PSY

  • Colloque de la Société médecine et psychanalyse : « Et la santé ? Quoi de neuf ? »,

    La Société médecine et psychanalyse (SMP) organise un colloque axé sur la thématique « Et la santé ? Quoi de neuf en matière de thérapeutique ? », les 22 et 23 mars 2019 à l’École des Mines de Paris (Mines ParisTech).

    En collaboration avec l’École des Mines de Paris, ce 17ième colloque de la SMP vise à introduire débats, formations et échanges transdisciplinaires sur le devenir des malades et sur les soins, le système de santé faisant l’objet de nombreuses mutations.

    Les inscriptions sont à réaliser auprès de Danièle Brun, présidente de la SMP et professeur émérite de l’université Paris Diderot :
    • 66, boulevard Saint-Michel, 75006 Paris
    • daniele.brun@medpsycha.org

    Tarifs et inscriptions sur le site Medpsycha.org.

    Programme

    Vendredi 22 mars 2019 – soirée

    • 18:00 : Accueil
    • 18:15 : Ouverture : « Quelles évolutions ? Pour quels enjeux ? », Danièle Brun et Jean-Claude Sardas
    • 19:00: François Sigaux
      • Discussion : Marie-José Del Volgo – Présidence : Vincent Berger
    • 20:00 : Place aux questions
    • 20:15 : Roland Gori
      • Discussion : Stéphane Habib – Présidence : Bruno Chaudret
    • 21:00 : Place aux questions

    Samedi 23 mars 2019 – matinée

    • 08:30 : Accueil
    • 09:00 : Jean-Claude Ameisen (sous réserve)
      • Discussion : Caroline Eliacheff -Présidence : Nathan Wrobel
    • 10:00 : Jean-Gabriel Ganascia
      • Discussion : Jean-Paul Laumond – Présidence : Alain Vanier
    • 11:00 : Pause
    • 11:30 : Claire Ewenczyck
      • Discussion : Catherine Caleca -Présidence : Franck Dugravier
    • 12:30 – 13:00 : Place aux question

    Samedi 23 mars 2019 – après-midi

    • 14:30 – 15:30 : Chloé Bertolus et Philippe Lançon
    • Présidence : Sophie Marinopoulos
    • 15:30 – 17:15 : Projection du film de Nicolas Philibert : De chaque instant
    • 17h15 – 17:45 : Discussion : Hélène Fresnel et Nicolas Philibert
    • Présidence : Marie-Armelle Roquand
    • 17:45 – 18:00 : Conclusions : Danièle Brun, Roland Gori et Jean-Claude Sardas

    Comité d’organisation

    • Danièle Brun ;
    • Franck Dugravier ;
    • Roland Gori ;
    • Michèle Lévy-Soussan ;
    • Jean-Claude Sardas ;
    • Geneviève Wrobel.
  • L’ARS Île-de-France lance un MOOC sur la chirurgie ambulatoire

    L’Agence régionale de santé Île-de-France propose depuis début janvier 2019 un MOOC pour comprendre les modalités, les conditions et les bénéfices de la chirurgie ambulatoire, la région ayant pour objectif que cette pratique représente en son sein 70 % des interventions d’ici 2022, contre 57,9 % en 2017.

    Le programme est adressé à tous les acteurs impliqués dans la chirurgie ambulatoire (médicaux, paramédicaux, cadres de santé, etc.), en particulier les médecins généralistes et leurs patients. Deux études réalisées par l’ARS francilienne ont en effet mis en avant le rôle du médecin généraliste prioritairement dans la période post-opératoire ainsi que son besoin d’une formation complémentaire.
    « L’objectif final est de partager les connaissances avec les médecins généralistes, acteurs clés du suivi post-opératoire, et de contribuer à la formation des équipes chirurgicales », précise l’ARS sur le site web de présentation.

    Les cours sont répartis sur 5 semaines. Ils sont divisés en 4 modules :
    • module 1 : état des lieux de la chirurgie ambulatoire ;
    • module 2 : les actes éligibles ;
    • module 3 : le parcours patient en chirurgie ambulatoire ;
    • module 4 : soins et surveillance à domicile : quels soins, que faut-il surveiller et quels sont les motifs de consultation ?

    Le temps de travail (vidéo, quiz et exercices demandés) est estimé à une à deux heures par semaine.
    Pour valider la formation, il faut avoir participé à l’ensemble des sessions mais aussi réalisé tous les quiz et obtenu au moins 50 % de réponses correctes.

    Les inscriptions, gratuites, sont ouvertes sur le site Upns.fr.

    Détail du programme

    Module 1 : état des lieux de la chirurgie ambulatoire

    • 1.1 (Durée: 00:10)
      • Bénéfices
      • Situation en France et dans le monde
    • 1.2 (Durée: 00:10)
      • Critères d’éligibilité médicale
      • Critères d’éligibilité socio-psychologique

    Module 2 : les actes éligibles

    • 2.1 (Durée: 00:10)
      • Ophtalmologie
      • ORL
      • Stomatologie
    • 2.2 (Durée: 00:10)
      • Plastie
      • Chirurgie Pédiatrique
    • 2.3 (Durée: 00:10)
      • Main
      • Proctologie
      • Digestif
    • 2.4 (Durée: 00:10)
      • Gynécologie
      • Sénologie
      • Urologie
      • Thoracique

    Module 3: le parcours patient en chirurgie ambulatoire

    • 3.1 (Durée: 00:10)
      • Consultation chirurgicale
      • Consultation anesthésique
      • Consultation infirmière
      • Appel J-1
      • Arrivée J-O
    • 3.2 (Durée: 00:10)
      • Prise en charge au bloc
      • Surveillance post-opératoire
      • Appel J+1
      • Appel J+2

    Module 4 : soins et surveillance à domicile : quels soins, que faut-il surveiller et quels sont les motifs de consultation ?

    • 4.1 (Durée: 00:10)
      • Ophtalmologie
      • ORL
      • Stomatologie
      • Plastie
      • Chirurgie pédiatrique
    • 4.2 (Durée: 00:10)
      • Main
      • Digestif
      • Gynécologie
      • Urologie
      • Thoracique
    • 4.3 (Durée: 00:10)
      • Consultation post-opératoire et satisfaction

    Chaque module hebdomadaire est divisé en 3 temps :

    • une première session de cours, le mardi, composée de vidéos dont le support Powerpoint est téléchargeable : chaque participant est invité à partager des contributions avec le groupe d’apprenants ;
    • une deuxième session de cours a lieu le jeudi ;
    • le quiz portant sur les cours de la semaine est aussi publié le jeudi.

    Une introduction et une conclusion est également rédigée par le responsable pédagogique de la semaine.

    Responsables pédagogiques

    • Pr Henri-Jean Philippe, président et responsable scientifique, gynécologue obstétricien, Hôpital Cochin (AP-HP) ;
    • Dr Estelle Wafo, gynécologue obstétricien, Grand hôpital de l’est francilien, site de Marne-la-Vallée ;
    • Dr Didier Sciard, anesthésiste réanimateur, Institut mutualiste Montsouris ;
    • Dr François Venutolo, anesthésiste réanimateur, centre hospitalier de Gonesse.
  • Live d’Innolab 2 : Comment diffuser l’innovation au sein d’un groupe de cliniques ? (05/02/19, Paris)

    Elsan organise la deuxième édition du Live d’Innolab le 5 février 2019 à Paris à partir de 18 heures. Cette année, l’événement est centré sur le sujet suivant : « Comment diffuser l’innovation au sein d’un groupe de cliniques ? L’open innovation au service des patients et des soignants« .

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne sur le site Weezevent.com.

    Lancé il y a trois ans, l’incubateur Innolab a reçu 350 start-ups et a permis au groupe de cliniques et d’hôpitaux privés français de lancer 15 projets en partenariat. Par sa soirée « Live », Elsan souhaite revenir avec certains de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions développées au sein de l’incubateur mais aussi présenter sa stratégie d’open innovation et les différentes thématiques sur lesquelles le groupe travaille à travers Innolab.

    Pré-programme :

    • Accueil par Thierry Chiche, président exécutif d’Elsan
    • Pitchs d’entrepreneurs : Doctoconsult, Sivan et Medusims
    • Table ronde sur les modèles de collaboration mis en place avec les partenaires institutionnels d’Elsan Bpifrance et Docapost, ainsi qu’avec la start-up Domicalis
    • Cocktail : échanges avec les équipes d’Elsan et démonstration des projets mis en place avec les partenaires du groupe

    Contact organisateur :

    • Ségolène Périn, directrice de l’innovation à Elsan
    • Téléphone : 01 56 69 16 49
  • Le nouveau groupe Vidi veut apporter des réponses territoriales aux besoins en imagerie (Dr Verzaux)

    Vidi (« j’ai vu » en latin) est le nouveau nom de la Compagnie générale d’imagerie médicale (CGIM), qui a annoncé son changement d’identité en octobre 2018 lors d’une assemblée générale. « Voir, comprendre, soigner » sont les valeurs portées par Vidi, fondé pendant les JFR par plusieurs cabinets de radiologues privés qui s’organisent pour apporter des réponses territoriales aux besoins en imagerie et défendre leur avenir en proposant une nouvelle organisation de la profession.

    À l’origine, le groupe s’est constitué autour d’une réponse à un besoin pragmatique via un groupement d’achat (assurance, puis matériel). Il compte actuellement 30 centres d’imagerie, 550 radiologues et couvre 9 régions.

    Dans le cadre d’un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, le Dr Laurent Verzaux, radiologue au Havre et directeur général de Vidi, est revenu en détail sur les ambitions de cette marque nouvellement créée.

    Les membres de Vidi s’engagent sur une charte de qualité, précise le Dr Laurent Verzaux et partagent les objectifs suivants :

    1. garantir la meilleure qualité de soins aux patients :

    • en se donnant les moyens de bénéficier des meilleurs outils d’imagerie médicale ;
    • en pérennisant la qualité de l’exercice par l’indépendance des centres ;
    • en assurant une réponse au patient personnalisée : remise en mains propres, explications.

    2. devenir des opérateurs régionaux (voire nationaux dans certains cas), en apportant à toute question une réponse adaptée :

    • à travers la mise en place des réseaux d’expertise territoriaux, régionaux ;
    • en devenant un accompagnant du patient dans son parcours de prise en charge ;
    • et en devenant de fait des interlocuteurs privilégiés des Agences régionales de santé (ARS) dans la mise en œuvre de la politique définie par le Conseil professionnel de radiologie et la Fédération nationale des médecins radiologues.

    « Apporter une réponse territoriale, c’est mettre en place un maillage pertinent et de qualité, une optimisation des savoir-faire », explique le Dr Laurent Verzaux. Un regroupement sous la marque Vidi a pour objectif d’apporter « une réponse de qualité à toutes les attentes en imagerie » (importance de la télémédecine) : partage de protocoles, partage de compétences, télémédecine.

    Vidi souhaite assurer la transmission aux jeunes radiologues des outils de leur métier, la maîtrise des lieux de pratique et aider la génération montante à rester maître de ses outils de production et de ses lieux de travail. « L’enjeu de la transition générationnelle se joue maintenant », commente le radiologue.

    Une vision territoriale est rendue possible par la maitrise des solutions numériques

    La profession radiologique est probablement une des premières spécialités médicales fortement impactée par le numérique. La téléradiologie se développe et devient à la fois une opportunité et une menace. L’intelligence artificielle commence quant à elle à être performante dans l’aide au diagnostic.

    Dans ce contexte, Vidi souhaite mettre la qualité en priorité dans cette indication en réalisant non pas des télédiagnostics mais de la téléradiologie, ce qui signifie rencontrer les équipes, co-écrire les protocoles et être en interaction constante avec le manipulateur (indication de l’examen, protocole …).

    Ces nouvelles organisations amenant à la création de nouveaux métiers, Vidi apportera à ses associés une offre de formation, un label. Les manipulateurs pourront par exemple bénéficier d’une formation pour assumer de nouvelles responsabilités (téléradiologie, remise de résultats…).

    Le réseau et le label Vidi assureront également demain aux membres des facilités de mobilité, « répondant ainsi aux nouvelles demandes sociétales », note le Dr Laurent Verzaux.

  • Visuchir : une appli de la Cnam et l’ATIH pour évaluer le développement de la chirurgie ambulatoire

    La Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) et l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) lance Visuchir, une application dédiée aux acteurs de la santé pour les aider à mesurer le potentiel de développement de la chirurgie ambulatoire, ont annoncé les deux organisations le 12 décembre 2018 lors d’une conférence de presse.

    Accessible en libre accès sur ordinateur, smartphone ou tablette via le site Scansante.fr de l’ATIH, le dispositif rassemble les données du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) des quelque 1 000 établissements de soins et sites hospitaliers pratiquant la chirurgie ambulatoire, avec un seuil minimum de 100 actes par an. Au total, 36 millions d’interventions chirurgicales ont été compilées dans les centres concernés entre 2014 et 2017.

    Visuchir va permettre aux établissements d’analyser de manière exhaustive leur activité chirurgicale et de se comparer entre eux au niveau national et régional mais aussi avec des établissements ayant un statut juridique équivalent (CHU, centres hospitaliers, centres de lutte contre le cancer, établissement de santé privés d’intérêt collectif, cliniques privées) ou une activité chirurgicale comparable (case-mix*), le but étant de les aider à tendre vers l’objectif de 70 % de chirurgie ambulatoire annoncé en 2017 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

    L’idée est de proposer « une boîte à outils » par le biais d’une datavisualisation ainsi qu’un « outil de dialogue« , à destination à la fois des établissements et des Agences régionales de santé, a précisé Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam.

    Visuchir a été développé par la Cnam et la direction régionale du service médicale de la région Bourgogne-Franche-Comté, la visualisation des donnés par l’éditeur de solutions analytiques SAS.

    Visuchir contient :

    • environ 1 000 établissements chirurgicaux ;
    • 4 années de données ;
    • 24 millions de séjours chirurgicaux ;
    • 36 millions d’actes CCAM.

    L’application permet d’analyser l’activité d’un site à un niveau de granularité allant du taux brut de chirurgie ambulatoire au détail par interventions chirurgicales selon la classification commune des actes médicaux (CCAM).

    L’établissement peut ainsi se comparer à d’autres établissement de façon géographique, avec une carte faisant apparaître le volume et le taux de chirurgie ambulatoire des établissements et des sites voisins, mais aussi de façon tendancielle via une base de données 2014-2017.

    Deux indicateurs : performance et potentiel

    Le dispositif fait notamment apparaître :

    • l’indicateur de performance de chirurgie ambulatoire développé par la Cnam et l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap), qui prend en compte :
      • le volume d’activité (50 %) ;
      • le case-mix (30 %) ;
      • l’innovation en chirurgie ambulatoire (20 %).
    • un indicateur de potentiel ambulatoire pour comparer les pratiques d’un établissement avec celles des 20 % d’établissements les plus avancés en chirurgie ambulatoire.

    Ce deuxième indicateur comporte une partie statistique globale et le potentiel ambulatoire par actes selon des « dires d’experts » sur le potentiel de chaque établissement : distinction entre 18 gestes marqueurs, les 55 gestes des procédures de mise sous accord préalables (MSAP), et les actes relevant de la chirurgie orthopédique, colo-proctologique ou générale et digestive.

    Il permet également de cibler les marges de progressions par le biais d’une typologie des patients éligibles à la chirurgie ambulatoire.

    « En croisant la performance et le potentiel, [nous avons] pu établir une matrice pour identifier les établissements ayant du potentiel et peu de performance, pour pouvoir les accompagner avec les ARS et l’assurance maladie », a commenté Annelore Coury (source : Ticsante.com).

    Un développement envisagé vers d’autres domaines que la chirurgie

    La Caisse de l’assurance maladie cherche aussi à transposer l’application Visuchir à d’autres domaines que la chirurgie, comme la pertinence des soins, afin d’accompagner la stratégie de transformation du système de santé annoncée par le gouvernement par le biais du plan « Ma santé 2022 ».

    Une formation spécifique

    • Des formations ont été mises au point au sein de l’École nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S) afin de garantir une bonne maîtrise de l’outil Visuchir. Elles devront notamment accueillir des représentants des Agences régionales de santé (ARS).
    • Des discussions sont également en cours avec l’École des hautes études en santé publique (EHESP) pour aider les élèves-directeurs à appréhender l’application.
    • Un programme d’e-learning est par ailleurs accessible sur le site Scansante.fr.

    La Cnam a indiqué qu’elle allait poursuivre les procédures de MSAP à destination des établissements les plus en recul pour développer en leur sein la chirurgie ambulatoire.

  • Rencontres FHP 2018 : la santé numérique comme vecteur d’humanisation des soins

    La plénière sur la santé numérique des Rencontres FHP, qui se se sont tenues les 13 et 14 décembre 2018, a posé la question des conséquences des avancées technologiques pour les acteurs de santé.

    Pour les trois intervenants – Dominique Pon, directeur de la clinique Pasteur de Toulouse, le Pr Guy Vallancien, chirurgien, et le Pr Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut des maladies génétiques Imagine -, le développement de la santé numérique impose un changement de perspectives notamment en ce qui concerne :

    • le modèle de financement : les partenariats scientifiques et financiers sont à envisager de manière globale, coopérative, associant le mécénat privé, les partenariats industriels et publiques ;
    • l’organisation : plus collective, transversale et créatrice de valeur pour une concurrence efficace face aux GAFA ;
    • l’anticipation des besoins en termes de formation des médecins à ces technologies et à ce qu’elles changent dans le rapport aux malades. 

    D’ici 10 ans, la santé numérique, notamment l’intelligence artificielle appliquée au secteur des soins, réduira les besoins en termes de médecins spécialistes aux cas les plus complexes et re-sacralisera le colloque singulier, recréera du lien et bénéficiera à la médecine globale, c’est-à-dire aux médecins généralistes, estime le Pr Guy Vallancien. La santé numérique serait alors un vecteur de (ré)humanisation des soins.

    Santé numérique : quelles avancées pour la médecine, quelles conséquences pour les acteurs de santé ?

    Durant cette session des rencontres de la FHP, trois conséquences des avancées technologiques au service de la santé ont été débattues.

    Un modèle partenarial pragmatique

    L’institut Imagine a choisi un modèle qui intègre le soin et la recherche, créatrice de valeur ajoutée, en basant sa coopération scientifique sur des partenariats publics/privés. Grâce à cette approche, il a obtenu le label d’institut hospitalo-universitaire.

    Selon le Pr Stanislas Lyonnet, cette approche leur a permis d’attirer des partenaires privés comme la plateforme de data science Dr Warehouse. Cette proximité soins-recherche a également favorisé l’obtention d’un contrat de recherche universitaire d’envergure sur les maladies cœliaques, basé sur l’intelligence artificiel.

    Cette recherche de valeur ajoutée, y compris dans la diversité des partenariats, est un atout à l’heure où les GAFA investissent massivement dans la santé.

    L’autre raison d’être optimiste, d’après Dominique Pon, est la richesse de la recherche et de l’innovation en France, qui entraîne la création de nombreuses start-ups. « Il y a de la matière et de l’imagination. Nous créons de la valeur sans pour autant copier les modèles anglo-saxons », explique-t-il.

    Une organisation plus collective

    Cet optimisme se tempère dès que l’on parle de bien commun. « Nous sommes entre le fantasme et la frustration », note Dominique Pon. Les innovations, les outils, les solutions existent et sont efficaces mais la pensée collective semble plus difficile à développer. « Nous manquons de projet numérique humaniste alors que cette évolution est aussi importante que celle de l’imprimerie », souligne le directeur de la clinique Pasteur de Toulouse. Une piste de solution serait d’aller vers une gouvernance collective, avec une répartition clairement définie des différents acteurs, et des normes communes. Selon Dominique Pon, c’est le collectif qui créera du sens.

    Une anticipation du changement de rôle des médecins

    L’université est-elle en adéquation avec cette évolution du soin, de la prise en charge ? Guy Vallancien estime qu’elles restent sur leurs acquis et n’anticipent pas. « Nous sommes dans un vieux monde qui n’a pas encore compris la puissance que gère le numérique », déclare-t-il. Les technologies de santé et l’intelligence artificielle vont devenir un outil d’aide au diagnostic majeur mais aussi d’acte, comme pour la chirurgie « téléguidée », détaille-t-il, ajoutant que c’est la combinaison de la capacité de calcul de l’ordinateur et du savoir médical de l’Homme qui donnera la meilleure réussite.

    Dans ce modèle, la valeur ajoutée de l’expertise des hyper-spécialistes est la plus remise en cause par les capacités informatiques et le transfert de tâches techniques à la machine. « La médecine globale, c’est-à-dire le médecin généraliste, sera d’autant plus nécessaire, pour les cas non-programmés mais surtout pour retrouver la primauté du lien », explique le chirurgien. Le développement de la santé numérique permettrait paradoxalement, selon lui, de libérer les professionnels de la technique et de réhumaniser le soin, avec comme intégrateur de ce lien, le médecin généraliste.

    Une réflexion qui amène le Pr Guy Vallancien a appeler à la réduction du nombre d’étudiants en médecine pour ne pas « créer de futurs chômeurs » et à l’injection de personnels médico-techniques qui accompagneront l’usage de ces technologies de santé.

  • Pharma Health Tech : un évènement sur l’application des nouvelles technos à la pharma, le 02/04/2019

    La société Techtomed, spécialiste de la health tech, a annoncé le 13 décembre 2018 la tenue d’un nouvel événement : Pharma Health Tech, une journée dédiée à l’application des nouvelles technologies dans le domaine pharmaceutique, qui sera organisée le 2 avril 2019 avec le groupe de presse Pharmaceutiques.

    Programme et informations complémentaires à venir.

  • Salon prévention SPP Santé : la e-santé au coeur du congrès, les 31 janvier et 2 février 2019

    La e-santé fait partie des thématiques dominantes du prochain salon prévention SPP Santé, dédié aux professionnels de la santé, qui se tiendra le 31 janvier et le 2 février 2019 au Palais des congrès de Bordeaux.

    Le thème de cette édition est « Investir dans la prévention et l’innovation pour relever les défis économiques et sociétaux de la santé de demain ». Il « s’inspire de la stratégie de santé conduite par le ministère des Solidarités et de la Santé (Plan de Santé 2018-2022) qui place la promotion de la santé et la prévention en 1ère ligne« , est-il indiqué dans le programme.

    Pour obtenir un pass, entre 0 (pass exposition) et 190 euros (pass 2 jours), il faut consulter le site officiel de l’événement Sppsante.com/boutique/.

    Programme e-santé du 31 janvier 2019

    11:00 – 11:45 – IA et Santé : mythe et réalité

    • Animé par Dr. Clément Goehrs

    Amphithéâtre B

    12:00 – 12:30 – Dsii logiciel E-Soin

    Tenants et aboutissants sur la qualité des soins et la prévention

    • Animé par Giovanni Silverii

    Amphithéâtre C

    12:15 – 12:45 – E-santé et le suivi des maladies chroniques : Le diabète

    • Animé par Dr. Boris Hansel

    Amphithéâtre A

    12:45 – 13:30 – N’ayez pas peur de la télémédecine

    • Animé par Dr. Pierre Simon

    Amphithéâtre A

    13:30 – 14:05 – Le DMP (dossier médical partagé) : Intérêts-enjeux dans une prise en charge aux urgences

    • Animé par Dr. Éric Lecarpentier

    Amphithéâtre A

    14:00 – 14:30 – Applications DSSI et prestataires de service en perfusion

    Tenants et aboutissants

    • Animé par Giovanni Silverii

    Salle F1

    14:05 – 14:35  – La blockchain et l’intelligence artificielle dans les mains des citoyens pour une prévention santé collaborative : exemple concret du PassCare

    • Animé par Dr. Adnan El Bakri

    Amphithéâtre A

    14:30 – 15:00 – Chatbot : outil d’amélioration du suivi des patients à domicile

    • Animé par Olivier Thuillart

    Amphithéâtre B

    14:35 – 15:05 – La téléconsultation : une opportunité historique pour la Prévention

    La prévention a toujours été le parent pauvre de notre système de santé…

    • Animé par Dr. Alexandre Maisonneuve

     Amphithéâtre A

    15:10 – 15:40 – La téléconsultation en pratique : Retour d’expérience sur plusieurs années de teléconsultation opérées par MédecinDirect

    • Animé par Francois Lescure

    Amphithéâtre A

    Programme e-santé du 1er février 2019

    09:00 – 09:30 – Le E-Soin : la E-Santé appliquée aux Soins Infirmiers

    Tenants et aboutissants sur la qualité des soins ; perspectives et avenirs

    • Animé par Giovanni Silverii

    Amphithéâtre C

    13:00 – 13:30 – Approches ouvertes entre acteurs de l’écosystème de santé

    Beaucoup d’entreprises, start-ups peinent à appréhender le jeu des acteurs…

    • Animé par Pierre Mérigaud

    Amphithéâtre B

    13:45 – 14:15 – L’ère du numérique et de la Télémédecine dans les parcours de santé : Enjeux, défis et réalités

    • Animé par Mickaël Chaleuil

    Amphithéâtre A

    16:00 – 16:30 – Dsii et délégation des soins

    Suivi et Prévention en cardiologie, ophtalmologie, Pneumologie…

    • Animé par Giovanni Silverii

    Salle F1

  • Rapport « CHU de demain » : la CSMF critique la vision hospitalo-centrée du système de santé exposée

    En réaction à la remise du rapport « Le CHU de demain » à Agnès Buzyn et Frédérique Vidal le 14 décembre 2018, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle les ministres concernés et le gouvernement à adopter « une vraie politique de santé en rupture avec [les] vieux schémas tournés vers le passé« . Dans un communiqué publié le 17 décembre 2018 et signé par Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, elle indique regretter que les auteurs du texte souhaitent donner au CHU une responsabilité territoriale car cela reviendrait, selon elle, « à confirmer, voire accroître le caractère « hospitalo-centré » [du] système de santé, à l’heure où au contraire les récents discours des responsables politiques veulent enfin [le] faire reposer sur la médecine de ville ».

    Elle estime que l’organisation de la santé dans les territoires doit en premier lieu reposer sur les soins de proximité, sur la médecine de ville, générale et spécialisée, en articulation avec les établissements de soins privés ou publics. « Il est temps de sortir de cette vision de notre système de santé dont l’organisation est exclusivement basée sur les structures hospitalières, souligne la CSMF. Celles-ci oublient trop souvent la réalité du patient et des territoires au plus près des lieux de vie. »

    La confédération réaffirme ainsi sa volonté de mettre un terme au statut hospitalo-universitaire, souhaitant que les médecins libéraux puissent accéder à des activités d’enseignement mais également de recherche, raison pour laquelle elle revendique « un statut unique, évolutif et partagé entre le soin, l’enseignement et la recherche, dans les différents lieux où ces trois missions s’exercent ».

    Il faut, selon elle, revoir les ordonnances Debré de 1958 et faire de la faculté de médecine une école professionnelle ouverte vers toutes les modalités d’exercice.

  • Rapport : la Cour des comptes propose de structurer les CHU en une dizaine de réseaux

    Dans un rapport sur le rôle des centres hospitaliers universitaires (CHU) dans l’offre de soins, la Cour des comptes recommande notamment la constitution « de 8 à 10 réseaux de CHU afin de favoriser la plus grande articulation possible entre les CHU eux-mêmes d’une part, et entre les CHU et les groupements hospitaliers de territoire d’autre part, afin de renforcer la gradation des soins et d’optimiser les parcours de formation et de recherche (ministères Santé et Enseignement supérieur et recherche) ».

    Pour établir ce document, publié le 12 décembre 2018, la juridiction a analysé à la demande du Sénat le rôle des centres hospitaliers universitaires de 2011 à 2017 en matière d’offre de soins, au niveau aussi bien de la satisfaction des besoins de santé que de la bonne utilisation de leurs moyens.

    La Cour estime ainsi que l’activité de soins des centres hospitaliers universitaires est « fragile et déséquilibrée depuis plusieurs années ». Elle pointe entre autres du doigt une régulation insuffisante des charges et une augmentation des dépenses externes. Au total, elle émet 8 recommandations pour améliorer le système.

    Principaux constats du rapport :

    • les 30 centres hospitaliers universitaires (CHU) représentent près de 38 % des séjours de l’hospitalisation publique ;
    • leur mission de soins est exercée de manière hétérogène, en termes de volume, d’activité ou de types d’actes, et ne distingue pas toujours les CHU des autres établissements :
      • certains centres hospitaliers universitaires se concentrent sur des activités de proximité regroupant les soins les plus courants (ophtalmologie, urologie, obstétrique…), des activités qui ne les distinguent pas des établissements privés ;
      • une dizaine de CHU assurent principalement des soins complexes (activité d’expertise et de recours), censés être au cœur de l’activité des centres hospitaliers universitaires ;
    • leur situation financière, « fragile et déséquilibrée depuis plusieurs années », se caractérise par une régulation insuffisante de leurs charges et des dépenses externes en augmentation :
      • pour l’année 2017, le déficit des CHU devrait s’élever à près de 405 millions d’euros, dont 199 millions imputables à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), soit le niveau le plus élevé depuis la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) en 2004.
    • des marges de progrès existent en matière de gestion de la qualité et de la sécurité des actes (délai d’envoi des courriers de fin d’hospitalisation, tenue du dossier du patient) : d’où, notamment, la proposition de structurer les CHU en une dizaine de réseaux sur tout le territoire pour améliorer la recherche, l’offre de soins, et approfondir les relations avec les autres établissements de soins de leur ressort.
      Au total, la Cour formule huit recommandations.

    Les 8 recommandations de la Cour des comptes

    • 1. adopter rapidement une définition nationale des activités de recours, d’expertise et de proximité,qui doivent devenir des indicateurs de pilotage de l’offre de soins en région (DGOS, ATIH, ARS) ;
    • 2. réorganiser l’activité de transplantation d’organe par la mise en œuvre d’une politique de seuil minimal d’activité par site géographique (DGOS, ABM, HAS) ;
    • 3. approfondir le dialogue de gestion entre les CHU et les ARS dans un objectif de meilleure maîtrise de l’évolution des charges (SGMAS, ARS) ;
    • 4. objectiver le coût des contraintes de service public pesant sur les CHU financés en dehors de la T2A, notamment les activités d’intérêt général, et réformer le financement de la prise en charge des maladies rares en tenant compte d’une analyse des coûts engendrés par ces pathologies (DGOS) ;
    • 5. rendre plus robuste l’indicateur de satisfaction des usagers (augmentation du seuil de calcul, amélioration de la qualité de l’échantillonnage, mise en place des contrôles qualité…) afin de pouvoir l’étendre rapidement aux disciplines encore non couvertes (SSR, psychiatrie) et d’en faire un véritable instrument de pilotage des établissements (HAS) ;
    • 6. créer un observatoire de l’accès aux soins qui rendrait publics chaque année les délais d’accès aux soins dans les établissements de santé afin de les objectiver et de réduire les inégalités d’accès(DGOS) ;
    • 7. mettre en place une organisation coordonnée de l’évaluation des CHU par la HAS et le HCERES (ministère de la santé et ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation) ;
    • 8. organiser la constitution de 8 à 10 réseaux de CHU afin de favoriser la plus grande articulation possible entre les CHU eux-mêmes d’une part, et entre les CHU et les groupements hospitaliers de territoire d’autre part, afin de renforcer la gradation des soins et d’optimiser les parcours de formation et de recherche (ministère de la santé et ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation).