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  • US : les vétérans poursuivent leur stratégie de digitalisation avec Philips, Walmart et T-Mobile

    Le ministère américain des Anciens combattants (United States Department of Veterans Affairs ou « VA » / les vétérans) étend son réseau de télémédecine avec une série de partenariats visant à améliorer l’accès à des services de santé connectée pour des vétérans ruraux ou expatriés.

    Ces accords signés avec Philips, Walmart et T-Mobile font partie du programme de santé connectée “Anywhere to Anywhere VA Health Care” – pouvant être traduit par  « où que vous soyez, vers n’importe quel services de soins des Vétérans » – lancé en 2017.

    Le ministère des Anciens combattants (VA) veut élargir sa gamme de services de santé connectée

    Lancé en 2017, le programme « Anywhere to anywhere VA healthcare » propose aux médecins de 900 hôpitaux et centres de santé de suivre à distance leurs patients par des services connectés. Cet exercice a été mis en place en dérogeant aux règles de chaque État en adoptant une règle fédérale afin d’autoriser les médecins des vétérans à faire usage de télémédecine, contournant ainsi les lois en vigueur en matière d’agrément.

    L’initiative a bénéficié du soutien de nombreuses organisations, dont l’American Telemedicine Association, l’American Academy of Family Physicians, l’American Medical Informatics Association, la Federal Trade Commission, le College of Healthcare Information Management Executives, Teladoc, Oracle, l’American Psychological Association, la Brain Injury Association of America, la National Association of Social Workers, le Center for Military Medicine Research de l’université de Pittsburgh et Health IT Now.

    En janvier 2018, l’agence a octroyé un contrat de 260 millions de dollars US (environ 228,7 M€) à 1Vision LLC, une filiale de HMS Technologies, pour la fourniture de solutions de télésanté à domicile aux anciens combattants afin de déployer sa plateforme de suivi virtuel et de surveillance à distance CareConsole. Cette dernière permet aux vétérans bénéficiaires de partager des données avec leur médecin par Bluetooth depuis leur maison.

    Avec environ 900 000 actes de télémédecine comptabilisés en 2017, le VA est un des plus grands réseaux de soins connectés dans le pays

    Les partenariats annoncés le 7 décembre 2018 visent à élargir les services aux vétérans les plus éloignés ou expatriés, soit un tiers de la population globale bénéficiaire.

    Dans le cadre de son accord avec Philips, le ministère américain des Anciens combattants (VA) utilisera la technologie de télémédecine du groupe néerlandais pour mettre en place des services de télésanté dans 10 centres à travers le pays. Walmart va également déployer des stations de télésanté de Philips sur certains de ses sites, tandis que T-Mobile a accepté d’héberger gratuitement l’application Video Connect mHealth de VA sur des objets de santé connectés.

    Ces partenariats stratégiques visent à améliorer l’accès aux soins par une implantation dans les points de vente Walmart – 90% des américains vivent à moins de 15 kilomètres d’un Walmart. Le VA mène un travail avec d’autres sociétés, y compris les grandes compagnies de téléphonie, pour créer davantage de partenariats en télésanté. Les nouveaux programmes ont notamment pour objectif d’offrir des services de santé mentale et de psychiatrie.

  • Bpifrance et France Biotech lancent l’Observatoire du transfert de technologies, dédié à la santé

    Bpifrance, qui déploiera son plan « deeptech » en janvier 2019, et l’association des entrepreneurs en sciences de la vie France Biotech lancent l’Observatoire du transfert de technologies, dédié au secteur des innovations en santé.

    L’objectif de cet observatoire annuel, qui mesurera les progrès réalisés au niveau national, est de continuer et d’amplifier l’enquête sur le transfert de technologies de la santé en France, conduite par un groupe de travail créé par France biotech et dont les résultats ont été publiés le 6 décembre 2018.

    Missions :
    • élargir le périmètre de l’enquête aux différents types de partenariats public-privé et aux différents acteurs impliqués en santé (suivi en miroir des offices du transfert de technologies (OTT)/entreprises) ;
    • établir un état régulier des bonnes pratiques et des marges d’amélioration des partenariats public-privé ;
    • émettre des recommandations pour les entreprises, les OTT et les tutelles ;
    • étudier des cas concrets, remonter aux membres du groupe de travail des exemples de situations complexes afin d’aider à les fluidifier ;
    • enrichir régulièrement la boîte à outils, notamment par des comparables ainsi que des modèles de plan de développement et plan d’affaires.

    Principaux résultats de l’enquête sur le transfert de technologies de la santé

    Dans le cadre de l’enquête sur le transfert de technologies de la santé réalisée par France biotech, tous les acteurs et offices du transfert de technologies (OTT) ont été réunis pour identifier et quantifier les principaux problèmes rencontrées par les entrepreneurs du secteur.

    Les 3 difficultés majeures suivantes ressortent de l’étude :

    • 73 % des plaintes concernent les délais de négociation d’un accord de licence, en moyenne de dix-huit mois ;
    • 38 % la copropriété avec des structures académiques ;
    • 29 % les conditions financières.

    « Ces problèmes de délai ne sont que la conséquence d’une relation qui relève plus du rapport de force que d’un véritable partenariat public-privé, commente Franck Mouthon, administrateur et responsable du groupe de travail sur les partenariats public-privé de France biotech (source : Les Échos). Il faut instaurer dès le début une relation équilibrée entre l’OTT et l’entreprise, car la grande majorité des actifs développés par les sociétés de biotechnologies sont issus de la recherche publique. »

    Réduire le délai de négociation à 10 mois au lieux de 18

    Pour réduire ce délai de négociation à dix mois, l’association propose des outils de bonne pratique, tels que des contrats comparables déjà signés ou des modèles de lettre d’intention.

    Pour l’instant, elle s’est concentrée sur l’accord de licence exclusive envisage d’intégrer tous les partenariats public-privé.

    Observatoire : vers un élargissement à d’autres secteurs

    Bpifrance prévoit d’élargir l’observatoire à d’autres secteurs innovants que celui de la santé.

    Dans le cadre du déploiement de son plan « deeptech », qui s’inscrit dans le prolongement de la création par le gouvernement du Fonds pour l’innovation, la banque publique d’investissement cherche à doubler la création annuelle de start-ups dans le secteur de la deeptech et à les aider à se développer. Elle s’engage ainsi « aux cotés des acteurs de la valorisation de la recherche, du transfert de technologies et des entrepreneurs », explique-t-elle dans un communiqué publié le 6 décembre 2018.

  • États-Unis : le Mount Sinai lance un projet mHealth ciblant le traitement de l’asthme avec Sanofi

    Le réseau d’hôpitaux Mount Sinai (New York) s’est associé le 5 décembre 2018 à Sanofi et à Sema4 pour lancer un programme de santé connectée qui permettra de suivre et de recueillir des données auprès de plus de 1 200 personnes souffrant d’asthme.

    Les chercheurs planifient d’utiliser des plateformes afin de recueillir des informations des participants au programme sur leur état de santé dans leur vie quotidienne, rassemblant ainsi des données physiologiques, environnementales et sociologiques pour identifier la façon dont l’asthme est déclenché et traité.

    Ils réaliseront également le profilage moléculaire d’échantillons biologiques pour étudier comment chaque participant réagit aux traitements.

    Le nombre de cas d’asthme a augmenté de 20 % chaque année pendant les dix dernières années selon l’Asthma and Allergy Foundation of America. Cette augmentation entraîne une hausse des coûts liés à l’asthme, évalués à environ 56 milliards de dollars (environ 49 Mds €) annuellement.

    Plus tôt dans l’année, le système de santé Geisinger de la Pennsylvanie a établi un partenariat avec AstraZeneca pour développer et lancer une plateforme de télé-santé pour ses patients atteints d’asthme. La solution digitale inclut un application mHealth et une plateforme d’aide au management de l’asthme qui intègre les données des patients dans le dossier médical électronique de Geisinger pour donner aux professionnels de santé, y compris aux professionnels d’éducation thérapeutique, aux pneumologues et aux spécialistes, une meilleure vue de la santé globale du patient chronique entre les consultations.

  • Observatoire de la e-santé pays du Sud : Pierre Fabre ouvre un appel à candidatures jusqu’au 15/02/19

    L’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud, « plateforme de mise en réseau des acteurs de la e-santé dans les pays à revenus faibles et intermédiaires« , ouvre jusqu’au 15 février 2019 son 3e appel à candidatures visant à identifier et à soutenir les initiatives les plus prometteuses conçues pour améliorer l’accès aux soins et aux médicaments de qualité dans les pays du Sud.

    Porté par la fondation Pierre Fabre, le concours s’adresse aux porteurs de projets e-santé, pilotes ou en exploitation, basés sur l’utilisation de technologie de l’information et de la communication (TIC).

    Les projets jugés pertinents seront référencés sur le site de l’Observatoire, Odess.io.

    Les postulants doivent remplir le formulaire en ligne accessible via ce lien. Au moment de leur inscription, ils pourront choisir de concourir aux prix de l’Observatoire, qui seront décernés le 1er juillet 2019 lors de la conférence annuelle de l’Observatoire, qui se tiendra au siège de la fondation Pierre Fabre, à Lavaur (Occitanie). Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement financier et technique d’un an assuré par la fondation.

  • Livre vert sur la télépharmacie : l’Ordre soutient l’extension de la télésurveillance au pharmacien

    L’extension de la télésurveillance médicale au pharmacien d’officine et de PUI ainsi que la création de l’observatoire « transformation numérique de la pharmacie » font partie des 12 initiatives mises en avant dans le livre vert « Pharmacie connectée et télépharmacie : c’est déjà demain ! », rendu public fin novembre 2018 et réalisé dans le cadre de l’atelier « Nouvelles technologies » du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop).

    L’objectif de ce document est d’ »ouvrir le débat sur les nombreux impacts du numérique dans les métiers de la pharmacie« . Il est le fruit d’échanges, organisés de novembre 2017 à mai 2018 entre des pharmaciens élus de l’Ordre, des collaborateurs et des experts externes en vue de proposer des orientations sur la place que peuvent occuper les technologies de l’information dans les évolutions des métiers de la pharmacie mais aussi d’émettre des suggestions afin de mobiliser les acteurs concernés.

    La publication de ce document s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de santé (SNS) 2018-2022 sur ses quatre axes : prévention, accès aux soins pour tous, renforcement de la coordination entre professionnels de santé et innovation.
    Le texte reprend aussi, en les adaptant au secteur de la pharmacie, les grands objectifs de la partie numérique de la stratégie de transformation du système de santé (STSS) : accès en ligne pour chaque patient à l’ensemble de ses données médicales, dématérialisation des prescriptions de médicaments, simplification des partages d’information entre professionnels de santé.

    « Notre conviction, nous la tirons de vingt ans d’utilisation du numérique dans le monde de la pharmacie : le succès réside d’abord dans une compréhension commune des enjeux, elle-même suivie de la mobilisation de tous les professionnels concernés et de l’accompagnement du changement pour tirer meilleur parti de technologies parfois disruptives », commentent en introduction du livre vert Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) et Philippe Coatenea, membre du bureau du Cnop.

    12 mutations

    L’Ordre des pharmaciens met en avant 12 recommandations et 12 initiatives pour répondre aux mutations en cours sur la période 2018-2022, dans le cadre de la stratégie nationale de santé (SNS) et de la stratégie de transformation du système de santé (STSS).

    Mutations :

    • du manque au trop plein de données ;
    • des données de remboursement à la santé personnalisée ;
    • de la carte à puce aux smartphones personnels ;
    • des files d’attente aux achats en ligne ;
    • de l’usager du système de santé au patient connecté ;
    • de la production de soins à la prévention des risques ;
    • des vignettes à coller à la traçabilité des boîtes ;
    • de la non-observance à l’internet des objets ;
    • du cloisonnement au partage d’informations ;
    • du papier à la e-santé portée par les pharmaciens ;
    • du tiers payant aux services à valeur ajoutée ;
    • de l’économie de la production à l’économie des services.

    12 initiatives

    • Intégrer la vaccination par le pharmacien dans le dossier pharmaceutique (DP) et le dossier médical partage (DMP)
    • Étendre la télésurveillance médicale au pharmacien d’officine et de PUI
    • Créer l’observatoire « transformation numérique de la pharmacie »
    • Mener des actions communes avec la Conférence des doyens des facultés de pharmacie de France et l’Anepf
    • Étendre l’article L. 1111-23 du Code de la sécurité sociale (CSS) aux pharmaciens biologistes :  « Optimiser par une meilleure coordination le parcours de santé ainsi que la pertinence et la qualité de la prise en charge sanitaire, sociale ou médico-sociale » (article L. 111-23 du CSS)
    • Ajouter un identifiant e-prescription dans chaque alimentation DP
    • Bloquer automatiquement la dispensation de boîtes rappelées
    • Développer le lien DP-DMP et le flux ville-hôpital pour la conciliation
    • Expérimenter la e-carte Vitale et de nouvelles générations de CPS
    • Élargir le comité d’éthique du DP aux nouveaux enjeux
    • Mettre en œuvre la portabilité des données du DP pour les patients
    • Documenter les algorithmes et croisements utilisés par l’Ordre

    Ces 12 initiatives sont articulées autour de 3 axes majeurs

    Proposer de nouveaux services aux patients

    Dans un premier temps, l’idée est de mettre l’accent sur l’innovation. « Les services des pharmaciens aux patients peuvent être considérablement élargis grâce au numérique, dont les services autour des objets connectés, la télépharmacie ou les services en ligne, et créer un environnement très favorable pour la prévention, le suivi personnalisé et le dépistage », note l’Ordre des pharmaciens.

    • Opportunité n°1 : aller plus loin dans la digitalisation des officines françaises
    • Opportunité n°2 : faire décoller la télépharmacie en officine et PUI
    • Opportunité n°3 : tirer parti des objets connectés et applications mobiles de santé
    • Opportunité n°4 : renforcer la formation des pharmaciens au numérique

    4 initiatives :

    • Intégrer la vaccination par le pharmacien dans le DP et le DMP
    • Étendre la télésurveillance médicale au pharmacien d’officine et de PUI
    • Créer l’observatoire « transformation numérique de la pharmacie »
    • Mener des actions communes avec la Conférence des doyens des facultés de pharmacie de France et l’Anepf

    Renforcer la coordination des soins

    Selon l’Ordre des pharmaciens, le développement d’outils interopérables est l’un des éléments-clés d’un meilleur accompagnement du parcours du patient. « En privilégiant des outils nationaux, cette coopération renforcée entre professionnels permettra de fournir l’accès à des soins de qualité pour tous nos concitoyens », commente-t-il.

    • Opportunité n°5 : sécuriser à tous les niveaux le parcours du patient
    • Opportunité n°6 : généraliser la prescription électronique de médicaments
    • Opportunité n°7 : assurer la traçabilité et la sécurité de la chaîne du médicament
    • Opportunité n°8 : développer l’interopérabilité entre outils professionnel

    4 initiatives :

    • Étendre l’article L. 1111-23 du Code de la sécurité sociale aux pharmaciens biologistes
    • Ajouter un identifiant e-prescription dans chaque alimentation DP
    • Bloquer automatiquement la dispensation de boîtes rappelées
    • Développer le lien DP-DMP et le flux ville-hôpital pour la conciliation

    Maîtriser les données et les algorithmes

    « Le succès de cette nouvelle vague numérique passe par un pacte de confiance avec les patients, estime l’Ordre des pharmaciens. Il suppose de mettre les technologies au service de l’humain et d’aller vers plus de transparence et d’éthique, en rendant notamment possible l’accès en ligne du patient à ses données médicales. »

    • Opportunité n°9 : réussir le passage à l’identité numérique en santé
    • Opportunité n°10 : construire un pacte de confiance sur l’utilisation des données collectées
    • Opportunité n°11 : relever le nouveau défi de la portabilité des données de santé, personnelles
    • Opportunité n°12 : promouvoir des « règles ouvertes » pour tous les algorithmes

    4 initiatives :

    • Expérimenter la e-carte Vitale et de nouvelles générations de CPS
    • Élargir le comité d’éthique du DP aux nouveaux enjeux
    • Mettre en œuvre la portabilité des données du DP pour les patients
    • Documenter les algorithmes et croisements utilisés par l’Ordre

    Besoins des professionnels et des patients

  • Le CHU d’Angers inaugure Allegro, le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France

    Un coussin connecté pour prévenir les escarres et des chaussures « intelligentes » pour détecter les chutes, tels sont les types de technologies intégrées au sein du centre d’expertise Allegro, « le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France », inauguré le 22 novembre 2018 au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers lors de la Connected Week de la ville.

    Présenté comme étant « à la fois laboratoire du futur et espace de co-conception » par le CHU dans un communiqué publié le 3 décembre 2018, Allegro sera exploité pour tester au sein d’une chambre d’hospitalisation expérimentale les services et les nouvelles innovations dédiés au domaine de la gérontologie dans l’optique de favoriser l’autonomie des personnes âgées et le bien-vieillir, le tout en collaboration avec les patients, les soignants et les aidants.

    Pour définir les besoins des usagers, l’équipe du living lab a travaillé en concertation avec des utilisateurs, des professionnels de santé ainsi que des spécialistes du vieillissements et des industriels.
    Le nouvel espace est destiné aussi bien aux partenaires publics, aux établissements d’enseignement supérieur et aux patients qu’aux entreprises privés.

    Une chambre expérimentale pour évaluer des prototypes axés sur le bien-vieillir

    La chambre expérimentale d’Allegro, mise en place au sein du service de gériatrie aiguë du CHU d’Angers, a été pensée pour que les partenaires académiques et industriels de l’établissement de soins puissent tester et valider des prototypes visant à mieux répondre aux besoins des personnes âgées malades hospitalisées pour un problème de santé aigu ou décompensé.

    L’équipe du living lab évaluera la faisabilité, l’acceptabilité, l’utilité, l’efficacité, la sécurité, la fiabilité et la reproductibilité des technologies en développement. Le diagnostic de ces différents points a pour but d’améliorer « les caractéristiques et la simplicité d’usage des innovations », explique le centre hospitalier dans son communiqué.

    Une expertise « thérapeutique, technologique et économique »

    « Allegro détient une expertise à la fois thérapeutique, technologique et économique, ajoute le CHU angevins. Sa valeur ajoutée repose sur cette triple compétence mise au service de la recherche médicale et paramédicale. »

    « Il existe une place pour des initiatives enthousiasmantes destinées aux seniors »

    « [Le] nom [Allegro] résume l’essence même du projet : l’aspect « senior » et le caractère hospitalier, tout en faisant référence à Angers. Allegro, signifie aussi « joyeux » en italien, il fait référence à un mouvement vif en musique, explique le Pr Cédric Annweiler, chef du service de gériatrie au CHU. Trop de personnes considèrent encore que l’accompagnement des personnes âgées n’est ni dynamique ni motivant. Nous combattons énergiquement cette idée reçue. (…) Allegro montre qu’il existe une place pour des initiatives innovantes et enthousiasmantes destinées aux seniors. »

    45 500 euros financés par Angers Loire Métropole

    • Allegro est porté par un comité scientifique, dont fait partie le Centre de recherche sur l’autonomie et la longévité (CeRAL) du CHU d’Angers.
    • L’initiative est soutenue par Angers Loire Métropole, qui a versé 45 500 euros afin de permettre la réalisation d’une thèse doctorale.
    • Le projet a décroché l’appel d’offres « Plus de Vie 2017 », lancé par la Fondation hôpitaux de Paris – hôpitaux de France, et a reçu à ce titre une subvention de 16 800 euros, qui a servi à équiper la chambre connectée du living lab.
  • L’AP-HP propose des « coffres-forts numériques » pour les patients les plus vulnérables

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) déploie des « coffres-forts numériques » à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour que les patients « les plus vulnérables », en situation précaire ou éloigné du numérique (personne âgée et isolée par exemple), aient la possibilité de conserver leurs documents administratifs sous forme numérique, a annoncé l’établissement le 21 novembre 2018. Aucune donnée médicale ne sera enregistrée dans ce dossier dématérialisé.

    Le dispositif permet de stocker, de classer et de partager de manière sécurisée et électronique, via ordinateur ou smartphone, des documents nécessaires à l’obtention de nouveaux droits ou à la réalisation de démarches administratives relatives à la sortie de l’hôpital et à l’orientation vers une structure médico-sociale.

    Dans ce cadre, l’AP-HP a signé un partenariat avec Reconnect, une start-up spécialisée dans l’exploitation du numérique pour la lutte contre l’exclusion sociale, et avec Digipost, le coffre-fort numérique du groupe La Poste.
    L’objectif de cet accord est de mettre en place 35 000 coffres-forts numériques sur trois ans dans les 39 hôpitaux de l’AP-HP.

    Après la phase pilote mise en place à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui s’achèvera fin décembre 2018, le service sera déployé en priorité au cours de l’année 2019 dans 18 établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) de l’AP-HP.

    Le patient choisit qui peut accéder à son coffre-fort numérique

    Le service est proposé par les assistants sociaux de l’hôpital, qui peuvent ouvrir le coffre-fort numérique avec l’accord du patient et scanner ses documents pour qu’ils soient enregistrés numériquement.

    Le service social hospitalier pourra ouvrir et alimenter ce dossier numérique au fil du temps. Le patient a la possibilité d’ouvrir son accès à d’autres professionnels des secteurs sanitaire, médico-social ou social.

    Aucune donnée médicale stockée

    Les dates de consultations et les coordonnées des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge du patient peuvent être recueillies mais aucune donnée médicale n’est stockée dans le système.

    Coût : moins d’un euro par ouverture de coffre

    Le coût de ce service pour l’AP-HP est de « moins d’un euro par ouverture de coffre et par patient », précise Christine Morisset, cheffe de projet « Mission vulnérabilité(s) » de l’AP-HP (source : Ticsanté).

    L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière : site pilote jusqu’à fin décembre 2018

    L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a été retenu comme site pilote pour expérimenter ces coffres-forts numériques dans une trentaine de services spécifiquement concernés par l’accueil de personnes vulnérables, tels que les services d’urgence, la maternité ainsi que les permanences d’accès aux soins généralistes et bucco-dentaires.

    18 établissements proposeront le service en 2019

    La phase pilote se terminera fin décembre 2018. Après l’évaluation de ses résultats, une généralisation progressive sera lancée. Le service sera déployé au cours de l’année 2019 en priorité dans 18 établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) de l’AP-HP.

  • L’IA au centre des 7èmes Rencontres de l’Institut national du cancer, le 04/02/2019 à Paris

    Les 7èmes Rencontres de l’Institut national du cancer (Inca) se tiendront le 4 février 2019 au Palais Brongniart, à Paris. Des centaines de professionnels de santé, d’acteurs institutionnels, d’associations, de chercheurs et de scientifiques sont attendus pour l’événement, dont l’objectif est de « partager les dernières évolutions, avancées et réflexions autour de la lutte contre les cancers et de ses enjeux sociétaux », explique l’Inca dans un communiqué.

    Cette nouvelle édition sera centrée sur trois thématiques principales :
    • « D’hier à aujourd’hui, des histoires de lutte, des succès et des échecs » ;
    • « Et demain : quelles priorités, quelles responsabilités » ? ;
    • « L’intelligence artificielle, une nouvelle frontière ou un nouvel outil » ?

    Le programme complet de l’événement sera disponible ultérieurement.

    Les inscriptions à la journée doivent être réalisées sur le site Rencontresinca.fr.

    Pour plus d’informations, envoyer un email à info@rencontresinca.fr.

  • Les dépenses IT en santé sont un « investissement et non un coût » (D. Forslund, Ville de Stockholm)

    « La numérisation des systèmes de santé devrait impliquer non seulement les professionnels de la santé mais également les politiciens« , a déclaré Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et à la e-santé pour la Ville de Stockholm, lors de la conférence « Digitalizing healthcare », qui s’est tenue à Paris le 27 novembre 2018 et à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    Le commissaire a souligné l’importance d’un investissement en IT dans le secteur de la santé, qu’il perçoit comme nécessaire et « non comme un coût », soulignant qu’au moins 10 millions d’euros pourraient être économisés chaque année dans le budget informatique des établissements de soins si les systèmes informatiques obsolètes étaient écartés, la maintenance de ces derniers étant parfois plus coûteuse que l’intégration de nouvelles technologies.

    Daniel Forslund a également cité quelques exemples de déploiements réussis du numérique en santé au sein de la région de Stockholm, où 26 000 patients par jour passent par des services électroniques pour consulter leurs dossiers médicaux, prendre rendez-vous avec un médecin et renouveler des ordonnances, 100 % digitales en Suède.

    L’allocution de Daniel Forslund s’inscrivait dans le cadre de l’événement « Innovation en santé : un dialogue franco-suédois » (« Innovation in health: a french-swedish dialogue« ), organisé par Business Sweden à l’occasion de la Semaine suédoise, qui a lieu du 27 novembre au 5 décembre 2018 à Paris et à Nice.

    Les nouvelles technologies peuvent aider à surmonter les défis du système de santé

    Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et à la e-santé pour la Ville de Stockholm, pointe du doigt les inconvénients, en termes de coût et d’organisation, d’un manque d’investissement dans les nouvelles technologies numériques eu sein des établissements de santé :

    • « Nous pourrions établir un lien entre les principaux défis rencontrés par le système de santé et l’utilisation de systèmes informatiques médiocres », estime-t-il, un manque de modernité qui peut se traduire selon lui par :
      • un accès limité aux professionnels de la santé ;
      • un environnement de travail stressant ;
      • des problèmes de sécurité pour les patients ;
      • des temps d’attente inutiles.
    • « Il est possible de retrouver dans la même organisation de soins une technologie médicale de pointe et des systèmes informatiques anciens (fax, papier), qui entraînent beaucoup de contraintes administratives pour les médecins et les infirmières et donc un manque de temps pour leurs activités directement liées aux soins », ajoute-t-il.

    « Concentrer les investissements sur la technologie pourrait permettre de résoudre les frustrations de la vie quotidienne des patients et des professionnels », explique Daniel Forslund.

    Investir dans la technologie pour améliorer l’environnement de travail et mieux personnaliser l’offre de soins

    Selon le commissaire, investir dans les nouvelles technologies permet :

    • d’améliorer l’environnement de travail :
      • réduction des tâches administratives et donc de la bureaucratie ;
      • renforcement de la sécurité des patients avec un accès sécurisé aux données et connaissances pertinentes ;
      • davantage de chance d’attirer la nouvelle génération à travailler dans le secteur de la santé. C’est une « question de crédibilité », note Daniel Forslund. « Vous ne voulez pas vraiment travailler dans un environnement si le télécopieur est plus vieux que vous. » ;
    • de personnaliser la communication et les soins délivrés aux patients :
      • flexibilité, disponibilité et meilleur service ;
      • meilleure continuité des soins et plus grande liberté pour les patients atteints de maladie chronique.

    L’IT doit être perçu comme « un investissement » et « non comme un coût »

    • La maintenance des anciens systèmes informatiques peut coûter plus cher que d’investir dans de nouvelles technologies :
      • la perte de temps estimée en raison de difficultés techniques et d’une double documentation inutile est de 25 à 60 minutes par jour et par employé (x 35 000), soit 35 000 heures par jour, note Daniel Forslund ;
      • la réduction des problèmes liés à la technologie dégage du temps à 2 000 infirmières dans la région de Stockholm, souligne l’expert, ce qui leur permet de davantage se concentrer sur leurs activités centrales et donc sur les patients ;
      • Au moins 10 millions d’euros pourraient être économisés chaque année dans le budget informatique des établissements de soins si les systèmes obsolètes étaient abandonnés au profit de nouveaux systèmes.

    Exemples d’un déploiement réussi du numérique en santé à Stockholm

    • Le numérique est la nouvelle norme pour les patients dans la région de Stockholm : l’objectif est que tous les patients puissent choisir comment ils peuvent contacter les professionnels de santé, c’est-à-dire soit par téléphone, chat, vidéo ou rendez-vous physique :
      • les cliniques ont été dans l’obligation de proposer des services électroniques et les hôpitaux devront faire de même en 2019 ;
      • le remboursement de la télé-consultation a été rendu possible au même titre qu’une consultation physique ;
      • des services numériques ont été intégrés dans toutes les composantes des systèmes de santé régionaux ;
      • numérisation généralisée attendues : à Stockholm, 26 000 patients par jour utilisent leurs services électroniques personnels pour consulter leurs dossiers médicaux, prendre rendez-vous avec un médecin et renouveler leurs ordonnances (les ordonnances sont à 100 % numérique en Suède)
      • un portail national a été mis en place pour les patients depuis les années 2000.
    • Stockholm cherche à développer un meilleur environnement de travail pour les professionnels de la santé :
      • 220 millions d’euros ont été investis dans la création d’une plateforme d’information ouverte et normalisée comportant le nouveau système de dossiers de santé électroniques (EHR) et une aide à la décision ;
      • toutes les ambulances sont équipées d’une plateforme de documentation et de communication mobile ;
      • des applications mobiles centrées sur la santé ont été déployées ;
      • des solutions basées sur l’intelligence artificielle sont testées pour l’aide à la décision clinique.
    • La région investit dans les compétences numériques :
      • un programme de compétences en cybersanté à été déployé à Stockholm :
        • programme de 3 ans pour développer les compétences numériques ;
        • 15 000 employés ont été formés en 2016-2018 ;
        • l’objectif est d’apprendre à utiliser des outils numériques pour collaborer avec des collègues et des patients ;
        • l’idée est aussi d’apporter des modifications dans le fonctionnement des établissements de soins et dans la manière dont les professionnels de santé utilisent les données recueillies par leurs systèmes pour prendre des décisions cliniques, etc. ;
        • un nouveau programme visant à diriger la transformation numérique va être lancé en 2019
    • « Identifier, comprendre et supprimer les obstacles à la numérisation » est « un travail systématique » dans la région, insiste Daniel Forslund, un effort passant par :
      • un processus de révision annuelle : identifier et éliminer systématiquement les obstacles à l’innovation ;
      • la mise en œuvre de systèmes de remboursement ;
      • une observation des marchés publics : « Que font les prestataires de services de santé et les directeurs d’hôpitaux pour promouvoir l’innovation ? » ;
      • un soutien pratique.
    • Stockholm cherche également à trouver des idées et à créer des innovations en collaboration [avec les acteurs du secteur] afin de  « favoriser une nouvelle culture de l’innovation » :
      • en construisant à partir de la base, avec l’expérience des patients et des professionnels ;
      • en créant un bureau d’innovation local pour les personnes, les start-ups, les équipes de recherche et les sociétés pharmaceutiques, à qui s’adresser ;
      • en développant un fonds d’innovation interne.
  • Journée innovation GHMF : l’innovation au service du patient et de l’hôpital, le 13/12/2018 à Paris

    La journée « innovation » du groupement hospitalier de la Mutualité française (GHMF), organisée par la société Care Insight, sera centrée autour de la thématique « L’innovation au service du patient et de l’hôpital : quel impact sur l’organisation du réseau mutualiste ? ». Elle se tiendra le 13 décembre 2018 à Paris au sein du Living Lab, lieu de travail basé sur l’innovation technologique et sociale.

    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées via ce lien.

    Programme

    9h00 : Accueil des participants

    9h30-9h45 : Introduction de la Mutualité française (15 minutes)

    • Thierry Beaudet, président, Mutualité française

    Partie 1 : Le parcours de santé mutualiste

    9h45 -10h05 : KEYNOTE : Vers un parcours de santé coordonné et personnalisé au service du patient(20 minutes)

    • Yannick Le Guen, directeur de la stratégie, ARS IDF

    10h05 -10h50 : TABLE RONDE : L’innovation organisationnelle au service de la fluidification d’un réseau d’établissements de santé (45 minutes)

    • Animateur: Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight 
    • Cyrille Politi, transition numérique, FHF
    • Myriam Combes, directrice en charge de la stratégie et des relations médicales du groupe, Elsan
    • Claire Daviron, directrice des opérations et de l’innovation du groupe mutualiste Hospi Grand Ouest

    10h50-11h20 : PAUSE NETWORKING

    Partie 2 : Le pilotage des réseaux de soins

    11h20 -11h40 : KEYNOTE : Perspective internationale:la coordination des soins de ville et hospitaliers, un enjeu pour l’hôpital et le patient (20 minutes)

    • Dr. Thierry Vermeeren, fondateur, Patient Numérique

    11h40 –12h25 : TABLE RONDE : Comment articuler les réseaux de soins au bénéfice d’une organisation performante de l’hôpital ? (45 minutes)

    • Animatrice : Sandrine Degos, présidente, Care Insight
    • Olivier Jaudon, directeur général de Languedoc Mutualité
    • Un représentant de Vivalto Santé
    • Antoine Malone, directeur de projet, FHF

    12h25-13h45 : DEJEUNER NETWORKING

    13h45 -14h35 : Partie 3 : Start-up Challenge « les pépites de l’innovation organisationnelle et l’utilisation des données en Santé »

    8 pitchs de start-ups (50minutes)

    Jury : Matthieu Ledermann, directeur adjoint santé, FNMF et Michel Couhert, directeur, Groupement hospitalier de la Mutualité française (GHMF)

    14h35 -14h50 : KEYNOTE : De patient à acteur : impression 3d et aides techniques au Rehab-Lab (15minutes)

    • Jean Paul Departe, ingénieur « laboratoire électronique », Centre mutualiste de rééducation et de réadaptation fonctionnelles (CMRRF) de Kerpape

    Partie 4 : Le partage et la valorisation des données au service du patient

    14h50-15h10 : PAUSE NETWORKING

    15h10-15h50 : TABLE RONDE : Le partage de l’information patient au sein d’un réseau de soins (40minutes)

    • Animation : Michel Couhert, directeur, GHMF
    • Olivier Zmirou, Orion Health
    • Pascal Recchia, directeur général, Digicare
    • Un représentant de Sesan

    15h50–15h55 : MOTS DE CLÔTURE (5minutes)

    • Maurice Ronat, président, GHMF