PSY

  • La fondation Nehs lance son appel à projet inaugural « Prendre soin de l’humain dans la santé »

    La fondation Dominique Bénéteau du groupe Nehs, lancée en 2019, lance un appel à projet (AAP) visant à soutenir des projets menés ou parrainés par des professionnels de santé qui attestent de leur utilité effective dans les domaines d’intervention de la fondation. Les projets doivent répondre concrètement à des besoins et à des enjeux clairement identifiés et s’inscrire dans une démarche de suivi et d’évaluation.

    Cet AAP, lancé le 12 mars 2019, est doté d’une enveloppe globale de 400 000 euros et le montant de la dotation remise à chaque structure lauréate sera compris entre 10 000 euros et 40 000 euros.

    Les dossiers sont à déposer avant le 30 avril 2019 sur le site de la fondation, accessible via ce lien.

    La fondation Dominique Bénéteau a pour mission d’encourager et de favoriser le dialogue et la collaboration entre les femmes et les hommes, patients, familles, professionnels du soin, aidants et proches.

    Les thématiques de l’appel à projet

    La fondation soutiendra des projets dans lesquels patients, soignants et/ou aidants coopèrent, à l’intérieur ou hors de l’hôpital, et qui s’inscrivent dans au moins l’une des thématiques suivantes :

    • prévention : promouvoir et développer une culture préventive de la santé ;
    • parcours de soin : proposer des actions, initiatives et/ou des outils d’accompagnement permettant un parcours de soins mieux vécu par les patients, les professionnels du soin, les aidants et les proches ;
    • accès à la santé : garantir des soins accessibles à tous, en temps utile, sur l’ensemble du territoire.

    Les critères d’éligibilité de l’appel à projet 

    • Le projet doit être porté par une structure d’intérêt général éligible au mécénat : association loi 1901, fondation ou association reconnue d’utilité publique, collectivités, établissements publics ou structures émanant de la puissance publique (Hôpital public, Centre de rééducation fonctionnelle, Ehpad/maison de retraite, ESAT, Maison pour l’emploi, établissement pénitentiaire, centre d’hébergement et de réinsertion sociale, etc …).
    • Le projet doit être parrainé ou soutenu par un ou des professionnel(s) de santé.
    •  La structure doit avoir été créée avant le 1er janvier 2017 et domiciliée en France.
    • Le projet doit être mené en France, en cours ou mis en œuvre entre le 1er septembre 2019 et le 1er septembre 2020.
    • Le dossier présenté doit être complet et conforme au règlement (ci-contre).

     La fondation ne soutiendra pas : 

    • les projets à caractère lucratif, promotionnel ou publicitaire ;
    • les projets destinés à financer le fonctionnement général ou récurrent de la structure (salaires, frais de fonctionnement, frais de structure, besoins en trésorerie), ou à financer des investissements immobiliers ou des travaux de gros œuvre ;
    • les projets portés par une personne physique ;
    • les projets ou structures de nature politique ou religieuses ;
    • les actions ponctuelles et non durables (événementiel, sponsoring, raids, galas, voyages humanitaires…).

     Informations et contact

    Pour toute information portant sur l’appel à projet lancé par la fondation Nehs :

    • Julia Fernandez : julia@fondation-nehs.com   |   0144685237

    Dépôt du dossier avant le 30 avril 2019

  • L’AP-HP organise un audit pour identifier les accès « abusifs » aux données patients via le DPI Orbis

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) va mener au cours de l’année 2019 un audit d’une journée portant sur la confidentialité du dossier patient informatisé (DPI) Orbis pour recenser les « accès abusifs » aux données des patients et identifier leur nature et leur origine. Cette mission sera réalisée par la Commission des accès aux données patients et échanges (Cadopé), créée en 2018 dans l’optique de définir les règles d’accès et d’habilitation ainsi que de suivre leur mise en place.

    L’ensemble des établissements de soins de l’AP-HP intègre petit à petit Orbis depuis 2011 dans le cadre de 2 marchés signés sur les périodes 2008-2015 et 2016-2020 avec l’éditeur Afga Healthcare. Selon les chiffres officiels dévoilés en janvier, plus de 59 000 utilisateurs actifs du logiciel ont été enregistrés, un nombre qui devrait atteindre les 85 000 en 2021.

    Dans un courrier adressé le 7 mars 2019 aux directions des établissements de l’AP-HP, Martin Hirsch, le directeur général, et le Pr Noël Garabédian, président de la commission médicale d’établissement (CME) indiquent que plusieurs alertes ont révélé des accès « abusifs », qui font actuellement l’objet de procédures disciplinaires.
    Ils rappellent que l’utilisation du DPI doit être accompagnée « d’une stricte maîtrise des accès, par le biais notamment d’une politique d’habilitation confirme aux règles du secret professionnel« . Et insistent, entre autres, sur le fait que les utilisateurs n’ont pas le droit de consulter le dossier médical d’un patient qui n’est pas pris en charge dans leur service.

    Identifier « le nombre d’accès à des dossiers de patients dont l’agent n’assure pas la prise en charge »

    L’audit « portera sur l’ensemble des accès aux dossiers patients sur une tranche horaire donnée, par les personnels médicaux et non médicaux », précisent la direction générale de l’AP-HP et la CME.

    Il identifiera « le nombre d’accès à des dossiers de patients dont l’agent n’assure pas la prise en charge, notamment susceptibles d’être des dossiers de proches, de personnalités publiques ou de professionnel AP-HP », est-il spécifié.

    « Des suites seront données »

    Les résultats de cet audit seront publiés en interne et « des suites seront données », indiquent Martin Hirsch et Noël Garabédian.

    Ces derniers encouragent les directions d’établissement à informer leurs personnels de ce contrôle et à ‘ »rappeler les règles qui s’appliquent en matière d’accès aux données de santé ».

  • Soins non programmés : l’ARS IDF développe un outil pour prédire les flux d’activité grâce à l’IA

    L’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France (IDF) souhaite développer un outil permettant aux professionnels de santé, aux établissements de soins et à l’ARS de prédire les soins non programmés en anticipant les flux d’activité dans l’optique d’optimiser l’organisation du système de santé et la mobilisation des ressources. L’ARS rappelle que l’accès aux soins non programmés fait partie des priorités du plan national Ma santé 2022 et du projet régional de santé d’Île-de-France.

    Les acteurs de santé de la région, dont le Lab Santé, le groupement de coopération sanitaire (GCS) Sesan et l’AP-HP, vont participer avec l’agence régionale de santé au développement de prédictions fiables à court, moyen et long terme d’un nombre important d’indicateurs portants sur les soins urgents et non programmés, précise l’ARS IDF dans un communiqué publié le 11 mars 2019.
    Dans le cadre de ce projet, des bases de données de santé volumineuses (big data), directement liées à l’activité des services d’urgence ou des Samu, de climatologie (Météo France), de qualité de l’air (Airparif) ou provenant des réseaux sociaux vont être exploitées.

    Le dispositif fonctionnera grâce à la puissance de calcul des algorithmes de prédiction issus de la recherche en intelligence artificielle (IA), l’ARS s’inscrivant ainsi dans la démarche présentée dans le rapport Villani de mars 2018, dont la préconisation centrale est de donner un sens à l’intelligence artificielle dans l’optique d’établir une stratégie nationale et européenne sur le sujet.

    Une IA pour anticiper les pics d’activités

    À terme, l’ensemble des professionnels de l’urgence, des directions des établissements de santé et de l’ARS disposeront d’un outil doté d’une interface « ergonomique et simple d’utilisation » visant à anticiper les pics d’activité liés :

    • aux phénomènes épidémiques prédictibles (bronchiolite, grippe…) ;
    • aux événements climatiques récurrents (canicule, neige-verglas, pics de pollution…) ;
    • aux événements calendaires prévisibles (vacances scolaires, événements sportifs ou socio-culturels de masse, mouvements sociaux…).

    L’objectif est d’encourager la coordination entre les acteurs territoriaux évoluant dans le domaine des soins non programmés, à l’hôpital mais aussi en ville.

    Les étapes du projet en 2019 :

    17 et 18 avril 2019 : atelier d’idéation

    2 journées d’idéation et d’ateliers de travail avec différents acteurs seront organisées pour :

    • réunir les futurs utilisateurs de l’outil : 60 personnes professionnelles de l’urgence, responsables établissements hospitaliers et l’ARS seront rassemblés ;
    • s’inspirer d’organismes de santé (ou d’autres secteurs) utilisant des outils similaires en France ou à l’international ;
    • aligner l’ensemble des parties prenantes sur les modes de fonctionnement et de gouvernance de l’outil ;
    • fédérer « autour d’un projet ambitieux et innovant », commente l’agence régionale de santé Île-de-France.

    Septembre 2019 : 72 heures continues de datathon interne

    Un « datathon », qui aura lieu pendant 3 jours, regroupera start-ups, data scientists, développeurs et UX designers (professionnel en charge de l’expérience utilisateur et de l’interface Utilisateur, évolution du métier de web designer) avec pour objectif le développement du prototype de l’outil.

    Les prototypes et tous les livrables produits seront « la propriété intégrale » de l’ARS IDF, indique-t-elle.

    Fin de l’année 2019 : finalisation des développements de l’outil avec un objectif de mise à disposition des utilisateurs des établissements et de l’ARS

    Un comité de pilotage pour assurer la gestion stratégique du projet

    La gestion stratégique du projet sera assurée par un Comité de pilotage, indique l’agence régionale de santé d’Île-de-France. Les fédérations représentant les établissements de santé d’Île-de-France et l’AP-HP seront invitées à participer afin d’accompagner l’ARS dans la gestion du projet.

    La démarche s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre l’agence régionale de santé, le Lab Santé d’Île-de-France et le Liberté Living-Lab. « Les compétences informatiques et de traitement de l’information en santé du GCS Sesan seront mobilisées à toutes les étapes : de l’élaboration du prototype au développement de l’outil, puis pour le déploiement et l’accompagnement des utilisateurs de l’outil », précise l’ARS IDF.

  • La santé est « à la veille d’une vague d’innovations de rupture » (F. Bourse, Futuribles – conf. Leem)

    « Tout va bouger car nous sommes à la veille d’une vague d’innovations de rupture », annonce François Bourse, directeur d’études à Futuribles, centre de réflexion et d’études prospectives. Seraient notamment à prévoir la « montée en puissance de la médecine de précision » et un « bouleversement du parcours de soins », qui verra le foyer du patient devenir « le principal lieu de soins », ajoute-t-il, intervenant à l’occasion de la conférence « Comment anticiper le futur de l’innovation pour être bien soigné en 2030 ? », à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    L’événement était organisé le 14 mars 2019 à Paris par Le Leem, qui a présenté son rapport « Santé 2030 », une analyse réalisée avec Futuribles dans l’optique de « relever les défis de la santé de demain ».

    Le big data, « un enjeu extrêmement important »

    « Le big data devient un enjeu extrêmement important » de connaissance du comportement d’un médicament en conditions réelles d’utilisation, explique Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, citant le Health data hub, un des volets du projet de loi santé. La France possède les plus grandes bases de données du monde dans ce domaine, souligne-t-il : elle a un potentiel extrêmement important pour devenir une plateforme d’excellence européenne voire mondiale en matière de pharmaco-épidémiologie, estime-t-il.

    Une Académie de l’IA est en train d’être imaginée par le Leem, le Snitem et le Syntec numérique

    Philippe Lamoureux regrette de voir que lorsque l’industrie pharmaceutique cherche à développer ses possibilités en intelligence artificielle (IA), elle a tendance à aller chercher des compétences ailleurs : il y a pour lui un vrai enjeu dans la capacité à développer un vivier de spécialistes en IA appliquée à la santé. D’où l’idée d’une Académie de l’intelligence artificielle, lancée par le président du Leem, Philippe Tcheng : le projet fait l’objet d’un travail mené conjointement avec le Snitem et le Syntec numérique.

    « Avec la data, on a l’impression d’être assis sur une mine à laquelle on n’avait pas accordé la considération nécessaire » (F. Collet, Novartis)

    Frédéric Collet, président de Novartis Groupe France, livre pour sa part son point de vue d’industriel. « Avec la data, on a l’impression d’être assis sur une mine à laquelle on n’avait pas accordé la considération nécessaire, explique-t-il, sans doute parce qu’on n’en était pas capable :  tous les laboratoires aujourd’hui sont concentrés sur cet enjeu là ». Il souligne la nécessité d’intégrer dès le début la notion d’accès et de population dans le contexte d’une médecine de plus en plus personnalisée, qui place le patient au centre.

    La lutte contre le cancer en 2030 aura subi « une révolution » grâce à l’IA et les traitements ciblés

    Nicolas Girard, oncologue et chef de service à l’Institut Curie, souligne  le rôle des applications qui permettent aujourd’hui de collecter les données directement à partir du patient : celui-ci remplit sur smartphone des formulaires sur ses symptômes, ce qui permet d’avoir un rapport complet à l’entrée à l’hôpital, et modifie complètement l’approche de la consultation.

    Selon Nicolas Girard, la lutte contre le cancer en 2030 aura subi « une révolution » grâce notamment aux outils de l’intelligence artificielle et à la diffusion de traitements ciblés. L’accès aux données de vie réelle bouleverse déjà la discipline : alors qu’accéder aux dossier médicaux de 500 à 1000 malades prenait 6 mois à un an, il aujourd’hui suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir tout de suite les données de 600 malades.

    « Nous allons vers une transition d’une médecine de réaction à une médecine d’anticipation », estime Hervé Chneiweiss, neurologue et président du comité d’éthique de l’Inserm, citant les recherches qui tentent depuis 2015 d’établir un diagnostic précoce des symptômes de la maladie de Parkinson à partir de la façon dont une personne tape au clavier, ou du spectre de sa voix : la machine détecte un tremblement imperceptible par l’humain.

    « Il y a un énorme travail de bioinformatique à faire » (H. Chneiweiss, Inserm)

    Sur une question de l’AFP, cherchant à savoir si les hôpitaux sont prêts à jouer le jeu du Health Data Hub au lieu de le considérer comme une énième source de contrainte, Nicolas Girard souligne que l’exploitation des données nécessite la compétence du médecin, et son implication : il est selon lui nécessaire que des comités s’organisent pour encadrer l’utilisation des données, à la fois en local et pour des projets d’échange.  

    « Les médecins sont prêts, les systèmes hospitaliers pas forcément », estime pour sa part Hervé Chneiweiss, pointant du doigt « une réglementation sur la protection des données personnelles qui s’est accumulée au fil du temps ».

    Les algorithmes sont écrits par des personnes avec des a priori, des objectifs qui ne doivent pas être biaisés

    « De mon bureau a l’Inserm, je ne peux pas accéder à des données patients », témoigne-t-il. « Il me faut aller deux étages plus bas dans le service sur un autre ordinateur ». « Il y a un énorme travail de bioinformatique à faire », conclut-il :  les algorithmes sont écrits par des personnes avec des a priori, des objectifs qui ne doivent pas être biaisés.

    « L’analyse des tumeurs génère des masses de données, il est nécessaire de leur poser les bonnes questions », ajoute-t-il. Il faut, selon lui, également se demander comment utiliser au mieux les données du passé pour générer de nouvelles pratiques.

  • Dispositif Asalée : l’Irdes propose une typologie des binômes médecins généralistes-infirmières

    Lancé en 2004, le dispositif expérimental « Action de santé libérale en équipe » (Asalée) portant sur la coopération entre médecins généralistes et infirmières concerne actuellement environ 3 000 médecins et 700 infirmières, indique l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), qui présente une typologie des binômes généralistes-infirmières participant au dispositif dans un rapport* publié le 11 mars 2019 (Questions d’économie de la santé n°239 – Février 2019).
    Asalée a été mis en place dans l’optique d’améliorer la qualité de prise en charge des patients souffrant de maladies chroniques mais aussi de sauvegarder du temps médical grâce à l’éducation thérapeutique et à une délégation d’actes des médecins généralistes vers les infirmières.

    Dans son enquête, l’institut identifie 3 classes de binômes, qui se distinguent par l’intensité de l’activité des professionnels impliqués, leur ancienneté dans le dispositif et leur perception de ses apports, la nature et l’intensité des échanges au sein des binômes ainsi que le contexte ou mode d’exercice des infirmières :
    • classe 1 dite « à maturité » (38 % des effectifs) : vision majoritairement positive du dispositif ;
    • classe 2 dite « en croissance » (44 % des effectifs) : vision globalement positive de la part des infirmières, plus mitigée du côté des médecins ;
    • classe 3 dite « en construction » (18 % des effectifs) : perception modeste des effets du dispositif, investissement faible des médecins.

    Cette typologie s’inscrit dans le cadre du programme d’évaluation DAPHNEE de l’expérimentation de coopération de ces professionnels. Elle complète les premiers travaux parus en 2018 par une « analyse quantitative exploratoire » de 1 065 binômes de médecins généralistes et d’infirmières à partir d’une enquête réalisée mi-2015, précise l’Irdes.

    Asalée : un dispositif pour améliorer la prise en charge des patients chroniques

    Le dispositif Action de santé libérale en équipe (Asalée) est une expérimentation de coopération entre médecins généralistes et infirmières créée en 2004 pour améliorer la prise en charge des maladies chroniques en médecine de ville.

    Plus précisément, il vise :

    • à améliorer la qualité des prises en charge en soins primaires des patients souffrant de pathologies chroniques (diabète de type 2, broncho-pneumopathie chronique obstructive, risque cardiovasculaire, troubles cognitifs), « à travers une offre d’éducation thérapeutique, voire de prévention primaire et secondaire », explique l’Irdes ;
    • à sauvegarder du temps médical par le biais d’une délégation dérogatoire d’actes des médecins vers les infirmières (électro-cardiogramme, spirométrie, prescription d’examens biologiques, examens du pied diabétique et tests de mémoire).

    Il s’agit d’un dispositif expérimental bénéficiant de financements spécifiques de la part du ministère en charge de la santé et de l’Assurance maladie, indique l’institut. « L’évolution de ce dispositif s’inscrit dans un contexte où de nouvelles mesures relatives à la mise en place d’assistants médicaux et au développement de pratiques avancées des infirmières sont prévues en 2019 », ajoute-t-il.

    Un complément aux analyses qualitatives publiées en 2018

    Les précédents travaux, fondés sur des analyses sociologiques à partir d’approches qualitatives, ont été publiés en 2018.

    Ils mettaient en évidence :

    • le caractère innovant du dispositif en termes organisationnels et structurels au regard de la nature et de la finalité des services rendus, des pratiques et interactions à l’œuvre, du rôle singulier d’intermédiaire entre financeurs et professionnels de l’association Asalée ;
    • l’hétérogénéité de la mise en œuvre du dispositif ;
    • la diversité des pratiques qui se construisent au sein des binômes de médecins généralistes et d’infirmières, et des interactions entre les professionnels et avec les patients.

    « Cette hétérogénéité et cette diversité, qui proviennent tant du contexte pré-existant que de l’organisation mise en place, favorisent l’innovation et l’identification de ses leviers », commente l’Irdes.

    La typologie récemment publiée a pour objectif de compléter cette première étude qualitative « par une analyse quantitative exploratoire de 1 065 binômes de médecins généralistes et d’infirmières à partir des résultats d’une enquête menée mi -2 015 », indique l’institut.

    Implantation géographique des cabinets accueillant le dispositif Asalée selon le nombre de binômes médecins généralistes-infirmières et le type de territoire de vie

    3 classes de binômes : à maturité, en croissance et en construction

    Classe 1 (38 % des effectifs) : en maturité

    La classe 1 regroupe les binômes les plus anciens dans le dispositif, considérant positivement ses apports et dont l’activité est la plus intense, soit les binômes entrés dans une phase de maturité :

    • « binômes de médecins et d’infirmières ayant la plus grande ancienneté et l’activité dans Asalée la plus intense, avec des infirmières à plein temps, axées sur l’Éducation thérapeutique du patient (ETP) et les actes dérogatoires, exerçant dans un seul cabinet, le plus souvent de groupe pluri-professionnel et implanté dans des espaces défavorisés, qui perçoivent positivement l’impact du dispositif » ;

    Classe 2 (44 % des effectifs) : en croissance

    La classe 2 concerne les binômes en phase de croissance, entrés plus récemment dans le dispositif et présentant une activité intermédiaire :

    • « binômes de médecins et d’infirmières récents, à l’activité Asalée moins intense que dans la classe 1, exerçant dans des cabinets de groupe mono ou pluridisciplinaires plus sou-vent situés dans des territoires favorisés. Les infirmières, plus souvent à temps partiel, sont moins orientées sur l’ETP et les actes dérogatoires. Elles travaillent plus souvent dans plusieurs cabinets avec plusieurs médecins. Si les infirmières perçoivent globalement positivement les effets du dispositif, cette perception est plus mitigée pour les médecins » ;

    Classe 3 (18 % des effectifs) : en construction

    La classe 3 réunit surtout des binômes en construction avec moins de 2 ans d’expérience dans Asalée, et ayant l’activité dans le dispositif la plus faible par rapport aux autres « classes » :

    • « Des binômes en construction, dont l’activité Asalée est la plus faible, avec des infirmières à temps partiel, un temps de travail beaucoup moins orienté sur l’ETP et les actes dérogatoires. Les médecins et infirmières exercent dans des cabinets pluriprofessionnels majoritairement implantés dans des espaces moins favorisés. Ils s’accordent sur une perception modeste des effets du dispositif Asalée, et sur un investissement faible des médecins ».

    Répartition des binômes de médecins généralistes et d’infirmières Asalée, par classe, selon la mise en œuvre, la nature et l’intensité des échanges entre les professionnels

    Répartition des binômes de médecins généralistes et d’infirmières Asalée, par classe, selon l’intensité de l’activité et la perception des apports du dispositif

    Contact pour obtenir davantage d’informations sur le dispositif Asalée :

    • association Asalée :
      • 06 13 01 76 25 ;
      • contact@asalee.fr
    • l’agence régionale de santé.
  • Agora Social Club : un réseau social qui facilite la collaboration entre les acteurs locaux-ARS PACA

    L’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) lance l’Agora Social Club, un réseau social mis en place pour faciliter la collaboration entre les acteurs du secteur de la santé locaux. Ce projet est né des premières Agoras de la santé organisées en 2015, au cours desquelles les participants ont exprimé leur volonté d’échanger, de collaborer et de partager les bonnes pratiques tout au long de l’année.

    L’outil, dont l’utilisation se veut intuitive, s’adresse aux professionnels de santé, aux établissements de soins, aux élus, aux associations (représentants des usagers par exemple) ou encore aux institutions dans l’optique de coordonner les actions des uns et des autres et de mieux organiser les projets communs. L’ARS indique cependant qu’il ne sera pas possible de communiquer sur des dossiers de patients.
    Un système de validation permettra d’autoriser ou non l’accès aux ressources et aux groupes en fonction du profil.

    Tous les inscrits pourront « créer des espaces de travail collaboratifs pour avancer plus rapidement sur les dossiers en cours », a expliqué Valérie Bourgeois, chargée de mission « démocratie sanitaire » à l’ARS PACA, qui a présenté la solution le 5 mars 2019, à l’occasion d’une keynote organisée au Mucem à Marseille.
    Une rubrique dédiée à la formation en ligne permettra par ailleurs aux participants de suivre des leçons liées à leur métier.

    Disponible depuis le 5 mars, l’Agora Social Club compte actuellement plus de 1 000 utilisateurs et près de 80 communautés privées. À terme, il pourrait compter 30 000 utilisateurs, indique l’ARS.

    « Il y avait un manque administratif et organisationnel pour réunir tous les acteurs de la santé en Paca. Aujourd’hui, l’Agora Social Club permet de répondre à cette demande », a déclaré Valérie Bourgeois (source : La Provence).

    Agora Social Club : un intranet, un réseau social et un service de formation en ligne

    Un intranet informatique privé) pour faciliter les échanges.

    Chaque structure qui le souhaite pourra disposer de son propre intranet (réseau informatique privé) pour poster un document, aimer ceux de ses collaborateurs, les partager, commenter et recevoir des notifications pour suivre l’activité de sa communauté.

    Un réseau social, dans lequel chaque communauté pourra créer son groupe pour facilement échanger

    Par le biais de ce réseau social, chaque structure pourra :

    • observer l’activité ;
    • prendre connaissance des informations ;
    • participer activement ;
    • animer sa propre communauté de travail.

    L’agence régionale de santé PACA précise que la confidentialité des données des utilisateurs et de leu activité est « garantie ».

    « Chacun anime sa communauté selon son organisation, ses délais et ses propres règles de fonctionnement. Dans le respect des bonnes pratiques professionnelles et de la charte qui sera celle de la communauté », ajoute-t-elle.

    Social learning (formation en ligne)

    • Chaque utilisateur peut y contribuer en postant des tutoriels, par exemple sur la façon de se laver les mains pour éviter la propagation de virus ou les bonnes pratiques en termes de vaccination. Ce mode coopératif vise à favoriser le partage des bonnes pratiques, indique l’ARS.
    • Des modules courts de formation, des vidéos et des MOOCs, accessibles à tous, permettent aux utilisateurs de se former lorsqu’elles le souhaitent, à leur rythme. :
      • tutoriels adaptés à leurs besoins et à leurs difficultés ponctuelles ;
      • chaque expertise est valorisée et partagée.

    Des appels à idées et à compétences

    L’Agora Social Club sera également utilisé comme support pour les projets, avec des appels à idées et des appels à compétences.

    « Les communautés contribueront à faire vivre la démocratie sanitaire dans la région. Ils constitueront un accélérateur des politiques de santé et la fédération d’acteurs œuvrant vers un but commun », commente l’agence régionale de santé.

  • Maladies rares : le Rare Genomics Institute peut diagnostiquer un patient via un moteur de recherche

    Le Rare Genomics Institute, un organisme à but non lucratif américain fournissant un soutien aux patients atteints de maladies rares non diagnostiquées, est désormais en mesure de diagnostiquer plus facilement un patient jusqu’ici non diagnostiqué grâce au moteur de recherche génomique Mastermind, un outil d’aide à la décision clinique développé par Genomenon, une société centré sur la génomique et les big data.

    Cette dernière utilise l’intelligence artificielle (IA) pour relier les mutations génétiques enfouies dans 30 millions de publications de recherche médicale aux données des patients obtenues à partir du séquençage génétique, explique l’institut américain, qui a annoncé ce partenariat à l’occasion de la Journée des maladies rares, le 28 février 2019.

    Grâce à une technologie qui n’était pas disponible il y a quelques années, Genomenon met la recherche sur plus de 4,1 millions de variantes génomiques à la portée des scientifiques afin de renforcer les chances de fournir aux patients un diagnostic complet.

    Un patient récemment diagnostiqué grâce à un document retrouvé via Mastermind

    Dans un cas récent, un exome entier a été séquencé et analysé par un grand laboratoire de génétique dans le cadre d’un processus de diagnostic.

    Ce dernier n’a pas été en mesure de détecter des mutations génétiques cliniquement pertinentes susceptibles de fournir un diagnostic, explique le Rare Genomics Institute dans un communiqué, indiquant que c’est à ce moment qu’il est intervenu.

    Un seul cas similaire existait dans l’ensemble des historiques médicaux enregistrés

    Le Dr Lipika Ray, une généticienne en informatique de l’équipe des services de recherche pour les patients, a réanalysé l’ADN du patient en effectuant une recherche dans le moteur Mastermind. Par son intermédiaire, elle a trouvé un seul rapport de recherche dans la littérature scientifique correspondant aux données ADN du patient. Le patient retrouvé dans sa recherche présentait des symptômes similaires à ceux du patient en train d’être analysé. De par ce constat, le Dr. Lipika Ray a recommandé de réexaminer la personne en question en fonction du diagnostic établi retrouvé dans la littérature scientifique.

    « Sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient »

    « Je peux affirmer avec certitude que sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient », a déclaré le Dr Lipika Ray. Parfois, il n’y a qu’un seul document issu de la recherche scientifique qui peut associer l’ADN d’un patient à un diagnostic. Effectuer des recherches dans des millions de documents pour trouver la mutation génétique d’[une personne] peut être semblable au fait d’essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Grâce aux techniques d’IA avancées utilisées par Genomenon, l’aiguille peut apparaître directement. »

    « Cette affaire est l’exemple parfait des opportunités innovantes que nous essayons d’offrir aux patients atteints de maladies rares qui se battent depuis si longtemps sans réponse », a déclaré de son côté Romina Ortiz, directrice de l’exploitation à Rare Genomics.

    Un autre partenariat annoncé avec un laboratoire de diagnostic

    Le Rare Genomics Institute a par ailleurs annoncé fin février un partenariat avec Dante Labs, un laboratoire de diagnostic basé en Italie et aux États-Unis, pour assurer le séquençage du génome entier des patients atteints de maladies rares enfants et adultes dans le monde entier.

  • 23 outils pratiques pour fluidifier le parcours des patients chroniques (guide Anap)

    Un appui au déploiement de la messagerie MSSanté et un cahier des charges pour réaliser un site de recherche guidée (portail de santé PACA) font partie de la vingtaine d’outils pratiques présentés par l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap), tous conçus et utilisés par des professionnels au sein de 9 régions métropolitaines dans l’optique de fluidifier le parcours des patients atteints d’une maladie chronique. Ils sont listés dans un guide publié en février 2019.

    Ces solutions, qui se veulent « réplicables et mobilisables rapidement », visent à améliorer la communication entre les différents professionnels rencontrés par le patient dans différents lieux (cabinets médicaux ou paramédicaux, hôpitaux, officines, domicile…) afin d’éviter des problèmes d’accès aux soins par exemple, des discontinuités dans la prise en charge ou encore des recours inutiles aux urgences.

    L’Anap a identifié 4 leviers pour « créer des collectifs de professionnels et permettre de fluidifier le parcours patient » :
    • améliorer la lisibilité de l’offre ;
    • développer des solutions soutenant le partage d’information ;
    • qualifier le processus d’orientation ;
    • soutenir l’exercice partagé et l’accès à l’expertise.
    L’agence a classé les outils en fonction de ces 4 objectifs.

    L’ensemble des fiches « outils » sont disponibles via ce lien.

    Ce guide a pour but d’aider tous les professionnels et les porteurs de projets territoriaux à déployer des outils pour fluidifier le parcours patient, tout en tenant compte des enjeux locaux et territoriaux.

    Les outils mobilisables recensés par l’Anap sont les suivants :

    • cartographie des compétences territoriales sur une filière cancérologie ;
    • cartographie fonctionnelle du dispositif Impact : outil destiné à favoriser l’accompagnement pluridisciplinaires des personnes en situation médico-socale complexe ;
    • cahier des charges pour réaliser un site de recherche guidée – portail de santé PACA ;
    • fiche de liaison service social – Carsat ;
    • fiche de liaison « De chez moi à l’hôpital » ;
    • terminal filière de soins gérontologie ;
    • dossier de liaison global (DLG) ;
    • appui au déploiement de la messagerie MSSanté ;
    • optimisation de l’utilisation de ViaTrajectoire SSR : ViaTrajectoire est service public, gratuit et sécurisé, qui propose une aide à l’orientation personnalisée dans le domaine de la santé ;
    • cartographie SSR/Profil patients ;
    • guichet d’évaluation et d’orientation du domicile (Geod) ;
    • solution d’orientation – Support PTA ;
    • convention sur la préparation des chimiothérapies interhospitalières ;
    • tableau d’aide et grille de repérage d’aggravation des personnes âgées (Tagravpa) ;
    • dispositif Impact en zone urbaine sensible ;
    • protocole de délégation de tâches autour des personnes âgées ;
    • grille de repérage des fragilités médico-psycho-sociales et optimisation de la durée moyenne de séjour ;
    • évaluation gériatrique en officine ;
    • outils Mayenne, accès aux soins et parcours dans le cadre d’un projet stratégique ;
    • permanence gériatrique (numéro unique pour obtenir un avis gériatrique) ;
    • Projet Personnes âgées services télémédecine (Pâstel) ;
    • Domoplaies : service de télémédecine interrégional appliqué aux plaies complexes ;
    • animation régionale, filières gérontologiques.

    Présentation des outils identifiés par l’Anap

    Améliorer la lisibilité de l’offre

    Développer des solutions soutenant le partage d’information

    Qualifier le processus d’orientation

    Soutenir l’exercice partagé et l’accès à l’expertise

  • Le CHRU de Nancy déploie ICCA (Philips), un outil d’aide à la prescription informatisée

    Le CHRU de Nancy va déployer à partir du second trimestre 2019 un dossier spécifique informatisé pour la réanimation et les soins continus basé sur le système d’information ICCA (IntelliSpace Critical Care and Anesthesia) de Philips Healthcare.

    Une importante quantité de données émane de la prise en charge des patients dans les unités de soins intensifs, de réanimations ou de soins continus, en raison de la complexité des traitements et de la situation particulière de chaque patient (âge, pathologies, etc.). « L’accès à des informations exhaustives est un élément essentiel du processus de prise de décision clinique », explique le CHRU de Nancy dans un communiqué publié le 21 février 2019.

    La solution ICCA recueille les informations des équipements de chevet ainsi que les données provenant des logiciels du système d’information hospitalier (SIH). Il s’agit d’une aide à la prescription qui délivre au professionnel de santé les données dont il a besoin pour prescrire avec précision les médicaments, et notamment éviter les éventuelles contre-indications. Ce système de prescription informatisée permet de réduire les risques de surdosage, d’interactions, etc., « ce qui améliore la précision et la lisibilité des dossiers », commente le CHRU.

    Le dispositif va être déployé sur l’année 2019 dans les services de réanimations ainsi que les unités de soins continus de chirurgie, soit 132 lits au total.

  • ExclusifHIMSS19 : le numérique et l’innovation au cœur de la stratégie médicale de la Mayo Clinic (USA)

    La Mayo Clinic a depuis les débuts de l’informatique hospitalière aux États-Unis (années 60) placé le système d’information et le numérique au centre de sa stratégie. Elle fut l’un des premiers établissements à mettre en place un dossier patient électronique pour archiver les informations médicales en 1965.
    Avec l’arrivée de Cris Ross en 2012, la Mayo Clinic a entrepris de faire de ses actions en termes de système d’information et numérique un axe majeur de sa stratégie et un levier essentiel à l’atteinte de son ambition.
    Les quatre dernières années ont été marquées par des projets d’envergure et la transformation de la direction des systèmes d’information afin de répondre à un double enjeu :
    • la révolution numérique et de la maitrise des dépenses technologiques  ;
    • la garantie d’un fonctionnement sûr, au service des professionnels de santé et des patients.

    Health & Tech Intelligence a participé en marge de la conférence Himss19 à Orlando, à une journée d’échanges et de visite avec les équipes SI de la Mayo Clinic et revient sur les points majeurs de leur stratégie.

    « Les besoins du patient passent avant tout », la devise de la Mayo Clinic, classée en 2018 meilleur hôpital des USA, toutes spécialités confondues

    La Mayo Clinic (Mayo Clinic College of Medicine and Science) est une fédération hospitalo-universitaire et de recherche américaine de réputation mondiale. Le siège est situé dans la ville de Rochester. En 2018, elle est classée meilleur hôpital des États-Unis toutes spécialités confondues.

    L’établissement compte plus de 65 000 employés. Les plus anciennes et principales installations se trouvent à Rochester mais d’autres hôpitaux et professionnels de santé dépendant directement de la fondation sont répartis sur deux autres sites aux USA : Jacksonville et Phœnix en Arizona. La Mayo Clinic dirige également plusieurs cliniques et hôpitaux de taille plus modeste dans le Minnesota, l’Iowa et le Wisconsin, l’ensemble étant regroupé sous l’étiquette Mayo Health System.

    La clinique a pour devise « les besoins du patient passent avant tout » et définit sa mission de la manière suivante : « apporter chaque jour à chaque patient les soins optimaux à travers la pratique clinique, l’éducation et la recherche » (extrait de sa charte).

    L’établissement est la deuxième organisation à but non lucratif de l’État du Minnesota après la société d’assurances maladie Blue Cross and Blue Shield of Minnesota.

    Le SI et le numérique, levier stratégique pour la Mayo Clinic

    La Mayo Clinic a depuis les débuts de l’informatique hospitalière aux États-Unis placé le système d’information et le numérique au centre de sa stratégie. Elle fut l’un des premiers établissements à mettre en place un dossier patient électronique pour archiver les informations médicales en 1965. Les quatre dernières années ont été marquées par des projets d’envergure et la transformation de la direction des systèmes d’information afin de répondre à un double enjeu : d’une part la révolution numérique et la maîtrise des dépenses technologiques et d’autre part la garantie d’un fonctionnement sûr, au service des professionnels de santé.

    L’organisation de la direction des systèmes d’information (DSI) de la fédération a été repensée selon une approche service et une vision « client-fournisseur » avec les métiers de l’établissement.

    Une feuille de route a été structurée en 2 phases : l’automatisation/informatisation et la digitalisation.

    Fin 2018, la Mayo Clinic réalise la convergence de ses trois DPI et la migration en big bang sur la suite complète d’Epic. Ce changement de partenaire industriel marque également le changement d’architecture au niveau du SI de la Mayo Clinic qui déploie plusieurs plateformes (API Platform, Unified Data Platform, Identity management Platform…) et un bac à sable (sandbox) afin d’adresser les questions d’innovation et faciliter la mise en œuvre de relations partenariales avec les start-ups et les industriels du numérique.

    L’innovation numérique : un incubateur et des  » bacs à sable « 

    Afin de stimuler l’innovation, la Mayo Clinic a créé un incubateur appelé « Clinical Informatics discovery and Innovation
 Ecosystem (CIIE)». Il permet aux informaticiens de découvrir et d’innover dans le domaine de la médecine et la pratique clinique et fournit des capacités de développement, de test, de pilotage et de production rapides en exploitant et en coordonnant les services fournis par la Mayo Clinic.

    Le CIIE suit une méthode DTA (Discovery, Translate, Apply) qui implique les services, les outils et la gouvernance de la Mayo afin de déterminer quels projets doivent être choisis et quels moyens humains, techniques et managériaux peuvent être alloués.

    Il s’appuie sur des bacs à sable (sandbox) qui répondent aux principes suivants :

    • standard d’interfaces FHIR ;
    • agrégation de données depuis :
      • Epic pour les patients actifs ;
      • la Unified Data Platform pour les données archivées.

    L’intelligence artificielle à la Mayo :  Approching Human Intelligence, 130 projets en cours

    En combinant les données, les technologies et les méthodes de IA, l’objectif de la Mayo Clinic est d’approcher l’intelligence humaine pour accompagner et aider les professionnels. Ils utilisent la dénomination de AHI (intelligence artificielle humaine) et non d’intelligence artificielle.
    La Mayo Clinic recense actuellement environ 130 projets en lien avec l’IA. Ils collaborent avec IBM Waston sur des essais cliniques mais également avec Google ou Microsoft.
    La majorité des projets sont du type machine learning. Les domaines de recherche sont : imagerie, radiologie, médecine de précision, traitement du langage naturel et traitement du signal.

    La santé connectée : une offre de services pour les patients

    A travers son offre de santé connectée, la Mayo Clinic a étendu ses services à l’extérieur de l’hôpital selon une approche multicanale avec 3 objectifs :

    • faciliter l’accès des patients aux services de soins cliniques à distance ;
    • fournir des soins de faible complexité de manière plus efficace et plus pratique ;
    • réduire le coût global des soins.

    Les services sont organisés en deux groupes :

    • Les services asynchrones :
      • dossier patient en ligne ;
      • communication avec l’équipe de soins ;
      • questionnaire de pré-admission et prise de rendez-vous ;
      • paiement en ligne ;
      • renouvellement des prescriptions ;
      • informations santé.
    • Les services synchrones :
      • téléconsultation ;
      • télésurveillance.

    À noter la mise à disposition d’un assistant vocal développé avec Amazon Web services : first aid library et un symptom checker avec google.