Pilotage

  • Singapour fusionne ses hôpitaux régionaux et réorganise ses polycliniques

    Le gouvernement singapourien a annoncé fin janvier la réorganisation de son système de santé publique afin de mieux répondre aux besoins futurs des patients.

    Le ministère de la Santé annonce que les six hôpitaux régionaux seront regroupés en trois nouvelles organisations pour faciliter la mise en œuvre des principaux objectifs du pays :
    – l’application du plan Santé 2020 (Healthcare 2020 Masterplan) ;
    – l’amélioration de la qualité de l’offre de soins ;
    – l’amélioration de l’accessibilité à l’offre de soins.

    Ce nouveau projet vise à encourager le dialogue entre les différentes entités en les incitant à combiner leurs solutions high tech et leurs compétences humaines afin de gagner en performance.

    De six à trois établissements innovants d’ici 2020

    Actuellement, le système de santé singapourien est organisé en six organismes de santé régionaux :

    • 1. l’Alexandra Health System (AHS) ;
    • 2. l’Eastern Health Alliance (EHA) ;
    • 3. le Jurong Health Services (JurongHealth) ;
    • 4. le National Healthcare Group (NGH) ;
    • 5. le National University Health System (NUHS) ;
    • 6. le Singapore Health Services (SingHealth).

    Ces établissements déploient dans leur région respective des partenariats entre les différents fournisseurs de soins (hôpitaux de pointe, hôpitaux communautaires, fournisseurs de soins primaires, fournisseurs de soins de longue durée, maisons de soins infirmiers…).

    Dans le nouveau système, seules trois entités existeront :

    • 1. le pôle de la région centrale : fusion du NHG et de l’AHS ;
    • 2. le pôle de la région Est : fusion de SingHealth et de l’EHA ;
    • 3. le pôle de la région Ouest : fusion du NUHS et de JurongHealth.

    Ces nouveaux groupes devraient être opérationnels à partir de 2020, précise le ministère de la Santé.

    « Nous devrons encore faire face à de nombreux challenges » (Gan Kim Yong, ministre de la Santé)

    « Cette réorganisation des pôles de santé publique nous permettra de surmonter les futurs défis qui se dessinent au sein du pays en matière de santé, a déclaré le ministre de la Santé, M. Gan Kim Yong. Je suis convaincu que nous serons en mesure de mieux optimiser les ressources et les capacités du secteur mais aussi de fournir des soins plus complets et axés sur le patient afin de répondre aux besoins de santé en mutation des Singapouriens. »

    « Au cours des dernières années, le ministère de la Santé a considérablement amélioré l’accessibilité [géographique mais aussi en termes de coûts] et la qualité des soins à Singapour dans le cadre de notre plan Santé 2020 [Healthcare 2020 Masterplan]. Néanmoins, nous ne pouvons pas nous permettre d’en rester là car nous devrons encore faire face à de nombreux challenges, tels que le vieillissement de la population, le fardeau accru des maladies chroniques et la nécessité de gérer la croissance future de la main-d’œuvre et des dépenses de santé », a-t-il ajouté.

    Fusionner les compétences techniques et humaines pour offrir un système de soins plus performant

    Chacun des nouveaux groupements disposera de ressources de qualité, aussi bien au niveau des différents services médicaux que des installations et des réseaux mis en place. Les trois groupements du pays pourront collaborer de près afin de combiner leurs atouts techniques mais aussi humains pour offrir des soins préventifs, curatifs et de réadaptation plus complets qu’à l’heure actuelle et davantage axés sur la population de la région concernée.

    Les polycliniques vont elle aussi subir une réorganisation pour gagner en efficacité

    Les polycliniques vont aussi être réorganisées d’ici le début de l’année 2018 : le groupe de polycliniques de l’Université nationale de Singapour sera formé sous l’entité NUHS, faisant de l’alliance de SingHealth Polyclinics et de NHG Polyclinics le troisième groupe de polycliniques de Singapour.

    « Cette réorganisation va permettre à des partenaires de longue date situés dans la partie Ouest de Singapour de se regrouper en tant qu’équipe entièrement intégrée pour fournir avec nos établissements universitaires des soins en continu, de la prévention aux soins à domicile, afin de poursuivre le développement de solutions de pointe dans l’industrie et ainsi relever les défis de santé [nationaux] mais aussi mieux former la prochaine génération de professionnels de santé [du pays] », a déclaré le Pr. John Eu-Li Wong, directeur général du National University Health System (NUHS).

  • Dossier : le numérique et la cancérologie « hors les murs »

    La prise en charge en cancérologie a évolué de manière considérable ces dernières années, avec le développement de la chirurgie ambulatoire ou de nouvelles techniques de radiothérapie. Le parcours de soins longtemps centré sur l’hôpital se déroule désormais principalement en dehors, mais ces évolutions manquent aujourd’hui d’un réel accompagnement numérique.

  • Conseil stratégique du numérique en santé : l’Alliance eHealth France satisfaite mais vigilante

    L’Alliance eHealth France fait part le 2 février 2017 de sa satisfaction face à la mise en place du conseil stratégique du numérique en santé, dont la première réunion a eu lieu le 24 janvier 2017.

    Pour autant, l’Alliance eHealth France exprime sa vigilance « sur les points essentiels à la réussite des projets e-santé en France et leur rayonnement à l’international ».

    L’Alliance eHealth France regroupe le Leem, Lesiss, le Snitem et Syntec Numérique. La Feima, qui en faisait partie depuis sa création en 2015, a quitté l’Alliance en janvier 2017.

    L’Alliance eHealth France souhaite notamment que le conseil stratégique du numérique en santé lance des travaux sur les difficultés de coordination entre la sphère publique et les industriels.

    En ce qui concerne les sujets abordés par le conseil stratégique du numérique en santé, l’Alliance eHealth France souhaite qu’il se concentre sur :

    • le développement des usages en e-santé, notamment en matière de prévention ;
    • l’ouverture à l’international ;
    • l’accompagnement des changements organisationnels induits par la e-santé : formation des professionnels, développement de l’évaluation économique et médicale des projets, etc. ;
    • l’articulation de la e-santé avec les autres grands projets structurants : génomique, SNDS, intelligence artificielle, robotique, internet des objets, etc. ;
    • la progression de l’interopérabilité, de la sécurité et de la fluidité d’échange des informations ;
    • l’évolution du cadre juridique.

    Enfin, en termes d’organisation, l’Alliance eHealthFrance propose la mise en œuvre d’un tableau de bord pour suivre l’avancement des travaux du conseil et le respect de ses calendriers de travail.

    La prochaine réunion du comité est prévue le 9 mars 2017.

  • ARS Ile-de-France : le projet régional de santé 2018-2022 structuré autour cinq axes stratégiques

    Christophe Devys, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, a présenté les cinq grands axes du projet régional de santé (PRS) francilien 2018-2022 lors de ses vœux aux partenaires le 31 janvier 2017.

    L’ARS Ile-de-France prévoit de finaliser d’ici à l’été 2017 son PRS, après une période de consultation de trois mois minimum. Il se composera d’un cadre d’orientations stratégiques et d’un schéma régional de santé unique à 5 ans.

    Cinq axes pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé

    Christophe Devys a indiqué que les cinq axes du PRS 2018-2022 s’inscriraient dans un objectif de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé en Ile-de-France.

    Des parcours structurés à partir du domicile

    Constatant que les parcours des usages et des patients continuent souvent à s’apparenter à des « labyrinthes », l’ARS Ile-de-France souhaite promouvoir une approche des parcours autour du domicile de l’usager et de ses choix. Cela passera notamment par une optimisation de la visibilité et de la lisibilité des leviers d’amélioration des parcours, et par un renforcement de l’animation territoriale.

    Une réponse plus pertinente et plus efficiente aux besoins de la population

    Le deuxième axe du PRS s’articulera autour de l’amélioration qualitative de la réponse aux besoins des Franciliens : amplification du virage ambulatoire, priorisation des moyens sur les populations et les territoires les plus fragiles, soutien aux dispositifs permettant le maintien à domicile, et politique de ressources humaines en santé.

    L’innovation comme axe de transformation du système de santé francilien

    Christophe Devys a indiqué que l’innovation constituerait un axe du PRS sous toutes ses dimensions : organisationnelle, diagnostique, thérapeutique et technologique. Soulignant les atouts que constituent les nombreux centres de recherche en santé et le tissu industriel dense de la région, il a évoqué le rôle majeur que peut jouer l’ARS dans le développement et la diffusion des innovations sur les territoires.

    L’empowerment du patient pour améliorer le système de santé

    Le quatrième axe du PRS francilien aura pour objectif de rendre le patient acteur de sa santé : réduction des inégalités d’accès à l’information pertinente, via les outils numériques et des relais d’information locaux, amélioration des actions de promotion et d’éducation à la santé, et renforcement de la participation des Franciliens à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de santé, notamment par de nouvelles modalités de participation citoyenne.

    Une action coordonnée sur l’ensemble des déterminants de santé

    Le cinquième et dernier axe du PRS vise à favoriser la prise en compte systématique des enjeux sanitaires dans les politiques publiques ayant un impact en santé (urbanisme, éducation, etc.) pour améliorer l’état de santé des Franciliens et réduire les inégalités de santé.

    Christophe Devys a indiqué souhaiter une concertation large, notamment via les conseils territoriaux de santé.

    Bilan 2016 : PTA, TSN, GHT et gestion des crises

    Christophe Devys est également revenu sur l’année 2016. Pour l’ARS Ile-de-France, elle s’est notamment caractérisée par la mise en place de deux plateformes territoriales d’appui, dans l’ouest du Val de Marne et dans le nord des Yvelines, et par la constitution de 15 GHT. En ce qui concerne les PTA, il a rappelé l’enjeu de « la convergence des différents dispositifs territoriaux d’appui » dans les années à venir.

    Soulignant le fait que l’ARS Ile-de-France « peut être en pointe sur l’innovation en santé », il a pris pour exemple l’expérimentation TSN TERRe-SANTE et la mise en place du Lab Santé.

    En matière de prévention, Christophe Devys est revenu sur l’ouverture de la première salle de consommation de drogues à moindre risque et sur l’amélioration du dispositif de dépistage du VIH.

    Enfin, il a évoqué la mobilisation de l’ARS dans la gestion de crise, qu’il s’agisse des crues de mai-juin 2016 ou des risques d’attentat.

  • Baisse des tarifs d’imagerie : le Snitem & la FNMR demandent une réflexion sur l’avenir de l’imagerie

    59 millions d’€, tel est le montant des baisses de tarifs et de forfaits d’imagerie annoncé par l’UNCAM le 27 janvier 2017. La FNMR juge qu’il s’agit d’une « une attaque en règle contre la santé des Français » et appelle les pouvoirs publics à s’engager sur un plan de développement de l’imagerie, tandis que le SNITEM demande « une réflexion d’ensemble avec toutes les parties prenantes en vue d’éclairer les enjeux actuels et à venir de l’imagerie ».

    La baisse des tarifs annoncée par l’UNCAM repose sur la suppression de la majoration pour acte de radiographie baptisée « modificateur Z » (fixée à 21,8 % et réservée aux seuls médecins radiologues) et son remplacement par une majoration moindre (« modificateur Y » fixé à 15,8 %), applicable à tous les actes de radiographie quelle que soit la spécialité du médecin (radiologue, pneumologue ou rhumatologue). Cette mesure prendra effet début avril 2017.

    Les forfaits techniques (scanner, IRM et TEP), versés aux exploitants des appareils pour prendre en charge les coûts d’amortissement et de fonctionnement, se voient de leur côté appliquer une baisse de 2 % à partir du 13 février 2017.

    La FNMR  » condamne ces mesures « , car les radiologues doivent investir dans des équipements de plus en plus performants, et appelle au contraire à un plan de développement de l’imagerie,  » gage d’une meilleure prise en charge des patients et d’économie pour le système de santé « .

    De son côté, le SNITEM estime que la baisse tarifaire  » va à l’encontre de l’intérêt des patients, du système de soins et des entreprises « , et souhaite une  » concertation dans un domaine critique en matière d’égalité des chances et d’accès à l’innovation pour tous les patients « .

  • Logiciels de DPI et de GAM : Intersystems distingué par les Best in Klas Awards 2017

    Intersystems a été désigné Best in Klas pour les catégories du dossier patient informatisé (DPI) et de la gestion administrative du malade (GAM) dans le rapport 2017 « Global (Non-US) Best in KLAS: Software » du cabinet Klas, publié le 31 janvier 2017. C’est l’éditeur Sectra qui a été primé dans la catégorie des PACS.

    Publié chaque année, le rapport « Best in Klas » analyse la performances des logiciels de santé en Asie, en Europe, en Amérique latine, au Canada et au Moyen-Orient. Il est établi sur la base de 16 000 entretiens réalisés auprès de professionnels et d’établissements de santé. Ces derniers sont interrogés sur leur satisfaction vis-à-vis des logiciels qu’ils utilisent : vente, contrat, intégration, support technique, qualité, caractère opérationnel, réponse aux exigences, facilité d’utilisation, performance et interopérabilité.

    Trois catégories de logiciels étaient distinguées en 2017 : DPI, GAM et PACS.

    Le rapport « Best in Klas » identifie également les tendances du marché des logiciels de santé :

    • en matière de PACS, si les achats sont toujours nombreux, les établissements et les professionnels de santé recherchent des solutions de gestion de l’imagerie plus globales ;
    • l’intérêt pour la santé populationnelle, s’il est encore émergeant, augmente chez les professionnels de santé et les établissements ;
    • les professionnels et les établissements de santé souhaitent que les industriels aillent au-delà de la vente de fonctionnalités pour les aider à réussir la mise en œuvre de solutions transversales, notamment en matière de dématérialisation des ordonnances.

  • US: build a patient-centered system through eHealth (conference)

    A web-conference, entitled ‘The Future of Care Delivery: Relentless Redesign’, organized by the American group NEJM Catalyst was produced on 19 January 2017 and hosted by Providence St Joseph Medical Center (United States).

    During this event, various industry players shared their perceptions of US health industry of yesterday and tomorrow, pointing to the development challenges of the health tech, past mistakes and lessons learned from these failures but also the significant opportunities available to healthcare professionals though big data management.

    These interventions were focused on a central idea: build a patient-centered system from through high tech innovations emerging on the market.

    The conference was divided into three parts:

    • Technology Disruption: What Matters;
    • Lessons Learned: Failed Experiments in Care Redesign;
    • Meaningful Data: Meeting Patient Needs.

    New technologies in the healthcare system: are they allied or disrupter?

    Healthcare systems are now faced with the development of new technologies. They supposedly help practitioners to provide better health care but they can also cause a waste of time and a waste of energy. How to deploy the right technology, improve care and add value without burdening the patient or the medical team? So many questions put forward by Aaron Martin, Executive Vice President and Chief Digital Officer, Providence St. Joseph Health; Victor Montori, Professor of Medicine, Mayo Clinic, and Molly Joel Coye, Executive in Residence, AVIA and former Chief Innovation Officer, UCLA Health.

    « The healthcare sector has so far been slow in integrating new technologies, » says Dr Coye. According to her, one of the first behavior to adopt is to observe what is happening in other fields, such as banking sector or self-driving food to « bring health care in houses. »

    Aaron Martin insists that the principles of success basics are the same, whatever the sector. « I worked for a long time for Amazon in the area of e-commerce, there are things that will never change, including three principles:

    • offer lower prices than the competition;
    • broader choice of products;
    • convenience.

    I have realized that this is the same in the health sector: ensure lower costs, better outcomes and improve the patient and clinicians experience are part of the foundations for success. »

    « Most solutions do not have to be created but to be discovered » (Aaron Martin, Providence St Joseph Health Center)

    « Most solutions do not have to be created but to be discovered, they already exist somewhere, » adds Mr. Martin. The idea, he said, is to recruit the right team of health professionals and the right team of experts in technology to find the most interesting innovations and then demonstrate that they work in the health system. Secondly only, you will have to think of a way to get customers online and engaged.

    Victor Montori, meanwhile, focuses on a central problem according to his observations: the invisibility of the work of patients. « The Times have changed. Today, many patients are suffering from chronic diseases. They are not in the hospital, do not consult a doctor every day. They have to struggle with their disease every day by taking a certain medication list, questioning their lifestyle (diet, physical activity) to improve their condition or at least slow the progression of their disease. »

    It raises several underlying telemedicine issues:

    • How to understand the notes sent by their doctors? ;
    • How to decipher the medical jargon? ;
    • How to know if the alternative medication proposed by the pharmacist will be as effective as the one prescribed by their doctor?
    • etc.

    « All this patient’s work is invisible. We need to improve communication between health professionals and patients to overcome such problems. »

    According to the expert, the key is the attention given by the physician to patients. « As health professionals, we must not seek to make money but above all to listen to the patient, help him understand his disease, encourage him to invest in its care. New technologies must be a support to improve this relationship and not a source of remoteness between doctors and patients. « 

    « The technology is there to help us fight against the tensions between health professionals and consumers, » agrees Aaron Martin.

    Transforming the health care system: lessons learned from mistakes made in the past

    « The American health care industry is sick, analyzed the Harvard Business Review in an article published in 1989. Its huge fraction of our GNP – one out of every eight dollars – is double that of Japan and at least 50% higher than that of other developed countries. Because it is growing at rates 50% higher than the GNP, the industry’s cost hampers control of our disastrous trade deficit. »

    Benjamin K. Chu, President and CEO, Memorial Hermann Health System, points to a first mistake made in the 1980s-1990s: leaving aside the feelings of patients.

    « At that time, we tried to find a business model to restore the healthcare market economy. Industry players were primarily focused on the desire to turn the corner from the economic point of view. Nobody asked the opinion of the patients. It is not surprising that they revolted at some point », by questioning more often the quality of the care delivery and the diagnosis of their doctors.

    Over the past twelve years, the focus was on the creation of a new culture of health care delivery. New business models are sought, new technologies are emerging to try to improve the delivery of care. « Gradually, the economy of the healthcare sector got better but we were still too focused on monetary issues. »

    It is only recently that the interest around the patient has increased, Dr. Chu said. Refocusing on devotion, that’s the key. »

    Chronic disease management: forty years of learning

    Arnold Milstein, Professor of Medicine, Stanford University School of Medicine, talked about the chronic diseases management, whose significant progression makes it one of the current and future main concerns. In the US, 86% of American healthcare expending is incurred by people with chronic illness, the expert recalled (official figures).

    He went back forty years ago to better understand the evolutions in this specific area and to identify the bad paths taken by the care providers.

    • In the 80’s-90’s: « Doctor knows best.  »
      The tool available was generally phone, that is it: « If you were lucky, you could get an appointment in fifteen minutes with a doctor in the day to deal with a specific problem, if not, you should leave a message on the answering machine that advised you in most cases to go to the ER. A basic and simplified system that of course did not meet the needs of patients with multiple chronic disease problems ». Result: failed.
    • Late 90’s – early 2000: the beginning of telemedicine. Add insurer’s 1 800 nurse case manager.
      Nurses from a remote location contacted patients to find out what is going on and take care of them. « It seemed like a good idea. This kind of intervention still persists today although a CBO report had demonstrated that there was no positive impact on health expenditure. » Result: failed.
    • Around the 2000s: The improvement of the telemedicine system.
      The interactions between nurses working remotely and patients become more sophisticated, caregivers were particularly interested in the psyche of the patients and the importance of the social in the process of healing. « Real medical teams have been created. Investors were very enthusiastic but most have failed because most of these interventions did not include an actual face-to-face with the patient, they did not established a deep relationship between the patient and the care manager and between the care manager and clinicians. Everything was more or less managed remotely.  » Result: failed.

    In its report on these efforts to reduce health spending while improving the quality of healthcare delivery, the CBO concluded « that between 33 and 34% of these experiments have failed ». They ultimately cost the government more. « This is a high failure rate!, Aaron Martin said. The ones who worked were those centered on the sickest patients, called « the high-spending patient demo » but in the end, it seems logical that they resulted in more money coming in because patients were very ill and forced to spend more. The idea is to find a way to reduce costs and earn money even when we have to deal with less serious and complex diseases. »

    « How the United States is begin to learn from sequential failure of experiments in managing chronic illness care? » is the question that interests Arnold Milstein now. He is positive. « We have gone through forty years of learning to understand how our industry can work better. I do not consider these bad investments as failures if we learn from these mistakes for the future. « 

    Managing meaningful data to meet the patients’ needs

    A key to success in the healthcare system of tomorrow is to learn how to effectively manage health data.

    « With the development of new technologies, the goal is to reduce health facilities through the digital », explained Scott Weingarten, Senior Vice President and Chief Clinical Transformation Officer, Cedars-Sinai Health System.

    « We have to deal with a large volume of information:

    • 50% of this information come from care evidence-based;
    • we have resources produced by approximately 20 000 biomedical journals;
    • an article on health is published on average every 26 seconds;
    • the volume of medical information has doubled in the last three to five years.

    Today, electronic health records are used by:

    • 96% of hospitals;
    • 85% of physicians’ offices.

    Clinical decisions are determined by the analysis of its data.

    How can this mass of information be analyzed? What is the best diagnosis? This is the kind of question that must be asked by the caregivers today. »

    Lee Hood, Senior Vice President and Chief Science Officer, Providence St. Joseph Health, emphasizes the importance of the cloud and how it can improve the wellness of patients.

    « Through data analysis, we can better understand the transition from wellness to disease. The idea with the big data management is to work on preventive medicine, to understand how the combination of genetics and environment can influence a person’s health. »

    From this observation comes out a priority: « to find how to educate patients, physicians and other healthcare players to take advantage of this massive influx of data to improve the provision of care for both the rich and the poor people ».

    The expert is positive about the future of health care in the United States: « I sincerely believe that we can find a system in which the health care delivery system will be better and will have reasonable cost. »

    « It is possible to simplify the health care system for all by adopting a pro-active attitude allowing everyone to positively affect his health, summarized Amy Compton-Philips, Executive Vice President and Chief Clinical Officer, Providence St. Joseph Health. We have to imitate the models that work in other areas rather than wasting time and money to innovate. We have to change the culture of the healthcare industry to be able to change the sector. »

  • 2017 : le « contrat de mandature » que propose le Leem avec le prochain gouvernement

    « Garantir l’accès de toux aux meilleurs soins », « mettre en place une régulation attractive » et « retrouver l’efficacité et la cohérence du modèle français ». Tels sont les trois axes prioritaires que devrait comporter le “contrat de mandature” que le syndicat des industriels du médicament se propose de conclure avec le prochain gouvernement. Son président, Patrick Errard, a profité de ses vœux à la presse, ce 31 janvier 2017, pour exposer les points d’accord et de divergence avec les éléments de programmes déjà rendus publics dans le domaine de la santé par les principaux candidats à l’élection présidentielle.

    «Il faut que les politiques écoutent ce que les professionnels de santé ont à leur dire » déclare Patrick Errard, pour qui l’année 2016, qui avait débuté par la signature d’un nouveau contrat-cadre entre le CEPS et le Leem, aura été «l’année de tous les possibles» mais aussi celle des «rendez-vous manqués». Il évoque notamment le vote d’une loi de financement de la sécurité sociale dans laquelle les industriels ont été mis à contribution « de façon disproportionnée par rapport au poids qu’ils représentent dans les dépenses de santé» et ce, pour la cinquième année consécutive.

    « Après cinq années d’une politique pénalisante pour les entreprises du médicament, l’organisation professionnelle entend faire reconnaître, auprès du prochain gouvernement, la dimension stratégique d’un secteur d’avenir pour l’économie française en termes de croissance, d’emplois, d’investissements et de production industrielle » déclare le Leem dans la continuité de la plateforme politique qu’il a présenté en décembre dernier. Les industriels du médicament appellent le prochain gouvernement à un «profond changement de modèle» en concluant un «contrat de mandature» dans lequel «les deux parties s’engageraient réciproquement» sur trois axes prioritaires.

    Au titre de l’accès aux soins, le Leem propose notamment « d’accélérer et de simplifier les procédures de lancement des essais », « d’élargir l’accès aux données de santé à des fins de recherche et d’évaluation médico-économique » et de « favoriser l’évaluation en continu des médicaments (études en vie réelle…) ».  En contrepartie, les industriels s’engageraient à « accroître la part de la France dans la réalisation des essais cliniques en Europe, à fournir les données nécessaires à une meilleure connaissance des pipe-lines de recherche et à renforcer les partenariats public/privé avec les hôpitaux et les grandes structures de recherche françaises ». 

    Favoriser le « retour de l’innovation »

    Au titre de la politique de régulation, le Leem, qui se dit conscient des « marges de manœuvres économiques réduites de la France », appelle les pouvoirs publics à mettre en place « des modalités de régulation attractive pour permettre au secteur de renouer avec la croissance et d’en finir avec une régulation qui pénalise le retour de l’innovation ». Elles permettraient notamment de « réintégrer les gains d’efficience rendus possible dans le système de soins grâce au progrès technologique et d’élaborer, au travers d’une loi-cadre quinquennale, une vision pluriannuelle de la politique de maîtrise des dépenses, en phase avec les priorités de santé publique et les indispensables réformes organisationnelles ». Le Leem insiste notamment sur la nécessité de favoriser l’essor des sites de production des médicaments innovants comme les biomédicaments. Sur 48 autorisations de mise sur le marché (AMM) délivrées par l’Agence européenne du médicament entre 2014 et 2016, « seules 3 ont un site de fabrication enregistré en France », souligne le syndicat. De leur côté, les industriels s’engageraient à assurer la transformation des métiers. « Il faut travailler sur les nouveaux métiers dans le domaine de la bio-informatique, du digital, ou encore le partage et le traitement des données » souligne Patrick Errard. Le Leem se propose également de « renforcer le maillage entre les grands groupes pharmaceutiques et les start-up de biotechs ».

    Enfin, au titre du troisième « axe prioritaire », de ce contrat de mandature, le Leem suggère au prochain gouvernement de « simplifier et stabiliser l’environnement normatif, en alignant la législation française sur la réglementation européenne afin de ne pas pénaliser les industries de santé françaises ». 

    Revue des principales propositions des candidats à la présidentielle

    Patrick Errard a profité de ses vœux pour livrer son analyse sur les propositions déjà connues des candidats à la présidentielle en matière de politique de santé (Par ordre alphabétique, François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et jean-Luc Mélenchon).

    Chez François Fillon, Patrick Errard accueille favorablement la proposition du candidat de la droite de renforcer encore l’outil du crédit d’impôt recherche et de favoriser l’accès au marché des produits innovants en accroissant les ATU tout en soutenant le développement de filières françaises d’excellence appuyées sur des pôles de compétitivité à l’échelle européenne et mondiale. En revanche, Patrick Errard craint que ce candidat ne soit tenté de gérer les comptes sociaux « de façon comptable » sans vision « à long terme ».

    Dans les propositions de Benoît Hamon, Patrick Errard accueille favorablement celle qui consiste à améliorer la transparence du système d’évaluation et de fixation des prix des médicaments. « Il faut que le prix de l’innovation soit lisible, compréhensible et admis par tous ! » estime-t-il. Il juge également positive la proposition de Benoît Hamon de soutenir les innovations sociales dans le secteur de la santé ou encore de renforcer la couverture des soins dentaires et de développer le sport-santé. En revanche il se montre plus sceptique sur l’augmentation des recrutements à l’hôpital – « un sujet d’organisation des soins plus qu’une question de manque de moyens » – ou sur la menace d’instaurer des licences d’office pour les médicaments innovants dont le prix serait jugé excessif. « On ne négocie pas un pistolet sur la tempe ». Un commentaire qu’il applique également à Marine Le Pen qui aurait également préconisé d’engager un « bras de fer » avec les laboratoires pour limiter les prix des médicaments innovants les plus élevés. 

    S’agissant des propositions d’Emmanuel Macron, Patrick Errard note qu’il est « le seul à avoir repris l’idée du Leem de lancer un plan quinquennal de financement dans le domaine de la santé et à déclarer que les laboratoires pharmaceutiques ne devaient pas être les ‘variables d’ajustement’ » des dépenses de ce secteur. Il se félicite aussi de la proposition du candidat de réformer la manière de fixer l’Ondam et de mieux valoriser la prévention.

    Une proposition également développée par Jean-Luc Mélenchon dont la proposition de créer « un pôle public du médicament » (notamment pour la recherche et la production des médicaments) ou un laboratoire indépendant pour contrôler l’industrie pharmaceutique, grâce à la création d’une nouvelle taxe, suscite moins d’enthousiasme chez le président du Leem, qui rappelle qu’il existe déjà « onze taxes spécifiques » dans le secteur. 

  • « Il faut accélérer l’appropriation du numérique sur le terrain » (Michel Gagneux, Asip)

    L’Asip Santé organisait sa conférence annuelle le 31 janvier 2017. À cette occasion, Michel Gagneux, directeur général de l’agence, est revenu sur les dossiers actuellement suivis par l’Asip (MS Santé, SI Samu, etc.) et a pointé les défis à relever pour faire avancer la santé numérique en France, notamment une accélération de l’appropriation des outils par les acteurs de terrain.

    La fin d’un premier cycle

    Pour Michel Gagneux, la décennie qui s’achève a permis de mettre en place les principales composantes d’une politique nationale de santé numérique, du point de vue technique (référentiels, guides d’urbanisation, plan Hôpital numérique, etc.) comme du point de vue de la gouvernance, avec la création de la DSISS et de l’Asip, l’élaboration d’une stratégie e-santé 2020, ou encore la mise en place du conseil du numérique en santé.

    Pour autant, Michel Gagneux estime que « ces briques rentrent péniblement en usage sur le terrain, trop lentement par rapport aux attentes ». Constatant des résistances liées aux changements de pratique et d’organisation provoqués par le numérique, Michel Gagneux souhaite resserrer le dialogue avec certains acteurs pour accélérer le mouvement.

    Quatre principes directeurs pour préparer le cycle qui s’annonce

    Michel Gagneux a identifié quatre principes directeurs qui devront guider l’action de tous les acteurs du système pour préparer le nouveau cycle qui va démarrer autour du big data, des outils d’aide à la décision, etc. :

    • la constance : les politiques publiques ont, selon lui, besoin de s’inscrire dans le long terme pour traduire les technologies en usages sur le terrain. Il faut pour cela imaginer des outils de gouvernance, de planification financière et budgétaire à la hauteur ;
    • le partage des feuilles de route entre pouvoirs publics et industriels, afin de construire une offre pertinente, ergonomique et au modèle économique viable ;
    • une plus grande capacité à capter les innovations organisationnelles et d’usages, qui viennent du terrain, pour en tirer plus vite les enseignements et en accélérer la généralisation ;
    • la mobilisation des multiples acteurs du système de santé, nécessaire au succès de la transformation systémique apportée par le numérique.

    Retour sur les chantiers en cours

    MS Santé

    L’accompagnement des établissements de santé sur le sujet de la MS Santé entre dans sa troisième année. 1800 sont inscrits auprès de l’Asip, et 700 sont techniquement raccordés ou en voie de l’être.

    Une deuxième phase s’engage à présent auprès des professionnels de santé libéraux, les logiciels étant désormais MS compatibles. En parallèle, l’Asip définit actuellement avec les laboratoires de biologie médicale une trajectoire commune pour la transmission des résultats d’analyse via MS Santé sous format structuré. Cela implique un changement de sémantique, de HPRIM à LOINC.

    SI Samu

    Deux marchés seront prochainement notifiés :

    • le marché M2, qui désignera un consortium pour la construction de la solution applicative du SI Samu, devrait être notifié d’ici le 31 mars 2017 ;
    • le marché M1, qui désignera un industriel ou un consortium pour la construction de l’infrastructure téléphonique du Samu, devrait être notifié en mai.

    La solution applicative sera développée en mode agile (des équipes de l’Asip travailleront en direct avec les développeurs], et une première version devrait être élaborée dans un délai d’un an. Onze Samu pilotes l’utiliseront dans un premier temps avant la phase de généralisation.

    GHT

    L’Asip et l’Anap ont mis en place un guichet commun et vont se partager l’accompagnement du volet numérique des GHT. Un dispositif de pédagogie et un guide méthodologique à destination des établissements ont été élaborés.

    Conseil stratégique du numérique en santé

    La prochaine réunion du conseil stratégique du numérique en santé, qui a été installé le 24 janvier 2017, aura lieu le 9 mars 2017.

  • IA : Apple rejoint le partenariat initié en 2016 par Google, Amazon, Facebook, IBM et Microsoft

    L’organisation The Partnership on IA to Benefit People fondée par Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft en septembre 2016 a accueilli le 27 janvier Apple comme membre fondateur, portant le nombre de sièges du conseil d’administration à six. Des représentants d’associations, d’universités et de fondations font également partie du conseil, qui doit se réunir en février.

    Le Partnership on IA to benefit people a été créée en septembre 2016 par Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft, afin de créer un cadre de discussion et de réflexion sur les défis que représente l’intelligence artificielle.

    Début 2017, Tom Gruber, co-fondateur de Siri, a rejoint le conseil d’administration. Les autres représentants des membres fondateurs au CA sont Ralf Herbrich (Amazon), Yann Lecun (Facebook), Francesca Rossi (IBM) et Eric Horvitz (Microsoft). Greg Corrado remplace Mustafa Suleyman pour Google.

    Le 3 février doit se réunir, à San Francisco, le premier conseil d’administration de l’organisation, composé des membres fondateurs ainsi que de représentants de l’Université de Berkeley ; de l’Association pour l’avancée de l’intelligence artificielle ; de l’Union des libertés civiles ; de la Fondation McArthur et de OpenAI. Dans ce cadre seront décidées les grandes orientations de l’organisation.