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  • Rapport « CHU de demain » : la CSMF critique la vision hospitalo-centrée du système de santé exposée

    En réaction à la remise du rapport « Le CHU de demain » à Agnès Buzyn et Frédérique Vidal le 14 décembre 2018, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle les ministres concernés et le gouvernement à adopter « une vraie politique de santé en rupture avec [les] vieux schémas tournés vers le passé« . Dans un communiqué publié le 17 décembre 2018 et signé par Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, elle indique regretter que les auteurs du texte souhaitent donner au CHU une responsabilité territoriale car cela reviendrait, selon elle, « à confirmer, voire accroître le caractère « hospitalo-centré » [du] système de santé, à l’heure où au contraire les récents discours des responsables politiques veulent enfin [le] faire reposer sur la médecine de ville ».

    Elle estime que l’organisation de la santé dans les territoires doit en premier lieu reposer sur les soins de proximité, sur la médecine de ville, générale et spécialisée, en articulation avec les établissements de soins privés ou publics. « Il est temps de sortir de cette vision de notre système de santé dont l’organisation est exclusivement basée sur les structures hospitalières, souligne la CSMF. Celles-ci oublient trop souvent la réalité du patient et des territoires au plus près des lieux de vie. »

    La confédération réaffirme ainsi sa volonté de mettre un terme au statut hospitalo-universitaire, souhaitant que les médecins libéraux puissent accéder à des activités d’enseignement mais également de recherche, raison pour laquelle elle revendique « un statut unique, évolutif et partagé entre le soin, l’enseignement et la recherche, dans les différents lieux où ces trois missions s’exercent ».

    Il faut, selon elle, revoir les ordonnances Debré de 1958 et faire de la faculté de médecine une école professionnelle ouverte vers toutes les modalités d’exercice.

  • Atlas 2018 démographie médicale (Cnom) : des inégalités entre départements qui persistent

    Des inégalités qui se creusent entre départements favorisés et défavorisés en termes de nombre de professionnels de santé disponibles et qui se cumulent à d’autres facteurs de fragilité territoriale, telles sont les enseignements principaux de l’Atlas 2018 de la démographie médicale, publié le 4 décembre 2018 par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom). Le document rapporte également une baisse continue du nombre de médecins en activité régulière et un renouvellement générationnel « encore insuffisant ».

    Au regard de ces constats, l’Ordre rappelle sa conviction : le système de santé français « exige une réforme en profondeur et cohérente », souligne-t-il dans un communiqué, réaffirmant qu’il est pour lui « impératif » que la réforme en cours « soit portée par une vision politique forte et assumée ».

    Selon l’institution, 3 points fondamentaux doivent être amendés ou ajoutés aux projets du gouvernement pour assurer la réussite de cette réforme :
    • « une organisation territoriale incluant l’ensemble des acteurs du soin » ;
    • « une véritable démocratie sanitaire, seule à même de faire naître une structuration territoriale au service de tous » ;
    • « une nécessaire réaffirmation du principe de solidarité, issu des ordonnances de 1945 ».

    Dans ce cadre, le Cnom annonce qu’il publiera début 2019 des propositions concrètes sur les dix chantiers identifiés par le ministère des Solidarités et de la Santé dans le cadre de la mise en œuvre de plan national « Ma santé 2022 », confirmant sa volonté de participer de manière active aux travaux préparatoires portant sur ces différents projets.

    Une baisse continue du nombre de médecins en activité régulière

    • + 2 % de médecins inscrits au tableau de l’Ordre par rapport à 2017 : 296 755 au 1er janvier 2018 ;
    • Cependant, – 0,1 % de médecins en activité régulière, soit une baisse de 10 % depuis 2010 : 198 081 au 1er janvier 2018.
      • Cette diminution concerne surtout les médecins généralistes : baisse de 0,4 % par rapport à 2017 et de 7,3 % depuis 2010 (87 801 en 2018, contre 94 261 en 2010).

    L’exercice salarié plébiscité

    • Les médecins choisissent de plus en plus l’exercice salarié : 47 % ont opté pour ce mode d’exercice en 2018, contre 42 % en 2010. Chez les généraliste : 37 % en 2018, contre 33 % en 2010.
      • La proportion de médecins libéraux est en baisse : 42 % en 2018, contre 47 % en 2010.
      • L’exercice mixte reste stable : 11 %.
    • L’exercice salarié est globalement préféré chez les primo-inscrits : 83 % d’entre eux ont fait ce choix en 2018, 16 % celui du libéral.
      • Légère inflexion cependant : en 2010, ils étaient 88 % à faire le choix du salariat et 11 % celui du libéral.

    Un renouvellement générationnel « insuffisant »

    • Index de renouvellement générationnel (rapport des médecins de moins de 40 ans sur les médecins de 60 ans ou plus) :
      • 0,85 pour les médecins généralistes ;
      • 0,95 pour les spécialistes chirurgicaux
        Cela dénote « un renouvellement insuffisant », indique le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom).
    • « Seules les spécialités médicales, avec un rapport de 1,21, connaissent un renouvellement réel ».

    Des inégalités entre départements qui s’accentuent

    • Nombre encore insuffisant de jeunes médecins sur l’ensemble du territoire : hausse des inégalités entre les départements les plus favorisés en termes de densité médicale (décile 10) et ceux les plus défavorisés (indice 1).
      Le rapport entre ces deux déciles est passé :
      • de 1,4 en 2010 à 1,6 en 2018 pour les médecins généralistes ;
      • de 2,3 en 2010 à 2,5 en 2018 pour les spécialistes médicaux ;
      • de 2,1 à 2,3 pour les spécialistes chirurgicaux.
    • Baisse plus rapide de la densité médicale dans les départements les plus défavorisés :
      • la densité des généralistes a baissé de 19,8 % dans les départements du décile 1 entre 2010 et 2018, contre une baisse de 9,8 % dans les départements du décile 10 ;
      • la densité des spécialistes médicaux a chuté de 2,5 % dans le décile 1 au cours de la même période, alors qu’elle a augmenté de 2,7 % dans le décile 10 ;
      • la densité des spécialistes chirurgicaux a baissé de 6,1 % dans le décile 1 au cours de la même période, alors qu’elle a augmenté de 4,9 % dans le décile 10.

    « Cela tend à démontrer l’absence d’effets des mesures incitatives mises en œuvre jusqu’ici et confirme l’urgence d’une réforme portant un véritable changement de paradigme », commente le Cnom.

    Des territoires cumulant les fragilités

    Le Conseil de l’Ordre des médecins constate que les difficultés en termes de densité médicale sont souvent cumulées à d’autres facteurs de fragilité territoriale.

    • Existence d’un lien « très significatif et inversement proportionnel » entre densité médicale des départements et proportion de la population générale ayant plus de 60 ans : les populations les plus en demande de soins sont le plus souvent éloignées de l’accès aux soins.
    • Ces territoires sont souvent ceux qui ne bénéficient que d’une couverture internet mobile partielle, ou ceux dont les habitants éprouvent des difficultés à accéder aux équipements de la gamme intermédiaire (collèges, supermarchés, stations-services, etc.)

    « Alors que l’actualité est dominée par un mouvement – les gilets jaunes – qui trouve son origine dans de nombreuses fractures sociales et territoriales, l’Ordre des médecins réaffirme que la santé est au cœur du pacte Républicain et que les médecins sont des acteurs centraux de ce pacte », souligne le Cnom.

  • Concours d’idées CNSA : imaginer les lieux de vie collectifs de demain pour adultes handicapés

    Dans le cadre du concours d’idées de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) « Lieux de vie collectifs & autonomie », les futurs architectes sont invités à imaginer les établissements médico-sociaux de demain sur la base d’un cahier des charges. La thématique de cette édition 2019 est « lieux de vie collectifs pour adultes handicapés ».

    Le concours s’adresse aux étudiants. Le jury encourage la constitution d’équipes pluridisciplinaires (étudiants en architecture, en médecine, soins infirmiers, paysagistes…) et l’inscription du projet dans une dimension prospective globale (prise en compte des aspects médicaux, sociaux, environnementaux…).

    Les dossiers sont examinés par un jury pluridisciplinaire, présidé par un membre de l’Académie d’architecture.

    • Date limite de dépôt des dossiers : 18 mars 2019, 16h00 (cachet de la poste faisant foi)
    • Sélection des lauréats (pré-jury) : les 12 et 13 juin 2019
    • Sélection des lauréats (jury) : le 20 juin 2019
    • Remise des prix : automne 2019

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés en recommandé avec accusé de réception ou déposés contre récépissé au secrétariat du concours, en deux exemplaires papier accompagnés d’une clé USB contenant l’ensemble des documents et la vidéo (hormis les panneaux A1 pour lesquels un exemplaire suffit), à l’adresse suivante :
    CNSA
    Direction des établissements et services médico-sociaux

    Concours d’idées CNSA lieux de vie collectifs & autonomie
    66 avenue du Maine
    75682 Paris cedex 14

    Présentation

    Le concours d’idées CNSA « Lieux de vie collectifs & autonomie » est organisé par la CNSA en collaboration avec la Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture et en partenariat avec les acteurs du secteur médico-social et de l’architecture.

    L’édition 2019 est soutenu par le Comité national coordination action handicap (CCAH).

    « L’architecture possède de véritables vertus thérapeutiques. Elle peut aisément se mettre au service du projet de vie et de soins de l’établissement, grâce à une collaboration étroite entre le maître d’ouvrage et son architecte », commente la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

    Catégories et prix

    2 catégories, ouvertes en alternance une année sur deux :

    • imaginer les lieux de vie collectifs innovants pour personnes handicapées de demain (2019).
    • imaginer la maison de retraite de demain ;

    Le concours 2019 est doté de 17 000 € :

    • le lauréat du premier prix reçoit 12 000 € de la part de la CNSA ;
    • le lauréat de la mention spéciale reçoit 5 000 € de la part de l’un des partenaires (Fondation Médéric Alzheimer et le CCAH).

    Modalités de candidature

    « Les étudiants élaborent leur projet sur la base d’un cahier des charges, explique la CNSA. Le cahier des charges définit les principes généraux pour la conception du lieu de vie collectif. »

    Pour candidater, les étudiants doivent envoyer un dossier composé des pièces suivantes :

    • le formulaire de dossier de candidature dûment rempli ;
    • une copie de la carte d’étudiant 2018-2019 de chaque membre de l’équipe et leur curriculum vitae ;
    • une note descriptive présentant le fonctionnement du projet et son aspect novateur, son intégration dans le tissu urbain ou rural, son parti architectural, les ratios de surface, les matériaux utilisés ;
    • deux panneaux maximum de format A1, souples ou rigides, présentant : plans, coupes et façades, perspectives permettant d’illustrer les points importants du projet, à l’échelle 1/200 ;
    • une vidéo de 3 minutes maximum présentant le projet.

    Tout dossier incomplet peut constituer un critère d’exclusion.

    Contact

    CNSA – Secrétariat du concours et informations

    Lucie Gendrot – 01 53 91 21 69 – prix.autonomie@cnsa.fr

  • Rapport « CHU de demain » : responsabilité territoriale étendue et nouveau modèle de financement

    Des statuts renouvelés, une gouvernance renforcée avec l’université, un nouveau modèle de financement, une responsabilité territoriale étendue et la création d’une mission « de prévention et de promotion de la santé », telles sont les propositions clés présentées dans le rapport « Le CHU de demain », remis par les présidents des 6 conférences hospitalo-universitaires ce 14 décembre 2018 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Les signataires du document se sont réunis les 12 et 13 décembre au Futuroscope de Poitiers à l’occasion des 16èmes Assises nationales hospitalo-universitaires et de la célébration du 60ème anniversaire des CHU.

    Le document révèle 23 propositions pour construire le nouveau modèle des CHU autour des cinq grands axes thématiques transversaux suivants :

    • une nouvelle synergie entre le CHU et l’université ;
    • une responsabilité territoriale conjointe du CHU et de l’université ;
    • une rénovation de l’exercice et des carrières en CHU ;
    • une politique territoriale de formation en santé copilotée par le CHU et l’université :
      – « le CHU doit expérimenter de nouvelles pratiques à l’aide d’outils nouveaux (numérique) mis à disposition dans une transformation de l’offre de formation tout au long de la vie » ;
    – « Le CHU en lien avec l’université doit être un lieu d’expérimentation, d’application et d’évaluation des nouveaux outils numériques de la formation (plateforme, simulation, intelligence artificielle) pour transformer la formation en santé » ;
    • un nouveau pilotage stratégique de la recherche en santé.

    Focus : vers un nouveau modèle de financement

    « Un modèle de financement nouveau s’impose pour mettre fin à la dispersion des crédits de recherche, favoriser l’innovation des CHU et leur permettre d’exercer leurs responsabilités dans la subdivision », est-il expliqué en préambule du rapport.

    Propositions

    Au titre des soins :

    • maintien de la tarification à l’activité (T2A) pour les activités de jour mais avec un financement spécifique des 10 % d’activité de recours et d’expertise afin notamment de déplafonner l’enveloppe des actes d’activité hors nomenclature ;
    • financer intégralement les charges générées par la formation initiale et continue ainsi que la permanence des soins des juniors sur une enveloppe dédiée indépendante de la T2A.

    Concernant le financement de la recherche et de l’innovation :

    • elle devra reposer sur la sanctuarisation d’une enveloppe dédiée financée par l’Assurance maladie mais non soumise à la règlementation de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam).
    • Par ailleurs, l’investissement courant dans les CHU devra être porté à 4 %, « les investissements de grande ampleur devant bénéficier de procédures de financement qui privilégient les subventions au capital amortissable », précise le communiqué.
    • Enfin, la nouvelle mission territoriale de prévention et de promotion de la santé, au sein du GHT et en association avec les autres GHT de la subdivision, devra faire l’objet « d’un financement distinct de même que les surcoûts liés à la recherche, à l’enseignement et aux actes de recours ».

    Axe I : réinventer la synergie entre CHU et université

    Proposition 1 : renouveler l’association entre CHU et université et le cadre juridique et opérationnel de cette synergie

    • 1.1 Pour renforcer la cohérence des gouvernances,s’appuyer sur une représentation croisée dans la gouvernance des CHU et des universités.
    • 1.2 Pour décliner au sein des CHU les décisions conjointes entre le directeur général et le président de l’université, mettre en place des processus opérationnels conjoints entre le directeur général, le président de la Commission médicale d’établissement (CME) et les doyens de santé,dans les domaines d’actions partagés, tout en respectant le principe d’une direction générale unique du CHU.
    • 1.3 Renforcer la stratégie nationale pour les CHU et instaurer une Conférence nationale annuelle des CHU, présidée par les ministres en charge de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MSS et MESRI), associant les six Conférences et les établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST).

    Axe II : CHU et université, co-animateurs de la santé dans les territoires

    Proposition 2 : instaurer la responsabilité territoriale du nouveau modèle de gouvernance CHU et université

    • 2.1 La mise en œuvre opérationnelle sur le territoire des stratégies en matière de prévention, de soins, de formation, de recherche et d’innovation est assurée par le directeur, le président de la Commission médicale d’établissement (PCME) et les doyens de santé, dans le cadre d’une gradation et d’une coopération avec les autres acteurs du territoire.
    • 2.2 Structurer des réseaux de CHU.

    Axe III : réaffirmer la place des acteurs de santé et le sens de leur métier

    Proposition 3 : rénover l’exercice et les carrières en CHU en réaffirmant leurs spécificités

    • 3.1 Repenser les métiers à l’hôpital.
    • 3.2 Améliorer la qualité du management par la formation,le processus de recrutement et l’évaluation.

    Axe IV : CHU et université : copilotes de la transformation des études de santé

    Proposition 4 : instaurer une responsabilité partagée de la nouvelle gouvernance CHU/université en matière de politique territoriale de formation en santé

    • 4.1 La mise en œuvre de cette responsabilité partagée s’exerce en incitant les sites à formaliser les modalités de discussion.
    • 4.2 Le CHU doit identifier et faciliter l’émergence de nouveaux métiers et de nouveaux exercices qui généreront de nouvelles formations professionnalisantes.
    • 4.3 Le CHU doit expérimenter de nouvelles pratiques à l’aide d’outils nouveaux (numérique) mis à disposition dans une transformation de l’offre de formation tout au long de la vie.
    • 4.4 Le CHU en lien avec l’université doit être un lieu d’expérimentation, d’application et d’évaluation des nouveaux outils numériques de la formation (plateforme, simulation, intelligence artificielle) pour transformer la formation en santé.
    • 4.5 Le CHU en lien avec l’université doit être un acteur majeur de la formation à la recherche médicale.
    • 4.6 Le CHU et l’université doivent être les vitrines de la médecine française pour promouvoir la formation médicale à l’international par une offre diplômante et favoriser la mobilité des étudiants en santé.

    Axe V : CHU et université : moteurs et accélérateurs de la recherche médicale mondiale et de l’innovation

    Proposition 5 : le CHU et l’université créent les conditions d’un pilotage stratégique de la recherche en santé

    • 5.1 Faire du Comité de recherches en matière biomédicale et de santé publique (CRBSP) une instance stratégique CHU/université qui définit,à l’échelle de chaque CHU, des thématiques « différenciantes »à rayonnement national et international, en cohérence avec les EPST et en lien avec les acteurs économiques locaux.
    • 5.2 Mettre en place une évaluation externe de la recherche des CHU par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), synchronisée avec celle de l’université et selon un référentiel couvrant la production et l’organisation de la recherche, ainsi que le rôle stratégique du CRBSP au niveau du périmètre universitaire.
    • 5.3 Imposer une information mutuelle complète des moyens mis à disposition entre les partenaires dès lors qu’on est dans une politique partagée entre CHU, université et EPST, permettant d’aligner l’allocation des ressources à la stratégie portée conjointement.
    • 5.4 Permettre l’entrée des CHU au capital des SATT afin de renforcer la cohérence de la politique de valorisation du CHU avec celle de l’université.
    • 5.5 Mettre en cohérence les politiques de recherche biomédicale des sites dans le cadre d’un forum des CRBSP de l’interrégion, associant les acteurs du secteur privé, les collectivités territoriales (dont les régions) et les pôles de compétitivité.
    • 5.6 Mettre en place une instance nationale en charge d’une gouvernance de la recherche biomédicale, partagée entre l’ensemble des acteurs (définition des priorités stratégiques, coordination de la programmation, consolidation des moyens engagés…).
    • 5.7 Renforcer les programmes existants pour la recherche translationnelle, notamment le programme de recherche translationnelle en santé (PRTS), le programme RHU et les contrats hospitaliers de recherche translationnelle. programmation,consolidation des moyens engagés…).
  • Trophées FHP 2018 : la clinique Provence Bourbonne et son serious game parmi les 9 lauréats

    9 hôpitaux et cliniques privés décrochent les trophées de l’hospitalisation privée 2018, remis à Paris par la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) le 12 décembre 2018, à la veille des Rencontres de la FHP.

    • Catégorie « organisations innovantes du parcours de santé » (nouvelle catégorie) :
    – lauréat : clinique Provence Bourbonne (Aubagne – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Un serious game impliquant les patients dans leur rééducation en SSR neurologique »
    ;
    – nominé : polyclinique du Grand Sud (Nîmes).

    • Catégorie « clinique socialement responsable » :
    – lauréat : clinique de Miremont (Badens) ;
    – nominé : polyclinique de Limoges (Limoges).

    • Catégorie « relations patients » :
    – lauréat : clinique de l’Union (Saint Jean -Ramsay Générale de Santé) ;
    – nominé : imagerie médicale de l’hôpital privé d’Antony (Antony – Ramsay Générale de Santé).

    • Catégorie « excellence médicale » :
    – lauréat : hôpital Privé Jean Mermoz (Lyon – Ramsay Générale de Santé) ;
    – nominé : clinique Axium (Aix-en-Provence – Almaviva Santé).

    • Coup de cœur du jury : polyclinique du Cotentin (Equeurdreville) pour le projet « Campagne de recrutement de médecins : « Nous sommes Med’in Cherbourg, et toi ? ».

    Catégorie « organisations innovantes du parcours de santé »

    • Lauréat : Clinique Provence Bourbonne (Aubagne – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Un Serious Game impliquant les patients dans leur rééducation en SSR neurologique ».

    Le serious game, baptisé « S’TIM », permet d’aider les patients à récupérer leurs fonctions cognitives et exécutives, comme se repérer dans le temps et l’espace, planifier une tâche ou s’adapter à un contexte.

    • Nominé : Polyclinique du Grand Sud (Nîmes) pour le projet « Gestion coordonnée des parcours de santé, une plateforme ville-hôpital d’accompagnement, de suivi et de surveillance à domicile ».

    L’objectif de cette initiative est d’amélioration l’articulation de la prévention et des prises en charges sanitaires, médico-sociales et sociales avec l’ensemble des intervenants impliqués.

    La plateforme permet notamment de gérer en ligne les rendez-vous, de partager les éléments importants du dossier patient et d’effectuer des évaluations.

    Catégorie « clinique socialement responsable »

    • Lauréat : Clinique de Miremont (Badens) pour le projet « La Clinique de Miremont : du chaos à une belle renaissance, ou comment retrouver de la performance par le bien-être au travail ».

    Par ce projet, l’établissement cherche à faire de la qualité de vie au travail « une valeur fondamentale » et une « priorité », précise le communiqué.

    • Nominé : Polyclinique de Limoges (Limoges) pour le projet « »Vis ma vie » dans le cadre de la semaine QVT (qualité de vie au travail)».

    Il s’agit d’un partage d’expériences ayant pour but de découvrir un nouveau métier mais aussi de donner aux salariés volontaires l’occasion de mieux connaître la réalité du travail de leurs collègues pour une meilleure cohésion du personnel.

    Catégorie « relations patients »

    • Lauréat : Clinique de l’Union (Saint-Jean – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « La sensorialité au cœur de la relation parent-enfant en néonatologie »

    L’idée est de permettre à la mère et à son enfant de cohabiter en harmonie grâce à des chambres équipées de deux espaces distincts et d’un matériel protégeant le développement neurosensoriel des nouveau-nés des agressions sonores, lumineuses et tactiles.

    L’architecture est adaptée aux contraintes liées à une prise en charge médicale ou à un handicap neurosensoriel des patients.

    • Nominé : Imagerie médicale de l’Hôpital privé d’Antony (Antony –Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Patient R ».

    Le but est de mettre en place une organisation adaptée aux besoins des patients en garantissant l’obtention des résultats de biologie et de radiologie en moins d’une heure pour les médecins de ville chaque fois que nécessaire.

    Catégorie « excellence médicale »

    • Lauréat : Hôpital Privé Jean Mermoz (Lyon -Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Chirurgie pancréatique avec assistance robotique : étude pilote de faisabilité ».

    La solution de chirurgie pancréatique testée par l’hôpital lyonnais vise à diminuer le taux de mortalité/morbidité et à améliorer l’efficience chirurgicale en passant par le développement de techniques mini-invasives (chirurgies coelioscopiques et robotique).

    • Nominé: Clinique Axium (Aix en Provence – Almaviva Santé) pour l’article publié dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet, intitulé Targeted therapy with a localised abluminal groove, low-dose sirolimus-eluting, biodegradable polymer coronary stent (Target All Comers): a multicentre, open-label, randomised non-inferiority trial.

    Coup de cœur du Jury

    Lauréat : Polyclinique du Cotentin (Equeurdreville) pour le projet «Campagne de recrutement de médecins: « Nous sommes Med’in Cherbourg, et toi ? ».

    La campagne a été lancée sur les réseaux sociaux par les praticiens de la polyclinique du Cotentin et du centre hospitalier public du Cotentin (CHPC) à destination de leurs confrères, actuels et futurs.

    Le but est de montrer la satisfaction des médecins vis-à-vis de leurs outils de travail et de leurs conditions d’exercice à Cherbourg.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique territoriale et bénéficie du soutien des commerçants de la ville.

  • E-healthWorld Monaco 2019 : le congrès scientifique se tiendra les 26 et 27 mars 2019

    Le congrès scientifique e-healthWorld Monaco aura lieu les 26 et 27 mars 2019 à l’hôtel Fairmont Monte Carlo.

    Des débats et ateliers seront organisés au cours de ces deux jours. Les sessions prévues dans la salle plénière seront traduites en simultanée en français ou en anglais.

    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées via le site Ehealthworld.vimeet.events. Pour toute demande d’information supplémentaire, contacter les organisateurs au 01 46 90 00 01 ou par email à info@e-healthworld.com.

    Pass Congrès e-HealthWorld Monaco :
    • 1 jour : 190 euros HT (228 euros TTC) ;
    • 2 jours : 290 euros HT (348 euros TTC) ;
    • tarif partenaires : 217.50 euros HT (261 euros TTC) ;
    • tarif étudiant et paramédical (sur justificatif) : 145 euros HT (174 euros TTC).

    Programme du 26 mars 2019

    08h45 – 9h00 Ouverture du congrés

    Docteur Patrick ERRARD, Président d’e-Healthworld.

    Salle plénière

    09h00 – 10h30 Bonnes et mauvaises pratiques de la téléconsultation médicale

    Intervenants : Pierre SIMON, Francis MAMBRINI, Marie-Laure SAILLARD, Lina WILLIATTE

    Salle plénière

    9h00 – 10h30 Conseil national e-santé

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Salle Atelier

    9h00 – 10h30 Digital-therapy

    Intervenant : Alexia SIBONY

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 Table ronde du LEEM

    Intervenants : Docteur Patrick ERRARD, Anne Baille, Eric BASEILHAC.

    Salle plénière

    11h00 – 12h20 Gynécologie connectée

    Intervenant : Docteur Wassim BADIOU

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 e-santé et Blockchains

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Salle Atelier

    12h20 – 12h45 Keynote

    Salle plénière

    14h15 – 16h00 Téléconsultation en pharmacie d’officine : pourquoi ?

    Intervenants : Irene LOPEZ, Clément CARLIN, Sophie SERGENT-DECHEF, Michel SERI

    Salle plénière

    14h15 – 16h00 Cardiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Pamela MOCERI

    Salle Spécialité

    14h15 – 16h00 QWANT

    Intervenant : Docteur Olivier AMI

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Télémédecine en pharmacie : à vos marques, prêts, connectés !

    Intervenants : Tina GERERAL, Gilles BONNEFOND, Maxime CORDIER, Sophie TOUFFIN RIOLI

    Salle plénière

    16h30 – 18h00 Cardiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Pamela MOCERI.

    Salle Spécialité

    16h30 – 18h00 QWANT

    Intervenant : Docteur Olivier AMI.

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Take Care Show

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Side Event

    20h00 – 00h00 : Awards de La nuit connectée

    Pitch des start-ups retenues, issues du secteur de la santé connectée

    Programme du 27 mars 2019

    9h00 – 10h30 Démocratiser l’intelligence artificielle

    Intervenants : Anthony MOREL, Jean-Marc BEREDER, Antoine DENIS, Cecile MONTEIL, Jeff SORENSEN.

    Salle plénière

    9h00 – 10h30 e-santé en Afrique

    Intervenants : Jerome FROISSART, Christophe FICHET, Eudes MENAGER, Adam THOMPSON, Véronique THOUVENOT.

    Salle Spécialité

    9h00 – 10h30 Infirmier(e)s connecté(e)s

    Intervenants : Docteur Charlers NAHMANOVICI, Giovanni SILVERII

    Salle Atelier

    9h00 – 10h30 DPC en e-santé

    Intervenants : Docteur Wassim BADIOU, M. SOLER

    Side-event 11h00 – 12h20 Démocratiser l’intelligence artificielle…et après ?

    Intervenants : Cecile MONTEIL, Docteur Olivier AMI, David GRUSON, Leo MAGALI.

    Salle plénière 11h00 – 12h20 e-santé en Afrique

    Intervenants : Jerome FROISSART, Christophe FICHET, Eudes MENAGER, Adam THOMPSON, Véronique THOUVENOT.

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 Infirmier(e)s connecte(e)s

    Intervenants : Docteur Charlers NAHMANOVICI, Giovanni SILVERII

    Salle Atelier

    11h00 – 12h20 DPC en e-santé

    Intervenants : Docteur Wassim BADIOU, M. SOLER

    Salle Atelier

    12h20 – 12h45 L’adresse du président Docteur Patrick ERRARD, Président d’e-Healthworld.

    Salle plénière

    14h00 – 14h30 Pitch des Start-ups gagnantes de la nuit connectée

    Intervenants : Fréderic PRATE, Danielle ROMERO.

    Salle plénière

    14h30- 16h00 Simulation – Réalités virtuelle et augmentée

    Intervenants : Anthony MOREL, Gael KUHN, Nicholas AYACHE.

    Salle plénière

    14h30 – 16h00 Dermatologie et esthétique connectées

    Intervenants : Tu-Anh DUONG, Frédéric BRACCINI.

    Salle Spécialité

    14h30 – 16h00 Radiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Docteur Antoine IANESSI

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Robotique

    Intervenant : Docteur Wassim BADIOU

    Salle plénière

    16h30 – 18h00 Dermatologie et esthétique connectées

    Intervenants : Tu-Anh DUONG, Frédéric BRACCINI.

    Salle Spécialité

    16h30 – 18h00 Radiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Docteur Antoine IANESSI

    Salle Atelier

  • L’AP-HP et Paris Diderot accompagnent 4 projets issus de la promo 2018 du DU de e-santé

    L’AP-HP et l’université Paris Diderot vont accompagner 4 projets e-santé développés par la promotion 2018 du diplôme universitaire (DU) « Enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée » porté par le Centre de responsabilité de santé connectée (CRSC) de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (AP-HP).

    Les solutions, dont la sélection a été annoncée le 3 décembre 2018 par le CRSC, vont être soutenues dans leur développement depuis l’idée princeps à leur valorisation, en passant par l’essai clinique, par l’équipe hospitalo-universitaire du centre de responsabilité et par le pôle « transfert et innovation » – OTTPI de la Délégation de la recherche clinique et à l’innovation (DRCI) de l’AP-HP.

    Les 4 projets retenus sont :
    • un capteur connecté de rythme cardiaque fœtal ;
    • Centricity : une application modulaire qui permet de centraliser au sein d’un environnement unique le suivi d’une ou de plusieurs maladies chroniques ;
    • Tonic Carpet : un tapis de gymnastique interactif proposant des programmes de sport-santé en réalité augmentée ;
    • la téléconsultation inopinée de médecine générale en soutien aux déserts médicaux.

    Les inscriptions à la promotion 2019 du DU sont encore possibles pendant quelques jours en envoyant une demande à boris.hansel@aphp.fr et patrick.nataf@aphp.fr.

    Les 4 projets e-santé sélectionnés

    L’ensemble des projets a été examiné par un jury composé de professionnels (médecins et soignants) de l’AP-HP, de l’université Paris Diderot et d’experts en santé connectée, en droit et en ingénierie. 4 d’entre eux ont été retenus.

    Capteur connecté de rythme cardiaque fœtal

    • Porté par le Pr Dominique Luton, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (AP-HP).

    L’idée est de concevoir avec la société Atys médical un capteur de rythme cardiaque fœtal permettant une déambulation autonome en cours de travail.

    Le capteur transmettra les données relatives aux rythmes cardiaques fœtal et maternel ainsi que les contractions utérines aux professionnels de santé en charge de la surveillance de la patiente enceinte.

    Objectifs :

    • maintenir un haut niveau de sécurité pour la mère et le futur nouveau-né (priorité) ;
    • améliorer le confort des femmes et de leurs proches « au moins en première partie du travail, ce qui répond aux aspirations de la majorité des professionnels [et] des mamans [ainsi qu’]aux exigences institutionnelles (HAS notamment) », note l’AP-HP dans un communiqué publié le 4 décembre 2018 ;
    • participer à la diminution du taux de césarienne en favorisant la déambulation en cours de travail.

    Centricity : application modulaire de suivi et partage de données de santé

    Centricity est une application modulaire qui permet au patient de suivre et de partager ses données de santé avec son médecin afin d’optimiser sa prise en charge.

    L’outil centralise au sein d’un environnement unique le suivi d’une ou de plusieurs maladies chroniques, les porteurs du projet ayant constaté qu’il existait pour chaque maladie chronique de nombreuses applications mobiles et objets connectés disponibles.

    Tonic Carpet : tapis de gymnastique interactif avec programmes en réalité augmentée

    Il s’agit d’un tapis de gymnastique interactif proposant des programmes de sport-santé en réalité augmentée. La solution a été développée par la start-up Macadam Tonic.

    Connectée à une application mobile, le tapis permet d’effectuer des exercices à partir d’une centaine de programmes conçus par des professionnels de la santé et du sport. Via l’appli, l’utilisateur peut suivre son activité et sa progression et gagner des « points santé ».

    Des programmes d’activités physiques généraux (renforcement musculaire, yoga, etc.) et des programmes spécifiques de santé, centrés par exemple sur la lutte contre les lombalgies, sont aussi disponibles.

    Téléconsultation inopinée de médecine générale en soutien aux déserts médicaux

    « 4,5 millions de patients consultent tous les ans aux urgences pour une pathologie aiguë de médecine générale faute de disponibilité de leur médecin traitant », souligne l’AP-HP.

    Partant de ce constat, des étudiants du diplôme universitaire de santé connectée ont mis au point un système de téléconsultation inopinée de médecine générale « proposée à l’épicentre des déserts médicaux ». Ce dernier peut répondre à ce besoin « si l’organisation répond strictement à l’avenant 6 conventionnel ».

    Le projet a déjà été testé dans l’Aube.

    Accompagnement des projets : du conseil à l’évaluation scientifique

    Chaque année, 30 projets « portés par des apprenants issus d’horizons professionnels divers » naissent au sein du diplôme universitaire (DU) de santé connectée, indique le Pr Patrick Nataf, chirurgien cardiaque et co-directeur du Centre de responsabilité de santé connectée (CRSC).

    L’accompagnement « va du simple conseil à l’évaluation scientifique dans le cadre de notre structure hospitalo-universitaire et de notre unité de recherche Inserm, explique le Pr Nataf. Le CRSC se propose d’aider scientifiquement en lien avec les équipes de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard et la DRCI de l’AP-HP à concevoir un plan d’évaluation des solutions et de mettre en place des études cliniques. Pour les solutions concernées, une mise en application avec les équipes est également organisée ».

    Le CRSC travaille en lien avec Paris Diderot et l’unité Inserm U1148 LVTS

    Le Centre de responsabilité de santé connectée de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard est associé à l’université Paris Diderot et à l’unité Inserm U1148 LVTS autour d’activités de soins, de recherche et d’enseignement dans le domaine de la santé connectée.

    Il est dirigé par le Pr Patrick Nataf, chirurgien cardiaque et par le Dr Boris Hansel, endocrinologue-nutritionniste.

    Le diplôme universitaire (DU) « Enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée » réunit les expertises de professionnels issus du secteur de la santé (médecins, chercheurs de l’AP-HP) ainsi que des startups, des juristes, des économistes et des professionnels de l’ingénierie de l’université Paris Diderot (IUT).

  • Pro Digital Health 2019 : le congrès du numérique en santé, les 4-5/04/2019 à Poitiers (Futuroscope)

    Pro Digital Health 2019, ou Congrès du numérique en santé, se tiendra les 4 et 5 avril 2019 à Poitiers au sein du Futuroscope. Porté par le Cluster Tic santé Nouvelle Aquitaine et le CREAI, cet événement régional est organisé par Comm Santé.
    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées en ligne sur Pro-digital-health.com.

    Programme

    4 avril 2019

    • 9h15 – Conférence Introductive
    • 9h45 – Le numérique pourra t-il répondre au défi de la santé ?
    • 10h30 – Pause : Visite du salon d’exposition et lancement du Hackathon
    • 11h00 – E-santé : quelles étapes pour se lancer ? (session au choix)
      • 1A – Table ronde : Quelles stratégies du déploiement du numérique dans les parcours de santé ?
      • 1B -Télémédecine et ESMS (Etablissements et services médico-sociaux) : Quelles solutions à distance ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Symposium 14h30 – La E-transformation du parcours de santé (Session au choix)
      • 2A – L’accès aux soins
      • 2B – Transformations et médiations digitales : de nouvelles pratiques professionnelles
    • 15h30 – Pause
    • 16h30 – Panorama des bonnes pratiques internationales en télémédecine 18h – Soirée connectée
    • 19h00 – Diner de Gala « Sur un air moléculaire » au Futuroscope

    5 avril 2019

    • 9h – Économie de la santé connectée : Quels modèles, Quelles perspectives ? (session au choix)
      • 3A – Table ronde : Enjeux stratégiques des mutuelles dans le domaine de la e-santé : quels investissements, quels types de projet, quelles stratégies ?
      • 3B – Quel modèle économique pour la e-santé ?
      • 3C – Table ronde : Qualité et sécurité des dispositifs médicaux connectés, quelle évaluation ?
    • 10h30 – Pause et visite de l’exposition
    • 11h – Innovations et Système de santé: quelles stratégies partager ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Remise des prix du Hackathon
    • 14h – Conférence de clôture
    • 15h30 – Fin du congrès
  • US : les vétérans poursuivent leur stratégie de digitalisation avec Philips, Walmart et T-Mobile

    Le ministère américain des Anciens combattants (United States Department of Veterans Affairs ou « VA » / les vétérans) étend son réseau de télémédecine avec une série de partenariats visant à améliorer l’accès à des services de santé connectée pour des vétérans ruraux ou expatriés.

    Ces accords signés avec Philips, Walmart et T-Mobile font partie du programme de santé connectée “Anywhere to Anywhere VA Health Care” – pouvant être traduit par  « où que vous soyez, vers n’importe quel services de soins des Vétérans » – lancé en 2017.

    Le ministère des Anciens combattants (VA) veut élargir sa gamme de services de santé connectée

    Lancé en 2017, le programme « Anywhere to anywhere VA healthcare » propose aux médecins de 900 hôpitaux et centres de santé de suivre à distance leurs patients par des services connectés. Cet exercice a été mis en place en dérogeant aux règles de chaque État en adoptant une règle fédérale afin d’autoriser les médecins des vétérans à faire usage de télémédecine, contournant ainsi les lois en vigueur en matière d’agrément.

    L’initiative a bénéficié du soutien de nombreuses organisations, dont l’American Telemedicine Association, l’American Academy of Family Physicians, l’American Medical Informatics Association, la Federal Trade Commission, le College of Healthcare Information Management Executives, Teladoc, Oracle, l’American Psychological Association, la Brain Injury Association of America, la National Association of Social Workers, le Center for Military Medicine Research de l’université de Pittsburgh et Health IT Now.

    En janvier 2018, l’agence a octroyé un contrat de 260 millions de dollars US (environ 228,7 M€) à 1Vision LLC, une filiale de HMS Technologies, pour la fourniture de solutions de télésanté à domicile aux anciens combattants afin de déployer sa plateforme de suivi virtuel et de surveillance à distance CareConsole. Cette dernière permet aux vétérans bénéficiaires de partager des données avec leur médecin par Bluetooth depuis leur maison.

    Avec environ 900 000 actes de télémédecine comptabilisés en 2017, le VA est un des plus grands réseaux de soins connectés dans le pays

    Les partenariats annoncés le 7 décembre 2018 visent à élargir les services aux vétérans les plus éloignés ou expatriés, soit un tiers de la population globale bénéficiaire.

    Dans le cadre de son accord avec Philips, le ministère américain des Anciens combattants (VA) utilisera la technologie de télémédecine du groupe néerlandais pour mettre en place des services de télésanté dans 10 centres à travers le pays. Walmart va également déployer des stations de télésanté de Philips sur certains de ses sites, tandis que T-Mobile a accepté d’héberger gratuitement l’application Video Connect mHealth de VA sur des objets de santé connectés.

    Ces partenariats stratégiques visent à améliorer l’accès aux soins par une implantation dans les points de vente Walmart – 90% des américains vivent à moins de 15 kilomètres d’un Walmart. Le VA mène un travail avec d’autres sociétés, y compris les grandes compagnies de téléphonie, pour créer davantage de partenariats en télésanté. Les nouveaux programmes ont notamment pour objectif d’offrir des services de santé mentale et de psychiatrie.

  • Résultats 2018 sur la qualité et sécurité des soins (HAS) : la sortie de l’hôpital à améliorer

    En 2018, un tiers des patients quittant l’hôpital après un séjour dans un service de médecine, chirurgie ou obstétrique (MCO) « n’a reçu aucune information sur les signes ou complications devant l’amener à recontacter le médecin », indiquent les résultats 2018 sur la qualité et sécurité des soins dans les établissements de santé publiés par la Haute autorité de santé le 10 décembre 2018, complétés cette année par un indicateur mesurant les complications après une chirurgie orthopédique et divers indicateurs visant à évaluer la chirurgie ambulatoire. Ces derniers révèlent notamment que 30 % des patients traités en ambulatoire (moins d’une journée de séjour) en 2018 ont déclaré qu’aucun numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence ne leur avait été transmis.
    De manière générale, l’organisation de la sortie obtient un score moyen de 63,4/100 en MCO (stabilité) et de 68/100 en ambulatoire.

    En ce qui concerne la qualité générale de leur hospitalisation, les 327 000 patients ayant participé à l’enquête ont donné une note moyenne de 73,3/100 aux établissements en hospitalisation classique, un score quasiment identique à celui de l’an dernier, et de 76,4/100 en ambulatoire, mesuré pour la première fois.

    Dans le détail, 90 % des patients estiment que leurs douleurs ont été correctement traitées. Par ailleurs, la prise en charge médicale ou paramédicale obtient une note moyenne satisfaite de plus de 80/100. En revanche, la qualité des repas plafonne à 58/100.

    Enseignement n°1 de l’enquête : l’organisation de la sortie est à améliorer

    La sortie de l’hôpital comporte des « risques importants de rupture dans la continuité des soins »

    La sortie de l’hôpital est un « moment délicat » pour le patient, souligne la Haute autorité de santé. Elle comporte des « risques importants de rupture dans la continuité des soins » et peut entraîner « anxiété, aggravation de l’état de santé », voir une nouvelle hospitalisation si elle est mal organisée.

    En ambulatoire, les auteurs de l’étude constatent que :

    • près de 40 % des patients n’ont pas obtenu en amont une prescription d’antalgiques leur permettant d’en disposer à leur domicile à leur retour ;
    • la moitié des patients n’a pas été recontactée après la sortie ;
    • 30 % des patients n’ont pas reçu de numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence.

    La plupart des lettres de liaison ne comportent pas la synthèse du traitement médicamenteux

    Par ailleurs, 70 % des lettres de liaison, remise logiquement le jour de la sortie de l’hôpital au patient et à son médecin traitant, ne comporte par la synthèse du traitement médicamenteux. « Documenter l’intégralité du traitement médicamenteux est pourtant fondamental pour garantir une coordination efficace entre les professionnels et sécuriser le suivi du patient », commente la HAS.

    En ambulatoire, 28 % des patients ne sont pas repartis avec une lettre de liaison en 2018, selon l’enquête.

    Autres enseignements clés de l’enquête

    Des patients divisés sur la décision médicale partagée :

    • 49,5 % des patients hospitalisés dans un service de MCO pendant plus de deux jours (MCO +48h) indiquent ne pas souhaiter participer aux décisions concernant leurs soins ou leur traitement. Parmi ceux qui souhaitent participer à la décision, seuls 39,8 % ont pu « toujours » le faire.

    Des patients qui ont besoin d’être rassurés :

    • plus d’un tiers des patients pris en charge en MCO +48h et plus de la moitié de ceux hospitalisés pour une chirurgie ambulatoire ont ressenti de l’anxiété au cours de leur hospitalisation ;
    • 9 patients sur 10 se sentent soutenus par les professionnels au cours de cette prise en charge, or, en hospitalisation de plus de 48h en MCO, près d’un patient sur quatre estime le soutien des professionnels « moyen » à « mauvais ».

    Des patients plutôt satisfaits de la prise en charge de la douleur

    • En hospitalisation de plus de 48h en MC, 85,4 % des patients ont ressenti des douleurs au cours de leur hospitalisation, dont un tiers jugées « intenses » à « extrêmement intenses ».
    • 53 % des patients ont ressenti de la douleur à l’issue de leur intervention en chirurgie ambulatoire.
    • Quel que soit le mode d’hospitalisation, 9 patients sur 10 ayant ressenti des douleurs considèrent que celles-ci ont été prises en charge de façon « bonne » à « excellente ».