Pilotage

  • IA : partenariat entre Flow Health et le Ministère des anciens combattants américain

    Une base de données médicales associée au deep learning pour façonner la prise de décision, personnaliser les protocoles de soins et affiner les diagnostics spécifiques pour les vétérans de guerre, tel est l’objet du partenariat de cinq ans signé entre la start-up Flow Health et le ministère des anciens combattants américains (U.S. Department of Veterans Affairs), le 30 novembre 2016.

    • Le ministère des anciens combattants livrera plus de 30 pétaoctets de données anonymisées concernant plus de 22 millions de vétérans sur 20 ans, pour alimenter sa plateforme d’intelligence artificielle.
    • Un des objectifs du partenariat consiste à comprendre quels sont les éléments qui rendent des personnes vulnérables à certaines maladies, identifier les traitements efficaces ou les possibles effets secondaires, afin d’aider à la prise de décision.
    • La collaboration vise également à étudier les relations entre les génomes et les phénotypes, afin d’identifier les risques de maladies, affiner les diagnostics et proposer des traitements individualisés.
  • La nouvelle stratégie de Siemens en santé : innovation et baisse des coûts pour les hôpitaux

    Siemens Healthineers veut devenir un partenaire clé pour les hôpitaux, en accompagnant les innovations chirurgicales et les aidant à faire baisser leurs coûts. C’est l’axe principal de la nouvelle stratégie en santé du groupe qui a annoncé le 10 novembre 2016 son intention d’introduire Siemens Healthineers en bourse.

    Siemens entend par cette opération donner une totale autonomie de management à sa division santé qui va devenir « une entreprise dans l’entreprise ». Cette activité sera, selon le groupe, « plus manoeuvrable et plus à même de répondre aux changements qui bouleversent le monde de la santé ».

    Cette nouvelle stratégie repose sur un effort d’innovation (le groupe affirme consacrer déjà 1Md€ chaque année à la R&D). Pour accompagner les avancées de la médecine, l’industriel compte investir de nouveaux champs, l’imagerie moléculaire et l’imagerie interventionnelle. Il s’agit pour le groupe d’accompagner le développement des opérations « mini invasives », très répandues en chirurgie cardiaque et qui investissent progressivement d’autres spécialités: neurologie (traitement des AVC), orthopédie (pose de prothèses), oncologie (injections ciblées de chimiothérapie).

    L’innovation s’accompagnera aussi d’un accélération dans les produits contribuant à réduire les coûts des établissements de santé. Par ailleurs, Siemens Healthinners entend développer des services destinés à aider les hôpitaux à rationaliser leur gestion.

    Développer l’imagerie interventionnelle

    Pour accompagner les avancées de la médecine, l’industriel compte investir de nouveaux champs, notamment celui de « l’imagerie interventionnelle ». Guidé par l’imagerie, le radiologue ou le chirurgien passe par  les artères pour réaliser une intervention chirurgicale.

    Ainsi sa machine Artis Pheno est dotée d’un bras articulé qui tourne à grande allure et prend des rafales d’images, permettant au chirurgien d’assurer son geste. Plus précise, moins invasive, plus confortable pour le patient, cette médecine contribue à abaisser fortement les coûts de santé: elle réduit la fois les risques opératoires et les temps d’hospitalisation.

    Rationaliser la gestion des hôpitaux

    Au-delà de la conception de produits contribuant à réduire les coûts, Siemens Healthinners annonce le développement de services pour aider les hôpitaux à rationaliser leur gestion. Il travaille notamment sur un logiciel permettant à un hôpital de gérer de façon unifiée l’ensemble des données: images, informations médicales, administratives.

  • Cegedim équipera 4 centres de santé dans le Val de Marne

    Cegedim Logiciels Médicaux (CLM) annonce le 1er décembre 2016 avoir été choisi par le Syndicat Intercommunal pour l’Informatique Municipale du Val-de-Marne (SIIM 94), pour la gestion de quatre centres de santé municipaux situés dans le département.

    Après celui de Vitry-sur-Seine, déjà équipé, les centres de santé de Villejuif, Ivry-sur-Seine, Gentilly et Arcueil rejoignent ainsi les 180 Centres de santé en France déjà équipés de la solution labellisée Crossway CDS.

    CLM les accompagne de l’audit des besoins jusqu’à l’installation, en passant par le paramétrage, la prise en main du logiciel et la maintenance. Ce contrat va concerner la mise en place du dossier médical sur 63 postes, avec hébergement par Cegedim.

  • Imagerie médicale : partenariat entre GE et l’hôpital pour enfants de Boston

    Le développement d’un logiciel d’interprétation de scanners cérébraux de jeunes patients, tel est l’objet du partenariat annoncé par GE et l’hôpital pour enfant de Boston le 28 novembre 2016.

    L’accord prévoit le développement d’une solution sur les 18 prochains mois et leur déploiement dans les hôpitaux du monde entier.

    Cette initiative s’appuie sur la solution Cloud de la filiale santé de GE, GE Healthcare, qui devrait être officiellement lancée au cours de la semaine du 28 novembre 2016. GE Healthcare Cloud devrait héberger des centaines d’applications utilisant les données, à destinations des médecins, d’ici 3 à 5 ans, selon la société.

  • Immunothérapie contre le cancer : 94,5M € pour le développement d’un réseau de R&D

    Un réseau de 21 centres de R&D en immunothérapie contre le cancer, doté de 94,5M €, c’est ce que le laboratoire Roche a annoncé le 15 novembre 2016 avoir mis en place.

    Ce réseau de centres d’excellences baptisés imCORE, a pour objectif de faire avancer les traitements prometteurs en immuno-oncologie et passer rapidement à la recherche préclinique et clinique, tout en collectant et partageant les données.

    Le réseau ImCORE sera organisé autour de 21 institutions de recherche académique en immunothérapie contre la cancer (dont les noms n’ont pas été communiqués), qui travailleront avec des chercheurs de Roche et Genentech, une filiale du groupe Roche aux Etats-Unis.

    imCORE travaillera avec Roche sur le développement de technologies de diagnostic et la collecte et l’application de données.

  • Silver économie : l’UGAP missionnée pour consolider la filière industrielle

    « L’Etat doit se comporter en stratège pour accompagner et soutenir ce secteur (de la silver économie, NDLR) en pleine croissance ». C’est ce qu’a déclaré le 28 novembre 2016 Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées et de l’autonomie, lors de la remise d’une lettre de mission à l’UGAP (Union des Groupements d’Achat Public). L’objectif : consolider la filière industrielle de la silver économie en consacrant le rôle de l’UGAP.

    Cette initiative est une réponse aux industriels du secteur qui ont exprimé le besoin d’avoir accès à un marché étendu. Pour cela, le rapprochement de l’offre et de la demande est indispensable, d’où la mission qui a été confiée à l’UGAP.

    « L’ambition du gouvernement est de privilégier et de stimuler, à travers l’achat public, une production industrielle française », a souligné Pascale Boistard.

  • Industrie pharmaceutique : une étude cible les freins à l’innovation (cabinet Roland Berger)

    La difficulté de l’industrie pharmaceutique d’évoluer d’un système centré sur le client vers un système centré sur le patient, tel est l’un des principaux enseignements d’une étude réalisée par le cabinet de conseil Roland Berger, rendue publique le 24 novembre 2016.

    Des nouvelles sources de données telles que le patient lui-même, le pharmacien d’officine, les dispositifs médicaux connectés et les nouvelles technologies offrent pourtant, selon cette étude, des opportunités d’innovation organisationnelle permettant de dépasser le produit pharmaceutique « classique ».

    Le cabinet Roland Berger souligne aussi des obstacles comme la complexité d’interconnexion entre les différents professionnels de santé, la réglementation et la réticence de certains patients ou médecins à partager les données personnelles.

    1) Manque d’adaptabilité de l’industrie pharmaceutique

    L’industrie pharmaceutique entretient un modèle traditionnel classique : développement, production, marketing et vente de médicaments en masse.

    Sa stratégie n’est pas adaptée au système de soins numériques et à la médecine personnalisée, qui sont pourtant les nouveaux modes de traitement.

    2) Nouvelles sources de données (centralisation)

    Par le patient

    • Appétence pour les objets connectés.
    • Collecte d’informations possible via les wearables et les applications.
    • Soucieux de sa santé et attentif à l’impact de son mode de vie sur son état de santé, conscient de l’importance et de l’impact de la prévention.

    Par les dispositifs médicaux connectés

    • Fournissant une surveillance médicale continue et en temps réel de certains paramètres cliniques et pouvant être combinés à des médicaments ils permettraient de ne pas se cantonner à des pathologies comme le diabète et tendre vers les thérapeutiques de pointe.

    Par le pharmacien d’officine

    • Il a toujours été la clef de voûte entre l’industrie pharmaceutique et les patients. De par sa proximité avec le patient, les conseils personnalisés fournis, il pourrait être un moyen de collecter les informations « à la source ».

    3) Passer à la médecine des « 4P »

    L’editing génomique, les cellules souches, l’impression 3D permettant un dosage personnalisé reflètent la tendance globale de l’évolution de la médecine « 4P » : prédictive, préventive, personnalisée et participative.

    4) Dépasser le produit pharmaceutique classique

    En incluant le patient dans le cycle de développement de la production d’un médicament, les laboratoires pharmaceutiques adapteraient ainsi leur innovation en ciblant ses besoins spécifiques.
    Ils inventeraient par conséquent des produits centrés sur le patient, innovant « à la source ».

    5) Les obstacles

    • La complexité d’interconnecter tous les professionnels de santé (médecin, pharmacien etc.)
    • La réticence de certains médecins et patients quant au partage de leurs données personnelles.
    • la réglementation reste un frein à l’innovation, même si FDA et EMA ont approuvé en août 2015 le premier médicament anti-épileptique imprimé en 3D
    • la présence des grossistes qui seraient pénalisés par des évolutions offrant l’opportunité de distribuer directement le médicament au « client ».
  • David Ghesquieres partner santé chez CGI Business Consulting

    David Ghesquieres a rejoint CGI Business Consulting en août 2016 en tant que partner santé. Il occupait depuis août 2013 le poste de Principal Marketing & Commercial Effectiveness Services chez IMS Health.

  • Imagerie médicale : un service d’analyse automatisée pour les patients (Zebra Medical Vision)

    Un service d’analyse d’examens d’imagerie médicale automatisée à distance pour les patients, tel est le nouveau service, baptisé Profound, lancé par la société israëlienne Zebra Medical Vision, le 22 novembre 2016.

    Le service fonctionne sur des algorithmes de machine learning. Les patients peuvent télécharger leurs radios ou scanners directement sur la plateforme et recevoir une analyse automatisée sans aucune intervention humaine.

    Le service est disponible en Europe, en Asie, en Amérique Latine et dans la zone Pacifique.

    • Zebra a été lancée en 2014 avec pour objectif d’apprendre aux ordinateurs à analyser l’imagerie médicale et diagnostiquer diverses pathologies allant des maladies osseuses jusqu’aux maladies cardio-vasculaires.
    • La société a mis en place une base de données d’images, combinée à des techniques d’intelligence artificielle et de deep learning, pour développer des algorithmes capables d’effectuer des diagnostics.
    • Zebra avait mancé en août 2016 deux autres algorithmes pour quantifier la plaque calcifiée dans les artères et la présence de cirrhose graisseuse dans les scans des patients.
    • L’annonce du lancement de Profound fait suite à une levée de fonds de 12M $ (11,3M €) en début d’année 2016.
  • Les lauréats de la 3e édition des trophées de l’entrepreneur en santé de France Biotech

    France Biotech, l’association des Entrepreneurs des Sciences de la Vie, a décerné les Trophées de l’entrepreneur en santé à l’occasion de la soirée annuelle de présentation de son « Panorama 2016 de l’Industrie des Sciences de la Vie » le 23 novembre 2016.

    Les lauréats 2016

    • Le trophée de l’entrepreneur en Santé Femme revient à Cécile Réal, co-fondatrice et présidente d’Endodiag, une société de biotechnologie spécialisée dans la recherche et le développement de solutions de diagnostic de l’endométriose.
    • Le trophée de l’entrepreneur en Santé Homme est remis à Hervé Affagard, co-fondateur et directeur général de MaaT Pharma, une société implantée dans la région lyonnaise et spécialiste du microbiote intestinal.
    • Le trophée « Coup de Cœur » 2016 de l’entrepreneur en Santé est attribué à Bernard Gilly, co-fondateur et directeur général de Gensight Biologics, une société spécialisée dans le traitement de maladies dégénératives de la rétine et du système nerveux central avec la thérapie génique.