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  • H&T SUMMIT 2018 : repenser le système de soins en améliorant la qualité ressentie par le patient

    Health&Tech Intelligence et le Cercle Numérique et santé ont organisé leur 2eme conférence internationale le 18 décembre 2018 à l’Institut Imagine (Paris). H&TI vous propose une synthèse des principales tables rondes et des entretiens avec les intervenants.

    La table ronde « what value means for health systems », dont les interventions étaient modérées par David Bates, professeur à Harvard (« health policy and management« ), a lancé le débat de la journée Health & Tech For People en posant les fondamentaux.

    Pour tous les intervenants – Francesca Colombo responsable de la division « santé » de l’OCDE, Vanessa Candeias, responsable de l’initiative mondiale pour la santé et des systèmes de santé du Forum économique mondial, et David Blumenthal, président du Fonds du Commonwealth – , les pressions actuelles exercées sur l’industrie – vieillissement, pathologies chroniques, coûts – obligent à repenser les systèmes de santé. Selon eux, cette évolution ne doit pas se faire uniquement en cherchant à réaliser des économies mais aussi en améliorant la qualité de l’offre de soins, en particulier celle ressentie par le patient.

    Cette démarche est en train de devenir internationale, même dans les systèmes de santé à couverture universelle, note David Blumenthal, indiquant qu’elle est complexe, y compris dans des pays avec une gouvernance centralisée du système.

    Cette évolution vers une recherche de la qualité implique de relever les défis suivants :

    • recueillir des indicateurs de résultats, en particulier sur les soins primaires, auprès des patients âgés atteints de maladies chroniques essentiellement suivis en ville, 70 % des coûts étant externes à l’hôpital selon David Bates, et des patients en général (qualité vue du patient). Ces types de collecte de données sont complexes. Peu d’indicateurs existent et les informations sont difficiles à capter ;
    • établir une cohérence des informations recueillies, une tâche difficile car il existe :
      • une fragmentation des parcours (primaire, hôpital mais aussi social) ;
      • des différences dans les processus et les parcours, les indicateurs étant par ailleurs différents en fonction des pays ;
      • des différences d’évaluation par les patients selon les contextes (pays, social…) des conditions de bien-être ou de bonne santé (les indicateurs cliniques purs sont plus convergents) ;
    • faire évoluer les habitudes des professionnels de santé : peu enclins au recueil d’indicateurs, ils peuvent être incités à récolter des informations mais pas obligés, note David Blumenthal. Ils n’ont pas été formés pour cela (autonomie, management des pratiques…) ;
    • évaluer les pratiques, 20 % de gâchis étant identifié dans les pratiques et les traitements, indique Francesca Colombo, de l’OCDE ;
    • essayer de comprendre et de faire disparaitre les grandes différences entre pays. Les coûts peuvent être très différents d’un pays à l’autre, comme c’est par exemple le cas entre l’Allemagne et la France (OCDE) ;
    • identifier qui est l’expert (voice and choice), ce qui implique une gestion différente des indicateurs :
      • soit c’est le professionnel de santé qui propose un recueil des informations ;
      • soit c’est le patient qui connait sa pathologie et exprime ses besoins.

    Les indicateurs doivent être pertinents et mesurables selon David Blumenthal

    David Blumenthal insiste sur l’importance du bon choix des indicateurs : ils ne doivent pas être trop nombreux, être pertinents et mesurables. Il faut mettre en place selon lui une véritable force opérationnelle (task force) pour valider ces indicateurs sans que cela soit un fardeau trop complexe pour les professionnels.

    Cette évolution « VBHC » ne peut se faire sans des outils financiers : bundled payment (forfaits par patient, par pathologie, par épisode de soins), capitation (impôt par tête), des analyses basées sur la population (population-based) afin d’optimiser la performance.

    Exemples d’initiatives portées par l’OCDE et le Forum économique mondial

    Au cours de la table ronde, l’OCDE et le Forum économique mondial ont décrit des actions en cours pour accompagner la mise en place de telles organisations de santé :

    • OCDE : étude PaRIS. Réalisée dans 19 pays, elle porte sur l’ambulatoire et les pathologies suivantes : cancer du sein, chirurgie de la hanche et du genou, santé mentale.
      Une enquête complexe et longue, commente Francesca Colombo.

    David Blumenthal souligne de son côté la difficulté d’obtenir la voix des patients. Nous ne sommes pas encore parvenu au stade dans un système co-géré par les patients, insiste-t-il.

    • Le Forum économique mondial souhaite travailler avec tous les acteurs autour de points clés identifiés : l’IT (au sens large), les modèles de financement de la santé et les mesures politiques.
      • Il a lancé deux pilotes afin de passer de la théorie à la pratique. Le premier, mené à Atlanta, est centré sur l’insuffisance cardiaque, le deuxième, mené dans l’Ontario, est axé sur le diabète.
        Dans les deux cas, les pilotes ont bien démarré, avec un fort soutien politique (maires) et des acteurs rapidement mobilisés, explique Vanessa Candeias. Il y a cependant eu un fort ralentissement du projet après un changement de maire dans les deux cas. Les porteurs de l’initiative veulent que davantage de personnes et de pays soient impliqués dans la démarche pour les prochaines années.

    Entretien avec David Blumenthal (Fonds du Commonwealth)

    Que signifie la valeur pour les systèmes de santé ?

    Quels indicateurs utilise le Fonds du Commonwealth pour évaluer la performance d’un système de santé ?

    Retrouvez l’ensemble des vidéos du H&T SUMMIT 2018 sur la chaîne YouTube Numérique & Santé by Care Insight.

  • H&T SUMMIT 2018 : construire un système de santé fondé sur la valeur à l’échelle nationale

    Health&Tech Intelligence et le Cercle Numérique et santé ont organisé leur 2eme conférence internationale le 18 décembre 2018 à l’Institut Imagine (Paris). H&TI vous propose une synthèse des principales tables rondes et des entretiens avec les intervenants.

    « Durant l’Antiquité, la médecine était une chose très simple. Elle était utilisée pour promouvoir la santé, prévenir les maladies, rétablir la santé lorsqu’elle était compromise et minimiser les souffrances. Au XXième siècle, l’idée qu’une plus importante production permettrait d’obtenir de meilleurs résultats a été importée dans le monde de la santé », observe Ricardo Baptista Leite, membre du Parlement national portugais, intervenu lors de la table ronde « Building a value based health system on a national scale ».

    « La hausse des coûts a entraîné un manque de durabilité, a-t-il ajouté. La solution est donc de se débarrasser de ce qui n’a aucune valeur ajoutée et d’investir fortement à la base de la pyramide ».

    Il note par ailleurs que le modèle mis en place par le NHS a selon lui « échoué d’une certaine manière » car les personnes qui ont davantage d’argent se tournent vers le secteur privé. « La population se retrouve de plus en plus divisée. Des réformes importantes sont donc nécessaires pour éviter les comportements induits par les coûts des soins et un schisme entre les secteurs privé et public ».

    Dépenses de santé : penser investissement plutôt que coût

    « L’argent n’est pas nécessairement le principal moteur, estime Peter Pitts, président du Center for Medicine in the Public Interest et ancien commissaire associé de la FDA (États-Unis), qui a participé à la table ronde. Nous devrions orienter les résultats des patients dès le départ et impulser un comportement fondé sur le remboursement ».

    David Bates, professeur de politique et de gestion de la santé à Harvard T.H. Chan School of Public Health (États-Unis), précise de son côté qu’aux États-Unis le système de paiement est « complexe : il existe des milliers de payeurs différents ».

    Le paiement doit être lié à la qualité pour générer de meilleurs résultats et non pas être uniquement un processus mais il doit être effectué et mesuré à l’aide d’un dossier de santé électronique pour un fardeau minimal pour les fournisseurs.

    « Demain, nous nous concentrerons sur les résultats plutôt que sur le remboursement » (Peter Juhn, Amgen)

    Peter Juhn, vice-président et responsable des partenariats mondiaux basés sur la valeur à Amgen (États-Unis), ajoute que nous devrions « considérer la santé moins comme un coût et plus comme un investissement. Nous avons un système dans lequel nous minimisons les coûts sans nous soucier de ce qu’ils pourraient nous apporter. Et si vous réfléchissez à la question de la valeur, vous remplacez la notion de coût par celle d’investissement, cela prend un aspect différent ».

    Et les investissements sont liés aux résultats futurs, estime-t-il. L’innovation en matière de médecine est selon lui une autre raison de privilégier les investissements. « Demain, nous nous concentrerons sur les résultats plutôt que sur le remboursement. »

    Peter Juhn cite en exemple Sovaldi, un traitement curatif des patients souffrant d’hépatite C qui a changé a changé de paradigme il y a trois-quatre ans. « Vous payez une fois et vous guérissez réellement de la maladie. Or, la plupart des payeurs sont habitués à payer un peu chaque année pendant de nombreuses années. »

    Également basé sur cet exemple, Ricardo Leite explique que le Portugal a été le premier pays au monde à mettre en place le système de « paiement par traitement ». « Les gouvernements ne paieront la société pharmaceutique qu’après que la guérison clinique de l’hépatite C aura été prouvée. »

    Ce fut la première approche de médecine fondée sur la valeur au Portugal. « Malheureusement, c’est un exemple unique, note-t-il. Il est plus facile de faire cela quand il y a une guérison possible que lorsqu’il s’agit d’une maladie chronique. »

    Recueillir des données à un stade gouvernemental

    Un élément fondamental partagé par les intervenants de la table ronde est que les données devraient être collectées par le gouvernement, par exemple par une agence. Il est selon eux nécessaire de passer à un modèle plus vaste, au-delà des murs des hôpitaux, et de partager toutes ces données avec des partenaires.

    Et Ricardo Leite va au-delà : « S’il est utilisé pour la recherche ou les essais cliniques, pourquoi ne pas créer un remboursement au citoyen impliquant les patients utilisant leurs données ? Cela favoriserait davantage de recherches ou d’essais cliniques.

    Cette collecte de données donnerait accès à l’innovation au niveau des communautés locales.

    « Nous avons besoin de données géographiques, de passer au niveau micro pour obtenir un vrai changement. Si nous le faisons correctement, cela créerait une durabilité avec la coopération de la santé publique, la pierre angulaire du système de santé », explique Ricardo Leite.

    Il insiste sur l’importance d’une collaboration entre les prestataires de soins, les hôpitaux, les mairies et le système éducatif « afin de placer la prévention de la santé publique au cœur du système ».

    Par ailleurs, David Bates admet que la création d’un grand ensemble de données sera précieuse pour permettre un large accès aux patients et à un coût minimum.

    Partenariat et transparence entre les parties prenantes

    Peter Juhn a fait allusion à un partenariat en déclarant qu’il devait être « inclusif pour toutes les parties prenantes, y compris les fabricants », des derniers pouvant apporter selon lui « une expertise, une expérience et des données intéressantes qui peuvent être utiles. »

    Selon David Bates, il faudrait considérer l’échange de données comme un bien public. Il souligne que pour atteindre cet objectif, davantage de normes doivent être élaborées au niveau national. En parlant d’expériences passées aux États-Unis, il indique que l’utilisation de système de dossiers de santé numériques et l’échange de données favorise la collaboration et améliore les soins.

    Peter Juhn conclut en assurant que ces collaborations créeront un système qui réduira les coûts mais pas la valeur.

    Éduquer et engager le patient

    En ce qui concerne le système américain, Peter Pitts explique qu’il existe certains programmes d’éducation du patient soutenus par le Centers for Medicare and Medicaid Services (CMMS), une agence fédérale. Il propose un concept américain appelé « Human by design », qui permet aux programmes de garder à l’esprit la perspective du patient. Et au-delà de l’éducation, certains programmes impliqueront le patient dans le développement d’un médicament en faisant des essais dans la vie réelle.

    Prédire et prévenir le système

    Selon Peter Juhn, les soins basés sur la valeur ne suffisent pas. Il prend pour acquis que nous sommes déjà passés du système de paiement à l’acte à un système de santé basé sur les résultats et la valeur. Il va plus loin en disant qu’il s’agit d’un « niveau intermédiaire ». « Nous devons arriver à un système de prévision et de prévention de soins. C’est la valeur ultime. »

    En ce qui concerne le modèle traditionnel, il le décrit comme « un système réparateur. « Nous attendons que les gens rencontrent des problèmes et nous essayons de les résoudre. » Selon lui, les progrès de la médecine, de la science et des technologies, y compris la science des données et l’analyse des données, offrent une capacité sans précédent de prédire quel patient aura tel ou tel risque et quel patient rencontrera des problèmes de santé.

    Singapour et la France cités en exemple

    Les intervenants ont été amenés à s’exprimer sur l’existence d’un éventuel pays à suivre en matière de système santé.

    • Avis de Ricardo Leite : le Portugal fait partie des leaders européens en matière de prescription électronique. « En collaboration avec les maires, au niveau local, il a permis de comprendre l’état de santé des citoyens ». Mais il prévient que la collecte de données auprès de nombreux fournisseurs coûte très cher. Il conclut en recommandant d’adapter localement les bonnes initiatives entreprises à l’étranger.
    •  Avis de Peter Pitts : Singapour est un exemple mais « si nous considérons Singapour comme un pays, vous devez comparer la géographie, la taille de la population et le système politique ».
    • Avis de Peter Juhn : « La cité-État a résolu un problème : ne pas prévoir un budget de santé sur un cycle annuel mais un plan quinquennal et décennal ». Il souligne l’avantage d’avoir une vision à long terme.
    • Avis de David Bates : «La France a les meilleurs résultats et est suivie par les pays numérisés tels que le Danemark, la Suède et l’Estonie. Ce sont les leaders en Europe. » Il admet également que la France doit expérimenter le NHS comme en Angleterre.

    En conclusion, Detlev Ganten, président et fondateur du Word Health Summit et modérateur de la séance, a déclaré : « Nous voulons une gestion fédérale de la qualité ; nous voulons des coûts reconsidérés ».

    Entretien avec Detlev Ganten

    Quel est l’impact du concept de la valeur en santé sur l’organisation du système de santé en Allemagne ?

    Les soins de santé basés sur la valeur sont-ils applicables à tous les systèmes de santé du monde ?

    Retrouvez l’ensemble des vidéos du H&T SUMMIT 2018 sur la chaîne YouTube Numérique & Santé by Care Insight.

  • H&T SUMMIT 2018: building a value-based health system on a national scale (roundtable)

    « In ancient times, medicine was a very simple thing. It was used to promote health, prevent disease, restore health when compromised and minimize suffering. In the 20th century, the idea that production would get better results was imported in the world of health, » said Ricardo Baptista Leite, Member of the Portuguese National Parliament, speaking at « Building a value-based health system on a national scale » roundtable, held during the « value-based health care « (VBHC) Health & tech for people day, organized on December 18, 2018 in Paris by Care Insight.

    Also, “NHS has failed in a certain way because people who have money go to the private sector. More and more, the population is divided.” So, strong reforms are required to avoid cost-driven behaviours and a schism between the private and public sectors.

    « The rise in costs led to a lack of sustainability, » he added, « so, the solution is to get rid of what has no added value and invest strongly at the base of the pyramid. »

    He also said NHS has in his view « failed in a certain way because people who have money go to the private sector. More and more, the population is divided, so, strong reforms are required to avoid cost-driven behaviors and a schism between the private and public sectors. »

    Healthcare expenditures: shifting from a cost-driven mindset to investment-driven mindset

    « Money is not necessarily the major driver and we should drive patients, » said Peter Pitts, President, Center for Medicine in the Public Interest, Former Associate Commissioner, FDA. Besides, David Bates, Professor of Health Policy & Management, Harvard T.H. Chan School of Public Health, added that “in the US, payment is unbelievable and complex: there are thousands of different payers in our institution.”

    Payment should be related to quality to generate better outcomes and not just process and should be done and measured through the electronic health record for a minimum burden to the providers.

    « Tomorrow, we will focus on outcomes instead of reimbursement » (Peter Juhn, Amgen)

    Peter Juhn, Global Head of Value-based Partnerships, Amgen, USA, added that we should « consider the health less as a cost and more as an investment. We have a system where we minimize costs without regards of what those costs could bring us. And if you think about the question of value, you replace the notion of cost by an investment, it takes a different flavor.  » 

    And investments are linked to future outcomes, he said. According to him, another reason to have an investment orientation rather than a cost orientation is because of medicine innovation. « Tomorrow, we will focus on outcomes instead of reimbursement. »

    Peter Juhn illustrates this with an example: 3 or 4 years ago, Sovaldi which is a curative therapy for hepatitis C challenged HC payers by changing the paradigm: “you pay once, and you actually cure the disease. Most payers are used to paying a little bit every year for many years”.

    Also based on this example, Ricardo Leite explained that Portugal was the first country in the world to establish the “pay per cure” system. “Governments will only pay the pharmaceutical company after the clinical cure of hepatitis C is proven.

    That was the first value-based medicine approach in Portugal. « Sadly, it is a single example, » he said. « Doing that when there is a cure is easier than when we have a chronic condition. »

    Collect data at a government stage

    A cornerstone shared by the panellists is that data should be collected by the government, by an agency for example. According to them, there is a huge need to shift to a bigger model, beyond the walls of hospitals and share all these data with collaborative partners.

    And Ricardo Leite goes beyond: « If it is used for research or clinical trials, why not create a citizen refund which would involve patients using their data? » This data collection would give access to

    This data collection would give access to innovation at a local community level.

    « We need to geography data, go micro to make a real change, and if we do it properly, this would create sustainability with the cooperation of the public health, the cornerstone of the health system, » Ricardo Leite said.

    He stressed the importance of collaboration between healthcare providers, hospitals, city halls and the education system “to put that public health prevention at the core of the system.”.

    In addition, David Bates admitted that creating a large data set will be valuable to have large access to patients and at a minimum cost.

    Partnership and transparency between stakeholders

    Peter Juhn alludes to the subject of partnership by declaring that “This is inclusive for all the stakeholders including manufacturers. And manufacturers can bring some interesting expertise, interesting experience and interesting data that can be valuable.”

    According to David Bates, we should consider data exchange as a public good. He pointed out that to reach this goal, we need to make more standards at a national level. And about past experience in the United States, he said that the use of Electronic Medical Record and data exchange promote collaboration and improve care.

    Peter Juhn concluded by assuring that these collaborations will create a system which reduces costs but not the value.

    Educate and engage the patient

    Regarding the US system, Peter Pitts explained that there are some programs to educate the patient supported by the Center for Medicare and Medicaids Service (CMMS) which is a federal agency. He put forward an American concept called “Human by design” which allows the programs to keep a patient’s perspective in mind. And beyond education, some programs will involve the patient to give his inputs, for a drug development by doing trials in real life.

    Predict and prevent the system

    According to Peter Juhn, value-based healthcare is not enough. He took for granted that we have already moved from the fee for service system to an outcome based – value-based healthcare system. He went further by saying that “this is an intermediate level. Where we really need to go, we need to get to a predict and prevent healthcare system. This is the ultimate value.”

    Coming back to the traditional model, he added that “what we have today is a “fix-it” system. We wait for people to get into trouble and we always try to fix them.” In his view, progress in medicine, science and technologies, including data sciences, data analytics offer an unprecedented ability to predict which patient would have risks, which patient will come into trouble.

    Singapore and France as examples

    « What is the best healthcare system? », asked to the speakers Detlev Ganten, Chairman, President et Founder, World Health Summit.

    • Ricardo Leite’s opinion: Portugal was a leader at a European level for electronic prescription. « In collaboration with mayors, at a local level, it allowed to understand the state of health of citizens. » But he warned that collecting data from so many different providers costs a lot. He concluded by recommending to take what is done abroad and adapt it locally.
    • Peter Pitts’ opinion: Singapore is an example but “if we consider Singapore as a country/company, you have to compare the geography, population size, political systems”.
    • Peter Juhn’ opinion: “As for Singapore, they have solved a problem: not having a healthcare budget on an annual circle but a 5-year plan, 10-year plan, 20-year plan.” He pointed out the benefit of having a long-term view.

    • David Bates’ opinion: « France has the best outcomes and is followed by digitalized countries such as Danemark, Sweden, Estonia. These are the leaders in Europe. » He also admitted that France needs to experiment the NHS like in England.

    As a conclusion Dentlev Ganten said that “we want federal management, quality; we want reconsidered costs.”

    Interview with Dentlev Ganten

    What impact does the concept of health value have on the organization of the healthcare in Germany?

    Is value-based health care applicable to all health systems in the world?

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  • H&T SUMMIT 2018: review the healthcare system by improving quality (roundtable)

    The « what value means for health systems » roundtable, moderated by David Bates, physician, biomedical informatician and professor at Harvard (health policy and management), launched the debate of the Health & Tech For People day. The event, centered on « value-based health care » (VBHC), was held in Paris on December 18, 2018 and was organized by Care Insight .

    For all speakers – Francesca Colombo, Head of the OECD Health Division, Vanessa Candeias, Head of System Initiative on Shaping the Future of Health and Healthcare and a Member of the Executive Committee at the World Economic Forum, and David Blumenthal , president of The Commonwealth Fund – the current pressures on the industry – aging, chronic diseases, costs – require rethinking of health systems. According to them, this evolution should not be done solely by seeking savings but also by improving the quality of the supply of care, especially that felt by the patient.

    This approach is becoming international, even in universal coverage health systems, David Blumenthal said, adding that it is complex, including in countries with a centralized governance of the system.

    This evolution towards a quest for quality involves addressing the following challenges:

    • to collect outcome indicators, particularly on primary care, among older patients with chronic conditions who are primarily seen in the city, with 70% of costs external to the hospital according to David Bates, and patients in general (quality seen by the patient ). These types of data collection are complex. Few indicators exist and the information is difficult to capture;
    • to establish a coherence of the collected information, a difficult task because it exists:
      • a fragmentation of the pathways (primary, hospital but also social);
      • differences in processes and pathways, with the indicators being different in different countries;
      • patient evaluation differences according to the context (country, social …) of well-being or good health conditions (pure clinical indicators are more convergent);
    • to change the habits of health professionals: reluctant to collect indicators, they may be encouraged to collect information but not obliged, David Blumenthal said. They have not been trained for this (autonomy, management practices …);
    • to evaluate practices, with 20% of waste identified in practices and treatments, Francesca Colombo, OECD, said;
    • to try to understand and to make disappear the big differences between countries. The costs can be very different from one country to another, as is the case for example between Germany and France (OECD);
    • to identify who the expert is (voice and choice), which implies different management of the indicators:
      • Is it the health professional who proposes a collection of information?;
      • Is it the patient who knows his pathology and expresses his needs?

    Indicators must be relevant and measurable according to David Blumenthal

    David Blumenthal insisted on the importance of the right choice of indicators: they must not be too numerous, be relevant and measurable. In his view, it is necessary to set up a real task force to validate these indicators without this being too complex a burden for professionals.

    This VBHC evolution can not be done without financial tools: bundled payment (per patient, per pathology, per episode of care), capitation, population-based analyzes, for performance.

    Examples of initiatives by the OECD and the World Economic Forum

    During the roundtable, the OECD and the World Economic Forum described ongoing actions to support the establishment of such health organizations:

    • OECD: PaRIS study, conducted in 19 countries, covers ambulatory care and the following pathologies: breast cancer, hip and knee surgery, mental health. A complex and long investigation, Francesca Colombo said. 

    David Blumenthal stressed the difficulty of getting the voice of patients. We have not yet reached the stage in a system co-managed by patients, he insists.

    • The World Economic Forum wants to work with all stakeholders around key issues identified: IT (broadly defined), health financing models and policy measures.
      • He launched two pilots to move from theory to practice. The first, conducted in Atlanta, focuses on heart failure, the second in Ontario focuses on diabetes.
        In both cases, the pilots have started well, with strong political support (mayors) and actors quickly mobilized, Vanessa Candeias explained. However, there was a slowdown in the project after a change of mayor in both cases. The promoters of the initiative want more people and countries to be involved in the process for the coming years.

    Interview with David Blumenthal (The Commonwealth Fund)

    What does value means for health systems?

    What indicators does the Commonwealth Fund use to assess the performance of a health system?

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  • Alcatel-Lucent propose à ses clients PassCare, le « passeport santé universel » digital de Innovhealth

    Alcatel-Lucent Enterprise (ALE) propose depuis le 1er février 2019 à ses clients PassCare, une plateforme interactive de communication et de partage de l’information médicale (ordonnances, examens, comptes rendus médicaux…) entre patients et professionnels de santé basée sur la blockchain.
    Elle a été lancée par la start-up Innovhealth, fondée en 2016. Sa version pilote a couvert 250 000 patients.

    La solution se présente sous la forme d’une carte dotée d’un QR code et associée à un mot de passe, fonctionnant via une application mobile. Elle est présentée comme un « passeport numérique universel« , accessible partout dans le monde avec une connexion internet.
    Par le biais d’un système basé sur intelligence artificielle (IA), PassCare peut envoyer des alertes personnalisées pour faciliter la prévention et le dépistage. L’utilisation de la technologie de la blockchain permet, elle, de sécuriser les données, qui sont automatiquement anonymisées.

    En collaborant avec ALE, InnovHealth a étoffé son offre en y ajoutant des fonctionnalités de messageries instantanées, de vidéos et de téléconsultation. Grâce à ce partenariat avec une entreprise d’ampleur internationale, la start-up espère accélérer le déploiement de sa technologie à échelle mondiale.

    La start-up présente ses solutions comme un complément aux dispositifs nationaux, tel que le dossier médical partagé (DMP) en France. Avec PassCare, elle souhaite participer à la recherche, l’objectif affiché étant notamment de fournir des cohortes de patients grâces aux données collectées sur la plateforme.

    Un business modèle reposant sur les professionnels

    « Nous sommes partis du constat suivant : il n’existe à ce jour aucune technologie permettant de lier les systèmes informatiques des établissements de santé et les logiciels des praticiens avec leurs patients. Ces derniers deviennent maîtres de leurs données de santé », commente Adnan El Bakri, chirurgien urologue, fondateur et P.-D.G. d’Innovhealth (source : Lefigaro.fr).

    Proposé aux particuliers à partir de 2,99 euros par mois, son modèle économique repose avant tout sur les professionnels, les entreprises ayant la possibilité d’abonner leurs salariés au service. Parmi les premiers clients figurent Alcatel-Lucent donc mais aussi L’Oréal, le groupement de pharmaciens Totum, les hôpitaux universitaires de l’Est parisien Tenon, les mutuelles Hélium et le courtier en assurance Servyr.

    Vers un déploiement possible en Afrique

    InnovHealth est par ailleurs en discussions « très avancées » avec un État africain qui pourrait lui confier la gestion de son système de santé, indique la start-up.

    Une deuxième levée de fonds bientôt lancée pour recueillir 5 M€

    La start-up va prochainement lancer une deuxième levée de fonds dans l’optique de recueillir 5 millions d’euros. Ce tour de table lui servira à accélérer son développement commercial et son activité R&D.

    InnovHealth compte une vingtaine d’actionnaires, dont l’acteur Christophe Lambert, devenu l’un des premiers clients aux États-Unis et ambassadeur de la société.

  • Medusims lance une plateforme d’entraînement médical dédiée à la prise en charge de la douleur

    Medusims, la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD), ainsi que l’organisme de formation continue Pratico Santé développent une plateforme numérique d’entraînement médical dédiée à la prise charge de la douleur.

    Les trois partenaires ont en effet mené un projet de simulateur médical numérique sur la prise en charge de la douleur à destination des infirmiers, avec pour objectif d’étendre le champ des compétences dans un deuxième temps à l’ensemble des équipes de professionnels de santé, précisent-ils dans un communiqué publié le 30 janvier 2019. L’outil sera intégré à la plateforme d’entraînement aux soins infirmiers Hospisims, mise en place en 2018 par Medusims.

    Les premières phases de tests se dérouleront au mois de février dans plusieurs établissement de santé publics et privés en France, soit au sein de centres hospitaliers, de centres hospitaliers universitaires, de centres anti-douleurs, de l’Institut de formation aux soins infirmiers (IFSI) et de cliniques.
    Le lancement officiel de la plateforme Hospisims Douleur aura lieu lors des Universités infirmières de la SFETD, qui se tiendront du 24 au 26 mars 2019 à Lyon.

    Environ 12 millions de Français concernés par la douleur chronique (SFETD)

    Selon la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD), près de 12 millions de Français seraient concernés par la douleur chronique.

    « [L’]évaluation [de cette dernière] est complexe, l’objectivation de la douleur nécessite de prendre en compte les différentes composantes de la douleur : sensori-discriminative, affective et émotionnelle, cognitive et comportementale », est-il indiqué dans le communiqué.

    Medusims, la SFETD et Pratico Santé estime que la prise en charge de la douleur doit être « globale et transverse » et recourir aux traitements médicamenteux ainsi qu’aux autres thérapies interventionnelles ou psychocorporelles.

    Une formation médicale en évolution

    la formation médicale relative à la prise en charge de la douleur évolue avec l’intégration de la médecine de la douleur dans le Centre national des universités, notent les trois partenaires.

    Ils ajoutent qu’un autre défi est à relever pour faire évoluer les pratiques, soit de replacer la préparation des équipes à la prise en charge de la douleur « au cœur des services hospitaliers et au centre du quotidien de l’ensemble des équipes soignantes ».

    C’est pour cette raison qu’ils ont décidé de concevoir un simulateur médical numérique dédié à ce domaine particulier.

    Objectif : développer et maintenir les compétences médicales dans le temps

    « L’apport de la simulation médicale numérique est de développer et de maintenir les compétences médicales dans le temps via la modalité de l’entraînement médical, qui prône une haute fréquence et une faible intensité d’utilisation de l’outil afin d’atteindre les résultats attendus, expliquent les trois organisations dans leur communiqué. Le numérique constitue ainsi un levier efficient pour diffuser les nouvelles pratiques professionnelles qui font référence.

    Par ailleurs, l’entraînement médical via la simulation numérique contribue à fédérer les équipes soignantes et à améliorer la coordination des soins, s’inscrivant ainsi dans la perspective de « Ma Santé 2022″. »

  • Reso : le numérique au service des patients atteints de dermatoses inflammatoires chroniques

    L’organisation de médecine collaborative Reso a été créée il y a 3 ans par le Dr François Maccari, dermatologue, et Dalila Simonian, anciennement directrice d’une association de patients, pour apporter aux patients souffrant de dermatoses inflammatoires chroniques des réponses adaptées, basées sur une médecine collaborative au service de tous.

    Après 10 ans de travail collaboratif au sein de ResoPso (psoriasis uniquement), Reso représente actuellement 5 réseaux de soins (psoriasis, eczéma, urticaire, maladie de Verneuil et vitiligo), 590 professionnels de santé, dont 90 % de dermatologues, un réseau ville hôpital ancré avec 49 centres référents, 2 groupes de recherche, et plusieurs dizaines de publications nationales ou internationales.

    Des objectifs partagés fédèrent ces acteurs, soit :
    • offrir aux patients une stratégie thérapeutique adaptée ;
    • offrir aux professionnels de santé les conditions d’un exercice de qualité ;
    • offrir aux chercheurs publics et privés les moyens de leur recherche.

    À la mise en place d’une application mobile collaborative (Resoconnex) au développement de la téléconsultation et de la télé-expertise, l’organisation place le numérique au cœur de sa stratégie, indiquent à Health & Tech Intelligence le DrMaccari et Dalila Simonian, qui reviennent en détail sur l’offre proposée.

    Contexte : plus de 9 millions de Français atteints d’une maladie de peau

    Les maladies de peau sont mal connues et incorrectement documentées, leurs conséquences sur les personnes atteintes – plus de 9 millions de Français – touchent à la fois le domaine médical, social (isolement) et économique (présentéisme et absentéisme).

    Ces patients sont malheureusement souvent confrontés à une errance thérapeutique pouvant se comptabiliser en années (difficulté d’accès aux dermatologues, spécialisations de la profession).

    Le Dr François Maccari a fondé Reso pour mieux faire face à cette situation.

    Resoconnex : une application mobile collaborative

    Au sein de Reso, le numérique est la clé, précisent ses dirigeants :

    Au-delà des outils « classiques » , soit 6 sites internet dédiés aux patients ou aux professionnels, et des formations médicales continues (FMC) digitales (sur les 690 dermatologues ayant bénéficié de FMC, 120 l’ont effectué en digital), Reso a mis à disposition des professionnels une application mobile collaborative répondant à toutes les exigences actuelles de sécurité : Resoconnex (www.resoconnex.com).

    L’application fédère aujourd’hui plus de 200 dermatologues et permet le partage d’expériences au sein du réseau ville/hôpital de l’organisation afin de mieux prendre en charge les patients, notamment pour accompagner l’arrivée des nouvelles thérapeutiques.

    L’appli, gratuite pour les dermatologues, a été conçue pour répondre à 3 objectifs centraux :

    • partager : faciliter le partage d’expérience entre confrères sur tout le territoire ;
    • soutenir : soutenir les médecins isolés dans les déserts médicaux ;
    • soigner : améliorer le parcours de soin des patients.

    Lorsque qu’un dermatologue se trouve face à un cas complexe, il peut, en le soumettant à Resoconnex :

    • obtenir une réponse rapide en posant des questions simples et pratiques ou en soumettant des cas complexes ;
    • utiliser la fonctionnalité « Help », qui permet d’être contacté en moins de 24 heures par un dermatologue télé-expert en cas de besoin d’une information qualifiée ou d’une aide rapide pour orienter un patient vers un centre référent Reso spécialisé dans les dermatoses inflammatoires chroniques.

    Prochaines étapes : un institut dédié, de la téléconsultation et de la télé-expertise

    La SAS ResoMed poursuite l’ambition de Reso pour aller plus loin dans l’accompagnement des patients, avec en particulier la mise en place d’une organisation coordonnée et agile autour d’un institut de professionnels de santé : l’Institut des dermatoses inflammatoires, qui verra le jour en septembre 2019.

    Cette organisation interviendra sur trois axes :

    • la coordination et l’optimisation de la prise en charge du patient ;
    • la formation des professionnels de santé et l’éducation thérapeutique du patient ;
    • la recherche sur les dermatoses inflammatoires chroniques.

    La téléconsultation sera l’une des activités phares de l’institut, prenant toute sa place dans le suivi de ces patients chroniques, pour qui l’accès au dermatologue qualifié reste souvent un réel challenge.

    Une ouverture à d’autres spécialités

    D’autres spécialités s’impliquent dans ces prises en charge et participent maintenant à Reso : allergologues, proctologues, chirurgiens (25 membres), infirmiers pour le traitement des plaies dans le cadre de la maladie de Verneuil et pour l’éducation thérapeutique du patient, rhumatologues, médecins du travail. D’autres professionnels, comme les pharmaciens, pourraient intervenir.

    Les facteurs clé de succès :

    • un partenariat médecins/patients ;
    • un engagement médical fort, fédérateur ;
    • un projet scientifique collectif : devenir la 1ère base de données dans les maladies inflammatoires de la peau.

    « La télémédecine est une réalité, à nous d’en faire une opportunité » (Dr Maccari)

    « La télémédecine est une réalité, à nous d’en faire une opportunité pour accompagner la transformation de notre métier et répondre ainsi à des enjeux de santé publique, commente le Dr Maccari. La prévalence du diabète, de l’obésité notamment, est plus fréquente chez ces patients. Il est donc urgent d’agir ! »

    « Le projet sera sans aucun doute porteur d’impact réel sur la parcours de soins » (D. Simonian)

    « Après 8 ans de constats établis au sein de l’association France Psoriasis et un travail d’emblée collaboratif avec le réseau ville/hôpital, ResoPso, en 2007, j’ai adhéré d’emblée au projet proposé par le Dr Maccari au sein de Reso, commente de son côté Dalila Simonian. Un projet concret, cohérent pour apporter une réponse claire à des enjeux désormais bien identifiés de tous. Avec un réseau Île-de-France bien implanté et très actif, le projet sera sans aucun doute porteur d’impact réel sur le parcours de soins des malades, leur prise en charge thérapeutique et l’évaluation de la télémédecine comme un outil complémentaire indispensable pour fluidifier le parcours de santé. »

  • L’IA et l’analyse des données massives au centre de la stratégie d’innovation d’Unicancer (bilan)

    « Notre dernière enquête* montre que le patient a changé : [il est] plus exigeant, plus connecté et aussi extrêmement concerné par le cancer », commente Patrice Viens, président d’Unicancer, dans le dernier rapport annuel de la fédération, indiquant que la e-santé fait partie des domaines sur lesquels la cancérologie française doit miser.

    À l’occasion d’un petit déjeuner presse qui s’est tenu le 31 janvier 2019, et auquel Health & Tech Intelligence a assisté, le responsable a notamment insisté sur les avantages de l’outil Consore (Continumm soins-recherche), un logiciel basé sur intelligence artificielle (IA) permettant de retrouver et d’ordonner des informations disséminées dans les milliers de dossiers patients issus des centre de lutte contre le cancer (CLCC).
    Une dizaine de CLCC sont déjà équipés et une quinzaine devraient l’être d’ici la fin 2019. L’idée est de proposer à d’autres établissements l’outil car les résultats seront d’autant plus intéressants que si son utilisation est étendue.
    « Il s’agit d’un vrai travail collectif de longue haleine, regroupant médecins, informaticiens, etc. », précise Pascale Flamant, déléguée générale d’Unicancer.

    Côté numérique, 40 applications et solutions connectées sont proposées par les centre de lutte contre le cancer. La fédération ajoute qu’elle propose des achats mutualisés aux CLCC pour leur permettre d’acquérir des équipements de pointe.
    Cependant, pour aller plus loin, Pascale Flamant insiste sur le fait que les contraintes financières qui pèsent sur les centres doivent « finir par s’arrêter ».

    Patrice Viens a par ailleurs annoncé qu’Unicancer allait proposer un plan stratégique qui devrait être officialisé au cours du printemps 2019, « en avril probablement ».

    Consore : un outil de recherche puissant des données patients

    Patrice Viens a mis en avant la volonté d’Unicancer de poursuivre le développement des nouvelles technologies au sein de ses centres afin d’optimiser le parcours de soins.

    Le président de la fédération est notamment revenu sur les ambitions de Consore (Continumm soins-recherche), mis en place en 2015.

    Le logiciel « lit » les dossiers informatisés, soit « les données en full text« , afin de former des groupes de patients selon des critères établis (type de maladie, âge, sexe, etc.). Si les établissement acceptent de publier les données, il sera possible de mieux travailler sur le dépistage (tel cancer plus important dans telle ou telle région, traitement efficace plutôt dans telle région, etc.), explique le responsable.

    « Il s’agit d’un outil de fouille de données sur l’ensemble des données des CLCC visant à répondre à une interrogation sur un sujet donné », précise Pascale Flamant.

    « La masse gomme les biais »

    L’intérêt d’une analyse d’un grand nombre de données est que « la masse gomme les biais », poursuit Patrice Viens. Elle vient selon lui en complément des essais cliniques, qui, eux, sont utiles pour dégager des modèles à partir de données « pures ».

    En effet, « quand les données analysées concernent 20 000 à 50 000 patients, s’il y a 2 ou 3 % de biais, ils sont gommés par la masse, explicite-t-il. En revanche, lorsqu’il s’agit d’un essai mené sur 200 à 300 patients, ces biais faussent les résultats ». 

    Les résultats générés par Consore viennent ainsi en complément car ils permettent d’avoir un regard continu sur l’efficacité d’un traitement après sa mise sur le marché, par exemple, et sur ses potentiels effets secondaires.

    Un outil utilisé pour dégager les taux de mortalité des centres

    Le président de la fédération explique qu’Unicancer va se servir de Consore pour « sortir » les taux de mortalité des différents établissements. L’organisation est en effet la seule à avoir pour projet la publication des taux de mortalité, une transparence essentielle selon son responsable.

    Mettre un terme à la baisse des tarifs hospitaliers

    En 2018, la politique du groupe a été axée autour du développement de la marque « Unicancer ». 11 centres ont changé leur appellation l’année dernière pour faire apparaître « Unicancer » dans le nom de leur établissement.

    « Il ne s’agit pas que d’un concept marketing mais d’une volonté de montrer que nos centres sont dédiés à la prise en charge de la patientèle « cancer », dans une optique de prévention et de dépistage renforcés », argumente Patrice Viens.

    Informations clés sur le développement d’Unicancer :

    • En 2018, le GCS, qui rassemble tous les CLCC et leur fédération, est devenu le premier opérateur de recherche clinique en cancérologie en Europe et se positionne désormais au 5e rang mondial.
    • Unicancer a la volonté, en 2019, d’obtenir des certifications internationales, au moins en Europe. La fédération est pour l’instant le seul réseau en France à avoir décroché la certification ISO 9001 pour la recherche clinique.
    • Unicancer observe une décélération de l’augmentation de l’activité de ses centres. En 2018, l’augmentation est de 1,5 %, contre 3,5 %, en 2017.

    Côté financier, le président d’Unicancer a rappelé que la fédération souhaitait un arrêt de la diminution des tarifs hospitaliers, voire, « pourquoi pas », une « petite hausse ».

    Il estime globalement positif le rapport portant sur la réforme du financement du système de santé, remis le 29 janvier 2019 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, par la task force pilotée par Jean-Marc Aubert. Il salue notamment le fait que l’essentiel des mesures ne soient pas exclusivement basées sur l’activité et que la qualité ait été introduite au centre de la stratégie.

  • Lyon Métropole : un pôle santé et numérique ouvrira à l’été 2019 au Bioparc Lyon

    Bioparc Lyon est un parc d’entreprises technologiques dédiées aux sciences de la vie situé au cœur du quartier hospitalier de Lyon. Le site continue son développement et accueillera notamment le centre de santé Médicina et Bioserra, un bâtiment collectif consacré à la recherche en santé. Bioparc Lyon passera de 400 collaborateurs actuellement à près de 1 000 dans les secteurs de la santé et du numérique.

    Il accueille déjà la pépinière d’entreprises Laënnec, qui héberge des start-ups et des jeunes entreprises spécialisées dans les domaines des sciences de la vie et des biotechnologies. Laënnec abrite également le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Clara).

    Médicina, une nouvelle organisation de la médecine de ville

    Le site de 3,4 hectares verra 40 000 m² de surface de locaux déployés une fois l’ensemble des travaux terminés. Les aménagements, sous l’impulsion de la Métropole de Lyon, auront nécessité 14 millions d’euros d’investissement. Le site regroupe deux types d’activités : la santé et le numérique.

    Médicina ouvrira ses portes à l’été 2019 au sein d’un bâtiment de 6 000 m2.  « Il propose une nouvelle organisation de la médecine de ville via la création d’entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP) avec une concentration de professionnels de santé, médicaux et paramédicaux, tous libéraux, au sein d’un ensemble immobilier adapté à leurs activités », explique le Dr Luc Fontaine, à l’origine du concept (communiqué).

    Medicina santé crée et gère des entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP). Ces ESP proposent une nouvelle organisation professionnelle au cœur de la médecine de ville, en regroupant un grand nombre de professionnels de soins autour d’un  projet de santé globale et intégrant une dimension entrepreneuriale par la mise en œuvre de structures de gestion et de coordination.

    L’offre se définit par  :

    • la mise en en œuvre d’une médecine préventive :
    • la prise en charge pluridisciplinaire des pathologies chroniques ;
    • la mise en place d’un partenariat ville/hôpital ;
    • la mise en œuvre de conditions de travail adaptées aux attentes légitimes des professionnels de santé.

    Une centaine de professionnels est attendue. Le site abritera également un centre de remise en forme, un institut de beauté et un centre de balnéothérapie, notamment pour la rééducation physique.

    Bioserra : 7 000 m² pour les biotechs

    Quatre entreprises s’installeront à partir de mai 2019 sur ce site composé de trois bâtiments sur quatre niveaux reliés par une passerelle et spécialement conçus pour les entreprises de biotechnologie : Erytech Pharma, Edelris, AB Sciences et Enyo Pharma.

    Des bureaux, des laboratoires (de niveau de sécurité P1 et P2), des espaces et des services communs seront proposés à ces entreprises.

    Dès septembre 2019, plus de 200 chercheurs travailleront dans Bioserra.

  • Grades Pulsy : e-parcours, perspectives en Grand Est, le 25 avril 2019 en Meurthe-et-Moselle

    Pulsy, le groupement régional d’appui au développement de la e-santé (Grades) en Grand Est, organise une rencontre dédiée à la santé numérique le 25 avril 2019 sur le thème « E-parcours : perspectives en Grand Est« . L’événement se tiendra à Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle, à partir de 9h30.

    La journée sera rythmée par des ateliers et des démonstrations concrètes, organisés le matin, et par une séance plénière l’après-midi avec des échanges et des tables rondes.

    Tous les acteurs de la santé peuvent participer, aussi bien les professionnels des établissements de santé, des structures médico-sociales et sociales, et de santé libéraux, que les réseaux de santé, les personnes intéressées par la e-santé, etc.

    Le programme détaillé sera communiqué ultérieurement.

    Pour tout renseignement, contacter le Grades Pulsy par email à communication@pulsy.fr