Actualité

  • UK : un projet de loi pour transférer toutes les données de santé vers le NHS

    Créer un dossier patient unique au sein du NHS

    Faisant face à de grandes difficultés depuis l’épidémie du Covid-19, avec près de 8 millions d’actes de soin en attente à cause d’un manque de personnels soignants et de lits, le NHS se retrouve dans l’obligation de mettre au point une politique qui facilitera l’accès du plus grand nombre de patients à des soins de qualité. Dans un tel contexte, le gouvernement britannique a proposé un projet de loi, dont l’une des dispositions a pour objectif de transférer toutes les données de santé vers l’application du NHS. Il a, par ailleurs, lancé une plateforme en ligne pour permettre à chaque citoyen britannique de faire de soumettre ses propositions pour l’élaboration d’un nouveau plan décennal de santé.

    Les médecins peinent actuellement à trouver les informations qu’ils cherchent :

    Le but de ce projet de loi est donc de créer un dossier patient unique – similaire à Mon espace santé en France – au sein de cette application, afin de permettre aux professionnels de santé d’avoir un accès facilité aux données des patients et de connaître leur profil, leurs antécédents, leurs traitements, etc., lors de leur prise en charge. Selon Wes Streeting, secrétaire d’État à la Santé et aux Affaires sociales, la mise en place d’un tel dispositif est indispensable pour remédier à cette “panne” du NHS et enfin permettre aux différents acteurs du système de santé britannique de communiquer. Car, aujourd’hui, “un médecin généraliste n’est même pas au courant de la récente intervention chirurgicale d’une personne à l’hôpital lorsqu’il prend ce patient en charge, ce qui rend difficile le diagnostic.”

    Promettant de libérer 140 000 heures par an pour ces professionnels, cette loi devra rendre l’accès en temps réel aux informations relatives aux soins plus facile, et ce dans tous les établissements du NHS, dans les cabinets de médecins généralistes et dans les services d’ambulance, quel que soit le système informatique utilisé.

    Des dispositions qui s’inscrivent dans un projet plus large

    Si ce projet de loi est vu par le ministère de la Santé comme un moyen de revivifier le NHS, il vient tout juste d’entamer son processus législatif et n’a passé que la première lecture à la Chambre des Lords. Il devra être soumis à deux autres lectures de cette même chambre, avant de passer à la Chambre des Communes, puis d’être promulgué après l’examen des amendements. De plus, il ne concerne pas que les données de santé, en réalité, puisqu’il s’inscrit dans un cadre plus large de l’usage et de l’accès aux données en général. Il a aussi pour ambition, par exemple, de permettre la réduction et l’accélération de certaines tâches administratives chez la police, grâce à une base de données plus performante.

     

  • IA : Onward Medical lève 50 M€ pour commercialiser sa nouvelle solution et s’étendre en Europe

    Des fonds pour soutenir le développement et la commercialisation de thérapies innovantes

    Spécialisée dans le développement de solutions basées sur la technologie du brain-computer interface (BCI) visant à restaurer le mouvement, la fonction et l’indépendance chez les personnes atteintes de lésions de la moelle épinière, Onward Medical annonce avoir levé avec succès  50 millions d’euros sous la forme d’une ABB (activity-based budgeting) par placement privé auprès d’investisseurs institutionnels.

    Cette transaction a été finalisée pour soutenir la commercialisation prochaine d’un système médical innovant destiné aux personnes ayant subi des lésions de la moelle épinière, mais aussi d’autres activités de développement, cliniques et commerciales sur une période de deux ans.

    Les fonds issus de cette opération seront principalement alloués à plusieurs projets :

    • la recherche et le développement de systèmes médicaux destinés à restaurer certaines fonctions corporelles après des lésions de la moelle épinière (40 %) ;
    • la préparation du lancement commercial d’un des systèmes aux États-Unis (30 %) ;
    • le développement des capacités internes en qualité et administration (20 %) ;
    • et enfin, une petite partie sera dédiée aux besoins en fonds de roulement, aux opportunités stratégiques et aux coûts financiers liés aux dettes actuelles (10 %).

    Onward Medical s’implante en France et vise une expansion européenne

    Déjà implantée à Bruxelles et à Amsterdam, l’entreprise arrive officiellement en France, après son entrée à Euronext, avec l’annonce de sa cotation à la Bourse de Paris. Un partenaire commercial stratégique pour la medtech qui souhaite étendre son marché européen, après avoir été accepté dans le nouveau programme “total product lifecycle” (TAP) de la Food and drug administration (FDA) américaine.

    Son large déploiement commercial (la mise sur le marché américain de l’entreprise est prévu pour la fin de l’année) est permis par sa technologie concrète et scientifiquement réussie : au total, trois personnes ont reçu un implant à la suite d’une lésion de la moelle épinière. Trois succès qui concurrencent de près le projet espéré par Neuralink, la start-up d’Elon Musk, et qui permettent à Onward d’occuper la première place du classement.

    L’Arc-BCI, une technologie de décryptage des intentions motrice

    Onward Medical bénéficie à présent du monopole sur la technologie Arc-BCI. L’implant intelligent Wimagine BCI, composé de 64 électrodes, permet de décrypter les intentions motrices des patients implantés, en temps réel. Ici, le boitier est contrôlé grâce aux mouvements imaginés.

    Placé à la surface du cerveau, il permet le bon enregistrement d’un large nombre de canaux sur plusieurs années. Une fois collectés, ils sont transmis à un décodeur cérébral, basé sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA). L’IA a ici une place centrale dans l’interprétation et la transmission des données cérébrales. Si son prédécesseur l’Arc-IM se spécialisait dans la surveillance des signaux psychologiques et neurologiques, l’Arc-BCI marque une avancée majeure et concrète dans la technique numérique de la santé.

    Shéma explicatif système Wimagine BCI - @ Oward Medical
    Shéma explicatif système Wimagine BCI – @ Oward Medical

    A la recherche d’une maximalisation de son usage dans les soins médicaux

    Afin d’assurer des dispositifs médicaux innovants, conçus avec des technologies de pointe, le système Wimagine BCI détient une collecte de sept années de données de sécurité clinique. Une expertise nécessaire pour tendre à une accessibilité certaine pour les personnes atteintes de lésions de la moelle épinière. Véritable protocole clinique, Wimagine BCI cherche à favoriser l’innovation tout en s’adaptant aux besoins du marché. Mais, de par son coût onéreux et son encombrement, la généralisation de son déploiement n’est pas encore réalisable.

    Afin de tendre vers une optimisation maximale du programme, et ainsi permettre à tous des solutions prouvées et reconnus par des essais cliniques, l’entreprise néerlandaise vise des améliorations quant à sa praticité, sa portabilité mais également son autonomie pour un usage quotidien rendu possible.

  • La télésurveillance médicale et la téléconsultation : de nouvelles réglementations pour renforcer l’innovation en santé numérique

    Révision des montants forfaitaires pour la télésurveillance médicale

    L’arrêté du 21 octobre 2024, pris par le ministère de la Santé, fixe les nouveaux montants forfaitaires des activités de télésurveillance médicale inscrites sur la liste prévue à l’article L. 162-52 du Code de la sécurité sociale. Ce texte s’appuie sur les évaluations de la file active des patients télésurveillés au premier semestre 2024 pour ajuster ou maintenir les forfaits appliqués.

    Ce dispositif couvre un large éventail de pathologies, notamment le diabète, l’insuffisance cardiaque chronique, le cancer et l’insuffisance rénale. Pour ces patients, la télésurveillance permet une meilleure gestion à distance, tout en facilitant les interactions avec les professionnels de santé. Les nouveaux forfaits, ajustés selon les codes pathologiques, varient entre 43,45€ pour certaines pathologies cardiaques et 550€ pour les dispositifs de surveillance cardiaque implantés.

    Cette régulation tarifaire s’inscrit dans un cadre visant à garantir une juste rémunération des exploitants et distributeurs de dispositifs médicaux numériques, tout en assurant une prise en charge durable par l’assurance maladie.

    Encadrement des systèmes de téléconsultation : vers plus d’interopérabilité et de sécurité

    L’arrêté du 18 octobre 2024 vient modifier l’arrêté initial du 9 février 2024, approuvant le référentiel d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique des systèmes d’information de téléconsultation. Ce référentiel fixe les conditions nécessaires à l’obtention du certificat de conformité pour les sociétés de téléconsultation, un sésame indispensable pour exercer cette activité dans le cadre légal.

    Les nouvelles dispositions introduisent la possibilité d’un certificat provisoire, valable jusqu’à fin 2025, pour les sociétés qui remplissent certaines exigences fonctionnelles, telles que l’intégration de l’identité nationale de santé, le respect du RGPD, et l’utilisation de la messagerie sécurisée de santé. Ce certificat provisoire permet aux sociétés de téléconsultation de continuer à fonctionner tout en finalisant leur certification complète.

    Ces nouvelles règles visent à sécuriser et uniformiser l’utilisation des technologies numériques dans les téléconsultations, garantissant ainsi une meilleure protection des données personnelles des patients et une interopérabilité accrue entre les systèmes d’information.

    Vers une meilleure organisation des soins à distance

    Ces deux arrêtés marquent une étape importante dans la structuration du cadre légal autour des technologies de télémédecine et de téléconsultation. En fixant des montants forfaitaires pour la télésurveillance médicale et en renforçant les conditions de conformité des sociétés de téléconsultation, le ministère de la Santé contribue à l’amélioration continue de l’accès aux soins pour tous, y compris à distance.

    Les professionnels de santé et les établissements concernés par ces évolutions réglementaires devront s’adapter aux nouvelles exigences pour garantir une prestation de qualité, respectant les normes d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie nationale de modernisation des systèmes de santé numériques, visant à renforcer la prise en charge des patients et à soutenir les innovations technologiques dans le secteur médical.

    Des arrêtés en lien avec le PLFSS 2025

    Ces arrêtés s’inscrivent dans les objectifs définis par le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2025, qui soutient le développement de la télésurveillance médicale et de la téléconsultation. Le PLFSS met en avant la modernisation des systèmes de santé numériques, avec des financements dédiés à l’innovation technologique dans les soins à distance. La régulation des forfaits de télésurveillance et l’encadrement des systèmes d’information en téléconsultation permettent d’assurer une gestion optimale des dépenses de santé tout en facilitant l’accès aux soins, notamment dans les zones sous-dotées en professionnels de santé.

    Pour en savoir plus retrouvez notre série d’article sur le PLFSS 2025 :

  • Fermeture du répertoire ADELI : le RPPS, nouvelle référence centralisée des professionnels de santé

    ADELI et RPPS : l’évolution des répertoires pour simplifier et sécuriser les pratiques médicales

    L’Automatisation DEs LIstes (ou répertoire ADELI), recense les professions paramédicales et les professionnels de santé comme les psychologues, ostéopathes, ou encore les chiropracteurs, etc. Ce registre regroupe les données administratives comme les coordonnées, la situation d’exercice et les diplômes. L’ADELI recense donc les professionnels qui ne relèvent pas des professions médicales inscrites au RPPS (avant la bascule). Les ARS gèrent leur propre répertoire ADELI. Depuis l’arrêté du 6 février 2009, le Répertoire partagé des professionnels de santé RPPS centralise les informations des professionnels de santé. Le RPPS offre une gestion simplifiée et une interopérabilité avec les systèmes d’information de santé. Il facilite les démarches administratives, améliore la coordination des soins et renforce la sécurité des échanges, via l’e-CPS. Ce référentiel accroît également la visibilité des professionnels auprès des patients.

    La finalisation de la migration d’ADELI vers le RPPS étant effectuée, le RPPS regroupe désormais toutes les professions de santé et est géré, au niveau national.

    Généralisation du RPPS 

    Outre la centralisation des informations, le RPPS offre également des services comme l’e-CPS (une carte d’identité professionnelle électronique dédiée aux secteurs de la santé et du médico-social). En 2023, plus de 300 000 professionnels avaient déjà activé leur e-CPS, et l’ANS vise une généralisation. Le portail eRPPS, mis en place par l’ANS, offre aux professionnels la possibilité de gérer directement et de manière dématérialisée des démarches administratives, notamment les demandes d’autorisation d’exercice ou les mises à jour de coordonnées. Ce dispositif d’authentification renforce la sécurité des échanges de données sensibles, favorise l’accès aux téléservices et permet de dématérialiser des démarches administratives, telles que la prescription électronique.

    Le RPPS tend à réduire les lourdeurs administratives, à améliorer l’interopérabilité et à renforcer la transparence, autant de critères devenus essentiels dans un contexte de digitalisation des systèmes de santé.

    Modernisation des soins : le rôle de la migration ADELI-RPPS dans “Ma santé 2022”

    La feuille de route “Ma santé 2022” vise à “favoriser une meilleure organisation des professionnels de santé qui devront travailler ensemble et mieux coopérer au service de la santé des patients” et à “rassembler les soignants en ville et les soignants à l’hôpital autour de projets de santé adaptés aux besoins des Français dans les territoires”, entre autres grâce au numérique. La migration du répertoire ADELI vers le RPPS s’inscrit dans cette dynamique de modernisation de la santé en France. Cette bascule est une étape pour l’optimisation des pratiques et la simplification des processus de gestion au sein du système de santé.

  • Endotest (Ziwig) bénéficie du Forfait innovation : vers une alternative non-invasive à la coelioscopie

    Un test non invasif pour un diagnostic complexe

    L’endométriose peut être difficile à diagnostiquer. Les symptômes sont variables et les lésions sont parfois difficilement identifiables et visibles. Les résultats des examens cliniques initiaux et des bilans d’imagerie peuvent être discordants. En l’absence de résultats concluants, les patientes doivent souvent subir une cœlioscopie, une intervention invasive qui comporte certains risques. Le test salivaire Endotest représente une solution alternative innovante, non invasive et potentiellement plus accessible, permettant d’éviter ce type d’examen.

    Endotest, développé par la biotech spécialisée dans l’analyse de l’ARN salivaire Ziwig, a montré des résultats cliniques encourageants lors de ses premières évaluations, notamment pour sa capacité à répondre à un besoin médical non couvert de manière satisfaisante. Cependant, lors de sa première évaluation par la HAS en janvier, les données étaient jugées insuffisantes pour justifier une prise en charge immédiate. La HAS a donc invité le fabricant à déposer une demande de Forfait innovation afin de permettre un accès précoce au test tout en complétant les données manquantes via une étude clinique.

    L’étude clinique prévue dans ce forfait innovation apportera des données supplémentaires pour évaluer l’efficacité de ce test dans le diagnostic de l’endométriose. Si les résultats sont concluants, le test pourrait être remboursé de manière pérenne par l’Assurance Maladie, offrant ainsi une alternative non invasive à la cœlioscopie pour un grand nombre de patientes. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à améliorer le parcours de soins des femmes souffrant d’endométriose, une maladie mal diagnostiquée et sous-traitée.

    Le forfait innovation : un dispositif pour encourager l’innovation

    Le Forfait innovation est un dispositif temporaire et dérogatoire mis en place pour faciliter l’accès des patients à des technologies médicales innovantes, qu’il s’agisse d’actes professionnels, de dispositifs médicaux ou de dispositifs de diagnostic in vitro. Ce dispositif permet à un fabricant ou à un conseil professionnel d’obtenir une prise en charge financière anticipée pour sa technologie dès le lancement de l’étude clinique, même si celle-ci n’a pas encore prouvé son efficacité à grande échelle.

    Dans le cas d’Endotest, le fabricant a travaillé en collaboration avec la HAS pour élaborer un protocole d’étude clinique conforme aux exigences de ce dispositif. Après validation de ce protocole, la HAS a rendu un avis favorable à la prise en charge temporaire d’Endotest, dans le cadre du forfait innovation.

    En France, l’endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de procréer, soit environ 1,5 million de femmes. Le retard de diagnostic, estimé en moyenne à 7 ans, aggrave la qualité de vie des patientes et impacte les coûts de santé.

     

  • IA / Dermatologie : comment l’outil d’orientation diagnostique de Regimenpro fonctionne-t-il ?

    Plus de 15 états cutanés détectés

    Les états physiologiques et pathologiques cutanés sont nombreux et leur reconnaissance demande aux dermatologues d’analyser de manière minutieuse la peau du patient. Afin de distinguer plus précisément les lésions malignes et les lésions bénignes, a majorité d’entre eux (61,5 % selon une étude publiée dans ScienceDirect) ont déclaré être favorables à l’analyse de la peau par l’IA.

    Dans ce sens, la plateforme numérique américiane Regimenpro, qui permet aux dermatologues de recommander des produits de soin en fonction de l’état de la peau des patients, a récemment intégré une solution d’IA. Une innovation qui pourrait :

    • d’un côté, faciliter et accélérer la détection des lésions cutanées ;
    • et de l’autre orienter le patient de manière plus précise vers le traitement le plus adapté à son état.

    Appelé RegimenLogic AI SkinCare Assessment, cet outil d’IA a été codéveloppé par Regimenpro et Perfect Corp, une entreprise sise au Nouveau Taipei spécialisée dans la création d’algorithmes pour la recommandation de produits skincare et/ou de beauté, grâce à une analyse du visage. Doté d’algorithmes de deep learning (DL) qui fournissent un diagnostic de la peau avant de proposer aux patients et aux dermatologues de suivre l’évolution de l’efficacité des soins proposés.

    Une analyse grâce à un algorithme de deep learning :

    L’outil de Perfect Corp combine plusieurs fonctionnalités avancées pour le diagnostic et le suivi des soins de la peau :

    • une analyse complète du visage grâce à une technologie de face mapping à 180°, permettant d’examiner toutes les zones, même celles difficiles d’accès comme le menton et les pommettes ;
    • il fournit des recommandations personnalisées justifiées par une interface de programmation (API) en “mode expert” ;
    • enfin, il inclut une simulation avant/après pour suivre visuellement les progrès dans le traitement des problèmes cutanés détectés.
    Vue de l'application mobile d'aide au diagnostic dermatologique basé sur l'IA de Perfect Corp - @ Perfect Corp
    Vue de l’application mobile d’aide au diagnostic dermatologique basé sur l’IA de Perfect Corp – @ Perfect Corp

    Sécheresse, cernes, rides… analysées en un instant grâce à l’IA :

    Utilisée sur la plateforme de Regimenpro depuis le mois de juillet, cette solution permet désormais d’analyser plus de 15 états de la peau, parmi lesquels la sécheresse, les rides, l’acné, les cernes, les rougeurs ou encore la fermeté de la peau. Cela contribue à aider :

    • d’un côté, les utilisateurs, qui sont orientés dans leurs achats de produits dermatologiques ;
    • et de l’autre, les dermatologues dans la détection des lésions cutanées et la prise de décision.

    Regimenpro et Perfect Corp rapportent des résultats proches des outils professionnels très coûteux, ce qui a provoqué une augmentation du nombre de patients utilisateurs, mais surtout du nombre de dermatologues (+55 %) inscrits sur la plateforme pour orienter les patients qui font analyser leur peau.

    Une commission pour les dermatologues

    Au-delà du fait que cette plateforme permet de faciliter l’analyse de la peau des patients par les dermatologues, Regimenpro est un site internet sur lequel les dermatologues conseillent des produits de “skincare” aux patients contre une commission versée après chaque vente de produit réalisée. Ce dispositif basé sur l’IA, en accélérant le diagnostic, promet ainsi de développer la file active de la plateforme, permettant aux médecins spécialistes de traiter un grand nombre de dossiers sans avoir à étudier longuement et une par une les images de peau des patients.

     

  • Un nouveau réseau de surveillance épidémiologique (Orchidée) au cœur des hôpitaux français

    Une vision en temps réel de la situation sanitaire

    Dans son rapport d’activité 2023 intitulé « Éclairer », Santé Publique France préconisait de renforcer la surveillance épidémiologique. À la question « Quelles directions allez-vous prendre en matière d’innovation ? », le rapport évoquait déjà le projet intitulé Orchidée (Organisation d’un Réseau de Centres Hospitaliers Impliqués dans la surveillance Épidémiologique et la réponse aux Urgences), dont l’objectif est d’améliorer la surveillance épidémiologique grâce aux données de santé hospitalière. Piloté par Santé Publique France, le réseau couvre l’ensemble des régions françaises.

    Orchidée et les systèmes européens évoluent pour surveiller les épidémies

    Ce dispositif vient compléter les outils actuels de suivi sanitaire. Le projet Orchidée s’inscrit dans une tendance à renforcer la surveillance épidémiologique grâce aux données hospitalières. Un projet similaire a vu le jour au sein de l’Union Européenne avec TESSy (The European Surveillance System), un système centralisé et géré par l’ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies), visant à surveiller les maladies infectieuses à l’échelle européenne. Ce système collecte des données provenant de chaque État membre pour suivre les épidémies, mais se concentre principalement sur les maladies à déclaration obligatoire, comme le COVID-19 et la grippe. Orchidée inclut une gamme plus large de pathologies et de services hospitaliers, comme les réanimations.

    En France, des initiatives telles que le Système d’information pour la surveillance des urgences et des décès (SurSaUD), ont été développées pour fournir des informations en temps réel, notamment sur la situation des urgences en France. Contrairement à Orchidée, ces systèmes n’intégraient pas directement les entrepôts de données hospitaliers (EDSH) à grande échelle. Le projet SUrSaUD, géré par Santé publique France, utilise les données des services d’urgence et de médecine générale pour la surveillance épidémiologique. Orchidée va plus loin en incluant un spectre plus large de données hospitalières (hospitalisations conventionnelles, soins intensifs) issues des entrepôts de données.

    Leçons du COVID-19, de l’importance de la surveillance en temps réel

    La nécessité d’un suivi précis et en temps réel s’est imposée comme un impératif dans la gestion des crises. La pandémie a également démontré que les données ouvertes, accessibles à des échelles géographiques fines, permettent une meilleure compréhension des dynamiques épidémiques. Le réseau Orchidée s’inscrit dans cette perspective, avec pour ambition de fournir une vision réactive de la situation sanitaire dans les hôpitaux.

    Le projet repose sur l’exploitation des entrepôts de données de santé hospitaliers (EDSH), qui centralisent les informations médicales des patients. Contrairement aux systèmes de surveillance traditionnels qui nécessitent des logiciels dédiés, Orchidée utilise les données existantes, déjà collectées dans les hôpitaux. Cette approche présente plusieurs avantages, elle valorise les données collectées, fait usage de l’intelligence artificielle pour une analyse fine et pertinente, et n’impacte pas la charge de travail et administrative du personnel médical.

    15,3 millions d’euros alloués par l’UE

    Les hôpitaux transmettront leurs indicateurs épidémiologiques à Santé publique France, qui les centralise, compile et analyse avant de les publier via sa plateforme open data. Ces données seront utilisées pour alimenter des bulletins épidémiologiques, rapports et articles en ligne. La santé numérique, à travers des systèmes d’information interopérables et des outils tels que le Dossier Médical Partagé, facilitera l’automatisation des flux de données et l’analyse en temps réel, renforçant ainsi la capacité de réponse aux événement exceptionnels.

    Ce projet, financé par la Commission Européenne à hauteur de 9,2 millions d’euros dans le cadre du programme EU4Health, dispose d’un budget total de 15,3 millions d’euros pour une durée de quatre ans (2024-2028) et vise à moderniser les systèmes de surveillance sanitaire en Europe.

    Composée d’une centaine de membres, la réunion de lancement s’est tenue le 9 octobre dernier.

    Liste des membres du consortium : 25 centre hospitaliers universitaires (Amiens, Angers, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, Besançon, Bordeaux, Brest, Caen Normandie, Dijon, Grenoble, Guadeloupe, Lille, Limoges, Lyon, Martinique, Metz-Thionville, Montpellier, Nantes, Nancy, Nice, Poitiers, Reims, Rennes, Rouen, Strasbourg, Tours), le Health Data Hub, la Plateforme des Données de Santé, l’Université de Bordeaux, l’École des Hautes Études en Santé Publique.

     

  • Déploiement de la e-carte vitale en Haute-Savoie

    Carte Vitale numérique : un déploiement national d’ici 2025

    Déployée progressivement, cette application est déjà disponible en Haute-Savoie. Le service sera généralisé sur l’ensemble du territoire d’ici 2025. Le passage au numérique de la carte Vitale s’inscrit dans une stratégie plus large d’adaptation aux usages numériques.

    L’application carte Vitale reprend les fonctions de la version physique tout en y ajoutant de nouvelles fonctionnalités. Elle permet aux assurés de disposer de leur carte en permanence, limitant les risques d’oubli ou de perte, et réduisant le recours aux feuilles de soins papier.

    L’application offre des services pratiques pour suivre les dépenses de santé. Les assurés peuvent consulter leurs décomptes de remboursements, et la mise à jour des droits se fait automatiquement, supprimant l’obligation de se rendre en pharmacie pour actualiser la carte. D’ici 2025, l’application intégrera également les assurances complémentaires santé, permettant aux professionnels de santé de gérer le tiers-payant pour la part obligatoire et complémentaire, sans avoir à présenter une carte de mutuelle

    L’usage de l’application carte Vitale se fera progressivement. Elle est utilisable dans les mêmes conditions que la version physique chez les professionnels de santé. En raison de l’équipement progressif des lecteurs compatibles, les assurés sont encouragés à conserver leur carte physique en cas de besoin.

    Gratuite et disponible sur Android et iOS, l’application peut être activée par les assurés de l’Assurance Maladie, de la MSA ou de la MGEN. L’activation repose sur un processus sécurisé, incluant une vérification de l’identité via une vidéo du visage et de la pièce d’identité. Un code secret est ensuite défini pour garantir la sécurité de l’accès. À partir de 2025, les détenteurs d’une carte d’identité électronique (CNIe) pourront activer plus facilement l’application via France Identité.

     

  • IA et santé mentale : « La formation des professionnels et des patients est un enjeu clé » (A. Adda, collectif Mentaltech)

    4 cadres d’intervention de l’IA en santé mentale

    Bien que l’intégration de l’IA en santé mentale représente une avancée majeure pour la médecine prédictive, personnalisée et participative, la mise en place de mécanismes de contrôle, d’éthique et de formation est indispensable pour garantir la sécurité et l’efficacité des soins, mais aussi le respect des droits des patients. Cette technologie promet ainsi de transformer, de différentes manières, la prévention et la prise en charge des patients en santé. Le rapport publié par le collectif Mentaltech, dédié aux usages de l’IA en santé mentale, identifie quatre principaux cadres d’intervention de l’IA dans ce domaine :

    1️⃣ la prédiction de valeurs : utiliser des données pour prédire des comportements ou des états émotionnels. Par exemple, identifier une émotion à partir d’une vidéo ;

    2️⃣ la génération de texte : faciliter les interactions écrites ou orales, notamment à travers des agents conversationnels permettant d’engager un dialogue en temps réel avec un patient ;

    3️⃣ la génération d’activités : créer des exercices ou des jeux thérapeutiques, tels que des activités visant à réduire le stress ;

    4️⃣ et la recommandation de ressources : offrir des informations pertinentes aux patients ou au personnel soignant, comme la suggestion d’articles ou de traitements en lien avec les symptômes d’un patient.

    Cas d’usages actuels et potentiels de l’IA en santé mentale

    Le rapport met en lumière une série d’applications pratiques de l’IA dans le domaine de la santé mentale, organisées autour de trois axes principaux :

    📌 Diagnostic et évaluation :

    L’IA peut aider à détecter des troubles psychiques à partir de phénotypes numériques, soit par des procédés passifs (analyse de vidéos ou de textes sans interaction directe), soit actifs (réponses à des stimuli). Ces technologies réduisent la subjectivité dans les diagnostics, augmentant la précision tout en posant des défis éthiques liés à la confidentialité et au consentement.

    L’aide à la décision clinique permet aux professionnels de santé d’utiliser des algorithmes pour évaluer les risques et les pronostics de leurs patients. Néanmoins, des risques liés à la “boîte noire” des algorithmes, difficiles à interpréter, sont soulignés. Il est important que les professionnels de santé restent au centre de la décision.

    📌 Traitement et suivi :

    L’IA est employée pour suivre les patients à distance à travers des capteurs biométriques (surveillance du stress, par exemple), et les agents conversationnels fournissent un soutien motivationnel. Ces outils réduisent les barrières à l’accès aux soins, mais comportent des risques si l’IA ne répond pas de manière appropriée aux besoins des patients.

    La réalité virtuelle et les jeux sérieux sont également mis en avant comme outils thérapeutiques prometteurs, en particulier pour traiter des phobies ou renforcer les compétences émotionnelles des patients. Ils doivent cependant être encadrés par des experts pour éviter tout risque de frustration ou de mauvaise interprétation.

    📌 Amélioration des pratiques et de l’accès aux soins :

    L’IA contribue à améliorer l’accès aux soins en facilitant l’orientation des patients et la télésurveillance. Néanmoins, des risques existent en cas d’erreurs d’orientation, pouvant décourager les patients à poursuivre leurs démarches.

    Des solutions basées sur l’IA pour la gestion du stress, comme des exercices de relaxation guidés, sont également explorées. Le rapport insiste sur la nécessité de boucles de contrôle humaines pour superviser et ajuster les recommandations faites par l’IA.

    Prédiction des crises, suivi, et thérapies préventives : focus sur la prévention

    Le rapport du collectif Mentaltech aborde la prévention dans plusieurs sections, notamment en ce qui concerne la détection précoce des troubles et l’amélioration de l’accès aux soins grâce à l’IA :

    • Prédiction des crises et des épisodes aigus : L’IA est utilisée pour anticiper les crises (dépression, rechutes, etc.) en se basant sur des données historiques et en temps réel (biométrie, reconnaissance faciale). Cela permettrait de réduire les rechutes et d’améliorer la qualité de vie des patients en identifiant les risques avant qu’ils ne se concrétisent. Cependant, des faux positifs (crises détectées alors qu’elles n’existent pas) et faux négatifs (crises non détectées) sont des risques à prendre en compte.
    • Suivi et monitoring : L’IA permet le suivi continu de certains indicateurs de stress ou d’épuisement, ce qui favorise une intervention préventive avant l’apparition de symptômes graves.
    • Serious games, VR… Des thérapies préventives : L’IA propose des outils comme les jeux sérieux et la réalité virtuelle pour travailler sur la gestion des émotions, le stress et la prévention des crises en exposant les patients à des situations simulées de manière contrôlée.

    Contactée par Health&Tech Intelligence, Alexia Adda, directrice générale de Klava et une des membre du Collectif ayant rédigé ce rapport, est revenue sur la meilleure façon d’intégrer l’IA dans des stratégies globales de prévention en santé mentale : “Pour une meilleure intégration de l’IA dans les stratégies globales de prévention en santé mentale, il est essentiel que les professionnels de santé soient formés à son utilisation dès leur cursus universitaire. Du côté des patients, ils doivent être informés de manière adéquate sur l’utilisation de l’IA et les bénéfices qu’elle peut apporter à leur prise en charge. La formation de ces acteurs constitue donc un enjeu clé.“

    Interrogée sur les principaux freins actuels à l’utilisation de l’IA pour la prévention en santé mentale, Alexia Adda explique que les principaux obstacles “résident dans les dérives potentielles qu’elle peut engendrer” :

    • une mauvaise utilisation par les patients et les médecins ;
    • des erreurs de diagnostic et de suivi ;
    • ainsi que des interprétations erronées des résultats, entre autres.

    Pour les surmonter, l’intégration de l’IA dans les stratégies de prévention en santé mentale doit, selon elle, être rigoureusement encadrée : “Il est essentiel que le développement de ces technologies soit étroitement supervisé par des humains”, précise-t-elle. Et d’ajouter : “La création de comités externes, composés de médecins, de responsables réglementaires et d’ingénieurs, pourrait assurer un contrôle efficace du bon fonctionnement des IA. De plus, une notice d’utilisation destinée aux patients devrait être rendue obligatoire afin de garantir une utilisation optimale et sécurisée de ces solutions.“

    Différents types de technologies exploitables

    Parmi les technologies d’IA les plus efficaces actuellement pour la prévention des troubles mentaux, la dirigeante de la start-up basée à Paris et à Nice, cite :

    • les chatbots conversationnels, qui orientent les patients vers les structures de soins les plus appropriées ;
    • la personnalisation des thérapies via des systèmes de recommandation, permettant de fournir des conseils et traitements adaptés au bon moment ;
    • la détection et la prédiction des rechutes, grâce à l’utilisation de capteurs physiologiques et des données déclaratives, notamment pour les personnes souffrant de troubles mentaux récurrents (dépression, bipolarité, etc.).

    Recommandations pour un usage encadré de l’IA

    En travaillant ensemble, technologues, professionnels de santé et régulateurs pourront exploiter pleinement le potentiel de l’IA tout en limitant ses risques. Pour atténuer ces derniers et maximiser les avantages de l’IA en santé mentale, les auteurs émettent sept préconisations principales :

    1️⃣ Élaborer une notice d’information claire pour les utilisateurs : chaque dispositif IA doit expliciter son fonctionnement, ses avantages et ses risques, tout en assurant une information adaptée et compréhensible.

    2️⃣ Constituer un comité scientifique pluridisciplinaire : ce comité inclurait des médecins, des experts en IA, des éthiciens, et des spécialistes de la réglementation pour superviser le développement et l’usage des outils.

    3️⃣ Impliquer les professionnels de santé dans le développement algorithmique : les médecins doivent jouer un rôle actif dans la création et la validation des algorithmes pour garantir leur pertinence clinique.

    4️⃣ Dispenser des formations aux professionnels de santé : ces formations devront inclure l’évaluation des systèmes d’IA et leur usage éthique en santé mentale.

    5️⃣ Assurer une explicabilité des décisions prises par l’IA : le cheminement logique des décisions doit être tracé pour permettre aux praticiens de comprendre les conclusions des algorithmes.

    6️⃣ Prévenir les conflits d’intérêts : il est impératif de dissocier les acteurs qui développent des outils de dépistage de ceux impliqués dans les traitements pour éviter toute dérive.

    7️⃣ Utiliser des métriques adaptées et justifiées : les indicateurs de performance des algorithmes doivent être pertinents pour les cas d’usage spécifiques.

    Cartographie des considérations pour l'intégration de l'IA en santé - @ Mentaltech
    Cartographie des considérations pour l’intégration de l’IA en santé – @ Mentaltech
  • Valorisation des données : Dedalus et Lynxcare s’allient pour optimiser la recherche clinique grâce à l’IA

    Un partenariat pour l’innovation en recherche clinique

    Le 16 octobre 2024, Dedalus et Lynxcare ont officialisé leur partenariat dans l’objectif de renforcer la recherche clinique et d’améliorer l’exploitation des données de santé en Europe. Dedalus, fort de son réseau hospitalier couvrant plus de 540 millions de patients, et Lynxcare, spécialiste des solutions d’IA appliquées aux données médicales, conjuguent leurs expertises pour créer une plateforme innovante, basée sur l’IA et le NLP, afin de maximiser l’usage des données médicales collectées.

    Valorisation des données pour des résultats concrets :

    Le cœur de cette collaboration repose sur la plateforme Trials4Care (T4C) de Dedalus, dont le premier déploiement en France a été annoncé en mai 2023. Une solution sécurisée qui extrait, structure et sélectionne des patients pour les inclure dans des essais cliniques, en permettant d’accéder à un large réseau de données de santé tout en garantissant leur confidentialité. Grâce aux technologies développées par Lynxcare, ces informations seront enrichies et analysées en profondeur à travers des modèles NLP spécifiques aux pathologies, offrant ainsi des insights plus pertinents et actionnables pour la recherche clinique.

    Ensemble, les deux entreprises cherchent à optimiser l’exploitation et la valorisation des données médicales à travers la plateforme T4C. Cette approche vise à répondre aux besoins variés des cliniciens, des hôpitaux et des industries des sciences de la vie en matière d’informations médicales complètes.

    Davantage d’opportunités pour les établissements de santé :

    Cette collaboration ouvre de nouvelles perspectives pour les établissements de santé partenaires de Dedalus. En intégrant les technologies avancées de Lynxcare, ces hôpitaux bénéficieront d’un accès élargi aux études cliniques réalisées sur des données de vie réelle (RWE), en particulier dans des aires thérapeutiques aussi importantes que stratégiques comme l’oncologie, les maladies cardiovasculaires, etc.

    Ce partenariat devrait notamment permettre :

    • d’optimiser le recrutement de patients pour les essais cliniques ;
    • d’améliorer la compréhension des parcours de soins ;
    • et de renforcer les collaborations entre acteurs hospitaliers et industriels des sciences de la vie.

    Un impact attendu à l’échelle nationale et européenne

    Pour les établissements de santé en France, ce partenariat représente une réelle opportunité d’accélération de leur participation à la recherche clinique. Ils devraient ainsi avoir accès à des outils sophistiqués permettant une meilleure exploitation des données, renforçant ainsi leur capacité à contribuer aux innovations thérapeutiques.

    Au-delà de la France, ce partenariat pourrait également avoir un impact à l’échelle européenne, en créant un réseau de données harmonisé et sécurisé, conçu pour répondre aux besoins croissants de l’industrie des sciences de la vie. Dedalus souhaite ainsi poursuivre sa mission d’accompagner les établissements de santé dans l’optimisation de leurs données cliniques, tout en garantissant leur sécurité et leur confidentialité et en favorisant la recherche et l’innovation pour un meilleur traitement des patients.