Pilotage

  • Soins intégrés et traitement du Big Data : le COCIR publie ses recommandations

    « Vers un parcours de soins intégrés » et « Tirer partie du Big Data grâce au traitement analytique », tels sont les titres des deux documents présentés par le COCIR à l’occasion de son 3e sommet e-santé à Bruxelles le 8 décembre 2016.

    Les deux documents présentent les recommandations du Cocir et les actions requises des industriels des TIC, des Etats membres de l’Union Européenne et des autorités de protection des données.

    Le sommet e-santé du Cocir, organisé dans le cadre du sommet européen sur l’innovation numérique pour un vieillissement actif et en bonne santé, a également été l’occasion d’évoquer le « Blueprint » pour la transformation numérique des soins et de la santé dans une société vieillissante.

    Le Blueprint a été initié en décembre 2015 lors de la 4e conférence du partenariat européen sur l’innovation pour un vieillissement actif et en bonne santé (EIP on AHA). Le commissaire européen sur l’économie digitale et la société, Günther Oettinger avait souligné comment l’innovation digitale, permise par un marché unique du numérique, pouvait transformer les changements démographiques en opportunité pour l’économie et la société en Europe.

    Le Commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire Vytenis Andriukaitis a d’ailleurs annoncé la validation en décembre 2016 du premier réseau de référence européen (European reference network – ERN) sur la télémédecine. Réseau qui devrait être opérationnel en 2017.

    Intégration des soins dans le parcours patient

    « Afin d’accélérer le développement et l’adhésion au processus de soins dynamiques et partagés qui permettront la délivrance de soins intégrés, le Cocir pense que les actions suivantes doivent être prises par les industriels des TIC, les Etats membres de l’UE et les autorités européennes de protection des données. »

    Actions des industriels des TIC en santé

    • Fournir de nouvelles technologies capables de combiner des données hétérogènes provenant de différentes sources, pour les soins chroniques ou aigus et le bien-être, afin de démontrer la faisabilité du recours au Big data dans le monde réel, en dehors des laboratoires et des expériences pilotes.
    • Développer de nouvelles approches pour faire face à l’explosion des données et des connaissances médicales, et créer un nouvelle génération de moteur de raisonnement et d’analyse pour gérer le contexte dynamique de la délivrance des soins.
    • Créer une technologie pour la gestion de l’information et la représentation de la connaissance prenant en compte la relation complexe entre les technologies et leur impact social.
    • Développer des moyens de mesurer l’efficacité et l’ergonomie des nouvelles approches d’interface utilisateur.

    Actions des Etats membres et des autorités européennes de protection des données

    • Développer des cadres de gouvernance des données de santé offrant un processus adapté pour guider l’utilisation et le partage des données de santé entre les organisations, tout en protégeant la vie privée des patients.
    • Clarifier l’impact du règlement général de protection des données personnelles sur le traitement et le partage  des données de santé et se rapprocher des professionnels de santé pour les guider sur les implications pratiques du nouveau cadre de protection des données.
    • Encourager le développement de processus de gestion et de standards supportant des architectures communes qui favorisent des processus dynamiques de partage inter-organisations, aux niveaux national et régional.

    Actions communes requises des Etats membres et des industriels des TIC en santé

    • Poursuivre le déploiement de cas d’usages, ainsi que les terminologies et les profils liés qui permettent le partage de dossiers médicaux, afin d’élargir le champ du partage des informations de santé.
    • Financer la recherche avancée pour améliorer les outils et les systèmes des TIC en santé pour la gestion de l’information, la représentation de la connaissance, l’optimisation des processus dynamique et l’aide à la décision.

    Tirer partie du Big Data grâce au traitement analytique

    « L’utilisation du Big data dans le secteur de la santé permettra certainement la délivrance de soins basés sur la valeur et d’une médecine basée sur la preuve. Les interventions de santé publique, tout comme la recherche biomédicale et l’implication du patient, bénéficieront aussi grandement des informations fournies par l’analyse du big data. Cependant, cela ne se produira que si nous ouvrons la route permettant l’adhésion au Big data en santé grâce à une action politique forte. »

    Actions requises des industriels des TIC et des professionnels de santé

    • Investir dans des mesures de sécurité qui sauvegardent la confidentialité des données de santé. Cela implique non seulement un investissement dans des structures physiques et numériques mais aussi dans des procédures standardisées et la formation des équipes.

    Actions requises des Etats membres

    • Construire la confiance du public dans la sécurité de l’information et diffuser des campagnes d’information en faveur du partage de données et répondant aux inquiétudes du public sur les mauvais usages de ces données. Les programmes de sensibilisation auront plus d’impact s’ils sont créés et diffusés au niveau régional.
    • Encourager l’adoption de standards internationaux pour l’information clinique en mettant en place des leviers politiques, y compris des mesures législatives et des incitations financières.
    • Permettre l’extraction de données des dossiers médicaux électroniques pour des sujets secondaires, incitant les professionnels de santé à enregistrer leurs données cliniques de manière standardisée. Les pays en retard sur ces questions devraient accélérer le développement des dossiers médicaux électroniques.

    Actions requises de la Commission Européenne et des Etats membres

    • Lancer une initiative européenne sur qualité des données de santé qui complète et renforce les initiatives nationales existantes pour améliorer la fiabilité des données.

    Actions requises des autorités européennes de protection des données

    • Assurer une mise en œuvre harmonisée du règlement général de protection des données personnelles à travers un dialogue structuré avec les industriels et les autres acteurs, permettant une  réutilisation des données, dans les mêmes conditions, dans toute l’Europe.
    • Développer et mettre en place un cadre de gouvernance des données de santé pour assurer des pratiques de gestion des données de santé et un accès aux données efficaces, transparents, et équitables, tout en protégeant la vie privée des patients.

    Actions communes requises des autorités de santé, des financeurs et des professionnels de santé

    • Créer une nouvelle génération de professionnels des TIC et de scientifiques spécialisés dans les données cliniques.
    • Accélérer le développement de modèles de remboursement basés sur la valeur pour les TIC en santé et mettre en œuvre de nouvelles approches pour récompenser la valeur de solutions TIC qui réduisent le gaspillage, améliore la qualité des soins et contribue à améliorer les résultats.
  • Présidentielles 2017 : les propositions du LEEM

    • Garantir aux Français un accès aux meilleurs soins,
    • Réconcilier maîtrise des dépenses de santé et attractivité industrielle,
    • Rendre au modèle français son efficacité et sa cohérence,

    sont les trois objectifs du « pacte de mandature » proposé le 11 décembre 2016 par le Leem aux candidats à l’élection présidentielle de 2017.

    « Alors que les Français vont être appelés à élire leur prochain président de la République, la campagne électorale doit être l’occasion de leur proposer un vrai projet pour la santé », a souligné Patrick Errard, le président du Leem, en présentant ce pacte.

    Les objectifs du « pacte de mandature » du LEEM

    1. Faire de la France l’un des leaders mondiaux de la santé au service des patients

    Un pays fer de lance européen dans la réalisation d’essais cliniques, indispensables au déploiement du progrès médical, à l’amélioration de la qualité de vie des patients et au rayonnement des équipes de recherche publiques et privées.

    Un modèle mondial de l’accès à la santé, par un accès précoce à l’innovation thérapeutique et par une meilleure adaptation de l’organisation des soins aux innovations de demain.

    2. Permettre à la France de capitaliser sur ses atouts industriels, en conciliant maîtrise des dépenses de santé et politique d’attractivité

    Un outil industriel renforcé, tant sur la production issue de la chimie que sur les nouvelles productions issues des biotechnologies.

    Une attractivité retrouvée pour les investissements en santé, par une approche stratégique de la régulation économique et par une politique équilibrée de financement de l’innovation.

    3. Refaire de la France un modèle incontesté en termes de cohérence politique, d’efficience administrative et d’expertise scientifique

    Une action publique cohérente, inscrite dans un pacte de mandature.

    Des règles plus claires et plus stables, alignées sur les meilleurs standards européens.

    Une administration efficace, qui permette à la France de renouer avec son leadership en Europe.

    Une expertise restaurée et respectée, capable de saisir les nouveaux enjeux de l’évaluation des produits de santé.

  • Collaboration entre Watson Health et Pfizer pour accélérer la recherche en immuno-oncologie

    Watson Health et Pfizer ont annoncé le 1er Décembre 2016 une collaboration visant à utiliser IBM Watson Drug Discovery pour accélérer la recherche en immuno-oncologie.

    L’outil cognitif basé sur le Cloud Computing et le machine learning permet d’identifier de nouveaux médicaments, des thérapies combinées et des stratégies de sélection de patients en immuno-oncologie.

    Les chercheurs en oncologie de Pfizer utiliseront Watson Drug Discovery pour analyser des volumes massifs de sources de données disparates, y compris des données sous licence et publiquement disponibles ainsi que des données exclusives de Pfizer.

    Avec cet outil, ils analyseront et testeront des hypothèses pour générer des informations fondées sur des données probantes pour une interaction en temps réel. La technologie personnalisée peut également prendre en charge des évaluations de sécurité efficaces.

  • Transition du système de santé : le Cercle des décideurs numérique et santé propose trois axes

    • Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé
    • Ouvrir une concertation nationale sur la santé
    • Financer la transition du système de santé

    Tels sont les trois axes de propositions pour assurer la transition du système de santé présentés par le Cercle des décideurs numérique au cours d’une journée parlementaire le 6 décembre 2016, organisée à l’Assemblée nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine.

    Le Cercle consacrera plus particulièrement ses travaux en 2017 au financement de la transition du système de santé, avec la création d’un fonds de transition public-privé pour financer l’innovation en santé. Il portera cette proposition auprès des responsables politiques nationaux.

    Le détail des propositions :

    Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé

    • Renforcer la place du patient et du citoyen dans les décisions concernant sa prise en charge, l’évaluation de son expérience de soins et des technologies de santé utilisées dans son parcours thérapeutique.
    • Se doter de nouveaux indicateurs de suivi comme outils d’amélioration du système de santé et de son organisation, s’appuyant conjointement sur la satisfaction des patients, l’amélioration de l’état de santé de la population, l’efficience du dispositif de soins et la satisfaction des professionnels.
    • Créer les conditions d’un suivi individuel de chaque patient  et d’un  usage performant des données de santé  permettant de rendre plus efficiente leur prise en charge individuelle et collective  et de développer la prévention primaire et secondaire,  par  une généralisation de l’usage du DMP et un accès ouvert aux données du SNIIRAM.

    Ouvrir une concertation nationale sur la santé

    • Faire de la santé une priorité partagée en organisant une concertation nationale  visant à évaluer l’état d’avancement de la stratégie nationale de santé, à s’accorder sur les buts à atteindre, les priorités d’actions et le pilotage du dispositif mis en œuvre. 
    • Lever les obstacles aux innovations organisationnelles en décloisonnant les professions sanitaires, sociales et médico- sociales ;  en favorisant le développement des pratiques avancées ; en encourageant des conditions d’exercice collectif et pluriprofessionnel  adaptées au suivi et à la prévention des maladies chroniques par des modes de rémunération adaptés et ouvrir pleinement les conditions d’usage de la Télémédecine et de la Télésanté.
    •  Penser la gouvernance au plus près des territoires en donnant aux ARS, en étroite concertation avec les collectivités territoriales, les moyens de conduire efficacement le tournant ambulatoire et de développer une véritable politique de prévention, s’appuyant notamment  sur la mise en place  d’ORDAM, la fongibilité des enveloppes entre sanitaire, social et médico-social et des possibilités de conventionnement régional.

    Financer la transition du système de santé

    • Constituer un fonds de transition public-privé d’innovations en santé portant les projets stratégiques et les investissements d’infrastructures au niveau national,  avec des déclinaisons régionales pour accompagner le développement  territorial.
    • Instaurer une véritable politique prévisionnelle de  gestion des métiers et des compétences pour les professions  médicales, tout autant que soignantes, sociales et médico-sociales,  passant par la création de passerelles entre professions, la mise en œuvre d’un dispositif performant de formation et d’adaptation des compétences  et l’encouragement à la réalisation de parcours internationaux.
    • Faire de la France un leader mondial dans le champ de la santé par une anticipation  et un rythme d’adaptation continu de son système de santé aux innovations impactant la prévention et la prise en charge des patients, lui permettant  d’être reconnue  par ses performances, la qualité de sa recherche.

  • « Le patient de demain sera éclairé » (Joël de Rosnay, colloque du cercle des décideurs numérique)

    Le patient de demain sera éclairé et augmenté, selon Joël de Rosnay, qui intervenait à la journée parlementaire organisée par le Cercle des décideurs numérique et santé le 6 décembre 2016 à l’Assemblé nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine, député du Rhône et vice-président de la Fédération hospitalière de France.

    Le colloque, au cours duquel ont été présentées les propositions du Cercle pour assurer la transition du système de santé, a également permis d’aborder le financement de l’innovation en santé, la nouvelle relation entre patients et médecins permise par l’ère du numérique, et ses conséquences en termes d’organisation.

    La santé de demain selon Joël de Rosnay : médecine 4 P et épigénétique

    Joël de Rosnay a présenté sa vision de la santé de demain : un patient éclairé et augmenté (empowered), un suivi à la fois général et personnalisé grâce à l’écosystème numérique, une maintenance de la santé. La médecine 4 P (prédictive, préventive, personnalisée, participative) deviendra réalité, notamment grâce à une meilleure connaissance de l’épigénétique.

    Demain, une médecine toujours humaine

    La première table ronde de la journée parlementaire s’ouvrait par un court film présentant la vision de la santé de demain par les jeunes générations. Conscients des bouleversements à venir en matière de santé, adeptes des technologies, ils souhaitent néanmoins que l’humain conserve toute sa place dans le soin.

    Victor de Castro, médecin anesthésiste, et Pauline d’Orgeval, fondatrice de deuxiemeavis.fr, ont débattu de la nouvelle relation qui s’instaure entre le patient qui veut choisir et décider de sa santé, et le médecin. Celui-ci sera demain moins centré sur la technique, mais plus sur l’accompagnement et le soin, grâce aux outils d’aide au diagnostic et à la décision permis par l’intelligence artificielle et le machine learning. Pour Victor de Castro, la formation des médecins doit dès à présent prendre en compte cette nouvelle donne, étant donné le temps long des études médicales.

    Michel de Lempdes, partner chez Omnes Capital, et Christophe Marques, économiste, ont abordé la question du financement de l’innovation et de son intégration au système. Pour Michel de Lempdes, les entreprises innovantes sont bien financées en phase d’amorçage, mais ont ensuite des difficultés à trouver les financements nécessaires pour grandir. Si le nombre de start-up créées augmente dans le secteur de la santé, la complexité de ce système et la multiplicité des interlocuteurs sont des freins pour les créateurs d’entreprises. Christophe Marques a de son côté évoqué les réticences à l’intégration des innovations dans le système de santé.

    Demain, un ONDAM refondu ?

    Michel Yahiel, conseiller social du Président de la République, est revenu sur les trois objectifs de la stratégie nationale de santé :

    • améliorer l’état de santé des Français
    • conserver un cadre financier soutenable
    • se rappeler que la santé est un secteur d’activité

    S’appuyant sur le dernier rapport du Haut conseil pour l’amélioration de l’assurance maladie, il a estimé que l’ONDAM, sous sa forme actuelle, avait vécu, et envisagé la possibilité de délégations plus importantes aux ARS demain.

    Regrettant les freins à la diffusion des innovations dans le système, par exemple la télémédecine,  en raison de sa complexité administrative, il a appelé au lancement de travaux d’économie de la santé.

    Demain, des citoyens acculturés à la santé ?

    Laurent Degos, ancien président de la Haute Autorité de Santé, a insisté sur le rôle des usagers dans l’innovation en santé : c’est de la demande que viendra le changement. Le patient prendra le pouvoir, et évaluera les résultats des soins, alors qu’aujourd’hui ce sont les process qui sont évalués. Mais une barrière demeure pour l’instant : le manque d’acculturation des patients à la santé (health litteracy). Une véritable politique d’éducation à la santé, y compris à l’école, est donc nécessaire.

    En conclusion, Jean-Louis Touraine a insisté sur l’importance de maintenir l’égalité face à la santé pour l’ensemble des Français.

  • Les PTA au coeur du programme TSN

    La mise en place et le fonctionnement des PTA ont été au coeur des expériences présentées lors de la journée du programme TSN (2014-2017) qui s’est tenue au ministère de la Santé à Paris le 6 novembre 2016.

    « Au bout de trois ans, c’est une belle réussite », a souligné Franck Jolivadt, chef du bureau systèmes d’information à la DGOS en rappelant l’objectif de « faire émerger des services intégrés pour les professionnels de santé et les patients ».

    Ces plateformes encadrées par l’article 74 de la loi de modernisation de la santé sur les fonctions d’appui aux professionnels pour la coordination des parcours de santé complexes ont été mises en place dans les 5 régions concernées par l’expérimentation « TSN »:
    – pour la région Nouvelle Aquitaine : XL ENS (Landes espace numérique de santé)
    – pour la région Bourgogne Franche Comté : E_TICSS (Territoire innovant coordonné santé social)
    – pour la région Ile-de-France : TerriS@nté (« Le numérique au service de la santé en métropole du Grand-Paris »)
    – pour la région Auvergne Rhône-Alpes : PASCALINE (Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique)
    – pour l’Océan indien : OIIS (Océan Indien Innovation Santé).

    Région Nouvelle Aquitaine, dispositif PTA Santé Landes

    Plus de 1000 parcours de soins coordonnés depuis septembre 2015.

    L’objectif des responsables du projet était de mettre en place « un dispositif pérenne et reproductible et une plateforme portée par les médecins traitants ».

    Le but visé est de sécuriser la prise en charge en ville et à domicile avec le même niveau de sécurité que la prise en charge à l’hôpital.

    Techniquement, la plateforme s’appuie sur l’outil numérique déjà utilisé par la plupart des médecins libéraux du territoire et déployée par le GCS Télésanté Aquitaine à partir duquel les améliorations ont été apportées pour en faire un outil de coordination entre les professionnels de santé.

    L’outil de coordination est composé:

    • d’une messagerie sécurisée,
    • d’un agenda
    • d’un gestionnaire de tâches pour l’organisation des parcours de soins
    • d’une « pancarte patient » pour une vision d’ensemble de la situation du patient, dissier patient partagé par tous les professionnels intervenant autour de son cas
    • de fiches métiers par pathologie
    • d’une interface avec l’hôpital

    Région Auvergne-Rhône-Alpes, dispositif « Pascaline »

    Le dispositif a été conçu pour répondre au principal besoin exprimé par les libéraux: son intégration dans les outils déjà utilisés de gestion du cabinet.

    Dans sa phase de conception, le dispositif a été présenté à 120 professionnels de santé. Une démarche qui a montré:

    • leur méconnaissance des travail des autres professionnels
    • leur manque de visibilité
    • leur envie de co-construction

    Les responsables de la plateforme ont organisé le 22 novembre 2016 une réunion de gouvernance regroupant les usagers, les professionnels de santé et les élus du territoire.

    Région Bourgogne France Comté, PTA e-ticcs

    Ce territoire de 350 000 habitants abritait 5 réseaux de santé à partir desquels s’est constituée la PTA afin d’aller vers la convergence sans démultiplier les outils.

    Un numéro d’appel unique pour les patients et professionnels a été ouvert fin novembre 2016 qui renvoie vers les coordinateurs présents sur le territoire.

    Selon les responsables de cette plateforme, « le numérique amène les professionnels à d’interroger sur comment travailler ensemble« .

    Océan Indien, PTA OIIS

    La mise en oeuvre de la plateforme a débuté par une phase diagnostic, le constat d’une absence de coordination et le fait que le médecin traitant travaille seul sur le terrain.

    Les blocages identifiés ont été:

    • le cloisonnement des acteurs de la prise en charge
    • l’absence de coordination
    • la faiblesse des échanges entre praticiens de ville, entre-eux et avec l’hôpital
    • la méconnaissance des acteurs de terrain.

    Les réponses apportées à cette situation ont été:

    • Informer
    • faciliter
    • coordonner
    • construire des parcours axés sur le sentiment du bien-être du patient.

    La plateforme assure le suivi de 40 patients depuis août 2016.

    Région Ile de France, PTA Terr-esanté

    La plateforme est née à partir du « Réseau 94 » créé en 2003 sur l’impulsion de médecins généralistes pour une meilleure prise en charge des patients atteints de cancer.

    En 2006, le réseau a créé une activité de soins palliatifs et, en 2010, a commencé à répondre aux besoins de prise en charge en gérontologie.

    A partir de la loi de 2016, le réseau a étendu son activité à la prise en charge du diabète et de l’insuffisance cardiaque.

    Les difficultés rencontrées par les responsables de a plateforme ont été:

    • les relations avec la tutelle
    • les relations de certains professionnels de santé avec leurs pairs
    • l’adaptation à l’ouverture des salariés des structures
    • l’accompagnement des systèmes d’information (équipement et utilisation)

  • Diabète : agrément de la FDA et obtention du marquage CE pour Insulia (diabeo) de Voluntis

    Voluntis a reçu l’agrément de la FDA et le marquage CE pour sa solution de gestion et de suivi du diabète de type 2 chez l’adulte traité par insuline basale, le 6 décembre 2016.

    La solution d’accompagnement et de télémonitorage du diabète Insulia / Diabeo est un dispositif médical sur prescription qui fournit au patient des recommandations sur les doses d’insuline et des messages pédagogiques et informatifs basés sur la glycémie et des données générales sur le diabète.

    Voluntis annonce qu’Insulia sera mis sur le marché au premier semestre 2017.

  • Congrès de la e-santé Doctors 2.0 & YOU 1er & 2 juin 2017 à la Cité Universitaire de Paris

    La 7ème édition du Congrès International de la e-santé aura lieu les 1er et 2 juin 2017 à la Cité Universitaire de Paris.

    Ce rendez-vous annuel rassemble associations de patients, professionnels de santé, industriels, start-up, financeurs, mutuelles-assurances et cabinets de conseil.

    Ce congrès a pour ambition de partager les dernières innovations en matière de santé connectée, de découvrir des nouvelles solutions et usages en matière de e-santé et d’en créer d’autres, en réunissant les leaders de l’innovation des différentes régions du monde pour faire de Paris la « capitale mondiale de la santé numérique ».

    Inscription (payante) et programme sur le site http://www.doctors20.com/

  • Soins à domicile, fitness : le marché prometteur des objets connectés en Chine

    Le marché des produits et services de soins à domicile représentait en mai 2014 environ 3 milliards de dollars (2,8 Md €) en Chine, rapporte la société experte Pacific Bridge Medical.

    Par ailleurs, le marché chinois pourrait représenter entre 20 et 30 % des ventes mondiales de technologies portables en 2016, selon un rapport de l’institut d’analyse IDC.

    Le marché des objets connectés en Chine est en plein boom, avec d’un côté des solutions développées pour tenter d’anticiper le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques, de l’autre, des produits davantage dédiés au domaine du loisirs : les trackers d’activités, de plus en plus populaires.

    H&TI fait le point sur ce secteur florissant, avec un focus sur le marché des bracelets connectés via l’interview de Sonny Vu, président et directeur de la technologie du service « objets connectés » au sein du groupe Fossil.

    Chine : des objets connectés pour faire face au vieillissement de la population

    Dans son premier Future Health Index (FHI) publié en juin 2016, Philips a dévoilé les résultats de son étude internationale portant sur la façon dont les pays se tiennent plus ou moins prêts à intégrer les nouvelles technologies numériques au sein de leur système de santé. Parmi les États les mieux placés figure la Chine, en troisième position (note : 58,1/100), juste derrière les Pays-Bas (58,9) et les Émirats arabes unis (65,3).

    Et le secteur qui semble le plus prometteur au sein de ce vaste marché de l’e-santé est celui des objets connectés, pris de plus en plus au sérieux par le gouvernement et l’industrie pour tenter de mieux faire face au vieillissement de la population et à l’augmentation des maladies chroniques au sein du pays.

    Le respect des personnes âgées est l’une des vertus les plus précieuses en Chine. Il est courant que trois générations vivent sous le même toit afin de permettre aux plus jeunes de prendre soin de leurs aînés tout en éduquant leurs enfants. Le nombre croissant de personnes âgées au sein du pays met en péril cette catégorie de patients :

    • La population des + de 65 ans devrait atteindre 167 millions d’ici 2020 (chiffres officiels), soit 11,5 % de la population totale, une proportion presque deux fois plus importante qu’elle ne l’était en 1995 et qui pourrait atteindre les 20 ou 30 % d’ici 2025-2030.

    Cette évolution démographique pose question. Difficile en effet pour les plus jeunes de pouvoir subvenir aux besoins des plus âgés financièrement. Les maisons de retraite sont encore assez rares en Chine et les organismes de santé ne sont pas en mesure d’offrir des soins de qualité optimale à ces populations.

    • Et qui dit vieillissement de la population, dit augmentation des maladies chroniques (cardiovasculaires notamment). Ces maladies représentent environ 85 % des décès en Chine et nécessitent environ 70 % des ressources médicales (chiffres officiels).

    Chine : le marché des produits et services de soins à domicile représente 3 Md $

    Les experts sont unanimes : le système de santé doit s’adapter. Parmi les solutions envisagées, le développement des objets connectés afin de permettre un suivi à domicile des patients ne nécessitant pas nécessairement une hospitalisation.

    Le gouvernement a commencé à agir en ce sens en mettant en place diverses mesures encourageant l’intégration de technologies de pointe dans le domaine de la santé. En 2012, il a annoncé que les soins de santé à domicile feraient partie de la stratégie principale de prise en charge de la population âgée croissante.

    Objectif : soigner à domicile 90 % des personnes âgées. 7 % des seniors à faible revenu vivront dans des collectivités et des établissements de santé financés par le gouvernement, 3 % dans des organismes de soins infirmiers privés et des logements pour personnes âgées.

    Le marché des produits et services de soins à domicile représentait en mai 2014 environ 3 milliards de dollars (2,8 Md €) en Chine, indique sur son site Pacific Bridge Medical, une société de conseil américaine dédiée aux entreprises pharmaceutiques et fournisseurs de dispositifs médicaux internationaux souhaitant étendre leur présence en Asie.

    Ce marché grandissant concerne à la fois :

    • les 230 millions de Chinois atteints de maladies chroniques ;
    • les 85 millions de personnes handicapées du pays ;
    • les travailleurs blessés, plus de 300 000 à recevoir chaque année un traitement de réadaptation financé par le gouvernement.

    Les entreprises high-tech encouragées à investir le marché des soins à domicile

    L’État encourage en parallèle le secteur privé à s’impliquer en invitant les sociétés spécialisées dans cette industrie à collaborer avec des hôpitaux privés.

    Des start-up chinoises, telles que CCX Homecare (Shanghai) et PineTree (Beijing), se sont ainsi alliées à des sociétés états-uniennes, comme Right at Home et Home, les plus importants fournisseurs de soins à domicile au niveau international.

    « Le secteur des soins aux personnes âgées devrait exploser au cours des prochaines années [en Chine]. Il s’agit donc du moment idéal pour pénétrer le marché », soulignait au printemps 2014 Pacific Bridge Medical.

    Parmi les groupes privés les plus actifs dans ce secteur, on retrouve également le néerlandais Philips. Voici quelques-uns de ses produits actuels :

    • Le groupe travaille avec la Société chinoise de cardiologie afin de créer un centre national de collecte de données cardiovasculaires dans le but d’améliorer la recherche clinique dans ce domaine.
    • Philips Research China développe un système permettant d’aider les systèmes de santé à mieux gérer leurs patients atteints de maladies chroniques. Il comprend deux interfaces, une pour le personnel de santé et une pour les patients, permettant une communication en temps réel entre les deux parties.
    • Philips Research China a également mis au point il y a plusieurs années un système de rééducation à distance reliant patients et hôpitaux, qui peuvent ainsi être mis au courant au jour le jour de l’évolution des conditions de santé des patients et ainsi adapter leur programme de réadaptation en conséquence.
    • Le groupe a développé plusieurs outils portables reliant aux hôpitaux le domicile des patients, tels que le moniteur ECG et le dispositif de sang portatif Minicare mais aussi des objets permettant une gestion personnelle de sa santé, comme Lifeline.

    « La prévention des maladies chroniques devrait être une priorité absolue en Chine. Leur contrôle est la prochaine étape. Nous sommes prêts à agir avec notre technologie et nos solutions », a récemment déclaré Andy Ho, P.-D.G. de Philips Greater China au site Your-bizbook.com.

    Chine : le secteur des trackers fitness en plein boom

    Le développement de solutions de pointe dans le domaine des soins à domicile fait partie des priorités du gouvernement chinois mais les acteurs privés du marché de l’e-santé ont depuis quelques années repérés un autre secteur florissant au sein du pays : les objets d’activité connectés.

    Plus de 100 millions d’objets connectés vendus en Chine en 2016

    Selon un rapport effectué par l’institut d’analyse IDC, environ 9,5 millions d’objets connectés ont été vendus en Chine en seulement trois mois (d’avril à juin 2016), soit une hausse de 13,2 % par rapport à la période janvier-mars de la même année.

    Si la cadence reste la même, le marché chinois pourrait représenter entre 20 et 30 % des ventes mondiales de technologies portables, estimées à 101,9 millions d’articles en 2016.

    Parmi ces dispositifs nouvelle génération, les produits liés à la santé type trackers d’activité font partie des plus populaires en Chine.

    Fitness : top des objets connectés en Chine

    Autre signe de l’intérêt porté par les professionnels au marché chinois, l’organisme états-unien Personal Connected Health Alliance (the PCHAlliance) a lancé en octobre 2016 son China Work Group afin de cultiver l’écosystème des technologies connectées dans le domaine de la santé au sein du pays.

    « Il y a un intérêt croissant pour [ce domaine] dans toute l’Asie, et le marché chinois représente une importante occasion d’étendre l’utilisation d’outils personnels interopérables liés à la santé pour améliorer la gestion de la santé, les résultats cliniques et la qualité de vie des citoyens chinois », a déclaré Horst Merkle, président de l’association américaine The Continua Health Alliance, fondatrice de PCHAlliance.

    « Les politiques futures et l’éducation seront les bases principales pour améliorer le système de santé en Chine »(Sonny Vu, Fossil)

    Vous êtes président et directeur de la technologie du service « objets connectés » du groupe Fossil. Le site Wareabe affirme que la marque Misfit (détenue par Fossil) dépasse les ventes réalisées par Fitbit avec 660 000 d’objets connectés vendus en 18 mois (de 2014 à l’été 2015). Confirmez-vous ces chiffres ?

    Le groupe n’a pas communiqué de chiffres officiels dans le détail pour chacune de ses marques mais si vous regardez simplement le nombre de critiques clients consultables en ligne sur des sites comme Jd.com, vous pouvez voir que nous vendons effectivement très bien en Chine.

    « Nous n’avons jamais rien vu de tel, il y a un vrai dynamisme en Chine [sur le marché des objets connectés », avez-vous déclaré en septembre 2016 au site Wareable.com. Percevez-vous un réel engouement pour ce secteur en Chine, davantage qu’ailleurs ?

    C’est ce que l’on ressent, oui. Je ne suis pas sûr que, proportionnellement, l’engouement soit plus grand que dans d’autres pays, mais avec des centaines de millions de personnes ayant accès à l’internet mobile, une condition préalable essentielle, les chiffres sont naturellement importants en termes de ventes de produits connectés.

    La Chine est-elle le marché sur lequel il est actuellement essentiel de miser pour une entreprise spécialisée dans les objets connectés ?

    La Chine se présente bien entendu comme un marché clé. Au vu de l’évolution du secteur de la santé (taux élevés d’obésité / diabète / hypertension dans les pays en développement et dans les pays développés), les professionnels de l’industrie vont être de plus en plus attentifs à ce qu’il se passe dans des pays asiatiques.

    Quels sont les projets actuels de Fossil en Chine dans ce secteur ?

    Nous continuons à réaliser de bonnes ventes de produits dits « trackers » en Chine, notamment ceux qui concernent l’activité physique et le sommeil. Nous pensons continuer à proposer des outils et services dans ce domaine afin de rester à l’écoute de la demande. L’objectif premier est de rendre tous ces dispositifs « wearable tech » à la mode pour qu’ils ne ressemblent non pas à des objets connectés lambda mais davantage à des accessoire de mode et des bijoux.

    Selon vous, comment le domaine des objets connectés peut-il surmonter certains défis auxquels se retrouve – ou va se retrouver – confronté le système de santé chinois ?

    Je pense qu’il faudra beaucoup plus que des objets connectés. Un contenu vraiment attractif et un encadrement seront nécessaires pour intéresser les utilisateurs de manière significative. Et je n’évoque ici le sujet que du point de vue du produit, du point de vue commercial. Les politiques futures et l’éducation seront les bases principales de l’édifice à construire pour améliorer le système de santé en Chine et dans d’autres régions d’Asie.

    Selon certains observateurs du marché, le fait que des entreprises privées dominent le marché de l’e-santé en Chine peut être un problème d’un point de vue éthique.
    Quelle est la politique de Fossil vis-à-vis de la sécurité des données de santé personnelles ?

    Nous prenons très au sérieux la confidentialité et la protection des données de nos utilisateurs. Nous travaillons sur ces questions depuis un certain nombre d’années donc nos systèmes de sécurité sont assez solides aujourd’hui. Il faut plutôt s’inquiéter de la fiabilité des nouveaux entrants, qui tentent pour la première fois de développer des appareils connectés.

    N’est-ce pas un problème pour les sociétés spécialisées en e-santé que la politique du gouvernement chinois pour assurer la sécurité des données privées soient un peu à la traîne ou, du moins, encore un peu floue ?

    Comme je suis employé d’une entreprise publique, je ne peux pas communiquer sur ce sujet.

    Selon vous, la Chine peut-elle devenir le leader international sur le marché des objets connectés dans cinq, dix, vingt ans ?

    Je pense que c’est déjà un peu le cas, du moins du côté des trackers. La Chine compte probablement plus d’utilisateurs actifs de trackers d’activité que n’importe quel autre pays dans le monde, à l’exception peut-être des États-Unis.

  • The promising connected devices market in China: home care, fitness

    The market for home healthcare products and services was estimated at about $ 3 billion (€ 2.8 billion) in China in May 2014, the American consulting firm Pacific Bridge Medical reported.

    Moreover, the Chinese market could account for 20 and 30% of total wearable technologies sales in 2016, according to the analyst firm IDC.
    The connected devices market is booming in China, with, on the one hand, solutions developed to face its aging population and the development of chronic diseases; on the other hands, with leisure tools: fitness trackers, more and more popular across the country.

    H&TI focuses on this thriving industry, with a zoom in the Chinese connected devices market through the interview of Sonny Vu, president and chief technology officer of connected devices service at Fossil Group.

    Connected devices to cope with the aging population: China

    Through its first Future Health Index (FHI), published in June 2016, Philips unveiled the results of its international study on the readiness of each country for digital health integration. China ranks third (58.1/100), behind the Netherlands (58.9) and the United Arab Emirates (65.3).

    And the most promising sector in this huge eHealth market is the one of connected devices, which is taken increasingly seriously by government and industry to better cope with the aging of population and the rise of chronic diseases within the country.

    Respect for the elderly people is one of the most valuable virtues in China. It is common for three generations to live in the same home so that younger people can take care of their elders while educating their children. The growing number of elderly people in the country is putting this organization at risk:

    • The 65+ population should grow to 167 million by 2020, accounting for 11.5% of the population – nearly double what it was in 1995 – and should account for approximately 20 or even 30% of the Chinese population by 2025-2030 (official figures).

    This demographic evolution raises questions. Indeed, it is difficult for the youngest to be able to meet the needs of the elderly financially. Retirement homes are still quite uncommon in China and healthcare infrastructure is unable to provide optimal care to the elderly.

    • And with this aging population, there is an increase in chronic diseases (cardiovascular in particular). These diseases account for about 85% of deaths in China and require about 70% of medical resources, the World Economic Forum reported in September 2015.

    $3 billion: the Chinese market for home healthcare products and services’ value

    To evolve the Chinese healthcare system, the development of connected objects is one of the solutions taken seriously in order to allow home follow-up of patients who do not necessarily require hospitalization.

    China’s government has begun to take positive steps by introducing various measures to encourage the integration of advanced health technologies. In 2012, he announced that home healthcare would be promoted as the main strategy to care for the growing elderly population.

    The Chinese government aims for 90% of seniors to be cared for in their own homes or in the homes of their children. A projected 7% of low-income seniors will live in government-funded elderly communities and hospitals. The remaining 3% of seniors will move to private nursing facilities and senior housing.

    Its aim: 90% of seniors to be cared for in their homes. 7% of low-income seniors will live in government-funded elderly communities and hospitals, 3% of seniors will move to private nursing facilities and senior housing, precised Pacific Bridge Medical, a consulting firm for international pharmaceutical and medical device companies to expand presence in Asia.

    According to the American agency, the Chinese market for home healthcare products and services was estimated at about $ 3 billion (€ 2.8 billion) in May 2014.

    This growing market concerns:

    • the 230 million Chinese people with chronic diseases;
    • the 85 million disabled people in the country;
    • the more than 300,000 injured workers who receive government funded rehabilitation treatment annually.

    China’s government encouraged health tech companies to invest in home care market

    The Chinese government is also encouraging the private sector to get involved in the home care market by inviting companies specializing in eHealth to collaborate with private hospitals.

    Chinese start-ups, such as CCX Homecare (Shanghai) and PineTree (Beijing), have joined forces with US companies, such as Right at Home and Home, one of the largest home care providers in the world.

    “The senior care market is projected to explode in the next several years [in China], making now a great time to start market penetration as well as build up brand recognition and market share,” Pacific Bridge Medical pointed out in the Spring of 2014.

    Philips is one of the most active private groups in this sector. Here are some of its current products:

    • The group is working with the Chinese Society of Cardiology to create the China National Cardiovascular Data Repository, a national cardiovascular data center to improve clinical research in this area.
    • Philips Research China is developing a system to help doctors better manage their patients with chronic diseases. It includes two interfaces, one for health personnel and the other for patients, allowing real-time communications between the two of them.
    • Philips Research China also developed a stroke rehabilitation system several years ago that connects patients with community hospitals so that they can be informed on a day-to-day basis of patients’ conditions and accordingly adjust their rehabilitation plans.
    • The group has developed a series of wearable and mobile devices that connect hospitals to patients’ homes, such as ECG monitor and handheld blood test device Minicare, as well as personal health management tools, such as Lifeline.

    “Prevention of chronic diseases should be top priority in China. Control is the next step. We are ready for action, with our technology and our solutions,” Andy Ho, CEO of Philips Greater China, said to Your-bizbook.com.

    The Chinese trackers market is booming

    The development of state-of-the-art home care solutions is one of the priorities of the Chinese government, but private eHealth stakeholders have identified another flourishing sector in the country in recent years: fitness trackers.

    More than 100 million wearable technology expected to be sold in 2016

    According to a report by IDC, about 9.5 million wearable were sold in China in just three months (between April and June 2016). This is a 13.2% increase over the January-March period of the same year.

    If the country keeps up the way it is going, the Chinese market could end up accounting for 20 or 30% of worldwide wearable technology sales, estimated at 101.9 million items sold in 2016.

    Tools related to health and sport, such as sleep and fitness trackers, are among the most popular wearable in China.

    Best trackers brands in China

    In October 2016, the Personal Connected Health Alliance (PCHAlliance), a US organization, launched its China Work Group to cultivate the ecosystem of personal connected health technologies in China. This is another sign of the interest of health stakeholders in the Chinese market.

    “There is growing interest in personal health technologies throughout Asia, and the Chinese market represents an important opportunity to expand the use of interoperable personal connected health tools to improve health management, clinical outcomes and quality of life for Chinese citizens,” Horst Merkle, President and Chairman of The Continua Health Alliance – founder of PCHAlliance -, said.

    “Policy and education will be overwhelmingly the pieces that will move the needle in various places in Asia” (Sonny Vu, Fossil)

    You are president and CTO of connected devices at Fossil Group. I read that Misfit (Fossil owned) was outselling Fitbit in China with 660,000 wearable products sold in 18 months, from 2014 to summer 2015. Is it right?

    Fossil Group hasn’t announced break downs of numbers by brand but needless to say if you just look at the number of reviews we have online on places like Jd.com you can see that we’re selling quite well in China.

    “We’ve never seen anything like it, there is a lot of momentum in China,” you said to Wareable.com.
    Do you really feel a particular craze for connected objects in China?

    It does feel like it. I’m not sure if proportionally it’s higher than other places but with hundreds of millions of people getting access to mobile internet, an important prerequisite to having a connected experiences, the numbers are naturally going to be large in terms of connect devices sales.

    Is China right now one of the most important market to set up based when you are a society focusing on health connected devices?

    China is certainly up there in terms of being an important market. With the health trends moving in the direction that it is (high rates of obesity / diabetes / hypertension in developing countries as well as developed countries), people are going to be paying more attention.

    What are Fossil’s current projects in China on the health connected devices market?

    We continue to see good sales of our tracker (activity/sleep) products in China – more to come on that front so stay tuned. The main idea is to make these things fashionable – wearable tech that doesn’t look like wearable tech but fashion accessories and jewelry.

    According to you, how can connected devices solve some of the healthcare issues in China?

    I think it’s going to take a lot more than just connected devices. Really captivating content and coaching will be important to engaging users in a meaningful way. This is just at the product / commercial level. Most certainly policy and education will be overwhelmingly the pieces that will move the needle in various places in Asia.

    Some experts say that it can be a problem that private companies lead the eHealth market from an ethical point of view.
    What is Fossil’s policy about health data privacy and security?

    We take data privacy and security of our users’ data very seriously. We’ve been working on these issues for a number of years now so our systems are fairly well hardened. It’s really the new entrants trying their hand at connected devices for the first time that you need to be worried about.

    Isn’t it an issue for you, for companies development specialized in eHealt, that the regulations to ensure safety and protection of personal data in China are either lag behind or no clear guideline for now?

    Sorry, as I’m now an officer in a public company, I can’t parse your question.

    In your opinion, can China become an international leader in health connected devices in five, ten or twenty years?

    I think it kind of already is, at least in terms of consumer tracking products – they probably have more active users of activity trackers than any other country in the world, with a slightly possible exception of the US.