes de dossiers médicaux électroniques et un registre numérique pour les certificats de vaccination. 

    Un schéma directeur pour l’avenir de la santé numérique

    Le rapport de l’OMS et de l’UIT propose une feuille de route claire pour intégrer les technologies numériques dans les systèmes de santé, complétant la Stratégie mondiale pour la santé numérique 2020-2025. En investissant dès aujourd’hui dans la santé numérique, les pays peuvent non seulement sauver des vies, mais aussi garantir un avenir plus résilient pour leurs systèmes de santé. 

    Éléments clés du rapport @Going digital for noncommunicable diseases: the case for action
  • Modèles cellulaires : un tournant pour la recherche biologique

    Six innovations majeures

    Les chercheurs de cinq laboratoires parmi les plus influents en Chine, aux États-Unis et au Canada, à l’origine des grands modèles cellulaires, ont récemment publié dans Quantitative Biology une analyse détaillée de l’impact de ces technologies sur la recherche biologique. Ces modèles offrent une alternative aux méthodes traditionnelles en reproduisant plus fidèlement les conditions in vivo et la complexité des tissus. Ils modélisent de manière plus précise les interactions cellule-cellule et cellule-matrice extracellulaire, améliorent la prédictivité des effets des composés testés et réduisent le taux d’échec des candidats-médicaments en phase clinique.

    Le consortium international, dirigé par le laboratoire de Bioinformatique du Département d’automatisation de l’Université Tsinghua, a identifié six innovations clés dans les grands modèles cellulaires récents, tels que Sc Bert, Geneformer, SGPT, ScFoundation et GeneCompass. Ces modèles, basés sur une architecture de type transformeur, préentraînés sur de vastes ensembles de données transcriptomiques de cellules uniques, intègrent des connaissances biologiques profondes. En outre, l’intelligence artificielle joue un rôle central dans l’amélioration de ces modèles. Les innovations majeures incluent :

    • Développement d’organoïdes complexes intégrant plusieurs types cellulaires
    • Création d’« assembloids » fusionnant différents types d’organoïdes
    • Utilisation de la bio-impression pour reproduire l’architecture tissulaire
    • Intégration de composantes vasculaires et immunitaires
    • Développement de systèmes « organes-sur-puce » permettant d’étudier les interactions inter-organiques

    L’apport spécifique de l’IA et les défis à relever

    Les apports de l’IA résident  dans utilisation de l’apprentissage par transfert pour affiner les prédictions spécifiques au contexte, l’amélioration de la précision prédictive dans diverses tâches biologiques, la découverte de nouveaux régulateurs et cibles thérapeutiques potentielles, ainsi que dans l’ analyse à grande échelle des données transcriptomiques de cellules uniques.

    Malgré ces avancées vers une médecine de précision, plusieurs obstacles demeurent. Parmi eux, la transformation des données ARN en entrées exploitables pour ces modèles, la nécessité de collecter de grandes quantités de données d’entraînement appropriées, et la difficulté à construire des modèles performants avec des données expérimentales limitées.

     

  • USA : le HHS avance sur l’interopérabilité avec l’apport de nouveaux standards

    L’interopérabilité progresse aux US

    En 2021, environ 88 % des hôpitaux américains participaient activement à l’échange électronique d’informations sur la santé des patients, que ce soit en envoyant, recevant ou interrogeant des données de santé externes. Environ 74 % des hôpitaux ont signalé être capables d’intégrer ces dossiers médicaux électroniques (DME) dans leurs propres systèmes, une augmentation significative par rapport aux années précédentes. Ces avancées sont en partie attribuées à la mise en œuvre du 21st Century Cures Act. En dépit de ces progrès, une enquête de janvier 2024 de l’éditeur de logiciel Demigos a révélé que moins de 40 % des prestataires de soins de santé aux États-Unis estiment avoir réussi à partager des données de santé entre différentes organisations. Ce qui met en évidence un écart entre les capacités technologiques et la mise en œuvre réelle de solutions interopérables.

    En juillet 2022, le Département de la Santé et des Services Sociaux des États-Unis (HHS) a annoncé vouloir améliorer l’interopérabilité des technologies de l’information en santé. L’objectif est de garantir que les investissements publics dans les systèmes de santé se conforment à des normes de données unifiées, facilitant l’échange et l’accès aux informations médicales à travers l’ensemble du pays.

    En imposant une approche standardisée, le HHS cherche à éliminer les obstacles créés par les systèmes d’information cloisonnés, parfois responsables de la fragmentation des soins. L’un des défis du système de santé américain réside dans la diversité des plateformes numériques utilisées par les différents acteurs, qu’il s’agisse d’hôpitaux, de laboratoires ou d’agences de santé publique. Ces plateformes ne sont pas toujours conçues pour communiquer entre elles, ce qui entraîne une duplication des efforts, des retards dans la transmission des données et des risques d’erreurs. En réponse, la Politique d’Alignement des Technologies de l’Information en Santé du HHS vise à uniformiser les exigences technologiques et permettre un partage fluide des données médicales. Cette nouvelle politique s’applique aux contrats, subventions et programmes du HHS, s’assurant que toute acquisition de technologie respecte les standards établis. Ce cadre doit permettre de moderniser l’écosystème des technologies de santé.

    Un cadre législatif en évolution

    En août 2024, une nouvelle avancée a été réalisée avec la proposition d’une modification de la Réglementation en matière d’acquisition du HHS (HHSAR). Cette modification a pour but de rendre obligatoires les normes adoptées par le département pour tout ce qui concerne les achats de technologies de santé. Les acteurs du secteur sont encouragés à commenter cette règle jusqu’au 8 octobre 2024, avant qu’elle ne soit finalisée. L’impact de cette règle dépasse le simple aspect technique : en adoptant une approche unifiée, le HHS garantit que les systèmes de santé deviennent plus connectés, et que les données médicales circulent d’un établissement à un autre.

    Des implications pour la santé publique et la recherche

    Le renforcement de l’interopérabilité pourrait également avoir des effets positifs sur d’autres domaines, tels que la recherche médicale et la santé publique. Les agences fédérales, comme les Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC), bénéficient désormais de directives précises pour intégrer des technologies de l’information interopérables dans leurs projets de surveillance sanitaire et leurs initiatives de recherche. La Politique d’Alignement des Technologies de l’Information en Santé du HHS s’inscrit dans une démarche globale visant à améliorer le système de santé américain.

    En 2021, une étude du Bureau du Coordinateur National pour les Technologies de l’Information en Santé mentionne que 39 % des hôpitaux participaient à plus d’un réseau national d’échange d’informations de santé.

     

  • Etude : les enjeux de l’intégration des LLM dans la pratique oncologique (Lancet)

    Dossiers médicaux : l’IA pour décrypter les informations clés

    A l’hôpital, lorsqu’un soignant consulte le dossier médical d’un patient, plus de 80 % des fichiers sont sous forme narrative. La majorité de ces dossiers cliniques textuels contiennent des informations clés. Tout naturellement, le traitement automatique du langage naturel (NLP) a connu un grand développement ces dernières années, y compris pour des tâches liées au soutien à la décision thérapeutique en oncologie. Pourtant, leur impact sur la pratique clinique n’est pas encore déterminant. Parmi les 71 dispositifs approuvés par la FDA dans des domaines liés à l’oncologie en 2022, seuls trois pouvaient influencer la décision thérapeutique, tous étant des systèmes de planification de la radiothérapie. Récemment, des efforts ont donc été menés pour améliorer l’efficacité et étendre les capacités d’analyse des données. Il faut dire que les LLM ont le potentiel d’aider les oncologues dans des tâches telles que l’estimation du pronostic, les recommandations de traitement et l’appariement des patients avec des essais cliniques.

    Bilan et perspective des LLM

    Pour favoriser l’intégration de ces outils dans la pratique clinique des oncologues, des chercheurs français du Centre Léon Bérard de Lyon et de l’Institut Gustave Roussy de Villejuif ont fait le point sur les dangers des LLM et ont listé des recommandations. Leur article a été publié en septembre dans The Lancet Regional Health Europe.

    • Le « côté sombre des LLMs »

    Les auteurs de ce papier ont listé 11 problèmes potentiels posés par les modèles de langage. Ils soulignent notamment leur impact environnemental (grande consommation d’énergie et d’eau), le travail « aliénant » des « click workers » indispensable au développement des LLM, mais aussi le fait qu’ils induisent des discriminations en tout genre. Autre défaut majeur des LLM : « Les modèles d’apprentissage profond peuvent s’appuyer sur des informations inattendues et parfois indésirables » pouvant « conduire à des erreurs de diagnostic », écrivent les auteurs de l’article. En outre, ces derniers pointent du doigt « le défi de la reproductibilité dans l’IA ». « Même avec des entrées identiques (données et paramètres), un algorithme peut produire des modèles avec des niveaux de précision et des vitesses de convergence significativement différents », indiquent-ils. Enfin, la relation médecin-patient pourrait être mise à mal quand les décisions thérapeutiques s’appuient fortement sur les recommandations de l’IA.

    • « Le bon côté des LLM »

    Ces écueils ne sont cependant pas une fatalité. L’équipe de chercheurs français émet donc des recommandations pour que le recours aux LLM en oncologie soit structuré, éthique et efficace. La qualité des données est évidemment un pilier fondamental. Ils préconisent notamment d’utiliser des modèles capables de gérer efficacement les valeurs manquantes. Mais aussi d’avoir recours à des statisticiens afin de choisir le type de données le mieux adapté à l’évaluation du modèle, en fonction de la nature des données disponibles (données de survie, données continues, données catégorielles, texte, etc.). L’utilisation clinique en dépend. Idéalement, il faudrait aussi se doter de nouvelles données externes. Même si le partage de données soulève des défis éthiques. La tâche n’est pas aisée car selon une étude mentionnée par les auteurs, il existe 450 ensembles de données uniques sur le traitement du langage naturel clinique et biomédical, dont moins de 30 % étaient disponibles publiquement, et seulement 10 % étaient jugés directement pertinents pour les tâches cliniques. L’accès aux données cliniques narratives en oncologie reste un grand défi.

    Le besoin d’essais cliniques en oncologie

    Concernant l’entraînement du modèle, les chercheurs posent la question : « Ai-je vraiment besoin d’entraîner un nouveau modèle ? Et ce à cause de l’impact environnemental de cette étape mais aussi parce qu’il existe un risque de transmission des biais aux modèles descendants. « Évaluer la performance de généralisation implique d’évaluer comment le modèle se comporte sur des données non vues pour s’assurer qu’il va au-delà de l’ensemble d’entraînement », écrivent-ils. Enfin, ils préconisent d’adopter une approche multidisciplinaire pour équilibrer innovation et sécurité des patients. Et cela va sans dire, mais ils préfèrent le mentionner : veiller à ce que le rôle de l’IA reste celui d’un outil d’aide plutôt que d’un décideur.

    En conclusion, le traitement du langage naturel (NLP) par les LLM est un outil précieux mais, pour transformer l’essai et passer au stade clinique, les chercheurs recommandent que soient menés des essais cliniques prospectifs pour évaluer les systèmes d’aide à la décision basés sur l’IA dans des environnements réels d’oncologie.

    *Artificial intelligence in oncology: ensuring safe and effective integration of language models in clinical practice

    Verlingue, Loïc et al.
    The Lancet Regional Health – Europe, Volume 46, 101064
  • ESMO 2024 : le modèle d’IA GigaPath révolutionne la prédiction des mutations du cancer

    Un modèle performant pour la prédiction des mutations

    Présenté lors de l’édition 2024 du congrès de la Société européenne d’oncologie médicale (ESMO), le modèle d’IA soutenu par Microsoft, GigaPath, a démontré sa capacité à prédire les mutations du cancer, en particulier dans le cas des cancers du poumon. Il s’est démarqué en devançant ainsi les autres méthodes existantes, avec :

    • un score Auroc (mesure utilisée pour évaluer la performance d’un modèle de classification) de 0,626 pour l’adénocarcinome pulmonaire ;
    • et une précision de 18,7 % pour la prédiction de la charge mutationnelle tumorale (TMB).

    Cela marque une avancée significative dans la précision des prédictions liées à certaines mutations génétiques comme celles du gène EGFR, et pourrait favoriser l’optimisation des traitements en oncologie et renforcer l’utilisation de la médecine personnalisée.

    Amélioration des prédictions de la charge mutationnelle :

    GigaPath se base sur un vaste jeu de données de pathologie numérique comprenant plus d’un milliard d’images provenant de 28 centres de cancérologie du réseau de santé américain Providence, et collectées auprès de 30 000 patients, couvrant au total 31 types de tissus majeurs. L’intégration de données génomiques et cliniques dans son apprentissage renforce sa robustesse et sa capacité à traiter des cas variés, ce qui lui permet de modéliser des contextes pathologiques complexes.

    Malgré les progrès dans le domaine de la pathologie numérique, l’impact global de l’IA reste limité jusqu’à présent. Cependant, des modèles comme GigaPath promettent de changer la donne, grâce à leur capacité à apprendre sans étiquettes prédéfinies et à généraliser les informations issues des images. Le modèle est également accessible en open source, permettant aux chercheurs d’améliorer les résultats de manière continue et indépendante et de réaliser des tests dans d’autres domaines médicaux.

    Ayant pour objectif de prédire, avec une précision accrue, la charge mutationnelle des tumeurs et les mutations spécifiques, GigaPath exploite l’IA pour analyser les biopsies et résections tumorales, en intégrant des informations issues des données génomiques et des rapports pathologiques.

    Une avancée vers la médecine personnalisée

    L’IA commence déjà à s’intégrer à diverses modalités d’imagerie, comme les scanners et IRM, et même à interagir via la voix avec des bases de données de patients. GigaPath ouvre la voie à une utilisation plus efficace de la pathologie numérique, rendant la médecine plus précise et adaptable aux besoins des patients. Il pourrait ainsi devenir un outil clé pour l’avenir de la médecine prédictive et personnalisée, offrant des perspectives nouvelles pour le diagnostic et la gestion des cancers. Sa capacité à traiter et analyser des images de haute résolution permet une caractérisation fine du microenvironnement tumoral, promettant de révolutionner le diagnostic et le traitement du cancer.

     

     

    * Application of GigaPath: An open-weight billion-parameter AI foundation model based on a novel vision transformer architecture for cancer mutation prediction and TME analysis.

    Bifulco C, Poon H, Usuyama N, et al.

    Présenté lors de l’édition 2024 du congrès de l’ESMO (Barcelona, 13-17 septembre 2024). Abstract 1942O.