Pilotage

  • Sigfox lève 160 M$ (151 M€) pour développer son réseau IoT dans 60 pays

    Etendre son réseau de communication pour les objets connectés dans 60 pays, tel est l’objectif que va servir la levée de fonds de 160 M$ (151 M€) annoncée par Sigfox le 18 novembre 2016.

    Salesforce, Total, Henri Seydoux, co-fondateur de Parott, Alto Invest, Swen CP, Tamer Group, Bpifrance, Elliott, Intel Capital, Air Liquide, Idinvest Partners et IXO ont participé au financement.

    Cette levée de fonds intervient moins de deux ans après une première levée de 115 M$ (108,5 M€) en février 2015.

    Lancé en 2009 par Ludovic Le Moan, Sigfox déploie un réseau de communication qui permet aux objets connectés d’envoyer de courts messages sur des longues distances. Le réseau fonctionne sur une énergie à basse consommation qui permet de réduire les coûts d’installation et évite les rechargements de batterie trop fréquents.

    Sigfox a levé près de 300 M$ (283 M€) à ce jour et revendique un réseau opérant dans 26 pays.

  • Qualité des soins et évaluation : de l’implication des patients à la co-construction (colloque HAS)

    Le colloque annuel de la Haute Autorité de Santé, le 16 novembre 2016, était consacré aux apports du point de vue des patients et des usagers dans l’amélioration de la qualité des soins et l’évaluation des technologies de santé.

    Les interventions d’experts internationaux ont mis en évidence un changement de paradigme progressif dans la prise en compte du point de vue des patients, avec un passage de la consultation des patients à la co-construction avec eux.

    Voici les principaux qui en ressortent.

    Qualité et sécurité des soins : du patient traceur au patient coach

    Patients traceurs et certification

    En France, l’intégration du point de vue des patients dans l’évaluation de la qualité des soins repose notamment sur la méthode du patient traceur. Celle-ci consiste à analyser a posteriori la prise en charge d’un patient à partir de son expérience et de celle de ses proches. La Haute Autorité de Santé a rendu systématique la méthode du patient traceur dans le cadre de la visite de certification des établissements de santé.

    Les patients leaders du NHS

    En Angleterre, des patients « leaders » sont impliqués dans la conception, la mise en œuvre et la gouvernance de la stratégie d’amélioration de la qualité des soins afin que l’expérience des soins par les patients soit prise en compte.

    Les patients partenaires en santé : le modèle de Montréal

    Le modèle de Montréal repose sur une co-construction avec les patients dans tous les domaines : santé publique, enseignement, recherche, qualité des soins, soins, politiques de santé.

    Concrètement, les patients sont partenaires dans trois domaines :

    • enseignement : 240 patients formateurs interviennent dans les cours dispensés aux étudiants en santé ;
    • soins : des patients ressources sont impliqués dans la gouvernance stratégique et tactique des établissements de santé du Québec ;
    • recherche : des patients co-chercheurs participent à l’écriture et à la conduite de projets de recherche.

    Évaluation des technologies de santé : intégrer les contributions des patients

    Un point de vue essentiel à l’évaluation

    Les intervenants au colloque ont souligné l’aspect essentiel du point de vue du patient dans l’évaluation des technologies de santé. Par exemple, un médicament qui doit être pris une fois toutes les 24 heures plutôt qu’une fois toutes les six heures n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu, mais améliore la qualité de vie des patients – et, potentiellement, leur observance du traitement.

    Différentes modalités de participation

    Les expériences présentées ont montré la diversité des méthodes permettant de prendre en compte le point de vue des patients dans l’évaluation : questionnaire à remplir en ligne, consultation publique, groupes de travail, entretiens individuels, etc.

    Ainsi, en France, la Haute Autorité de Santé met en place une expérimentation pour associer les patients concernés à l’évaluation des produits, via un questionnaire type accessible en ligne aux associations de patients.

    Des questions méthodologiques

    Les intervenants ont souligné les difficultés méthodologiques inhérentes aux différentes modalités de participation des patients, notamment en termes de représentativité des points de vue exprimés. Des travaux de recherche apparaissent encore nécessaires pour améliorer ce point.

  • Editeurs : les masseurs-kinésithérapeutes et les pédicures-podologues dans le RPPS

    Les masseurs-kinésithérapeutes deviendront la 5e profession de santé à être référencée dans le répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) à comter du 5 décembre 2016, après les médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. C’est ce qu’annonce l’Asip Santé sur son site Internet le 15 novembre 2016.

    Les pédicures-podologues rejoindront également le RPPS courant 2017.

    L’Asip indique que les modalités d’’adaptation des solutions logicielles gérant des annuaires de professionnels basés sur l’identifiant national et/ou utilisant la carte CPS sont exposées dans l’espace RPPS.

    Institué par l’arrêté du 6 février 2009, Le Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS) est le répertoire unique de référence qui rassemble et publie des informations permettant d’identifier les professionnels de santé, sur la base d’un « numéro RPPS » attribué au professionnel toute sa vie. C’est un référentiel opposable : les données enregistrées sont réputées fiables et tiennent lieu de pièces justificatives.

  • Hébergement des données de santé : Syntec Numérique soutient les exigences de l’Asip

    Syntec Numérique apporte son soutien au projet de référentiel de certification des hébergeurs de données de santé (HDS) présenté par l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (ASIP Santé) et mis en consultation, annonce un communiqué du Syntec Numérique daté du 14 novembre 2016.

    Ce projet de référentiel, élaboré après plusieurs mois de travail en association avec les fédérations d’industriels, découle du remplacement, introduit par la loi Santé de 2016, de la procédure d’agrément des hébergeurs de données de santé par une procédure de certification. Il a fait l’objet de travaux depuis plusieurs mois sous l’égide de Philippe Burnel, Délégué à la Stratégie des Systèmes d’Information de Santé (DSSIS), en association avec les professionnels concernés.

    Syntec Numérique rappelle dans son communiqué qu’il a, au cours de l’élaboration de ce projet de référentiel, « défendu un haut niveau d’exigence de sécurité, la transparence des offres d’hébergement, des responsabilités identifiées et un contrôle de sécurité portant sur l’ensemble de la chaîne d’hébergement (infrastructure, service infogérance, applicatif) ».

  • Innovation : l’AFD souhaite un passage du « patient alibi  » au « patient acteur »

    Considérer le patient comme un véritable acteur de sa santé, avec des conséquences concrètes en matière de prise en charge et d’innovation, c’est le point sur lequel se sont accordés patients, professionnels de santé, représentants institutionnels et industriels lors du colloque « En finir avec le patient alibi » organisé par la Fédération française des diabétiques (AFD) le 14 novembre 2016 à l’occasion de la journée mondiale du diabète.

    Le patient alibi, une réalité perçue

    Pour Gérard Raymond, président de l’AFD, les patients peuvent avoir l’impression d’être un alibi à titre individuel, en cas d’absence de dialogue avec le professionnel de santé qui les prend en charge, mais aussi à titre collectif, lorsqu’ils sont sollicités en aval d’une innovation par les entreprises. Les études menées par le Diabète Lab ont confirmé cette perception.

    Antoine Zins, directeur associé du fonds d’investissement The Family, a souligné la complexité du secteur de la santé, où l’utilisateur est en général distinct du payeur, estimant que certaines start-up utilisent le patient comme un alibi par paresse, hypocrisie, et marketing. Selon lui, les start-up devraient être très proches des associations de patients, car elles ont besoin de tester leurs produits en permanence.

    Thomas Borel, directeur des affaires scientifiques du Leem, a évoqué la nécessité de co-construire avec les patients les applis et objets connectés de santé pour s’assurer de leur utilité. Il a regretté le fait que l’amélioration de l’observance et de la qualité de vie soit mal prise en compte par le système français actuellement.

    Emmanuel Cosson, diabétologue, a rappelé les avancées en matière de formation des médecins à l’éducation et l’adhésion thérapeutique des patients, et souhaité la mise en place de lieux d’échange entre professionnels de santé et patients.

    Le patient acteur, concrètement

    Cédric Grouchka, membre du collège de la Haute Autorité de Santé, a distingué deux situations où le patient peut être acteur, et rappelé les actions portées par la HAS pour accompagner ce changement de paradigme :

    • la relation singulière avec le professionnel de santé. La commission d’information des patients de la HAS est désormais dans une démarche de co-construction avec les patients, et non de concertation avec eux;
    • la parole portée en tant que représentant des patients. La HAS vient de lancer une expérimentation visant à intégrer les patients concernés à l’évaluation des médicaments et dispositifs médicaux.

    Laurence Comte-Arassus, vice-présidente du Snitem, a souligné qu’une segmentation des patients était nécessaire : selon leurs situations, tous les patients n’ont pas les mêmes perceptions et les mêmes attentes.

    Des témoignages de diabétiques tout au long du colloque ont mis en lumière leur volonté d’être entendus comme acteurs, mais aussi experts, de leur santé.

  • Journée mondiale diabète 2016 : un test de dépistage en 30 secondes

    L’importance du dépistage dans la prise en charge et la prévention de complications graves, c’est le thème de la Journée mondiale du diabète, organisée le 14 novembre 2016 par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    • En France, le diabète est la maladie chronique la plus répandue: 3,5 millions de personnes, environ 5,3% de la population, en souffrent, et le nombre de diabétique augmenterait de 3% chaque année. 34 000 personnes par an meurent en France de complications dues au diabète.

    • L’enjeu financier de la prise en charge du diabète est par ailleurs majeur: en 2014, le coût du diabète pour l’Assurance maladie s’est élevé à 10 Mds€, dont 2,3 Mds€ pour les dépenses directement imputables et 7,7 Mds€ pour les complications (amputation du pied, cécité…), selon le rapport « charges-produits 2017 » de l’Assurance-maladie (Cnamts) rendu public le 24 août 2016.

    Une campagne de dépistage dans le monde et en France

    A l’occasion de la journée mondiale, la Fédération internationale du diabète espère qu’un million de personnes se fera dépister via son test accessible en ligne. Une campagne de dépistage planétaire intitulée « Test2Prevent », un jeu de mot signifiant « Tester pour prévenir » est organisée dans le cadre de cette journée.

    Un test en 30 secondes

    Accessible sur le site de la Fédération internationale du diabète, ou sur celui de la Fédération française des diabétiques, ce test permet d’évaluer ses prédispositions au diabète de type 2.

    • Age
    • Mode de vie
    • Alimentation
    • Antécédents familiaux
    • Prescription de médicaments,

    sont demandés dans un questionnaires et en 30 secondes ce test permet de dresser un profil et d’apporter des informations sur cette maladie de plus en plus fréquente.

    A la fin du test, il est possible de recevoir:

    • Ses résultats par mail
    • Un commentaire
    • Des recettes de cuisine pour manger équilibré.

    L’Agence Santé Publique France dans son dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) rappelle que les femmes diabétiques sont 51 % plus à risque de décès que leurs paires en bonne santé, tandis que les hommes sont 34 % plus exposés à la mortalité.

  • Journée mondiale du diabète 2016 : molécules et dispositifs médicaux les plus remboursés

    Le remboursement des médicaments du diabète a représenté 1,1 milliard d’€ en 2014 en France, tandis que les dispositifs médicaux ont été remboursés à hauteur de 800 millions d’€ par l’Assurance Maladie.

    Les enjeux d’innovation sont forts sur ce segment : développement de nouvelles molécules, mais aussi de dispositifs médicaux connectés permettant d’améliorer le confort et la qualité du suivi quotidien de leur traitement par les diabétiques.

    Insuline : le Lantus de Sanofi domine le marché

    Lantus (Sanofi) a en 2015 été l’insuline à la fois la plus prescrite et la plus remboursée, pour un montant dépassant 250 millions d’€. Au niveau mondial, cette molécule représente 6 milliards d’€ de chiffre d’affaires pour Sanofi.

    L’arrivée de génériques de Lantus pourrait toutefois bouleverser le marché dans les années à venir.

    Médicaments hors insuline : Novo Nordisk et MSD en tête

    Les deux médicaments hors insuline les plus prescris sont Januvia et Janumet de MSD. Ils représentent toutefois des remboursements moins importants que le Victoza de Novo Nordisk, laboratoire détenant 30 % du marché des antidiabétiques au niveau mondial.

    Vers un renchérissement des traitements médicamenteux ?

    Le rapport charges et produits 2017 de l’Assurance Maladie indique une hausse du nombre de patients traités par association d’insuline et d’agoniste du GLP1 (Victoza par exemple). Selon les projections de l’Assurance Maladie, le recours croissant aux agonistes du GLP1 pourrait faire augmenter le coût des traitements médicamenteux du diabète de 500 millions d’€ d’ici 2020.

    Dispositifs médicaux : l’innovation non remboursée

    Les dispositifs médicaux (pompes, lecteurs de glycémie, autopiqueurs…) sont une composante importante du suivi quotidien des diabétiques.

    En termes de remboursement, ce sont les bandelettes, capteurs et électrodes et les pompes à insuline (y compris le forfait journalier et la location) qui représentent les montants les plus élevés.

    Les dispositifs médicaux connectés ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. La Haute Autorité de Santé s’est toutefois déclarée favorable au remboursement du lecteur de glucose en continu Freestyle Libre (Abbott) et de l’appli de suivi Diabeo (Sanofi-Voluntis).

  • Siemens va mettre en Bourse Healthineers, sa division médicale

    Siemens a annoncé le 10 novembre 2016 préparer la mise en Bouse d’Healthineers, sa division médicale, qui regroupe dispositifs médicaux, équipements lourds et télésanté.

    La date et l’ampleur du placement ne sont pas encore connues. Ralf Thomas, directeur financier de Siemens, a précisé que Siemens conserverait la majorité des actions.

    Le cours de l’action de Siemens a augmenté de 5% à la suite de cette annonce.

    Healthineers est l’activité la plus rentable de Siemens, avec une marge opérationnelle de 17 % en 2015, contre 10,8 %.

  • Diabète : prescription et remboursement des dispositifs médicaux en 2015

    Les dispositifs médicaux occupent une place centrale dans le suivi quotidien des diabétiques : surveillance de la glycémie, injection d’insuline.

    Les bandelettes et capteurs de glycémie ainsi que les pompes à insuline représentent les dispositifs médicaux les plus remboursés en 2015.

  • Traitement du diabète : insulines les plus prescrites et les plus remboursées en 2015

    Lantus, du laboratoire Sanofi, est l’insuline la plus prescrite et la plus remboursée en 2015 en France. Au niveau mondial, Lantus représente un chiffre d’affaires de
    6 milliards d’euros pour Sanofi

    Des génériques pourraient toutefois bouleverser la donne dans les années à venir.