Actualité

  • Téléassistance : doubler le taux d’équipement avec le numérique d’ici 2030

     

    Le dernier cahier de la Silver économie est consacré aux défis que doivent relever les opérateurs de téléassistance pour se développer et couvrir 20% des plus de 75 ans, alors que la France est actuellement sous-équipée. En 2024 12% seulement des personnes âgées de 75 ans et plus sont équipées d’un dispositif de téléassistance, un retard significatif par rapport au Royaume-Uni (36 %) ou l’Espagne (19 %). Ce taux augmente peu, de 2 à 3% par an, suivant la courbe démographique, alors même que le plan national antichutes demande de mobiliser largement le recours à la téléassistance.

    Plusieurs facteurs d’explication au sous-équipement français :

    • Ce dispositif souffre d’une image plutôt négative : 87 % des proches le considèrent comme un marqueur de dépendance plutôt qu’un outil de prévention ;
    • Le modèle économique du secteur est sous tension, avec des prix tirés vers le bas par les appels d’offres publics. Les opérateurs, concentrés sur ces marchés institutionnels, peinent à développer une offre attractive en direction des particuliers. Cela constitue une limite financière à l’investissement dans l’innovation, alors que la révolution numérique offre actuellement la possibilité de développer de nouveaux services.

    Saisir l’opportunité du digital

    La téléassistance doit évoluer vers des solutions capables d’anticiper les situations à risque, plutôt que de simplement réagir aux incidents. Le passage au digital ouvre des opportunités, avec une diversification des services, car il permet d’intégrer de l’IA et l’internet des objets. De nouvelles fonctionnalités sont alors possibles, telles que la détection automatique des chutes ou les chemins lumineux pour les déplacements nocturnes.

    Plusieurs entreprises dessinent l’avenir du secteur :

    📌 Tunstall-Vitaris (TV) : pour le leader français l’avenir passe par une utilisation plus préventive de la téléassistance : « de plus en plus de personnes s’abonnent avant qu’un incident grave ne survienne », note Alain Monteux, président de TV. La marque mise sur l’innovation technologique permettant une analyse fine des comportements et une détection précoce des signes de fragilité. La téléassistance devient ainsi un maillon essentiel du maintien à domicile.

    Alain Monteux plaide pour une action concertée entre acteurs publics et privés. Il propose notamment la création d’un véritable service public de la téléassistance, soutenu par une taxe similaire à l’écotaxe, qui garantirait un financement stable sur le long terme. Il souligne qu’il « manque aujourd’hui un facilitateur au niveau gouvernemental pour coordonner les différents acteurs et simplifier l’accès aux financements ».

    📌 Arkea On Life, opérateur de téléassistance traditionnel, partage la nécessité d’évoluer vers une prestation plus préventive, basée sur le numérique. Il insiste sur son acceptabilité :« Plus la solution est technologique, moins ça doit se voir. Les industriels doivent proposer des solutions très avancées technologiquement, mais simples d’usage pour éviter tout blocage de la part des utilisateurs ».

    Pour Olivier Bessières, directeur commercial, la téléassistance est trop associée aux personnes âgées dépendantes, alors qu’elle peut être utile dans de nombreuses situations, comme un retour de maternité. Il faut « déstigmatiser » la téléassistance en mettant l’accent sur ses aspects positifs :« sensibiliser les donneurs d’ordre aux gains financiers potentiels » en faisant valoir par exemple qu’équiper un logement en télésurveillance coûte moins cher que deux mois en EHPAD. « Le rapprochement entre la téléassistance et le médical est également une piste prometteuse. Face à la raréfaction des médecins, la téléassistance pourrait être proposée en complément de solutions de téléconsultation ou de visites médicales ».

    📌 Urmet France : Le groupe, acteur majeur du contrôle d’accès, élargit aujourd’hui son offre vers la téléassistance avec Solinnov, une approche technologique alternative aux dispositifs traditionnels. « Nous installons des capteurs de mouvement et d’ouverture, sans aucune caméra, qui analysent pendant 6 à 8 semaines les habitudes de vie de la personne », explique Pascal Perrin, directeur opérationnel d’Urmet France. Solinnov repère des routines de vie et génère une alerte en cas d’anomalie. Il ne détecte pas seulement les chutes, mais vise une approche globale préventive. « Par exemple, si une personne ne sort pas pendant trois jours, un opérateur l’appelle pour prendre de ses nouvelles. Cela permet de détecter des situations d’isolement ou de dépression naissante. (…) Les personnes équipées bénéficient d’un suivi à travers un service nommé “La Bienveillante Attention”. Les télésurveilleurs sont chargés de prendre contact en cas d’incident mais ils appellent également régulièrement les personnes pour se présenter, prendre des nouvelles et avoir une courte interaction sociale avec elles ».

    L’Afrata veut dynamiser le marché

    L’Association française de téléassistance (Afrata), qui fédère 85% des opérateurs, a publié un manifeste, dans lequel elle propose huit séries de mesures qu’elle estime nécessaires pour atteindre 20% des plus de 75 ans en 2030, parmi lesquelles :

    • l’établissement d’un socle-qualité, reprenant la charte des bonnes pratiques garantissant des critères de qualité et d’éthique, parmi lesquels la protection des données personnelles ;
    • l’intégration systématique de la téléassistance dans les plans d’aides et les plans de prévention ;
    • l’intégration de la téléassistance dans les parcours de soins et dans Mon Espace Santé ;
    • l’obligation de la téléassistance dans les logements seniors neufs ;
    • l’obligation de la téléassistance de la TA comme une condition d’éligibilité à l’APA ;
    • l’intégration de la TA dans tous les nouveaux services d’aide à domicile et dans tous les CPOM ;
    • l’association systématique des professionnels de la téléassistance aux réflexions sur l’organisation de la filière sanitaire et sociale, la dépendance, les établissements de santé et les services de secours.

    Ces propositions visent à structurer le marché tout en préservant son dynamisme, notamment dans le segment B2C.

    L’émergence d’un possible service public de la téléassistance, soutenu par des mécanismes de financement pérennes garantissant l’accès au service pour tous, pourrait « constituer le catalyseur nécessaire pour hisser la France au niveau de ses voisins européens ».

     

  • Cancer de la prostate : deux avancées IA de l’Institut Curie pour un diagnostic sans biopsie

    Un cancer à bon pronostic, mais un dépistage aux limites reconnues

    L’institut Curie vient de présenter deux innovations boostée par l’IA qui accélère et optimisent le diagnostic du cancer de la prostate. En France, le cancer de la prostate, avec environ 60 000 cas par an, est le plus fréquent chez les hommes. Plusieurs options thérapeutiques, comme la chirurgie, la radiothérapie externe, la stéréotaxie, la curiethérapie et l’hormonothérapie, permettent une prise en charge efficace de ce cancer à bon pronostic. Toutefois, les méthodes de dépistage classiques présentent des limites : les tests sanguins de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) manquent de spécificité, tandis que les biopsies transrectales, bien que nécessaires, posent des risques d’infection et de complications, et les biopsies échographiques peuvent ne pas détecter toutes les lésions

    Un algorithme de Deep Learning intégrant des milliards d’images de haute résolution de biopsies

    Le service de pathologie de l’Institut Curie utilise en routine l’outil D’IA de  la société israélienne Ibex qui repose sur un algorithme de Deep Learning formé à partir de milliers de cas, intégrant des images de haute résolution de biopsies. Cet algorithme

    • Identifie les anomalies dans les tissus et détecte les zones les plus à risque,
    • Réduit le marges d’erreur
    • Augmente la précision de détection des cellules cancéreuses.

    L’IA d’Ibex a démontré une précision diagnostique de 98% et réduit ainsi les biopsies inutiles de 30%.

    Un test urinaire en cours de validation

    Parallèlement, l’unité de dynamique de l’information génétique de l’Institut Curie a développé un test diagnostique non invasif du cancer de la prostate basé sur l’analyse de l’ADN non codant présent dans les urines. Ce test repose sur :

    • La découverte de biomarqueurs d’ADN issus de la partie non codante du génome,
    • Le séquençage de nouvelle génération
    • Des algorithmes d’intelligence artificielle.

    Ces outils permettent de détecter des séquences d’ADN non codant surexprimées dans les tumeurs, facilitant ainsi le diagnostic de la maladie.

    Le test est actuellement évalué dans l’étude clinique « Hope », coordonnée par l’Institut Curie avec l’hôpital Henri-Mondor et l’Institut Mutualiste Montsouris. Sa précision est testée sur 118 hommes pour valider son efficacité en diagnostic, pronostic et surveillance des cancers de la prostate.

     

  • Trophée de la e-santé 2024 : Skezi, Alia santé et Novo Nordisk parmi les 14 finalistes

    Plus de 80 candidatures reçues pour cette édition 

    Mettre en lumière des solutions de santé numérique parfois inconnues du secteur : telle est l’ambition des Trophées de la e-santé, organisés chaque année à l’occasion des journées de l’Université de la e-santé, dont la 18ème édition de cet événement annuel conçu et porté par Castres-Mazamet Technopole aura lieu le 27 novembre 2024. Et pour l’occasion – aux côtés des catégories “patients” et “structures de soin et professionnels de santé” deux nouvelles catégories font leur apparition : “prévention, bien-être et bien vieillir” et “traitement, valorisation et sécurisation des données de santé”. 

    Après l’analyse des projets de plus de 80 candidats, 14 ont été retenus pour être présentés devant les jurés lors de la première journée des Trophées de la e-santé. Jurés qui éliront les lauréats de cette 18ème édition. En plus des 4 catégories habituelles, deux des 14 finalistes pourront aussi remporter deux prix spéciaux : le prix du jury, ainsi que le trophée des internautes – puisque vous avez la possibilité d’élire votre projet préféré en votant en suivant ce lien. 

    Des anciens lauréats qui ont levé plusieurs dizaines de millions d’euros : 

    Plus qu’une simple remise des trophées, cette compétition permet à chaque lauréat de bénéficier d’une visibilité accrue, notamment par le biais :

    ➡️ d’interview d’après cérémonie ;
    ➡️ d’apparitions sur le site internet de l’évènement ;
    ➡️ d’apparitions sur les réseaux sociaux de l’évènement ;
    ➡️ d’un communiqué de presse post évènement qui sera envoyé aux médias du secteur du numérique en santé.

    De plus, nombres de lauréats des éditions précédentes ont depuis levé plusieurs millions d’euros : c’est le cas de Tilak Healthcare et de OSO-AI qui ont tous les deux levés 10 millions d’euros après avoir remporté un trophée de la e-santé.

    Entreprise  Solution  Description de la Solution 
    ALIA SANTE  ALIA DATA GEN  ALIA DATA GEN analyse des données médicales pour améliorer la gestion des soins et les décisions cliniques. La solution fournit des analyses approfondies en temps réel. 

     

    AXOMOVE  AXOMOVE THERAPY  AXOMOVE THERAPY propose une rééducation fonctionnelle à distance, combinant des programmes d’exercices personnalisés et un suivi des progrès via une application mobile. 

     

    PARENTALIS  BeParentalis  BeParentalis est une plateforme d’accompagnement pour les parents, offrant des conseils et du soutien pour faciliter l’éducation et la santé des enfants. 

     

    AIMED2  BETTY CARE  BETTY CARE propose un suivi de l’état de santé des patients hospitalisés ou à domicile grâce à des capteurs et à l’intelligence artificielle pour alerter les soignants. 

     

    BACK LEARNING  Doado  Doado aide les patients souffrant de douleurs dorsales avec des exercices personnalisés et un suivi à distance pour améliorer leur posture et soulager les douleurs. 

     

    GMT SCIENCE  IOScope  IOScope est une plateforme de télémédecine spécialisée dans le suivi des maladies respiratoires. Elle permet un suivi à distance et l’analyse de données respiratoires. 

     

    KanopyMed  Pred’ic  Pred’ic utilise des algorithmes prédictifs pour identifier les patients à risque de complications médicales, optimisant ainsi les soins préventifs et la gestion des risques. 

     

    PTERYON  Kinalgo Corporate  Kinalgo Corporate améliore l’efficacité des entreprises dans le secteur médical avec une solution de gestion des processus de soin et de la performance des équipes. 

     

    MAGIC GENOMIX  Magic X  Magic X est une plateforme d’analyse génétique qui propose des insights sur la santé personnelle, facilitant la prévention et le dépistage des maladies génétiques. 

     

    NANOMADE  PULSE  PULSE propose une technologie de capteurs tactiles pour surveiller les signes vitaux et d’autres paramètres médicaux, facilitant la détection de changements de santé. 

     

    Novo Nordisk  NOVOPEN (Novopen 6 & Echo Plus)  NOVOPEN est un dispositif connecté pour les patients diabétiques, permettant un dosage précis de l’insuline et un suivi des injections pour une meilleure gestion de la maladie. 

     

    PHILOMEC SAS  Philomec  Philomec est une solution qui utilise des exosquelettes pour assister les professionnels de la santé dans leurs tâches physiques, réduisant la fatigue et les risques d’accidents. 
    PRAXYSANTE  PraxyConsultation : scribe médical  PraxyConsultation propose un scribe médical numérique, qui assiste les médecins en prenant des notes automatiques pendant les consultations pour optimiser leur temps. 

     

    SKEZI  SKEZIA  SKEZIA est une solution de gestion des données médicales permettant le partage sécurisé des informations entre les professionnels de santé pour une coordination optimale. 

     

  • Une coopération renforcée entre AIS et HAS pour accélérer l’accès aux technologies de santé

    Le 18 octobre, l’Agence de l’innovation en santé (AIS) et la Haute autorité de santé (HAS) ont formalisé leur engagement commun en faveur de l’innovation médicale à travers une charte de coopération. Ce document vise à renforcer l’accès aux produits technologiques innovants et à améliorer la prise en charge des patients. Cette coopération se traduira par des réunions régulières et des échanges techniques sur les dossiers évalués, et s’appliquer à faciliter le développement de solutions innovantes grâce à une évaluation et une régulation coordonnée.

    La charte prévoit des actions spécifiques : évaluation des outils et méthodologies de recherche clinique, accompagnement des porteurs de projets et implication de la HAS dans le cadre du plan « France 2030 ». Des événements communs, notamment en 2025, seront prévues pour soutenir la prospective et éclairer les décisions publiques en matière matière d’innovation et des technologies numériques en santé.

    Cette charte entre l’AIS et la HAS s’inscrit dans un contexte plus large de rationalisation et de coordination des politiques publiques de santé pour accélérer l’accès des patients aux innovations. Les agences publiques doivent harmoniser leur approche pour être réactives. Le plan “Ma Santé 2022” préconisait déjà un renforcement des synergies entre agences sanitaires (HAS, ANSM, etc.) pour faciliter l’accès des patients aux traitements innovants. Elle insistait sur l’importance d’une approche coordonnée entre les structures chargées d’évaluer, d’autoriser et de rembourser les innovations de santé.

    En mai 2023, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et la HAS avaient signé une convention pour mieux structurer leur collaboration sur l’évaluation et l’accès aux innovations médicales. Leur approche conjointe concernait l’évaluation des médicaments et dispositifs médicaux innovants, avec une volonté de mutualiser l’expertise scientifique et de rationaliser les procédures.

    Cette coopération est motivée par les défis contemporains auxquels fait face le système de santé, tels que la hausse des maladies chroniques, les contraintes démographiques et financières, ainsi que l’évolution rapide des technologies et des données de santé. La charte s’inscrit pleinement dans la stratégie “Innovation Santé 2030” et vise à harmoniser les efforts des deux agences pour accélérer le passage des innovations de la phase de recherche à leur adoption clinique.

     

  • Cancer du sein : une loi pour réduire les dépenses non couvertes par l’Assurance maladie

    Des restes à charge qui fragilisent les femmes en situation de précarité

    Malgré la prise en charge à 100 % des traitements sous le statut d’affection de longue durée (ALD), les patientes atteintes de cancer du sein font face à des dépenses annexes importantes, notamment pour les prothèses capillaires, les sous-vêtements médicaux et les crèmes adaptées. En moyenne, les coûts résiduels varient entre 1 300 et 2 500 euros par an.

    Les frais de santé non couverts par l’Assurance maladie creusent les inégalités sociales. Les femmes les plus précaires, comme celles au chômage ou vivant seules, sont particulièrement touchées par ces restes à charge.

    Le Sénat acte une prise en charge renforcée

    Le Sénat a voté à l’unanimité (341 voix) une proposition de loi visant à améliorer la prise en charge des soins pour les patientes atteintes de cancer du sein. Ce texte, adopté le 30 octobre, est une version amendée de celui proposé par l’Assemblée nationale en mai dernier. L’objectif principal est de réduire les frais à la charge des patientes tout en respectant le principe d’égalité de traitement entre les différentes pathologies cancéreuses.

    Le texte adopté exclut la prise en charge des franchises et du forfait hospitalier, mais prévoit une couverture intégrale pour des frais spécifiques tels que le tatouage médical de l’aréole et du mamelon, le renouvellement des prothèses mammaires et certains dispositifs comme les soutiens-gorge adaptés.

    Un amendement additionnel prévoit la prise en charge des soins de support, notamment l’activité physique adaptée, la diététique et l’accompagnement psychologique. Ces soins, essentiels pour le bien-être des patientes et la réduction du risque de récidive, seront intégralement pris en charge pour toutes les personnes atteintes de cancer, y compris en phase de post-traitement. Cependant, le montant du forfait alloué, fixé à 180 euros, est jugé insuffisant par certains sénateurs, qui appellent à une révision à la hausse.

    Des mesures à finaliser avant l’adoption définitive de la loi

    La liste exacte des soins et dispositifs médicaux sera fixée ultérieurement par le ministère de la Santé. La proposition de loi doit encore être examinée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Les ajustements se poursuivront pour aboutir à une version définitive. La ministre déléguée à la Famille, Agnès Canayer, a exprimé un « avis de sagesse positif », mesuré mais favorable, soulignant la nécessité de sécuriser juridiquement les mesures proposées.

    En France, une femme sur huit développe un cancer du sein au cours de sa vie.

     

    Dépôt de la version initiale : Fabien Roussel (PCF)

    Rapporteur du texte : Cathy Apourceau-Poly (PCF)

     

  • Obésité : comment l’application Annette est utilisée comme un outil de prévention

    Une solution basée sur le traitement GLP-1

    Pour proposer une solution innovante de perte de poids, l’application Annette adopte une approche multidisciplinaire, reposant principalement sur l’utilisation d’analogues de l’hormone GLP-1. Initialement prescrits pour la prévention du diabète de type 2, ces analogues sont aujourd’hui reconnus pour leur efficacité dans la perte de poids. Le traitement imite le GLP-1, une hormone naturelle qui, chez les personnes en bonne santé, déclenche une sensation de satiété après un repas et réduit les pensées alimentaires obsessionnelles. Il est utilisé chez les patients souffrant d’obésité, pour lesquels une dérégulation de cette hormone complique la régulation de l’appétit.

    Disponible en pharmacie, ce traitement se présente sous forme de stylos injecteurs jetables préremplis. Une fois injecté sous la peau, l’analogue transmet au cerveau une sensation de satiété sans nécessité de manger. En ralentissant l’absorption du glucose au niveau de l’intestin, il permet une satiété plus rapide. À terme, le patient réduit naturellement ses portions et peut espérer stabiliser son poids grâce à l’amélioration des cellules impliquées dans la régulation de l’appétit.

    Un programme numérique accessible à 79 € :

    Pour garantir l’efficacité, l’application Annette offre une approche personnalisée pour chaque utilisateur. Une fois inscrit sur la plateforme, le patient accède à un coaching comportemental mené par un professionnel pour identifier les causes de ses troubles alimentaires et apprendre à les gérer. Il bénéficie également de conseils nutritionnels sur mesure et d’un suivi médical régulier.

    Annette propose une gestion du poids accessible, efficace et durable grâce au suivi quotidien des repas et de l’activité physique. L’application envoie des rappels et des encouragements pour maintenir l’engagement des utilisateurs, qui peuvent aussi rejoindre des groupes de soutien en ligne pour partager leurs expériences et renforcer leur motivation. Afin de rendre l’expérience plus ludique, Annette intègre un système de gamification, permettant aux utilisateurs de cumuler des points, débloquer des récompenses virtuelles et participer à des défis. Le prix : 79 euros, avec une garantie de résultats positifs.

    Hexa Health transforme les parcours de soins

    « Permettre aux fondateurs et médecins de créer des entreprises qui redonnent du temps au système de santé » : tel est le programme Hexa Health de l’entreprise Hexa. Son objectif : développer de nouvelles solutions associées à des technologies innovantes, comme l’IA, pour répondre aux besoins croissants en matière de santé, tout en optimisant le temps disponible des professionnels.

    Sous la direction de Julien Méraud, ancien cadre de Doctolib, Hexa Health se concentre sur deux axes principaux : la perte de poids et la détection du cancer de la peau. Afin de garantir une approche polyvalente et fiable, la start-up collabore étroitement avec des médecins ayant une affinité pour les technologies de santé.

     

  • Seulement 58 % des Français savent que leurs données de santé pseudonimysées peuvent être utilisées pour la recherche (Baromètre HDH)

    Des Français qui ne maîtrisent encore pas totalement le RGPD… 

    À la suite de son premier baromètre sur la connaissance des Français sur les données de santé et leur usage secondaire publié en 2022, le Health Data Hub a fait part des résultats du second baromètre réalisé en collaboration avec PariSanté Campus, France assos santé et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Réalisé cette fois-ci auprès d’un panel de 2000 citoyens, contre 1000 en 2022, ce baromètre montre des évolutions dans les connaissances des Français, même si ces derniers ne maîtrisent pas encore tous les enjeux autour des données de santé et de leur réutilisation dans le cadre de la recherche.  

    S’ils étaient 78 % à avoir connaissance du Règlement général sur la protection des données en 2022, pour cette seconde édition du baromètre ce sont 85 % des interrogés qui ont indiqué connaître ce règlement. Cependant, le pourcentage de Français qui indiquent savoir en quoi il consiste précisément, bien qu’en hausse par rapport à 2022, ne montre pas une bonne maîtrise de cette loi : ils étaient 32 % à affirmer bien savoir de quoi il s’agit en 2022, ils sont désormais 39 %. 

    … et qui ne comprennent pas tout de l’utilisation secondaire des données :

    Malgré une augmentation du nombre de Français qui connaissent le RGPD et qui savent que les données de santé sont des données soumises à des réglementation et une sécurisation plus stricte que les autres types de données personnelles (83 % des Français, contre 78 % en 2022), ils sont encore trop peu à comprendre comment elles peuvent être utilisées pour la recherche.  

    Le baromètre montre une augmentation de deux points des Français qui savent que leurs données de santé anonymisées peuvent être utilisées pour la recherche, passant ainsi de 64 % à 66 %. Ils sont désormais un peu plus de la moitié à savoir que la donnée pseudonymisée peut servir à la recherche (58 % contre 55 % en 2022). 

    La majorité des Français souhaitent être mieux informés 

    Cependant, les Français restent encore plus de la moitié à souhaiter être informés sur l’utilisation de leur santé, alors qu’ils sont encore trop peu à déclarer être suffisamment informés sur le sujet (32 %) et à connaître leurs droits concernant leurs données de santé (53 %). Le baromètre du HDH montre donc qu’ils sont 56 % à souhaiter s’informer plus sur les données de santé, ainsi que sur leurs utilisations secondaires. 

     

  • UK : Vantiva et Ann Mason Care lancent un service de télésoin à domicile

    Une plateforme intelligente de télésuivi

    A travers cette nouvelle collaboration, Ann Mason Care et Vantiva entendent permettre aux aidants de prendre en charge plus de seniors en préservant la qualité du service de soin. Elles visent à ainsi à veiller sur et contrôler le bien-être de chaque patient à distance, grâce la solution connectée HomeSightTM. Ce système destiné à renforcer la qualité des services administrés par les aidants, à travers l’émission de rappels sur la prise de médicaments mais également en accompagnant en temps réel les personnes âgées qui suivent une thérapie de rééducation.

    Branché directement sur la box TV du sénior, ce système permet d’effectuer des appels vidéo mais également de partager des photos avec la personne en ligne. Equipé d’une caméra intelligente et d’un outil de monitoring composé de capteurs environnementaux, les aidants peuvent se familiariser avec les habitudes quotidiennes des utilisateurs et leur proposer ainsi un plan de soins personnalisé et adapté.

    Des visites virtuelles pour lutter contre l’isolement des seniors :

    Bien plus qu’une simple plateforme connectée pour l’administration de soins, HomeSightTM est présentée comme une solution centrale dans l’accompagnement des séniors enclins à la solitude et à l’isolement. Ses utilisateurs bénéficient de visites virtuelles et de cours d’exercices physiques enregistrés ou en direct. Les séniors réapprennent dès lors à retrouver leur autonomie.

    Après sa sortie au Royaume-Uni, la plateforme est actuellement disponible en plusieurs langues (anglais, espagnol, français et néerlandais) dans l’Union européenne et aux Etats-Unis. Son prix peut varier en fonction des besoins individuels et des options personnalisées choisies par l’utilisateur.

    Vantiva investit le secteur de la santé

    Destinée au marché des soins à domicile, la solution de Vantiva s’inscrit dans le programme Homewatch Connect, un projet intelligent de soins hybrides, qui permet en toute sécurité de connecter son domicile.

    Anciennement « Technicolor », l’entreprise française Vantiva conceptualise, développe et fournit des solutions innovantes, telles que des équipements de connectivité, à l’aide de la technologie, afin de connecter les utilisateurs aux services et contenus dont ils ont besoin. Spécialisée dans les technologies de réseaux, elle bénéficie de son expertise pour optimiser les chaînes d’approvisionnement et de distribution. Le domaine de la santé numérique est à ce jour un nouveau secteur dans lequel elle tend à évoluer, avec des solutions responsables et durables.

     

  • Expérimentations « Structures 3.0 » dans les ESSMS : bilan du 2e AAP de l’ANS

    Un AAP lancé en 2022

    Faisant suite à un premier appel à projets en 2020, l’ANS a lancé en 2022 un appel à candidatures ayant pour objectif « d’aider à faire émerger des solutions numériques innovantes facilitant les pratiques des professionnels, afin de réduire la pénibilité et/ou de leur permettre d’optimiser leur temps de travail et de se consacrer aux tâches à plus forte valeur ajoutée liées à la prise en charge des personnes ». Il visait « tous les domaines d’activité du secteur social et médico-social : maintien de l’autonomie des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, protection de l’enfance, précarité, addictologie, etc. » et tous les personnels, qu’ils soient administratifs ou soignants.

    Le cahier des charges fixait trois objectifs aux lauréats :

    • tester en conditions réelles une solution numérique innovante ;
    • évaluer les bénéfices de la solution pour les usagers et/ou les professionnels, et identifier les freins et leviers au déploiement futur de la solution ;
    • et partager les résultats de l’expérimentation.

    L’expérimentation a pris fin au premier semestre 2024.

    8 lauréats sélectionnés

    Parmi 44 candidatures présentées, huit lauréats ont été retenus, mais seuls sept projets ont abouti. Les critères de sélection retenus ont été « l’impact de la solution numérique expérimentée », son « caractère innovant », « la robustesse de la démarche », la viabilité du modèle économique et le respect de la doctrine technique du numérique en santé.

    Les projets sélectionnés ont bénéficié d’une subvention de l’ANS, dans la limite de 300 000 euros par projet, et ont pu tester leur solution dans des ESSMS.

    Les sept projets aboutis sont :

    • Vivasilver, un système d’aide à la décision pour les services à domicile (expérimenté par le groupe VYV et développé par la société Health for People) ;
    • OSO-AI, un système d’alerte utilisant l’analyse des sons (Association Saint-Hélier de Rennes et OSO-AI)
    • BRO, un outil d’accompagnement à la cuisine pour les personnes atteintes de lésions cérébrales (Fondation Partage et vie et Human Matters) ;
    • E@DP, une solution de collaboration et de planification pour les équipes autonomes de proximité (association Amaelles, Reims, et groupe IES) ;
    • Appoteq, un outil de transcription et d’analyse des prescriptions médicamenteuses (DomusVi, GHT Somme Littoral Sud, CH de Crépy-en-Valois et société Posos) ;
    • SCIOPP, un logiciel d’agrégation de données de santé collectées par des objets connectés en Ehpad (Hospitalité Saint-Thomas-de-Villeneuve et Telegrafik) ;
    • Sentinel Senior, un système d’analyse du risque iatrogène (Ehpad Saint-Dominique, Arcachon, et Vidal).

    L’ANS n’a pas présenté de bilan général de l’expérimentation mais a mis en ligne un important rapport et une synthèse pour chaque projet. Après une présentation de l’expérimentation, les rapports comprennent une évaluation de la solution testée et une présentation des principaux résultats selon des critères objectifs et l’appréciation des utilisateurs. Les suites prévues par la structure expérimentatrice et le développeur de la solution sont présentées et des pistes d’amélioration sont proposées.

    Un financement de 600 M€ :

    Cet appel à projets a été financé grâce à l’enveloppe de 600 millions d’euros du Ségur numérique destinée au secteur médicosocial.

    Le cahier des charges précisait que, pour l’avenir, « à compter de 2022, il est envisagé d’allouer, chaque année, une enveloppe issue de ce budget à de nouveaux appels à projets finançant l’expérimentation de solutions numériques innovantes dans le secteur social et médico-social. »

     

  • Un nouveau test sanguin ultra-rapide pour dépister tous les cancers

    Technologie d’hybridation in situ

    Le laboratoire Oncosure transforme le dépistage des cancers avec la mise au point d’un test capable de détecter 307 types de cancers à partir d’une simple goutte de sang. Commercialisé depuis deux mois, ce test innovant identifie la présence de cellules cancéreuses en se basant sur la détection d’oncosomes, de petites vésicules libérées par les cellules tumorales. Il représente une avancée majeure en matière de diagnostic précoce et rapide.

    Oncosure s’appuie sur une technologie d’hybridation in situ pour l’identification de marqueurs tumoraux. Cette approche garantit des résultats rapides, fiables et exploitables, grâce à :

    • Hybridation in situ rapide: permettant un repérage précis des marqueurs.
    • Sondes fluorescentes d’ADN : facilitant la visualisation et l’identification des oncosomes.
    • Centrifugation séquentielle à gradient de densité** : une méthode efficace et peu coûteuse pour séparer les composants cellulaires.

    Un test rapide qui identifie 307 types de cancers

    Ce test non invasif surpasse les méthodes de dépistage conventionnelles. Alors que les tests actuels détectent une cinquantaine de cancers en trois semaines, Oncosure identifie 307 types en seulement deux heures. Il peut détecter le cancer à un stade préclinique, offrant ainsi une possibilité d’intervention très précoce.

    Les performances cliniques

    Les résultats obtenus par ce test sont impressionnants et démontrent son efficacité :

    • Sensibilité : 97,05 %
    •  Spécificité : 90,1 %
    • Précision globale : 93,51 %

    Une solution accessible pour tous

    En plus de ses performances techniques, le test Oncosure est proposé à un coût réduit de 61 % par rapport aux autres tests existants, le rendant ainsi plus accessible pour une large population de patients. 14 % de la population mondiale sera touchée par un cancer au cours de sa vie.