Actualité

  • Prévention des chutes : une étude du Gérond’if et une expérimentation d’un panier de soins

    L’activité physique, facteur de prévention des chutes

    Le plan de prévention antichute des personnes âgées 2022-2024 a pour objectif de réduire de 20% le nombre de chutes chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Conformément à l’axe 4 du plan, portant sur l’activité physique, la Prévention retraite Ile de France (PRIF) organise un parcours de prévention pour les seniors, comportant notamment des ateliers d’activité physique adaptée – 4800 participants en 2023 – ,  ainsi que des ateliers mémoire.

    A la demande de Prévention Retraite en Ile-de-France (Prif), le Gérond’if, gérontopôle d’Île-de-France, a réalisé une étude pour démontrer l’efficacité des ateliers « équilibre en mouvement » pour la prévention des chutes. L’offre comporte 12 ateliers hebdomadaires de 2 heures, de 12 à 15 personnes. Ces séances, encadrées par un professionnel, portent sur l’équilibre, le renforcement musculaire, la proprioception, la vitesse de réaction, etc.

    L’étude EMMAP (muscle, mouvement et activité physique), dirigée par le Pr Agathe Raynaud-Simon a porté sur les résultats obtenus par la population qui suivait ces ateliers. Pour authentifier ses résultats, ils ont été comparés à un groupe contrôle, celui des ateliers mémoire. Ces derniers suivaient le même protocole et portaient sur la concentration, l’attention, l’orientation dans l’espace et le temps, etc. Ils étaient assortis de conseils généraux sur l’alimentation et l’activité physique.

    Résultats :

    A l’issue des 12 semaines, l’étude montre une nette amélioration des indicateurs retenus (temps de marche, performances physiques, force musculaire, équilibre, mobilité) et une réduction des chutes chez les participants aux ateliers équilibre. Ces résultats positifs se maintiennent à 1 an, ce qui conforte l’impact positif des ateliers .

    L‘étude fait ressortir que le groupe contrôle a également amélioré ses performances, augmentant son temps de marche et d’activité physique. Ce résultat inattendu prouve que les conseils dispensés par des professionnels ont eu un impact sur les comportements. La sociabilisation des personnes lors de ces ateliers constitue un autre facteur positif.

    Au-delà du premier enseignement de l’étude, une conclusion du Pr Agathe Raynaud-Simon est qu’il faut miser sur la diversité des activités de prévention et laisser le choix aux participants d’aller d’un atelier à l’autre, en fonction de leur intérêt et de leur motivation. Convaincre, aller vers et la recherche de plaisir sont des facteurs qui renforcent l’efficacité des actions de prévention en direction d’un public hétérogène et qui ne se sent pas toujours concerné.

    Cette étude locale s’inscrit totalement dans les recommandationsde l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, dans son dernier rapport, rappelle que l’alimentation et l’activité physique sont les clés d’un vieillissement en bonne santé. Le respect de sa recommandation d’un minimum de 150 minutes par semaine d’activité physique modérée réduit de 28 % le risque de mortalité toutes causes confondues.

    Une expérimentation dans 5 régions

    L’axe 4 du plan de prévention des chutes prévoit l’expérimentation d’un « panier de soins » visant à proposer une prise en charge multifactorielle et coordonnée de plusieurs aspects du risque de chute chez les seniors.

    Le panier de soins comprend l’intervention de 3 professionnels pour la prise en charge d’une personne âgée. Il comporte obligatoirement un intervenant en activité physique adaptée ou un kinésithérapeute, comme socle de la prévention des chutes. Peuvent être adjoints un diététicien, un ergothérapeute, une infirmière… Une consultation médicale  en amont permet une évaluation des besoins de la personne et l’intervention coordonnée de ces professionnels.

    La mise en place de cette prestation est en cours d’expérimentation dans 5 ARS (Auvergne-Rhône-Alpes, Centre Val-de-Loire, Hauts-de-France, Occitanie, Pays de Loire) sur des territoires délimités et sur la base d’un cahier des charges élaboré en 2023 avec l’appui de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Le financement est assuré par la sécurité sociale ou, pour les prestations non remboursées, par des crédits spécifiques.

     

  • PLFSS : des crédits en hausse (+4,7 %) dans le volet médicosocial

    Une hausse de 4,7 %

    Les crédits de la branche autonomie de la sécurité sociale augmenteraient globalement de 1,5 milliards d’euros à 32,8 milliards d’euros, soit +4,7 % par rapport au prévisionnel 2024. Du fait de la démographie, l’augmentation porte aux deux tiers sur le secteur des personnes âgées, à 17,1 millions (+6 %), alors que le handicap n’augmenterait que de 3,3 % à 15,7 milliards d’euros. L’évolution de l’objectif national de dépenses de l’assurance maladie (Ondam) total s’établit à 2,8 %, ce qui met en relief la dynamique propre aux dépenses médicosociales.

    Cette hausse permettrait de financer plusieurs mesures :

    • une compensation pour la hausse de cotisation des ESSMS ;
    • un soutien financier aux établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour renforcer leurs équipes en nombre et qualité ;
    • le financement de 15 000 nouvelles solutions médicosociales ;
    • la tarification unique dans 23 départements volontaires ;
    • le renforcement de l’aide à domicile ; une aide pour l’émergence d’Ehpad structurants sur leurs territoires.

    Compensation de la hausse de cotisation retraite des ESSMS

    Des crédits de la branche autonomie sont prévus pour compenser une 1ère hausse de 4 points en 2025 de la cotisations retraites employeurs des ESSMS à la CNRACL (+2,3 milliards d’euros) , qui gère les retraites des fonctions publiques territoriale et hospitalière, programmée sur plusieurs années pour atteindre à terme 35,65 %, afin de combler un déficit évalué à 10 milliards d’euros à l’horizon 2030.

    📌 Un soutien financier aux Ehpad (+6500 recrutements) :

    La proportion d’Ehpad en difficulté a nettement augmenté après la crise sanitaire : les taux d’occupation n’ont pas retrouvé leur niveau antérieur, le retour de l’inflation a beaucoup impacté les établissements, tout comme les nécessaires revalorisations salariales dans un contexte de raréfaction des candidatures. Pour répondre à ces difficultés, que le Gouvernement considère comme structurelles, celui-ci « s’engage auprès des 7 500 EHPAD, de leurs 600 000 résidents et de leurs 390 000 professionnels à consolider leur situation financière, améliorer la qualité de l’offre et poursuivre les évolutions structurelles nécessaires ».

    Le soutien de l’État aux Ehpad prendra la forme du financement en 2025 de 6 500 professionnels supplémentaires, en vue d’atteindre 50 000 postes supplémentaires en 2030. Ces effectifs supplémentaires seront destinés à améliorer le taux d’encadrement ainsi que le ratio par résident.

    📌 Promotion des Ehpad structurants (+140 M€) :

    Le plan d’investissement du « Ségur » de 2,1 milliards d’euros continuera d’être déployé en 2025 pour la création ou la rénovation de 9000 places en Ehpad. Outre ce plan, 140 millions d’euros supplémentaires sont prévus en fonction de 4 priorités :

    • soutien aux Ehpad considérés comme « structurants », tels les centres de ressources territoriaux, sur leur territoire, pour bien professionnaliser leur ouverture sur leur environnement ;
    • soutien au développement et à la réhabilitation de l’habitat « intermédiaire » : résidences autonomie et habitats inclusifs ;
    • soutien particulier aux Ehpad d’Outre-mer ;
    • et soutien à la décarbonation des établissements.

    📌 Tarification unique dans 23 départements :

    Le Ségur de la santé avait prévu d’expérimenter une tarification unique pour les Ehpad et les Unités de soin de longue durée (USL). Ce principe fut repris à l’article 79 du PLFSS 2024 et il est mis en application dans le PLFSS 2025 (article 21) pour 23 départements qui se porteront candidats avant le 31 octobre. L’afflux des candidatures avait conduit à porter le nombre de départements expérimentateurs de 20 à 23.

    Il s’agit de fusionner les sections dépendance et soins pour établir une tarification unique, en dehors de l’hébergement qui reste à la charge des résidents, sauf lorsqu’ils bénéficient de l’aide sociale départementale. Ceci aux fins de simplification et d’harmonisation aussi entre des pratiques parfois divergentes. Le Gouvernement vise en effet « une convergence vers le haut des niveaux de tarification et une égalisation du reste à charge payé par les résidents » en Ehpad.

    L’expérimentation est prévue pour une durée de 5 ans et elle est dotée pour cela d’un budget de près de 200 millions d’euros. La possibilité de prolongation des expériences n’est plus inscrite dans le texte du projet.

    📌 Renforcement des aides à domicile (100 M€) :

    Le PLFSS mettra en œuvre les dispositions de la loi « Bien Vieillir » du 8 avril 2024 favorables au virage domiciliaire avec une nouvelle aide de 100 millions d’euros destinée aux départements, afin que ceux-ci puissent renforcer leur soutien à la mobilité et au travail partenarial des aides à domicile sur leurs territoires. Cette aide viendra s’ajouter, pour les 23 départements expérimentateurs de la tarification unique, aux moyens de financement ainsi dégagés en leur faveur. Cette marge de manœuvre pourra en effet être employée pour l’amélioration des conditions de vie dans les Ehpad, mais aussi pour renforcer le maillage territorial des services d’aide à domicile.

    📌 15 000 nouvelles solutions pour le handicap :

    La Conférence nationale du handicap d’avril 2023 avait défini un plan de création de 50 000 solutions destinées aux personnes en situation de handicap d’ici 2030 pour 1,5 milliards d’euros.

    Alors que le rythme annuel de déploiement prévu était d’environ 200 millions d’euros par an, les crédits 2025 seraient portés à 270 millions d’euros. Cela permettrait la mise en place de 15 000 solutions d’accompagnement, orientées vers le milieu ordinaire, avec « une attention particulière à l’émergence de nouvelles solutions d’accompagnement et de soins, plus modulaires et individualisées, au plus près des lieux de vie des enfants et adultes concernés (école, travail, etc.) ».

    Par ailleurs, un fonds de transformation de l’offre serait destiné à financer, d’ici 2027 pour 250 millions d’euros, les besoins d’appui pour accompagner les professionnels, en ingénierie, pour les investissements immobiliers, les solutions numériques et les autres évolutions techniques.

  • Observatoire de l’accès au numérique en santé : 79 % des Français pensent que le numérique peut être utile pour la prévention

    Accélérer le “virage préventif” 

    3 ans après la publication du premier Observatoire de l’accès au numérique en santé (2021), la Fondation Roche a présenté sa deuxième édition le 16 octobre, en compagnie de nombreux acteurs phares du numérique en santé : la Délégation ministérielle au numérique en santé, la Mednum, la Croix-Rouge française (déjà présente lors de la première édition), et l’Accélérateur 21 (Croix-Rouge française et Nexem). 

    Pour cette nouvelle édition, le rapport a été réalisé pour mettre en avant l’accès au numérique en santé sous le prisme de la prévention en santé des publics vulnérables et de son amélioration par le numérique. Émilie Marin a expliqué lors de la présentation de l’Observatoire que trois types de personnes vulnérables ont été identifiés par les rédacteurs : les isolés socialement, qui ont le sentiment de se sentir seul et pas accompagné, les vulnérables économiques qui ont du mal à boucler leur budget à la fin du mois et les personnes qui sont isolés médicalement.  

    Rassurer, personnaliser, accompagner : 3 défis majeurs à relever

    Après une enquête menée auprès de 3 000 Français, les auteurs de l’Observatoire ont identifié 3 défis à relever :  

    • celui de rassurer les personnes vulnérables qui déclarent faire quasiment exclusivement confiance (à 86 %) à leurs professionnels de santé pour la prévention ;  
    • celui de personnaliser la prévention pour les personnes vulnérables qui se sentent moins concernés par les messages généraux comme les spots publicitaires ; 
    • celui d’accompagner les personnes vulnérables dans l’utilisation du numérique en santé, car ils sont une majorité (tout juste plus de 50 %) à déclarer n’avoir jamais utilisé de numérique ni pour leur santé, ni à titre de prévention. 

    Une baisse de la sensibilité pour le numérique dans la santé

    Le numérique moins utile qu’en 2021 ?

    Depuis la publication du premier observatoire de l’accès au numérique en santé en 2021, le nombre d’outils numériques pour la santé – que ce soient des dispositifs, des applications ou des logiciels – a explosé, ainsi que l’usage du numérique par les médecins, comme les patients. Pourtant, même s’il y a toujours 78 % des Français qui estiment que le développement du numérique est une “bonne chose” pour améliorer le système de santé, il est important de constater que ce chiffre est moins grand que celui du premier observatoire où 86 % des Français estimaient cela.  

    Plusieurs constatations des Français sont à l’origine de cette baisse de la perception de l’utilité du numérique dans la santé : par rapport à 2021, l’utilité de l’utilisation du numérique pour obtenir plus rapidement un rendez-vous médical chute de 6 points (76 % contre 82 en 2021), son utilité pour l’amélioration du système de soins en France chute de 5 points (75 %), et son utilité pour l’amélioration de la santé des Français chute de 4 points (73 %).  

    La perception des Français de l'utilité des technologies numériques dans la santé
    La perception des Français de l’utilité des technologies numériques dans la santé – @ Fondation Roche

    Les personnes les plus vulnérables encore plus septiques :

    Centré sur les personnes vulnérables, cet observatoire montre qu’ils sont une majorité à être convaincus de l’utilité de l’utilisation du numérique dans la santé, mais ils le sont beaucoup moins que le Français en général : seulement 68 % des Français vulnérables pensent que le numérique est utile au développement de la prévention (contre 79 % des Français). Parmi les 3 types de personnes vulnérables, les vulnérables économiques sont les plus pessimiste quant à l’utilité du numérique dans la santé : seulement 68 % voient dans le numérique quelque chose d’utile pour développer la prévention et améliorer le système de soins en France, et 63 % pense que son développement est utile pour améliorer leur propre santé et pour prévenir les épidémies.

    La perception des Français vulnérables de l'utilité des technologies numériques dans la santé - @ Fondation Roche
    La perception des Français vulnérables de l’utilité des technologies numériques dans la santé – @ Fondation Roche

    Une meilleure conscience quant à l’importance de la prévention :

    Si la perception de l’utilité pour le numérique dans la santé a baissé chez les Français depuis le premier observatoire, on a pu voir qu’ils sont quand même 79 % – soit plus que la moyenne pour l’utilité globale – à penser que la technologie peut avoir un impact sur le développement de la prévention. Et cet observateur montre aussi que les Français comprennent l’importance de la prévention car ils sont près de 8 sur 10 à penser qu’il est possible d’influencer sa santé par son mode de vie et éviter certaines maladies en adoptant un mode de vie sain et en faisant de la prévention et 85 % à considérer que les recommandations spécifiques au mode de vie sont efficaces pour réduire le risque de maladies.

    Cependant, ils sont encore beaucoup à estimer qu’il est difficile de mettre en œuvre les recommandations de prévention en santé au quotidien : pour les recommandations de suivi médical, ils sont 20 % à trouver cela difficile, dont 3 % à trouver ça très difficile, et pour le fait de faire attention à son équilibre mental et moral, ils 34 % à trouver ça difficile, dont 6 % à trouver ça très difficile. Pire que ça : ils sont 44 % à estimer que les recommandations de prévention en santé sont anxiogènes.

    Baromètre du ressenti des Français sur la facilité à intégrer des recommandations dans le quotidien
    Baromètre du ressenti des Français sur la facilité à intégrer des recommandations dans le quotidien

    Présente lors de la présentation de ce nouvel observateur, Hela Ghariani, co-responsable du numérique en santé à la Délégation du numérique en santé, explique que la personnalisation de la prévention pour chaque français est importante et c’est dans un objectif de personnalisation qu’a vu le jour “Mon bilan prévention”. Le dispositif met en place car les patients peuvent récupérer à posteriori leur plan personnalisé de prévention “ce qui permet à l’usage numérique d’être lissé dans le parcours dans le soin de la personne” et donc le rendre plus adapté.

    Pour intégrer la prévention grâce au numérique dans la vie des Français, Hela Ghariani rappelle qu’un décret a été pris en mai 2024 qui permet d’utiliser “Mon espace santé” – activé par 15 millions de Français – comme un outil de prévention, car sur la base des données recueillies, des messages personnalisés de prévention sont désormais envoyés aux patients.

     

  • Un nouveau test sanguin rapide basé sur l’IA pour la maladie de Lyme

    Nouvelle méthode pour diagnostiquer la borréliose

    Des chercheurs de l’Institut California Nanosystems de l’Université de Californie à Los Angeles (Etats-Unis) ont mis au point un test innovant utilisant l’IA pour diagnostiquer rapidement la maladie de Lyme.

    Plus de 14% de la population mondiale touchée
    14,5 % de la population mondiale est exposée à la borréliose de Lyme, une infection bactérienne transmise par les tiques infectées. Cette maladie commence par des maux de tête, des douleurs et de la fatigue. Sans traitement, elle peut entraîner des complications :
    • 60 % des cas non traités présentent des manifestations articulaires,
    • 15 % des anomalies neurologiques,
    • 8 % des troubles cardiaques.

    Une efficacité prouvée

    À l’image des tests COVID-19 à domicile, un échantillon de sérum sanguin est déposé dans une cartouche avec une solution tampon. Cette solution passe à travers des couches contenant des peptides synthétiques qui capturent les anticorps spécifiques. Le motif est analysé par un algorithme d’IA via un lecteur numérique pour établir un diagnostic.Dans une étude publiée dans Nature Communications, les chercheurs ont validé l’efficacité de leur approche :
    • Sensibilité de 95,5 % pour détecter la maladie de Lyme,
    • Spécificité de 100 % pour les échantillons négatifs,
    • Résultats en 20 minutes contre deux semaines pour le test conventionnel.

    Les limites et défis des tests actuels 

    l’incidence de la maladie augmente avec le changement climatique, la migration animale et les contacts fréquents entre humains et animaux de compagnie. Aujourd’hui, le diagnostic repose sur un test en deux étapes, nécessitant jusqu’à deux semaines pour des résultats souvent inefficaces à un stade précoce.

    Le nouveau test développé par les chercheurs utilise :
    • Un lecteur portable,
    • Des peptides synthétiques pour détecter les anticorps spécifiques de la bactérie de Lyme,
    • Un algorithme d’IA pour analyser les motifs d’anticorps.

    Portable et stable, ce test réduit les erreurs de diagnostic à un coût de 3 dollars par test. Le lecteur, compatible avec un smartphone du commerce, coûte environ 200 dollars.

     

  • Talents de la e-santé : 9 catégories d’innovation pour la 5e édition du concours (27/10)

    9 catégories de prix et une cérémonie pour célébrer l’innovation

    Depuis 2020, le concours “Talents de la e-santé” valorise les initiatives qui transforment le numérique en santé en France. À l’occasion de cette cinquième édition, l’Agence du numérique en santé (ANS) et la Délégation au numérique en santé (DNS) invitent les acteurs du secteur à soumettre leurs projets innovants, afin de célébrer leur impact sur le système de santé. Cette année, les candidats auront l’opportunité de voir leurs projets mis en lumière lors d’une cérémonie inspirée des Césars, prévue le 3 décembre au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux.

    Les participants peuvent soumettre leur candidature dans neuf catégories, en choisissant jusqu’à deux domaines pour leur projet. Cette année, une nouvelle catégorie, dédiée aux “Usages secondaires des données de santé,” met en lumière les innovations liées aux entrepôts de données de santé. Voici les catégories de prix :

    • prix de la cybersécurité ;
    • prix de l’éthique du numérique en santé ;
    • prix de l’innovation numérique en prévention ;
    • prix de l’innovation numérique dans le secteur médico-social ;
    • prix de l’innovation numérique en ville ;
    • prix de l’innovation numérique à l’hôpital ;
    • prix Mon espace santé ;
    • prix de la formation et de la sensibilisation ;
    • prix des usages secondaires de données de santé.

    Une cérémonie pour célébrer l’excellence en e-santé :

    Les lauréats seront dévoilés lors de la cérémonie des Talents de la e-santé, le 3 décembre 2024, à Issy-les-Moulineaux. Un “Prix coup de cœur du jury” pourra également être décerné pour récompenser un projet particulièrement remarquable.

    Modalités de candidature

    Dernier délai pour participer, le 27 octobre 2024 :

    La phase de candidature pour les Talents de la e-santé 2024 se déroule du 7 au 27 octobre 2024. Pour participer, les candidats doivent déposer leur dossier de manière structurée sur la plateforme en ligne “Participez”. Le dossier de candidature doit inclure plusieurs éléments obligatoires, divisés en 5 parties :

    📌 identité graphique du projet : logo du candidat et/ou du projet pour une utilisation sur les supports de communication du concours ;

    📌 présentation des porteurs du projet : description des participants impliqués dans la fréalisation, incluant les professionnels de santé, structures sanitaires et médico-sociales, entreprises du numérique en santé et institutions soutenant l’initiative ;

    📌 description détaillée du projet : explication des objectifs, de l’innovation ou de l’originalité du service numérique proposé, ainsi que sa cohérence avec la stratégie nationale du numérique en santé ;

    📌 usages, indicateurs et pérennité : données sur le nombre d’utilisateurs, types d’usages, modèle économique et potentiel de réplicabilité du projet ;

    📌 impact sur l’organisation des soins : précisions sur l’intérêt médical et soignant du projet, en soulignant les effets concrets sur les pratiques professionnelles, l’organisation et la qualité de vie des patients et des soignants.

    Les candidats ont également la possibilité d’ajouter une vidéo de présentation de 2 minutes 30 secondes maximum, recommandée pour illustrer visuellement l’impact et l’innovation de leur projet. Des documents complémentaires (revues de presse, études, fiches produit) peuvent aussi être ajoutés pour appuyer la candidature.

    Sélection des finalistes et vote du public :

    Une fois la phase de dépôt de candidatures close, l’ANS et la DNS vérifieront l’éligibilité des dossiers du 28 octobre au 4 novembre 2024. Les projets validés seront publiés en ligne, et la phase de vote du public se déroulera du 4 novembre au 24 novembre 2024. Chaque votant pourra soutenir un projet par catégorie en utilisant son compte France Connect. Les trois projets recevant le plus de votes dans chaque catégorie seront ensuite transmis au jury final.

    Ce jury, composé de représentants des usagers, des professionnels de santé, des directeurs d’établissement et de personnalités du numérique et de la santé, examinera les finalistes pour sélectionner un gagnant par catégorie. Les critères d’évaluation incluent l’originalité, l’impact sur l’organisation des soins, le déploiement effectif, la cohérence avec la stratégie nationale, et la qualité du dossier soumis.

    👉 Les candidatures doivent être soumises avant le 27 octobre 2024 à 23h59 via ce lien.

  • PLFSS 2025 : Un budget loin de faire consensus auprès du monde de la santé

    Contraintes budgétaires et inquiétudes des acteurs de la santé

    L’annonce du projet de loi de finance 2025, et notamment du PLFSS suscite de nombreuses réactions de la part des représentants du monde médical et social. Entre l’Ondam (considéré comme sous-estimé), la hausse du ticket modérateur (susceptible d’entrainer une hausse des tarifs des complémentaires santé), et les efforts demandés aux entreprises du médicament pour baisser les prix, les critiques et les inquiétudes se partagent. Le mot d’ordre pour les établissement de santé, à savoir « faire mieux avec moins » ne recueille pas les approbations non plus. Pour la fonction publique hospitalière, c’est le « coup de rabot de trop ».

    Les organisations de santé déplorent le manque de vision du gouvernement

    Les critiques dans l’ensemble font remarquer trois choses ; des moyens alloués insuffisants (Ondam minimisé, réduction des budgets), un contexte économique et structurel difficile (vieillissement de la population, maladies chroniques). Mais aussi des propositions faites non prises en compte par le gouvernement, comme la mise en place d’une loi pluriannuelle sur le grand âge et l’autonomie. Les représentants des organisations de santé regrettent l’absence de réforme structurelle mais plutôt, comme mentionné dans le communiqué de presse de la Mutualité Française, d’une « logique de vases communiquants entre la dépense publique et la dépense privée ».

    Snitem et Leem : Des baisses de prix qui menacent la réindustrialisation et l’innovation en France

    Les Entreprises du médicament (Leem) avait présenté ses priorités pour le PLFSS 2025 lors de sa conférence de rentrée. Le syndicat défend trois axes : l’accès aux traitements, un plan d’économies soutenables, et le soutien à l’activité des territoires. Le Leem souligne que la France est en perte de compétitivité, avec des prix 20 % plus bas que dans d’autres pays européens et une taxation la plus élevée d’Europe, ce qui freine l’investissement dans l’industrie pharmaceutique. Le Leem cible la clause de sauvegarde, qui impose aux entreprises pharmaceutiques de reverser une partie de leur chiffre d’affaires en cas de dépassement des dépenses. Actuellement à 1,6 milliard d’euros, le syndicat plaide pour une réduction progressive à 1 milliard en 2025 et 500 millions d’euros en 2027. Il propose un plan d’économies de 1,1 milliard d’euros par an, avec des actions sur le bon usage des médicaments, des remises anticipées à l’Assurance maladie, et l’élargissement des médicaments sans prescription obligatoire.

    Même son de cloche pour le Snitem qui déplore des baisses de prix « non soutenables » pour les entreprises et un plan à « l’opposé des objectifs de réindustrialisation et d’innovation portés par le gouvernement lui -même ».

     

    Les acteurs du grand âge dénoncent des financements insuffisants face au défi démographique

    Les fédérations et organisations du grand âge expriment de vives inquiétudes face au PLFSS 2025, jugeant les financements prévus largement insuffisants pour répondre aux défis économiques et démographiques du secteur. Déjà fragilisé par l’inflation et la hausse des coûts, le secteur fait face à des risques de défaillances sans investissements conséquents, menaçant l’accompagnement des personnes âgées. La création de 6 500 postes prévue par le PLFSS est loin de couvrir les 400 000 nécessaires d’ici 2030 pour faire face au vieillissement de la population, d’autant que les conditions de travail et la pénibilité des emplois sont négligées. De plus, la branche autonomie, qui passe d’un excédent à un déficit, reste sous-financée, et les coupes budgétaires risquent d’aggraver la situation. Les organisations appellent à des investissements urgents pour anticiper le choc démographique à venir.

    “Sacrifier la santé pour sauver les retraites” : La FHF exige un financement indépendant pour le système hospitalier

    Le 8 octobre dernier, la Fédération hospitalière de France (FHF) a déclaré dans un communiqué de presse que « La santé ne peut être sacrifiée sur l’autel de la compensation du déficit des caisses de retraite ». Les fédérations hospitalières demandent aux pouvoirs publics de garantir un financement adéquat du système de santé à travers l’ONDAM 2025, soulignant que les mesures actuelles, en apparence augmentées de 2,8 %, sont insuffisantes face aux besoins réels, surtout après ajustements pour l’inflation et les cotisations. Elles craignent que les financements prévus ne soient détournés pour compenser les déséquilibres des caisses de retraite, ce qui risque de compromettre la qualité des soins et l’évolution démographique. Elles réclament une augmentation minimale de 3,1 % pour les établissements de santé, hors cotisations de retraite, ainsi que la mise en place d’un protocole pluriannuel pour stabiliser le financement, favoriser le recrutement et soutenir l’innovation.

    Les mutuelles : hausse des cotisations à venir

    Le secteur des mutuelles se montre également critique, refusant d’être « variables d’ajustement » face aux déséquilibres budgétaires de la Sécurité sociale, en particulier avec des transferts de charges vers les complémentaires santé, comme pour les consultations médicales. Ces ajustements, sans réforme structurelle profonde, sont dénoncés comme une simple redistribution des coûts vers le secteur privé et les ménages. La mutualité Française prévoit déjà un impact sur les cotisations.

    Calendrier serré, majorité fragile et l’ombre d’un 49-3

    Après sa présentation en Conseil des ministres le 10 octobre 2024, l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale commencera le 28 octobre à l’Assemblée nationale. Les députés auront ensuite jusqu’au 5 novembre pour voter le texte. Si le projet est adopté, il passera ensuite au Sénat pour une nouvelle lecture, conformément à la navette parlementaire entre les deux chambres. Ce processus doit s’achever avant la date limite du 21 décembre 2024, imposée par la Constitution pour l’adoption finale du budget. En parallèle, des ajustements et des débats sont attendus, notamment sur les amendements concernant le financement des hôpitaux, l’Ondam, et les enjeux liés aux retraites et à l’autonomie​

    D’après un rapport de l’OFCE publié le 16 octobre, le budget Barnier risque de diviser la croissance française par deux.

     

  • Hôpital du futur : robots et box de consultation connectés dans la nouvelle plateforme chirurgicale de l’hôpital Cochin-Port-Royal

    Une infrastructure chirurgicale modernisée

    Après 2 ans et demi de travaux, l’hôpital Cochin-Port-Royal (AP-HP) a inauguré sa nouvelle plateforme chirurgicale située dans le bâtiment Ollier de l’établissement, le 2 octobre 2024. Grâce à un investissement de 17 millions d’euros, les trois niveaux du bâtiment Ollier ont été entièrement restructurés pour réunir trois disciplines chirurgicales – viscérale, orthopédique et thoracique – dans un environnement ultra-moderne conçu pour améliorer la prise en charge des patients tout en offrant un cadre de travail optimisé pour les équipes médicales.

    Au premier étage du bâtiment se trouve le bloc opératoire qui dispose de 11 salles d’opération équipées selon les spécialités chirurgicales accueillies, notamment cinq dédiées à l’orthopédie et trois à la chirurgie thoracique. Ces infrastructures répondent aux normes les plus élevées en matière de technologie chirurgicale et de sécurité des soins.

    Un nouveau robot parmi les équipements de haute technologie de l’établissement :

    La grande avancée de cette nouvelle plateforme réside dans son équipement technologique de dernière génération. Un robot chirurgical, destiné aux interventions thoraciques et digestives, permet de réaliser des opérations complexes avec une précision accrue. Cet outil facilite des procédures mini-invasives qui réduisent les douleurs post-opératoires, accélérant ainsi la récupération des patients. Cette technologie robotique, déjà présente dans l’hôpital, renforce ainsi les capacités de l’établissement dans ce domaine en pleine expansion.

    Un environnement patient-centric

    Outre les équipements de pointe, la réorganisation du bâtiment Ollier a été pensée pour fluidifier et améliorer le parcours de soins des patients. Le sous-sol du bâtiment abrite un vaste plateau de consultations capable d’accueillir jusqu’à 50 000 consultations annuelles dans différentes spécialités chirurgicales, incluant des espaces dédiés à l’anesthésie et aux soins péri-opératoires. Un accueil “jour 0” a été instauré pour réduire les temps d’hospitalisation, permettant à 20 patients par jour de bénéficier de soins, la journée même de leur intervention. Une solution qui optimise la gestion des flux et accroît le confort des patients. Ce plateau dispose de 15 box de consultation équipés des derniers outils technologiques pour faciliter et fluidifier la prise en charge des patients.

    En parallèle, cette modernisation s’inscrit dans une démarche environnementale. Le bâtiment a été repensé avec une isolation thermique renforcée et des systèmes d’éclairage LED à faible consommation, tout en intégrant des dispositifs de recyclage de l’air pour limiter l’impact écologique.

    Un positionnement régional et national

    Grâce à cette refonte, l’hôpital Cochin renforce sa position de centre d’expertise régional et national, notamment dans le domaine de la chirurgie oncologique, grâce aux robots, qui sont utilisés dans l’établissement depuis 2019. Avec cette nouvelle plateforme, l’établissement ambitionne d’attirer des patients au-delà de son bassin géographique traditionnel, tout en offrant des conditions optimales pour la recherche et l’innovation dans le domaine chirurgical.

    Cette modernisation incarne une vision d’avenir pour la chirurgie hospitalière, où l’innovation technologique et l’efficacité opérationnelle se mettent au service d’une meilleure qualité de soins, accessible à tous.

  • IA : la HAS lance un nouvel outil de restitution des résultats e-Satis aux établissements de santé

    La HAS intègre l’IA pour améliorer l’analyse des retours patients dans les établissements de santé

    La Haute Autorité de santé (HAS), en collaboration avec les Hospices Civils de Lyon (HCL), a dévoilé un nouvel outil web de restitution des résultats du dispositif e-Satis, visant à améliorer l’analyse des commentaires des patients hospitalisés. Mis à disposition gratuitement depuis septembre, cet outil intègre un algorithme d’intelligence artificielle pour faciliter le traitement des retours qualitatifs des patients, répondant ainsi aux attentes des établissements de santé en matière de visualisation et d’analyse des verbatims.

    e-Satis : un dispositif national pour améliorer la satisfaction patient

    Depuis 2015, e-Satis permet aux patients hospitalisés de s’exprimer sur leur expérience en répondant à des questionnaires en ligne adaptés selon le type d’hospitalisation. Les questions portent sur l’accueil, la prise en charge, les prestations hôtelières et la sortie, avec une option de commentaire libre pour exprimer des ressentis spécifiques. Jusqu’à présent, seuls les résultats quantitatifs étaient restitués aux établissements, limitant l’analyse qualitative des commentaires, pourtant riches en informations.

    En 2022, une étude de la HAS avait souligné l’importance des verbatims, révélant des attentes précises des patients en matière de fluidité du parcours, de qualité hôtelière, et de relations humaines. Ce retour d’expérience a ainsi renforcé la nécessité de créer un outil permettant une analyse approfondie des commentaires.

    Un algorithme IA pour une analyse qualitative optimisée

    Pour répondre à cette demande, la HAS et les HCL ont co-développé une nouvelle plateforme d’analyse fin 2022, associant des usagers et des professionnels de santé à sa conception. Cette plateforme inclut un algorithme de traitement du langage naturel, capable de classer automatiquement les commentaires des patients en thématiques prédéfinies, telles que la fluidité du parcours de soins, la qualité hôtelière ou le professionnalisme perçu dans la prise en charge. Grâce à cette classification, les établissements peuvent désormais visualiser et filtrer les retours patients par thème, facilitant ainsi l’identification des axes d’amélioration.

    Vers une amélioration continue des services de santé

    La HAS encourage les établissements de santé et les professionnels à s’appuyer sur ce nouvel outil pour enrichir leur approche de la qualité et de la sécurité des soins, grâce aux retours d’expérience des patients. Cet outil vise à renforcer la participation au dispositif e-Satis, en permettant une analyse approfondie des commentaires pour orienter les actions d’amélioration.

    Un webinaire intitulé “Rendez-vous HAS de la qualité” se tiendra le 5 novembre prochain, offrant aux utilisateurs l’occasion d’échanger avec les concepteurs de l’outil et d’obtenir des informations supplémentaires sur ses fonctionnalités et son déploiement.

     

  • Bilan du guichet de l’AIS : près de 180 projets de DM déposés en 18 mois et plus de 550 actions mises en oeuvre

    Un taux d’accompagnement élevé

    Lancé en octobre 2022 par le Gouvernement dans le cadre du plan France 2030 Santé, l’Agence de l’innovation en santé (AIS) a pour principal objectif d’accélérer la mise sur le marché des innovations françaises. Pour ce faire, l’AIS a rapidement (avril 2023) mis en place son guichet ouvert à tous les innovateurs en santé, pour leur permettre d’être orientés “dans l’écosystème complexe de la santé” en ayant juste à remplir un questionnaire en une dizaine de minutes. Dans son bilan concernant son guichet publié le 11 octobre 2024, l’AIS indique que 344 porteurs de projets innovants ont déposé un ou plusieurs dossiers depuis 18 mois et qu’elle a pris le temps de rencontrer 317 d’entre eux, qu’ils soient des grandes entreprises, des PME ou des très petites entreprises, même si la grande majorité d’entre ces porteurs de projets sont des TPE (61 %, les PME représentant 33 % des porteurs de projets et les grandes entreprises, 6 %).

    Autre information importante : l’Île-de-France est la région avec le plus de porteurs de projets ayant déposé un projet au guichet de l’AIS, avec 122 porteurs de projets sur les 344 recensés. Par nombre de porteurs de projets, elle se situe loin devant l’Auvergne-Rhône-Alpes qui arrive à la deuxième position avec 39 porteurs de projets, et qui est suivie de près par l’Occitanie (33 porteurs) et la région Aquitaine-Poitou-Charentes -Limousin (30 porteurs).

    Répartition des régions d'implantation des porteurs de projets - @AIS
    Répartition des régions d’implantation des porteurs de projets – @AIS

    L’orientation vers du financement public comme principal accompagnement :

    Sur les plus de 550 actions mises en oeuvre auprès des porteurs de projets sur 18 mois, l’AIS a mis en place des orientations stratégiques (233), ainsi que des mises en relation (216). L’action la plus mise en oeuvre est l’orientation vers du financement public, puisque cela concerne plus de 60 actions (11 %). Cette action est suivie par celle de l’orientation vers les démarches réglementaires les plus intéressantes pour les porteurs (8 %), la mise en relation avec des potentiels clients (7 %) et l’orientation vers des stratégies de marchés (7 %).

    Les actions les plus entreprises par l'AIS dans l'accompagnement des porteurs de projets depuis l'ouverture de son guichet - @AIS
    Les actions les plus entreprises par l’AIS dans l’accompagnement des porteurs de projets depuis l’ouverture de son guichet – @AIS

    La majorité des projets déposés concernent des dispositifs médicaux

    Sans grande surprise, le type de projets le plus déposé au guichet de l’AIS concerne les dispositifs médicaux, avec 52 % des projets déposés depuis avril 2023, tant cette catégorie peut concerner un nombre quasi illimité de produits : pour rappel, l’Organisation mondiale de la santé estime “qu’il y a environ 10 000 catégories de dispositifs médicaux, [soit près d’]1,5 millions de produits différents”. L’autre catégorie de projets qui se démarque depuis plus d’un an au sein du guichet concerne les projets e-santé (22 %). Bien que moins importants, des projets concernant des médicaments et des diagnostics in vitro ont été aussi déposés.

    Typologie des projets rencontrés au sein du guichet de l'AIS - @AIS
    Typologie des projets rencontrés au sein du guichet de l’AIS – @AIS

     

  • Télésanté : comment se déroule la consultation dans un medicobus de Hocoia ?

    Des médicobus pour plus de 10 spécialités

    Les médicobus de Hocoia sont testés depuis mai 2024 dans plusieurs départements français en proie au manque de personnel soignant et aux déserts médicaux. Pour tenter de permettre aux patients de ces zones d’avoir accès à des prestations de soins de bonne qualité, ces bus se déplacent directement à proximité du domicile de ces personnes pour qu’elles puissent être consultées par leur médecin via la télésanté : le patient et le médecin vont alors se connecter à distance pour réaliser une consultation et un professionnel de santé local, qui sera à bord du bus, va aider le médecin dans l’examen à distance de son patient.

    Plus de 20 paramètres médicaux mesurables :

    Pour le moment les “hocobus” sont disponibles pour plus de 10 spécialités médicales, dont :

    • la médecine générale ;
    • la cardiologie, avec des bus équipés notamment d’un échographe, d’un électrocardiogramme et d’un mini-labo de biologie ;
    • la pneumologie, avec  notamment un dispositif de pléthysmographie, un autre de polysomnographie ou encore un analyseur de monoxyde d’azote ;
    • la santé des femmes, avec des prestations de dépistage, des consultations spécialisées et des initiatives de sensibilisation ;
    • l’ophtalmologie ;
    • la dermatologie ; …

    Au total ce sont plus de 20 paramètres médicaux qui peuvent être mesurés grâce aux dispositifs médicaux connectés qui sont disponibles dans le médicobus.

    Une solution déjà utilisée par Ramsay santé

    Alors que différentes régions et départements – comme le Lot-et-Garonne ou la Moselle – ont mené des essais de ce bus de santé connecté avant la commercialisation de la solution en septembre 2024, Ramsay Santé utilise le “hocobus” en Aquitaine pour “réduire les inégalités sociales de santé, en adoptant une approche participative pour faire face à la montée des maladies chroniques non diagnostiquées” et renforcer la culture de la prévention auprès du plus grand nombre de personnes. Au travers du “bus santé prévention”, une équipe de professionnels de Ramsay qui mène des actions de sensibilisation, de dépistage et de soin, met l’accent depuis juin sur la prévention et la sensibilisation, “sur des domaines tels que la cardiologie, la diététique, la cancérologie, la dermatologie, l’addictologie (tabac, alcool) et la santé environnementale (avec une sensibilisation aux perturbateurs endocriniens)”.  Grâce à ce bus, le groupe mène aussi des actions de dépistage depuis le début du mois d’octobre à l’occasion d’Octobre Rose, mois consacré à la sensibilisation pour le cancer du sein.

    Les patients qui vivent dans les zones où passent les medicobus de Hocoia peuvent prendre un rendez-vous en ligne ou par téléphone, avant de se rendre dans le lieu où est positionné le bus et d’être pris en charge dans le cadre d’une consultation par un médecin à distance, ainsi qu’un infirmier qui va prendre les constantes. Après la consultation, le patient repart avec son ordonnance comme dans le cadre d’une consultation en cabinet ou par téléconsultation.